Et si la forêt d’Amazonie était en Alberta?

Citation:

Supposons que le président Obama soit invité à signer un certificat qui permettrait à un pipeline de transporter un flot ininterrompu de buches provenant d’Amazonie. Cela créerait des emplois — mais il ne signerait pas.

Et il ne signerait pas parce que le monde comprend que la forêt amazonienne est essentielle à l’avenir de la planète — et parce que nous semblons être plus exigeants envers le Brésil qu’envers le Canada.

Posons la question à l'envers. Si on découvrait du sable bitumineux en Amazonie?

Rapport ? L’auteur de ces lignes est Bill McKibben. Écologiste, auteur du livre The End of Nature et co-directeur d’une campagne visant à convaincre l’administration Obama de ne pas autoriser le pipeline Keystone, qui doit permettre d’augmenter la livraison de pétrole albertain aux États-Unis.

Sans ce pipeline, pas d’extension rapide de l’industrie pétrolière albertaine.

Rapport ? Dans un récent texte publié sur le site du New Republic, McKibben rappelle que, malgré toutes les embuches et répondant à une forte pression internationale, le gouvernement brésilien a réussi depuis 10 ans à réduire de 66% le rythme de déforestation de la forêt amazonienne et que sa nouvelle présidente, Dilma  Roussef, s’est engagée à le réduire encore de 80%. La déforestation relâche dans l’atmosphère de grandes quantités de CO2, contribuant au réchauffement climatique.

Rapport ? McKibben estime que l’exploitation des sables bitumineux d’Alberta est équivalent, pour la planète, à la déforestation amazonienne. Au-delà même du problème posé par le caractère énergivore de la production de ce pétrole (il faut bruler de l’énergie pour séparer le pétrole du sable), McKibben affirme que cet énorme gisement pétrolier est le premier que l’humanité a décidé d’exploiter depuis qu’elle est consciente du risque de réchauffement planétaire.

En un sens, le monde a « découvert » le caractère précieux, pour la planète, de la forêt amazonienne à peu près au moment même où le Canada a découvert le potentiel commercial des sables bitumineux.

5e puissance pétrolière mondiale

Sa position est la suivante. Bien des forêts sont disparues avant celle de l’Amazonie. Nous voulons préserver celle-là précisément à cause de notre conscience du risque. Donc, nous devrions prendre la décision, analogue, de laisser dans le sol la quantité phénoménale de CO2 présente dans les sables bitumineux.

L’exploitation de cette ressource, non seulement repousse l’heure de l’indispensable transition hors de l’ère du pétrole, mais permet de dégager une telle quantité supplémentaire de carbone que tout objectif de réduction globale des émissions devient hors de portée.

L’argument est novateur. Du moins, votre blogueur favori ne l’avait jamais entendu. De toute évidence, il ne sera pas suivi d’effet. Le pétrole albertain sera exploité, le pipeline sera construit, le CO2 enchâssé dans le sol canadien sera libéré.

En fait, Stephen Harper promet que le Canada sera bientôt une « superpuissance énergétique ». Le ministre albertain de l’énergie, Ron Liepert, affirmait ce printemps que son gouvernement allait « toutes voiles dehors » chercher de nouveaux marchés, y compris chinois, pour « vendre chaque goutte » de pétrole provenant des sables.

La consommation de ce pétrole s’ajoutera à l’augmentation générale de combustion des énergies fossiles au Nord comme au Sud (seule l’Europe réduit de manière absolue ses émissions — apparemment en pure perte).

Il s’agit donc d’un débat théorique. Mais il mène McKibben à une bonne question:

Le monde resterait-il silencieux si, comme le fait le gouvernement canadien avec les sables bitumineux, la présidente brésilien promettait de trouver de nouveaux marchés pour faire en sorte de « vendre chaque copeau de bois » disponible en son pays et de le vendre ? C’est difficile à imaginer.

*  *  *

J’ai un post-scriptum à ajouter. L’Edmonton Journal rapportait en janvier qu’environ 500 Albertains ont donné chacun 100$ à une famille d’Edmonton qui s’est établie sur la côte amazonienne. Pourquoi ? Pour reboiser.

Fin du post-scriptum.

Les commentaires sont fermés.

Si l’Amazonie était l’Alberta, les Amazoniens seraient plus riches, vivraient plus vieux, auraient moins de mortalité infantile et ils seraient plus libres. Bref, ce serait la catastrophe!

Si Bill McKibben ne veut pas du pétrole albertain tant pis, sans le pipeline on vendra notre pétrole à la chine (il y a déjà des rapprochement en ce sens).

Et pendant ce temps, Bill McKibben achètera son pétrole de pays qui supportent le terrorisme, exécutent les homosexuels et lapident des femmes. La gauche semble avoir un faible pour ces pays…

Comment espérer qu’un gouvernement composé de membres soutenant le créationnisme soit capable comprendre les enjeux réels de l’exploitation des sables bitumineux ?

Avant de s’éteindre, de disparaître de la surface de la planète, les dinosaures y ont régné. Si nous ne pouvons pas leur faire comprendre le bon sens, nous devrons les faire disparaître de la scène politique.

Et ce sont des idées et des commentaires comme ceux de McKibben qui pourraient faire avancer les choses.

«Il y a certains chefs qu’on suit d’autant plus aveuglément qu’il faut être aveugle pour les suivre.»
[Gérard de Rohan Chabot]

@David

« Si l’Amazonie était l’Alberta, les Amazoniens seraient plus riches, vivraient plus vieux, auraient moins de mortalité infantile et ils seraient plus libres. Bref, ce serait la catastrophe! »

Quoi!?! Êtes-vous en train de dire que les Amazoniens ne devraient pas être riches? Êtes-vous en train de nous dire que les Amazoniens doivent rester pauvres?

Vous êtes franchement dégoûtant.

« Et pendant ce temps, Bill McKibben achètera son pétrole de pays qui supportent le terrorisme, exécutent les homosexuels et lapident des femmes »

Aux dernières nouvelles, les très à droite Américains supportent les Émirats arabes et l’Arabie Saoudite. Les Américains ont aussi supporté les moudjahidines et autres fanatiques du genre. Disons qu’ils ne font guère mieux.

Pour ce qui est des homosexuels, les très à droite Américains sont encore réticents à légaliser le mariage homosexuel. Pour un peuple dit libre et civilisé, c’est minable.

En passant, vos chers Conservateurs sont des créationnistes homophobes.

Alors, arrêtez de jouer les vertueux en associant, comme un vulgaire démagogue, la gauche au terrorisme et à l’homophobie. Tout ça parce que vous n’êtes même pas capable de nous donner de véritables arguments en faveur des sables bitumineux.

PS: J’oubliais….

Vous démonisez la gauche qui semble avoir un faible pour les pays terroristes, etc.. Mais, du même coup, vous vous réjouissez que l’Alberta fasse affaire avec la Chine: pays pseudo-communiste, dictatorial, contre la liberté de presse et qui pratique la torture.

Bravo!

De toutes façons, vous ne semblez pas avoir compris que Bill McKibben veut qu’on se débarrasse du pétrole. Votre dernier paragraphe a tout simplement aucun rapport, mise à part de propager des insanités.

L’Alberta n’est définitivement pas kosher du point de vue du carbon footprint… L’élevage du bétail est une grande source de CH4 et de CO2.

Pourquoi aller si loin et vous en prendre encore à l’Alberta, source de notre enrichissement collectif québécois, alors que nous avons ici même, au Québec, un exemple factuel et fondé du genre de « gestion environnementale » dont nous, Québécois, sommes capables?

Enfin bref, si la forêt amazonienne avait été au Québec collectiviste Monsieur Lisée que lui serait-il arrivé?

Richard Desjardins vous en donne un indice dans sa sortie sur NOTRE forêt boréale: un désastre écologique épouvantable! NOTRE forêt a été saignée à blanc. Et le fédéral n’y est pour RIEN!!! On a fait tout ça tout seuls Monsieur Lisée…comme des grands!

Heureusement que la forêt amazonienne EST en Amazonie et non au Québec parce que dans ce cas, nous aurions manqué d’arbres depuis belle lurette.

Je pense que monsieur McKibben a raison, mais je pense qu’il a tort aussi.

Son raisonnement est juste, lorsqu’il décrit les conséquences de l’utilisation du pétrole et cela le conduit essentiellement à souhaiter que nous cessions d’utiliser le pétrole. Ce n’est qu’une version de plus du mantra intitulé «vive la vertu».

La question est de savoir comment on pourra se libérer du pétrole de façon à ce que son utilisation ne soit plus le moteur du développement débridé de cette industrie ?

La seule réponse est sans doute quand nous disposerons d’énergies alternatives. Et ça passe par la découverte et le développement de technologies nouvelles.

Quand nous y serons, ce jour-là on pourra cesser de s’inquiéter. Pas avant.

Alors l’autre question c’est où sont les opportunités d’investissements dans l’innovation énergétique ?

Parce que si on s’attends à ce que le commerce freine volontairement son développement axé sur l’utilisation sans frein de l’énergie sale, on se leurre.

Et si on s’attends à ce que les politiciens qui sont à la remorque du capital mettent un frein efficace au saccage de l’environnement, on se trompe aussi très lourdement.

Les raisonnements ambiants qui président à la situation actuelle et au désastre anticipé sont malheureusement calqués sur ceux du commentaire numéro 1 ici.

@David

Fort ton argumentaire. Comme ça, être pour la protection de la forêt amazonienne revient à encourager le terrorisme. C’est drôle mais dit comme ça c’est pas très crédible.

David, David…

À part le mépris, qu’avez-vous à offrir?

De plus, vous parlez comme si garder la forêt amazonienne était une catastrophe, sérieusement, croyez-vous que votre analogie a un quelconque poids?

Variations sur une parole divine: Tournez vos doigts sept fois avant de taper!

P.S. À moins que vous soyez un écologiste qui se travesti en droitiste pour mieux exprimer une vision passéiste digne du IXXe s. et sans substance dans les arguments, alors là vous faites un travail merveilleux!

Je ne comprends pas le problème avec les sables bitumineux.
L’exploitation des sables de l’Alberta, est la plus grande entreprise de DÉ-POLLUTION au monde: on prend du sable pollué avec du bitume, on le lave pour le débarrasser du polluant, puis on remet le sable propre à sa place! Le terrain devient constructible et prend de la valeur…Quant au bitume, il faut bien en faire quelque chose: autant le vendre!…
Bien sûr, il y a ici et là des zônes limitées de pollution; mais, que penseriez vous si quelqu’un vient chez vous quand vous balayez, et que, en voyant les petits amoncellements de poussière vous disait : « Arrête de balayer, tu salis partout! »…
Quant au problème du CO2, il n’est pas clair que l’Humanité soit responsable de l’élévation du niveau des GES dans l’athmosphère : les volcans ont leur part aussi… Et si le soleil fait des siennes en se mettant en sommeil, comme le suggère certains scientifiques, le réchauffement de la planète va devenir un rêve!…

(OK, je suis peut-être de mauvaise foi, ou pas!…)

Mais ne vous en faites donc pas tant!

La «Canadian Association of Petroleum Producers (CAPP)» inondent les médias de publicités vantant leurs efforts afin de rendre le pétrole extrait des «tar sands» comme devenant de plus en plus propre.

Il y a même une pétrolière qui nous vend de l’essence «propre», plus «propre» et super «propre».

Selon la CAPP, la technologie fera en sorte de réduire à néant les effets négatifs de l’extraction du pétrole des sables bitumineux.

N’est-ce pas rassurant?
Alors, pourquoi s’en faire?
Ne soyez pas aussi préoccupé, c’est pas bon pour votre tension artérielle, y’a pas de quoi fouetter un chat…

Laissons donc les vertueuses industries pétrolières faire leur travail et engranger les profits. Selon nos amis libertariens, c’est mêmes profits finirons par atterrir dans nos poches, pas dans celles des actionnaires de ces mêmes compagnies. Car les actionnaires vont dépenser leurs richesses et toutes ces dépenses vont bénéficier au plus grand nombre. Je surveille de près mon compte bancaire…

Non, mais, faut-y pas être dupe! Comme si ceux qui s’enrichissent ne cesseront pas d’accumuler leur pécule dans des paradis fiscaux pour s’éluder de leurs obligations de citoyen et faire de l’évasion fiscale.

Slogan: «Les sables bitumineux de l’Athabaska: pour un avenir sans lendemain»

Conservateurs®, libéraux® ou même NPD® au pouvoir, ce merdique pétrole® là, qui attend d’être extrait, vendu et brûlé par nos bons soins de canadiens® bien pensants, participe à un désolant mais irreversible «instinct de mort®» global. La carotte® ($$$) semble trop bonne pour qu’on prenne la peine de voir qu’elle est suspendue au dessus d’un précipice®… mioum mioum…(Et je mets des ® partout pour «vendu dans tout les bons magasins»)…

La cause majeure de la déforestation amazonienne, c’est la pauvreté. Si vous remarque, les coupes à blanc au Canada, si elle existent encore, sont extrêmement rares

La même logique s’applique à propos des gaz de schiste. Les pays développés, à travers l’ONU, s’évertuent présentement à la mise en place d’un mécanisme d’atténuation des changements climatiques visant la Réduction des Émissions attribuables à la Déforestation et à la Dégradation des forêts (REDD) ayant cours surtout dans les pays en voie de développement en zone tropicale. Si l’application du REDD est très complexe, le principe est assez simple: pour toute forêt dont on connait les stocks de carbone (on sait assez bien comment les mesurer et estimer) et qui est la proie potentielle ou historique d’une déforestation ou d’une dégradation, il est du coup possible de quantifier les émissions de carbone évitées si des mesures concrètes, réelles et vérifiables font en sorte que l’imminente déforestation ou dégradation soit évitée. Tout un marché se met en place pour financer et valoriser les actions REDD. Pendant ce temps, ces mêmes pays développés s’apprêtent à rendre possibles des émissions colossales de carbone provenant de réservoirs dont on peut également mesurer et estimer les volumes de combustibles fossiles. Là aussi il serait complexe d’éviter ces émissions, d’autant que ça touche le névralgique secteur énergétique, mais reste que, encore une fois, les enjeux du sud semblent moins embarrassants que ceux du nord…

Le Canada a les deuxièmes plus importantes réserves de pétrole au monde! Pourtant, nous, comme Canadiens, on n’en profite pas une minute!
Notre pétrole vient de l’Algérie et le prix est fixé par le marché à NY.

Plus colonisés, tu meurs

@ Kevin

En passant tu es familier avec la notion d’ironie ?

Quelle question, bien sûr que si.

Parce que quand tu as comparé le traitement des homosexuel au Canada & États-Unis à l’Iran tu devais obligatoirement faire de l’ironie… Sans quoi…

@ marc-antoine

Attention mon cher…

Je ne dis pas que ceux qui sont contre la déforestation de l’Amazonie sont pour le terrorisme. Je dis que ceux qui sont contre le pétrole éthique de l’alberta sont pour le terrorisme, c’est très différent.

Que ça plaise ou non à la clique du Plateau, nous avons besoin de pétrole. Le pétrole vénézuélien contient de la censure, le pétrole saoudien contient de l’homophobie, le pétrole iranien contient de l’antisémitisme, le pétrole libyen contient de la dictature et le pétrole albertain contient… de la liberté !

@ Nicolas Paillard

Je dénonce les forces réactionnaires de la gauche qui, en prétendant protéger la nature, n’ont AUCUN problème a laisser souffrir les humain. Ce mouvement est contre le progrès à tout prix, même si cela signifie que des gens aient à souffrir au nom de leur idéologie.

Ahhh les bien pensants québécois. Vive la blogosphère!

Comment est-ce qu’on réagirait si le monde venait nous dire comment gérer nos rivières?

La vérité, c’est qu’on se pense bien bon au Québec avec notre énergie propre. Le problème c’est qu’on a aucun mérite. C’est comme la belle fille fière d’être jolie. Elle n’a pas compris qu’elle n’a aucun mérite? Qu’elle a simplement été chanceuse à la loterie de la vie?

Le Québec a juste été chanceux d’avoir autant d’eau douce et de richesses naturelles sur son territoire. Ça ne lui donne pas le droit de faire la morale, surtout en considérant que nous ne sommes pas les plus petits consommateurs d’eau et d’énergie de la planète.

Non mais c’est vrai, on fait tellement mieux ici avec notre secteur minier, hein? Les albertains devraient prendre exemple, non? Non? C’est ce que je me disais aussi ….

J’espère que le prix du pétrole continuera à croître. Plus il s’approchera d’un certain seuil que les économistes pourraient identifier (et ils l’ont sans doute fait déjà), plus on développera des alternatives au pétrole.

Nos gouvernements, s’ils avaient du courage, n’hésiteraient pas augmenter significativement les taxes sur l’essence tout en encourageant, par tous les moyens, la recherche et le développement d’alternatives au pétrole.

Chaque baril de pétrole qui reste en terre est une victoire pour la planète, pour la société, pour le progrès, bref pour notre qualité de vie.

«Ce ne sont pas les études de marché sur la lampe à huile qui ont permis l’invention de l’électricité.»
[Daniel Jouve]

@David

Effectivement, la comparaison entre le pétrole albertain et la forêt amazonienne est boiteuse… et vous avez trouvez le moyen d’être plus boiteux en affirmant que la gauche a un faible pour les pays arabes producteurs de pétrole!!!!

P.S.: Bonne idée, que les albertains vendent leurs pétrole aux communistes chinois!

@Francois 1

« l’Alberta, source de notre enrichissement collectif québécois »

Et bien, on pratique la simplicité volontaire là!

@Pierre Terrail

Comme la nature a horreur du vide et que rien ne se crée, rien ne se perd, dépolluons le sable en polluant l’eau!

@lemoutongris

Effectivement, les pauvres brésiliennes étaient tellement pauvres… qu’ils ont mangés leurs arbres!

@JFBoucher:
« il est du coup possible de quantifier les émissions de carbone évitées si des mesures concrètes, réelles et vérifiables font en sorte que l’imminente déforestation ou dégradation soit évitée. »

Plutôt que de parler de « émissions de carbone évitées », ne devrait-on pas parler de « émissions de carbone remises à plus tard »?

En effet, ces arbres vont inévitablement mourir un jour ou l’autre, et libérer leur carbone. Sur une échelle de temps de quelques centaines d’années, on ne sauve donc pas grand chose en refusant de récolter la forêt.

Il faut simplement s’assurer de remplacer chaque arbre récolté par un nouvel arbre, qui lui, capturera le carbone libéré par le premier. Malheureusement, je ne crois pas que l’on pratique cela dans les forêts amazoniennes.

@legorf

« Le Québec a juste été chanceux d’avoir autant d’eau douce et de richesses naturelles sur son territoire. Ça ne lui donne pas le droit de faire la morale »

Le Canada a lui seul détient le 3/4 de l’eau douce planétaire. Le Canada en entier a la même chance que le Québec. Or, il semble qu’il y ait seulement le Québec et quelque peu la Colombie-Britannique qui utilisent cette chance. Oui, on peut prendre le mérite.

@David

Le pétrole albertain contient du créationnisme, de l’homophobie, de la répression, de mépris à la démocratie. Arrêtez de jouer au vertueux.

@Pierre Terrail

« L’exploitation des sables de l’Alberta, est la plus grande entreprise de DÉ-POLLUTION au monde: on prend du sable pollué avec du bitume, on le lave pour le débarrasser du polluant, puis on remet le sable propre à sa place! »

Les sables bitumineux en tant que telle ne sont pas polluants. Ces sables sont intégrés à l’écosystème, il ne cause aucun tort à la nature. C’est en extrayant le bitume que vient le problème. Ce bitume est fait pour rester à sa place, une fois déplacé, il devient néfaste.

Des solutions au pétrole, ce n’est pas ce qui manque. La voiture électrique performante a été créé il y a quelques années, mais cette invention a été rapidement caché. Un inventeur québécois, dans les années 90 avait trouvé le moyen de créer suffisamment d’énergie à partir de la rotation des roues pour alimenter une voiture. On lui a dit d’abandonner ce projet. Le Japon a repris ce concept cette année et on crée une voiture pouvant aller jusqu’à 300 km/h.

Tous les pays côtiers pourraient vivre de l’énergie marémotrice. Une énergie tout simplement infini. La Terre contient en ce moment suffisamment d’énergie géothermique pour alimenter abondamment tous les humains pendant 4000 ans. Et puisque les entrailles de la Terre se réchauffe sans cesse, c’est une autre source infinie. L’énergie éolienne et l’énergie solaire sont d’autres sources d’énergie infini.

À côté de tout ça, même notre hydroélectricité renouvelable n’est pas considérée comme propre.

On a déjà des solutions de rechange pour les hydrocarbures et on a la technologie nécessaire, mais on continue dans la même voie de pétrole pour répondre aux intérêts égoïstes des puissants de ce monde.

@ Benton

Ma comparaison est boiteuse ?

Alors je suis très troublé de constater que tu considères que les pays du Moyen-Orients sont des démocraties respectables…

Parce que ta remarque implique nécessairement cela.

« Effectivement, les pauvres brésiliennes étaient tellement pauvres… qu’ils ont mangés leurs arbres! »

Hein? C’est quoi le rapport? la déforestation a lieu pour se trouver un terrain pas cher ou vivre

@ Denis Drouin

Chaque baril de pétrole qui reste dans la terre à cause des décision idéologique d’un politiciens rapproche l’homme du moyen-âge.

L’écologisme est une doctrine réactionnaire dangereuses car elle n’a aucune considération pour l’homme qu’elle voit comme un ennemie. Parlez-en à Al Gore qui veut que l’ONU limite le nombre de naissances.

@David

Comme d’habitude, vous fabulez sur ce que j’ai écris puisque mon commentaire n’implique absolument rien du tout, encore moins que les pays du Moyen-Orients sont des démocraties respectables!?!?!?

Devant une tel cohérence de votre pensée, je ne sais pas ce que vous fumez….

@lemoutongris

Au Brésil, les pauvres n’ont pas l’équipement nécessaire pour abattre des arbres, et dans la jungle amazonienne, ce n’est pas des épinettes!!!

Tout le monde savent que les pauvres du Brésil s’installent plutôt dans les lieux déjà déboisés… comme dans le bidonvilles!!!!

@ Benton

J’adore quand tu dis (et je cite): « mon commentaire n’implique absolument rien du tout »

Ça j’avais déjà compris depuis un bout 🙂

Mais essaye d’écrire un commentaire qui veut dire quelque chose en répondant à cette question.

Sachant que nous avons besoin de pétrole, est-il préférable de l’acheter de l’Alberta, une terre de liberté, ou de l’Iran, une terre de tyrannie ?

« Chaque baril de pétrole qui reste dans la terre à cause des décision idéologique d’un politiciens rapproche l’homme du moyen-âge. »

Chaque baril de pétrole ou chaque baril de gaz de schiste extrait du sous-sol rend plus difficile le développement d’énergies vertes et moins polluantes.
Donc nous éloigne du XXIe siècle.

@ David

Si vous regardez l’histoire, le chemin de la solution la moins souffrante mène généralement à la catastrophe ou simplement à l’asservissement de ceux qui empruntent la voie ardue.

Qu’auriez vous pensé d’une Grande-Bretagne qui aurait laissé tombé la France (que dis-je l’Europe) pendant la seconde guerre mondiale?

Qu’auriez-vous pensé d’un Québec des années 1970 qui n’aurait pas investi pour développer Hydro-Québec?

Qu’auriez-vous pensé des États-Unis s’ils ne s’étaient pas soulevés contre les britanniques?

Dans tous ces cas, des sacrifices ont été faits, des efforts donnés et la voie ardue empruntée. Mais dans tous ces cas, les nations s’en sont trouvée grandie et l’histoire retiendra ces efforts comme étant les bons choix.

Que voulez-vous qu’on retienne de vous, celui qui choisi la voie de la facilité passive ou celui qui relève les défis pour avancer?

Alors comme la majorité des preuves scientifiques nous annoncent une catastrophe écologique si on n’agit pas maintenant, il serait peut-être temps de se relever les manches et aller de l’avant avec des solutions moins polluantes et garder la tête haute face aux générations futures. Lorsque nos enfants hériterons d’une Terre souillées, n’allez pas croire qu’ils seront compréhensifs face aux choix que nous faisons. Nous seront la honte des futures générations, un peu comme les barbares à l’origine du moyen-âge (dark age en anglais, ce qui est assez révélateur).

L’antiquité avait laissé une quantité phénoménale de connaissance (philosophie, littérature, commerce, etc.) tout ça a été pillé par des bandes de barbares et tout est tombé dans l’oubli. Si ce n’avait été de Constatinople, presque rien ne serait resté. Maintenant, c’est la planète notre trésor et nous serons vus comme ceux ayant pillé et souillé ce trésor. Trésor, parce qu’il ne s’en trouve pas de pareille assez proche pour aller rester, alors, un peu comme on entretient sa maison, il faudrait peut-être entretenir sa planète et envoyer ceux qui fument fumer dehors…

@ lemoutongris
Vous avez écrit le juillet 7, 2011 à 14:32
_____
Hein? C’est quoi le rapport? la déforestation a lieu pour se trouver un terrain pas cher ou vivre
_____

Informez-vous, la déforestation est principalement faite par les producteurs agricole pour se faire des pâturages. Le Brésil est un des leaders mondiaux de l’exportation de boeuf.

Mais la déforestation a aussi son lot de problèmes, la terre n’étant plus retenue par la forêt, se trouve dans un état fragile. On assiste à des glissements de terrain et un appauvrissement de la qualité de ladite terre par une production intensive sans répit. Bref, dans 10 ou 20 ans, les terres jadis verdoyantes auront laissé place à une terre pauvre. La richesse de jadis aura été dilapidée rapidement au profits de quelques riches et d’une population pendant un temps, ne laissant que pauvreté aux générations suivantes. Bref un exemple frappant du génie humain à la pensée courte (c’est de l’ironie).

L’humain est capable de grandes choses, mais un grand pouvoir implique de grandes responsabilités…

@GastonDeGatineau
La déforestation et la dégradation des forêts mènent à des pertes permanentes de puits de carbone. C’est un peu comme si on fermait de façon définitive une usine à capter du CO2. Les puits de carbone naturelles à l’échelle globale (océans et écosystèmes terrestres) permettent de capter de façon continue environ de 50 à 60% des émissions anthropiques annuelles, sans efforts particuliers. Des mesures particulières d’augmentation de la capacité de puits terrestres pourraient augmenter d’un autre 15% les absorptions de GES, selon les dernières estimations du GIEC. Le REDD vise spécifiquement de telles mesures en évitant concrètement la perte de puits de carbone. Si le sujet vous intéresse, je vous invite à jeter un coup d’oeil à un tout nouveau programme d’enseignement à distance (5 cours en webdiffusion) portant sur la Gestion durable du carbone forestier offert à l’UQAC (http://programmes.uqac.ca/0533) et dont je suis l’un des responsables. Toutes ces considérations touchant le cycle du carbone, les changements climatiques et la gestion des GES y sont traitées en profondeur!

lemoutongris

«Hein? C’est quoi le rapport? la déforestation a lieu pour se trouver un terrain pas cher ou vivre»

Exact! Les paysans sont chassés de leurs terres au profit des compagnies occidentales, alors ils doivent déboiser pour cultiver et survivre. Et quand les paysans se révoltent et s’organisent, on les traite de communistes et on envoie les escadrons de la mort pour régler le problème.

« Le Brésil est un des leaders mondiaux de l’exportation de boeuf. »

Apparemment surtout pour les macdo.

Les plus populaires