Et le prochain chef de l’ADQ sera…

L’Action démocratique du Québec se choisira un nouveau chef le 18 octobre. Portrait éclair des trois candidats à la succession de Mario Dumont.

Photo : Clément Allard / PC


GILLES TAILLON

« Je suis le candidat de la continuité. »

Âge : 64 ans

Passé : Président du Conseil du patronat (1998-2006). Vice-président de la Fédération des commissions scolaires (1996-1998). Longtemps cadre du gouvernement. Élu député de Chauveau, près de Québec, en 2007. Battu en 2008 dans Chapleau, en Outaouais.

Signes distinctifs : Le plus âgé et le plus expérimenté.

Ce qu’il propose : Reconnu pour ses positions modérées, mais floues. Préfère les questions économiques et de finances publiques.

Forces : Le plus connu du grand public. Ex-bras droit de Mario Dumont. Bonne connaissance de l’appareil gouvernemental et du milieu des affaires.

Faiblesse : Son âge.


ÉRIC CAIRE

« Le prochain chef devra s’entourer de personnes crédibles avec une autorité morale importante, ce que l’ADQ n’a pas eu assez
souvent. »

Âge : 44 ans

Passé : Après un bref passage dans l’armée et le commerce de vêtements de style médiéval, devient analyste-programmeur. Militant adéquiste de longue date.

Signe distinctif : Seul député dans la course. Élu dans La Peltrie, près de Québec, en 2007 et réélu en 2008.

Ce qu’il propose : En faveur de hausses massives des droits de scolarité et d’un système de santé mixte privé-public.

Forces : Excellent communicateur. Parlementaire efficace.

Faiblesses : Peu familier avec les questions économiques. Peu connu des cercles montréalais.


CHRISTIAN LÉVESQUE

 « Le gouvernement gouverne pour répondre à ses propres besoins, mais a oublié le citoyen. »

Âge : 39 ans

Passé : Élu député de Lévis en 2007, battu en 2008. A fait carrière dans le commerce des vitres, en reprenant l’entreprise familiale. Président de la Chambre de commerce de Lévis (2006-2007).

Signe distinctif : Refuse l’étiquette de droite.

Ce qu’il propose : Se présente comme le candidat du « gros bon sens ». Veut se démarquer de Mario Dumont, en se prononçant par exemple contre l’abolition des commissions scolaires.

Force : Campe au centre de l’échiquier politique.

Faiblesse : Le moins connu des trois candidats.