Étudiants: Comment fut bousillée la négo

Une approche tortueuse

Nous avons eu droit ce lundi à la version de la ministre démissionnaire Line Beauchamp. Elle a perdu, a-t-elle dit, toute confiance en la volonté des leaders étudiants d’en venir à une entente. C’est pourquoi elle a fait « l’ultime compromis » de s’effacer pour permettre un nouveau départ*.

La version que j’ai pu colliger à partir de cinq participants côté étudiant et d’une source chez les recteurs est toute autre. En fait, la FEUQ et la FECQ insistent depuis le sept mai pour apporter des éclaircissements précis et balisés à l’entente du samedi 5 mai pour la rendre acceptable, à leurs yeux, à leurs membres (même s’ils affirment ne pas avoir la capacité d’en recommander l’adoption).

Un grand recul

Pour ces deux associations, la clé de la sortie de crise résidait précisément dans le travail du futur Conseil provisoire (puis permanent) des universités prévu à l’entente. Or dans un retournement majeur, ce lundi matin, la ministre Beauchamp a retiré de la discussion l’existence même de ce Conseil pour proposer à la place une Commission parlementaire.

Il s’agissait d’un grand recul pour les étudiants. Au sein du Conseil, les associations sont parties prenantes. Au sein de la Commission parlementaire, ils ne sont que spectateurs .

En fait, les deux associations souhaitaient clarifier de quatre façons le travail du Conseil:

– S’assurer que les économies réalisées dans la gestion des universités soient reportées sur les frais afférents (ce qui était prévu) puis que les économies supplémentaires soient reportées en diminution des droits de scolarité (ce qui était implicite dans l’entente, mais contredit ensuite par des déclarations de la ministre);

-Modifier la composition du Conseil pour que les membres externes (deux du secteur privé et le président) soient désignés par consensus et retirer un des quatre recteurs pour le remplacer par un expert;

-S’assurer qu’en cas identification consensuelle par le Conseil d’économies de gestion, il y ait un mécanisme de discussion des propositions à l’Assemblée nationale;

-Sécuriser le « report » de la hausse des droits de scolarité de l’automne 2012. Dans l’entente, elle est conditionnelle à l’identification d’économies. Les associations voulaient qu’elle soit non conditionnelle et qu’elle couvre toute l’année.

Ce sont des positions de négociation, évidemment. On peut penser que tout se jouait en fait sur le premier des points. Les associations étaient prêtes (et le sont toujours) à jouer sur les mots pour éviter au gouvernement Charest d’écrire « Droits de scolarité »: les termes  « règle budgétaire » ou « contribution étudiante » pourraient faire l’affaire.

Un énorme compromis étudiant

Il faut bien indiquer que, contrairement à ce qu’affirme le gouvernement et une partie du commentariat québécois, cette position des associations constituait — et constituerait toujours — un énorme compromis par rapport à leur revendication première qui est l’annulation de la hausse et le gel des droits.

Dans le mécanisme incertain du Conseil, rien ne garantit que suffisamment d’économies seront réalisées pour compenser la hausse, en tout ou en partie. Affirmer que les associations sont intraitables est simplement une contre-vérité.

Les recteurs contre-attaquent !

Le retrait pur et simple de la proposition de Conseil des universités, clé du retour en classe, n’est pas fortuite. Selon une source partie à ces discussions du côté des recteurs, les universités « ont clairement indiqué de façon unanime qu’ils ne sont pas favorables à un tribunal » des universités et de leurs dépenses.

Ce qui est précisément ce à quoi le Conseil devait servir. « Les recteurs n’ont pas voulu le dire publiquement, mais les messages sont passés clairement » que les recteurs ne voulaient pas être des « boucs émissaires ».

Il faut indiquer ici que, bien que les recteurs aient été partie prenante du marathon de négociation de la semaine dernière, ils ne sont pas signataires du document. En fait, ils ont fait connaître leur opposition au moment de la discussion des libellés et c’est Michèle Courchesne qui a insisté pour qu’ils acceptent ce compromis.

Pendant la rencontre de ce lundi matin, selon nos sources du côté étudiant, la ministre Beauchamp s’appuyait sur le changement de position du négociateur de la CLASSE quant à l’acceptabilité du Conseil par ses membres pour refuser de s’engager plus avant sur cette voie et la remplacer par la Commission parlementaire.

En effet, si le comité de négociation de la CLASSE avait accepté la proposition pendant la nuit de négo, les associations membres et les instances ont beaucoup critiqué le Conseil, sa composition, son mandat, et le principe même que les étudiants doivent faire le travail de bonne gestion du gouvernement pour dégager des économies. Contrairement à la FEUQ et la FECQ, qui continuaient à vouloir améliorer ce mécanisme, la CLASSE estimait qu’il fallait une autre piste, portant spécifiquement sur la hausse des droits.

Au sujet de la Commission parlementaire, Mme Beauchamp plaidait que l’ouverture de cet espace de discussion entre élus en présence de membres de l’opposition et des députés indépendants serait une « réponse démocratique à la violence de la rue ».

Ce à quoi toutes les associations ont répliqué qu’une Commission parlementaire, où le gouvernement a la majorité, ne fait que remettre un rapport au gouvernement, qui en dispose à sa guise. On s’étonne que la ministre ait pu penser que cette hypothèse tiendrait la route.

Comme elle l’a indiqué en conférence de presse vendredi, Mme Beauchamp a ensuite testé l’idée d’un « moratoire ». On dit bien « testé » puisque la ministre a bien indiqué qu’elle devait revenir au bureau du Premier ministre pour soumettre la chose.

Or la proposition était on ne peut plus vague. Toutes les associations, y compris la CLASSE, ont répliqué qu’un moratoire était intéressant, mais qu’il fallait préciser ce qui arriverait après. Un « moratoire » ou une « trève », mais pour combien de temps ? Une session ? Deux ? Jusqu’à l’élection ? « Elle n’a jamais voulu nous le dire » affirme le Vice-président de la FECQ, Simon Harvey.

Leur vœu ultime, comme l’a dit la ministre, est la tenue d’États-Généraux sur les universités. « Mais on sait que le gouvernement libéral est allergique à ce terme » me dit-on. Le retour du Conseil des Universités aurait été acceptable pour la FECQ et la FEUQ, mais n’était plus sur la table.

Bref, comme je l’indiquais ici, il aurait été possible au gouvernement, en quelques heures la semaine dernière, de clarifier et de bonifier une entente de sortie de crise qui constituait un compromis considérable de la part des étudiants.

Cette négociation supplémentaire fut rendue impossible par la réticence du gouvernement à capitaliser sur sa propre entente et à passer outre aux objections — parfaitement prévisibles — des recteurs (qui ne sont d’ailleurs pas très chaud pour une Commission parlementaire). Le temps écoulé depuis a provoqué une radicalisation de la base de la CLASSE, qui rend son adhésion à cette entente bonifiée plus problématique. (Mais l’adhésion de deux associations sur trois serait déjà majeur et sonnerait la fin de la crise.)

Le retrait de cette proposition et son remplacement par une Commission parlementaire, puis le refus, parfaitement prévisible, de cette idée par les associations a donné à la ministre le prétexte pour dire ceci:

« Ma dernière conversation téléphonique avec les représentants des quatre associations étudiantes m’a amenée à constater que personnellement, j’avais perdu confiance dans leur volonté de régler le conflit et que nous ne partagions pas les mêmes valeurs du respect de la démocratie et des élus de l’Assemblée nationale »

On attend beaucoup plus de Michèle Courchesne.

* Ce billet a été bonifié depuis sa première mise en ligne.

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L’ex-ministre va maintenant pouvoir déjeuner avec la mafia sans qu’il y ait conflit d’intérêt…

Ce qui me dégoûte, c’est que la seule source de la majorité des gens est soit Gesca et Québécor, dont les commentateurs trafiquent délibérément la nouvelle par des éditoriaux biaisés. Dans un tel cas, que le tiers des Québécois appuient les étudiants tient du miracle.
On n’a qu’à lire l’hypocrite en chef, Alain Dubuc, qui franchement se surpasse dans un énoncé des chiffres qui lui plaisent. Déjà qu’il avait qualifié des étudiants de maîtrise et de doctorat de « gens qui savent à peine compter »!
Bref, on assiste à une campagne de démagogie pour une crise qui aurait due être réglée il y a des semaines.

L’idée du conseil provisoire des universités a été massivement rejetée par les étudiants boycotteurs. Line Deschamps a donc bien fait de retirer cette idée. Les boycotteurs doivent comprendre qu’hors le royaume des enfants-rois, les gestes ont des conséquences.

Tous ceux qui ont bloqué des entrées de CEGEP ou d’universités, et qui étaient étudiants inscrits dans le CEGEP ou l’université en question, devraient être expulsés sans autre forme de procès. Ou, tout au plus, ce pourrait être le SEUL sujet de négociation!

C’est un infraction innommable que d’empêcher quelqu’un d’aller à ses cours. Triplement innommable parce que ceux qui commettent cette infraction prétendent ensuite le faire au nom de la “priorité à l’éducation’ et de la “démocratie”!

Manifestement, ils ne sont pas assez instruits pour comprendre ce que signifie “démocratie”, et pas assez démocrates pour comprendre qu’on n’empêche pas quelqu’un d’assister à ses cours, dans une démocratie.

Tout aussi innomables sont tous ces journalistes qui, depuis 14 semaines, nommaient “pacifiques” ces blocus! Ce faisant, ils ont été de puissants facilitateurs de comportements illégaux qui produisent une déliquescence du tissu social.

Définition de « pacifique » dans le Larousse 2004: « qui tend à la paix ». Depuis quand bloquer une entrée tend-il à la paix?

Voici la seule chose qui pourrait être négociée: une punition un peu moins drastique que l’expulsion pour tous ceux qui ont bloqué au moins une fois une porte d’entrée de CEGEP ou d’université depuis le milieu de février.

Allez, Desjardins, Nadeau-Dubois et Bureau-Blouin: c’est là-dessus qu’on négocie et SEULEMENT là dessus!

Ce conflit est organisé par la coalition opposée a la tarification et la privatisation des services publics, vous avez compris évidement les principaux intéressés les syndicats. Ont-ils un intérêt? Leur job, les cotisations.
Il y a eu plusieurs offres des négociaitions a 15 Comme dit Arsenault il est plus facile de faire monter le chat dans le poteau que de le faire redescendre. Surtout quand le chat se sent traqué et ne fait plus confiance a personne. Donc une élection n’est pas une solution. On est face a un groupe d’anarchistes qui avec le concours des syndicats ont cherché a renverser le gouvernement et ne respectent aucune loi. Leur donner raison c’est s,embarquer dans une suite sans fin de mouvements anarchiques.
Ceux qui parlent d’élections comme solutions refusent d’envisager le scénario très probalbe que ce soit les libéraux qui soient élus. Alors ce n’est pas une résolution. La résolution doit être le respect des lois. Et un référendum sur LA question du financement des universités. C’est a tout les citoyens a la poubelle les carés de toutes couleurs. On doit accepter de vivre dans une société démocratique ou ce ne sont pas des groupuscules anarchistes qui mènent, ni les syndicats mais bien les choix de l’ensemble de la population. On doit donc faire accepter ça aux étudiants bon gré mal gré puisqu’on doit imposer par la force s’il le faut le respect des lis. Et quand je dis force. C’est aller chercher ceux qui défis les lois et les exclurent de leur programmes s’ils ne veuelent pas respecter les r`gles démocratiques. Avis aux profs qui annulent leurs cours sans raisons qu’on les congédie.

Honorable, vous faites un Père Fouettard tout à fait crédible. 😉

La démocratie a beaucoup plus à craindre de la fermeture, de la rigidité et de l’intransigance des «mononcles» que de la contestation des jeunes.

Il est de plus en plus clair que Jean John Charest n’a jamais voulu d’une entente. Dès qu’il a su qu’il y avait une entente, il a immédiatement sabordé le tout.

Son engagement auprès de ces amis du Conseil de la confédération d’augmenter massivement les frais de scolarité a plongé le Québec dans une crise sans précédent.

Il faut que celui qui joue au premier ministre qu’il est responsable de la crise et s’il fallait par malheur qu’il y ait mort d’homme, il en sera tenu personnellement responsable par l’ensemble des citoyens.

Ce n’est pas par loi spéciale ou par injonctions qu’on gouverne.

J’aime bien la mauvaise foi de ce gouvernement.

On convient de créer un Conseil des universités où les étudiants sont parties prenantes pour ensuite se revirer de bord et proposer une Commission parlementaire où les étudiants ne sont que des figurants. Pis on pense que ça va passer comme un couteau dans du beurre. Bien voyons dont!!!

Et le gouvernement a l’audace de mettre sur le dos du refus d’un Cirque parlementaire (oups s’cusez moi) d’une Commission parlementaire par les étudiants que ces derniers ne croient pas en la démocratie et n’ont pas confiance aux élus du peuple. S’cusez moi encore une fois, mais c’est gros comme une porte de grange!!!

De toute façon, par les temps qui cours, qui a confiance aux élus du peuple? Les mafieux et les corrompus?

De toute façon il est passé minuit et l’on verra bien comment Mme Courchesne va pouvoir sortir le gouvernement du pétrin ou Comment le gouvernement va prendre et assurer ses responsabilités au lendemain du rapport de Mme Courchesne.

Bien hâte de voir. Pis j’ai encore plus hâte d’aller aux urnes…

On voit comme dans la série « Amour, Haine et propagande » une offensive en règle de propagande.

Je suis d’accord avec lagentefeminine. On peut raisonnablement considérer que les étudiants ont tombé dans le panneau de Jean Charest, qu’il ne fallait d’abord pas sous estimer et surtout pas braquer dès le départ – « Charest a toujours cédé; donc il cèdera » (dixit Gabriel Nadeau-Dubois, avant même le début du mouvement de grève étudiante). S’il n’y a pas entente ce soir, il faudra aussi prévoir qu’ils auront contribué à la réélection de leur pire ennemi. Remarquez, j’espère que non.

La rencontre prévue ce soir avec la nouvelle ministre Michelle Courchesne (une politicienne aguerrie « top gun ») est vraiment la dernière chance pour les étudiants d’obtenir une entente honorable qui leur permettrait de démontrer de facto l’utilité de leur lutte.

Autrement, les étudiants démontreront par l’absurde leur manque de connaissance et de maturité nécessaires pour les prendre au sérieux.

DIGRESSION
Jamais n’ai-je attendu quelqu’un parmi nos élites actuels (dont notre hôte) rappeler aux étudiants cet énoncé de Léon Gambetta: « La politique est l’art du possible ».
FIN DE LA DIGRESSION

c’est vraiment dégoûtant de voir toute la manipulation qui se fait en coulisse. Et les gens (monsieur, madame tout le monde et honorable…) semblent se limiter volontairement dans leurs sources d’informations.

Vivement des élections en espérant que Pauline et son parti puissent faire un ménage dans la politique quécoise et rétablir la confiance entre le peuple et les élus.

Je me demande si toute cette opération ne vise pas en partie à mousser la CAQ. La droite est toujours plus forte sur la loi et l’ordre, alors que le PQ est plus fort sur les questions nationales et linguistiques. Clairement, si vous voulez mousser un des deux partis, vous suscitez une controverse dans un ou l’autre de ces domaines, question de tirer dans le pied de celui qui vous devance. Quand la CAQ dominait les sondages, on a vu une controverse artificielle sur la langue avec la caisse de dépôt, controverse « révélée » par La Presse (i.e. la Pravda Libérale) par une « fuite » sur une nomination qui datait de plusieurs années. Ils l’ont sortie juste quand le PLQ en avait besoin, pas avant. Quand le PQ a pris de l’avance, la situation les étudiants (support naturel du PQ) s’est mise à pourrir. Je ne crois pas à l’incompétence, mais à un geste délibéré.
Notons que Line Beauchamp ne comptait pas se représenter à la prochaine élection, toujours selon La Presse. A-t-elle fait un burn-out émotif, comme elle l’entend, ou a-t-elle devancée ce qu’elle avait de toute façon l’intention de faire? Notons la photo de La Presse avec la ministre éplorée qui quitte la conférence avec Jean Charest qui la console: touchante comme seule la propagande peut l’être…
Les dernières semaines ont certainement dues être éprouvantes, je l’admets. Mais il demeure que la situation aurait pu être réglée bien avant. Et venant de ce gouvernement, c,est dur de croire à la présomption d’innocence.

@lagentefeminine:

Curieux de constater à quel point ceux-celles qui nous cassent les oreilles avec la démocratie, sont les premiers-premières à nier l’exercice démocratique qui consiste à voter en assemblée, et à vouloir imposer la volonté du gouvernement
par la force. Vous m’excuserez, mais entre votre conception de la démocratie et la dictature, je ne vois pas la différence.

Quant à votre théorie du complot syndicaliste, franchement, c’est ridicule. Les principaux intéressés par le maintien des services publics dans le domaine publique, et donc gouvernemental, ne sont pas les syndicats, qui ne sont que des associations de travailleurs, mais les citoyens. Oui, même vous.

@lagentefeminine

À quoi tient le fait que je pense exactement le contraire que ce que vous exprimez dans votre commentaire no 4.

Je soutiens que Charest à tout mis en place pour aboutir à ce conflit. Il est au volant du véhicule gouvernemental tandis que les étudiants sont assis derrière et sont bien obligé d’aller dans la direction qui leur est imposée par Charest.

Est-ce un mal de vouloir protéger ses emplois ? C’est l’essence même d’un syndicat. Je ne vois pas pour quoi on le leur reprocherait.

Donc comme c’est Charest qui a volontairement provoqué ce conflit c’est Charest qui doit être reconnu comme le premier responsable des drames engendrés par ce conflit.

«Ne pas être anarchiste à seize ans, c’est manquer de coeur. L’être encore à quarante ans, c’est manquer de jugement.»
[George Bernard Shaw]

Mme Marois DEMANDE et non pas souhaite elle n’est pas en position de demander quoi que se soit. Surtout qu’ELLE demande qu’il y ait un moratoire. Garder les marrons au chaud, continuer d’entretenir la grogne contre le gouvernement pour faire du millage politique jusqu’aux élections. A t-elle compris le message et annulé ses autobus? Cette arriviste qui avec ses tinamis syndicaleux ont créé la crise pour essayer de la porter au pouvoir la girouette qui change d’idée propablement plus souvent que de chaussette. Elle ne l’aura pas le pouvoir de nous mettre sur la paille.

À ce cher ‘honorable’… quand on appelle l,ancienne ministre de l’éducation ‘Line Deschamps’, alors qu’elle a été sur toutes les tribunes et toutes les premières pages depuis un mois, c’est un peu difficile de vous prendre au sérieux….

Quand on lit vos arguments, on ne peut pas faire autrement que de pouffer de rire. Le fait de bloquer une entrée est un acte violent ?

Ma parole une chance que vous êtes là …. ma compréhension de l’indépendance de l’Inde et de la campagne pour les droits civiques Américains était bien biaisée !

En réalité, Ghandi et Martin Luther King étaient visiblement des antidémocrates violents !

Les gros mots: INTERVENTION par la FORCE, RENVERSER LE GOUVERNEMENT, les GROUPUSCULES ANARCHISTES (vous parlez de qui au juste… des amis de ti-Jean, c’est-à-dire Pierre-Carl, et ceux des petits déjeuners de Line, qu’elle dit ne pas connaître?). Quant à vos INTERVENTIONS PAR LA FORCE, rappelez-vous qu’on en exigeait moins quand il était question de la crise de OKA. Pour vous rafraîchir la mémoire, il y avait là des gens armés. Étiez-vous saoul à cette époque? Ce n’était pas des fusils à l’eau, mon cher! Vous parlez de violence et vous l’encouragez par vos propos. Calmez-vous S.V.P. Vos mots ont une charge explosive….

Enfin une bonne nouvelle. Les élections c’est fini. Inutile de voter. Les manifs étudiantes indiqueront le sens du vent.

Le gouvernement se prépare à jouer les gros bras!
Je crains le pire!

Je pose la question clairement: faudra-t-il aller jusqu’aux mesures de guerre?

Vous dites que le 3e point de clarification est le suivant :

« Sécuriser le “report” de la hausse des droits de scolarité de l’automne 2012. Dans l’entente, elle est conditionnelle à l’identification d’économies. Les associations voulaient qu’elle soit non conditionnelle et qu’elle couvre toute l’année. »

Bref, même si on ne trouve aucune économie, on gèle quand même le 125$, et pour de bon. C’est bien ça? Et ça vous étonne que le gouvernement ait refusé?

Bon,

si je vous comprends bien M. Lisée, vous avez pris un p’tit café avec les étudiants et toute votre belle histoire que vous nous rapportez est indiscutable parce qu’elle provient de la bouche des purs! Ça va m’en prendre plus pour me convaincre. Pour l’instant, ce sont les leaders étudiants qui ont perdus toute crédibilité et toute légitimité. Ils ont eu leur chance de démontrer le bien-fondé de leurs revendications et ils ont échoué lamentablement. Le gouvernement n’a pas à négocier avec ce genre d’individus.

@honorable (une dernière remarque et puis je laisse tomber)
Vous êtes très drôle avec votre définition de « pacifique » ; je ne me rappelle d’aucun de vos commentaires qui puisse prétendre avoir contribué à la paix, bien au contraire. Si on applique de façon aussi rigoureuse le qualificatif de pacifique, il faut d’abord vérifier s’il s’applique à soi.

Le gouvernement refuse de négocier.

Il refuse de négocier sur l’augmentation directe des frais universitaires de 75%.

Tout part de là non?

Par force d’usure, sur ce dossier, le gouvernement libéral retient l’attention d’un seul sujet d’attention qui n’attire pas la sympathie populaire sur les étudiants pour fin de faire gagner des points au PLQ. Tout revient toujours à ce point d’observation.

Le gouvernement Charest représente le summum d’un gouvernement non représentatif du bien public en tout point l’opposé du premier gouvernement Lévesque qui dans ce cas a travaillé pour tous les Québécois.

Le gouvernement Charest créé de la valeur marchande et inflationniste avec le diplôme universitaire c’est un déni de démocratie.

Est-ce que je suis le seul à croire que le Plan Nord est une très mauvaise chose pour les québécois. J’ai l’impression que Jean Charest profite de la crise étudiante pour passer son Plan Nord en cachette. Il détourne notre regard de quelque chose de beaucoup plus important.

Pourquoi le gouvernement crache sur un moratoire assorti d’États généraux sur les universités?

Line Beauchamp, lors de sa démission aux allures rancunières, braillaient que les étudiants n’avaient pas faits «leur bout de chemin».

Pardon?

Le mouvement de grève s’est amorcé sous le thème de «bloquons la hausse».

Après 4 semaines, les étudiants étaient déjà prêts à accepter un moratoire+états généraux.

Cette position ne suppose pas une hausse des frais de scolarité, mais ne suppose pas aussi un gel à perpétuité.

Les étudiants demandent que la société décide comment nous financeront et gérerons nos universités par le biais de l’instance démocratique que serait des états généraux.

Mais le gouvernement ne veut pas laisser la société décider. Il préfère imposer sa décision pour des raisons purement partisanes.

Pour les Libéraux ont peur des états généraux? Ils craignent certainement que ce soit vu comme un recul, mais surtout ils doivent craindre que ces états généraux en arrivent à la même conclusion que le rapport Parent de 1963, soit une diminution des frais de scolarité dans une perspective de gratuité scolaire.

États généraux et moratoire est LA solution. C’est le meilleur compromis.Les étudiants ne gagnent pas le gel, le gouvernement ne perd pas le gel et la décision est remise au peuple.

Comment peut-on cracher sur une telle proposition? Les étudiants n’attendent que cette offre pour retourner en classe.

Au dire même d’Alain Dubuc, la gratuité scolaire coûterait 192$/an aux contribuables qui paient de l’impôt… cf La crise en chiffres – http://www.lapresse.ca/debats/chroniques/alain-dubuc/201205/14/01-4525164-la-crise-en-chiffres.php

Soit 0,53$/jour/diplômé,e ! Pourquoi ce serait peu 0,50$/jour/étudiant,e et trop 0,53$/jour/diplômé,e ?

Bernard Landry, après QS, s’est commis en faveur de la gratuité scolaire, http://www.lapresse.ca/le-soleil/actualites/education/201205/14/01-4525247-bernard-landry-propose-la-gratuite-scolaire-jusquau-diplome.php, le fondement d’une Coalition politique contre la « privatisation forcée » de l’éducation nationale !? Il serait temps de la former, car en face… PLQ-CAQ, même combat de la privatisation forcée…

Il est grand temps qu’on cesse de priver les Québécois,es d’un débat à faire sur la gratuité scolaire en lieu et place de forcer la privatisation de l’éducation nationale sur le dos des étudiant,es, en fin de mandat, sans mandat électoral…

Le moratoire s’impose, non pas un compromis qui fait impasse sur le fond, pas étonnant que le vice de forme s’impose.

Elle a perdu, a-t-elle dit, toute confiance en la volonté des leaders étudiants d’en venir à une entente.

Heureusement que les gens n’ont pas la mémoire aussi courte et « à géométrie » variable que la sienne (et que celle des membres de la même secte politicailleuse)! Car d’après ce que j’ai pu constater (je ne parlerai pas pour tout le monde mais je crois que c’est général), ce sont bien « eux », elle et sa « ligne de party de gang », qui étaient bornés, fermés, bouchés, têtus, arrogants, ayant une attitude nourrie par un profond cynisme machiavélique qui ne fait que provoquer, au lieu de chercher les solutions en « Bonne démocratie » (ce que l’on nomme DOGMATISME aveugle et dangereux), etc. etc. Bref, les « politicailleux » de cette sorte ont souvent cette fâcheuse tendance à coiffer les autres de leur propre voile.

C’est pourquoi elle a fait “l’ultime compromis” de s’effacer pour permettre un nouveau départ*

Jean-François Trottier
Monsieur Dubuc de Québécorps est de ces fanfarons au nihilisme faible qui méprisent l’intelligence, et ce n’est pas étonnant : c’est de toute une génération conditionnés à la suffisance dont on parle, génération qui sabote notre société. Dans les faits ils accusent les autres de ce qu’ils sont : des enfants-rois, inconséquents et volontairement inconscients : essentiellement des porte-voix se voulant vedette tapageuse et jappeuse, des agents de propagande, pas de vrais journalistes.

Le gouvernement sent-il la soupe chaude et commence t’il a réaliser que c’est en fait les étudiants qui ont le gros bout du bâton? Car malgré ce qu’on essaie de nous faire croire, ce ne sont pas les étudiants qui ont le plus à perdre à voir la session perdue, mais l’économie québécoise au grand complet et plus particulièrement le système d’éducation post-secondaire.

En effet, le manque d’une cohorte complète de finissants signifiera: Pas de nouvelles infirmières en septembre, pas de nouveaux profs, et dieu sait combien de nouveaux professionnels absents du marché du travail.

De plus, ça signifiera l’effondrement du système universitaire, qui n’aura pas de nouveaux étudiants à se mettre sous la dent et qui subira probablement l’annulation massif d’inscriptions étudiantes. Le budget des université serait alors réduit à néant car il est fonction du nombre d’étudiants inscrits. C’est d’ailleurs pourquoi les université se compétitionnent entre-elles à coup de campagnes publicitaires et de nouveaux pavillons pharaonesques.

Monsieur Lisée,

Je vous remercie de partager votre position à propos de ce conflit qui perdure au delà du raisonnable.

Cependant, c’est à «honorable» que j’attribue une note d’excellence pour la justesse et la rigueur de son analyse quant à un dénouement juste et démocratique. Sa contribution est un enrichissement pour ceux et celles qui vous lisent ici. Je le remercie.

Faux. Je suis avec les étudiants mur à mur mais j’ai lu aussi l’entente comme il faut.

L’article 4 était très clair et n’a pas besoin d’être interprété. Les économies devaient être appliquées uniquement sur les FRAIS INSTITUTIONNELS OBLIGATOIRES et non sur l’ensemble des frais. Et je vous mets au défi de me prouver le contraire, Mais vous ne pourrez pas.

Les négociateurs étudiants ont fait une erreur. Ils n’auraient jamais dû accepter cet article.

Heureusement ils ont été sauvés par leurs assemblées générales, grâce à l’article 7 de l’entente qui leur permettait de la soumettre à leurs membres.

On a beau être pour les étudiants, il faut quand même faire preuve de rigueur, de discipline et d’honnêteté intellectuelle.

Pierre Cloutier ll.m
avocat à la retraite

Un tantinent biaisé, M.Lisée?
Non? Alors, un manque de transparence?

J’ai manqué votre version du but d’Alain Côté.

Les «droits» des frais scolarité,PU CAPABLE!

Cette manie de nos élus, reprise par le milieu journalistique, de distordre le sens des mots nous amène à croire que bientôt on aura «droit» à la hausse des frais d’Hydro-Québec, de l’essence et du panier d’épicerie, pour ne nommer que ceux-là.

Pire, les étudiants eux-mêmes adoptent ce vocabulaire de paria.
Mais, ils ont peut-être commencé à saisir combien vide de sens est le concept du «droit» des frais de scolarité.

J’ai entrevu une lumière au bout du tunnel en lisant la phrase suivante: Les associations étaient prêtes (et le sont toujours) à jouer sur les mots pour éviter au gouvernement Charest d’écrire “Droits de scolarité”: les termes “règle budgétaire” ou “contribution étudiante” pourraient faire l’affaire.

L’éducation est certes un «droit» mais la fréquentation scolaire demeure un privilège puisqu’elle dépend de l’épaisseur de notre porte-feuille.

Vivement la gratuité scolaire!

À travers l’arrogance et les multiples maladresses volontaires ou non du gouvernement actuel dans le conflit étudiant, 200,000 jeunes se sont sensibilisés à la chose politique et sociale au Québec dernièrement soit 34% de la population universitaire et 44% de la population étudiante collégiale, c’est pas rien…..
Ces jeunes, du moins la plupart, auront goûté du bout des lèvres la saveur, parfois aigre-douce, citoyenne et solidaire dans un monde Ipod, Ipad et parfois, de plus en plus individuel……
Oui malheureusement dans tout ça il y a eu et aura peut-être encore de la casse, de la violence et souhaitons une trève, un moratoire, un règlement quelconque satisfaisant aux différents partis…….afin d’éviter peut-être un quelconque enlisement sur fond de crise sociale…….

Quoiqu’on en dise, le Québec a irrémédiablement changé dernièrement, il s’est refait une jeunesse et j’y entrevois dans cela, beaucoup plus de positif je crois que le contraire. Bravo les jeunes!……

S’il s’agit d’un »énorme compromis » pour les associations étudiantes de mettre fin à leur boycott en échange de la création d’un »Conseil des universités » tel que décrit dans ce blogue, le compromis serait encore plus grand pour l’Assemblée Nationale. La création d’un tel tribunal administratif aliénerait une partie du pouvoir des députés élus, ce qui constituerait un compromis majeur par rapport au re-gel des frais de scolarité.
A long terme, les tribunaux administratifs se transforment en bureaucraties inefficaces. Voilà pourquoi nous remettons les décisions importantes entre les mains des élus ou d’un jury. Malgré le cynisme actuel envers la démocratie, je ne vois pas de meilleure solution.
Ce qui bousille la négo, c’est que les dirigeants des associations étudiantes assument mal leur leadership.
Par ailleurs, ceux-ci semblent oublier que, présentement, 60% de la population appuie le gouvernement et seulement 35% des étudiants postsecondaire participent au boycott. Ils devraient en tenir compte dans le dosage de leurs requêtes… Surement qu’ils se disent que de toute façon, le respect de de la démocratie, ça n’a pas vraiment d’importance…

@ honorable, commentaire no 3 :

Je suis de la génération dite des babyboumeurs et je me reconnais dans la génération des enfants-rois et leurs revendications. Je vois depuis plusieurs années la détérioration de nos acquis sociaux et cela va continuer pour le seul profit des biens nantis de notre société.

Ceux qui fond appel aux injonctions sont appelé briseur de grève. Le droit des grévistes est tout à fait légitime afin de les empêcher de poursuivre dans cette voie.

Votre ton paternaliste de mononcle est tout à fait déplacé compte tenu des circonstances.

Il n’y a rien de plus dangereux qu’un dirigeant politique qui n’a plus rien à perdre. Cette bande de tartufes navigue à vue, les yeux tournés vers les sondages. Ce conflit, instrumentalisé dès son origine a pris de proportions démesurées, surréalistes, pour devenir une véritable crise sociale.

Les projecteurs ont été détournés de la corruption étatisée, vers les actes criminels de ces « terroristes étudiants » réfractaires à la juste part qui leur est imposée comme une fatalité. Une augmentation de leurs frais de scolarité totalement absurde quand on est le moindrement conscients de l’hémorragie de fonds publics découlant de la dite corruption érigée en système par les mafieux qui occupent présentement notre assemblée nationale.

Les jeunes sont tout simplement admirables, exemplaires dans leurs quête de justice sociale et du bien commun. Ils sont tout-à-fait en phase avec la longue marche de la société québécoise vers l’accessibilité pour toutes et tous à l’éducation, aux études supérieures menant à des emplois valorisants, utiles et propices au développement social.

Ils ont absolument raison d’affirmer que la gratuité scolaire est un objectif sensé, intelligent et réaliste, dans la mesure où tout le monde fait sa juste part…

Les serviles qui s’accrochent au pouvoir essaient présentement d’utiliser cette crise sociale qu’ils ont fabriquée de toute pièce, afin de se sortir d’une autre crise, celle-là engendrée par leurs malpropres méfaits…

Je me permets d’ajouter que les médias de désinformation contribuent considérablement à détourner « l’opinion » publique de cette grotesque et plus récente supercherie libérale.

Le Québec à feu et à sang, inquiet, bouleversé, désemparé, fragilisé, divisé. Voilà le meilleur moyen, la crise généralisée, l’ambiance de panique pour faire tout oublier un passé incriminant.

En effet,bientôt le Québec sera prêt pour des élections…

Vive la démoncratie!

@ lagentefeminine, commentaire no 4 :

Je ne vois pas ou vous allez chercher cet amalgame de la tarification et la privatisation des services publics. Votre affirmation est tout à fait gratuite. Les syndicats ont eux leurs utilités lors de la nuit des longues négos. Ils ont réussi à rapprocher les deux protagonistes au point d’avoir réussi une entente. C’est le gvt, qui a par la suite, a tout bousillé.

Votre locution pour nous amenée sur le terrain des élections est incompréhensible. Ces grévistes que vous qualifiez d’anarchistes ont été démocratiquement élus pour représenter les étudiants et leurs revendications. Si les syndicats ont pu conseiller les grévistes ou est le mal? Le gvt a bien lui son armée de conseiller. Je vous demande de prouver : où avez-vous vous observez que les associations d’étudiants ont enfreint la loi?

Pour ce qui est de l’utilisation de la force, le gvt l’a déjà employée à de nombreuses reprises depuis le début de ce conflit. Pour finir, ce ne sont pas les profs qui annulent les cours, mais bien les institutions d’enseignement, qui pour respecter les injonctions refusent après coup de donner ses cours.

Que d’étroitesse d’esprit faut-il pour penser que ce conflit pourrait se régler par la force! On a depuis longtemps fait la preuve que la raclée produit des racleurs.

Hier à l’émission Maisonneuve à l’écoute, un intervenant a très bien résumé la situation, selon moi. En fait, il mentionnait que ce sont deux visions de l’éducation qui s’affrontaient; celle, collective, des carrés rouges, qui refusent la marchandisation de l’éducation, qui prônent l’accessibilité pour tous, qui dénoncent les abus du pouvoir qui utilise les forces policières à ses fins, et celle, individualiste des carrés verts, qui demandent des injonctions pour leurs propres personnes, qui ne souvient pas de l’accessibilité à long terme mais se préocuppent uniquement de leur diplôme. Je crois que nous avons là une bonne base d’analyse de la situation actuelle et des tendances actuelles où la pensée de droite est dominante, avec notre cher Harper en tête.J’ajouterais que plusieurs baby-boomers qui s’opposent à la grève ont profité en grande partie de frais de scolarité très bas et qu’ils agissent ajourd’hui en mononcles fasse auc jeunes. Cela dit, je suis quand même en faveur d’une indexation des frais de scolarité au coût de la vie.

Bonjour,

1) La FAÉCUM, le plus gros morceau de la FEUQ, a rejeté l’offre comme base pour de futures négociations.

2) Se servir d’une telle offre comme base constitue de nombreux problèmes impossibles à régler par des bonifications :
-caractère non contraignant des demandes effectuées par le comité (combiné avec la méfiance envers le gouv. libéral);
-incertitude sur l’argent à aller chercher (auquel, il faut préciser, il faudrait déduire tout l’argent que la grève aurait fait perdre aux universités);
-insuffisance d’un simple exercice comptable alors que la hausse est clairement idéologique;
-acceptation d’une hausse jamais justifiée par le gouvernement (le sous-financement n’a jamais été intelligemment justifié… ni la nécessité de trouver l’argent supposément manquant dans la poche des étudiants);

Les leaders étudiants à qui le gouvernement fait face sont malheureusement formés dans des écoles, disons, pas très élitistes ou exigeantes.

Voici, par exemple, comment sont éduqués les étudiants de sociologie-sciences politiques à l’UQUAM (alma mater de JF Lisée):

« Déjà dans mon cours Théories et pratiques de la démocratie, enseigné à l’automne 2010, j’avais distribué pour discussion et analyse des extraits du texte « Bases préliminaires pour une grève générale illimitée victorieuse », signé par Force étudiante critique (…) Je ne veux pas me dissocier de sa cause ni de ses analyses politique. » Francis Dupuis-Déri, professeur de sciences politiques à l’UQAM » (Le Devoir, ce matin)

A l’UQAM, ce ne sont pas des textes de grands auteurs ou de grands scientifiques qui sont présentés à l’étudiant, mais des textes de marginaux à tendance quasi terroriste. Pourquoi? Parce que cela reflète la tendance politique du professeur, qui se sert donc de sa tribune non pas pour éduquer mais faire du militantisme.

@Guy Berniquez (#36): les notion de « grève » et de « briseurs de grève » ne s’appliquent nullement au conflit actuel. Les associatoins étudiantes n’ont nullement le droit de force un étudiant à sécher ses cours. Au contraire, un syndicat a le droit de forcer un travailleur à faire la grève.

Il est regrettable que des concepts si élémentaires vous échappent, mais la faute revient principalement aux journalistes qui, dans l’ensemble, ont très mal fait leur travail sur ce sujet et, ce faisant, ont mis beaucoup d’huile sur les feux.

« la création d’un ”Conseil des universités” tel que décrit dans ce blogue, le compromis serait encore plus grand pour l’Assemblée Nationale. La création d’un tel tribunal administratif aliénerait une partie du pouvoir des députés élus, ce qui constituerait un compromis majeur par rapport au re-gel des frais de scolarité. »

Vous vous trompez. Contrairement à la croyance populaire, les universités ne sont pas, comme les CEGEP, des institutions d’enseignement contrôlées par l’État (Même, si elles l’étaient, est-il besoin de souligner que les élus n’ont pas grand chose à dire dans la gestion des CEGEP ?).

1) Les universités sont des institutions privées avec leur propre « conseil d’administration ». Les élus n’ont rien à dire sur leur gestion et le seul pouvoir que le gouvernement (l’exécutif, pas les élus) y ait, c’est le fait qu’il est le principal bailleur de fonds (et qu’il peut donc imposer des conditions à ses « subventions »).

2) Les universités ne sont pas des institutions d’enseignement: Leur mission officielle est double: recherche ET enseignement. Et elles dépensent plus en recherche qu’en enseignement (L’enseignement n’est que leur 3e poste de dépense, après la recherche en 2e place. Curieusement, selon les dépenses, il semble que la « mission » première des universités soit devenue…l’immobilier (1er poste de dépense))

Et, selon les scandales innombrables de gestion qui foisonnent depuis quelques années*, il est clair que la plupart des conseils d’administration des universités sont déjà des « bureaucraties inefficaces ».
En conséquence, vouloir leur confier plus d’argent provenant de la poche des familles sans faire le ménage ne conduira qu’à accentuer le gaspillage et la mauvaise gestion en les récompensant.

*En cinq ans, la masse salariale pour la gestion à l’UQAM a augmenté de 16,2 %. À l’Université de Montréal, on parle de 28,1 %, de 36,9 % à Laval, de 37,1 % à Sherbrooke, de 38,2 % à McGill, et de 180% à Concordia
A cela, on ajoute les voyages à l’étranger, condo de luxe du recteur financé par l’université Concordia et autres dépenses « personnelles » des gestionnaires au frais des universités; les scandales immobiliers (Ilot Voyageur, 1420 Mont-Royal); les contrats avec énormes dépassements de coût accordés par collusion (TÉLUQ); 80 millions en publicité pour se concurrencer mutuellement; les établissements hors campus dans le même but (U. Sherbrooke à Longueuil (cause de l’endettement de la dite université), UQ à Rimouski…à Lévis, etc.) et j’en passe.

@alexis (#15) et sylvain (#22): un geste peut être non violent sans être pacifique. Bloquer une porte de CEGEP ou d’université n’est donc nullement un geste “pacifique” parce que c’est un geste agressif et agressant qui ne tend PAS à la paix.

Bloquer une porte de CEGEP est tout aussi illégal que “pacifiquement” ne pas payer ses impôts; tout aussi agressant que “pacifiquement” mettre le volume d’une radio à tue-tête dans une bibliothèque. Ces 2 gestes, que vous considériez sans doute comme “pacifiques” ne le sont PAS, précisément parce qu’ils ne tendent PAS à la paix, même si ce sont des gestes non violents.

Empêcher quelqu’un d’étudier n’est peut-être pas l’équivalent de frapper quelqu’un après avoir brûlé “pacifiquement” un feu rouge, mais ce n’est pas loin. De nos jours, les études sont une partie essentielle du succès dans la vie de beaucoup de monde.

@sylvain (#22): un débat, comme celui qui a lieu ici entre commentateur (ou entre LIsée et commentateurs), est un geste pacifique car il “tend à la paix”. Dans ce débat, il n’y a pourtant pas “absence de conflit”, mais il tend à la paix parce que je ne cherche en rien à limiter votre liberté de mouvement ou d’intervention (dans la mesure où ils sont légaux, bien sûr); et vous faites de même avec moi.

Donc, notre relation est peut-être conflictuelle, mais elle est pacifique.

On peut être pacifique et néanmoins être en conflit (comme vous et moi présentement).

Mais on ne peut bloquer une entrée et prétendre que c’est un geste “pacifique”, comme l’ont prétendu ad nauseam des dizaines de journalistes québécois depuis 14 semaines, induisant ainsi le public en sérieuse erreur, et menacant le tissu social.

Il faut des générations pour devenir civilisé, mais une génération peut suffire pour perdre tous ces acquis… La responsabilité des médias est énorme dans le pourrissement actuel. Heureusement qu’on a des Facal, des Pratte, des Roy, des Lavoie, des Martineau, des Boisvert, des Duhamel (ainsi que l’ensemble des journalistes de The Gazette, du Globe and Mail, du National Post…) pour remettre les pendules à l’heure, pour corriger les nombreuses désinformations véhiculées par les journalistes du Devoir et de Radio-Canada.

M. Lisée? Il louvoie. 2 litres d’huile sur le feu ici, 1 gallon d’eau là… Mais au total, plus d’huile que d’eau.

@Pierre Cloutier

Juste faire attention entre ce qui s’est dit (et a été compris) pendant les négociations et le texte écrit tel que rédigé après.
De ce que je comprends de ce genre de négociation, les parties s’entendent sur les différents articles, mais le texte final n’est rédigé qu’après, soigneusement, par des spécialistes pour s’assurer d’énoncer clairement ces articles.
Et il arrive qu’à cette rédaction, une interprétation soit favorisée plutôt qu’une autre lorsqu’il y a divergence sur les détails. Parce qu’il arrive que les deux parties « s’entendent » sur un point énoncé relativement vaguement (pour arriver rapidement à une entente), mais en tirent une interprétation différente quand vient le temps de clarifier ce point quant à son application.
Le diable est dans les détails dit-on couramment.

Ce que les associations étudiantes ont déclarée (libre à nous de les croire ou non), c’est que le libellé de l’article 4 ne correspondait pas exactement à ce qui était entendu verbalement.

Dans tous les cas, il est clair que le libellé actuel pose problème.

Il est complètement absurde de prétendre que la chef de l’opposition soit à l’origine de cette crise. Dans notre système politique il me semble que c’est le premier ministre qui a le contrôle de l’agenda politique du gouvernement et par tant de la société dans son ensemble. Ainsi, qui a décidé de l’augmentation des frais de scolarité ? Ce n’est sûrement pas l’opposition. lagentefeminine est complètement en dehors de la réalité quand elle affirme :«[…] ont créé la crise pour essayer de la porter au pouvoir […]».

Pour ce qui est de l’implication des syndicats je me demande beaucoup plus s’ils n’ont pas quelque chose à gagner du côté du gouvernement en ayant un discours mi figue mi raison. N’oublions pas que la commission Chrabonneau risque de soulever des pierres qu’ils aimeraient mieux qu’elles ne soient pas bougées. Peut-être sont-ils déjà entrés en phase de «dommage control» !

«Ne pas être anarchiste à seize ans, c’est manquer de coeur. L’être encore à quarante ans, c’est manquer de jugement.»
[George Bernard Shaw]

Le journal La Presse se campe de plus en plus résolument à droite, avec le gouvernement. Les commentaires et le opinions qu’on y lit depuis plusieurs jours sont vraiment à sens unique. Comparativement à Le Devoir, le contraste est frappant.

On doit donc constater que la philosophie et les valeurs des propriétaires du journal La Presse sont nettement perceptibles. Cela frôle, pour rester poli, la désinformation. C’est peut-être un autre indice du prochain déclenchement des élections. Seules les caricatures restent un peu plus critiques face au conflit étudiant.

«Tout ce qui anesthésie les masses fait l’affaire des gouvernements»
[Jean Dutourd]

Quelle belle démission que nous a offerte madame Beauchamp! À l’écouter, j’avais presque le goût de pleurer tellement cela était touchant et émouvant. Sniff, sniff! J’avais presque le goût de maudire ces petits étudiants ingrats qui sont responsables du départ de cette grande politicienne québécoise!

Comme disait monsieur « LaviPierre », pardon « Lavipère », je veux dire Lapierre : « Ces petits maudits! » « Ces étudiants ne sont que des enfants gâtés qui devraient entrer en classe la queue entre les deux jambes, au lieu d’écoeurer le pauvre peuple. » C’est ce genre de raisonnement que les médias québécois voudraient bien que le « petit » monde adopte. Mais voilà, les gens ne sont plus aussi stupides et facilement manipulables qu’ils le croient! Savez-vous pourquoi : les gens sont plus éduqués…!

La grève étudiante a dégénéré en crise sociale. Est-il concevable qu’un gouvernement responsable puisse laisser cela se produire? Si ce gouvernement du parti libéral s’était assis avec les représentants étudiants dès le début et qu’il n’avait pas attendu à la dernière minute pour essayer de trouver des solutions. S’il avait été de bonne foi dès le début. Et, s’il n’avait pas provoqué les mouvements étudiants, de façon irresponsable et stupide, pour de simples motifs électoraux, nous n’en serions pas là aujourd’hui!

Au lieu de cela, il a alambiqué une entente, qui n’en était pas une, mais une propositions d’entente qui devait être soumise aux étudiants pour approbation. Ce gouvernement a essayé d’en passer une vite à nos jeunes en les infantilisant. Il s’est fait prendre à son propre jeu. Est-il étonnant que les étudiants n’aient pas cru en la bonne foi de ce gouvernement corrompu?

Nos jeunes sont plus intelligents que ce gouvernement voudrait bien nous le faire croire. Ils ont le courage de défendre leurs idées et leurs valeurs, de façon démocratique, face à un gouvernement corrompu. Je les trouve beaux, intelligents et braves. C’est avec ces jeunes que je veux faire l’indépendance du Québec. J’ai confiance en eux.

Madame Beauchamp part en jetant la responsabilité de son échec sur les étudiants avec son aire de femme battue. Non seulement c’était du grand théâtre, mais c’était également mal honnête. À l’instar de monsieur Charest au dernier gala des Oliver, madame Beauchamp aura-t-elle droit à une mention spéciale au gala des Masques 2012?

La vraie raison de son départ ne serait-elle pas plutôt liée à son accointance avec les milieux mafieux proches du parti libéral? La vérité, tous comme pour la démission de madame Normandeau, sera peut-être connue dans quelques mois.

Il y a une chose que la ministre a dite et que je considère très juste, par contre. Elle a mentionné que, pour elle, il ne s’agissait pas d’une gestion des égos. Je la crois volontiers à ce sujet. En faite, cette crise sociale et toutes les autres crises qui ont frappé le Québec depuis les dernières années n’ont qu’une seule origine : il s’agit de la gestion d’un seul égo, celui de Jean Charest.

Il faut se méfier d’un gouvernement qui méprise ses jeunes et essaie de flouer une partie de sa population, même la plus modeste. Car ce qu’il fait au plus petit, il n’hésite pas à le faire à l’ensemble de sa population. Mais n’est-ce pas ce dont le gouvernement corrompu de Jean Charest nous a habitué depuis 2003?

Charest et son gouvernement montrent les signes évidents d’usure et n’ont plus aucune crédibilité. Vivement des élections!

Ce matin, la rumeur est à l’effet que le gouvernement du parti libéral s’apprêterait à déposer une loi spéciale pour contraindre les étudiants à retourner en classe.

Si cela se confirme, ce sera la preuve que ce gouvernement corrompu du parti libéral, comme beaucoup de commentateurs politiques le mentionnent, cherche à ouvrir une fenêtre électorale.

Ce gouvernement est en déroute, voyant le début des travaux de la commission Charbonneau s’ouvrir, cherche par tous les moyens à faire diversion en fabriquant de toutes pièces une crise sociale d’une grande ampleur que le Québec n’a pas connue depuis longtemps.

Une loi spéciale ne fera que mettre davantage d’huile sur le feu et ce gouvernement corrompu du parti libéral le sait très bien. Tout le monde sait ça. Il faut absolument se débarrasser de ce gouvernement corrompu qui ne cherche qu’à duper ces citoyens.

Démocratie: Gouvernement du peuple, par le peuple, pour le peuple.

Ploutocratie: Gouvernement des riches, par les riches, pour les riches.

Je constate que la démocratie est morte en ce pays.

Nos jeunes sont très brillants, tous autant qu’ils et elles, sont. Je le sais parce que je les côtoie quotidiennement. Certains sont plus vites que d’autres, chacun progresse à son rythme. Il y a ceux qui vont en classe ainsi que cette joyeuse bande de courageux qui marche, chante, danse, et crie, « dans la rue!… »

Ceux qui choisissent de rester en classe récolteront les fruits du formidable labeur et de la souffrance des résistants(es). C’est un choix que je respecte, mais personnellement je choisis le combat pour la justice, avec les artisans du changement nécessaire.

Le sinistre au volant du ministère de la « jeunesse » refuse de s’asseoir à la même table que notre valeureuse jeunesse. De toute évidence il se sent tellement plus à l’aise en compagnie de ses bailleurs de fonds, à Sagard où il séjourne et dans des cocktails bénéfices où il pavane, coq en pâte au milieu de la faune interlope.

Je considère que ce sont les jeunes qui devraient refuser de s’asseoir avec les fourbes au pouvoir.

Mais voilà, ils ne pensent pas seulement à eux, ils ont vraiment à coeur le mieux-être de leurs semblables, le progrès social, l’équité et la justice, non-seulement pour eux-mêmes mais également pour les prochaines cohortes, inestimables gisements de matière grise.

Audacieuse jeunesse, vous incarnez notre plus grande richesse, nos plus belles réussites, bourgeons de vivace espoir, sel du monde affadi, indispensable levain de notre liberté collective latente.

Bonjour buil-up électoral après une crise montée de toute pièce pour faire oublier:
Les 40 milliards de la caisse de dépôt
Orford.
Le suroit
Tomassie
le financement du parti libéral
Le salaire caché du PM
collusion et corruption dans la construction
refus du dialogue réel avec les étudiants même après 10 semaines de silence
GOUVERNEMENT devenu illégitime et un Premier Ministre indigne.
Au lieu d’agir en bon père de famille il fait matraquer nos enfants.

Tout à fait écoeurant comme interprétation!

Elle trompe les étudiants pour s’amadouer la population.

C’est vil!

M. Lysée, vous voulez rire de nous?
D’abord la Loi 111 du PQ, qui a innové dans le domaine de la répression de façon particulièrement insidieuse, ensuite la Loi 142 faite dans la même moule par le même parti, et maintenant la Loi 78 des libéraux! Quel bel avenir pour le Québec: le néo-duplessisme des uns ou le néo-duplessisme des autres!