Entrevue: Pour une nouvelle loi 101

Au lancement de la plate forme linguistique, dimanche dernier

Mon entrevue sur la nouvelle loi 101 avec Michel C. Auger est en ligne.

Les questions étaient bonnes.

Pour les réponses, je vous laisse juges.

Aller à 12 ‘

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N’oublions pas deux choses essentielles: la question démographique et le fort attrait de la langue anglaise en Amérique du Nord. Le Parti Québécois ne prône pas l’ignorance ou l’isolement mais l’affirmation de la vie en français au Québec. Une société minoritaire n’a pas souvent d’autre choix que d’adopter des lois qui peuvent paraître un peu coercitives pour se protéger.

D’accord avec J.F.Lisée sur l’entrevue.

Quelques cadres ou employés supérieurs ont besoin de communiquer avec l’anglais à l’extérieur. Dans les services, le français point oublié de l’entrevue n’a pas à devenir une langue de seconde zone dans le centre, l’Ouest de Montréal et demain dans l’Est. Autrement dit, dans les entreprises, les commerces à part quelques exceptions, le français est la langue de travail et ne doit pas devenir une langue exotique!

Toulouse, des cadres français travaillent en anglais, combien sont t-ils 5, 15. Encore une affirmation radio canadienne exprimée en un tour de main.

Métier ingrat journaliste surtout à Radio can de devoir jouer à l’avocat du diable contre son intérêt collectif contre sa propre cause.

Le français langue marginale, ringarde qui ça intéresse à Montréal?

Le PQ veut faire voter les jeunes à 16 ans, mais il refuse que des adulte puisse choisir leur langue d’apprentissage du CÉGEP.

PQ, parti liberticide. Et après ça ose se scandaliser de la loi 78.

Je suis déçu des réponses. La loi 101 s’applique à tous les québecois (sauf ceux ayant un grand parent ayant fait sa scolarité en anglais au Québec). On va pénaliser un grand nombre de francophone, dont certains ont un excellent français, pour forcer quelques immigrants à faire deux ans de plus avant de basculer en anglais.

Non seulement ça sera injuste pour un grand nombre de personne, mais en plus, ça sera un coup d’épée dans l’eau. Ce n’est pas la langue d’affichage ou langue d’éducation qui est déterminante, c’est la langue de travail.

Je suis consultant, j’ai travaillé 10 entreprises à Montréal au cours des dernières années, dont plusieurs ont leur certificat de francisation. J’y ai croisé beaucoup de personne parlant anglais qui n’était pas fonctionnel en français, mais jamais l’inverse. Les immigrants comprennent le message rapidement.

Dans une grande banque (le gouvernement américain leur a prêter sans intérêt 100 milliars il n’y a pas si longtemps), on a reçu un couriel nous disant que l’office de la langue française demandait d’adapter les téléphones, les machines à café et les photocopieurs pour l’obtention du certificat, rien à propos des nombreux gestionnaires qui n’était pas fonctionnel en français. L’office de la langue française est une bureaucratie déconnecter de la réalité qui lit des rapports triennaux.

Si le français devient plus nécessaire que l’anglais pour obtenir un emploi à Montréal, les immigrants comprendront le message. Tant que ça ne sera pas fait, vous pouvez imposer les CÉGEP en français, la bureaucratie inutile de l’office au entreprise de 11 employé et faire la vie dure au pub irlandais pour des publicités vielles de 100 ans, ça ne sera que des coups d’épées dans l’eau (en ce qui concerne la langue, il y a d’important dommage collatéraux).