Étudiants : les victoires de la grève

Toute une saison de pub pour l'éducation supérieure

À mon avis, la grande grève étudiante de 2012 aura été couronnée de victoires. Enfin, pas de « la » victoire, en ce sens que rien n’indique encore que le gouvernement cédera sur la revendication centrale : l’annulation de la hausse des droits de scolarité de 75 % en cinq ans.

Mais je compte au moins cinq avantages collatéraux au mouvement qui vient de déferler sur le Québec.

Une super-pub pour l’éducation supérieure. L’université doit être un outil de mobilité sociale. Mais contrairement à nos voisins de tradition protestante, le Québec catholique, méfiant des élites, a mis longtemps avant que ses classes laborieuses intègrent l’importance de l’éducation supérieure. Et les moins nantis d’entre nous surestiment encore les coûts de l’université et en sous-estiment les bénéfices. Voilà pourquoi il est imprudent d’alourdir les barrières tarifaires à l’entrée. (À mon avis, on ne devrait rien payer pendant ses études, puis rembourser les deux tiers du coût réel de sa formation lorsque — et seulement si — on devient un haut salarié, comme je l’explique ici.)

Quel message les centaines de milliers d’étudiants — et tous les acteurs publics québécois, quelle qu’ait été leur position dans ce débat — ont-ils envoyé au reste de la société depuis 10 semaines ?

Celui-ci : l’éducation supérieure est un bien précieux, à préserver, à financer. Elle a été valorisée pendant toute une saison. C’est déjà ça de pris.

Des leaders modèles. Vous les avez entendus cent fois, les leaders de la CLASSE, de la FEUQ et de la FECQ. Rien à voir avec la langue pâteuse et relâchée du tsé-veux-dire. Leur langage est clair, précis, grammaticalement et syntaxiquement correct. Ils ont l’attitude de ceux qui savent ce qu’ils font, où ils vont, comment s’y prendre. Il y a du théâtre dans tout ça, évidemment.

Mais il y a surtout, pour les centaines de milliers d’étudiants, des modèles. Voilà comment on se tient quand on est un leader étudiant. Voilà comment on parle. Voilà qui on choisit. Voilà ce que notre école peut produire.

Et puisque les leaders étudiants d’aujourd’hui sont toujours nos ministres de demain, on sent là une relève qui promet.

L’école de la démocratie. Réfléchissez un instant au degré d’organisation nécessaire pour mobiliser ces troupes, les déplacer, les informer, les coordonner. Au travail, mais aussi à la pensée stratégique et tactique nécessaire pour tenir les assemblées générales dans chaque établissement, argumenter pour ou contre la grève, savoir jusqu’où aller. Savoir quand monter le ton, quand le baisser. Gérer l’enthousiasme, puis la déception.

Combien de « compétences transversales » ont mises à contribution les quelques milliers de nouveaux militants étudiants formés dans le feu de cette action ? Et chez les 200 000 autres qui y participent d’une façon ou d’une autre et qui sont — pour la première et souvent la seule fois — immergés dans une action collective ?

Ils étaient étudiants, ils sont devenus citoyens. Collectivement, ils sont descendus dans la rue, ont attiré l’attention, ont modulé le réel. Ils sont devenus quelqu’un dans la cité. Et même s’ils devaient retourner, penauds, à leurs cours et à leurs droits de scolarité majorés, bon nombre d’entre eux auront été marqués à vie par cet engagement et seront — c’est mon espoir — moins prompts à de désengager à l’avenir.

Une victoire esthétique. Le mouvement étudiant de 2012 a procédé à une expropriation, celle de la couleur rouge. Elle était jusqu’ici associée, chez nous, au Canada et aux libéraux. Tout un exploit que de prendre la teinte de l’adversaire, qui se retrouve ainsi décoloré, affadi, vaincu, au moins sur le terrain esthétique.

Les citoyens québécois du monde. Ils ont manifesté à Trois-Rivières et à Sherbrooke, mais leur mouvement s’est voulu frère de combats plus larges. Le savoureux jeu de mots « printemps érable » (attention alertinternautes : quelqu’un connaît la première utilisation de l’expression ?)  incarne cette fusion du mondial et du local (le glocal, en anglais).

Charest n’est pas Assad, loin s’en faut. Mais les grandes manifs participent de la volonté d’être entendu par les puissants, de devenir puissant soi-même. Plus : dans le sillon du mouvement Occupy de l’automne, et additionné à la vague humaine du Jour de la Terre, le combat sur les droits de scolarité est l’expression d’un refus de la marchandisation de la société.

Un « ça va faire ! » à l’omniprésence du signe de piastre. Une volonté de respirer autre chose que des colonnes de chiffres. Il n’y a pas que de la naïveté dans ce sentiment. Il y a une saine résistance à l’aplatissement des valeurs sous le rouleau compresseur des gestionnaires.

*   *   *

Maintenant, vous êtes prêts ? Comptez :

Les commentaires sont fermés.

M. Lisée,

Vous êtes un indécrottable optimiste, vous verriez du positif dans le pire des merdiers.

C’est sans doute un peu pourquoi j’aime tant vous lire.

Les négos étudiants vs gouvernement :

Tout se déroule selon le scénario imaginé par le PLQ. Je suis de plus en plus convaincu que la CLASSE agit en sous-main du PLQ pour que le public appuie le gouvernement. Charest s’en servira ensuite pour déclencher des élections sur le dos des étudiants et faire oublier à notre bon peuple de dodos de l’Île Maurice la faillite de sa gestion.

Votre commentaire présente un salutaire contraste avec l’humeur de déprime collective qui fait suite à l’arrêt des négociations de cet après-midi. Merci de garder cette distance critique, cette perspective historique, même dans les moments de crise. Vous m’impressionnez. Le Québec a besoin de vous.

Merci pour ce texte positif et encourageant! Merci au nom des étudiants militants, des profs et des citoyens qui les soutiennent: même si leur cause n’est pas encore gagnée, ils sont des vainqueurs dans nos cœurs!

La grève m’a plus appris sur la vie, la société, la politique et les médias que mes cours de communication politique.

Depuis onze semaines, des dizaines de millier d’étudiants sont à l’école de la démocratie et de l’engagement civique.

Malheureusement, par sa condescendance, son mépris, son refus de négocier et par son irresponsabilité, le gouvernement décourage la jeunesse et en ajoute au cynisme ambiant.

Dans le fond, c’est ce que souhaite le gouvernement. Une jeunesse désengagée qui engendrera une génération désengagée, ce qui laissera la voix libre au corrompu multimillionnaire pour s’en mettre plein les poches sur notre dos.

« Une victoire esthétique…Elle était jusqu’ici associée, chez nous, au Canada et aux libéraux. Tout un exploit que de prendre la teinte de l’adversaire… »

Le Canada est l’adversaire du mouvement étudiant?!?

Monsieur Lisée, vous nous faites du bien. Continuez d’écrire et d’analyser car, ce soir, moi j’en ai bien besoin après ce que la ministre vient de faire. Faites-moi voir le côté positif que cette impression de recul de 40 ans en arrière s’en aille! J’ai tellement peur pour nos jeunes! J’ai peur que la violence devienne leur réponse, que tout ça soit planifié d’avance pour gagner des élections en faisant peur à la population et qu’il réussisse à passer son plan noir dans le Nord de cette façon-là. Je suis vraiment triste, c’est pas une image.

« Et même s’ils devaient retourner, penauds, à leurs cours et à leurs droits de scolarité majorés, bon nombre d’entre eux auront été marqués à vie par cet engagement et seront — c’est mon espoir — moins prompts à de désengager à l’avenir. »

Et c’est ici que vous vous trompez monsieur Lisée comme plusieurs intellectuels vous banalisez les risques inhérents à une défaite.
Personnellement je vois Charest avec l’appui des Boomers et l’indifférence de nombreux intellectuels organiser le sacrifice de l’engagement et de l’espoir d’une génération. Je dirai bêtement que c’est de tradition ici.
Réveillez-vous monsieur Lisée et utilisez votre tribune pour contrer cette catastrophe plutôt que de prêcher le positivisme.

À voir et à entendre les leaders étudiants, je suis confiante dans l’avenir du Québec… Une société qui « engendre » de tels jeunes ne peut mourir !

Vous êtes vraiment un communiste bien engagé et Gabriel Nadeau-Dubois un être intellectuellement malhonnête utilisée.

L`éducation supérieur devrait être résevé aux vrais sciences et non pas aux sciences sôôôciales qui servent juste à former des révolutionnaires communistes. On devrait remplacer ça par des cours de savoir vivre et de service militaire. Ça serait 100 plus utile à la société.

Le Québec commence à frapper le mur des finances publiques et c`est juste le début qu`on voit là. Et ces révolutionnaires communistes vont rempirer les choses et pousser le Québec encore plus profondément dans le désastre économique et sociale.

Pour votre question sur l’origine de Printemps Érable, cela vient de mon ami Stéphane Plante, qui écrit pour bazzo.tv

À moins d’erreur, « Printemps érable » vient d’une série d’affiches et de sérigraphies produites par le groupe L’École de la Montagne Rouge.

Je suis fort émue de lire ce billet, Monsieur Lisée. Je pense en effet qu’il y a des victoires, vous en identifiez quelques-unes. Pour ma part, je trouve que d’avoir redécouvert la force de la solidarité en est une autre.

Avoir démontré un courage peu commun devant les difficultés, le poivre et la matraque, en est un autre. Ces jeunes font la leçon à plusieurs. Dire que certains les qualifient d’enfants-rois pour les discréditer! Je trouve qu’au contraire, ils font preuve d’une grande abnégation et ont su mettre leur cause bien avant le confort de leur petite personne. Certains ont même mis leur intégrité physique en péril.

J’ajouterais que leurs capacités en terme de communication excèdent ce qu’on peut voir au niveau du gouvernement. Ils arrivent à démanteler, un à un, tous les arguments de la Ministre et ses faux-fuyants. Ç’en est sidérant.

Nous avons là effectivement une relève de grand talent.

Je le dis depuis le début de cette grève : la ministre est en train de faire de nous des militants acharnés.

Il y a déjà des commités post-grève qui se mettent sur pied afin d’investir d’autres causes sociales : plan nord et amérindiens, travailleurs délocalisés, mouvement des indignés, etc.

Le carré rouge est inclusif et ne disparaitra pas après la grève. Notre effervescence est trop puissante pour s’éteindre.

Merci mme Beauchamp d’avoir sorti mes camarades de leur torpeur : ils étaient apolitiques, ils ne le sont plus.

Bravo! Qui aurait cru que ce gouvernement puisse en bout de course léguer un héritage social!

Excellent texte!

Concernant l’utilisation jeu de mots « printemps
érable », au risque de faire erreur, je l’attribuerait
à @PacoLebel sur Twitter ou de Yves Pelletier…
Mais faites le savoir si je me trompe.

David

Bonjour M Lisée,

Un Mots pour vous dire que j,ai lu d’un bout à l’autre votre blogue d,aujourd’hui. Je tenais à votre dire mon appréciation de cet article de fond.
Voir de Prise de position..;-)

Cette « Vision » des résultantes à ce jours en capitalisant sur Les Victoires acquises.. Je vous dis: Bravo!

Trop de blogue ou nouvelles des réseaux « Empire », radio et télé Tentent de nous faire avaler des opinions… LEURS opinions ..(réflètant leurs ambitions parfois Politiques..)

Enfin ici.. si influence il y a.. Elle semblent émaner de Vous comme « Personne » Plustyôt que des proprio de votre magazine/employeur..

À Ce Moment, vous vous comportez comme un Citoyen qui Utilise son droits de Paroles pour exprimer Ses opinions .. Peu le font, alors sa mérite des félicitation!

Pierre Laferrière

Le temps est venu de débattre de nos universités.

Voulons-nous la gratuité scolaire?
Devons-nous nous donner la gratuité scolaire?
Que coûterait la gratuité scolaire? Comment la financerions-nous?
Nos universités sont-elles bien gérées?
Nos universités remplissent-elles la mission qui est sensée être la leur?
Quelle est la mission première de l’université? l’enseignement? la recherche? la recherche appliquée?
Et c’est à la société de décider des orientations qu’elle veut bien se donner.

merci, merci, merci monsieur Lisée
Je suis contente que vous existiez et que vous écriviez. Si vous n’étiez pas là il faudrait vous inventer. Comme vous êtes là, il faudrait qu’il y ait plusieurs analystes/chercheurs/chroniqueurs/etc comme vous. Cette façon que vous avez d’être optimiste et intelligent nous fait du bien.

Par contre,la grande défaite de cette grève fut de s’être embourbée ou de s’être fait embourbée dans la violence voire d’avoir appauvri le sens de la désobéissance civile en y recourant abusivement. Le Québec n’est pas l’Alabama de Martin Luther King et l’Inde colonial de Gandhi. Dommage.

Alors qu’il est reconnu que l’investissement public dans la matière grise chez le plus grand nombre d’individus sans égard à leur portefeuille personnel, apporte collectivement des bienfaits socio-économiques multiples chez une collectivité, en effet, nous devons tous nous réjouir, indépendamment de nos allégeances idéologiques et politiques, de cette démonstration remarquable d’étudiant(e)s engagés à la préservation de nos acquis en matières d’éducation, notamment l’accès aux études supérieures pour tous et toutes ayant le talent et le désir d’y accéder sans égard à l’épaisseur de leur portefeuille, ne faisant pas d’un droit pour tous qu’un privilège accordé aux portefeuilles les mieux garnis, comme cela était du temps de la Grande noirceur.

Que cette responsabilité citoyenne soit aussi exemplairement assumée par notre très belle jeunesse étudiante en de nombreuses causes, surtout celle contre cette autre dérive de John James qu’est la braderie de nos richesses naturelles, ne serait-ce pas merveilleux ?

Le mouvement étudiant doit aussi empêcher l’accomplissement d’un dessein infâme par le balourd John James et ses laquais loyalement serviles, soit celui de faire de la Province of Kwibek déjà coloniale, en plus aussi une République bananière.

Voilà la signification réelle de la lutte actuelle menée par le mouvement étudiant, lutte dont le John James et ses TIZAMIS se sont moqués lors de la tenue du Salon Plan nord le weekend dernier.

Quels voisins quelle est la proportion de vos voisins qui sont immigrants et d’ou viennent-ils?

http://www.montrealgazette.com/life/Immigrants+remaking+Canada+religious+face+surprising+ways/6432878/story.html
http://www.cobourgatheist.com/index.php?option=com_content&view=article&id=61:world-and-canadian-religions&catid=100:churches&Itemid=148
Êtes-vous certain que vos données sont récentes?
Vous estimé qu’un quart des étudiants qui bloquent l’accès a une grande proportion des étudiants ILLÉGALEMENT vous trouvez que cest démocratique? Des crimes, de la violence vous cautionnez ça? La partisanerie vous aveugle.

J’estime qu’on a été trop patient et qu’il est temps de remettre de l’Ordre et faire respecter les lois. Ça nest pas du changement cest de l’immobilisme quils veulent et si on maintient le cap on va rentrer dans le mur, vous espérez un sauvetage du Canada?

Bravo aux étudiants québécois. Ils ont démontré une maturité étonnante dans le mouvement pendant ces deux mois. J’ai suivi les étapes de la lutte par internet car je suis au Brésil, mais j’ai revécu l’atmosphère de l’Acadie, l’Acadie !?! J’espère qu’un cinéaste de la trempe des Perrault et Brault a su capter les images de ce printemps rouge-érable.
Voilà qui fait honte à la France avec ces 18 % au Front National. Oui, l’enseignement supérieur est un enjeu majeur de la formation des futures élites, autant le démocratiser le plus largement possible.

Je partage votre avis sur cette première « victoire » et, dans une certaine mesure, sur cette « victoire esthétique ». Pour le reste…

L’école de la démocratie? Vous n’avez clairement pas assisté aux assemblées générales de beaucoup d’associations, il faut croire. Si c’était le cas, vous constateriez qu’on peut difficilement appeler ça de la démocratie.

À Limoilou (mon Cégep), les assemblées étaient annoncées moins de 24h à l’avance. On avait droit à une petite affiche à l’entrée principale: pour tout élève entrant au cégep par une autre entrée, il ne la voyait pas. C’était accompagné d’un discret message sur Omnivox (que personne ne va voir quotidiennement).

Donc, une minorité était au courant desdites assemblées.

Ensuite, elles étaient planifiées sans souci de tous les élèves: plusieurs sont en cours au moment prévu. C’est mon cas, tout comme celui d’approximativement 900 élèves (sur les 3000). Majoritairement des élèves de techniques, qui, comme par hasard, on traditionnellement tendance à s’opposer à la grève. Ajoutons à ce nombre les techniques infirmières et génie mécanique de 3e année, qui sont en stage les mecredis. En tout, un bon 1000 élèves qui ne peut se prononcer.

C’est de peine et de misère, après les acharnement de contestations multiples, que nous sommes parvenus à faire accepter le vote élèctronique, permettant de rejoindre le plus d’élèves possibles.

Car, M. Lisée, contrairement à votre billet précédent, la vraie démocratie permet à tous de voter. Et dans le cas du Canada, ceux ne pouvant se présenter à la journée officielle ont tout de même la possibilité de se faire entendre au vote par anticipation, par la poste ou au bureau même d’élections canada, pendant toute la durée de la campagne.

Plusieurs profs ont fait un serment sur la grève, au détriment de l’enseignement qu’il y avait à faire.

Les affiches anti-grève étaient systématiquement vandalisées, sinon carrément arrachées des murs.

Non, pour l’exercise démocratique, on repassera. C’était très loin d’être démocratique, comme climat, dans les associations.

La mobilisation se poursuit !

Monsieur Jean-François Lisée met en évidence des éléments qui sont plutôt des acquis que de véritables “victoires”, puisque l’enjeu est le gel des frais de scolarité, voire la gratuité des études postsecondaires.

Le gouvernement a clairement déclaré la guerre au mouvement étudiant, et l’utilisation du terme “trêve” en est une bonne illustration, même son utilisation par la ministre de l’éducation a démontré une ignorance feinte ou réelle de ce que signifie véritablement une trêve. En effet, une trêve suppose la cessation des hostilités par les deux parties en conflit. Or la ministre a exigé que le mouvement étudiant mette fin à ses actions de mobilisation, alors que, par le biais de l’État, avec le système judiciaire, les forces policières et parapolicières, etc., le gouvernement continuait son offensive contre le mouvement.

L’objectif du gouvernement est clairement d’infliger une défaite au mouvement étudiant, et ce qui est encore plus navrant est cette perverse volonté d’humilier l’adversaire, qui fait d’ailleurs le déshonneur de toute victoire acquise dans de telles conditions.

Prenant les grands moyens, le gouvernement a fait appel, contre le mouvement étudiant, à la firme Gowlings, qui se présente comme étant l’un des « plus importants cabinets en droit des affaires du Canada » (http://www.gowlings.com/Firm/). Il a nommé comme stratège principal et comme négociateur Me Pierre Pilote, un avocat du cabinet Gowlings, un expert au service des entreprises privées et des gouvernements :
« Me Pilote agit à titre de procureur patronal pour différentes sociétés qu’il conseille et représente, notamment en matière de relations de travail, de santé et sécurité au travail, de décrets de convention collective et de contrats individuels de travail. »
« Il a développé une expertise à titre de conseiller stratégique auprès des dirigeants d’entreprises privées et agit au même titre auprès des dirigeants d’organisations gouvernementales et para-gouvernementales. »
(source : http://www.gowlings.com/NosGens/pierre-pilote)

La guerre anti-étudiante du gouvernement a pris la forme, ce mercredi 25 avril, de l’exclusion de la CLASSE des “discussions”, terme choisi par la “linguiste” qui est aussi ministre de l’éducation, sans doute pour bien indiquer l’intention gouvernementale de refuser de négocier, tout particulièrement sur la question des droits de scolarité. On sait que, suite à cette exclusion d’une association, la FECQ et la FEUQ se sont retirées des “discussions”. Cet échec des “discussions” est-il le résultat de l’“expertise” du cabinet Gowlings ou de la fermeture et de l’arrogance du gouvernement ? Est-ce la démonstration d’une incompétence ou d’une stratégie délibérée de provocation qui serait rentable électoralement ?

Il est certain cependant que le conflit étudiant se trouve de nouveau à un tournant stratégique majeur : les prochains jours … (ou les prochaines semaines ???) seront déterminants. La jeunesse étudiante ne doit pas être laissée seule face à un État détourné de ses fonctions par le gouvernement Charest, dans un contexte de lynchage médiatique organisé ! Le Conseil Central de la CSN s’est joint à la manifestation étudiante de ce mercredi 25 avril à Montréal, qui faisait suite à l’exclusion de la CLASSE. Cette solidarité devrait se généraliser !

Yves Claudé

Mouais, mais pas d’accord au niveau de la démocratie.

Démocratie étudiante ? Une majorité d’étudiants sont contres.

« Oui mais ils ne le disent pas ! Ils ont hontes ? »

Ils n’ont pas honte, ils n’aiment pas l’intimidation, les huées, les « pas solidaires, maudit égoïste de capitaliste ! » et se faire traiter de petit con en public, devant des millions de personnes.

Ça c’est un échec pour la démocratie.

Autrepart, confondre démocratie étudiante et état démocratique est une erreur.

Sauf pour l’Ami Khadir. Car lui croit encore tous le monde porte le carré rouge. Il doit confondre avec les visages rouges qu’il croise à Montreal et ailleurs dans la procince.

Aujourd’hui on demande à un gouvernement démocratiquement élu de plier sur une décision qu’il a prise d’augmenter les frais de scolarité. Décision ayant fait l’objet d’un débat avant la dernière campagne.

Décision appuyée par le fait que par la suite, le gouvernement a été élu majoritaire avec dans son programme, la hausse des frais. Pas de cachettes… Pour une fois.

Est-il possible d’affirmer que c’est la fête de la démocratie quand on bafoue les droits des électeurs québécois ayant votés, de façon majoritaire, pour ces décisions ?

C’est de l’obscurantisme que de l’affirmer.

NON PAS « sous le rouleau compresseur des gestionnaires » ! Mais bien des… technocrates ! En l’occurrence, « il y a une saine résistance » contre l’hégémonie des technocrates idéologues de la drôle de droite.

La gestion, ne se résume pas au fait d’enligner des chiffres… d’autant quand on les enligne dans des colonnes qui n’ont pas rapport ! La saine et responsable gestion inclut certes une part de technocratie, mais aussi une bonne part de créativité et de pragmatisme. Ce qu’a illustré déjà Patricia PITCHER dans son livre « Artistes, artisans et technocrates dans nos organisations », Québec/Amérique, 261 pp., 1994.

Les chiffres sont clairs, la hausse des frais de scolarité entrainera une baisse de fréquentation des Québécois,es qui devra être compensée par l’accroissement des étudiant,es étranger,ères. Pierre Dubuc l’a bien démontré. « La face cachée de la hausse des droits de scolarité – La manne des étudiants étrangers… » http://www.ledevoir.com/societe/education/346825/la-face-cachee-de-la-hausse-des-droits-de-scolarite-la-manne-des-etudiants-etrangers

Dans cette « industrie des étudiants étrangers » il faudra que les universités québécoises francophones concurrencent les anglos. Les HEC se positionne en ce sens en offrant une formation entièrement en anglais, comme le dénonce l’Organisation du Québécois -H.E.C., ta langue fout le camp…. – http://www.lequebecois.org/chroniques-de-jean-pierre-durand/hec-ta-langue-fout-le-camp

Tout se tient, la marchandisation de l’éducation supérieure des Québécois,es pave la voie à son anglicisation pour compenser la baisse de fréquentation des Québécois,es d’origine neufrançienne, tout en prétendant qu’il n’y a pas de baisse puisse qu’elle est compensée par la part de l’industrie des étudiant,es étrangers dont la formation sera subventionnée par les Québécois,es alors que le Québec ne pourra profiter de cet hausse de scolarisation puisque ces étrangers quitteront en masse pour exercer ailleurs…

Et l’ont dira ensuite que les Québécois,es sont moins scolarisé,es… l’indice de leur sous-développement.

Ce n’est pas aux étudiant,es à payer pour leur éducation. Ce ne sont pas les étudiant,es qui font des gros salaires, mais bien les diplômé,es… C’est donc aux diplômé,es à payer… Ça tombe bien ils sont toujours plus nombreux,es que les étudiants, la facture personnelle est donc toujours moindre. Soit ± 3M contre 400 000 étudiant,es… La hausse de 1675$ sur 3 ans représente 239$ par diplômé,es sur 3 ans, soit 80$/an…

C’est pour 80$/an/diplômé,es que Jean Charest tente de se faire élire en provoquant la colère étudiante, en tablant sur le fait que les Québécois,es ne savent pas compter… et en prétendant que les étudiant,es ne font pas leur part… alors que ce sont les diplômé,es qui ne font pas la leur, et elle est infiniment modeste cette part… 80$/an/diplômé,e…

Tout ça pour ça !

En comptant les coûts de la grève, Jean Charest ne fait que doubler le fardeau des diplômé,es… qui devront assumer…

Il est grand temps que les technocrates prennent leur trou… ils ne savent pas compter… Vivement des artistes et des artisans aux commandes de la gestion des nos ressources humaines et naturelles…

La part des étudiant,es est d’étudier… la part des diplômé,es est de payer l’éducation supérieure des suivant,es, comme l’ont payé leurs devancier,ières, ne serait-ce que pour accroitre le nombre de diplômé,es québécois,es qui exercent et paient des impôts au Québec, pour diminuer leurs personnelles factures d’impôts.

En encourageant l’anglicisation de l’éducation supérieure via le développement de l’industrie des étudiant,es étranger,ères, on encourage l’augmentation de la facture d’impôts de chaque diplômé,es québécois,es, puisque les diplômé,es étranger,ères exerceront et paieront des impôts ailleurs qu’au Québec.

Quand on cesse de faire de l’éducation supérieure une industrie, nul besoin d’employer des gestionnaires grassement payé,es… suffit d’engager de bons pédagogues… Comme l’a déclaré en substance à TLMEP Jean Garon, ministre de l’éducation sous Jacques Parizeau qui a voulu s’attaquer à la mauvaise gestion des recteurs d’université… Mal lui en prit… Voilà le travail… pour 80$/an/diplômé,e… N’importe quoi !

Ça fait du bien de vous lire et de vous entendre, comme ce matin à Radio-Canada, même s’ils étaient deux contre vous….! Je partage une grande partie de vos opinions. Lâchez pas!

Votre propos est intéressant.

Par contre, je suis bien décçu des jeunes (et de leurs parents) qui ne sont pas en faveur des moyens de pression actuels et qui ne le disent pas et qui ne vont pas voter. Eux, ils me fâchebt encore plus que la CASSE.

merci monsieur Lisée
En cette soirée de déprime avec les décisions de Beauchamp et l’absence de sérieux de Charest dans ce dossier, votre article me met du baume.
Merci

Tout ça est donc dans l’image. On a ainsi une nouvelle image de la jeunesse ou, plutôt, on s’aperçoit que la jeunesse n’a pas trop changé. Combien se projettent dans cette image et voient le reflet d’eux-mêmes à une autre époque ? Le cliché de la jeunesse inculte et démobilisée ne tient plus. Pourtant, la nouvelle image peut être aussi incomplète que l’ancienne. Les jeunes qui ont terminé leurs études cette semaine et ceux qui ont décroché bien avant l’université ne font pas partie du portrait.

Il s’agit donc d’une grève de symbole et le gagnant sera celui qui n’aura pas perdu la face. Le problème est que la réalité n’a pas beaucoup d’importance. On oublie que les frais de scolarité ne sont qu’une partie de ce que ces jeunes étudiants auront à rembourser à la fin de leurs études. Même avec la gratuité scolaire, un étudiant devra manger, se loger payer ses livres ce qui est le vrai obstacle à l’accessibilité des études.

Enfin, on oublie que les étudiants d’aujourd’hui n’ont pas tous 20 ans. L’école d’aujourd’hui est multiple : il y a les programmes de MBA, les immigrants à la recherche d’un diplôme local, les retraités qui veulent enrichir leurs connaissances… Eux non plus ne font pas partie du portrait…

L’éducation supérieure pour faire des gens autonomes , ça vaut beaucoup plus que l’argent qu’il en coûte pour défrayer les coûts de l’éducation gratuite sur beaucoup de plans.

Ne pas confondre autonomie et individualisme; dans le premier cas on s’occupe de sa vie, de sa santé, de sa carrière et des autres de façon constructive. Tandis que l’individualisme ne conduit nulle part.

Bien dit M. Lisée, très pertinente votre analyse.

J’ajoute que la victoire est nécessaire sinon, de trop nombreux individus ne se remémoreront que le temps perdu pour rien et ne maintiendront pas la Solidarité comme valeur fondamentale de la Vraie Démocratie.

Il »faut » la victoire et je pense que pour cela, les étudiants ont avantage à préciser les alternatives proposées, à les faire connaître clairement à la population pour montrer la fausseté du discours du gouvernement charest soit, qu’il n’y aurait pas d’autre alternative.

Il s’agit donc de travailler à faire perdre la face à charest.

À la Victoire !

Leader modèle? Le communiste à Nadeau relègue les frais de scolarité au second plan, sans compter qu’il accepte implicitement le vandalisme

Démocratie? Plusieurs votes se sont tenus en cachette, ceux qui voulaient un vote secret se sont fait huer, on n’acceptait pas non comme réponse…

« Un « ça va faire ! » à l’omniprésence du signe de piastre »

personne n’est obligé d’étudier à luniversité

Si ces jeunes leaders deviennent des leaders dans 20 ans, je plains les québécois de devoir vivre sous leur gouverne. Leur égo est déja comme celui de la grenouille qui voulait devenir aussi grosse que le boeuf, que sera-t-il si jamais ils occupent des postes de ministre ou autres ? Gabriel a une attitude, un ton tellement agressant, que je ferme mon téléviseur car je ne suis plus capable de l’entendre… il me donne des hauts le coeur !

Je suis parfaitement d’accord avec vous sur le principe qui devrait être encore un objectif:
« on ne devrait rien payer pendant ses études, puis rembourser les deux tiers du coût réel de sa formation lorsque — et seulement si — on devient un haut salarié.».

Sortir de l’école avec 20 – 25 mille dollars de dettes, ça étrenne mal un début de vie. Tout le monde ne sort pas de médecine…

La gratuité de l’enseignement à tous les niveaux faisait partie intégrante des recommandations les plus importantes du rapport Parent.

Parce que l’Éducation était perçue alors comme ce qu’elle est vraiment, un investissement social de toute première importance.

Charest n’est pas Assad certes. Mais jour après jour son attitude le déshonore un peu plus. Idem pour sa ministre Beauchamp qui de toute évidence est complétement dépassée pas la situation.

Oui enfin, ça va faire! Des québécois dans la rue à 22h.30 pour autre chose qu’une partie de hockey! Je rêve!!! Depuis le temps! Il est temps que le citoyen,si jeune soit-il, se manifeste et envoie un message au gouvernement qui fait le sourd. Non mais! Je dis au ministre de la jeunesse qu’il cesse de parler de boycote et réalise qu’il a créé une crise et doit en assumer les responsabilités. Je pense qu’il en est incapable.

Les libéraux croient avoir démasqué le chef de la Classe et l’identifie déjà comme un chef révolutionnaire, anarchiste, un mauvais communiste. Ii suffit d’entendre un M. Bouchard à 93.5 prétendre avoir trouvé l’agenda caché de la Classe pour saisir que ces gens vivent dans leur bulle. Il est évident que la lutte des étudiants se situe dans la mouvance de liberté et de remise en question d’une autorité qui s’arroge tous les droits. Une autorité qui abuse pour nourir les plus riches.Ce mouvement qu’on le veuille ou non est spontanné et tourne exactement au rejet d’une société pour qui l’argent est devenu le dieu. Cette remise en question globale contient toutes les protestation actuelles parce que c’est la survie de l’humanité qui est en jeu. Les gens dangereux sont ceux qui sont prèts à détruire la planète pour avoir plus de profits et de pouvoir.

Depuis quelques années je commençais sérieusement à désespérer du peuple québécois, de la montée du MOI, MOI et MOI si cher a nos nombreux libertariens avec en tête les Eric Duhaime , Richard Martineau et Joanne Marcotte de ce monde. De la presque indifférence devant la corruption étatisée que nous endurons depuis l’arrivée de Charest. De la mobilisation collective des citoyens marchant pour une équipe de hockey a Québec et pour protester contre un pauvre crétin qui animait une émission de radio-poubelle , encore a Québec. Du manque d’intérêt pour la chose politique et de l’abrutissement collectif des gens pour la tivi- réalité et les Stars Académie de ce monde, pendant que Charest et ses amis s’occupent de notre BIEN collectif.

Et voila que cet après-midi je vois et j’écoute a la télé les trois leaders étudiants en conférence de presse après la sortie déplorable de notre piètre comédienne Line Beauchamp. Ces trois jeunes m’on redonné espoir ! Dans leur façon de s’exprimer ! Dans leur détermination et SURTOUT dans le courage qu’ils ont d’affronter ce gouvernement de pacotille dont nous les plus vieux n’avons pas été capable le faire. BRAVO les jeunes et CONTINUER je suis avec vous jusqu’ à la fin !

Mon cher Jean-Francois,
C’est assez souvent que je défends tes idées devant ceux qui disent que te regards le Québec en portant des lunettes roses. Mais pas cette fois ci. Il y des sujets sur lequel on peut prétendre que la verre est a moitié plein ou a moitié vide. Mas pas au sujet des effets de la grève des étudiants. Dans ce cas, la verre est brisée.

Vous avez raison l’éducation supérieure est un bien précieux et nos enfants méritent qu’on les écoute et les supporte.

Je songe ici à mes petits-enfants à qui je souhaite la gratuité scolaire.

Ces jeunes nous font une démonstration de solidarité et de mobilisation que l’on avait pas vue depuis fort longtemps.

Ils sont beaux.

merci pour ce texte inspirant

« Voilà ce que notre école peut produire. »

On l’a encore vu dans le centre-ville de Montréal ce soir…

Gauche=Violence

Mr Lisée,

Quel couleur est le ciel sur votre planète ?

Visiblement on ne vit pas sur la même! Allumez votre Télévision!

Et arrêtez de faire du » cheerleading » pour ces bandits!

Autre victoire : celle d’une génération de Québécois, pas celle qu’on attendait, qui ne perd plus ses moyens devant la peur, qui devient plus forte lorsqu’on la croit affaiblit. Enfin la fin des porteurs d’eau ; maintenant, au Québec, les choses se feront debout. J’ai l’impression que nous vivons actuellement une période importante de notre histoire, quelque chose comme un changement de garde. C’est sublime.

Je ne voit vraiment pas la victoire là dedans.

J’en ai fait des grèves étudiantes et on avait obtenu des résultats sensiblement supérieurs.

Les étudiants ont perdu leur temps et compromis leurs sessions et ça c’est une très grosse perte tant qu’à moi. Ils auraient pu miser davantage à perturber la prochaine campagne électorale qui vient pour plus de résultat et moins de pertes.

Ils auraient pu impliquer davantage la population puisque ce sont les parents qui doivent payer. En fait quand les parents refusent de payer et qu’ils ne sont pas assez pauvre pour recevoir de l’aide financière, les enfants, selon le gouvernement devraient poursuivre leur parents pour payer leur études universitaires. Je trouve indécent qu’à 24 ans le salaire des parents fait encore parti du calcul d’admission des prêts et bourses.

Autre folie, les crédits d’impôts pour études qu’on accumule pendant 5 ans. Pourquoi? Ce n’est pas 5 ans après les études qu’on voudrait cet argent, c’est avant. Surtout que ce sont justement seulement ceux qui ont un gros salaire qui sont avantagés. Manque à gagner pour le gouvernement qui aurait pu être investi en éducation.

Finalement, quand le gouvernement fait de mauvaises dépenses. Quand le gouvernement est corrompu et qu’il gaspille nos fond publics y a t’il d’aussi grande manifestations? Non!!
Quand les coffres sont vides et que les coupures sont inévitables pour quelque gouvernement que ce soit, c’est là qu’on chiale… Eh bien cher public, vous n’avez pas fini de souffrir!!
Avec les finances publiques qu’on a, j’ai bien peur que les troubles sociaux de ces manifs ne soient qu’un prélude de ce qui s’en vient.

Maudit que ça fait du bien de voir des étudiants se tenir debout et solidaires devant ce gouvernement corrompu et incompétent.

Un gouvernement libéral et Jean Charest qui n’hésitent jamais à aider les riches et même plus à leur donner nos richesses…

Je partage une grande partie de votre opinion. Je crois aussi que cet épisode dans la vie de milliers d’étudiants les rendra plus engagés politiquement et que la leçon prise dans la rue compense au moins un peu pour le temps perdu hors des salles de cours.

Ceci dit, je m’inquiète quand même de cette dérive idéaliste qui promeut au plus haut sommet la démocratie directe et l’anarchie. Il ne faudrait pas que par naïveté, on se laisse berner par cette utopie. L’absence de hiérarchie est peut-être faisable dans des petits groupes où les décisions peuvent se prendre rapidement, mais à l’échelle d’un pays, c’est de la foutaise.

«Les victoires de la grève» dites-vous? De quessé?

J’ai passé la soirée de mercredi à «zapper» de RDI à LCN et inversement pour suivre ce qui s’est passé au centre-ville qui fut mon lieu de résidence durant douze ans et que j’étais bien content de ne plus habiter ce soir.

«Victoires» vous dites? Come on!!

Depuis le début de ce satané conflit que l’activiste, (et très actif, croyez-moi) que je fus entre 1968 et 1970 alors que j’étudiais à Laval est demeuré perplexe. Dans un premier temps, par atavisme je suppose, j’ai éprouvé une certaine sympathie pour les étudiants devant une augmentation de 75% ans.
Puis j’ai commencé à aligner des chiffres pour me rendre compte que ma scolarité de 1968 équivalait à 3,200$ de 2012. Ensuite, que mes dettes totales équivalaient à 22,200$ de 2012. (Selon le calculateur d’inflation de la Banque du Canada). Alors je me suis dit que peut-être que des changements seraient acceptables mais que la formule pourrait être amendée pour atténuer le choc «tarifaire».

Et aussi que le régime d’aide financière pourrait être bonifié et pas nécessairement dans le sens d’un endettement accru. Que le remboursement pourrait être modulé en fonction du revenu.Que les droits de scolarité pourraient aussi être modulés en fonction des disciplines. Et, au vu du «fling-flang» auquel se sont livré certaines universités, que l’on pourrait aussi corriger certaines pratiques administratives.

Puis il y a eu Jean Charest et Line Beauchamp qui ont «boqué» et commencé à laisser la situation pourrir, voire «morpionner». Puis est apparu le «grand communicateur» de la CLASSÉ, avec ses ratiocinations, ses raccourcis, ses refus de prendre position. Et tout cela a duré des semaines pendant lesquelles on s’est regardé comme des chiens de faïence.

J’abrège pour en arriver à la dernière tentative du gouvernement, manquant encore et toujours de sincérité et de souplesse, avec comme allié objectif, ou idiot utile, c’est comme vous voudrez, la CLASSÉ, avec la suite que l’on sait relativement aux négociations/discussions.

Ce qui devait arriver arriva ce soir au centre-ville. Et vous, vous parlez de «victoires»?

Quand je vois tout cela, je me demande ce que je dois regretter le plus: Ne plus être jeune pour ne pas avoir été dans l’arène pour tâcher de donner un peu de sens à tout ce niaisage de la CLASSÉ ou avoir délaissé mes activités politiques d’adulte et ne pas avoir été là pour botter le derrière à certains politiciens «boqués»?

Bref,ce soir, je ne vois ni victoires ni gagnants, seulement trois perdants: Le peuple qui va payer la casse, publique ou privée; ceux parmi les étudiants qui vont perdre un semestre, un emploi d’été, un emploi tout court; et finalement, le «bon sens», principal perdant dans toute cette affaire.

Quant aux politiciens, pour utiliser l’expression d’un, et excusez l’oxymore, «vieux néophyte»: On verra.

Entièrement d’accord avec vous Jean-François surtout sur votre appréciation des leaders étudiants qui sont dignes d’admiration et dont je suis fier.

A ce que vous dites, j’ajoute une analyse sur la tentative du gouvernement d’associer le mouvement étudiant à la violence pour le diviser: c’est un thème qui donne du fil à retordre aux porte-parole étudiants.

Pour condamner la violence, Jean Charest a fait un appel démagogique aux valeurs québécoises.

En commentant l’émeute qui a eu lieu autour du Palais des congrès vendredi le 20 avril à Montréal, après avoir joué à l’humoriste, Jean Charest a dénoncé la violence et l’intimidation au nom des valeurs québécoises. Jean Charest a affirmé que les violences dont on a été témoin sont condamnables parce que cela va contre les valeurs québécoises. Il a laissé entendre que les leaders étudiants et principalement le porte-parole de la CLASSE étaient responsables de la violence. Si Claude Castonguay, Louis Bernard, Gilles Vigneault ou Mathieu Bock-Côté parlent des valeurs québécoises, je suis prêt à les écouter. Mais pas Jean Charest.

Je ne suis pas sûr que la soumission, la passivité et l’indifférence expriment une valeur typiquement québécoise comme si les Québécois étaient nés pour un p’tit pain. Ça aurait bien fait l’affaire de Jean Charest si les étudiants avaient accepté sans dire un mot son augmentation unilatérale des frais de scolarité dans les universités. Comme si la soumission à ses diktats était une valeur québécoise et comme si l’opposition à ses politiques allait contre les valeurs québécoises !

Sait-il que l’honnêteté et l’intégrité sont des valeurs québécoises, lui qui ment comme il respire et qui dirige un gouvernement corrompu ?

Cette idée que les Québécois sont par essence aimables et gentils est contredite par la crise actuelle et ses différentes péripéties. Est-ce que la police qui charge les manifestants, envoie dans la face des étudiants des gaz et du poivre de cayenne et buche sur tout le monde à coups de matraques est une incarnation des valeurs québécoises ? On voit bien que c’est une façon stupide de poser le problème de la violence. La police, hélas !, c’est la police. La violence policière est universelle… la violence de la police québécoise comme les autres. Et les étudiants qui refusent la hausse de 75% des droits de scolarité au nom de l’accessibilité aux études universitaires défendent une cause qui a une valeur universelle.

Les Québécois et les Québécoises sont des êtres humains qui prônent des valeurs universelles comme celles revendiquées lors de la Journée de la Terre.

Le gouvernement a refusé pendant dix semaines tout dialogue avec les étudiants, refus qui a provoqué une légitime exaspération. Le dialogue et l’art du compromis ne sont-elles pas des valeurs québécoises ! Valeurs qui ont été bafouées trop longtemps par ce gouvernement qui est le premier responsable de la violence à laquelle nous avons assisté.

La démagogie du recours aux pseudo-valeurs québécoises sert à camoufler la responsabilité entière du gouvernement libéral dans la crise qui dure depuis dix semaines.

Préparons-nous à nous débarrasser de ce fléau libéral qui aura eu pour seul mérite, involontaire, d’avoir donné l’occasion à des milliers d’étudiants de s’engager pour leur avenir avec l’émergence de leaders admirables.

Ce qui est le prélude de leur engagement pour l’indépendance du Québec.

robert barberis-gervais, marie-victorin, 26 avril 2012

Ce qui commence à m’inquiéter, c’est le Machiavélique pouvoir des Libéraux de planifier stratégiquement cette résistance bornée jusqu’à la dernière minute… Timing où ils décideront d’enclencher des élections, pour seulement alors, à minuit moins une, céder en bon père de famille manipulateur et s’accaparer tous le mérite de leur grande bonté spontanée et faire auprès des dupes et moins avertis du capital politique sur le dénouement heureux de cette cause!

Excellent texte. Merci !
Il met en évidence l’importance de cette lutte et les impacts positifs et constructifs. Ces jeunes sont réellement des modèles. Quelle leçon ! Et, ils sont, en partie, le résultat d’une éducation qui a su leur apprendre l’esprit critique, la citoyenneté. Pas si mauvais notre système d’éducation.

Pour ma part, question frais de scolarité, ils devraient être complètement gratuits et ce pour tout le monde, les riches et le moins nantis-es, du préscolaire à la fin de l’université. On élimine des rapports de classe et l’exclusion.

Je ne suis pas économiste mais il me semble que la raison me semble simple, peut-être trop.
Pendant les études et après, si nous avions de vrais impôts, réellement progressifs, que les compagnies faisaient leurs justes parts, et bien, les plus nantis-es, celles et ceux dont les parents auraient pu payer les études sans les étouffer, et bien ils paieraient tout simplement, par des impôts plus élevés, le moins nantis-es, rien.
Quand nos étudiants seront au travail, et bien, eux aussi paieront de l’impôt selon leurs revenus. L’éducation rapporte toujours à la société, socialement et économiquement.

Aussi, on parle peu des frais afférents au Québec, dans le présent débat, du primaire à l’université, alors qu’ils sont énormes, ce qui met une pression sur les familles de la classe moyenne et exclu, dans certains cas, les personnes des milieux défavorisés. Est-ce que c’est ça que l’on veut comme société ? Ou nous sommes une société qui prône la justice, l’équité et l’égalité ? Il faudrait se brancher.

ET, l’éducation est un droit, qui ne doit pas être au service uniquement de la finance et des entreprises. La gestion marchande de l’éducation nuit aux étudiants, aux personnels de l’Éducation et à la société. On ne veut pas des robots mais des citoyennes et des citoyens.

« Le mouvement étudiant de 2012 »! Belle désinformation, M. Lisée.

Le mouvement étudiant de 2012, il est en classe: c’est là que la majorité étudiante se trouve. C’est là que ça bouge: dans les méninges; et c’est là que se trouve l’élite réelle de demain.

L’élite de demain se trouve chez ceux qui aiment tellement s’instruire que pour rien au monde ils ne boycotteraient leurs cours pendant plus d’une semaine.

Si, par contre, vous aviez écrit « le mouvement de boycott étudiant de 2012 », j’aurais compris que votre souci d’informer l’emporte sur votre souci de militer pour LA cause.

En écrivant « puisque les leaders étudiants d’aujourd’hui sont toujours nos ministres de demain », c’est le procès du monde politique que vous faites sans le savoir: un monde trop contaminé par les forts-en-gueule mais faibles-en-chiffres, et ceux pour qui, quand ils ouvrent la bouche font plus de son que de sens. Mais qu’importe leur manière infecte de raisonner par clichés et lieux communs: M. Lisée est satisfait puisqu’ils se sont exprimés (du moins verbalement—on n’a pas vu l’écrit!) sans faute de grammaire ou de syntaxe!

C’est viser bien bas que de se sentir si facilement satisfait. Mais il est néanmoins bon de chercher, en toutes choses, ses côtés positifs. Il y en a toujours, d’ailleurs.

Très beau texte, monsieur Lisée !

Cent pour cent d’accord avec vous.

Si ce gouvernement, ridicule avec sa manière de faire dévier le débat sur des arguments accessoires, en sort renforcé, je serai encore une fois dégoûtée par la mesquinerie de mes concitoyens.

Il ne faut peut-être pas oublier dans cette liste le fait que les étudiants ont mis le doigt sur le bobo des Charest & Cie.

Les plus grandes manifestations de l’histoire du Québec, l’engagement jour après jour, pendant que le gouvernement regarde à côté.

L’attitude passive-agressive, celle qui n’entend pas l’autre, celle qui veut nier jusqu’à son existence, n’est-ce pas là la forme la plus grave d’agressivité à l’égard d’un partenaire dans les relations humaines?

Est-ce là une façon de gouverner?

En y pensant, il est bien difficile de ne pas voir une stratégie électoraliste au PLQ. C’est la façon «regardez ailleurs que là où on est pourri».

Une façon, la seule en fait, d’inciter la population à voter en voulant prévenir le chaos «On ne change pas de capitaine pendant la tempête (qu’on a créée!)».

Mais au fait, non, il n’y en a pas de capitaine!… faudrait en élire un!

Ah..oui, bien sûr…la fameuse « victoire morale » qui est en fait une défaite.

Comme au dernier référendum quoi…

LA grande victoire? La REMONTÉE de notre Premier Ministre, Monsieur Jean Charest et des Libéraux dans les sondages ET la DESCENTE vertigineuse du Parti québécois de Madame Marois et son bout de chiffon rouge!!!

Tenez bon Monsieur Charest, vous y êtes presque!

C’est la plus importante révolution depuis la »révolution tranquille » mais elle est plus agitée que cette première. Si le Gouvernement ne se réveille pas et continue à oeuvrer dans le seul intérêt de la classe abusive (dite de ses p’tits amis), quel sera le degré d’intensité de la prochaine révolution?

P.S: La crise d’octobre 70 n’était pas une révolution sociale mais une « guerre » entre deux groupes violents (le FLQ et la GRC).

« Des leaders modèles ». En effet. Je suis franchement émerveillé par le discours solide, posé et déterminé qu’ont tenu les leaders étudiants au cours des dernières semaines. Je suis également agréablement surpris de la solidarité qui unit les leaders étudiants, dont on a vu l’exemple hier au point de presse conjoint FECQ/FEUQ.

On pourra reprocher au co-porte-parole (comment on écrit ce mot déjà ;-)) de la CLASSE une ambiguïté relativement à la dénonciation des actes violents, et à ce chapitre j’avoue mon agacement, mais une chose est sûre : il ne patine pas moins bien que nombre de nos politiciens aguerris. Et par ailleurs il tient, comme les deux autres leaders étudiants, un discours parfaitement articulé. Enfin, des « beaux jeunes » qui pensent à faire autre chose de leurs soirées que des « lan partys ».

Quel baume ce matin que cette article.

Très bon tour d’horizon de la situation.

Je suis personnellement ébahi par les prestations de nos étudiants.

Tous les points que vous soulevez, je les partagent et j’aimerais ajouter le mot CALME. Jamais depuis le début de cette crise nous avons entendu quelque menace ou harangue de la part des leaders.

On nous parle de casse, mais qui sont ces casseurs? des étudiants? ou autres manifestants qui en profitent?
Le gouvernement doit régler et au plus tôt, mais il semble que ce ne soit pas son agenda.

Mais dans quelle société nous enlignons-nous? N’y aura-t-il que de la place pour les puisants?

L’augmentation des droits de scolarité est une façon de créer des élites et pousser dans le coin la majorité de la population pour mieux l’exploiter. Beau programme.

Monsieur Lisée,

Je suis tout à fait d’accord avec vous. J’ai une fille au CEGEP qui a voté pour la grève et qui est prête à sacrifier sa session pour le bien commun et par solidarité avec les autres étudiants. Je m’inquiète pour elle, elle me répond: Maman, c’est juste une session, il y a des enjeux plus importants dans cette grève, la marchandisation du savoir. Je suis fière de toi Gabrielle, je suis fière de tous ces étudiants qui se tiennent debout! Vous avez tout mon respect et mon appui!

Manuela Banfi

Oui,

et le comportement intelligent de 99.99% de nos jeunes met en évidence, par contraste, la pauvreté de l’argumentation de … , de … , et de …

Ce que je crains, hélas, c’est que Charest
en profite pour déclencer des életions.
Sa cote a fortement remonté, celle du PQ a baiss(tout cela selon un sondage – publié dans La Presse, il est vrai

Le rouge est la couleur du parti libéral du Québec, du parti communiste de France, du parti socialiste européen, du parti ouvrier suisse, et des partis socialistes belges. Il a été longtemps la couleur du parti communiste québécois

On sait tous ce que signifie le carré rouge des boycotteurs: un mélange de communisme français, de communisme québécois, de socialisme européen et belge, et de syndicalisme suisse.

Le rouge des boycotteurs est bien évidemment un rouge social-communo-syndicaliste; il n’enlève rien au rouge libéral. Ces deux formes de rouges existent depuis plus d’un siècle et personne ne s’y trompe.

Il n’y a eu aucune « expropriation » du rouge libéral. La couleur des communistes québécois a longtemps été le rouge, et ce, depuis les années 20.

Je pense que si les étudiants sont si bien organisés comme vous le dites, ils devraient se pencher sur la gestion des universités plutôt que sur les droits de scolarité.
Le problème se règlerait probablement selon le goût de tout le monde et on n’aurait pas besoin d’ajouter des impôts à ceux qui en payent déjà beaucoup.

Lisée réfuté par cégépien. Je cite le message de cégépien, message trop souvent occulté par les médias:

« L’école de la démocratie? Vous n’avez clairement pas assisté aux assemblées générales de beaucoup d’associations, il faut croire. Si c’était le cas, vous constateriez qu’on peut difficilement appeler ça de la démocratie.

À Limoilou (mon Cégep), les assemblées étaient annoncées moins de 24h à l’avance. On avait droit à une petite affiche à l’entrée principale: pour tout élève entrant au cégep par une autre entrée, il ne la voyait pas. C’était accompagné d’un discret message sur Omnivox (que personne ne va voir quotidiennement).

Donc, une minorité était au courant desdites assemblées.

Ensuite, elles étaient planifiées sans souci de tous les élèves: plusieurs sont en cours au moment prévu. C’est mon cas, tout comme celui d’approximativement 900 élèves (sur les 3000). Majoritairement des élèves de techniques, qui, comme par hasard, on traditionnellement tendance à s’opposer à la grève. Ajoutons à ce nombre les techniques infirmières et génie mécanique de 3e année, qui sont en stage les mecredis. En tout, un bon 1000 élèves qui ne peut se prononcer. »

Les étudiants auront fait la démonstration de leur supériorité morale et éthique sur ce gouvernement opportuniste et si manifestement malhonnête intellectuellement.

L’école de la vie bien sûr est à créditer au parcours étudiant. Et au final, l’école du printemps érable aura été un stage « in situ » auquel je donnerais un A+

@Pierre Arpin : vous en fumez du bon…

@jackwood : vos propos, ici comme ailleurs sont si prévisibles, puisque teintés d’un aveuglement volontaire qui reflète votre pauvreté intellectuelle. Les sciences sociales ne sont pas d’une valeur inférieure aux autres sciences. Leur objet d’étude est simplement différent. Une différence de nature épistémologique…

Les étudiants ont gagné leur lutte contre une opinion qui ne fait pas l’effort de la pensée critique. Legault ce matin aura montré son vrai visage en faisant la démonstration qu’il préfère Machiavel à la raison.

Plusieurs de ces jeunes leaders talentueux sont les premiers fruits de la réforme scolaire tant honnie au Québec. Pour moi qui défend cette réforme autour de moi depuis 10 ans, c’est un baume.

M. Lisée, votre texte m’a fait penser à la plus belle chanson jamais écrite sur l’éducation: « C’est quand qu’on va où ? » de Renaud.

Je partage globalement le point de vue de M. Lisée, bien que si ferais certaines nuances ici et là, notamment en ce qui concerne la «victoire esthétique». Là où je diverge principalement d’avis, c’est quand il laisse entendre que «Savoir quand monter le ton, quand le baisser. Gérer l’enthousiasme, puis la déception» s’appliquerait à Gabriel Nadeau-Dubois, de la CLASSE. J’admire sans réserve l’intelligence de ce jeune homme, sa ténacité, sa pensée claire et son admirable capacité de s’exprimer, mais il verse trop fréquemment dans la restriction mentale, les demi-vérités et le louvoiement pour mériter des louanges. Il est certainement un excellent porte-parole de son groupe (certains disent perroquet), mais un triste modèle pour sa génération. Je ne souhaite vraiment pas le voir devenir l’un de nos «ministres de demain», puisque qu’il se comporte hélas beaucoup trop comme nos ministres d’aujourd’hui, dont les attitudes sont paradoxalement décriés par la CLASSE. En somme, pour ce qui est de l’idée franche et de la nuance, il a beaucoup à apprendre des deux autres leaders étudiants.

Malgré ses talents indéniables, Gabriel a fréquemment fait preuve d’un manque de jugement incroyable, probablement coincé (je l’espère pour lui) entre les griffes de son assemblée générale contraignante. Sur ce plan, il aura illustré plutôt bien l’une des limites sérieuses de la démocratie directe.

Malgré mon appui globalement favorable aux revendications des étudiants et mon désir, comme eux, de voir notre société évoluer vers du mieux (voire changer radicalement sur bien des aspects), je considère que son groupe et lui nuisent à leur cause en utilisant un ton et des moyens inacceptables dans une démocratie comme la nôtre. Le Québec n’est pas une dictature du fond de l’Afrique, où la désobéissance civile et la violence sont souvent légitimes, compte tenu des valeurs humaines et des vies qui sont en jeu.

En somme, je pense que Gabriel et son groupe nuisent énormément à la résolution du conflit, tout en étant par ailleurs convaincu que le gouvernement a manqué considérablement de leadership et de vision dans ce triste épisode de notre vie collective.

Vous avez évidemment raison (encore une fois!). J’étais de la marche de dimanche dernier et j’y ai vu une formidable mobilisation qui n’est pas prête de s’essouffler, n’en déplaisent à ceux qui entendent bien vendre le Québec à rabais et se servir du conflit étudiant pour faire diversion devant leur collusion et leur corruption.

Pour les autres qui essaient de faire de cet affrontement un conflit des générations et de ressortir la complainte du méchant baby-boomer si chère à certains démagogues sans vision,incapables de réflexion.

Il y a des baby-boomers qui appuient les deux camps, comme il y a des étudiants qui continuent à suivre leurs cours et qui lèvent des injonctions pendant que leurs confrères sont dans la rue.
Ce sont plutôt deux visions de la société qui s’opposent ici, comme le souligne le professeur à la retraite Claude Perron dans ce billet du Devoir ce matin, auquel je souscris entièrement.

“Le conflit actuel n’en est pas un de générations. Le mouvement étudiant fait ressortir un débat crucial entre progressiste et réactionnaires de tous âges de toutes les origines et de tous les groupes linguistiques.
Il oppose des gens de gauches pour qui la justice, et donc l’accès à l’éducation sont des valeurs premières , à des gens de droite qui veulent faire prévaloir les droits des individus et pour qui l’éducation est une marchandise comme les autres.”

http://www.ledevoir.com/politique/quebec/348423/la-replique-greve-etudiante-tetes-blanches-et-carres-rouges

Merci beaucoup. Les étudiants qui sont aujourd’hui en grève le sont pour ceux qui les suivront, parce qu’ils croient que cette hausse, qui suit celle des FIO de 70% depuis 2000, nuira à l’accessibilité. Merci de voiles bons côtés.

Entièrement d’accord ! Nos jeunes devennent des citoyens…et en plus de grande classe ! Mme Beauchamp et monsieur Charest devraient prendre des leçons de notre jeunesse ! Et oui, ils sortiront gagnants, peu importe l’issue du conflit ! Et ils nous ont redonné espoir dans la prochaine génération !

M. Lisée,
Ce matin, vous avez su faire ressortir les bons côtés de toute cette histoire.
J’admet que je n’y avais pas pensé d’une façon aussi claire.
Je me sens plus détendu après avoir lu votre texte.
Merci.

Non à la meutocratie implicitement encouragée par M. Lisée. Peu importe les aspects positifs discutables d’une meutocratie, ses échecs de cette approche totalitaire l’emportent toujours sur ses victoires.

Le gouvernement doit choisir entre meutocratie (donner le pouvoir à quiconque peut organiser une meute commettant des gestes illégaux en quantité « suffisante ») et la démocratie.

http://www.montrealgazette.com/opinion/editorials/Editorial+choice+between+rule+democracy/6505258/story.html

PS: il y a des avantages et des « victoires » inhérentes au fascisme, au communisme, au totalitarisme et au national-socialisme. Mais ne comptez pas sur moi pour les décrire, car je sais que leurs désavantages et « échecs » l’emportent sur leurs « victoires ».

Face aux actes illégaux qu’on a vu les leaders étudiants commettre quotidiennement depuis 2 mois (le plus important étant de bloquer le passage), le jovialisme partisan de M. Lisée est à faire vomir. Cela rapetisse intellectuellement le Québec et encourage implicitement ses véritables élites à élire domicile ailleurs, au grand plaisir d’ailleurs, de l’axe PQiste-artiste-syndicaliste, pour qui un non PQiste, non artiste ou non syndicaliste est un Québécois de trop.

En tant qu’étudiant en GRÈVE et membre de la CLASSE, je remercie tous ceux qui nous encouragent et nous supportent. Ça fait vraiment du bien de savoir que nous sommes pas seuls à lutter contre ce gouvernement corrompu et violent envers la jeunesse.

Je rappelle qu’en 90, les libéraux n’ont pas demandé aux Indiens de condamner la violence, et qu’ils ont signés une entente avec des Warriors masqués qui avaient tués un policier de la SQ…

Bravo. Voilà exactement ce que moi, la madame-tout-l’monde de la majorité silencieuse pense. Il y a en effet une écoeurite aigüe chez beaucoup de citoyens indépendamment de leur statut social. C’est plus qu’une lutte étudiante.

Il est clair que le Gouvernement entretien le contexte de la violence. Ça semble lui servir. Il veut démontrer qu’il est ferme et sait gouverner. Sauf qu’il est en train de dépasser les bornes et d’écraser les jeunes. C’est peut-être ce qu’il veut?

les commentaires semblent très positifs saufs pour quelques uns, toujours les mêmes toujours contre tout et sans raison autre qu’ils voeint des communistes, des séparatisses… partout.

mais il semble que nadeau de la classe pose problème à plusieurs: on lui reproche son ambiguité!

mais devait-il dénoncer les écarts de conduite de certains? oui et non! il n’est pas le responsable de ces écarts et il n’avait pas à endosser la reponsabilté de ces écarts, le fait de certains qui profitent de tout et rien pour briser quelque chose. Accepter de condamner aurait fait de lui le porte parole du gouvernement ou le responsable par association de ces trouble-fêtes.

cela étant dit, il aurait fallu dissocier le mouvement de la Classe de ces faiseurs de troubles bien sûr parce que la ministre cherchait une excuse pour exclure la classe de la négociation, parce que la population cherchait une excuse de ne pas appuyer des étudiants qui revendiquent…

au québec, on aime les révolutions tranquilles, celles qui ne dérangent paersonne; les étudiants peuvent manifester mais pas dans ma rue (manifester et non casser les vitres); on appuie les étudiants mais faudrait pas qu’il bloque la rue et empêche d’aller chez dunkin donut…

en fait, on voudrait que les étudiants manifestent bien assis dans leur classe sans faire de bruit et en suivant leur cour… le problème: quand on se retrouve devant un gouvernement méprisant (revoir les blagues de charest et l’attitude de la ministre de l’éducation), parfois certains vont perdre patience et c’est justement ce que le pouvoir en place attend pour montrer qu’il a raison et ne pas négocier et…

bravo! pour ce texte et bravo aux étudiants pour cet exercice de démocratie: on leur reproche assez souvent de ne pas s’Intéresser à autres choses que leurs gadgets électroniques, à star académie ou au hockey… pour une fois qu’ils se lèvent pour une cause sociale. Faudrait pas en profiter pour leur dire qu’ils ont encore tort mais en profiter pour leur dire bravo.

Les boycotteurs n’ont fait que nous préparer à la mère de toutes les batailles qui s’en vient : mater les syndicats sans plier.

Vous allez ravaler lorsque vos amis PQuistes (syndicats) rattachés à toute cette casse subiront les foudres de l’électorat ce printemps. Le peuple commence en avoir marre de vos conneries.

On assiste à une indignation générale sans précédent, et ce grâce aux étudiants, suivis par toutes les générations ! Tous prennent conscience qu’un autre monde est possible et que c’est en collectivité que l’on obtient gain de cause.
C’est l’émergence d’une masse critique de citoyens qui en ont ras le bol de ces gouvernements neo-libéraux par qui le scandale arrive ! Nous, les générations précédentes qui avons essuyé tant de grèves dans le passé, nous nous sentons revivre devant les actions de cette magnifique jeunesse déterminée qui sera, fort probablement, pour un bon nombre, nos élites de demain.
Agir ensemble n’est plus un choix, c’est une nécessité !

Curieux quand même que le gouvernement du Québec soit si pointilleux pour négocier avec les étudiants. À une autre époque, le gouvernement (libéral) accepta de négocier avec des gens masqués, armés et qui avaient assassiné un québécois (un policier provincial). On a appelé çà la crise d’Oka.

@ Manuela Banfi (# 72):

Le fanatisme de votre fille vous aveugle toutes les deux Madame à moins que ce soit votre profond désir de vouloir egoïstement préserver vos privilèges.

Je me demande en quoi le saccage des biens publics et la restriction d’accès à l’université par la force peuvent bien être une source de « fierté ». M’enfin…

De plus, se cacher derrière les pseudo-principes de « solidarité » est vieux comme le monde. Ce n’est qu’une façon de pelleter les frais aux générations suivantes. Rien de plus!

À ceux qui s’offusquent des exigences de la CLASSE :

Dans toute négociation, on exige des choses, puis on met de l’eau dans son vin devant les exigences de l’autre. Mais toujours on débute avec des exigences.

En effet, vu sous cet angle, tout ce sacré bordel est en fait une superbe avancée pour notre société. On devrait le faire plus souvent, question de continuer d’avancer. Je propose un Printemps Corruption, un Printemps Canadiens, un Printemps Plan Nord, un Printemps Nids de Poule, un Printemps Turcot et un Printemps Déneigement sur le Plateau. Ça devrait nous tenir occupé pour quelques années. Et un petit conseil: partez-vous une compagnie de vitres, il se fera des affaires en or dans ce secteur dans le futur.

Non mais sérieusement, arrêtez-moi vos Printemps Québécois. Lier une augmentation des frais de scolarité de 1625$ avec ce qui s’est passé l’an dernier en Égypte et Tunisie est une vraie insulte au Printemps Arabe.

Et en passant, si GND était un leader modèle, on ne l’entendrait pas dire des niaiseries du genre: «Je peux condamner la violence, mais je ne peux pas lancer un appel au calme.» Ce n’est pas le genre de chose qui sort de la bouche d’un leader, c’est à peine digne d’un porte-parole. Nuance. Pour ce qui est de rentrer dans Charest, rien à rajouter, le reste des participants à ce forum en font un sport national.

On dérive et on est sur le point de chavirer et un de nos grands penseurs québécois est en train de nous dire que tout ça au fond représente une superbe école de la démocratie. Je crois rêver.

Comment aller vous réagir quand un gouvernement péquiste appuyant actuellementl’anarchie étudiante avec l’aide des syndicats,devra faire face à son tour à l’appetit démesurée de ceux-ci.Essayez donc de vous souvenir chers valeureux profs et étudiants que le Québec est la province la plus endettée au Canada et curieusement,c’est la plus syndiquée.Arrêtez de faire croire aux gens que tout bon gouvernement socialiste péquiste va tout vous donner sans développer ses sources de revenus qui sont nombreuses au Québec mais paralysées par les >environnementeux< et autres pelleteux de nuages étudiants en Sciences humaines de nos universités

Pas évident de faire une omelette sans casser des oeufs…

Que celles et ceux qui ne peuvent supporter la chaleur sortent de la cuisine.

C’est en cuisinant qu’on devient un ou une chef.

Personnellement, j’en ai soupé du salmigondis d’insipidités du premier-sinistre de la magouille étatisée.

Je suis tellement fier de vous!

C’est vraiment une belle analyse des nouveaux acquis de notre jeunesse citoyenne, et je suis étonné de voir la réaction de M. Luc Bouchard, qui vit, je le crois, une réelle régression émotive qui frôle la rage. Cette rage qui aurait du nous envahir quand le Indépendantistes ont réalisé que leur Chef d’État, en l’occurence un Bouchard ne relevait pas le fait d’un référendum volé, extorqué, alors qu’il avait en main toutes les raisons de le remettre en question. M. Luc Bouchard, vous allez ravaler et apprendre à vivre le Québec de demain. Peut-être êtes -vous apparenté à notre Lucien National, l’extincteur de foi. Moi je chante les Bouchards, les Tremblay et autres et suis surpris d’une telle réaction, qui n’aide vraiment pas le débat.

Par la la non-violence, nous obtiendrons gain de cause car celle-ci est juste.

Par la non-violence, des peuples se sont libérés du joug de l’oppresseur.

Nous sommes arrivés à ce qui commence…

Une des victoires du mouvement actuel contre la hausse brutale de 75% des droits de scolarité est cette révélation chez plusieurs d’une tare dont ils sont atteints, celle du syndrome du larbin; tare par laquelle ils s’offrent inconsciemment sur un plateau d’argent en sacrifice sur l’autel des adorateurs du Veau d’Or.

x intéressé(e)s, voir la définition de ce syndrome de Julien Arlandis au lien suivant:
http://www.legrandsoir.info/Le-syndrome-du-larbin.html

Je crois, M. Lisée, que la première apparition de l’expression «Printemps Érable» était justement lors de cet manifestation géante du 22 mars dernier.

Une autre « victoire » de ce mouvement est d’avoir relier la jeunesse de différentes régions du Québec (symboliquement, concrètement, numériquement, politiquement). Il est plutôt rare qu’un évènement incite les étudiants de Montréal, de l’Outaouais, de l’Estrie, du Bas du fleuve de la Montérégie, de la Gaspésie et de Québec à se soucier les uns des autres. Jamais, depuis la dizaine d’années que j’habite la métropole, je n’ai senti une aussi grandes présence des autres régions du Québec dans l’univers de référence des mes concitoyens Montréalais.

Une autre manif ce soir au parc Émili-Gamelin à 20h30. Venez nombreux!

Ha, et s’il y a du grabuge on pourra tenir monsieur Lisée responsable puisque c’est annoncé sur sa page. 🙂

Simplement pour rajouter que l’utilisation, désormais possible, de la couleur rouge prouve la séparation entre le Québec et le Canada. Autrefois rouge était le fédéral, et bleu le provincial, il n’y a d’autres possibilités que le rouge représente désormais… la gauche, l’éducation universelle, etc.
Les seuls drapeaux canadiens, à la manif du 22 avril… était des feuilles d’érables en putréfaction!

@ David…

«Gauche=Violence»

Pinochet = Gauche ?

Bush= Gauche ?

Franco=Gauche ?

Salazar=Gauche ?

On parlera pas de Hitler tout de même. Une petite gêne quesse tu veux c’est tellement loin dans le passé.

Ben oui, gauche égale violence….!

Les enfants-rois ne sont pas ceux que l’on a décrits jusqu’ici. Comment en effet considérer comme des enfants gâtés ceux qui font la grève depuis des semaines, manifestent par temps froid ou pluvieux, sacrifient leurs études ou leurs loisirs pour une cause en laquelle ils croient, qui démontrent une abnégation à toute épreuve, comme on n’a pas vu depuis longtemps, militent, participent aux instances de leurs associations, affrontent médias et politiciens qui leur font du rentre-dedans, se font matraquer, poivrer? Gâtés, eux? Enfants-rois? Il faudrait réviser nos critères! Que penser des pleurnichards qui n’en ont rien à foutre des autres, et encore moins de ceux qui vont suivre? Qui ont réclamé leur dû? Moi je dis que ce sont eux, les enfants-rois, qui n’endurent aucune frustration, et qui réclament leur « nanane » dans le grand confort!

«Comment en effet considérer comme des enfants gâtés ceux qui font la grève depuis des semaines, manifestent par temps froid ou pluvieux, sacrifient leurs études ou leurs loisirs pour une cause en laquelle ils croient, qui démontrent une abnégation à toute épreuve, comme on n’a pas vu depuis longtemps, militent, participent aux instances de leurs associations, affrontent médias et politiciens qui leur font du rentre-dedans, se font matraquer, poivrer? Gâtés, eux? Enfants-rois? Il faudrait réviser nos critères!»

Nathalie Grogières, je vous aime!

Je souhaite que les victoires de la grève étudiante se transforme en victoire électorale.
Le refus de dialoguer de ce gouvernement pour obtenir en bout de piste un règlement honorable pour tous n’est justifié selon moi que pour des motifs électoraux. M.Charest se cherche un levier un angle de prise suffisamment robuste pour aller en élection et souhaiter que les nos- nos de québécois lui disent encore oui.
L’appui de M Legault en dit long sur cette torpille qui cherche à briser le vote francophone pour permettre à Charest d’être élu même minoritaire.

@ J-F. Couture

« Puis j’ai commencé à aligner des chiffres pour me rendre compte que ma scolarité de 1968 équivalait à 3,200$ de 2012. Ensuite, que mes dettes totales équivalaient à 22,200$ de 2012.”

Ça ne vous a pas coûté cher.

Un parent se prépare à retourner aux études pour un BAC. Il a 18 milles dollars de côté et c’est très loin d’être suffisant. Juste le logement, une vieille cabane, partagée à deux et trois c’est 500$ de sa poche par mois. Le total juste pour le logement est de $14,400,00.

À ce moment, on ne compte pas le CEGEP qui serait de $9 600,00.

À cela, bien entendu, il faut ajouter les frais universitaires plus de $2,600,00 par année, $7,800,00.

À cela, il faut ajouter des dépenses absolument essentielles : l’ordinateur, l’abonnement Internet, le téléphone (cellulaire parce que moins cher), et les frais de transport au moins $100 par mois, environ deux cents par mois pour ces frais. Donc 7,200,00.

Finalement $14,000,00 + $9,600,00 + $7,800,00 + $7,200,00 = $38,600,00 en argent d’aujourd’hui. $22,000,00, c’est un gros « bargain ».

Ha oui il oui, important : il faut ajouter la bouffe, les guenilles, les bottines et la brosse à dent. Le câble et la TV c’est du grand luxe.

Alors vous me direz que ce sont vos parents très travaillants qui ont payé vos guenilles et votre brosse à dents. Faut bien que les parents fassent leur part.

Bien alors, parlons en de vos parents. (Par « vos parent » je parles de tous les parents des boomers.)

Vos parents vous ont construit et payé votre école primaire pendant les années 40,50,60.

Vos parents ont construit et payé votre école secondaire, votre CEGEEP (ou équivalent) et les universités pendant les années 60 début 70.

De plus ils vous ont construits et payé les routes, la 20 entre autres, des ponts, des hôpitaux, l’exposition universelle qui vous a facilité les emplois, etc.

Payé pratiquement CASH!

Bien oui, vous avez payé les jeux olympiques. À bien y penser non. En fait non vous avez mis ce déficit sur le dos des fumeurs vicieux.

Ne venez surtout pas me dire que vous avez payé le projet du siècle, La Baie de James. Ce projet à été payé par les consommateurs d’électricité et les industries client d’Hydro Québec, une entreprise.
+++++++++

« Alors je me suis dit que peut-être que des changements seraient acceptables mais que la formule pourrait être amendée pour atténuer le choc «tarifaire». »

Bien oui, de toutes façons, les faire payer plutôt que vous (ou nous).

Voyez-vous Monsieur, moi faisant des efforts pour me sentir vieux, je suis prêt à payer cette casse insignifiante et bien plus pour que ces jeunes continuent à apprendre à se tenir debout, bien plus que ceux de ma génération qui sont à la retraite.

@ Aux jeunes qui font la grève.

Continuez!

Votre combat couvre bien plus large que l’augmentation de vos frais que je suis prêt à payer entièrement et je ne suis pas le seul. Ce que vous faites présentement c’est la reconstruction d’une société que plusieurs de vos parents ou grands-parents ont abandonnée en chemin. Allez de l’avant et soyez conscients qu’à l’arrière à partir de l’an prochain d’autres prendront votre place. Montrez-leur, soutenez-les. Ce travail durera toute votre vie. Comme tous, vous vieillirez et un jour vos enfants diront fièrement :« C’est grâce à eux que notre société n’est pas tombée dans le piège de l’oligarchie qui voulait empocher nos biens et nous privant de notre bien-être. »

La mission de l’université comprend 3 activités; l’enseignement, la recherche et les services a la communauté. Il faut appliquer 3 principes dans le financement; l’équité ( verticale et horizontale ), l’accessibilité a la connaissance et l’efficacité dans la gestion.L’étudiant doit payer une partie de la mission enseignement seulement; ce n’est pas a lui de payer la recherche (40% du temps des prof.) et de payer les services a la communauté.Il doit payer une partie des dépenses d’enseignement; c’est le principe d’utilisateur-payeur. qu’elle partie? 25%, 36%, 50%?Le principe de l’équité verticale exige que le prix soit plus élevé selon le niveau des études; former un doctorant ou un maitre est plus dispendieux que faire un certificat en études plastique ou un bacc. en philo.L’équité horizontale exige que le prix soit en fonction du coüt des services; faire un bacc. en philo coute moins que un bacc. en génie.
Les universités sont mal gérées; salaires élevés des cadres supérieurs, année sabatique au 7 ans,SEULEMENT 6 HEURES D’ENSEIGNEMENT PAR SEMAINE, forte utilisation de chargé de cours au bacc. pour financer les prof. au niveaux supérieurs, dette de 400 millions accumulées. UN GRAND MÉNAGE EST NÉCESSAIRE.

cest lfun de voir que ça prend des jeunes pour faire face ensemble en solidarité à ce que leur impose le gouvernement

nous adulte nous acceptons les hausses de toutes sortes, taxes, gaz, impôt, et tout autres sans rien faire et payons payons, wow pendant que le gouvernement sen lave les mains et font rien se payent des voyages etc……………..

Ne pas oublier non plus que les étudiants aussi paient taxes, impôts et autres hausses dans les services publics. Ce que plusieurs, lorsqu’ils commentent la grève, semblent oublier en catégorisant « étudiants » c. « adultes payeurs de taxes ».

Désobéissance civile, vandalisme,non respect des autorités dûment élues, ça ne veut rien dire pour vous, M.Lisée? Il y aura des élections dans peu de temps, ce sera l’occasion pour les étudiants de faire valoir leur point de vue et de militer pour le ou les Partis qui sont prêts à accéder à leurs demandes.Je n’ai aucune admiration pour ces étudiants qui se laissent manoeuvrer par des petits anarchistes dans un pays où les mesures sociales sont les plus élevées.Vous voulez un pays socialiste, eh bien faites le élire démocratiquement.

Bonne pub pour l’école privée aussi (nos petits Che Guevara viennent du privé).

J’imagine que c’est ok que papa-maman paie 50% des frais au secondaire privé, mais monstrueux de demander autour de 18% à l’université.

@ honorable # 86

NON à la vieillocratie ou le schnoctocratie et la titodroittocratie découragée par une grande partie de la population et la majorité des adultes étudiants.

NON à la vieille moutoncratie de suiveux qui ont horreur des changements bénéfiques.

OUI aux jeunes, véritables élites du présent et du futur qui veulent rester et qui font vomir la detttitude de l’axe libéralo-conservatrice anti-syndicaliste religieuse incapable d’intellectualisme et d’accepter l’innovation, incapable de déménager et de se tenir debout sans les lois et qui ont les artistes et la vérité en horreur.

Bravo à Jean-François Lisée pour sont analyse des plus juste et cohérente. Trois fois bravo à tous les leaders étudiants et à tous les étudiants qui se tiennent debout devant ce gouvernement libéral corrompu. Je suis un papi qui a conduit ses 3 enfants aux études supérieures lesquels ont accumulé 10 0000$ chacun de dettes d’études et qui veut par dessus tout que ses 6 petits enfants puissent y accéder sans trop s’endetter. Merci à tous les étudiants de faire cette bataille maintenant. Quand je vous regarde, je suis fier d’être Québécois.

Merci pour cet article!
Pour répondre à la question concernant la première utilisation de l’expression « printemps érable », je crois que c’est une idée de l’école de la montagne rouge.

Le dire avec des fleurs

Le violet est le symbole de la paix et le rose est le symbole de la jeunesse.

Mais la branche d’olivier est gage de la paix.

Présentement le PLQ personnalise le débat en crucifiant sur la croix un des leaders étudiants.

La sémantique utilisée par le PLQ pour qualifier la crise ne règlera pas le problème de la hausse des frais de discussion.

L’évidence est un moratoire, mais Monsieur Charest ne le fera et la valse des dommages collatérale va se continuer.

Dommage que l’olivier ne pousse pas au Québec.

Chers étudiants, étudiantes.

Après avoir participé à plusieurs marches pacifiques avec vous, et que , j’appuie votre cause depuis le début, j’ai quelques suggestions.

J’ai acquis la conviction que charest ne veut pas réglé le problème des frais de scolarité.
Il se sert de vous pour faire oublier toute la corruption qui l’entoure et pour mousser ses appuies afin de déclencher des élections…et d’aller chercher quelques pourcentages dans l’électorat francophone.

Je me demande ce que vous pourriez faire pour le laisser massérer dans son jus et son jeu machiavéliquement électoral?

Peut-être trouver un médiateur qui parlerait en votre nom (Castongay ou Cournoyer)???

Peut-être feindre de rentrer dans vos terres…??? faire semblant de battre en retraite…afin de mieux le planter par votre participation massive lors des élections provinciales???

Peu importe la décision que vous prendrez, vous avez mon appui.

Merci pour votre exemple, votre ténacité et surtout, pour votre grande intelligence.

Grâce à vous, le garde espoir en notre jeunesse et je suis très fier de vous!!!
Merci!!!

@youlle.

Intéressant travail de calcul. Si je vous suis bien, vos 38,600$ de budget moins mes 22 000$ de dettes, (pas de budget.) = 16 600$.

Bon. Maintenant suivez-moi bien vous aussi:Quatorze semaines d’emploi d’été par année soit 42 semaines @40H/sem X 9,90$= 16,632.
«Ta’damm!»

Et tout ça en supposant que le salaire minimum n’augmentera pas. Votre hypothétique parent n’aura même pas à aller flipper des hamburgers 12 h/sem chez McDo durant l’année scolaire. Il va pouvoir se consacrer to-ta-le-ment à ses études.

J’ai travaillé au salaire minimum (1,05$) et j’ai eu droit à des bourses, ce qui complétait le portefeuille. Je ne vivais pas en appartement. Trop cher. Une chambre sur le campus à la résidence étudiante. Pas de resto. Pas de disco. Trop cher.

Quant au reste de votre diatribe sur les baby boomers, et le reste, je connais.Je ne vais pas me donner la peine de répondre. Juste vous dire que mon premier gros achat quand j’ai commencé à travailler, avant même une voiture, ce fut un sèche linge pour ma mère qui lavait avec une «machine à tordeur«. C’est vous dire combien on était «riche».

Ce pourrait bien être Jean Trudelle, président de la FNEEQ, qui est à l’origine de l’expression « printemps érable ».
Merci pour ce bilan provisoire qui met un peu de baume sur nos plaies

Bravo pour cette analyse Mr. Lisée, mais j’accroche malheureusement sur un de vos points. Le voici:
»Et même s’ils devaient retourner, penauds, à leurs cours et à leurs droits de scolarité majorés, bon nombre d’entre eux auront été marqués à vie par cet engagement et seront — c’est mon espoir — moins prompts à de désengager à l’avenir. »

J’aimerais avoir votre optimiste, or ce n’est malhereusement pas le cas. Ne croyez-vous pas que face à un echec du mouvement étudiant, c’est des dizaines de millers d’édudiants qui retourneront complètement déllusionés face à l’engagement politique et citoyen. Réaliser que 11 semaines de grèves jumelées à des centaines de manifestations et d’actions divers n’ont rien donné ne leur donnera t-il pas une leçon totalement inverse à celle que vous prédisez?
J’espère que vous avez raison et je vous demande de s’il vous plait me convaincre que mon analyse est mauvaise! Cependant, le gouvernement, en ignorant ces étudiants, semble contribuer tristement au désengagement politique d’une jeunesse qui croyait au changement…

Le rouge c’est la lutte pour la liberté

Depuis deux siècles le rouge est synonyme de lutte pour la liberté au prix douloureux du sang versé.

1.Les libéraux pour la laïcité contre la noblesse et les religieux pour les bourgeois
puis,
2.Les ouvriers pour un travail décent et un salaire permettant de faire vivre sa famille contre les bourgeois pour la classe paysanne urbanisée
puis,

3.Aujourd’hui pour au moins le libre accès au savoir indépendamment de sa naissance ce qui unit les luttes de 1. et 2.

Tout se tient dans les luttes de l’humanité depuis deux siècles c’est la liberté, la justice et l’équité des chances dans nos sociétés « du savoir »

Je n’ai pas lu votre article, seulement le titre.
Je sais toutefois, essentiellement qu’est-ce que monsieur Lisée vous a dit. Je suis certain que je suis de son avis. Je suis de votre coté. Mais rentrer, pis aller voter ensuite.

Qui supporterait qu’on augmente ses impôts de 75% sans manifester?

Le 4 mai le congrès du PLQ sera sans doute le dernier avant une élection, avec 2 ou 3 points de plus «dans les sondages» et sont attitude intransigeante qui lui fait le plein de ses électeurs âgés et anglophones Charest sera bien tenté de déclencher une élection.
Tout ceci a été mis en branle par ses faiseurs d’images depuis plus d’un an depuis la résolution qui augmentait de 75% les frais de scolarité des études supérieurs.
Qui ne demanderait pas qu’on révise en vitesse la façon de dépenser cet argent sans avoir un seul service de plus?

Bravo étudiants-étudiantes. Il n’y a pas de mots pour dire comment je suis fier de vous. Vous faites valoir vos droits et vos idées. Il y a de quoi faire taire tout ceux qui disent que les jeunes sont démotivés et amorphes. Continuez votre combat. Il en vaut la peine. Je participerai à vos marches le plus souvent possible.

Ne lâchez pas!!!!
Montrez leur qu’ils ne vous auront pas à l’usure comme le gouvernement le prétend. Bravo encore!!!!

Conférence de Presse de Beauchamp et Charest : Deux faces de baveux qui nous disent sans rire que leur porte a toujours été ouverte… Yeah, on mange des coups de matraque depuis 2 ans sacrament. Maudits hypocrites!

@ J-F. Couture #125

« J’ai travaillé au salaire minimum (1,05$) et j’ai eu droit à des bourses, ce qui complétait le portefeuille. Je ne vivais pas en appartement. Trop cher. Une chambre sur le campus à la résidence étudiante. »

M. Couture, je suis allé à la petite école du rang pendant quatre ans, vous savez les filles d’un bord et les garçons de l’autre. J’ai commencé ma petite carrière d’entrepreneur en 1964. Alors le salaire à $1,05 … Je me souviens du jour où en me remettant mon chèque de paye on m’a dit que j’étais gâté de passer à $1,05. J’ai eu connaissance que ma mère a usé deux laveuses à tordeur. C’était souvent moi qui tordait et étendait « le linge su à corde à linge ». Je travaillait 25 heures par semaines sur la ferme en plus de l’école et de mes contrats. Alors Monsieur, j’ai moi aussi déjà vu pleuvoir.

Vous avez eu des bourses oui, mais vous devriez savoir que ce n’est plus ce que c’était les bourses. Vous n’avez pas payé de logement. La majorité des étudiants les étudiants d’aujourd’hui sont obligés de payer un logement. Autre chose vous n’avez pas payé la bouffe les bottines et les brosse à dent, il faut donc ajouter au moins un autre $20 000,00 pour trois ans et c’est très peu. Et l’électricité et le chauffage?

Quant à la diatribe sur les boomers ce sont des FAITS qu’el bonhomme grand-père à écrit.

Bon pourquoi aller plus loin?

L’important, c’est pourquoi les étudiants devraient connaître autant de misère que leur parent leurs grands parents et arrière? Jalousie?

Pourquoi les étudiants devraient absolument payer leurs études alors que les travailleurs d’aujourd’hui en ont bien plus le moyen que vos parents et les miens? Si on applique le principe, pourquoi ne pas faire payer les étudiants du secondaire? Sont capables de travailler à shop eux autre itou.

De toute façon, avec les études gratuites de la maternelle au doctorat, ils vont quand même payer plus tard. Il y a des pays qui le font et ils sont riches.

Nos pères Monsieur ont fait la révolution tranquille à coups de sacrifices pour nous qui en avons amplement profité. Bien oui les boomers à 15 ou 21 ans étaient bien trop jeunes pour la faire.

La VRAIE RAISON Monsieur est que les vieux ne veulent PAS PAYER pour avoir quelques sous de plus pour leur confort.

Alors ne soyez pas surpris si plus tard ils ménagent vos couches pour se reprendre. Ce n’est pas une façon de bâtir. Mon grand père à arrêté de travailler dur sur la ferme à 78 ans. Les vieux de 60 ou 65 ans ou moins d’aujourd’hui sont certainement capable d’en faire une petite fraction pour les jeunes.

Quant à moi Monsieur je suis prêt à payer la casse pour que les jeunes se tiennent debout et fassent grouiller les vieux schnocs dans leur petit confort. Eux aussi ils ont droit à la révolution pour l’avenir de leurs enfants. Comme il y a 50 ans ils en feront une meilleure société pour l’avenir.

Je suis très satisfait que ces jeunes se tiennent debout.

Très beau papier. Très juste portrait de nos enfants ; nos enfants là dans la rue qui sont si beau. Je suis tellement fier d’eux.

Et en même temps je suis tellement rassuré. J’ai hâte de les voir prendre les commandes des grandes entreprises, de les voir entrer au parlement et de les savoir là, compétents, dans nos écoles, nos hôpitaux et notre fonction publique.

Merci Monsieur Lisée pour ce texte.

Benoît Duhamel,
Lanaudière, Qc.

Je suis enseignant et je lis beaucoup . Loin d’être ignorant, je constate depuis fort longtemps que le parti libéral est un parti corrompu , la mafia nage dans les coulisses de la construction, expédie des enveloppes brunes pour financer les prochaines élections, et les hauts dirigeants d’entreprise en font autant . M.charest et sa gang doivent être jugés et condamnés pour crime contre l’humanité , vol du bien publique et ……

@youlle#135

C’est fou comme on se ressemble. Moi aussi j’ai fait la petite école et jusqu’en cinquième. Et vous savez quoi: Aujourd’hui, elle m’appartient parce-que quand la CS l’a fermée puis vendue pour une bouchée de pain, un oncle l’a rachetée puisqu’elle était construire sur un lopin de la terre ancestrale dont il avait hérité en tant qu’ainé et soutien de la famille puisque grand-père est décédé assez jeune, laissant une «trallée» d’enfants; Il avait vendu ce lopin à la CS dans les années 20 et a voulu le récupérer. Célibataire, il m’a laissé le tout à son décès.

Et oui, j’ai payé un loyer parce que l’université était à 400 milles de chez-nous. Je l’ai dit ça. Une chambre sur la campus. Relisez-moi. Et le transport aller-retour deux fois l’an.(Début et fin de l’année et relâche des Fêtes)

J’ai payé les études de mon fils qui n’a eu ni prêt ni bourse et ne vous en faites pas, j’ai vu à ma retraite et je n’attends rien de personne. Et de l’impôt, j’en ai payé des masses pour subventionner les garderies, les RPAP, et autres babioles auxquelles je n’ai jamais eu droit.

Je trouve dommage et triste d’en arriver à «comparer les misères» pour discuter car malgré tout, je n’ai jamais pensé que j’étais «dans la misère». Je faisais juste mon chemin avec les moyens disponibles.

Salutations.
JFC

@ J-F. Couture

« C’est fou comme on se ressemble. »

Oui! Mais avec une grande différence. Moi je suis prêt à payer pour augmenter les moyens des étudiants et je me fous de payer trois ou quatre carreaux brisés par les casseurs. Je suis prêt à payer pour que les jeunes aient un meilleur confort qu’actuellement, une société plus équitable. Pour cela sa prend des moyens dont d’instruction.

« Je trouve dommage et triste d’en arriver à «comparer les misères» pour discuter car malgré tout, je n’ai jamais pensé que j’étais «dans la misère». Je faisais juste mon chemin avec les moyens disponibles. »

Constatez Monsieur que la misère est très relative. Dans bien des pays les gens ne souffrent pas de ne pas avoir de TV, ils ne la connaissent pas. Par contre ils souffriraient de ne pas avoir de téléphone cellulaire, ce dernier étant le seul moyen de communication pour eux.
Il y a 70 ans il n’y avait pas d’électricité dans les campagnes du Québec. Est-ce que les gens en souffraient? Pas vraiment. Enlevez leur aujourd’hui et ce sera la misère noire, la catastrophe.

Alors.

Vous avez fait vos études il y À PLUS de 45 ans Monsieur. Les temps ont changés, c’est une éternité. Vous n’aviez pas d’ordinateur et d’abonnement internet à payer, eux oui parce qu’il est impensable de penser à faire ses études sans ces services. Ce n’est qu’un exemple. Et le fâameux tel cellulaire! Bien oui il est essentiel. Je vous dis Monsieur que déjà il y a 20 ans, un étudiant qui venait appliquer dans mon entreprise et qui n’avait pas de tel personnel sortait des bureaux avec son CV dans la poubelle. Trop coûteux de courir après lui par le biais du # de ses parents ou amis.

Payez donc une laveuse à tordeur pour rendre service à un étudiant. Juste pour voir.

Notre petite école du rang n’a aucune importance pour eux, sinon l’histoire, la culture, juste pour savoir qu’il y a eu des pionniers avant eux et qu’ils le sont présentement pour leurs petits-enfants, ce qu’ils semblent comprendre présentement.

À la prochaine!

Une question pour vous M. Lisée; pourquoi les anglophones ne sont pas en grève??(McGill, Bishop,Champlain) Est-ce que nos francophones ont plus de temps à perdre que les anglos?
Si ce sont nos futurs ministres, je leur souhaite d’avoir des étudiants qui viennent leur dire quoi faire à leur tour!

Vos commentaires salutaires et très justes sur les victoires étudiantes sont bien rafraîchissantes,apportant des notes positives alors qu’on peut légitimement s’inquiéter de la position et de la stratégie gouvernementale face à la grève étudiante, comme des calculs politiques de M. Charest.

J’aime particulièrement votre référence au fait que cette grève aura permis de faire passer un message sur l’importance des études supérieures. Quant aux leaders étudiants, je n’ai qu’admiration pour eux.
Merci pour votre contribution au « sens » de ce mouvement.

Tout compte fait notre société avance
à grands pas vers la liberté d’expression et la nouvelle démocratie. Il est inutile de demander aux pantoufflards et aux privilégiés de marcher contre un gouvernement abusif et corrompu, mais ils nous regardent et ils enregistrent. Tout le monde participe à l’évolution sociale, même les pissous.

La « gegauche » en sciences « moles » formées à la prof de l’UQAM… Enfants gâtés de 4 ans qui fait ses crises…

En vous lisant, il m’apparaît important de vous dire que vouos ¸etes un bon blogueur. Votre énoncé sur l’attrait des études supérieures est tout à fait juste. Pour le reste, je vous reconnais bien comme faisant partie des proMarois…..un peu facile….

Développer sa citoyenneté par la manifestation populaire, un concept intéressant.
Parler de démocratie en mouvement, un bémol svp. L’intimidation, le vote à main levée (je croyais que ce mode de pression sociale syndical était révolu), la déterioration des biens publics… wow minute papillon. Content que des étudiants se soient enfin opposés au trip des casseurs.
Ce conflit, qui n’est plus une manifestation de la volonté étudiante de réduire les impacds des coûts des études, mais une remise en question du gouvernement élu démcratiquement, encouragée par quelques émules du communismes (ne serait-ce pas la vrai signification du rouge?)qui ont de tout temps été très engagés et structurés au niveau du discours, supporté par des stratèges syndicaux, par des profs payés à ne rien faire (et qui voudront être payé à gros prix, convention collective oblige, pour compléter le semestre, s’il n’est tout simplement pas annulé!) et par le Parti Québécois dont le bas intérêt politique ne peut certainement pas être nié (décevant…).

Bref, une demande légitime des regroupement étudiants qui disparait devant la hargne et l’impuissance des opposants au présent gouvernement. Étudiants, étudiantes retournez compléter votre semestre, l’offre sur la table n’est peut-être pas le gel tant désiré, mais elle ne peut être qualifiée d’insulte.

Ce sera bientôt le temps de se présenter aux urnes, c’est comme cela au Québec que l’on renverse un gouvernement de façon démocratique. Oui, on peut manifester, pacifiquement j’entend; on se doit d’échanger, discuter, écouter, de faire connaitre ses opinions sur la place publique s’il le faut. Mais il y a un temps pour chaque chose…

Je suis pour la gratuité des études, également pour la gratuité des soins et la gratuité pour des résidences décentes pour personnes agées. Je suis contre l’augmentation continuelle des impots et des taxes. Mais a-t-on les moyens des premiers sans les seconds? Même avec ces augmentations la société québécoise n’a plus les moyens de se payer cette gratuité, malheureusement.
Le prochain gouvernement, quel qu’il soit, devra faire d’une saine gestion,sa priorité et éliminer toute dépense qui n’apporte rien de concret à la société afin de bonifier les investissements sur l’avenir des gens composant notre société.

J’espère que vous commenterez aussi sur les dommages collatéraux, notamment le mépris collectif des lois encouragé par des enseignants qui prennent partie pour un groupe d’étudiant et contre un autre (je suis moi-même enseignant et très déçu de cette dérive), ainsi que le mépris à l’endroit de ceux qui sont contre le boycott (vraisemblablement la majorité des étudiants) ou pour l’augmentation des frais de scolarité. J’ajouterai que votre titre vient cautionner un moyen (grève) qui n’a pas de fondement juridique dans le contexte de la contestation étudiante. Vous nous avez habitué à plus de rigueur et à un sens civique plus prononcé.

De la bouillie pour les chats. Nous avons plutôt:
1. La démonstration que des études supérieures en sciences humaines entraînent le mépris pour l’État de droit, l’exercice démocratique et le gouvernement responsable;
2. Des leaders à la langue de bois comme les pires de leurs aînés, qui reprennent en coeur de vieilles lubies de la gauche européenne;
3. L’apprentissage d’une démocratie directe qui a démontré, par son mépris des injonctions et l’évocation d’une soi-disant « majorité » le « droit » de brimer la minorité en l’empêchant d’étudier. Ce serait beau, la gauche au pouvoir!
4. Le carré rouge, arboré par Pauline Marois, a démontré la montée du populisme;
5. Les manifestants des pays arabes meurent pour le droit d’élire un gouvernement responsable lors d’élections générales; nos manifestants combattent une mesure, la hausse des frais de scolarité, qui a été votée par une majorité parlementaire durant son exercice, qui est parfaitement légale et légitime.

Bravo! Vour apportez un éclairage positif et essentiel au mouvement printanier que nous vivons. Il est admirable de voir ces milliers de jeunes et, en particulier, leurs trois porte-parole, apporter une voix discordante à une société qui s’est affadie pour se complaire dans la facilité intellectuelle, morale et sociétale.

@ Jacques Saint-Cyr et @ Pierre C

J’abonde exactement comme vous en ajoutant que je commence à en avoir assez de voir l’extrême gauche valorisée à ce point par les artistes et certains animateurs de la radio-canadienne.

Avez-vous remarqué qu’il n’y a pas beaucoup d’étudiants en médecine, en sciences appliquées, en commerce, en foresterie,etc, qui appuient la »grève ». La plupart des étudiants qui sont solidaires avec les grévistes semblent être des étudiants qui ont peu ou pas de chance de se trouver un travail valorisant et rentable pour la société à leur sortie sur le marché des emplois. S’ils ont choisis de suivre des cours intéressants mais non lucratif une fois leur diplôme en main, ils n’ont pas à faire subir aux autres les affres de leurs regrets.

Les étudiants en boycott sont des enfants-soldats.
Ils sont utilisés par les laches professeurs, par les syndicats qui ont peur de perdre leur monopole de placement dans la construction et par Québec solidaire, ce parti néo-marxiste géré par des petits bourgeois
Les leaders de la FECQ et FEUQ sont effectivement articulés et, avec les années, ils développeront leur jugement et pourront faire de bon leader.
Pour ce qui est de la CLASSE, Il est très peu articulé. Il récite un mantra, répète son discours de cassette qu’il améliore à chaque jour étant donné le nombre d’interviews qu’il donne.
Son insistence à toujours employer le masculin et le féminin (étudiant étudiante, cégepien cégepienne, chien chienne chiot … ) indique un esprit dogmatique.
Sa collègue, une femme, s’exprime exactement comme lui, avec les memes mots et les memes gestes (dont des torsions de la bouche). Ces deux co-leadres sont à la limite de l’endoctrinement

@Marc B.

S’il vous plaît, soyez respectueux, aucun métier n’est plus valorisant qu’un autre. Il est irrespectueux de juger des métiers par rapport à leur rentabilité ou leur »valorisation ». Ce concept est personnel et personne n’est en mesure de juger un métier meilleur qu’un autre. Mes parents m’ont appris que faire un emploi que j’aime était ce qui était important et non pas mon salaire, quel qu’il soit. Et je suis présentement à l’âge de faire mes propres choix et je considère que cette façon de penser est des plus importantes. Oui, bien sûr, je ne veux pas crouler sous les dettes, mais je veux tout simplement arriver à payer mes factures et à vivre bien en exécutant un travail honnête où je me sentirai valorisée, qu’importe le jugement que les gens pourront en avoir. Je n’ai pas besoin d’avoir un travail valorisé socialement pour savoir que la satisfaction personnelle d’un travail bien fait est une valorisation extraordinaire. D’ailleurs, je suis en colère et blessée par les gens qui ne considèrent pas les métiers n’étant pas nécessairement outrageusement payés comme médiocre. Nous avons besoin d’ingénieurs autant que de professeurs, admettez-le. Notre société a besoin de gens instruits qu’importe dans quel domaine ils le sont. Je suis présentement en secondaire 5. J’ai été acceptée en Arts & Lettre profil communication. Oui, je vais sortir de ce programme sans réel diplôme, mais j’irai obligatoirement à l’Université. Moi, ça me suffit. Je serai peut-être professeur, je serai peut-être journaliste. Chose certaine, je vais éprouver la satisfaction d’avoir bien réussis dans la vie en n’ayant opté pour le cœur plus que pour l’argent.

Maryane Daigle, 16 ans.

Ils ne sont pas en grève puisqu’ils ne sont pas des travailleurs mais des étudiants. J’ai l’impression d’entendre toujours la même rengaine, style vieux disque brisé.

Au fait, je connais ça les enfants-rois étant une enseignante retraitée. Heureusement, les jeunes ne sont pas tous à mettre dans le même bateau. Très facile de voir de quel côté est votre lien politique. Bye, bye l’objectivité.

Merci Monsieur de faire mon éducation. J’ai 71 ans et je n’ai jamais lu autant de conneries dans un même article. Vive les petits étudiants qui auront la tête vide et des gros jambes à marcher dans la rue, c’est ce qu’ils font de mieux. Ces futurs fonctionnaires passeront leur vie dans la rue à réclamer plus d’argent et moins de travail.Vivement
un régime communiste pour mettre fin à tout ça.

Il n`y a pas de lien direct entre les faibles droits de scolarité et la diplomation la preuve,en Ontario il y coûte plus cher,mais les diplômés son plus nombreux.Il serait temps de demander aux étudiants d`étudier et de réussir.Ils savent s`exprimer mais comme de bon enfants rois,dire je veux.

Je trouve dommage que les gens croient que les étudiants sont des enfants rois parce qu’ils osent sortir dans la rue et défendre leur point de vue/droit à l’éducation. Je ne suis présentement pas une étudiante, parce que les frais sont déjà trop élevés pour moi, et que mon père fait trop d’argent, selon le gouvernement, pour que j’aie droit aux bourses. J’ai eu dans le passé un prêt de 2000$ pour un an d’étude (ce qui me servait à payer une partie de ma session seulement) et je suis toujours prise à le rembourser parce que je ne fais pas un gros salaire, n’étant pas assez manuelle pour faire un dep et n’ayant pas l’argent pour finir l’université. Je travail comme je peux, avec les études que j’ai, mais je n’arrive pas à boucler mes fins de mois. J’aimerais aller sur les bancs d’école, faire mes études et terminer, mais comme je n’arrive pas à assumer la facture maintenant, imaginez quand la hausse sera là. Je peux oublier mon éducation et celle de mes enfants, à moins de marier un homme riche! Les manifestant ne veulent pas l’argent de vos poches, ils veulent celle du gouvernement et des recteurs, celle qui sert à payer des formations dans les bahamas aux recteurs et des maisons qui ressemblent à des château au premier ministre. Il y a de l’argent, il faut juste cesser de nous demander de payer plus, à nous, le peuple, et commencer à aller puiser dans les poches de ceux qui en profitent un peu trop.

Du concret svp. Les étudiants s’imaginent que l’éducation est gratuite alors ils perdent leur temps sur les bancs d’école à ne pas savoir quoi étudier et à changer 3 ou 4 fois de programme. Sinon, ils choisissent un programme « nul » (qui ne fait que s’autonourrir) pour finir par enseigner ce programme… Évidemment je généralise. Il y en a, des « vrais » étudiants qui choisissent un « vrai » programme qui va aboutir à une « vraie » profession ou carrière. Et j’inclus ici les techniques et la formation professionnelle. L’université n’est pas obligatoire, et un diplôme universitaire ne garantit pas un emploi, et parfois même pas des compétences. L’université coûte « cher » parce que ses administrateurs sont payés trop cher et parce qu’elle offre trop de programmes « nuls » qui n’aboutissent à rien de concret sur le marché du travail. Une formation en médecine rapporte beaucoup plus à la société qu’une formation en théâtre. Une telle augmentation a fini par être nécessaire parce que le gouvernement portait des lunettes roses en se disant : wow, on a plein de diplômés universitaires, ils vont avoir des « jobs » bien payées et ils vont payer plein d’impôts. NOT! Surtout quand ce sont des diplômés en ethnologie, études françaises, communications et théologie. Sérieusement, ça sert à quoi un doctorat en technologie éducative? À enseigner la technologie éducative? À faire de la recherche (subventionnée!) sur la technologie éducative? Si quelqu’un veut payer pour ça, ben qu’il paie de sa poche. Je m’arrête, je pourrais continuer longtemps…

Selon mon expérience, il était téméraire de permettre la tenue du congrès du PLQ à Victoriaville.

La police était mal préparée comme le démontre les images, alors que les manifestants étaient piégés par une couronne de fumée. Les policiers n’avaient aucune barricade tangible qui peut retenir à cette foule.

Les images démontrent les moments de panique comme le tir sur la tête d’une fille qui tentait de voir pour sortir de la fumée.

Comme aussi une tentative d’arrestation d’un manifestant sans la présence d’une barricade de policier pour sécuriser le site de l’arrestation.

En terme de santé et sécurité des policiers, il y a un grand blâme à faire pour les dirigeants de la SQ. Moins 250

On ne parlera pas de la violence pour calmer la foule.

Donc moins 100 pour la SQ, périmètre non sécurisé.
Aussi moins 200 pour le PLQ pour avoir tenue le congrès malgré le présage d’une manifestation ou il pouvait y avoir des casseurs.

De plus le site se prêtait à une fouille sommaire des arrivants à la descente des autobus. Encore un moins 500 pour la SQ

Des scènes d’horreurs qui pouvaient être évités.

Mais pourquoi le gouvernement en est rendu à soulever la violence par ses actions et ses paroles.

Les mesures de sécurité et la police ne peuvent pas arrêter la violence, ils sont en réaction suite à l’inaction du gouvernement.

Les verts utilisent le Droit pour intégrer les classes. C’est un constat d’échec.

Donc présentement, seul le gouvernement peut arrêter la violence. Il est le seul qui peut agir.

Mais, la suite sera probablement des commandos qui feront des actions de façons aléatoires. Ce sera peut-être des policiers qui feront des actions pour avoir du temps supplémentaires ou encore des actions comme au temps du FLQ ou la GRC qui faisait brûler des granges en 1970.

L’heure est grave, il est temps pour le gouvernement d’agiter le drapeau blanc. Le fera t-il ?

Magistral article!
Je suis fier de cette génération qui n’accepte plus l’indifférence de la masse devant la gouvernance des élus « démocratiquement » élus, mais soutenus par les puissances de l’ombre.

Madame Courchesne sur le bord des nerfs. Elle qui ne voulait pas revenir député en 2008, mais Charest avait besoin d’ELLE. Maintenant elle est en »mot dis » d’avoir pris charge du dossier étudiant. Une autre démission en perspective pour s’enlever de la pression.

L’implication de 10% des étudiants pendant 14 semaines est maintenant un éveil des consciences pour un élargissement du conflit contre la loi Charest par toute la population.

La répression actuelle est excessive comme le démontre les actions policières envers le simple manifestant. La loi laisse beaucoup d’arbitraire entre les mains de la police par son pouvoir discrétionnaire.

Maintenant les manifestants proviennent de toutes les couches de la société. De plus, personnes ne paiera des amendes. Comme dans le brouhaha de 300 arrestations, la cour devra prouver hors de tout doute le délit. Après la manifestation historique d’aujourd’hui, le gouvernement est maintenant devant le fait accompli qu’il doit s’approcher de la table de négociation.

Dorénavant, les leaders étudiants doivent demandés au gouvernement d’abrogé la loi de Charest avant toute forme de négociation. Sinon la montée de la brutalité policière va laisser des familles en deuil. Donc, il est minuit moins quart.

Étudiante en Droit en France je paie mon inscription 235 Euros, j’achète mon code civil. Et c’est TOUT ce que je paie pour l’année. Rien d’autre ! Alors vous c’est quand même TRES TRES chère, mais alors là ça va en devenir RIDICULE.