Enquêtes de l’UPAC : les moissons de l’indolence libérale

En obligeant ses ministres à ramener 100 000 dollars par année dans les coffres du parti, M. Charest les exposait à la cupidité et à la générosité bien intentionnée des requins des affaires qui trempaient dans les cocktails de financement.

Photo: Jacques Boissinot/La presse canadienne
Photo: Jacques Boissinot/La Presse Canadienne

PolitiqueLes ministres libéraux étaient à l’abri des pressions malgré les exigences du PLQ, qui les forçait à amasser des dons de 100 000 dollars par année. Et les généreux donateurs devaient faire une croix sur les retours d’ascenseur, puisque les règles d’octroi des contrats étaient respectées à la lettre…

En décembre 2009, lors d’une mission en Russie, le premier ministre Jean Charest avait dû se défendre des allégations de financement illégal au PLQ. Le financement sectoriel par les firmes de génie conseil et les entrepreneurs était déjà sur le radar des journalistes.

En obligeant ses ministres à ramener 100 000 dollars par année dans les coffres du parti, M. Charest les exposait à la cupidité et à la générosité bien intentionnée des requins des affaires qui trempaient dans les cocktails de financement.

C’est un peu l’indolence, l’entêtement et l’aveuglement de Jean Charest qui donne aujourd’hui autant de travail à l’Unité permanente anticorruption (UPAC).

Pour ce politicien entêté, il n’était pas question de revoir les règles de financement de son parti. «Tout ça est fait dans le cadre de la loi. Tous les partis politiques le font et nous, on le fait avec beaucoup de rigueur», avait-il dit à Saint-Pétersbourg. Déjà, à l’époque, les scandales suivaient M. Charest même dans l’avion !

Selon le premier ministre, les citoyens n’avaient pas à s’en faire. Ses ministres ne se sentiraient pas redevables auprès des généreux donateurs du PLQ. «Non, ce n’est pas comme ça que les affaires de l’État se règlent. Quand le gouvernement attribue des contrats, il le fait en vertu de règles établies. Il est impossible de croire que les gens qui donnent au parti peuvent s’attendre en retour à recevoir des faveurs», disait-il.

C’était en 2009. À peu près au même moment, une conspiration criminelle se tramait au cabinet de la ministre des Affaires municipales, Régions et Occupation du territoire (MAMROT), Nathalie Normandeau. La vice-première ministre et son chef de cabinet, Bruno Lortie, auraient contourné les règles d’octroi de subventions pour favoriser deux gros bailleurs de fonds, Roche et Infrabec.

Selon des documents judiciaires rendus publics cette semaine, Mme Normandeau aurait ignoré au moins cinq avis défavorables des fonctionnaires de son ministère pour accorder une subvention de 11 millions à la Ville de Boisbriand, pour l’agrandissement de son usine de traitement des eaux. Les contrats ont été accordés à Roche et à Infrabec. Marc-Yvan Côté et France Michaud (deux vice-présidents de Roche) et Lino Zambito (le patron d’Infrabec) ont organisé les plus gros cocktails de financement de Mme Normandeau.

«L’octroi de la subvention par le MAMROT est le résultat d’un financement politique soutenu depuis 2005 et d’un exercice d’influence politique par différents intervenants auprès de la ministre Nathalie Normandeau et du Parti libéral du Québec», peut-on lire dans la déclaration de l’enquêteur.

Une autre série de documents judicaires révèlent que Marc Bibeau, grand argentier libéral et proche de Jean Charest, aurait joué un rôle dans les activités de financement du «comté 127», une circonscription fictive qui aurait amassé plus de 700 000 dollars. Marc Bibeau «suivait les donations des grandes entreprises», ont déclaré des témoins aux enquêteurs de l’UPAC.

Ces informations sont tirées des déclarations assermentées des enquêteurs de l’UPAC, utilisées pour obtenir des mandats de perquisition chez Schokbéton (dont M. Bibeau est l’actionnaire principal) et au PLQ. Les déclarations ne constituent pas de la preuve, et aucune accusation n’a été portée jusqu’à présent.

Par la voie de ses avocats, M. Bibeau a nié toute implication dans le financement illégal du PLQ. Philippe Couillard a banalisé de son côté l’importance du financement sectoriel dans son parti.

Le financement sectoriel était sous la responsabilité de Violette Trépanier au PLQ. Philippe Couillard aura beau dire que le passé appartient au passé, il a fait partie du cabinet de Jean Charest. Comme ministre, il a dû quêter ses 100 000 dollars, bon an mal an. Plus préoccupant encore, M. Couillard a gardé des liens avec l’ancienne garde.

Les policiers de l’UPAC considèrent que Violette Trépanier a quitté le parti lors de l’élection de Philippe Couillard à la chefferie, en mars 2013. Or, l’attachée de presse du PLQ a déjà confié à mon collègue Antoine Robitaille que Mme Trépanier était restée dans le giron libéral comme contractuelle jusqu’au 11 septembre 2013, pour assurer la transition.

Pendant six mois, l’architecte de tous les malheurs libéraux est restée dans la famille nouvellement dirigée par Philippe Couillard. Que faisait Mme Trépanier ? Qui donc a-t-elle formé pour prendre la relève ? J’aimerais bien le savoir.

C’est dans ce climat de suspicion que M. Couillard doit maintenant former son cabinet. Comble du malheur, Radio-Canada révélait que les enquêtes de l’UPAC visent un député libéral qui a été réélu le 7 avril dernier. Lequel ? C’est un mystère. M. Couillard urge Radio-Canada de dévoiler son nom, comme si c’était aussi simple.

Si la société d’État accédait à la demande de M. Couillard, elle pourrait compromettre les relations de confiance de ses journalistes avec leurs sources, et peut-être même nuire à l’enquête policière.

Chaque chose en son temps. L’identité de ce mystérieux libéral finira par être connue. Dans l’immédiat, M. Couillard devrait peut-être songer à passer certains membres de son caucus au polygraphe avant de leur confier un poste de ministre.

* * *

À propos de Brian Myles

Brian Myles est journaliste au quotidien Le Devoir, où il traite des affaires policières, municipales et judiciaires. Il est présentement affecté à la couverture de la commission Charbonneau. Blogueur à L’actualité depuis 2012, il est également chargé de cours à l’École des médias de l’Université du Québec à Montréal (UQAM). On peut le suivre sur Twitter : @brianmyles.

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30 commentaires
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Pour ma part je ne comprend vraiment pas le retour de Philippe Couillard en politique sachant comment le parti faisait ses collectes de fonds soit il vient payer sa dette au parti, ou soit il est vraiment inconscient, j’opte pour la première, car tu te retires d’un parti mais le parti te retiens en quelque sorte !!!

Si le PQ avait attendu 2 semaines avant de déclencher les élections…quels sont ces conseillers si médiocres? Y a-il eu un pacte occulte entre le PLQ et certains membres du PQ? Fatalement, les membres du PQ ont ratés leurs cours de ventes…Peut-on un jour rêver à un gouvernement intelligent et intègre…il semble que l’un ne va pas avec l’autre.

Le tour du PQ viendra…

Le tour du PQ viendra?? WTF!? Le Plq est le parti le plus corrompu de l’histoire du Québec.. Le PQ voulait une commission d’enquête sur la construction ce que Plq ne voulais pas.. Et on sait pourquoi aujourd’hui.. Parles nous donc de Nathalie Normandeau.. Si le PQ était corrompu, tu crois qu’elle aurait souhaité cette commission? Se stooler sois-même?? Quel peuple stupide et hypocrite.. À moins que tu sois un collecteur de fonds du Plq… Là, je comprendrais ton commentaire insignifiant.

Oh…j’oubliais: quel « deal » y a-t-il eu entre la Marois, son mari et la mafia syndicale?

Et pourquoi la Marois a-t-elle attendu plus de 9 mois (NEUF MOIS!!!) avant de se joindre à la CAQ dans sa demande d’enquête publique? Hein?

Les Libéraux sont responsables de la mise sur pied de l’escouade Marteau, de l’UPAC, etc… et à l’époque, ils ne voulaient pas que l’enquête publique n’interfère avec ces 2 escouades. Sage décision surtout lorsque l’on sait que ceux qui passent devant la Commission Charbonneau bénéficient d’un non lieu automatique.

Je répète: le tour du PQ viendra et ce ne sera pas plus beau.

Connais-tu le dicton mordu par un chien ou mordu par une chienne, ça fait mal tout les deux… ça fait arrête de radoter.

allo, allo, allo, y a t `il quelqu’un ? Qui est informé ou qui fait son possible pour se tenir informé ??
Le financement des Partis politique comme décrié par l’ UPAC existe depuis les année cinquante !!!!
Tout les partis qui ont été au pouvoir depuis les année cinquante ont utilisé cette façon de se financer.
Il y a eu une petite accalmie avec les années au pouvoir de René Lévesque, mais pas complètement.
(il ne pouvait tout voir.)
Ce n’est pas les politiciens qu’il faut blâmé, c’est nous la population qui les mettons au pouvoir.

Quand vous êtes vous impliqué en politique pour changer les choses ? ou pour essayer ?

Tout les chefs qui ce sont présenté lors de la dernière élection ont déjà utilisé ce stratagème, ou ont fermé
les yeux sur la façon que les organisateurs ramassaient des fonds.
(sauf Québec Solidaire), car leurs chefs n’ont jamais été au pouvoir.

Une vrais démocratie c’est qu’and un peuple choisi ceux, qui vont se présenté au élections.
Quand vous êtes vous prononcez sur le choix des trois derniers chefs ?
Imaginer maintenant !!! qui a choisi les 650 derniers candidats ????
Y avez vous vous participé ?????????????????

Peut être une petite médaille de bronze au mieux , mais les Libéraux sont loin devant avec la médaille d’or et ca au Féd aussi

Martin, ( quel peuple stupide et hypocrite) T`en as fumé du bond pour arriver à cette conclusion! C`est souvent l`apanage des péquistes d`insulter la MAJORITÉ des québecois lorsqu`ILS ne pensent pas comme le groupuscule que vous devenez depuis quelques années!!!

Vous pouvez toujours faire semblant et croire que la faute de l’un est moins pire parce que l’autre a peut- être péché! C’est, il me semble, ce que certains fonctionnaires se disaient en remplissant leurs poches.

C’est bizarre que le PQ aie été au pouvoir de 1994 à 2003 et qu’à la fin du mandat personne ne réclamait de commission d’enquête non? C’est quoi les fédéralistes au PLQ et au PLC sont juste plus stupides et se font prendre plus facilement? Je sais que tu préfèrerais que tous les partis fonctionnent comme le PLQ et le PLC mais ce n’est pas le cas.

Pendant tout ce temps, on sait maintenant que le parti PLQ encaissait, mine de rien….
Crachez en l’air, M.François 1, cela retombera toujours…devinez où…

Bel article inutile. Les liberaux feront la dictature pour les 4 prochaines années et effaceront leurs traces tout au long du fhemin.

Vous croyez toujours que la corruption a commencé sous les libéraux ? Allez donc lire l’article de M.Descoteaux(La corruption je me souviens) cette lecture vous permettra d’enlever vos oeillères..Marie Gaétane

Oui, plusieur l’ont dit… le PLQ est le parti politique le plus corrompu de toute l’histoire du Québec moderne. Et M. Couillard, qui avait les deux pieds dedans à titre de député et de ministre, s’y trouve encore et beaucoup à titre de premier ministre. Ceux et celles au Québec qui l’ont propulsé majoritairement au pouvoir, lisez bien ce que Montesqieu nous a écrit : Le pouvoir corrompt et le pouvoir absolu corrompt absolument..

Montesquieu le francais! Yves; je n`ai vraiment pas de lecons à recevoir des français avec le pouvoir!!!! C`est propablement ce qui a propulsé les français vers la gauche socialiste qui amène ( il semblerait beaucoup de BIEN-ÊTRE) l`égalité et la richesse!

Il y a une chose qui m’irrite au plus haut point… Quand certaines personnes parlent grossièrement d’une élue comme on le fait abondamment avec Mme Marois en disant : ´la Marois.´…
Est-ce que vous voyez le même phénomène pour les autres personnes? Non
Est-ce que c’est parce que c’est une femme?
Cela démontre une partisanerie outrancière et surtout un manque de respect envers une personne élue démocratiquement par les citoyens.
On a beau avoir une opinion politique, on n’est pas obligé de se rabaisser à ce type de langage

Madame Monique, sortez de votre jupon car c`est fréquent que l`on parle grossièrement d`élu(e) Lisez les journaux et regardé les nouvelles ; ce n`est pas parce qu`une femme est élue qu`il faudrait changé les moeurs!! Hommes ou femme c`est le jargon populaire!

Je me sens interpellé non?

La Marois a été probablement la pire personne à avoir occupé le siège de chef de gouvernement dans l’histoire moderne du Québec et le terme qui vous irrite est parfaitement compatible avec ses « réalisations ». Vous n’avez pas fini de gratter vos « irritations Madame. D’ailleurs, je ne me souviens pas vous avoir lu lorsque certains fanatiques péquistes traitaient Monsieur Charest de sale « John-James » ou Monsieur Philippe Couillard de « flip-flop » ou est-ce que je me trompe?

Et en passant, ça n’a rien à voir avec le fait qu’elle est une femme mais plutôt tout à voir avec sa totale et illimitée incompétence et le peuple québécois semble avoir partagé mon opinion.

Après La Presse et la SRC, c’est au tour de l’Actualité de se réveiller soudainement pour s’apercevoir que le parti Libéral est une clique de criminels et de corrompus .. Maintenant que cela n’a plus d’importance.

Que faisait donc l’Actualité durant la campagne électorale ?

Hypocrites !!

Réjean Drouin, des insultes par-dessus insultes! le parti libéral est une clique de CRIMINELS ET DE CORROMPUS. Ou sont les condamnations et les jugements des tribunaux? Est-ce que j`en ai manqué un bout?

La corruption, je me souviens

Par David Descoteaux,

Si vous êtes comme Jean-François Lisée, vous pensez probablement que la corruption au Québec a débuté il y a 9 ans, avec l’arrivée de Jean Charest. Les gens un peu plus intelligents auront sans doute déjà compris que la corruption est aussi vieille que le Québec. Voici une série de billets sur des histoires de corruption qui ont été oubliées … et qui aident à comprendre les événements actuels …

Selon vous, à quand remonte la toute première mention de Tony Accurso dans les médias ? N’en déplaise à Jean-François Lisée, Tony Accurso a construit son empire bien avant que Jean Charest ne devienne premier ministre…

La toute première mention de Tony Accurso que j’ai pu retrouver dans un quotidien québécois remonte au 11 octobre 1992. Un texte publié dans La Presse et ayant pour titre… « le syndicalisme, c’est ma vie » ! Ce texte était un extrait de la biographie de Louis Laberge qui a été président de la FTQ de 1964 à 1991, de même que le président fondateur du Fonds de solidarité FTQ.

Et Accurso dans tout ça ? On apprend dans ce texte qu’il est un partenaire de carte de Louis Laberge de qui il dira:

« Louis sait comment jouer au jeu de la vie, qui inclut les cartes… Il a du caractère: si tu lui passes un bluff, il va t’en passer un. C’est un bon comédien: ses airs, ses mimiques… L’ambiance est décontractée, on discute en jouant et Louis est plein d’esprit. On a beaucoup de plaisir. Ça finit normalement quand il commence à faire clair… »

Le deuxième texte mentionnant Accurso, le 23 octobre 1992, fait état d’un contrat obtenu sans appel d’offres. Le troisième texte mentionnant Accurso, le 14 septembre 1993, parle d’un appel d’offres manigancé au ministère de l’Environnement. On connaît la suite…

Dans un article daté du 28 octobre 1996, publié dans La Presse, on peut lire cet extrait très révélateur et annonciateur des événements à venir:
« Le promoteur du projet est Tony Accurso, président de la firme Louisbourg Construction, qui récolte une bonne partie des contrats de travaux publics des Villes de Laval et Montréal, ainsi que du gouvernement du Québec. »

En 1992 et 1993 Robert Bourassa était premier ministre, en 1996 c’était Lucien Bouchard qui succédait à Jacques Parizeau…

Mais pour le moment, concentrons-nous sur les liens entre Accurso et la FTQ.

En novembre 1996, le magazine L’actualité a publié un article ayant pour titre « La vérité sur le Fonds de solidarité ». Dans cet article, on apprend que Tony Accurso était « le favori des favoris » du Fonds de solidarité. « Un père pour moi » dira Accurso de Louis Laberge dans ce texte…

Voici quelques-uns des investissements du Fonds de solidarité dans les entreprises d’Accurso tiré de cet article:
4,4 millions de dollars pour acheter un concurrent sur le point de fermer (1990).
16 millions de dollars dans les Galeries Laval (1993).
17,7 millions de dollars pour la construction du siège social de la FTQ (1993).

Dans les années 90, le Fonds de solidarité a même acheté 50% des parts du bar Le TOPS de Laval, ouvert par Tony Accurso…

Le 3 août 1999, Le Devoir nous apprend aussi que le Fonds de solidarité a aidé des entreprises appartenant à Tony Accurso à acheter… Simard-Beaudry ! De cette transaction le porte-parole de la FTQ dira:
« Le geste d’hier donne une bonne idée de la position du Fonds. Ce que l’on veut faire avec le regroupement entre Hyprescon, Louisbourg [appartenant déjà à Accurso] et Simard-Beaudry, c’est créer la troisième entreprise d’ingénierie civile en importance au Québec. »

Ainsi, avec la main de la FTQ, tous les éléments tombaient en place pour faire de Tony Accurso un homme incontournable au Québec…

Somme toute, on peut dire sans se tromper que l’empire Accurso n’aurait probablement jamais vu le jour sans l’aide de la FTQ…

Jean Charest a un peu « scoopé » mon billet dans le débat d’hier soir en parlant du rapport Moisan, mais puisque je le prépare depuis le 10 août, parlons-en maintenant !

Dans mon premier billet sur Tony Accurso, j’ai présenté les liens qui existaient entre cet homme d’affaires et Louis Laberge, qui a été président de la FTQ de 1964 à 1991, de même que le président fondateur du Fonds de solidarité FTQ. J’ai conclu ce billet en disant « Qui dit FTQ dit aussi… PQ » !

Voici donc une vérité qui dérangera sans doute les péquistes…

La compagnie Construction Marton qui est la copropriété de Marcel Mélançon et de Tony Accurso, a vu le jour dans les années 90; « Mar » pour Marcel et « Ton » pour Tony. Retenez le nom de Marcel Mélançon, nous y reviendrons plus tard.

Construction Marton est mentionné pour la première fois dans nos médias dans un reportage du magazine L’actualité, publié en novembre 1996. Dans cet article on y raconte que c’est Construction Marton qui a construit le siège social de la FTQ.

Construction Marton a aussi défrayé la manchette en février 2000, dans un article publié dans La Presse. Dans cet article, on apprend qu’en 1997, le consortium J.E. Verreault et Construction Marton a été choisi, sur invitation, pour la construction de 12 centres hospitaliers de soins de longue durée, un contrat de 110 millions de dollars. À l’époque, il avait fallu un décret du Conseil des ministres pour que les règles normales d’attribution de contrats gouvernementaux soient suspendues. Ce décret avait été justifié sous prétexte qu’il fallait agir rapidement dans ce dossier.
Toujours dans La Presse, dans un article publié en mars 2000 et ayant pour titre « Une odeur de patronage à Québec », on apprend qu’en plus de la construction, la gérance des projets avait été accordée au consortium J.E. Verreault et Construction Marton. Voici ce que disait l’Association professionnelle des ingénieurs du gouvernement du Québec:
Les ingénieurs du gouvernement du Québec réclament une enquête sur les importants dépassements de coûts survenus dans un contrat accordé par la Corporation d’hébergement du Québec, il y a deux ans, pour la gestion de la construction de 12 centres de soins de longue durée au même consortium. Le groupe Verreault-Marton, qui avait obtenu le contrat à l’automne 1997 et qui prévoyait 2,7 millions de dollars pour la gestion de la construction, se retrouve trois ans plus tard, au fil des ajouts suivant l’appel d’offres initial, avec un mandat atteignant 15 millions de dollars.

En passant, à cette époque c’est Pauline Marois qui était la ministre de la Santé…Un journaliste pour la questionner là-dessus ?

Finalement, Construction Marton se retrouvera une nouvelle fois dans l’actualité en juin 2006 lors de la publication du fameux rapport Moisan… Dans cet article intitulé « Les acteurs du rapport Moisan », on revient sur l’implication d’un certain Marcel Mélançon, j’espère que vous n’avez pas oublié ce nom… Voici un extrait de cet article:

Ami de Guy Chevrette et de Bernard Landry, Marcel Mélançon est un entrepreneur. Sa compagnie, Marton Construction, a obtenu d’importants contrats pour la construction de centres de soins de longue durée, des mandats relevant du réseau de la Santé, peu après l’arrivée au pouvoir du Parti québécois, en 1994. Proche de la FTQ, il a déjà été l’associé d’un autre entrepreneur de Laval, Tony Accurso. Sous Jacques Parizeau et sous Lucien Bouchard, M. Mélançon a joué un rôle central dans les opérations de financement du PQ auprès des entreprises.

J’ai besoin d’en dire plus ?

Force est de constater que ce n’est pas le PLQ qui a corrompu le gouvernement, mais le gouvernement qui a corrompu le PLQ. Quand Charest est devenu premier ministre, l’empire Accurso existait déjà et il avait fait de très bonnes affaires avec le PQ.

Si les journalistes ont été très durs avec le PLQ sur les questions de corruption, force est de constater qu’ils ont été plutôt complaisants avec le PQ, pour preuve, plus personne ne se rappelle des liens unissant Accurso au PQ. Voulait-on protéger des amis ?

Une question se pose: si les médias avaient été aussi durs avec le PQ qu’avec le PLQ sur la corruption, aurait-on pu enrayer ce cancer plus rapidement et ainsi faire économiser aux contribuables des milliards de dollars ? Probablement que oui, mais ce faisant les journalistes auraient pu asséner un coup mortel à leurs amis péquistes…

Et Vlan les péquistes ! Comme si le mot allégation = libéral ! Ou il y a de l`homme , il y a de l`hommerie!

Important de se souvenir que le PQ a été aupouvoir de 76-85; 94-96; 96-01; 01-03 et 12-14. Le reste appartient au PLQ

La conclusion de votre premier billet concernait 64-91 ( les Libéraux était en grande partie au pouvoir)
<> Devrait être : Qui dit FTQ dit PLQ

Pour le reste, il semble qui cherche trouve…Les perquisitions ( 10 quand même!) au parti Libéral.
Les juges de la commission ont été nommés par le PLQ!
Je ne serait pas surprise de voir la commission se terminer plus tôt…

Ceci dit, qui est celui qui sera assez audacieux, courageux , visionnaire et incorruptible pour faire changer les choses?
Je pense qu’il n’est pas encore né…

Est-ce que vous saviez Mme Monique qu’une personne très près de votre P.Q, travaillait chez Roche au développement des affaires que faisait-elle croyez-vous? Attendez la commission Charbonneau vous en saurez peut-être plus et ceci vous permettra d’enlever vos oeillères….vous et vos amis péquistes les purs les blancs comme neige….Marie Gaétane