Et le prochain maire de Laval sera…?

Le maire de Laval, Gilles Vaillancourt. Photo: Martin C. Barry/Wikimedia Commons

Le maire de Laval, Gilles Vaillancourt, s’est retiré «temporairement» pour des raisons de santé. Lorsqu’on a reçu le sobriquet de «maire à vie» tellement la domination à la tête de l’une des trois plus grosses villes du Québec est forte, on ne quitte pas facilement.

Gilles Vaillancourt pourrait très bien revenir, se représenter et être réélu. Rien n’est impossible. Le prochain maire de Laval, en novembre 2013, pourrait être lui.

Mais on peut aussi penser qu’un adversaire solide, connu, et éloquent n’a jamais eu autant de chance de le déloger.

Qui?

Grande question, peu de réponses.

Vous, chers lecteurs de ce blogue et fans de politique, vous verriez qui à la tête de Laval?

Pour lancer la discussion, je me mouille avec quelques noms.

Pour dire vrai, je n’ai pas eu trop le choix d’y réfléchir! L’animateur Benoît Dutrizac, au 98,5 FM, m’a lancé le défi, à la radio, de lui trouver des successeurs potentiels à Gilles Vaillancourt. Il se concocte une petite liste personnelle…

Pourquoi moi, qui ne suis pas un spécialiste de la scène municipale? Une seule raison, bien faible, a suffi: parce que je suis né et que j’ai grandi à Laval!  (Petite gêne de circonstance ici).

Bref, rien de trop sérieux. On s’amuse. Il le faut bien pour garder le sourire ces temps-ci…

Les noms suivants ne sont même pas des rumeurs. Je ne leur ai pas parlé, ni sondé leur intérêt. Mais qui sait, le chapeau pourrait leur faire…

Joseph Facal. Ancien ministre péquiste (1994-2003), il réside à Laval. Il a représenté la circonscription de Fabre à l’Assemblée nationale. Il enseigne à HEC Montréal. Il a une expérience de gestion comme ministre et sait comment s’exprimer dans les médias. Nationaliste de centre droit, il est originaire de l’Uruguay, ce qui pourrait devenir un atout dans une ville de plus en plus multiethnique.

Maud Cohen. Ex-présidente de l’Ordre des ingénieurs du Québec, elle a été parmi les premières à réclamer une commission d’enquête sur l’industrie de la construction, même si elle savait que plusieurs ingénieurs risqueraient gros. Elle a grandi à Laval. Elle a d’ailleurs porté les couleurs de la CAQ dans Laval-des-Rapides aux dernières élections.

Guy Ouellette. Député de Chomedey pour le PLQ depuis 2007. Il n’était pas très chaud à l’idée d’une commission d’enquête, comme la plupart des libéraux. Il aurait à se faire pardonner… Mais il est un ancien policier de la SQ, spécialisé en crime organisé. Ça ne pourrait pas faire de tort! Il a notamment été conseiller auprès du directeur de la lutte au crime organisé, à la Sûreté du Québec (1997-1999).

Dominique Anglade. Jeune (37 ans), dynamique, femmes d’affaires. Elle a porté les couleurs de la CAQ dans Fabre, à Laval, aux dernières élections. Elle est présidente du parti de François Legault. D’origine haïtienne, elle est ingénieure de formation et détient un MBA à HEC Montréal. Elle a travaillé comme cadre dans des grandes firmes comme Proctor and Gamble et McKinsey and Co, en plus de diriger la jeune Chambre de commerce de Montréal.

Guy Lachapelle. Politologue à l’université Concordia, spécialiste de la politique américaine, mais aussi des politiques publiques au sens large. Il a été candidat pour le PQ en 2007, dans Fabre. Il est encore impliqué dans les associations péquistes de Laval, notamment à Vimont. S’exprime bien, connaît Laval.

Gilles Duceppe. J’ai presque mis le nom pour vous faire sourire. Duceppe à la tête de Laval? Pourquoi, parce qu’il y a de belles pistes cyclables pour cet amateur de vélo? Mais non. Il a 66 ans, c’est vrai. Et il n’a jamais vécu à Laval. Mais il a une bonne notoriété, du leadership, et sait comment gagner des campagnes électorales. Et il s’ennuie du débat public, qu’il adore. Un maire de transition, sans attache, qui ne doit rien à personne. Il fait le ménage quelques années et passe le flambeau. Pourquoi pas!

Dans notre conversation radio, mon ami et collègue Antoine Robitaille a ajouté le nom de David Cliche, député du PQ à Vimont de 1994 à 2002 et ancien ministre de l’Environnement.

Il ne faut pas oublier Robert Bordeleau et Lydia Aboulian, les chefs de deux partis politiques à Laval. Ils n’ont aucun élu au conseil municipal, ont de la difficulté à s’imposer, leur notoriété est faible, mais ils connaissent bien la ville, les dossiers et le terrain.

On aurait pu ajouter Thomas Mulcair, député de Chomedey de 1994 à 2006, qui s’était justement brouillé avec Jean Charest au sujet de Gilles Vaillancourt (voir mon portrait en 2011). L’histoire aurait été ironique. Mais disons qu’il a un job de chef qui prend passablement de son temps…

Il y a certainement d’autres noms…

Vous en pensez quoi?

AJOUT: En passant, le salaire du maire de Laval est de 137 800$… (si ça peut aider quelqu’un à prendre la décision de se lancer…)

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Un internaute m’a écrit, visiblement trop gêné pour signer son commentaire ici (pourtant, il ne faut surtout pas! On ne mord pas!), suggère Maurice Clermont.

Né à Laval en 1944 (68 ans), il a été député libéral dans Mille-îles entre 2003 et 2008.

Il a été conseiller municipal de 1981 à 2001 à Laval et chef de l’opposition de 1985 à 1997 à la Ville de Laval. Il est I’initiateur du code d’éthique des conseillers et des employés municipaux de Laval en 1993.

Je suis né en 1946 et j’ai presque toujours habité Laval. Or votre question me laisse perplexe. Je suis incapable de vous proposer un nom qui me viendrait immédiatement à l’esprit.

Idéalement j’espèrerais que la personne, homme ou femme évidemment, n’ait pas eu d’antécédent politique provincial ou fédéral. Je voudrais être raisonnablement certain que cette personne ne devienne pas une courroie de transmission d’un de ces deux paliers de gouvernement.

Mais doit-on espérer mettre le doigt sur une personnalité connue ou sur une personne compétente avec un fort leadership ?

Ma difficulté de répondre, compte tenus que je suis un citoyen ordinaire, explique peut-être la raison que Vaillancourt a fait le vide autour de lui. Évidemment ses conseillers, membres de son parti politique auront même sans doute de la difficulté à se faire réélire.

Mais comme la nature a horreur du vide, on risque de se retrouver avec quelqu’un que l’on aura pas vu venir comme maire. Bizarre !

«En politique, on succède à des imbéciles et on est remplacé par des incapables.»
[Georges Clemenceau]

@ Simon Paquette

Si Michel Courchesne devenait mairesse de Laval, moi je déménage !

«Entre le sarcasme et l’ironie il y a la même distance qu’entre un rot et un soupir.»
[Hugo Pratt]

Je crois que M. Bordeleau fera un excellent maire. Il a de l’expérience car il est impliqué depuis des années à Laval. Il est certain qu’aucun conseillé du PRO m’intéresse car si ils n’ont rien vu depuis, comment peuvent-ils géré la ville?!?

@ Denis Drouin (# 7):

Mais si c’est MichelLE Courchesne qui est éluE maireSSE, continuerez à demeurer à Laval j’espère…

Pourquoi se dépêcher et nommer un autre corrompable ? Bien que je trouve qu’il y ai beaucoup trop d’élus au QC, je reconnais que Laval est une grande ville qui doit être gérée de près. Mais on a même pas encore commencer le nettoyage !!! À mon avis, il faudrait placer la ville en tutelle pour quelques mois (en tête 12-18) , compléter le ménage, faire les changements de structure qui s’imposent pour mieux contrôler, mettre les nouvelles lois en place et par la suite seulement, faire des élections.

Le status quo est la continuité ne sont pas acceptables !!

C’est moi qui ait suggéré Maurice Clermont. Je vais assumer 🙂

M. Clermont a quand même été la seule opposition à Laval pendant 20 ans et il faisait une très bonne job malgré le peu de moyens dont il disposait. Voudra-t-il sortir de sa retraite pour reprendre du service? J’en doute surtout avec tout le travail de reconstruction devant lui.

Mais en gros j’abonde dans le même sens que le commentaire de M. Drouin. Laval a été trop longtemps l’affaire d’un seul homme. Voilà pourquoi le prochain candidat devra réussir à s’entourer de gestionnaires solides dans son équipe contrairement aux ‘Yes men’ et autres membres des Chevaliers de Colomb qui forment présentement l’entourage de Vaillancourt

Oubliez Courchesne, Cohen, Anglade, Cliche et tous les autres, venus des partis politiques provinciaux. Ils ont quitté le plancher des vaches depuis belle lurette. Ce qu’il faut à Laval, c’est un revirement de situation…. par rapport aux citoyens. L’Oligarchie de Vaillancourt a laissé des marques profondes dans le coeur des gens. Ils n’ont plus d’opinions, ni de projets,pour leur belle grande ville. Laissons plutôt, le job de maire, à un homme de terrain, capable de redonner de l’initiative aux lavallois. Je parle ici de Robert Bordeleau. Il connaît à fond ses dossiers municipaux. Il est prês des lavallois et ne demande qu’à répondre aux aspirations du bon citoyen qui veut s’exprimer au nom de la majorité. Les carriéristes en politique, n’ont pas leur place comme maire ou mairesse, à Ville de Laval. Point final.

Maurice Clermont? J’en doute fort, à moins qu’il ne tente sa chance avec le PRO, le parti dont sa fille Sylvie est une élue.

Il a sans doute une dent contre Gilles Vaillancourt après avoir été complètement ignoré lors de l’inauguration du pont de l’A-25 alors qu’il a porté le dossier en tant que député de Mille-Îles.

Pour ma part, en tant que candidat du Mouvement lavallois au poste de conseiller du district de Concorde-Bois-de-Boulogne, j’ai une entière confiance en mon équipe et mon chef, Lydia Aboulian. Vous vous souviendrez qu’elle se classait immédiatement derrière Serge Ménard dans le sondage effectué par La Presse cette semaine.

Je n’ai aucune idée sur qui pourrait ou qui devait succéder au maire Vaillancourt. D’ailleurs la question est-elle réellement d’actualité ? Je trouve néanmoins la suggestion de Joseph Facal plutôt intéressante.
Ce qui serait de bon aloi, c’est de mener une réforme des administrations municipales. Certains politiciens suggèrent de limiter le nombre de mandats de maire à huit ans maximum. De prime abord cela semble une bonne idée.
En ce qui me concerne, je pense que ce sont les citoyens qui devraient s’occuper de la chose publique. Et je pense que les villes devraient être administrées plutôt par des Assemblées citoyennes. Le processus électoral ne se ferait plus par districts ou par arrondissements (selon la dimension des villes) mais de manière globale. L’ensemble des espaces de la ville étant gérés comme une seule entité cohérente. De manière à créer l’unité.
En contrepartie, il faudrait donner aux villes et aux agglomérations un réel pouvoir législatif. Ces ensembles formeraient un second pallié gouvernemental au niveau de la Province.
Évidemment, tout cela relève de l’utopie et je me contente ici de parler pour parler. Bref, un peu comme tout le monde.

À Laval comme à Montréal, ç a vous prend une bonne femme de ménage et vous en observez une deux fois par jour, quatre jours semaine…qui dit mieux que la juge Charbonneau?

Sera Lino. Il connaît très bien les rouages municipaux et sait très bien comment contrer la collusion.

Malgré son statut de province, si Québec pouvait en fait le gouvernement péquiste implanter le système français de transposition des partis politiques nationaux aux municipalités afin que les maires élus soient identifiés politiquement et que par leur appartenance au grand réseau des partis, les maires élus obligés de rendre des comptes, la corruption deviendrait alors plus gênante pour les administrations municipales.

Se retrouver avec des maires péquistes, libéraux, solidaires, caquistes ou demain écologistes tous identifiés voilà qui créerait aussi un lien de continuité entre l’administration de Québec son parlement et l’administration municipale d’autant que les municipalités sont redevables par leur existence de Québec.

Plutôt que de subir l’influence secrète d’un maire libéral non identifié en bonne et due forme comme G.Vaillancourt, le système de partis provinciaux nationaux transposé aux municipalités permettrait une véritable alternance aux municipalités empêcherait des notables libéraux en série de se remplacer successivement à la tête des mairies. Connaître des maires écologistes, socialistes nous feraient tous grand bien comme de connaître davantage de maires souverainistes au Québec!

Car les mairies au Québec implicitement sont gouvernées majoritairement par des individus affiliés discrètement aux libéraux. Pour pouvoir augmenter la participation électorale dans les villes, il faudrait en finir avec le système notable d’élection des maires autrement nous connaîtrons d’autres maires douteux régulièrement.

Nommer un remplaçant n’est pas évident davantage la fin du système municipal actuel.

Finalement en complément de mon propos utopique pour jouer le jeu.

Joseph Facal très bonne suggestion la meilleure.

Dans le système existant.

M.Facal devrait réfléchir.

La réflexion de M. Bouchard d’inféoder les partis municipaux aux partis provinciaux est intéressante. En fait je la perçois comme l’opposé d’un autre pôle à savoir que la mairie des villes du Québec ainsi que tous les conseillers municipaux ne puissent se constituer en parti politique.

Selon cet autre pôle, les conseillers municipaux ne s’identifieraient qu’aux citoyens qui les ont élus et à leurs besoins de quartier. Ils ne représenteraient aucun parti et ils n’auraient d’allégeance qu’envers leurs concitoyens. Le maire ou la mairesse serait choisie pour sa capacité à faire travailler ensemble tout ce beau monde.

Aujourd’hui on vote pour un maire ou une mairesse et on vote également pour un conseiller municipal. Mais dans les faits tout se passe comme si le chef du parti municipal devait devenir le maire. Le système est profondément perverti car il n’a pas, au départ, été prévu pour accueillir la notion de parti municipal.

Dans un modèle présidentiel à la française, c’est le président élu spécifiquement qui choisit ses ministres. Ici le premier ministre est un député comme un autre mais chef de son parti.

Mais sans doute que la proposition de M. Bouchard pourrait également supposer que nous changions notre mode d’élection du PM pour se rapprocher du modèle présidentiel.

En fait je pense que tout notre modèle électoral devrait être revu de fond en comble.

«Ce ne sont pas les études de marché sur la lampe à huile qui ont permis l’invention de l’électricité.»
[Daniel Jouve]

Premièrement les 2 partis d’opposition ne sont pas des options valables pour nous Lavallois. Laval est une grande ville avec plusieurs grands projets en branle

Serge Ménard ou Joseph Facal sont mes 2 choix de prédilections

Svp jamais Vaillancourt ou son parti !!! Il semble que Laval baigne ds la corruption depuis des decennies donc , j espere que qqun de connu fera le aut ds un des partis d opposition.
J. Facal pourrait etre ninterressant ou Ouellet ou pourquoi pas Mmes Cohren ou Anglade. Je ne sais trop qui je verrais mais mon plus grand souhait est que ce présumé de bandit de Vaillancout quitte à jamais ainsi que ses petits amis.
Une grande ville comme LAval mérirte qqun d’ envergure.

On voit bien la stratégie de la tête de l’autruche sans le sable des libéraux pour se distancer de la corruption et de la collusion durant le règne de Jean Charest, le premier Ministre qui a instauré l’obligation d’amasser 100’000$/ an de la part de chacun de ses ministres pour la caisse du parti.
A Larocque et Lapierre, le candidat à la chefferie libérale Pierre Moreau a joué l’ignorance, l’incrédulité voir la sainteté suite aux révélations de Zambino et Surprenant se contentant de faire un rapide survol à partir de 2010- 2011, après le déclenchement de l’enquête Marteau qui a agit comme une alarme pour les voleurs les avertissant de prendre la fuite avant la descante policière.

Dons récoltés par le parti libéral du Québec

2003 8 369 876$
2004 8 848 021$
2005 8 203 464$
2006 8 351 270$
2007 7 168 880$
2008 9 269 112$
2009 7 176 851$
2010 4 916 788$
2011 3 765 469$

Note: A partir de 2010, les dons diminuent presque de moitié, la Commisssion Marteau et la visite de Lino Zambito à l’émission Enquête de radio-Canada semblent avoir jouer un rôle appréciable quand à la génorisité des firmes d’ingénieurs et de leurs prêtes-noms…

En réaction à votre article et celui de la journaliste de la Presse, Judith Lachapelle/ LaPresse, L’ÉNIGME LAVAL, samedi 27octobre 2012

Bonjour madame Lachapelle,

Laval est une ville de gros centres d’achats, de gros immeubles laids comme le cosmodôme sans compter qu’on y détruit des km2 de forêt pour y construire des tours à béton, plus laides les unes que les autres. Tous ces projets immobiliers sont encerclés d’autoroutes, de boulevards bruyants et polluants. À proximité des résidences unifamiliales, les parcs à gazon sont rares, car pendant trop d’années, le maire Vaillancourt a poursuivi son obsession de construire sans relâche, mêlant dans son projet débridé, collusion et corruption, comme si l’argent était une fin en soi. Bref, un sommaire plutôt terne et dangereux pour le premier magistrat de Laval,qui se targue de possèder une meilleure cote de crédit que celle d’Hydro-Québec. Big Deal! En fait, tout ceci, à mes yeux, n’est qu’un saccage, d’un territoire qui pourrait se vanter d’avoir les meilleures terres agricoles, en plus de vivre à proximité de magnifiques rivières, elles aussi négligées; on y construit des stationnements jusqu’au bord des rives et on se fout éperduement de respecter la politique du ministère de l’environnement, sur la plaine inondable, les rives et la bande rivaine; partout, tout est épluché et coupé, pour permettre à la voiture d’exister en souveraine à Laval. C’est une pure honte!

Pourtant, il y a le métro, mais trop peu trop tard: la planification de Ville de Laval n’a jamais vu le jour. Tout est tricoté selon les humeurs de monsieur le maire! Cette Ville est construite de façon anarchique pour laisser aux promoteurs et constructeurs, l’entière liberté de leur « gestes ».

Ensuite, madame Lachapelle, vous critiquez l’opposition non élue à Laval, en la déclarant NON crédible, mais sur quelles bases, dites-le moi ?

Tout ce qui est énuméré dans le texte ci-dessus, est incroyablement LOIN de la crédibilité. Comment peux t’on affirmer que Robert Bordeleau et son équipe, ne sont pas crédibles, en regard de la plateforme électorale du Parti au Service du Citoyen? Savez-vous de quoi il en ressort, madame?

Laissons de côté, les ex-ministres du PLQ ou les candidates de la CAQ, et donnons- nous, un vrai projet de société. Le PSC de Laval ou Parti au Service du Citoyen, n’a peut-être jamais été élu, mais la ferveur et la passion de ses candidats et candidates, pourraient faire rougir d’envie, nos amis du conseil exécutif du Pro des Lavallois et ce, au moment, où ces lignes sont écrites.

Je vous en prie, madame, cessez de condamner l’opposition non élue de Laval, le Parti au Service du Citoyen, et son chef, Robert Bordeleau. La crédibilité, madame, commence par de nobles vertus: la vision à long terme et le courage de faire de Laval, une Ville verte par excellence et ce dans tous les sens du terme.

Sortons les loups de la Bergerie et redonnons à Laval, ses paysages, ses eaux limpides et ses forêts, et regardons pour des alternatives justes et équitables en terme de développement….et peut-être qu’à ce moment, on parlera de crédibilité, …. madame!

Anne-Marie Tougas
[email protected]
Laval, Québec.

Re :Anne-Marie Tougas

Comme je l’ai écrit précédemment, je vis à Laval depuis plus de 60 ans. Et Mme Tougas a raison en soulignant que Laval aurait pu être un formidable modèle de développement mixte: culture maraichère et pôle commercial/industriel. Laval aurait pu prétendre être le « jardin » du grand Montréal métropolitain.

Il y a 50 ans, les gens venaient de partout dans la région de Montréal pour couler des heures paisibles à la rivière des Milles-Isles. Sainte-Rose notamment était un lieu formidable à cet effet.

Mais soyons justes, si la cette magnifique rivière n’est plus en mesure d’accueillir les plaisanciers et les baigneurs, la faute n’appartient pas à Laval uniquement. Rosemère, Ste-Thérèse, Saint-Eustache et bien d’autres encore continuent encore aujourd’hui à participer à la pollution de la rivière. À cet égard, tant le provincial que les autres municipalités ont un mea-culpa à faire.

Toutefois, Laval n’a pas été en mesure de résister aux sirènes du développement. Un bon exemple est l’absence de réelle volonté de la municipalité à protéger la petite surface que représente le Bois de l’Équerre de Laval. (www.boisdelequerre.org)

Mais est-ce que les citoyens sont sensibilisés à toute cette problématique ? Par exemple qui parmi vous connaissez le Bois de l’Équerre de Laval ?

Mais je dirais à Mme Tougas que quelques fois une bonne colère a du bon. Mais attention de ne pas jeter le bébé avec l’eau du bain.

«Un pessimiste voit la difficulté dans chaque opportunité, un optimiste voit l’opportunité dans chaque difficulté.»
[ Winston Churchill ]

M.Drouin, j’apprécie votre échange très articulé.

Effectivement, des changements d’importance s’imposent qui évidemment naturellement pourraient s’implanter plus facilement dans un pays du Québec. Le modèle politique français n’est pas parfait sur tout. Le système des deux tours ne permet pas l’émergence sérieuse de nouveaux partis contre par exemple le condominium PS-UMP.

Le système présidentiel français mais mieux équilibré avec le parlement est oui un modèle qui procure le pouvoir ultime au président sans le détacher du jeu des partis.

Le problème du municipal au Québec c’est de voir par exemple un Denis Coderre (fiction réaliste) créer son parti et réussir à se faire élire à Montréal peut être à travers sa réputation personnelle ouvrant la porte par les maires populistes aux abus possibles.

Le parti a comme mission de baliser le pouvoir du chef. Ce que le PQ a essayé de faire depuis sa création évitant par ses chefs de connaître le degré de pouvoir de maître d’école des années 50 que J.Charest a fait subir à son parti.

Voilà.

Re : Pierre Bouchard # 26

Merci pour vos bons mots. Mais je me dis que rendus à nos âges, une chance que nous sommes un peu articulés autrement …

J’estime que le monde municipal n’est pas homogène. Ainsi des villes comme Montréal, Laval, Québec et d’autres aussi, ont un impact considérable sur toute la vie économique, sociale, culturelle, pas seulement de leur région immédiate mais sur l’ensemble du territoire national.

La réalité de Montréal à cet égard est complètement évidente. Alors comment pourrait-on considérer mettre sur pied un même modèle municipal qui siérait tant aux grandes villes qu’aux autres ? Ainsi les plus grandes villes du Québec ont des populations dépassant allègrement celle de l’Île-du-Prince-Édouard. Viendrait-il à l’idée des habitants de l’Î.-P.-É. de se doter d’une structure municipale ?

Je ne suis pas certain que de demander aux petites municipalités d’exister dans un une structure partisane qui peut être valable pour les grandes agglomérations urbaines soit de nature à les aider à répondre aux besoins de leurs citoyens. Je suis loin d’être certain que les dynamiques sociale et économique des petites municipalités ne sont pas gênées, voire même engluée par une gestion politique où la notion de parti politique partisan prévaut.

Aussi devrait-on prévoir au moins deux types d’administration municipale, indépendantes l’une de l’autre.

«Où ils font un désert, ils disent qu’ils ont donné la paix.»
[Tacite]

Avec toute cette pourriture généralisée, un nom m’est subitement imposé à moi comme maire de Laval:

le général Roméo Dallaire, celui qui a « serré la main au diable ».

«Vous aviez à choisir entre la guerre et le déshonneur ; vous avez choisi le déshonneur et vous aurez la guerre.»
[Winston Churchill]