Étudiants / Prochain arrêt: médiation !

L'heure est venue!

La situation est paradoxale. Selon les calculs présentés sur toutes les antennes par le fort crédible fiscaliste Luc Godbout de l’Université de Sherbrooke, la bonification offerte au programme de bourses vendredi dernier par le gouvernement est à ce point généreuse que, pour les enfants de ménages gagnant 60 000$ et moins, il coûterait désormais moins cher d’aller à l’Université  selon cette formule qu’avant la hausse.

Le nouveau régime serait davantage redistributif qu’avant, les ménages de plus de 100 000$ payant désormais pour les moins de 60 000 $.  Pourtant, la proposition ne suffit pas pour mettre un terme au conflit. Pourquoi ?

D’abord parce qu’aucun membre du gouvernement n’a réussi à présenter la chose aussi bien que le fiscaliste Godbout. Ensuite, et de façon plus importante, parce que la proposition n’a pas été faite à la table de négociations, n’a donc pas pu être même légèrement bonifiée par les deux fédérations étudiantes « parlables », la FEUQ et la FECQ, qui n’ont donc pas pu se l’approprier et la présenter à leurs membres. Le climat d’affrontement ne s’y prêtait pas.

La qualité de la proposition — et je n’ai vu pour l’instant aucune réfutation des calculs de Godbout (avis aux alertinternautes) — est donc la victime de l’incapacité du gouvernement Charest à correctement gérer la crise… et la sortie de crise.

Il est aujourd’hui illusoire de penser que le gouvernement et les fédérations pourraient se retrouver autour d’une table de négociation. Cette option a été définitivement polluée la semaine dernière par la ministre Beauchamp (peut-être mal dirigée par le bureau du Premier ministre).

La FEUQ et la FECQ annoncent depuis des semaines qu’ils ont « des choses à proposer » et réitèrent ce lundi qu’ils préparent « une contre-proposition ». Peut-être n’est-elle pas compatible avec les objectifs du gouvernement ? Peut-être qu’un peu de négociations créatives permettraient d’arrimer ces idées (pour l’instant inconnues) avec la dernière offre ? La ministre Beauchamp appelle aussi èa « du mouvement » de la part des étudiants.

« Faut démontrer, chacun de notre côté, une certaine humilité, déclarait ce lundi Martine Desjardins, présidente de la FEUQ. Chacun a sa part de responsabilité et doit faire un pas vers l’autre. » Sages paroles.

Bref, nous sommes en présence d’une proposition gouvernementale qui pourrait être la base d’un règlement mais qui, pour y arriver, doit être bonifiée dans un processus de dialogue crédible. La seule option encore ouverte est celle de la médiation.

Il ne s’agit évidemment pas pour le gouvernement, ou les fédérations, de se départir de leur pouvoir de décision. Mais un rapport de médiation pourrait avoir la crédibilité nécessaire pour faire bouger, un peu, le gouvernement et deux des fédérations et offrir la nécessaire sortie de crise.

Les trois fédérations se disent ouvertes à la médiation. La ministre Beauchamp affirme qu’il est « trop tôt » pour en parler. Elle a raison. Il faut attendre que la FEUQ et la FECQ rejettent la proposition de vendredi.

Mais le Conseil général du Parti Libéral, cette fin de semaine, sera l’occasion rêvée pour faire cette annonce — un peu comme le Premier ministre a annoncé, l’an dernier, sa décision enthousiaste d’avoir une vraie Commission d’enquête sur la construction, au début du Congrès libéral.

On perd donc encore une semaine, à cause de l’incurie gouvernementale. Car il faudra encore trouver un médiateur qui soit acceptable par les parties, le rencontrer, parler, le laisser travailler, écouter ses recommandations, se réunir, voter.

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Bien qu’intéressante, la nouvelle bonification de 36 millions pour l’aide aux études pourrait être rejetée par les associations étudiantes en prétextant, comme ils le font depuis le début, ne pas vouloir refiler cette facture aux contribuables québecois. D’ailleurs, c’est assez drôle de voir ce même argument utilisé par les deux parties, et que ce soit finalement celui-là même qui risque de les emmener à une entente…!

Le coupable c’est donc le gouvernement… Pas les étudiants universitaires qui, en théorie, devraient avoir appris à compter…

Il y a comme un problème de logique politique sur cette lecture de l’offre de vendredi par le fiscaliste Godbout. J.F.Lisée semble l’accroître par ce billet.

Les -connaisseurs- devront faire sentir leur présence sur ce blogue, J.F.Lisée et ses assistants de l’Actualité devront nous éclairer les lanternes mieux que ça.

Que le gouvernement Charest décrète une augmentation de 75% des frais universitaires sur un temps assez rapproché cela ressemble à une volonté artificielle de créer une crise politique de toutes pièces afin de produire une fenêtre électorale positive pour le PLQ soit! Mais jusqu’à quel point? Et pourquoi créer une offre de bonification des prêts et bourses vendredi qui serait vraiment positive à part que pour la forme?

Le raisonnement par l’absurde n’est pas loin!

Précisions et explications nécessaire.

On a pas bougé en apparence, mais ces vlimeux peuvent bien avoir préparé une alternative, dans le silence, laquelle est ou sera soumise au P.M. avant la prochaine fin de semaine, tout se prépare peut-être dans l’ombre.. ne faut jamais désespérer ! Je suis plutôt optimiste ce soir…

vous dites ne trouvez aucune lacune dans les calculs de Godbout, mais il ne prends aucunement en compte un facteur important, soit le revenu d’un étudiant. Effectivement, un étudiant qui a un revenu se fait amputer ses bourses. Et disons en tant qu’étudiant, que tes parents font 60 000$, tu travailles.

En fait, il y n’y a aucune médiation possible. Notre régime doit changer. Il faudrait que le peuple tout entier se soulève et par la force sorte ce gouvernement et qu’un parti comme l’option national en collaboration avec le PQ et QS prennent le pouvoir et remettent la société sur les rails du bon sens. Le Québec est fondamentalement un pays social démocrate.

Prenons l’exemple de l’Island qui a fait le ménage de sa court dernierement et de sa dette sur laquelle ils ont accusé une fin de non recevoir. (et vlan pour les magouilleurs)

M. Lisée, je ne suis pas fiscaliste, mais quand j’entend que « la mesure » sera financée en diminuant les crédits d’impôt relatifs aux études, je me pose des questions. Je comprends (à tort peut-être) qu’il n’y aura pas plus d’argent dans le pot, mais qu’il sera distribué autrement. M. Godbout en entrevue hier, disait ne pas vouloir rentrer dans la question des crédits d’impôts. Peut-être que je m’inquiète pour rien, svp rassurez-moi. Ce fiscaliste semble un peu trop tomber du ciel!
Pas convaincue
Marie-Chantal Leclair

Nous l’avons bien vu cette semaine, le gouvernement peut aisément modifier le régime des prêts et bourses. Une hausse des frais de scolarité est plus difficile à faire passer. Si les étudiants laissent passer la hausse telle quelle, ils risquent de se retrouver à court terme devant un régime de prêts et bourses de nouveau resserré… C’est un genre de trappe à homards.

En fin de compte en terme cognitif le message serait que le bon pere de famille serait imcompris.Si ma perception est la bonne,c`est de la haute voltige qui invite a effectuer un recul strategique si on veut evite qu`il ne soit eventuellement glorifier pour toutes les magouilles que le petit peuple ne peu comprendre.
Je n`ai pas toute l`information pertinente pour me faire une idee juste mais il faudrait savoir pourquoi l`accent a ete mis sur l`augmentation des droits plutot que la bonification.Ici aussi il ne s`agit pas selon moi d`une evidence mais il serait logique de croire qu`il y ait encore utilisation de techniques cognitives qu`on ne peu plus se permettre de negliger.Ils nous en ont montrer assez pourqu`on s`interroge sur le sujet.
Andre de Calgary.

On voit bien que le gouvernement Charest fait des calculs pour sortir de cette crise en faisant perdre la face aux étudiants. Annoncer cette offre à prendre ou à laisser à la population avant d’en discuter avec les étudiants faisait partie de cette joute où seul le gouvernement voulait jouer gagnant. Maintenant, ce sera à la population de juger si un tel gouvernement mérite de gouverner le Québec!

Dans une recherche express un peu facile sur un moteur de recherche c’est le but recherché dans un sens, j’ai trouvé ça sur Luc Godbout. On appelle ça dans un blogue la non prétention à la recherche scientifique exhaustive mais cette démarche tout au moins refuse un chèque en blanc, elle exprime au moins l’expression du doute.

Propos personnel peut être démagogique néanmoins monsieur Godbout serait une sorte de lucide issu du mouvement de Lucien Bouchard.

Extrait du début de l’article.

(…)

L’universitaire Luc Godbout vient d’accoucher d’une étude dépeignant, encore, le Québec comme un enfer fiscal pour les particuliers et les entreprises. «Le Québec, champion canadien du fisc», titrait La Presse du 9 décembre. Fiscalité, services publics, dette, etc. sont toujours pires au Québec pour les lucides.

Ce que j’aime, avec les patentes de l’économiste Godbout, c’est qu’il ne faut pas se creuser les méninges bien fort pour les déboulonner. Pas plus tard que le 13 mai dernier, Le Devoir rendait compte d’une étude du cabinet comptable KPMG : «KPMG publie une analyse comparative de la fiscalité dans
95 villes : Montréal s’impose parmi les villes qui taxent le moins les entreprises.» Elle est la deuxième ville canadienne qui impose le moins les compagnies, selon KPMG, qui a inclus tous les impôts et taxes dans ses calculs. Dans l’affaire du fiscaliste Godbout, Québec est dernier partout. Arriver, dans la même année, avec des résultats diamétralement opposés relève du folklore. KPMG ou Godbout, qui dit vrai?

Un article de La Presse du 2 avril 2008 titrait : «Fiscalité des entreprises : l’Ontario plus gourmand que le Québec.» Il y a aussi l’Institut Fraser, pour qui le Québec est l’endroit du monde où les minières sont le moins taxées (La Presse, 15 avril 2010). (….)

(…)

Je trouve les trucs de l’économiste Godbout amusants. Concernant les particuliers, La Presse titrait : «L’écart fiscal pousse les Ontariens vers Gatineau», davantage depuis les baisses d’impôt au Québec et l’instauration en Ontario d’un impôt progressif pour la santé.

Reconnaissons au professeur Godbout une compétence hallucinante dans l’aménagement et la sélection de données fiscales qui font toujours du Québec un enfer fiscal. (..)

http://journalmetro.com/actualites/economie/8927/lenfer-fiscal-quebecois/

En résumé vous-dites que le gouvernement c’est comporté comme un éléphant dans un magasin de porcelaine dans cette affaire.

Trois questions :
1. Pourquoi le PM Charest et la ministre Beauchamp n’ont-ils pas expliqué eux-mêmes les mérites de leur proposition «globale mais non finale» et pourquoi faut-il que le Prof Godbout fasse la démonstration à leur place?
2. Quelle est la répartition des familles selon le revenu — autrement dit, quelle proportion de familles québécoises ont un revenu de 60 000$ et moins, de 80 000$ et de plus de 100 000$?
3. À l’heure actuelle, connaît-on la répartition des revenus «familiaux» des étudiant-e-s universitaires au Québec et, par conséquent, la proportion de ceux et celles qui touchent a) des bourses – b) des prêts?

Il y a d’autres questions, bien sûr, mais ce serait un début que d’avoir des réponses à celles-ci!

Si je comprends bien, vous appuyez Jean Charest et la privatisation libérale forcée de l’éducation ; vous évacuez comme lui la CLASSE, soit plus de la moitié des étudiant,es ; vous ne remettez pas dans le contexte de la privatisation forcée l’analyse de Luc Godbout ; en fait vous écrivez que le gouvernement a la bonne politique mais ne sait pas comment bien l’appliquer… Je ne suis pas vraiment conquis…

Si la gratuité scolaire est mise de côté sous prétexte de médiation… le reste n’est que de la poutine… un peu plus de sauce boursières, un peu moins ou plus d’étalement fromager… On sera parvenu à privatiser l’éducation, comme on veut le faire en santé… Bravo !

J’aimerais que vous m’expliquiez votre parti-pris en faveur de la libérale privatisation forcée de l’éducation.

D’après les chiffres de Michel Girard ( La Presse-2012 04 02-Michel Girard-Combien ça rapporte, un diplômé?- http://lapresseaffaires.cyberpresse.ca/opinions/chroniques/michel-girard/201204/02/01-4511564-combien-ca-rapporte-un-diplome.php

45% de contribuables paient de l’impôt ( 55% n’en paient pas ) et il se trouve que ce sont les diplômé,es… 22,2% des contribuables paient 88,7% de l’impôt payé par les Québécois,es. La gratuité scolaire est payante, elle crée des payeur,euses d’impôts exemplaires…

Si le 45%, soit le ± 2,8M de Québécois qui paie de l’impôt payait le coût de la hausse ( avant majoration de la solution globale ), n’est-ce pas faire en sorte que ce est divisé actuellement par 400 000 étudiant,es serait divisé par 2,8M… de diplômé,es. Forcément la note personnelle serait moindre… ce qui donne .07$/jour/diplômé,e qui font suffisamment de bons salaires pour pouvoir payer de l’impôt, contre .50$/jour/étudiant,es non salarié.es trop pauvres pour payer de l’impôt.

Pourquoi ,07$/jour/diplômé,e qui paient 110% de de l’impôt payé par les contribuables ( 10% est retourné à ceux qui ne paient pas d’impôts ), serait trop, alors que 0,50$/jour/étudiant,es qui ne gagnent pas de salaires ( en principe pour étudier, justement ), serait peu !

Au fait, pour que les calculs sur bourses de Luc Godbout tiennent la route, les étudiant,es ne doivent pas travailler car les revenus sont soustraits des bourses…

Il n’y a pas de médiation possible si la gratuité n’est pas admise. Par contre, on peut discuter de la manière de financer cette gratuité, mais il faut qu’elle soit admise… Soit elle est assumé par les diplômé,es les plus riches, ou par l’ensemble du 45% qui paie 110% de l’impôt des Québécois,es.

Pour qu’elle soit admise, il faut, pour la drôle de droite renoncer à la privatisation forcée de l’éducation… Dur dur ! Mais… c’est la vie…

Les Québécois,es ne sont contre la PRIVATISATION FORCÉE de la santé, de l’eau, des ressources naturelles, pourquoi seraient-ils,elles en faveur de celle de l’éducation !?

«les deux fédérations étudiantes “parlables”, la FEUQ et la FECQ», dites-vous. Pourquoi la CLASSE ne serait-elle pas, elle aussi, «parlable»? Avez-vous des preuves du contraire? Vous adoptez la terminologie du premier ministre et de sa sinistre de l’Éducation, et vous contribuez ainsi, vous aussi, à mieux diviser le mouvement étudiant pour l’affaiblir. Je trouve cela infiniment triste venant de vous et personne ne vous en demandait autant.

On dirait qu’on veut noyer le poisson.Si on a trouvé tout l’argent pour contrer l’augmentation des frais de scolarité,il suffit de donner cet argent aux université qui manque de financement et de geler les frais de scolarité des étudiants.
Évidemment dans le contexte politique, personne ne veut bouger et tout le monde voudrait bien dénouer le problème que ce gouvernement à créé et laissé pourrir.
Il faut bien penser qu’une fois qu’on aura réussi à faire avaler le principe de l’augmentation des frais de scolarité au peuple,un gouvernement pourra trafiquer le système de prêts et bourses et tous ces beaux calculs vont s’écrouler.On ne peut pas faire confiance en ce gouvernement qui triche sur tout depuis 9 ans.

Je ne suis ni fiscaliste ni économiste juste quelqu’un qui depuis toujours tripe sur tout ce qui est mathématique et statistique. Naturellement, le prof Godbout a sûrement eu accès à des infos que je ne possède pas mais je peux quand même tirer un certains nombres de conclusions de ce qui est accessible dans les divers médias.

On parle de 40M$ de plus pour les bourses et de 40M$ de moins pour les crédits d’impôt afin de ne pas aller chercher d’argent neuf. Jusqu’ici Prof Godbout n’a annoncé que la bonne nouvelle à ceux qui recevront dorénavant des bourses.

A)Un groupe de gens heureux (35000$-45000$/année)
Donc il est bien évident que ceux qui ne recevaient pas (ou peu) de bourse et qui vont maintenant en recevoir une d’un montant supérieur à l’augmentation des droits de scolarité vont « rire jusqu’à la banque »

B) Un groupe de gens peut-être moins heureux (moins de 35000$/année)
À ce que je sache (qu’on m’informe si ce n’est pas le cas) le montant de la bourse maximum n’a pas augmenté, donc les gens qui recevaient déjà cette bourse maximum n’auront pas d’augmentation de revenu mais auront une augmentation de dépense via les droits de scolarité. Si je calcule bien revenu gelé et dépense augmenté = plus pauvre.

C) Un autre groupe de gens qui ne seront peut-être pas heureux.

Les gens qui ne reçoivent pas de bourse mais qui pouvaient compté sur un remboursement via les crédits d’impôt afin d’alléger le coût des études mais qui dorénavant en recevront moins ou n’en recevront plus du tout. Présentement, on ne semble pas trop savoir qui ils sont, mais me semble qu’il serait important de les informer avant qu’ils votent pour ou contre la proposition du Gv. J’ai l’impression que ce groupe devra attendre en 2013 à la vieille des impôts 2012-2013 pour comprendre qu’ils se sont fait flouer.

Tout ça pour dire que d’après moi, le prof Godbout, peut-être animé par les meilleures intentions, aurait du attendre afin de donner une analyse plus complète du tableau, parce que là je crains que ses lunettes roses ne fasse qu’envenime la situation au fur et à mesure que chacun scrutera un peu mieux l’offre.

Rien ne se perd rien ne se crée, dit-on

L’offre du gouvernement, semble vouloir déshabiller Jean pour habiller Jacques.

Pour ma part, je considère que s’il faut déshabiller un « Jean » de ce monde ben il se trouve dans les livres comptables des bureaux de l’administration des Universités et des CEGEP… peut-être même au Ministère

PS: je souhaite aussi que la situation se règle mais je trouve que le Gv semble faire exprès pour rendre tout compliqué.

Tout hausse des droits de scolarité contrevient directement à la volonté des bâtisseurs de notre système d’éducation, le Rapport Parent et des engagements internationaux du Gouvernement du Québec lorsqu’il a ratifié le Pacte international des droits économiques, sociaux et culturels.

Selon moi, on peut résumer le débat à ses deux positions intenables :

Si on inscrit l’université dans une logique marchande, la logique individuelle voudrait qu’on hausse les droits de scolarité afin de favoriser une rareté des compétences et d’avoir un emploi bien rémunéré. (On favorise les privilégiés de la monarchie au détriment des sujets de l’empire Britannique)

À l’inverse, si on inscrit l’université dans une logique humaniste, plus le peuple sera instruit quant à ses propres intérêts, plus il sera à même de contrôler les leviers de son émancipation. Libre de penser… (On favorise les acteurs et citoyen de la République)

Il me semble que vous le savez M. Lisée. M. Lévesque affirmait d’ailleurs : « La tâche des vrais démocrates est de voir à ce que le peuple soit de plus en plus au courant, instruit et renseigné sur ses propres intérêts ».

Je trouve fascinant que vous ne le mentionnez pas.

Jean-Pierre Lord
Militant dans Sainte-Marie-Saint-Jacques

Les vrais perdants de cette crise au niveau politique, ce sont les opportunistes du PQ qui se sont emparés du carré rouge sans avoir de vraies propositions. Et maintenant on voit M. Lisée et Pauline Marois tenter par tous les moyens de mettre l’attention non pas sur le débat de fond, mais sur la façon dont Jean Charest a géré la crise.

Un médiateur pourquoi au juste? Pour faire bien paraitre le PQ?!

La crise va se régler lorsque des leaders de gauche crédible auprès des étudiants vont se lever et parler aux étudiants au lieu de constamment blamer le gouvernement Charest.

Le traitement royal accordé aux leaders étudiants à TLMEP a été catastrophique pour la recherche de solution. Celà n’a fait qu’encourager les étudiants à maintenir leur attitude intransigeante.

Bravo M. Lisée vous êtes le premier… celà vous honore…

Godbout parle d’un revenu familial. Est-ce qu’ii inclut dans ce revenu le revenu de l’étudiant ? Sûrement pas. Il devrait plutôt alors parler du revenu parental, parce qu’à partir du moment où l’étudiant déclare des revenus, son calcul s’effondre. Très peu d’étudiants dans les cas de figure qu’il nous propose, auront droit au maximum des bourses. Pour faire image, Loto-Québec a beau bonifier ses lots gagnants mais en bout de ligne, ça n’améliore aucunement nos chances de gagner.

Et puis, allons-y par l’absurde. Le gouvernement aurait fait à ce point une offre généreuse qu’en bout de ligne, il faudrait qu’il pige dans les coffres de l’État pour permettre aux étudiants de contribuer davantage aux frais de scolarité ? Ce raisonnement est absurde. Il y a comme un défaut-là.

Il me semble que le gouvernement ait mentionné qu’il financerait les apports additionnels à partir des crédits d’impôts (éliminer ?/ réduire ?). Radio-Canada nous dit que les chiffres de ce fiscaliste sont intéressants, mais ont-ils vérifié sa démarche et les données à la base de ses calculs? Si les québécois perdent les crédits d’impôts pour études, les chiffres et conclusions de M. Godbout pourraient ne plus tenir la route. Il est donc impératif de tout contre vérifier.
Fournissons les chiffres et la méthodologie de M. Godbout AVANT d’affirmer que la proposition du gouvernement est alléchante.

Il faut aller chercher l’information pour comprendre. Par exemple, le rapport du comité de négociation de la Classe ici http://www.asse-solidarite.qc.ca/documents/fr/instances/CLASSE/Cahiers/Cahier%20de%20Congres%20des%2028%20et%2029%20avril%202012%20final.pdf, à partir de la page 7. Ce rapport donne une idée de ce qui s’est passé à la table de négociations. Instructif.

Pour que le gouvernement recule, il aurait fallu convaincre 1) la majorité des étudiants et 2) la majorité de l’opinion publique, ce qui n’a pas été fait.

Par ailleurs, il faut aussi savoir qu’à la Classe, il faut un vote des DEUX TIERS pour arrêter la grève (même s’il faut un vote à majorité pour la déclencher). Et il faut que 10% des membres soient présents pour tenir un vote. Bref, les étudiants votent beaucoup plus aux élections que dans leur association étudiante. Le gouvernement le sait probablement.

Il faut applaudir les étudiants. Cette génération vient de faire la preuve de ses compétences citoyennes. Le gouvernement Charest a pour sa part fait la preuve de son incompétence. La campagne électorale imminente leur réserve sans doute bien des huées.

Luc Godbout du groupe CIRANO ?
Vous savez le groupe fortement financé par…les universités et plusieurs institutions financières (curieusement exactement ceux qui réclament cette hausse).

Godbout qui applaudit à tout rompre tous les budgets Bachand (qui « dépassent toutes ses espérances » selon ses propres paroles) ?

Je demande à voir le détail des calculs et ce qu’il omet de compter avant de l’appuyer. Je me méfie beaucoup de ce genre d’individus (j’ai déjà lu plusieurs études de CIRANO pour me rendre compte à quel point ils étaient biaisés*).
Quelqu’un peut me donner les détails ?

*La dernière que j’ai lue ( http://www.cirano.qc.ca/pdf/publication/2007DT-01.pdf ) se contentait de reprendre les poncifs sur « la capacité de payer » du gouvernement et autres slogans néo-libéraux pour ne donner qu’une « preuve » du sous-financement: la diminution de la part du budget des universités québécoises dédiée…à la recherche.
Rien sur la part croissante de l’immobilier et des coûts « administratifs » (essentiellement salaires, primes, bonus des recteurs et cadres).
Bref, un beau document de propagande.

ATTENTION: Piège à ours pour le PQ?

Selon l’analyse de Godbout, la proposition globale du gouvernement serait encore meilleure que le gel. De plus le fardeau financier est reporté progressivement sur les mieux nantis (> $60K). N’est-ce pas winner!

Mais pourquoi diable M. Charest ne nous a pas présenté cela aussi clairement vendredi dernier?

Tout simplement parce qu’il veut donner le temps à l’ours d’entrer dans la cage avant de fermer la trappe.

C-à-d, lorsque que le PQ se sera prononcer clairement contre sa proposition, il appellera des élections. Durant la campagne, il fera toute la lumière sur sa proposition globale, et ramènera constamment à l’avant-plan l’opposition du PQ, video à l’appui.

C’est du bonbon!

Malheureusement, peut-être qu’il n’avait pas prévu l’intervention de Godbout.

@Armande Saint-Jean: » Quelle est la répartition des familles selon le revenu — autrement dit, quelle proportion de familles québécoises ont un revenu de 60 000$ et moins, de 80 000$ et de plus de 100 000$? »

Bonne question. Selon le site de l’Institut Statistique du Québec, environ 60% des ménages québécois ont un revenu total inférieur à 60 000$.
http://www.stat.gouv.qc.ca/donstat/societe/famls_mengs_niv_vie/revenus_depense/revenus/mod2_hh_1_2_1_0.htm

Si on s’intéresse plutôt au revenu disponible, ça monte à 60%.

Donc en effet, si les calculs de Godbout sont bons, il s’agit d’une proposition progressive selon laquelle 60% des ménages y gagneront, alors que les 40% les plus riches seront ceux qui paieront la facture.

@Pierre Bouchard: » Et pourquoi créer une offre de bonification des prêts et bourses vendredi qui serait vraiment positive à part que pour la forme?

Le raisonnement par l’absurde n’est pas loin!

Précisions et explications nécessaire. »

Bien que je penche plutôt vers l’idée qu’il y ait un dessein un tantinet machiavélique derrière les actions du gouvernement, on pourrait être charitable et voir une autre explication: les étudiants québécois sont, comme on peut le voir, incroyablement allergiques à quelconque hausse des frais de scolarité. Même si elle est compensée par une bonification des prêts et bourses qui rendent le système ultimement plus progressif, comme ils l’ont fait en Ontario. Peut-être le gouvernement essaie-t-il de déboulonner cette aversion collective afin d’avoir plus de marge de manoeuvre dans le futur, quitte à ne pas y gagner grand chose aujourd’hui.

« L’étudiant qui VIT CHEZ SES PARENTS dont le salaire familial est de 45000$ ou moins aura droit à une bourse beaucoup plus généreuse.[…] L’étudiant NE DOIT PAS travailler. »

Michelle Ouimet dans la Presse de ce matin semble avoir trouvé des petits caractères d’exclusion assez significatifs merci! Je vous laisse le soin de réfléchir aux implications (nombreuses) de telles exclusions.

Il ne faudrait pas oublier que cette solution peut être changée à tout moment par le gouvernement, ce n’est pas un engagement à long terme. Quand tu gèles les frais, tu le règles à long terme, et c’est ça que le gouvernement ne veut pas faire. Parce que s’il veut renier ses engagements par la suite, c’est beaucoup plus facile de modifier le calcul des prêts et des bourses (ça peut même passer quasi inaperçu) que de dégeler les frais à nouveau.

Pourquoi développer des formules mathématiques alambiquées qui soulèvent légitimement le doute lorsqu’on tient compte de la sincérité de ce gouvernement en ce qui concerne ce dossier? Une réforme fiscale m’apparait plus simple et plus juste. Tient, une proposition de la Classe qui à vos yeux n’a pas le droit de parole dans cette crise.

Ensuite, nous sommes pas à l’abri dans quelques années à une nouvelle réforme régressive sur le régime de bourse et qui à ce moment sortira pour protéger les classes paupérisées?

On ne règle pas le problème de mal financement des institutions universitaires : depuis 10 ans, le budget de celle ci a augmenté de 110%, la croissance du nombre d’étudiant a atteint seulement 15% pendant que le nombre de professeurs a diminué.

On ne règle pas le problème endémique de l’endettement. Doit-on s’endetter pour étudier et enrichir les banques?

Au lieu de profiter de cette brèche ouverte par le mouvement étudiant, pour reprendre le contrôle de son destin face à l’arrogance d’élites politiques et financières corrompues, vous donnez votre aval à cette nouvelle décision gouvernemental sans aucun recul ni aucune perspective.

Si selon vous c’est cela avoir le sens de la responsabilité alors considérez moi comme un irresponsable qui pense encore que le Québec est encore une société distincte – et non un nouveau pays anonyme dans la boue néolibérale – dans laquelle l’éducation est au cœur de son projet.

@Luc Archambault: « Les Québécois,es ne sont contre la PRIVATISATION FORCÉE de la santé, de l’eau, des ressources naturelles, pourquoi seraient-ils,elles en faveur de celle de l’éducation !? »

Vous parlez souvent de PRIVATISATION FORCÉE. Donc, je me suis dit que finalement je devrais peut-être vous demander… de quessé vous parlez exactement? Quel est le lien direct avec le débat actuel? Ne mélangez-vous pas « privatisation forcée » avec « utilisateur-payeur »?

Il est bizarre de ne pas « vouloir entrer » dans le sujet des crédits d’impôt. Ils sont touchés par la proposition gouvernementale. Par exemple, la ministre Beauchamp arrive à son .50¢par jour de hausse en calculant un crédit d’impôt aux étudiants. Les étudiants qui ne gagnent pas suffisamment pour payer de l’impôt ne bénéficient pas de ce crédit. On a dit que le revenu moyen des étudiants étaient de 13000$ par an, insuffisant pour payer de l’impôt, donc pas de crédit. Peut-être d’autres spécialistes de la finance pourraient-ils examiner de près la proposition du gouvernement, sans rien laisser de côté cette fois.

Tous ceux qui ont déjà reçu de l’aide financière savent qu’il faut atteindre le plafond des prêts avant de recevoir une bourse. Ce plafond est à 3660$/année pour les étudiants de premier cycle (www.afe.gouv.qc.ca). Le tableau montre un prêt de 2440$ pour le cas de 45000$ et de 5290$ pour le cas de 60000$. Cette partie de la démonstration ne tient pas la route.

Bonjour M. Lisée,
L’IRIS a publié une note intitulée «Quelques réflexions sur les tableaux du professeur Godbout».
Extrait : «Il faut ensuite situer ce qu’est le gain en question pour ces étudiant-es. La réduction de la contribution parentale, au sens de la loi, ne devrait pas apporter un sou de plus aux étudiant-es. En effet, au lieu de voir leurs parents contribuer, c’est maintenant l’État qui prend leur place, pour un montant équivalent. On pourra répondre, et c’est en ça que la mesure est intéressante, que, souvent, les parents ne versent pas la contribution prévue par l’État ou que la verser leur demande de s’endetter eux-mêmes. C’est exact, mais cette aide supplémentaire est loin de régler les problèmes structurels que pose l’aide financière aux études.

Après cette réforme, les montants attribués pour le logement et la nourriture qui n’ont pas été mis à jour depuis le milieu des années 1990 resteront les mêmes. Avec ou sans contribution parentale, les étudiant-es recevront toujours 7$ par jour pour se nourrir.»
http://www.iris-recherche.qc.ca/blogue/quelques-reflexions-sur-les-tableaux-du-professeur-godbout/

Qu’en est-il des étudiants qui ne sont pas chez leurs parents et qui travaillent ? Et ce groupe, si je ne me trompe, constitue une majorité à l’université. Auront-ils droit à une bonification de leur bourse ?
Vous avez cette raison, M. Lisée, lorsque vous dites que le gouvernement a échoué à nous démontrer clairement son plan.

Le gouvernement ne doit pas céder! Cette minorité d’étudiants doit d’abord retourner à l’école… Après,… Le spectacke d’une partie des érudiants en sc. humaine a beaucoup trop duré: Le gouvernement doit gouverner!

Je suis écœuré de cette bande de bébés gâtés qui s’en mettent plein les poches* en même temps qu’ils chialent qu’ils en veulent plus. Qui se font payés des voyages dans le sud**.
Et qui refusent de payer leur « juste part » préférant refilant la facture aux autres.

Le lecteur bien informé aura compris que je parle des recteurs et des cadres universitaires qui refilent la facture de leurs turpitudes aux familles de classe moyenne et moins nanties.

* « En cinq ans, la masse salariale pour la gestion à l’UQAM a augmenté de 16,2 %. À l’Université de Montréal, on parle de 28,1 %, de 36,9 % à Laval, de 37,1 % à Sherbrooke, et de 38,2 % à McGill. Et à Concordia, ces dépenses salariales ont augmenté de 180 % en cinq ans. »
(Source : http://www.radio-canada.ca/nouvelles/societe/2012/04/12/007-gestion-epreuve-universites.shtml)

**http://tvanouvelles.ca/lcn/infos/national/archives/2012/04/20120425-050120.html

Monsieur Charest s’il lui reste encore une once sur la notion de bien commun doit sauver l’année académique et décréter un moratoire immédiatement sur l’augmentation des frais de scolarité en 2012. Il peut ensuite lancer le débat plus large sur la gestion des universités et de la gratuité scolaire qui est un débat de société et peut-être se rendre en élection pour faire trancher parla population.
Bien commun et année académique sauvée ce n’est pas rien.

C’est un vrai merdier ce conflit. On oppose les bons au méchants, on mélange l’accessibilité universitaire à la gestion universitaire.On négocie sur la place publique et on pense au prochaine élection.

Peut-on se calmer le ponpon et respirer par le nez.Ramenons tout le monde à la table et démêlons tout ces enjeux qui ne peuvent être règler par l’intermédiaire des médias.

Les étudiants pourraient accepter une augmentation représentant une indexation au niveau de l’inflation depuis 2007 jusqu’à aujourd’hui, applicable sur 2 ans, en échange d’un véritable forum où TOUT le monde participe et doit, à la fin, s’entendre.

Renversons le fardeau de la crédibilité pour que le gouvernement cesse de faire porter, sur les étudiants, l’odieux de ce blocage.

En effet la présentation de M.Godbout m’a réellement éclairé sur la valeur financière de la proposition gouvernementale. De mon point de vue de parents de la classe moyenne je la trouve très acceptable. Malheureusement le gouvernement libéral n’a pas pris le bon chemin pour l’expliquer clairement aux étudiants et à la population. L’approche politique a supplanté l’approche pragmatique. Les étudiants, avec l’intelligence qu’ils démontrent à l’écran, sont de mauvaise foi de ne pas reconnaître les avantages financiers.
Cela devient de plus en plus évident que les enjeux sont ailleurs de part et d’autre. C’est devenu une bataille de « je vais gagner sur toi».
Les deux parties démontrent actuellement de l’immaturité. Et c’est encore nous les payeurs de taxes qui allons payer la facture de tous les coûts reliés à cette saga.
Je suis tout à fait d’accord qu’une médiation est devenue urgente.
Si les étudiants ont vraiment de bonnes idées pour gouverner alors ils pourront se présenter aux prochaines élections et démocratiquement ils seront élus. Pour ce qui est du gouvernement Charest je crois que nous avons la responsabilité éthique de ne pas voter pour lui. Un grand changement est nécessaire.

Message aux étudiants qui demandent des injonctions pour rentrer en classe :

Vous avez manqué une superbe occasion de vous impliquer dans un mouvement social légitime qui vous aurait apporté une expérience inoubliable.

Plutôt que de vous faire de nouveaux amis dans un contexte d’effervescence, vous avez préféré rester chez vous dans votre bulle à vous regarder le nombril. Quelle perte de temps.

La nécessaire gratuité des frais de scolarité

Alors que plusieurs personnes semblent désormais en mode résolution du conflit qui oppose les étudiants en grève au gouvernement Charest, je pense qu’il importe de se questionner sur la nécessité de la gratuité des frais de scolarité.

Est-ce que la logique mathématique va l’emporter sur la vision humaniste?

Présentement, tout le monde semble affairé à faire des calculs :

Avec l’augmentation des frais, moins l’élargissement des bourses, moins les crédits d’impôt provincial et fédéral (notons que c’est Harper qui décidera s’ils existent pour longtemps), moins les prêts (qui ne sont pas qu’un revenu mais aussi une dette), la proposition est-elle acceptable?

Dans tous ces chiffres la seule chose qui n’est pas une variable d’un individu à l’autre ce sont les frais de scolarité et, c’est là que le bât blesse.

Certains, et sûrement la plupart diront mais voyons ces frais seront absorbés par les bourses ou les crédits d’impôt…. etc, etc.

À mon époque (fin des années 70), afin d’avoir droit aux prêts et bourses on se mariaient, afin de se dédouaner du concept de revenu familial Je ne sais pas si cette pratique existe toujours ou si elle peut encore servir à obtenir des Prêts et bourses, mais je considère qu’il ne s’agit pas là d’une solution socialement acceptable.

On semble présentement, analyser la valeur de la solution gouvernementale comme si tout le monde faisait parti d’une belle petite famille idéale où papa et maman ont comme priorité absolue le bien-être et l’avenir de leurs enfants, où dans la famille, si papa et maman ont un revenu de 100 000$ ou plus ils vont gentiment et généreusement participer à l’éducation post-secondaire de leurs rejetons.

Dans la vraie vie il arrive très souvent que papa ou maman (ou les deux), même en ayant un revenu suffisant (selon les barèmes du gouvernement) et parfois largement suffisant

– considèrent qu’ils n’ont pas à se priver pour leur rejeton rendu à l’âge adulte
– sont au prise avec des problèmes d’alcool, de toxicomanie, de jeu compulsif et d’égoïsme
– gagnent une partie de leur revenu sous la table et ne veulent pas que revenu Québec et Canada mettent leur nez la dedans
– sont séparés et jouent à « ce n’est pas a moi à payer pour ça » ou « ta mère devra me le demander à genoux » ou « qu’est-ce que tu me donnes en échange ?»
– etc

Dans la vraie vie il arrive que des jeunes

– ont été abusés, maltraités, rejetés par l’un ou l’autre de leurs parents (ou les deux) et ne veulent rien leur demander, veulent couper les liens et ne se sentent pas la force ni le courage de les poursuivre.

Certains penseront peut-être que je fais le portrait d’une famille de Bougon, su’l BS comme on dit et bien non tout ça peut et, arrive aussi chez les biens et très bien nantis . Si vous croyez que de telles choses sont plus que marginales c’est que vous ne lisez pas les journaux, que vous n’avez jamais rencontré de travailleuses de centre d’hébergement de femmes battues, de travailleurs-euses de la rue, d’itinérants, de squeeges, de jeunes prostitué(e)s, de jeunes toxicomanes, etc.

Parce que dans la vraie vie de telles choses arrivent, et sûrement beaucoup plus souvent qu’on ne se l’imagine

Parce que le jeune adulte doit pouvoir faire le choix de son avenir sans être l’esclave de la condition financière et de la moralité de ses parents.

Parce que le jeune adulte n’a pas à commencer sa vie d’adulte par la déplaisante et souvent traumatisante obligation de poursuivre ses parents en justices afin d’avoir son dû.

Parce qu’il existe déjà un système d’imposition qui, bien qu’imparfait, fait en sorte que les plus riches payent plus que les plus pauvres pour les services auxquels chacun a droit.

Parce qu’un système du type : « je te facture mais je te rembourse en tout ou en partie via la bourse ou les crédits d’impôt si tu y as droit », n’est rien d’autre qu’un gouffre financier qui ne sert qu’à nourrir une bureaucratie maintes fois critiquée,

je crois que l’on doit rendre l’éducation accessible pour tous en offrant la gratuité des frais de scolarité.