Et maintenant, a word from our Anglo friends

Vous  l’avez sans doute noté, votre blogueur favori a beaucoup écrit sur les questions linguistiques ces dernières semaines. Parmi les centaines de commentaires d’internautes recueillis, certains sont venus de lecteurs anglophones, d’autres de lecteurs apportant un autre éclairage.

Je vous en soumets trois, en version originale:

D’abord Mike, qui en a gros sur le coeur (extraits):

I was born and raised here. I’m not exactly “de souche” but I am 1/4 Quebecois. I completed almost all of my education in 100% French (albeit with other Anglos). The fact is that I speak, read and write French very well.

I was proud of my ability to speak two languages and I was proud to be from Quebec. Despite knowing from the beginning that I would never be a separatist, I bought into the whole “we’re different here” aspect of the nationalist sentiment of Quebec. Then I grew up and realized that I was not – and never had been – Quebecois. I was actually only an Anglo Quebecker, and that distinction is not one that I made, it’s one that was imposed on my by Francophones. “Chez nous” didn’t include “moi.”

It never made any sense to me that the response to feeling like an outsider in your own home was to impose that same feeling on others. I bristle every time I head a radio PSA ended with the phrase “ a message from the Gouvernement du Québec.” I can’t explain it, but nothing makes me feel quite as unwelcome in my own home as that little piece of propaganda. […]

I’ve seen some comments that native Anglo Montrealers try even less to speak in in French than newcomers. There’s a reason for that – we’re tired of being treated like pariahs in our own home, so it’s a way of taking back a little of the dignity that we once had. It’s not like I’m walking into a dep in Terrebonne and expecting to be served in English, but when I’m at Canadian Tire in Kirkland or a Metro in NDG I’ll be speaking English whether the clerk’s name is Jean-Marc or Sunil.

It’s sad, really, because I know with certainty that you could get buy-in from the remaining Anglophone community if you stopped treating us like something that needs to be scraped from the bottom of your boot. Trust me, none of us that are still here (or back here, as in my case) are trying to turn Montreal into Toronto East. We like Montreal and appreciate the francophone nature of it. You just need to start treating us with respect so we can return the favour without feeling like we’re being screwed in the process.

Puis Chris, qui en est à son deuxième essai d’apprentissage de la langue de Molière

En premiere, desole pour mon pas beau Francais. Je suis apprendre la belle langue.

I took French immersion classes in western Canada, and chose to try and learn the language. However, I felt completely embarrassed by how badly I spoke, and how I butchered simple phrases.

I was afraid of having people look at me like I was an idiot, because I couldn’t formulate a simple sentence. I still can’t (as depicted above).

However, I’ve since moved to Quebec (far away from Montreal I should mention) with my “blonde”, and I’ve begun re-learning. I’m still embarrassed to speak it, but it’s slowly going away because I’ve been thrown head-first into the proverbial “Deep-end of the French Swimming Pool”.

I just wanted to say that not everyone who chooses to speak only English in a French-dominant place do so because they’re ignorant, but because they don’t want to offend anyone.

Moi aussi. Merci bien gros.

Et pour finir, cette anecdote de Pierre Tremblay

 

Au boulot il y avait un nouvel employé unilingue anglophone qui devait apprendre le français en moins de 2 ans. Il comptait bien s’y mettre et faisait des efforts à chaque jours avec nous. On a fait un 5 à 7 avec d’autres employés de bureau et lui étant le seul non-francophone.
On l’a même emmener dans une boite à chanson française. Un anglais qui à mon sens fait tout en son possible pour s’intégrer et apprendre le français.

Eh bien malgré tout ses efforts il se trouvait toujours un québécois qui critiquait vertement les anglophones et qui l’envoyait promener. Selon lui tous les torts du Québec étaient dus aux anglais et il avait enfin trouvé un pour se défouler.

C’est là que le groupe en a eu marre et on a remis le québécois nationaliste intégriste séparatiste à sa place! Ensuite on s’est mis à parler anglais!

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My lost Anglo friend:
there is no reason to speak in any language other than your mother tongue. English is flourishing in Montreal. I speak rarely a work of French in public. If someone speaks to me in French (clerk), i ask for an English clerk . Shop at Walmart. The staff there are coached and tested not to challenge their clientele. I guess these persons are sellouts. I am a happy customer. The more you speak your beautiful english tongue, the more it will flourish. I was at a restaurant. The waitress spoke to us in perfect english, then at her choosing switched to french. What do you think she got as a tip? I am ‘MAITRE’ AT MY DINNER TABLE. Do not be afraid. Do not bend. Fight for your rights. Only in Quebecistan are you not allowed to post a sign in your native language. Dont worry. the powers that be have given a pass to FUTURESHOP BURGER KING and other large companies. Whoever made that decision is a sellout., but i guess a line was drawn so that further ridicule would be spared. Read O CANADA O QUEBEC, by the finest (deceased) author in Quebec Mordecai Richler. Although the seppies seem to call him a sellout nad the book full of lies, I read it cover to cover and laughed how this book, written 25 years ago seems like parts of it were written last week. Too bad we cannot live our lives and need to steal to get by. Better yet: Actuality: read the book ( a translated version if need be), and outline any falsifications or non truths. It will be a short list, as unfortunately all facts have been supplied with footnotes.

ADMIN : Pour ce sujet, encore une fois, je ferai une exception et publierai les commentaires en anglais.

Combien de « Québécois de souche » vont passer l’hiver en Floride à chaque année et restent regroupés ensemble entre francophones parce qu’ils ne parlent pas un traître mot d’anglais?

Combien y a-t-il de gens parmi vous (et je m’inclus) qui ne savent même pas dire un simple mot dans une langue amérindienne? C’est drôle, je croyais que c’était eux les « vrais de souche » et que nous étions tous immigrants sur ce continent…

M. Lisée,
J’ai récemment suivi une formation pour adultes à temps plein pendant 15 mois dans un Cégep à Montréal. Notre groupe se composait de 3 personnes nées au Québec et de 11 immigrants récents (moins de 2 ans), tous diplômés universitaires de leurs pays respectifs: Algérie, Albanie, Roumanie, Colombie, Pérou, Brésil, Cameroun et Congo. Puisque tous savaient dire au moins « oui, non, merci » etc en français, les recruteurs du Gvt du Québec dans leurs régions leur ont promis mer et monde: cours de francisation « au besoin » (en fait de piètre qualité), aides financières (BS), reconnaissance de leurs diplômes (!!! quelle farce), employeurs qui se rueraient sur eux (aucun, zéro, nada!). Morale de l’histoire : on crée une sous-classe (50,000 immigrants, juste au Québec, en 2010!) désaffectée, sous-employée (au mieux!), frustrée par les promesses des Québécois et méfiante pour l’avenir. On se fait ça à nous-mêmes, personne ne nous force, sauf la démographie implacable de notre vieilotte population!

Le 1er aurait pu avoir l’élégance de vous écrire en français. Le second semble en prise avec un manque de confiance personnelle et ignorant de la situation politique et de l’histoire du Québec. Quant au dernier, la situation est d’une banalité…

Chez Bell où j’ai travaillé, j’avais un collègue de langue maternelle anglaise et j’avais pour principe de lui répondre dans sa langue s’il s’adressait à moi dans la mienne. S’il me parlait en anglais, alors je lui répondais en français. Voilà pour la cohabitation amicale, et l’affirmation et la reconnaissance mutuelles. Autrement, il est arrivé souvent que, pour une seule personne anglophone, des réunions se tenaient en anglais, plutôt qu’avec un traducteur pour qui était en « défaut ». 😉

C’est drôle mais on dirait que c’est génétique même sur le vieux continent ils ne s’aiment pas beaucoup les anglos et les francos. Individuellement, j’ai aucun doute qu’ils sont ben corrects mais en gang c’est tout le contraire…

Je comprends l’anecdote de Pierre Tremblay et j’avoue que j’aurais agi comme lui. Cela dit, j’ai une anecdote inverse qui m’enrage à chaque fois que j’y pense.
Lors du festival Fantasia (il y a quelques années), mon copain unilingue francophone et moi sommes allés voir un des rares films francophones de ce festival. Parenthèse ici: le festival ne présente que des films sous-titrés en anglais sous prétexte qu’il n’a pas le temps de trouver des versions françaises même si j’ai pu dénicher plusieurs de leurs films en 5 minutes en googlant sur Internet.
DONC, on arrive au festival pour voir un film d’un réalisateur Belge. L’animateur, un unilingue anglophone, présente le film, sous-titré lui aussi en Anglais.
Puis arrive la période des questions. L’animateur a présenté le réalisateur qui était présent, en anglais encore une fois, puis les questions ont commencé.
Quelqu’un dans l’auditoire a commencé à poser une question en français. L’animateur l’a reprise en anglais. Le réalisateur Belge, après un regard interrogateur, en a conclu qu’il devait répondre lui aussi en Anglais.
On s’est retrouvé dans la situation absurde d’un public francophone posant toutes ses questions dans sa langue seconde à un réalisateur francophone qui répondait dans sa langue seconde, avec tout l’approximatif et le pénible pour l’oreille que ça implique. Et tout ça pour faire plaisir à qui? À une personne dans la pièce: l’animateur.
Je vous laisse deviner, en prime, que les seuls « en français s’il vous plait » qui ont été émis ont été accueillis avec des sifflements et des huées en tant que commentaires racistes!
Je n’ai rien contre les anglos qui veulent communiquer avec nous. Je n’ai même pas un petit quelque chose contre les unilingues que je côtoie à l’occasion. Par contre, j’en ai contre ce genre de stupidité collective qui se soumet au racisme d’un seul animateur qui pense que se moquer de ses clients est une façon de promouvoir son festival.

@ Mike,

Je te comprends très bien Mike, and I can fully backup what you say.

Comme toi, je réprouve et déteste, dans le plein sens du mot, cette attitude hautement condamnable d’un noyau de québécois francophones nationalistes purs et durs et caractériellement complexés, d’environ 15 à 20% de la population selon moi, qui affichent une malheureuse attitude de fermeture et de non-accueil envers les non-francophones »de souche ».

Claude Pelletier, Mtl-Rsmt
Un québécois francophone septuagénaire de souche qui déplore au plus haut point cette attristante attitude d’une partie, appelée à disparaître au plus tôt je l’espère, de la population québécoise francophone.

Le problème, ce n’est pas qu’il y ait des anglophones. Le problème, c’est qu’il y est des anglophones refusant de parler, et d’écouter, le français pour des raisons obscures.

Nombre de fois que je me fais dire: In english, please par des clients anglophones ou allophones.

Pourquoi ce sont les francophones qui sont obligés de faire l’effort de parler anglais et non les anglos de parler français? Le bilinguisme ne va souvent que dans un sens.

C’est dommage, car j’adore tenir des discussions bilingues. Switcher d’anglais à français, de français à anglais. C’est beau à voir et à entendre de tels discussions.

@Dan English

You seem to be a part of the problem. Why don’t you want to speak a word of french? It won’t kill you. If you absolutely want to speak english, just use both languages in the same discussion. Everybody will be happy.

French speaker have also the right to live in french. Why your rights are more important than our rights? If you move to Spain, will you refuse to learn spanish because of you’re right of beeing an anglo? I hope, it won’t!

PS: Sorry, if I made some mistakes. I’m not totally bilingual. Mais je fais un effort! You should do same.

Au début des années 80 et lors de l’application de la charte de la langue francaise et des comités de francisation , je travaillais pour une grosse multinationale américaine . Dans l’espace d’une année , les réunions qui se faisaient souvent en anglais sont devenues totalement en francais et les anglos se forcaient pour sortir leur meilleur francais avec la bienveillance des francos …. Les unilingues anglophones délégeaient quelqu’un de bilingue et c’était devenu la norme …..
Mais a l’époque le mouvement de francisation était très fort et c’était impératif pour tous les francos de toutes les allégeances politiques …Aujourd’hui nous avons un gouvernement qui par son laissez-faire encourage l’anglicisation ……

J’ai étudié au Brésil et après quatre mois, je rêvais en Portugais… L’immersion est le passage obligé de l’apprentissage d’une langue. Autrement, il faut mettre plusieurs années pour arriver seulement à se débrouiller avec les menus de restaurants. Par ailleurs, c’est à l’école secondaire que j’ai appris l’excellente base d’anglais nécessaire à la bonne conversation lors de voyages dans le monde. Morale : lorsque l’on vit une seule vie et qu’on n’a pas envie de dépendre des autres, on se débrouille pour aller de l’avant. Mais au Québec, lorsque je vois une personne qui vit ici depuis des années qui ne sait pas dire plus que Bonnjour, alors là, je ne perds pas de temps à l’aider. C’est en patinant que l’on apprend à patiner.

Dans cette veine, je trouve absolument inconcevable que notre Pauline Marois ne soit pas foutue de parler minimalement l’anglais encore aujourd’hui en dépit de cours et de la pression du ridicule. Cela voudrait-il dire que certaines personnes soient incapables d’apprendre une langue seconde ? J’en doute.

Bilan : Au Québec on fait comme les Romains et on parle en français. Autrement, on fait oeuvre de pédagogie et on enseigne ad hoc notre belle langue aux unilingues anglophones que nous avons le bonheur de croiser.

Je n’avais pas beaucoup parlé portugais depuis 20 ans et à l’automne j’ai voyagé au Portugal et après deux heures de nécessaire de remise en bouche, je me faisais comprendre partout pour satisfaire aux besoins du voyageur et plus largement encore.

Et je sais que je ne suis pas plus intelligent qu’un Richler. Mais j’aime les autres et leurs différences. C’est pourquoi je les respecte et que j’attends tout simplement la pareille en retour.

À propos de l’anecdote de Pierre Tremblay:

Moi, j’appelle ça jeter le bébé avec l’eau du bain. Bien sûr qu’il fallait remettre l’extrémiste à sa place, mais de là à abandonner le français? Je vous donne tort, vous n’êtes pas mieux que lui. Au lieu de dire « c’est juste un francophone », vous vous êtes dis « tous les francophones sont comme ça, abandonnons le français » (bon, j’exagère un peu, enfin j’espère, mais quand même).

Et à propos de tous nos maux qui seraient dûs aux anglais: c’est en grande partie vraie, mais c’est à mon avis plus dû à certains individus/un sentiment collectif/une cohabitation malsaine de deux peuples dans une même nation qu’à chaque anglais individuellement. Moi aussi, j’en ai connu des anglais qui étaient très bien. Je me suis même promené en Ontario vêtu d’un drapeau du Québec (bon, j’étais jeune), et en général les gens trouvaient ça super. Mais il faut savoir reconnaître son histoire: les anglais nous ont quand même fait plusieurs coups bas. Faut-il s’en prendre à chacun de ceux qu’on croise? Non, je ne crois pas.

Bonjour,

Tout d’abord, après avoir lu attentivement les trois missives, en tant que Canadiens, nous ne pouvons que déplorer de telles situations pathétiques vécues par soit des anglophones et francophones ouverts d’esprit face au prêchi-prêcha des nationalistes québécois, surtout les purs et les durs de la Cause, ceux qui sont durs de la feuille. Surtout tous ceux qui frôlent l’intégrisme dans les différents blogues ainsi que dans l’Agora. Un immense vide sur le plan de l’écoute de ceux ci débitant leur patenôtre comme une prière insignifiante et inintelligible pour tous ceux ne faisant pas partie de la chapelle nationale.

En effet, les propos de Monsieur Pierre Tremblay sont signifiants tout en étant des cas vécus, des situations journalières qui se produisent maintes et maintes fois dans l’espace public. Tout en ne pouvant comptabiliser les milliers de fois de mes yeux vu sur une période de plus de quarante longues années où des anglophones discourant paisiblement et sobrement entre eux se faire apostropher par des malotrus, la plupart du temps en gang et de façon on ne peut plus agressive : Aie ! Tabar……, on est au Québec icitte ! Farmez vos gueules, c’est en français que ça se passe !

En outre, pour tous ceux dont l’ouverture d’esprit laisse fortement à désirer, je leur suggère d’aller sur Google et de cliquer sur cette longue phrase : Comprendre la toute puissance du ressentiment. Cet extrait d’une tirade de Monsieur Rodney St Éloi, éditeur de Dany Laferrière. Et si ce n’est pas assez, cliquez encore sur Google avec: Le Pays des Illusions, soit une recension faite par Monsieur Martin Masse, un ancien nationaliste québécois qui a compris dans quelle mouise, dans quelle débine il pataugeait par son nationalisme en virant son capot de bord en 1995.

Finalement, la situation concernant certains nationalistes québécois est tout simplement pathétique dans son intégrisme. Car leur prosélytisme frôle l’intolérance totale tout en ayant fait un tort immense à la Cause que ceux ci prétendent défendre. Tout en déteignant sur tous les nationalistes québécois de bonne volonté, s’il en reste.

En conclusion, une question se pose : Est ce que le NATIONALISME et la DÉMOCRATIE peuvent cohabiter ensemble au Québec ? Afin d’éclater certaines neurones, Monsieur Jean Pierre Derriennic, cette sommité reconnue internationalement qui enseigne à l’Université Laval se pose cette question dans : Nationalisme et Démocratie, un superbe essai. Les nationalistes au coeur tendre sont priés de s’abstenir de lire ce livre. Monsieur Jean Pierre Derriennic connait le Québec depuis longtemps et en est venu à ce triste constat qu’ici au Québec, le nationalisme et la démocratie ne peuvent cohabiter ensemble…… Cela a le mérite d’être clair ! Tout comme l’huile qui ne peut se mélanger avec l’eau selon ses dires…… A méditer tout simplement ! Au plaisir, John Bull.

@ chris ,don’t take it personnely ,i was feeling exactly the same when i lived in toronto,but on the other side .lol or laugh.just to ease your pain ,tell yourself that your mother loves you.

«C’est là que le groupe en a eu marre et on a remis le québécois nationaliste intégriste séparatiste à sa place! Ensuite on s’est mis à parler anglais!»
Si cette histoire est vrai, ce gars, c’est simplement un idiot.
Je suis souverainiste et j’ai oeuvré dans des milieux souverainistes, et jamais je n’ai connu ce genre d’individu. Au contraire, on est bien heureux quand un anglophone fait des efforts pour parler français. Jamais ça me viendrait à l’idée de rire ou le critiquer.
Il y a des idiots partout.
Par contre, je ne comprends pas pourquoi à cause d’un idiot vous vous êtes tous mis à parler en anglais. Ça veut dire quoi, les francos sont tous comme ce gars là, tous des idiots, alors c’est mieux de parler en anglais.
Ça ne tient pas debout!

Être bilingue au Québec est un plus au travail, à la télé, en voyage…partout.

Faudrait quand même résister à l’anglicisation mais pas trop en conservant un certain nombre nos Anglophones pour nous aider à pratiquer notre anglais, si nous ne voulons pas le perdre comme un Anglo de Toronto qui vient de finir son cours de français sans déménager au Québec ou il devrait venir régulièrement pour le pratiquer à part de suivre souvent la télé francophone. Des visites en france pourrait l’aider aussi même s’il va y retrouver plusieurs mots anglais.

Bon,

Je sens que le moment est encore venu pour les francophones de s’excuser.

Je vis à Montréal depuis mon enfance. Mon travail se fait à 80% en anglais. Ma blonde vient du west-island, on parle anglais avec sa famille. Le gars du dépanneur comprend mal le français, on fait en anglais, c’est plus simple.

Amis anglos, pour tout ce que nous vous faisons subir au quotidien: SORRY!

S’excuser, le sport national des québécois, ce peuple d’intolérants et d’égocentriques xénophobes.

Je me demande s’ils leur arrivent quelquefois de ne pas être servis dans leur propre langue dans un commerce de Montréal?

En fait, cela serait normal. C’est quand un franco n’arrive pas se faire servir dans sa langue que cela devient anormal.

Dan English est un anglophone qui s’assume, et c’est très bien ainsi. Pour lui, se faire servir par un unilingue francophone est inacceptable, et il fait valoir son statut de « client ». C’est regrettable que bien des francophones à Montréal ne fassent pas comme lui.

Je lis le commentaire de Mike, puis de Dan English, et j’ai vraiment de la difficulté à croire au climat global de rejet qu’ils décrivent. Je suis certains qu’ils peuvent énumérer quelques anecdotes, même choquantes; mais de là à décrire toute la société québécoise comme foncièrement anglophobe… (C’est comme prendre 2 ou 3 cas de racisme anti-noir, et déclarer que toute la société québécoise est foncièrement raciste.)
Si nous étions si foncièrement intolérants et anglophobes, comment alors expliquer tous ces cas de clients francophones qui passent si facilement à l’anglais dans les commerces ? Comment expliquer tous ces employés qui passent à l’anglais sur leurs lieux de travail ? Comment expliquer tous ces francos qui passent à l’anglais dans des situations sociales ?…
Il faut croire qu’on ne vit pas dans la même société !

Je crois plutôt que c’est le commentaire de Dan English qui est le plus révélateur d’un certain militantisme : un qui se sert de quelques anecdotes et frustrations pour excuser son refus du fait français, et pour promouvoir une reconquête de l’anglais.

Encore hier, j’étais au restaurant Subway près du métro McGill. J’étais le seul francophone dans la file d’attente, assez longue. Les deux commis étaient francophones aussi, et s’adressaient initialement aux clients en français. Aucun des clients n’a fait l’effort de commander son sous-marin en français. Dans le « rush », à plusieurs reprises, la commis s’est oubliée et posait une question en français : « Voulez-vous du sel et du poivre ? ». Et, du tac au tac, le client répondait : « Just a little ». Donc ils comprenaient !…

Tout le long, alors que j’attendais mon tour, je me disais que, bien sûr ils ont le droit de commander en anglais. Bien sûr, « le client est roi », et tout ça. Mais où est le petit effort, le petit pas vers l’autre, qui aurait pu faire penser à ne serait-ce qu’un seul de ces clients : « Tiens, cette fille est francophone, je vais faire un petit effort et parler un peu sa langue… ».
Et je comparais à mes années comme commis dans un magasin de meubles, rue St-Laurent. À tous ces clients à qui j’adressais un grand « Bonjour ! » et qui, s’ils étaient anglophones, me répondaient simplement en anglais. Puis à tous les autres, les francophones, qui s’adressaient ensuite à mon patron, italo-québécois parfaitement trilingue, en anglais…
« My God » que nous sommes intolérants !

Allez Dan et Mike, continuez à entretenir votre délire de persécution, et à relire les lubies de Mordechai. Vous avez certainement raison : ça servira votre cause.

Deux anecdotes, la première m’est arrivée personnellement et l’autre, à une amie.
Première anecdote => Je reviens en train d’un voyage dans l’Ouest canadien et je suis assis à côté d’une vieille dame anglophone qui retourne elle aussi chez elle, au Québec. Après quelques discussions usuelles, la conversation prend un tour inattendu lorsque la dame m’explique, hors d’elle-même, qu’il y a quelques mois, elle a dû être hospitalisée dans la ville de Québec et que certains infirmiers avaient refusé de lui parler en anglais, même s’ils étaient bilingues. Je lui répond alors que dans de telles circonstances, il aurait été plus «humain» de leur part de lui parler dans sa langue, s’ils le pouvaient. « Mais alors, lui ai-je demandé, que pensez-vous des francophones hors-Québec qui ne peuvent jamais se faire soigner dans leur langue?» Elle me répond alors tout de go : «Ça, c’est pas pareil, parce que s’ils ne sont pas contents, ils n’ont qu’à retourner chez eux, au Québec!» Et là se termina la conversation.

Deuxième anecdote: Une amie allait prononcer une conférence scientifique dans le cadre d’un congrès qui se tenait en France. Comme c’est souvent le cas dans les congrès scientifiques, elle avait préparé sa présentation en anglais, mais au moment de prendre la parole, elle se rendit compte que le public était essentiellement composé d’étudiants français et de divers francophones. Elle entreprit donc sa présentation en français, et la seule personne anglophone qui s’y trouvait (une scientifique bien en vue) est alors sortie de la salle en protestant et en claquant la porte… Semble-t-il qu’elle est par la suite revenue en s’excusant.

Voilà deux exemples, comme il y en a des milliers d’autres dans la vie quotidienne et dont on ne parle que rarement, mais qui illustrent bien cette attitude «colonialiste», ce sentiment de supériorité implicite, cette violence dormante et non dite que l’on ressent souvent en présence de certains anglophones, mais qui devient si ridicule quand elle s’exprime malgré eux au grand jour…

Mon dieu mais on dérape ici! Je m’ennuie du blogue de Angry French Guy, un rare (unique?) exemple de forum où on pouvait y lire des discussions et débats civilisés entre les deux communautés.

Vous savez, je vais être tout à fait franc en ce mardi matin: j’ai des fois envie de quitter le Québec pour de bon (j’y suis revenu après un court séjour à l’étranger). En partie parce que la langue française est une partie centrale de mon identité, et qu’il est franchement fatiguant d’avoir une crise existentielle à son propos sur une base hebdomadaire et d’être constamment habité par des doutes quant à sa survie. Mais aussi parce que le discours de certains de mes soeurs et frères francophones me met trop souvent mal à l’aise et sur mes gardes, que ce soit par son simplisme, son extrémisme ou son manque total de pragmatisme. Je suis juste fatigué, très fatigué. Peut-être le temps de quitter est-il vraiment venu…

À Jean-François: Ce phénomène s’est aussi produit cette année au FFM. Le conférencier-invité était Bertrand Tavernier, un cinéaste français célébré (et encyclopédie du cinéma sur deux pattes). Un Français prononçant une conférence en anglais au Québec. Quel chic.

Autrement, pour la discussion amorcée par le premier commentaire… Je dirais d’abord que j’ai vécu à Timmins, Cornwall et Ottawa, et que j’ai passé quelques étés à l’Île du Prince-Édouard. Les communautés francophones sont en précarité, moribondes ou complètement disparues (des enfants qui ne comprennent pas la langue de leurs grands-parents). Dans toutes ces localités, pour ce que j’ai pu observer, il m’est apparu évident que les francophones sont une sorte de curiosité synonyme de malaise, et pour tout dire, des citoyens de second rang.

Le français est en recul partout au Canada depuis des décennies. Ce n’est pas le cas de l’anglais. Montréal est une ville où le français est vibrant. Toutefois, la précarité s’accentue. Il est dommage que certains anglophones du Québec éprouvent des sentiments d’exclusion. On peut en parler. Cela dit, il faut poser un regard qui embrasse toute la réalité du pays et réaliser que le français est dans une situation particulière, et qu’il doit pour cela être respecté, encouragé.

C’est une histoire sans fin ! L’unilinguisme par région à la manière belge serait peut-être une solution, mais la constitution canadienne ne permet pas beaucoup ce genre de changements.
Je salue l’énorme progrès chez les jeunes anglophones de Montréal qui parlent souvent un excellent français, ce qui n’était pas le cas dans les années 60, par exemple, alors que les Anglos n’avaient pas besoin d’apprendre une autre langue que la leur.
L’égalité des deux langues va toujours demeurer utopique dans le pays. Il y a la « loi du plus fort », de la langue anglaise qui domine le monde en ce moment, même en Europe où elle devient la langue commune. Le français langue du Québec, oui; l’égalité pour tous, oui; mais entre l’idéal vers lequel on tend et la pratique, il y a un monde de différence.

to Dan English #1

Glad you can do all that in your beautiful english tongue that still flourish in the province of Quebec, cause I just can’t do the same thing, nor having he same attitude, in any other province of our best of the best country of our own!

Usually I get invited to go back where I come from or where I belong!!!

Les francophones de ce pays devraient tous avoir votre affront, la même attitude et la même intransigeance que vous lorsqu’il se font servir dans une langue … autre que leur langue maternelle, et ce, d’un océan à l’autre. L’on verrait ce qui se produirait dans les autres «provincesistan».

En fait la situation continue de se dégrader. Et le temps passe. Plus ça ira plus une attitude insolente et radicale comme celle du premier commentaire cité ou encore celui admi (#1 DAN ENGLISH)vont se reproduire et même s’intensifier.

Je ne comprends pas comment il se fait que certains, plusieurs même, ne comprennent pas qu’à propos de la langue, c’est une vraie guerre qui sévit ici.

Sous couvert de «multiculturalisme», de «mondialisation» voire même de la soi-disant «ouverture», dans les faits comme le disait quelqu’une dans le sujet précédent, ce qui se passe en bout de ligne, c’est que l’on tente de nous enfermer dans une monoculture.

Dans la culture anglo-saxonne plus précisément, portée par avec un unilinguisme croissant, qui représente la tendance très lourde du Canada dans son entier. C’est ça qui se passe.

L’anglais aujourd’hui, c’est le latin d’hier. Or l’histoire nous enseigne que le latin après avoir été imposé aux peuples est devenu par la suite la langue des élites. Et finalement il n’en reste plus que des fragments dans notre langue.

Comme un jour il ne restera plus que des fragments de la langue anglaise dans certains milieux spécialisés.

Rapelons-nous que pour voir ses thèses se propager et convaincre, Nicolas Copernic a du produire ses textes en latin… Lui, le Polonais. Comme aujourd’hui nos intellectuels doivent publier en anglais.

Mais ça ne justifie aucunement que dans notre espace public on doive se soumette aux dictats de l’ambiance de soumission que l’on tente de nous imposer. Que ce soit par la colère exprimée ou l’ignorance feinte, sournoise de certains.

Et cela ne justifie pas l’insolence épouvantable du gouvernement qui prétend représenter l’âme de notre peuple et protéger ses droits, avec les mesures insignifiantes q, alors que l’on sait tyrès bien ce qu’il faudrait faire pour mettre les points sur les i et les barres sur les T!

en réalité si l’on veut vraiment régler la situation, ce qu’il faut c’est refondernos politiques linguistiques et forcer la main s’il le faut, en se dirigeant vers résolument vers une approche à la suise ou la Belge.

Que le Canada s’assume comme pays anglophone et anglo-saxon, je n’ai rien à dire à ce propos. Ça coule de source, c’est la réalité.

Mais nous, nous devons finalement proclamer que nous sommes dans un pays francophone, et nous devons prendre tous les moyens pour que ce soit aussi la réalité vraie. Pas simplement une théorie fumeuse.

Quyi va saisir cette rondelle et la porter vers le but? Aux dernières nouvelles même pas QS (une petite gêne avec ça Françoise?) Alors qui? Deltel, Legault?

Pourtant c’est ça, la solution qui s’impose.

Une petite suggestion. Les anglophones ne sont pas « our Anglo friends » ils sont « our friends who happen to speak English »

Comme toutes les personnes qui parlent français, les gens qui parlent anglais sont tous différents, avec des motivations différentes et des personnalités distinctes. C’est impossible de comprendre des motivations en lisant une poignée de commentaires dans la section commentaires. Tout comme c’est impossible de deviner les pensées des gens qui parlent le français en suivant un éminent « twitter-war ».

Je me souviens quand j’étais jeune dans mon école primaire des Laurentides il y avait un petit Britannique qui venait de débarquer au Québec (son père travaillait pour une entreprise aéronautique sur la rive nord) qui était vite devenu ami un petit Québécois anglophone de Morin Heights. Je me souviens de notre vieille enseignante qui, la récréation venue, se faisait un plaisir de sortir dehors et de faire exprès pour aller voir les deux petits pour leur dire de parler uniquement le français dans la cour d’école »parce que nous sommes dans une province FRANCAISE ». Ces deux gars ne vivent plus au Québec, même s’ils parlent un excellent français.

Les anglos me font rire avec leurs délires de persécution. Dans leurs têtes de blokes arrogants, l’anglais semble être pour eux la langue par défaut de l’humanité et une société qui vit ans une autre langue que l’anglais se retrouve donc coupable d’exclusion. Des réflexes identitaires normaux deviennent de l’exclusion et du racisme. Bref, être un unilingue francophone est un signe de fermeture, mais être un unilingue anglophone est un signe d’ouverture. Ils sont la minorités la plus gâté sur la terre, leurs institutions son sur-financer par rapport à leur poids, on a un le taux de crime de haine le plus au Canada et ils trouvent encore le moyen de chialer, de se mettre inlassablement à travers notre route et de nous traiter de racistes et de fasciste. Il est temps de commencer à les traiter comme ce qu’ils sont: une minorité de moins de 10% de la population et d’arrêter de payer des privilèges à ces gros pleurnichards.

Merci M. Lisé de tempérer le débat.

Dans les 2 camps il y a des bornés, des extrémistes et des allumeurs de feux.
Pour reprendre l’expression d’Alexandre Jardin. Je trouve dangereux que des gens très bien mobilise la morale vers un de ces camps.
Merci de nous montrer votre tempérance et de nous montrer l’autre coté de la médaille afin d’éviter les dérives dangereuses.

@Pierre Tremblay
J’ai bien compris de votre anecdote que vous aviez décidé de passer à l’anglais avec votre camarade anglo ce soir-là, par volonté de solidarité, mais que vous avez continué à lui parler français par la suite, non ?
JFL

Pour ma part je n’ai aucun problèmes avec les gens qui baragouinent le français. J’ai travaillé avec des anglophones canadiens qui se forçaient à apprendre le français. Même que pour améliorer mon anglais, je parlais avec eux en anglais, à la seule condition qu’ils me parlent en français (on s’améliore ensemble ou pas).

Par contre, bien que parler anglais est pour moi une richesse, parler français est une identité, une façon de penser, un mode de vie et de s’affirmer. Qu’un anglophone veuille parler français, je vais l’aider, le supporter. Je vais même parler anglais avec lui des fois pour l’aider à préciser ses idées et ensuite lui dire comment il aurait du le formuler en français. Intégrer, c’est faire des ménagements et savoir être le plus accueillant, sans s’oublier.

Qu’un anglophone ne veuille pas parler français, il me trouvera intransigeant, pas déplacé, mais pas accueillant non plus.

Faites un bout de chemin, je vous accompagnerai, mais on doit aller dans la même direction.

L’anecdote de Pierre Tremblay, un petit bijou dans le genre épais dans le plus mince. Truffée d’idées reçues et de préjugés.

D’une part, le bon anglophone unilingue qui fait des efforts, d’autre part le gros méchant francophone xénophobe et évidemment séparatiste. Chacun de ces personnages nous étant présenté comme la norme, l’anglophone est gentil et toujours prêt à faire l’effort de parler français, le séparatiste est toujours mal embouché, intolérant et xénophobe.

Typique mentalité de colonisé et on ne trouve rien de plus brillant que de se mettre à parler anglais, comme si c’était une solution. Parfaitement débile comme intervention qui ne fait que démontrer que le problème du recul du français au Québec trouve sa source dans l’aplatventrisme des Québécois et dans leur inexplicable complexe linguistique, bien plus que dans le comportement des anglophones, celui-ci étant, selon moi, directement causé par ceux-là.

Tant et aussi longtemps que les Québécois refuseront de s’assumer comme francophones, tant qu’ils continueront à trimballer ce complexe linguistique, cette impression que parler français est quelque chose d’un peu anachronique et qu’il vaut mieux parler anglais si l’on veut être dans le coup et faire BCBG, le français continuera à perdre du terrain. Jusqu’au jour où Lord Durham aura gagné son pari quand le français sera devenu la langue d’oc au Québec et au train où vont les choses, avec une jeune génération sans culture et sans histoire, cela ne saurait tarder.

La mondialisation et le capitalisme sauvage que nous connaissons ont pour corollaire une tendance lourde au nivelage culturel et linguistique. Cela se manifeste d’abord dans les communautés peu nombreuses, mal équipées pour défendre leur identité ou peu soucieuses de le faire. Ceux qui participent à cet appauvrissement collectif ne réalisent malheureusement pas ce qu’ils y perdent, car ils ne sont pas en mesure d’apprécier à sa juste valeur la magnifique originalité culturelle et linguistique de leur coin de pays et son incontestable contribution à la diversité, celle-ci étant, selon moi, ce qui rend l’aventure humaine digne d’intérêt.

À plat ventre, ils vont te piler dessus.

Droit debout, ils vont te haïr mais ils t’appelleront monsieur, madame.

Ce qui arrive n’est pas de leur faute, nous nous comportons en moutons, colonisés.

Nos gouvernants sont des pleutres, invertébrés. Des borgnes qui conduisent des aveugles dans les limbes de l’assimilation et la dépossession tranquilles.

Nous avons les caqueteux que nous méritons.

Vive le Québec français!

Ces témoignages démontrent bien comment les anglos tiennent tiennent aux privilèges du statut de conquérant au Québec. Ils se froissent d’entendre ou lire des noms d’institutions publiques en français dans la publicité de leurs innombrables médias anglophones du Québec, ce qu’aucun autre Québécois d’autres origines ressent.

La normalité veut que dans tout pays souverain, une remise en question de l’usage de la langue nationale, en quelques domaines ou aspects soient-ils de la vie collective, serait une aberration.

À bon entendeur, salut.

C’est une histoire sans fin dit à juste titre Normand Charest.

Et en lisant le commentaire de monsieur F Brosseau (commentaire #27) ça me rappelle que l’exemple contraire existe. Et que son point de vue et la thèse qu’il contient est parfaitement accessoire. Cela dit en tout respect bien entendu.

Je suis originaire d’un village, petit à l’époque, dans la région de Québec, sur la côte de Beaupré à proximité immédiate des Chutes Montmorency. Ça se nommait Saint Louis de Courville.

Il y avait dans notre village une famille d’origine Irlandaise. Ils tenaient une épicerie boucherie, juste en face de l’église.

Je pense que les deux fils de cette famille n’ont jamais mis les pieds dans l’école du village. Ils ont fréquenté l’école anglaise (ou irlandaise) de Québec.

Il y avait aussi une autre famille dont la mère était anglophone et dont le fils unique n’a jamais mis les pieds dans l’école du village. Il a lui aussi fréquenté l’école anglaise de Québec.

Ces 3 jeunes ont finalement disparus. Je ne connais personne avec qui ils étaient amis. À ma connaissance ils ne fréquentaient pas sinon à la marge les activités du village. Hormis l’église le dimanche. Et encore je n’en suis pas certain.

On ne sait pas où ils ont fait leur vie. Je sais que du moins les deux frères parlaient couramment français monsieur Brosseau…

cette discussion, qui implique désormais jérôme lussier, simon jodoin, le chroniqueur de la gâzette, vous et moi, a au moins le mérite de prouver quelques théories.

premièrement cette discussion se concluera quand mourrira le dernier canadien-francais.

jamais les canadiens-francais ne convaincront les anglais de montréal du bien-fondé des contraintes qui leur sont imposées. et jamais les anglais ne convaincront les francais que leur culture n’est pas menacée, et qu’ils devraient cesser de la protéger. cul-de-sac, deux solitudes, name it.

deuxièmement, cette discussion met en évidence l’indépendance du québec comme solution au différent.

les canadiens-francais ne se calmeront le ponpon qu’au lendemain de leur indépendance, quand ils pourront imaginer sereinement le contexte dans lequel matureront leurs descendants. à partir de ce jour le discours prendra un nouveau tour. nous serons encore inquiets, minoritaires en amérique, mais maîtres chez nous, notre destin nous appartiendra, idée rassurante s’il en est une.

les anglais, qui se déclarent attachés au québec et qui jugent exagérées nos craintes face au canada dominant, ne devraient logiquement pas voir de problème à prendre une place analogue au sein du québec, le pays. si c’est bon pour nous, ca devrait être bon pour eux, non?

On aime beaucoup discourir sur la langue ici et à quelques autres endroits mais je me demande vraiment si on n’est pas qu’une infime « minorité préoccupée » qui se divertit à discourir de ce sujet entre nous? Existe-t-il vraiment de nos jours un terreau fertile pour que les gens deviennent davantage revendicateurs face à la question linguistique et tout ce qui se trame – car on ne peut vraiment pas nier qu’il y a quelque chose qui se passe. Ou le Québécois moyen est-il tout simplement « ailleurs » par rapport à tout ça?

J’entends les mêmes trucs que vous dans les nouvelles et j’en témoigne aussi au quotidien et je me dis : « ça, ça ne passera pas ». Le vérificateur général, les juges à la Cour suprème, la Banque Nationale, la CDPQ, le service en anglais dans les commerces dans les quartiers francophones à 95 %… toutes des choses que je me disais, jadis, qui ne « passeraient » pas. Et pourtant ça passe.

Présentement, nombreux sont ceux qui disent « À Montréal, c’est normal qu’à l’occasion on vous serve juste en anglais, mais à Québec, ça ne passerait jamais… »

Je pense qu’on s’en reparlera d’ici quelques années pour voir si cette brave affirmation tient toujours.

Le pauvre anglophone unilingue qui doit apprendre le français en 2 ans? Classique commentaire du petit colonisé Québécois.

C’est drôle que j’ai réussi à apprendre l’espagnol au Mexique en un an, mais bon c’est certainement parce que je suis un méchant séparatiste!

@ Linda Hart (# 31):

Allez lire l’article suggéré par Claude Pelletier, Mtl-Rsmt (# 37).

Ça vous remettra les yeux en face des trous…

« La normalité veut que dans tout pays souverain, une remise en question de l’usage de la langue nationale, en quelques domaines ou aspects soient-ils de la vie collective, serait une aberration. » (Jean-Pierre Gascon)

Justement,

À tous les fizolofeux colonisés soumis et convaincus de la nécessité du travail en langue anglaise au Québec:

Pensez-vous que les Chinois qui construisent des avions en Chine pour Bombardier travaillent en anglais dans leurs usines situées à 10 secondes du Québec?

Pensez-vous que les Chinois, les plus grand exportateur aux USA doivent travailler en anglais dans l’entreprise pour avoir les états comme client à dix seconde de chez-eux?

Pensez-vous qu’en Allemagne le travail en entreprise se fait en anglais pour pouvoir vendre en Amérique toujours à dix secondes de chez-eux?
——–

« …il n’ya aucune raison de parler une autre langue que votre langue maternelle. L’anglais est florissant Montréal. »

C’est exactement ça être borné et inculte.

Les Québécois francophones sont plus ouverts sur la planète parce qu’ils sont capables de communiquer dans plusieurs langues. Beaucoup de notre économie nous viennent de là.

En lisant ce commentaire de Mike (« I bristle every time I head a radio PSA ended with the phrase “ a message from the Gouvernement du Québec.” ») je n’ai pu m’empêcher de penser au francophone de St-Albert. Se dirait-il que l’Alberta ne l’inclut pas en entendant « un message du Government of Alberta » à la radio? Ah non, j’oubliais, il n’y a même pas de radio commerciale de langue française à l’ouest du Québec…

Mike dit avoir fait toutes ses études en français, mais lui arrive-t-il de se brancher sur des médias non anglophones ?

Enfin, je souris chaque fois que je lis et relis les statistiques sur le bilinguisme des anglophones car j’ai bien l’impression que le bilinguisme n’a pas toujours le même sens pour un francophone que pour un anglophone. Au travail, je côtoie de nombreux anglophones qui se disent bilingues (et peuvent effectivement parler français) mais ceux qui « daignent » parler le français temps à autre se comptent sur les doigts d’une main. J’aimerais bien croire Mike lorsqu’il écrit « We like Montreal and appreciate the francophone nature of it » mais j’ai bien l’impression que la vaste majorité des anglophones se comportent au quotidien comme s’ils vivaient à Toronto ou Boston.

Les anecdotes sur la langue que nous pouvons lire dans ce blogue ces dernières semaines sont intéressantes mais demeurent, en définitive, des anecdotes. Révélatrices des sentiments et préjugés individuels, mais non nécessairement généralisables.

J’aimerais plutôt revenir sur le fond du problème, à savoir que la langue (comme la religion, d’ailleurs) relève d’une double problématique: 1) individuelle, c.-à-d. le choix que l’on fait personnellement d’apprendre et de parler une ou plusieurs langues, et 2) collective, soit la langue que l’État décrète comme étant d’usage commun dans les institutions publiques.

Si la constitution d’un Québec indépendant établissait une fois pour toutes — comme le font tous les pays normaux –, que la langue commune ici est, notamment, le français, la majorité de nos problèmes individuels fondrait comme neige au soleil. Le traitement des autres langues relèverait alors d’ententes ou d’accommodements raisonnables.

Ni les préjugés ni le racisme individuels ne disparaîtraient, mais, du moins, la prise de décision politique s’en trouverait facilitée.

Au sujet de l’anecdote de Pierre Tremblay, je répondrais que pour un Québécois intégriste séparatiste débile il y a toujours un fédéraliste unilingue anglophone tout aussi débile et intolérant. Faut-il, à partir de situations semblables, faire des généralisations? Là n’est pas le problème.

J’ai vécu l’expérience d’aller m’installer ailleurs dans une langue étrangère, d’être l’immigré et de m’intégrer. J’ai été très bien accueilli!

Cet anglophone dont j’ai fait mention a fait un effort d’apprendre le français. Bien sur on est pas resté sur cet incident on a continué de lui parler en français et de faire des 5 à 7, d’ailleurs il parle bien français avec le temps. Mais ça arrive aussi qu’on parle anglais. C’est un peu pour lui montrer qu’on sait ce que c’est et reconnaître ses efforts, qu’il n’est pas le seul à faire un bout de chemin. Mais c’est aussi parce que j’aime ça et que je me tiens en forme.

Malheureusement parfois il y a des immigrants qui me disent que je suis le seul ou un des seuls québécois qui s’intéresse à eux. Là dedans il y a des français de France aussi. S’intégrer ça se fait pas tout seul dans son coin, ça prend l’apport de l’autre aussi.

Personnellement je pense qu’on aurait un meilleur rapport avec eux en reconnaissant leur contribution et leur quartier. Je pense aussi qu’on pourrait mieux profiter de leur contribution à la vie québécoise en les acceptants.
Je vois le Québec réclamer d’être considéré peuple fondateur au Canada et de l’autre coté nier les anglophones du Québec comme peuple fondateur. On voudrait que le Canada soit à l’écoute des francophones alors qu’on ignore souvent l’avis de nos anglophones.

On peut avoir des avis divergeant sur la langue. Mais les Anglos sont là, une île, deux langues et la rencontre bilingue de deux culture. D’une façon ou d’une autre il faudra trouver moyen de vivre ensemble.

M. Tremblay, vous n’avez sans doute pas vécu l’expérience d’un francophone perdu dans une mer anglophone, ie la vie au quotidien dans une province anglophone. Vous tiendriez un autre discours que celui culpabilisant le Québec. Les Québécois n’ont pas tort de vouloir se faire entendre par le RoC, mais entre le désir et la réalité, il y a une marge que vous semblez ignorer. À l’époque où je vivais dans l’Ouest canadien, le « Quebec bashing » dans les médias étaient très fréquents. Même chose sur le terrain des vaches (milieux de travail et vie publique). Si au Québec, il y a un certain malaise relativement aux anglophones, dites-vous que le phénomène est tout aussi vrai à l’égard des francophones de la part des anglophones.

Je ne souscris donc pas à votre point de vue culpabilisateur.

Bien souvent ont se souviens très fortement des vexations subie et on oublie les vexations faites. On est plus tolérant envers ses compatriotes qu’envers les autres. Dans un compromis on trouve toujours qu’on a renoncé plus que l’autre car ce que l’on renonce nous tient plus à cœur que ce qu’on gagne.

Dommage que le ressentiment soit aussi puissant.

Pousse mais pousse égal Mike!

J’ai entendu souvent 20 francophones parler anglais pour un anglophone parmi eux. Je n’ai jamais entendu 20 anglophones parler français pour un francophone parmi eux. Au Québec! Alors svp Mike, cessez de dire n’importe quoi! Un anglophone dit 3 mots en français et nous finissons toutes ses phrases pour l’aider puis tous se mettent à parler anglais, nous sommes mal à l’aise pour lui.
C’est pour cela que j’ai décidé de parler uniquement le français au Québec mais si mon père anglophone. Je respecte les Québécois! Je suis maintenant Québécoise!

@François 1

Très amusante la petite droite qui vient nous faire la publicité de la prose de gauche. Quand on passe son temps à parler à travers son chapeau et à se prosterner devant la langue des dieux, je ne crois pas que l’on ait de conseils à donner à qui que ce soit.

La prose de gauche BCBG des supposés citoyens du monde est parfaitement ridicule. Des gamins qui n’ont pas le nombril sec et qui batifolent à la limite de l’infantilisme.

Quand on passe son temps à taper sur la gauche, que dis-je à éructer des horreurs à son propos, il me semble qu’on devrait se garder une petite gêne et demeurer un tantinet logique avec ses « principes », ne serait-ce que par un élémentaire sens du ridicule et aussi pour ne pas se placer en situation de se le faire remettre sur le nez, le jour où cette même gauche racontera des choses « déplaisantes ».

Si vous avez des opinions sur la question linguistique, exprimez-les et cessez donc d’étaler cette abyssale absence d’arguments qui vous contraint à vous inspirer de ceux de gens que vous tenez dans le plus complet mépris.

Et pour ce qui regarde l’emplacement de mes yeux, si j’étais à votre place, je commencerais par me demander où sont passés les miens.

« Si la constitution d’un Québec indépendant établissait une fois pour toutes — comme le font tous les pays normaux –, que la langue commune ici est, notamment, le français, »

En fait, très peu de pays le font.

1er constat: À lister nos vexations contre les anglophones, il n’en sortira rien de bon. En plus ça attirera les provocations d’anglophones qui font la même chose dans leur coin à propos des francophones.

2e constat: Soit l’intervention individuelle d’une minorité d’anglophone est plus efficace pour garder l’anglais actif ou bien il s’agit d’une réalité du monde moderne, ou les deux.
Contrairement à l’intervention du gouvernement, il semble que le facteur individuel soit déterminant. Apparemment individuellement les francophones cohabitent bien avec les anglos, il faudrait en prendre acte.

3e constat: Apparemment c’est plus facile de parler français quand le patron est francophone. C’est plus souvent le cas dans une entreprise fondé par un francophone.
Hors les québécois francophones fondent 2 fois moins d’entreprises que les québécois anglophones ou allophones.

@Nic:

« En fait, très peu de pays le font. »

Vrai. Par contre, quand un immigrant arrive dans un pays francophone à 80%, il ne se demande pas quelle langue il doit apprendre. Quand il arrive dans un pays anglophone à 75%, il se dit que, même si le coin est francophone, le pays est très majoritairement anglophone, et il veut davantage apprendre l’anglais.
Donc, qu’on l’impose une loi ou non, le fait d’être indépendant change complètement la dynamique de l’immigration. Il y en a qui arrivent ici et qui ignorent la langue qu’on parle ici. Impossible que ça arrive avec un pays dont les communications sont toutes en français.

L’ignorance chez les anglos et les francos est tout simplement inacceptable.

Généralement, ce sont les plus ignorants qui sont les plus violents, les plus virulents, peu importe le groupe dont ils font partie.

il y a 2 siècles, se faire traiter de « canadian » était une insulte pour les anglos!
Il y a 2 siècles demander à un franco de porter le « Union Jack » était une insulte! Refuser, était passible d’une peine de prison!

Aujourdhui, se faire traiter de séparatiste est une insulte pour les canadiens anglais! Avoir une majorité de « 50% +1 » n’est plus démocratique!
Aujourdhui, se faitre traiter de « frog » par un anglo c’est acceptable! Quand un franco ose se défendre, il est automatiquement étiqueté comme raciste!

Tout le problème est là : le Québec et le Canada sont deux pays différents.

Le Québec ne devrait pas chercher à être plus anglophone et le Canada ne devrait pas chercher à être plus francophone.

Vouloir qu’il en soit autrement c’est aller à l’encontre de la nature même des deux communautés. C’est essentiellement se mettre en porte-à-faux face notre culture et notre histoire réciproque.

Vouloir imposer aux uns la culture des autres est une erreur fondamentale qui engendrera toujours des tensions et de l’agressivité chez beaucoup de citoyens des deux communautés.

Il faut cesser de courir après l’utopie. Il faut être réaliste.

«J’aurai toujours les yeux plein d’eau mais je les aurai toujours ouverts.»
[Paul Piché]

Je suis fière de parler français et anglais. Je parle même un peu espagnol. J’essaie le mandarin, mais c’est difficile. Pourquoi se cantonner à une seule langue quand le reste du monde en parle plusieurs? Je n’ai pas envie de limiter mes horizons sous prétexte que je suis québécoise. S’ouvrir sur le monde, c’est aussi protéger notre langue.

À Mike,

Pauvre petit loup! J’ai vécu en Colombie-BRITANNIQUE environ 4 ans et je peux vraiment dire que je ne me sentais pas chez nous mème si je suis canadien pure-laine. En tant que francophone, j’étais une minorité comme les autres! En fait, c’était comme vivre dans un autre pays, le pays du « government of Canada ».

Chacun ses frustrations linguistiques! Je ne pense toutefois pas que c’est aussi frustrant pour un anglo-québécois de vivre dans un Québec francopohne où les services en anglais, surtout à Montréal, sont omniprésents!

Quand on se compare, on se console.

A few words for Mike. I grew up in a French-speaking family in Ottawa during the ’70s. As I became fluent in English, I also grew tired of the label « franco »-this or that, and of Canada’s posturing as a bilingual country despite the day-to-day facts west of Rideau Canal. So I elected my homeland, and moved to Quebec. As far as I know, the dignity you once had you still have. If the dignity you refer to is the imperial insularity Anglo-Montrealers once enjoyed in Quebec, you will indeed find it gone without a word of sympathy. Yet for every Anglo who complains about living in Quebec, I know a dozen who thrive very well without complaining; they are usually young, affluent, business-minded people who readily adapt to the community they elect to work in. They chose to live & work in Quebec fully aware of its regulations, linguistic issues and opportunities, just as I have. And as a former Monkland Village resident, I do certify that you can be served in English 100% of the time in NDG, Kirkland, or Downtown Montreal for that matter. Lastly, you have an advantage I don’t have : Canada is much bigger than Quebec, so there is lots of room for you to feel at home in if ever Quebec becomes unbearable.

@ Denis Drouin (# 56):

« le Québec et le Canada sont deux pays différents. » (sic).

FAUX!

Le Québec est une RPOVINCE du beau et grand Canada!

Voilà…

@Denis Drouin, le pays a été fondé par 2 communautés culturelles qui reconnaissent le droit de vivre s’un bout à l’autre du pays en recevant des services du fédéral et d’éducation(là ou le nombre le justifie dans la langue maternelle).
Selon vous a cause des aspirations d’un groupe de québécois a se séparer les gens qui sont née au Canada avec une langue minoritaire malgré qu,elle soit l’une des peuples fondateurs devrait faire quoi? Renier sa culture? Renier ses droits? Se faire manger la laine sur le dos? Fermer sa boite en publique? combien de francophone vivent ou sont née à l’extérieur du Québec au Canada, ou sont allée y travailler? Suffit d’une génération ou 2 de québécois pour détruire un pays? On peut faire valoir la langue française et défendre les droits acquis partout au pays sans avoir des positions anarchiques. Vous confondez les mesures pour intégrer les immigrants et les droits des canadiens de souche.

« I was afraid of having people look at me like I was an idiot, because I couldn’t formulate a simple sentence. »
Ben c’est la même chose quand on va de l’autre bord et que les gens reconnaissent l’accent du Québec. Tant qu’au petit québécois défenseur de la veuve et de l’orphelin et de l’anglais qui ne fait que des efforts de surface pour apprendre la langue, j’ai déjà vu ce comportement d’assimilé. Dans le temps, on disait aussi colonisé. Demandez-vous si le québécois a deux ans pour apprendre l’anglais dans un milieu anglophone?

La performance n’a pas de langue. La bêtise n’a pas d’excuse.

Yves-François Blanchet, député PQ :
Madame, Vous en avez le droit, mais sachez que vous avez fait un choix qui confirmera l’anglais comme langue du travail et langue commune du Québec. Le français est en recul pour ces raisons-là. Les Anglais veulent imposer leur langue, et vous acceptez, quitte à payer des milliers de dollars pour l’assimilation à terme de vos propres enfants. Ma conviction, que vous pouvez ne pas partager, est que les Québécois ont le droit d’être un peuple normal, dans un pays normal, et que ce pays soit français. Il faut en faire le choix et les efforts. L’anglais est un outil, par une nécessité, à moins que vous ne vous soumettiez à la volonté de ceux qui veulent, normalement, vous assimiler. Quant à vos préjugés sur l’école publique française, ils sont le pire des préjugés et des complexes que vous exprimez.

@ Dan English

« Il n’y a pas de raisons que l’on parle une autre langue que sa langue maternelle. Le français est florissant à Montréal. Si un commis s’adresse à moi en anglais, j’en demande un autre qui parle français. Je dis rarement ne serait-ce qu’un seul mot anglais en public (…) Plus vous parlerez votre belle langue française, plus elle s’épanouira. Un jour, au restaurant, une serveuse nous a abordés dans un excellent français, puis sans raison, est passée à l’anglais. Selon vous, quel pourboire a-t-elle reçu ? Je suis « maître » à ma table. Ne soyez pas craintif. Ne vous laissez pas corrompre. Battez-vous pour vos droits. Etc. »

Voilà ce que donne votre texte en français. Je l’ai traduit en respectant autant que possible son sens et la syntaxe française, mais en intervertissant les deux langues. J’espère que cette traduction est juste, mais j’ai un doute pour ce qui est du you. Remplace-t-il un nom singulier ou pluriel ? J’ai choisi le you de la deuxième personne du singulier (c’est la raison pour laquelle craintif est au singulier), car je pense que vous vous adressez à un lost Anglo friend. Il faut me pardonner mon hésitation, l’anglais est bien moins précis que le français.

Pour ce qui est du contenu de votre texte, je n’en dis rien, il se passe de commentaires.

Par contre, j’exprimerai le plaisir que j’ai eu à comparer nos deux langues. En passant de l’anglais au français, je me suis rendu compte de la simplicité de la première et de la richesse de la seconde. J’ai aussi remarqué le grand nombre de mots anglais d’origine française : reason, language, flourishing, Montreal, rarely, public, coached (de coche), tested, challenge (de chalonge), clientele, person, restaurant, perfect, maitre, dinner, table, etc. Sans parler de customer, beautiful et affraid qui viennent de l’ancien anglo-français. Vous en doutez ? Vérifiez par vous-même : http://www.etymonline.com

Voyez-vous, sans la conquête de l’Angleterre par le duc Guillaume en 1066, vous n’auriez tout simplement jamais eu cette beautiful flourishing language qu’est la langue anglaise. (Avez-vous lu Ivanohe de Walter Scott ?)

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