Étudiants : s’autoriser à appeler au calme

Charest et Nadeau-Dubois. On se calme !

Ainsi, Gabriel Nadeau-Dubois, co-porte-parole de la CLASSE, affirme qu’il « n’a pas le pouvoir d’en appeler au calme ».

Pour avoir été, dans ma jeunesse, très impliqué dans des mouvements étudiants et dans des groupuscules peu enclins au compromis avec l’État bourgeois, je comprends fort bien la pression qui s’exerce sur la nouvelle vedette de la jeunesse rebelle.

Cependant vient un moment où on ne peut plus se cacher derrière son titre de « co-porte-parole » et où il faut plutôt assumer l’ascendant et la crédibilité que sa position génère, chez les militants comme dans le public.

Nadeau-Dubois ne semble pas être un dernier de CLASSE. Il comprend fort bien que la violence associée aux manifestations dessert la cause étudiante dans l’opinion publique, fait le lit d’une répression plus grande encore et permet au gouvernement Charest de provoquer dans l’opinion conservatrice un ressac qui lui ouvre le chemin de la réélection… donc de l’imposition de la hausse.

Je suppose que M. Nadeau-Dubois n’a pas réussi à faire triompher cette analyse au sein de son dernier congrès hebdomadaire. Il pourra réessayer en fin de semaine prochaine. Cependant, comme le font parfois d’autres co-porte-paroles d’une organisation hyperdémocratique, Amir Khadir et Françoise David, il y a des moments où il faut se poser en leader, s’étendre le cou, et dire ce qui doit être dit pour le bien de sa propre cause et pour le bien commun.

La crédibilité s’accumule. Parfois, il faut la dépenser. Le moment était venu de le faire mercredi de cette semaine. Il l’est encore aujourd’hui.

Qui est l’adulte dans la pièce ?

Il y en a un, cependant, qui n’a pas d’excuse. Un qui a une très grande marge de manœuvre dans ses actions et ses paroles et qui en use généralement d’abondance : le premier ministre du Québec.

Qu’il dénonce la violence, cela va de soi. Mais on aimerait aussi l’entendre appeler au calme. Calme des étudiants — même s’ils ne l’écoutent pas. Calme des administrations scolaires dans l’application des injonctions, qui sont, dans la plupart des cas, inapplicables et génératrices de violence.

Qu’il appelle aussi au calme des forces policières. Nous avons maintenant trop de cas et de témoignages d’usage excessif de la force policière pour qu’un chef de gouvernement reste coi. Qu’il loue le travail des policiers, qui sont, en ce moment, surchargés, bien sûr. Mais qu’il use de son autorité pour appeler à la plus grande retenue possible dans ces circonstances difficiles.

On peut être à 75 % insatisfaits du premier ministre. Mais, pour l’instant, c’est le seul disponible.

Si Jean Charest avait l’air un peu triste que de simples citoyens soient blessés lors de manifestations qu’ils souhaitaient pacifiques, ce serait déjà ça de pris.

Les commentaires sont fermés.

La visibilité accordée aux manifs étudiantes sert bien le PM et son entourage maffieux. Toutes leurs entourloupettes passent presqu’inaperçues par les temps qui courent.

Régles pour une véritable démocratie étudiante, règles que M. Nadeau-Dubois n’a pas la classe d’appliquer.

1. Chaque classe est souveraine. Les votes se prennent en secret, classe par classe. Ainsi, on s’assure que dans chaque classe un nombre quasi maximal d’étudiants va voter puisqu’un étudiant, normalement, assiste à ses cours.

2. Toute démocratie est avant tout locale. Il n’y a aucune raison pour qu’un vote majoritaire classe-par-classe soit annulé par un vote majoritaire en sens inverse pris dans l’ensemble des classes, l’ensemble d’une année d’étude, l’ensemble d’un département, l’ensemble d’une Faculté ou l’ensemble d’une institution.

3. Ainsi, si la majoritéde la classe philo 444 vote en secret pour un boycott, ce boycott de philo444 devient légitime. Mais si la majorité de la classe éthique222 vote en secret contre un boycott, ce cours va continuer à se donner. Etc.
Seuls les esprits totalitaires veulent mettre en échec la démocratie locale. On doit tout laisser à la démocratie locale sauf quand une décision locale peut avoir des conséquences non locales. Dans le cas d’un boycott étudiant, cela ne s’applique pas. Qu’un cours continue d’avoir lieu n’a aucune incidence sur les autres cours.

4. Toute entrave à la liberté de mouvement, tel que bloquer l’entrée d’une classe ou d’un édifice, est totalement inacceptable et est l’équivalent de violence physique. Cette entrave doit être immédiatement sévèrement punie par les autorités en place. En démocratie, liberté de mouvement et liberté de discours sont des valeurs trop importantes pour qu’elles soient gauvaudées comme les galvaude M. Nadeau-Dubois.

Charest sait très bien se servire de tout ce qui va lui permettre de diminuer son inpopularité.
Il se sert des étudaints pour le ramener un temps soit peu dans la faveur populaire.
Pas possible d’être aussi mesquin!
Combien de foi dans le passé durant les élections s’est-il servi de gestes ou de phrases de ses adversaires pour aller chercher du capital politique afin de se faire élire ou réélire.
Vous savez très bien que son groupe de conseillers en relation public, payé par les contrébuables,vont lui assurer le maximum de retombé positive pour lui .
J’espère que le peuple Québécois,le moment venu sera faire la part des choses et surtout se souvenir de l’arogance de Charest et de ses supporteurs.

Polarisation des opinions, élections à l’horizon…

Charest va jouer l’avenir du PLQ et du Québec sur le dos des étudiants en cultivant les préjugés sophistes (étudiants = casseurs). En fin renard, les plus sensibles aux discours paternalistes et sécurisant vont se jeter sur le PLQ comme des naufragés sur une bouée. Qu’elle pue cette bouée, c’est pas grave, elle flotte.

Le problème, c’est que c’est Charest qui a ouvert le robinet et il le fermera quand bon lui semble. Faudrait peut-être qu’une partie de la population (celle qui a oublié ce que c’est d’être jeune et avoir un idéal) réapprenne à nager…

message a tout ceux qui s’oppose aux étudiants,poême de martin niemöller écrit durant son incarceration a dachau entre 1941 et 1945;Quand ils sont venus chercher les communistes ,je n’ai pas protesté parce que je ne suis pas communiste.Quand ils sont venus chercher les juifs ,je n’ai pas protesté parce que je ne suis pas juif.Quand ils sont venus chercher les syndicalistes ,je n’ai pas protesté parce que je ne suis pas syndicaliste.Quand ils sont venus chercher les catholiques ,je n’ai pas protesté parce que je ne suis pas catholique.Et lorsqu’ils sont venus me chercher, il n’y avait plus^personne pour protester.mon message aux étudiants est plus court ,lachez pas ont est quelques uns avec vous.

Sans doute avez vous raison M. Lisée quant à l’analyse politique que peut faire M. Nadeau-Dubois en lien avec les débordements des derniers jours et à la crédibilité qu’il a acquise. Cependant vous passez à côté d’un point très important : la qualité qu’il occupe au sein de la CLASSE. En effet, GND est un des porte-parole de l’organisation, ce qui fait que d’une part un appel au calme de sa part n’aurait aucun effet sur la base militante (exécutifs locaux, comités et groupuscules divers) qui ne lui confère aucune autorité spécifique autre que celle de parler avec des journalistes et, d’autre part, il risquerait sans doute de se faire montrer la porte dès la première occasion pour avoir manqué à la réserve que lui impose son poste.

Vous voyez, le « leadership » est quelque chose dont on se méfie à la CLASSE et avec raison. Les gens ne veulent pas d’un chef, ils veulent pouvoir donner leur avis, la fonction même de porte-parole porte à controverse puisqu’elle mène à une personnalisation de la lutte (ce que l’on ne peut nier étant donné l’acharnement des journalistes sur un porte-parole qui ne détient aucune autorité…).

Autre chose, M. Nadeau-Dubois ne convainc pas le Congrès de quoi que ce soit pour la simple raison qu’il n’y est pas délégué d’une association étudiante et n’a conséquemment pas à se mêler des affaires qui relèvent de ceux et celles-ci.

Rappelons qu’il n’est pas chef, ni président, ni leader, ni rien. Il prend acte des mandats qui lui sont confiés, les réalise et fait rapport au Congrès, point. L’incompréhension du monde politico-médiatique face à cette réalité me sidère chaque jour.

M. Nadeau-Dubois n’est qu’un pion sur cet échiquier.

Lorsque l’on affirme ne pas avoir le mandat de dénoncer(désaprouver, condamner, fustiger, réprouver, etc.) la violence. Quel genre de mandat de négocier pensez-vous que l’on puisse détenir?

Le mandat de camper sur ses positions?

Qui dit négocier, dit compromis, mais pas compromission.

Je me souviens d’un gouvernement du Québec (Libéral par surcroît) qui a signé un traité à la même table que des terroristes armés et masqués à Oka.

Je me souviens de gouvernements du Québec qui ont négocié avec des syndicats qui saccageaient des chantiers de constructions, des pompiers qui mettaient le feu, des policiers qui laissaient la cité à feu et à sang, un front de libération qui plaçaient des bombes et perpétraient des enlèvements, etc.

Faut croire que: autre temps, autre moeurs ou 2 poids 2 mesures!

La bonne question ne serait-elle pas celle de savoir à qui profite ce bordel, plutôt que de s’acharner sur le dos d’un individu de 21 ans qui vit à l’intérieur d’un groupe que le conflit, que dis-je la déflagration actuelle actuel enferme lentement mais sûrement vers une forme de schizophrénie organisationnelle.

je me souviens lors de la grande contestation à Québe d’avoir pris connaissance d’une analyse de ce type par un prof dont j’ai oublié le nom, qui rappelait fort justement que les conflits d’envergure mènent à l’affrontement deux groupes chacun prisonnier de sa schizophrénie. J’avais trouvé le point de vue trs éclairant.

Nou ssommes présentement dans un genre de conflit qui monte en stridence. Les deux groupes sont dos à dos et rien ne sortira de bon à moins d’un positionnement que dans leur théorie du changement Watzlawick Weakland et Fisch appellent un changement de niveau 2. C’est dans leur livre devenu un classique «Changement Paradoxe». Voici la référence : http://www.decitre.fr/livres/changements-9782020058711.html

Selon cette approche, il faut sortir du cadre dans lequel on est enfermé pour opérer un véritable changement et donc faire autre chose. Sinon on se condamne à faire plus de la même chose.

C’est ce qui se passe présentement. Les deux groupes font de façon persistante, plus de la même chose. Et cela conduit au même résultat qui apparemment de toute évidence stérile.

La solution ne consiste pas à chercher à savoir si le jeune Dubois Nadeau est Belzébuth en personne. La solution est dans la recherche d’une voie de solution.

Et la voie de solution apparait de plus en plus comme étant à deux niveaux :

1- Décréter un moratoire temporaire sur la hausse des droits;
2- Nommer un ou mieux une équipe de médiation.

S’enfermer dans la chasse aux sorcières ne m^ne vraiment à rien et nulle part.

Quand le feu est pris, on ne cherche pas à savoir qui l’a allumé. On cherche le moyen de l’éteindre.

je suis déçu ue vous fassiez ici le choix de conduire les gens à déblatrer sur des notions de leadership secondaires, quitte à exciter les passins et provoquer des réactions plutôt que de vous attaquer au fond du problème.

Cela dit je suis d’avis que ce gouvernement verse continuellement de l’huile sur le feu. La minstre Beauchamp est ou incompétente, ou prise dans les filest de l’orthodoxie. Exactement de la même manière que ce que l’on reproche ici et là au jeune Dubois Nadeau.

C’est qui les adultes ici…..?

@ honorable ,votre notion de démocratie a vitesse variable du genre de celle qui tente de jusifié l’injustifiable me fait etrangement pensé a celle qui au sacro-saint nom du grand capital, envoie des kids de 20ans, qui devraient etre notre avenir commun ,mourir a la guerre.comparer en violence des graffittis et des coups de matraque est tout simplement inqualifiable,rien de moins.totalitaires ou tatalitaires???

La CLASSE a bel et bien denonce la violence, exactement comme le demandait la ministre. Et ceci c’est fait dans des delais corrects. Donc rien ne justifie qu’ils changent leur maniere de fonctionner, les lignes de direction qu’ils imposent a leur leader.

Sauf qu’en meme temps la CLASSE a affirme qu’elle ne denonce pas la desobeissance civile. C’est la-dessus que la ministre se fonde pour les rejeter des negociations. Sous pretexte que leur position est ambigue. Fallait chercher des pous ! Ceci demontre clairement que les liberaux cherchent a marginaliser la CLASSE.

On pratique présentement de l’ostracisme
envers Gabriel Nadeau-Dubois et la CLASSE.

– – – pensée profonde – – –
L’avenir nous dira ce que le futur nous réserve.
(Norman Rochefort)

En Gabriel Nadeau Dubois je crois vraiment qu’un leader est né et c’est possiblement un grand, dans la ligné de ceux qui nous ont presque conduit à un pays…

Tant qu’à Charest ce qu’il cherche est sa réélection sur le dos de jeunes qui ont à peine 20 ans en les matraquant… Ça crève les yeux et ça fait aussi lever le coeur…

Ne comptez pas sur jjcharest pour régler le problème car il a tout intérêt à le maintenir par pur opportunisme politique. Il casse du sucre sur le dos des étudiants pour se faire réélire et surtout pour affaiblir la montée du PQ et sauver le Canada du péril bleue : la séparation du Québec. Il est en mission commandée et il espère gagner de cette manière.

Le gros problème du PLQ actuellement c’est le manque de franchise et d’honnêteté. Le gros problème des étudiants ce sont les frais de scolarité et l’écoeurantite du gouvernement corrompu.

Il n’y aura pas d’entente il va y avoir des élections. La démagogie ne le servira pas, du moins je l’espère.

Jean Charest est un irresponsable, point à la ligne. Pas besoin de faire une longue démonstration pour s’en rendre compte, son bilan parle de lui-même. Donc, à partir de ça, comment voulez-vous qu’il agisse en PM?

Et dire que 30% de crétins sont prêts à le réélire…

Et Quand à Nadeau-Dubois-Tremblay-Castro-Chavez, il s’en fiche carrément de l’enjeu: il cherche à se faire voir pour dénicher un emploi comme leader syndical ou comme futur député de Québec tentaculaire, euh scusé, solidaire.

Voilà ! Bien dit M. Lisée. John James Le Roitelet ne s’élèvera jamais au niveau de ses fonctions, celles de Premier ministre et Chef d’État, parce que tout simplement il en a pas les qualités personnelles. Point. Dégage John James !!!

@benito chevarie

Merci pour ce très beau poème.

@honorable

Que vous ne sachiez pas le mode de fonctionnement de la CLASSE, ça se comprend. Sauf que le gouvernement connaît très bien ce fonctionnement (voir le commentaire de Xavier) et continue malgré tout de charger Gabriel Nadeau Dubois par pure opportunisme électoral. Alors, qui est le véritable casseur ?

Il manque au présent débat la dignité qu’avait M. René Lévesque.

Pour Gabriel Nadeau-Dubois, la dignité de condamner viscéralement la violence, comme M. Lévesque l’a fait avec le FLQ.

Pour le premier ministre, le respect de ceux qui ne sont pas nécessairement de son camp. M. Lévesque avait plus de respect pour les anglophones, que M. Charest n’en a pour les étudiants.

Gabriel Nadeau-Dubois a toute mon estime. Ce jeune homme a du coeur, contrairement au premier-sinistre.

Si M.Nadeau-Dubois demande aux membres de la CLASSE de ne pas tomber dans le piège qui leur est tendu, soit celui de la provocation et qu’on lui montre la porte, il n’aura qu’à se retirer. Il pourra le faire la tête haute. Oui, il aura raison d’être fier de ne pas s’être abaissé au niveau de la bêtise étatisée.

Les provocateurs au pouvoir travaillent très fort pour que la violence éclate, qu’elle se répande comme le feu détruisant la cité. Ainsi, les citoyens apeurés, insécurisés, imploreront « protection », le retour de la loi et de l’ordre. C’est alors que leur sauveur culminera au firmament des élus…

Le psychodrame social dans lequel nous sommes précipités a été conçu de toute pièce, tel un scénario d’Alfred Hitchcock dans le seul but de créer la division et polariser les votes, dans le sens du maintien de l’illusion d’ordre existant.

En effet,dans un tel contexte de crise perfidement préfabriquée, les citoyens seront réfractaires à quelque changement que ce soit et choisiront instinctivement de se cramponner à tout ce qui aura ne serait-ce qu’une apparence de stabilité. Donc, dans cette perspective, le gouvernement et les forces de l’ordre ne faisant qu’un, les gens opteront pour le maintien de l’ordre.

Bravo les stratèges, il faut le reconnaître… Machiavel trône en maître, dans la citadelle aux innombrables manèges.

Le gouvernement Charest doit non seulement s’assurer d’appeler la police au calme, mais aussi s’assurer que les policiers qui posent des actes inacceptables fassent l’objet de réprimandes appropriées, après enquête bien sûr.

S’il y a bien une chose qui contribue à me rendre cynique sur la redevabilité des autorités, c’est le fait que peu importe la gravité des gestes rapportés (assaut de passants pacifiques, utilisation inapropriée du matériel, etc.) je n’ai encore vu passer AUCUNE nouvelle indiquant que ne serait-ce qu’une enquête interne aurait lieu.

Il semble qu’un policier en fonction ait un chèque en blanc sur sa conduite et qu’il aura beau lancer une grenade directement au visage d’un manifestant ou casser les membres d’une personne qui n’offre aucune résistance, sa hiérarchie ne prendra même pas la peine de vérifier s’il n’y a pas eu geste déplacé.

Pour moi, personne simple au milieu de simples gens, toutes les tractations auquelles nous assistons présentement n’ont aucune valeur…. Les leaders des deux cotés négligent un facteur important de toute négociation: « L’intelligence ». C’est à se demander s’ils le sont, un peu. Décourager de voir ce qui se passe et j’ai 61 ans…. donc des crises au Québec , j’en ai vu d’autres.

Jean Charest encourage la violence à des fins électorales peu importe s’il y a des élections ce printemps ou à l’automne. Ça c’est dans une optique globale.

Mais mettons-nous au niveau personnel des individus impliqués en particulier, la ministre Line Beauchamp.

Une remarque de Martine Desjardins m’a intrigué. Elle reproche au gouvernement de lancer « une vendetta personnelle » contre le porte-parole de la CLASSE, Gabriel Nadeau-Dubois. J’essaie de comprendre pourquoi elle a dit ça.

Je me suis rappelé que le 13 avril dernier, le bureau de la ministre a été vandalisé. Voici les faits.

À Montréal-Nord, le bureau de circonscription de la ministre québécoise de l’Éducation, Line Beauchamp, a été saccagé par une quinzaine d’individus vendredi matin, le 13 avril, affirme le Service de police de la Ville de Montréal (SPVM).

Selon le porte-parole du SPVM, Daniel Lacoursière, le bureau de la ministre, qui se trouve dans un immeuble de bureaux situé sur le boulevard Henri-Bourassa, près du boulevard Lacordaire, a subi des « dommages importants ».

Les vandales, qui sont entrés vers 8 h 30 après avoir fracassé deux vitres, ont renversé du mobilier, défoncé des murs et brisé des téléviseurs. Après avoir commis leurs méfaits, ils sont sortis de l’édifice, où ils ont rejoint un groupe d’une quarantaine d’individus qui les attendaient à l’extérieur avant de quitter les lieux.

La ministre Line Beauchamp croit que la CLASSE est responsable du vandalisme qui a été fait à son bureau. Elle tient Gabriel Nadeau-Dubois responsable de ces actes de violence. Voilà pourquoi elle est si hostile à la CLASSE. Elle en fait une affaire personnelle, une « vendetta personnelle » dit Martine Desjardins.
Voilà pourquoi elle a cherché tous les prétextes pour exclure la CLASSE des négociations.

C’est personnel, Son bureau a été vandalisé. Alors, elle se venge.

Et le bien commun dans tout cela. Quand on en est rendu à faire de petites vendetta personnelles, ça vole pas haut. On n’est pas devant des hommes d’Etat ou des femmes d’Etat. Que de médiocrité!

Gabriel Nadeau-Dubois aura beau faire toutes les déclarations qu’il voudra contre la violence, il a commis un crime de lèse-majesté en ne condamnant pas la violence sur les biens matériels commise au bureau de la ministre. Rappelez-vous sa subtile distinction entre la violence sur les personnes qu’il condamne et les « petites » violences résultant de la désobéissance civile: occupation de locaux; perturbations économiques etc.

Voilà où on est est.

robert barberis-gervais, marie-victorin, 26 avril 2012

Il faut quand même reconnaître que la ClASSE, avec son fonctionnement complexe, est une association la plus démocratique qui soit !!!

« Rappelons qu’il [GND] n’est pas chef, ni président, ni leader, ni rien. Il prend acte des mandats qui lui sont confiés, les réalise et fait rapport au Congrès, point. L’incompréhension du monde politico-médiatique face à cette réalité me sidère chaque jour. »

Et bien voilà, on est foutu, c’est ce que vous nous dites. Parce que la CLASSE représente la majorité des étudiants, les manifestations vont se poursuivre. Mais parce qu’elle n’a pas de leader, qu’elle force ses « porte-parole » à n’être que des enregistreurs rapporteurs, toujours en retard de quelques jours, trop souvent incapables de répondre en temps réel aux évènements sur le terrain, le mouvement étudiant continuera de souffrir des débordements et perdra des plumes dans l’opinion publique, comme cela se produit un peu plus à chaque vitre brisée et voiture tabassée.

On est vraiment foutu…

Si Gabriel Nadeau-Dubois ne peut se prononcer au nom de la CLASSÉ en tant que porte-parole, qu’il le fasse en son nom personnel. Ce sera tout de même un début.
@ honorable #2
À rire à en pisser. L’université ou le collégial c’est pas la petite école. Votre raisonnement obtus est déconnecté de la réalité.

Les étudiants ne se gênent pas pour dénigrer les élus en se victimisant pourtant les faits demeurent il a été clairement exigé une trève pour pouvoir discuter de bonne foi. Pour démontrer la mauvaise foi DURANT les négociations ou tout le monde se disait de bonne foi avec l’intention d,arriver a un r`glement il se préparait une manifestiation pour célébrer la fin de la trève. Donc on savait quil naccepterait aucun r`glement et quil pourrait culminer en une symbolique manifestation, MAIS le petit jeu a été découvert ety ce sont fait mettre a la porte. Il ny a pas que son représentant mais lexistance meme de la classe qui sapproprie les droit de négocier sans pouvoir de faire avancer les choses. C’est clairement un groupe pour mettre le gouvernement dans limpasse a croire quil est paye par un parti politique ou des groupes qui lappauye pour rendre le gouvernement incapable de gérer. Mais ça ne fonctionnera pas. Parce que malgré la bonne volonté du gouvernement il ny a pas dobligation doptempérer aux demandes dun groupe qui de toute facon ne sera jamais satisfait puisqu’il ne respecte aucune forme d’autorité. Ils ne respectent aucune r`gles. Meme pas une treve. On doit faire respecter les lois cest a dire permettre la tenue des cours. Et les associations étudiantes (excluant la classe mais toutes les associations avec un représentant élu) peuvent aller discuter avec le gouvernement.

Bravo à tous ceux et celles ayant le courage de dénoncer la violente répression des forces policières orchestrée par John James Le Roitelet pour se faire du capital politique auprès des vers de terres, larbins et adeptes adorateurs du Veau d’Or.

Nous devons tous réclamer la démission de cet infâme personnage avant qu’il ait accompli son dessein funeste de faire de sa très « chère » colonie, the Province of Kwibek, une République bananière.

Gabriel Nadeau-Dubois a déjà une motion de blâme qui s’en vient pour avoir déroger au message du congrès, malgré que l’erreur fut bien réparer.

GND n’a aucun pouvoir décisionnel. Son rôle est d’être le perroquet du Congrès et c’est bien ainsi. Les étudiants ne se font rien imposer, ils décident démocratiquement des actions qu’ils poseront et des revendications qu’ils auront.

Et même si Nadeau-Dubois faisait un appel au calme, que se passerait-il?

RIEN!

Il n’a aucune autorité. Il n’est même pas considéré comme un leader pour les membres de la CLASSE. Ce sont les médias avec leur vision élitiste qui le place sur un trône qui n’existe pas.

Et même si la CLASSE faisait un appel au calme, le vandalisme n’arrêtera pas parce que ce sont des casseurs individuellement qui décide de faire du saccage.

Charest, avec sa petite politique de division de bas étage, a amené le Québec et ses médias avides de sang dans un faux débat qui n’avance à rien.

Une bonne intervention M.Lisée qui ramène les choses dans une proportion qui devrait être un PM à la hauteur de sa fonction

Les « règles » de « honorable » en #2 s’effondrent à la face même de leur application pratique. Les gens ne suivent pas tous les mêmes cours, n’ayant pas les mêmes programmes et les mêmes horaires selon leurs choix. Aura-t-on, selon le système de « honorable », le loisir de choisir de faire la grève pendant les cours plate comme on choisit un menu? J’aurais bien manqué quelques cours d’escrime, un sport que je détestais souverainement. Mais quessé vous voulez, fallait que je prenne un cours d’éduc…
Ce qu’il y a de pathétique dans cet ensemble de fabulations loufoques, ce sont les affirmations a priori sorties d’on ne sait où. « Chaque classe est souveraine. » Ah ouaaais? Pourquoi donc? Compte tenu du caractère ponctuel d’une classe (qui peut contenir des étudiants de plusieurs programmes), c’est du n’importe quoi! Une classe de psycho peut contenir des étudiants de sciences pures qui prennent un cour complémentaire et des étudiants de psycho, non? Par contre, pas d’étudiants en psycho dans des cours de chimie. Lequel de ses deux classes « souveraines » aura le droit de vote? Et « l’honorable » prétend que la Classe n’a pas de « classe » (en semblant fier de son jeu de mot) pour appliquer ses élucubrations? Bin c’est juste de l’élémentaire logique, parce que c’est inapplicable!
Mais le sophisme d’or, (trophée que je ne distribuerai pas, vu qu’il serait monopolisé par les libertariens qui seraient choqués d’être ainsi subventionnés), je le donnerais aujourd’hui à « Toute démocratie est avant tout locale. » Donc, les lois votées par un gouvernement Libéral ne s’appliquerait pas à un comté péquiste? Ah bin la bonne nouvelle! Depuis le temps que je m’en faisais avec ça!
Maintenant, le fameux vote secret du point 3. Y’a juste un problème avec le vote secret à l’échelle de l’association étudiante: qui va le vérifier? Allez-vous engager des firmes externes? Et si ceux qui comptent chipotent? Un vote à main levée a un désavantage, il fait se sentir intimidé si vous êtes VRAIMENT minoritaire, ce qui n’était pas le cas ici. Par contre, il a aussi l’avantage de montrer le résultat à l’œil nu. Pas de chipotage possible sinon les électeurs s’en rendent compte.
Aussi: c’est drôle, mais un gars qui doit se lever pour proposer une motion impopulaire devant tout le monde qui doit être aussi secondée devant tout le monde, ça se fait dans le parti politique d’en face, celui-là même qui prétend que voter à main levée peut mener à l’intimidation. On a tous vu quelles leçons de démocratie participative ce parti peut donner…
Pour ce qui est du dernier point, ça donne de quoi de prendre un votre si un vote n’engage que ceux qui votent pour? En fait, la seule raison pour le supposé « honorable » de proposer une telle motion, c’est que le vote minoritaire cadre avec ses vues. Pourtant, le même « honorable » a pondu tout un calcul pour dire aux grévistes que, vu qu’ils sont moins nombreux au Québec que ceux qui sont contre la grève, ils n’avaient qu’à prendre leur trou! Selon cette logique, comme disait Jean Chrétien, on parlerait tous anglais au Québec.

Bref, 4 points de grand n’importe quoi.

@Marc Sauvageau: si vous n’aimez pas le mot « classe », remplacez-le par « groupe » qui est, je vous l’accorde, préférable, « classe » étant le plus souvent réservé aux groupes du primaire et du secondaire.

Le sens du texte demeure inchangé.

Suite à la suggestion de Marc Sauvageau (#24), voici la version améliorée de mon commentaire #2:

Régles pour une véritable démocratie étudiante, règles que M. Nadeau-Dubois n’a pas la classe d’appliquer.

1. Chaque groupe est souverain. Les votes se prennent en secret, groupe par groupe. Ainsi, on s’assure que dans chaque groupe un nombre quasi maximal d’étudiants va voter puisqu’un étudiant, normalement, assiste à ses cours.

2. Toute démocratie est avant tout locale. Il n’y a aucune raison pour qu’un vote majoritaire groupe-par-groupe soit annulé par un vote majoritaire en sens inverse pris dans l’ensemble des groupes, l’ensemble d’une année d’étude, l’ensemble d’un département, l’ensemble d’une Faculté ou l’ensemble d’une institution.

3. Ainsi, si la majorité du groupe de philo 444 vote en secret pour un boycott, ce boycott de philo444 devient légitime. Mais si la majorité du groupe éthique222 vote en secret contre un boycott, ce cours va continuer à se donner. Etc.

Seuls les esprits totalitaires veulent mettre en échec la démocratie locale. On doit tout laisser à la démocratie locale sauf quand une décision locale peut avoir des conséquences non locales. Dans le cas d’un boycott étudiant, cela ne s’applique pas. Qu’un cours continue d’avoir lieu n’a aucune incidence sur les autres cours.

4. Toute entrave à la liberté de mouvement, tel que bloquer l’entrée d’une classe ou d’un édifice, est totalement inacceptable et est l’équivalent de violence physique. Cette entrave doit être immédiatement sévèrement punie par les autorités en place. En démocratie, liberté de mouvement et liberté de discours sont des valeurs trop importantes pour qu’elles soient gauvaudées comme les galvaude M. Nadeau-Dubois.

@jean-françois trottier: vous avez mal compris les règles.

Je vous donner donc un exemple. Vous suivez Siences Po102, Philo grecque300, Economied222, Mathématique011 et Allemand 105, disons. Dans le groupe Sciences Po 102 et Alleman105, il y a vote secret majoritaire en faveur du boycott. Ce cours n’est alors pas donné par l’enseignant. Par contre, dans les groupe Philo grecque300, Economie222 et Mathématique011, le vote secret majoritaire est contre le boycott. Ces cours auront lieu. Il sera évidemment libre à vous de les boycotter aussi, mais avec les conséquences qui s’imposent.

L’application pratique est donc fort simple.

Vous donnez comme exemple:

« Une classe de psycho peut contenir des étudiants de sciences pures qui prennent un cour complémentaire et des étudiants de psycho, non? Par contre, pas d’étudiants en psycho dans des cours de chimie. Lequel de ses deux classes “souveraines” aura le droit de vote? »

Question qui démontre que vous avez mal lu. C’est le groupe de psycho, avec ses étudiants de science qui le prennent comme cour complémentaire, qui vote. Si ce groupe vote contre le boycott (possiblement à cause de son contingent d’étudiants en sciences?) alors que tous les autres groupes de psycho votent pour le boycott, les autres cours de psycho n’auront pas lieu, mais celui que vous mentionnez aura lieu. Fort simple.

Je ne réponds pas à vos autres points puisque leurs failles sont trop évidentes. Feriez-vous partie du 50 % de la population québécoise considérée par les experts comme des analphabètes fonctionnels? C’est à se poser la question, malheureusement. Personne ne pense en faire partie,mais pourtant ils sont 4 millions au Québec!

Les moyens de ses ambitions

Du même type que Sarkozy, Charest est un politicien dont la fin justifie les moyens en autant que la forme des la démocratie puisse être maintenue. Faire passer les étudiants pour des sauvages est l’approche évidente pour créer une tension pour pouvoir faire passer le gouvernement pour celui de la loi et de l’ordre. Le PLQ de Charest est une machine de pouvoir pour le pouvoir, c’est un gouvernement aux abois en popularité et qui cherche les moyens de se trouver une popularité circonstancielle.

Le caractère des chefs d’États est un élément souvent pervers de nos démocraties dégradées. Vrai pour la France comme pour le Québec.

La radio privée de Québec de Montréal qui -parle- met les sabots de l’intimidation contre les étudiants.

L’essentiel alors c’est que les chefs étudiants demandent aux membres une approche de manifestation rangée provoquant les policiers sans les provoquer en s’assoyant dans la rue. Manifester par la présence dans l’inertie de quoi stériliser le gouvernement et ses attentes perverses.

Présentement il y a une alerte à la bombe sur la rive sud.

Veut-on faire passer cet événement sur le dos des étudiants ou s’en servira t-on.

« Il y a quelque chose de pourri au royaume du Danemark. »

William Shakespeare, Hamlet, I, 4

Une autre couche de culture. Avez-vous remarqué que Gabriel Nadeau-Dubois a des allures de Rimbaud? Avec tout ce que cela comporte? Peut-être que son attitude ne s’insère plus dans « l’acceptable » et du « raisonnable ». Peut-être.

Mais au-delà de la logique de boutiquier du gouvernement Charest, au-delà de cette mesquinerie ordinaire, au-delà du gros bon sens désuet, au-delà de la logique comptable, au-delà de cette tentative de s’en prendre au lobby le plus faible (après avoir raté trop souvent son coup auprès des autres!) et le plus fragile, il y a une méta-compréhension de la plate réalité, il y a un méta-discours qui veut dépasser les contraintes de l’économie néo-libérale, il y a finalement l’Homme qui veut sortir du corset que l’élite méprisante veut lui appliquer.

Et aucun politicien présent et à venir ne viendra à bout de l’Homme qui cherchera toujours malgré lui à sortir de l’Ordre pour le Désordre créatif.

Une sorte d’évolution créatrice pour paraphraser facilement Henri Bergson.

@ »honorable »:

Ohlala! Pour un alphabétisé fonctionnel, vous avez drôlement peu à dire quand vos arguments sont attaqués de front! Donc, on a un système où l’étudiant devra retenir, POUR CHAQUE COUR, lesquels sont donnés et lesquels ne le sont pas! Votre « règle » ne contredit absolument pas les failles que j’ai exposées, elles les amplifient! Vous voulez un vote par enseignant par cour? Ça devient Kafkaïen et franchement, ça vaut ce que ça vaut comme moyen de pression! En plus, vous oubliez (sciemment) que le but n’est PAS de manquer des cours mais de faire pression sur le gouvernement! Ils vont mesurer ça comment, avec vos « on a une absence en philo mais pas en chimie »?

« Je ne réponds pas à vos autres points puisque leurs failles sont trop évidentes. »

« Honorable » fuite devant le débat. Théâtrale, toute en posture et en bombage de torse, mais fuite quand même…

« Feriez-vous partie du 50 % de la population québécoise considérée par les experts comme des analphabètes fonctionnels? C’est à se poser la question, malheureusement. »

Y’a malheureusement pas de stats sur les gens brillants qui deviennent timbrés dès qu’il est question de politique. Un signe: ils se mettent à pondre toutes sortes de système et deviennent fou-raides dès que la réalité s’y trouve apposée. Juste comme ça: Avez-vous une pièce secrète avec des tableaux pleins de découpures de journaux et de lignes qui relient les conspirations gauchisto-séparatisto-syndicales?
Rassurez-moi un ti-peu!

http://quebec.huffingtonpost.ca/arielle-grenier/gabriel-nadeau-dubois_b_1454438.html?ref=greve-etudiante#comments
Ben démocratique le jeune
»nous avons ce printemps semé les graines d’une révolte bien plus grande… »
»nous avons raison » dailleurs il dit toujours avoir raison jamais aucun journaliste n’a pu lui faire admettre aucune responsabilité, IL CROIT AVOIR TOUJOURS RAISON. Même quand la loi démontre le contraire. Forcément il n’y croit pas a notre société démocratique. Il croit que la lutte syndicale est plus légitime que L,équité dans le traitement des conditions de travail, ce sont les serveuses, les travailleurs autonomes et les petits entrepreneurs qui paient les impots pour supporter les conditions exagérées de nos fonfons. Ce nest pas Monsieur Lisée qui va s’élever contre ça, évidement.

@ M Claude Renaud
Je suis découragé que par la partie gouvernementale comme par le passé , toujours le même pattern. Je trouve la bataille des étudiants édifiante , rassurante pour l’avenir du Québec. J’admire la qualité de ces nouveaux leaders, leur maturité politique déjà . De beaux cerveaux qui me rendent fiers d’être
Québécois .Je suis plus vieux que vous, 68 ans et j’en ai vu moi aussi des crises. Bravo les jeunes , belle jeunesse. Changé notre vieux système de valeur, trop basé sur l’économique ou le monnayable. Changé ce pattern de négotiation.

Rappel de civilisation 101 aux manifestants qui marchaient sur la rue Ste-Catherine mercredi soir dernier (25 avril), ainsi qu’aux « leader » du boycott étudiant (on ne peut pas dire « leader étudiant » parce que la majorité des étudiants, et ce depuis février, est aux études).

Désolé, mais bloquer le passage n’est pas un geste pacifique, et c’est la Cour Suprême qui le dit. La rue Ste-Catherine n’est pas une rue piétonnière. Pourquoi ne faites-vous pas vos marches « pacifique » sur une rue piétonnière comme Prince-Arthur?

Vous n’aviez pas eu la permission préalable de marcher sur la sure Ste-Catherine. Donc votre geste n’était pas pacifique mais était plutôt une entrave à la paix (« breach of peace »).

Il y a entrave à la paix, dit clairement la Cour Suprême, quand il y a assault sur un individu OU quand il « public alarm and excitement is caused.” Bloquer une rue est une cause d’alarme publique qui permet d’arrêter les manifestants qui bloquent pa-ci-fi-que-ment la rue.

Il y a entrave à la paix, dit Lord Denning, un grand juriste anglais, « chaque fois qu’une personne vaquant à ses activités légales est illégalement et physiquement empêchée par une autre personne de pratiquer cette activité. »

http://www.montrealgazette.com/opinion/McGill+students+your+protest+wasn+peaceful/6152342/story.htm

Comment na pas admirer Gabriel Nadeau Dubois. Il est contre la violence tout en l’approuvant en certaines circonstances sans pour autant l’idéaliser. Il a tout compris de la rhétorique politicienne. Voilà un jeune plein de fougue qui a la maturité des vieux de la vieille. Un jeune vieux en quelque sorte. Il est apte à être candidat du Parti québécois ou permanent de la CSN.

Le gouvernement Charest avait commencé son premier mandat comme une entreprise de démolition du Québec.
Il termine celui-ci de la même façon.

La force d’exister
Le destin n’avait pas soupçonné une telle accumulation de colère et de joie
Les bons et mauvais sentiments s’expriment avec frénésie
Chaque marche ne cesse de s’élargir
On se serre fort
On frappe la raison
Un nom propre fait peur
Réciter sa leçon de bonne conduite
L’impatience de justifier l’appauvrissement
Marcher les uns pour les autres
La main froide du pouvoir tâtonne
Les médias font leurs règlements de compte
On prend la justice sur parole
On s’assoit pour résumer des vies
Les mots sans raison justifient des gestes
L’idole des vitres nous plonge dans un délire d’invulnérabilité
Des pourparlers sur l’avenir insistent

Les caméras de TVA se font un malin plaisir tous les soirs, à heure de grande écoute, avec des journalistes postés au coeur des manifestations, de scruter le moindre incident qui pourrait faire augmenter l’audimat et faire passer l’ensemble du mouvement étudiant pour un mouvement violent et incontrôlable. La désinformation est la pire des ennemis de la démocratie. J’imagine les petits vieux (c’est-à-dire ceux qui votent…plus généralement conservateurs), au fond de leur fauteuil, en train d’assister au saccage de leur ville. Comment ne pas leur en vouloir d’être craintifs face aux jeunes, à leurs revendications et à cette grève ? Plutôt que de chercher à assurer la paix sociale, le gouvernement met de l’huile sur le feu et se fait du capital politique sur le dos de nos jeunes. Charest est même remonté dans les sondages.

Il est à espérer que cette crise sociale aura au moins le résultat de faire voir aux citoyens jusqu’à quel point JJC est un PETIT, petit, très petit ……. ……..= tellement petit qu’on ne le voit plus.

Je suis d’accord que les leaders doivent faire un appel au calme mais qui sont ces casseurs? Ils seraient de toute manifestations d’importance avec des gens qui déposent des cailloux à l’avance et d’autres qui passent en vélo les ramassent et font le travail de démolition et se sauvent rapidement.Pourquoi laisse-t-on ces casseurs si bien organisés opérés depuis si longtemps?
Il y a aussi certains étudiants qui posent aussi certains gestes violents dans l’euphorie du moment,ça ne les excusent pas, mais leurs gestes sont loin de l’envergure que ce gouvernement veut leur faire porter .Question. Est-ce que des étudiants de Mc Gill Concordia et Bishop manifestent aussi?
Le refus du dialogue de ce gouvernement me consterne et peut expliquer la colère de certains.

Nous le savons tous, et ce n’est pas un phénomène nouveau, beaucoup de groupuscules de différentes allégeance se font un devoir de tout casser lors de manifestations, que ce soit étudiantes ou autres; ils ont même des sites web où ils se donnent rendez-vous pour tel évènement!

Alors arrêtons svp d’en faire porter la totalité du fardeau sur les étudiants. M. Nadeau Dubois ne peut évidemment pas être tenu responsable des agissements de tout un chacun, ce désir de le personnifier(et diaboliser) est vraiment un sommet dans la bassesse charestienne. On le savait capable de beaucoup, mais là il atteint presque le degré zéro de la mesquinerie. C’est un manipulateur et un menteur de la pire espèce, il n’y a vraiment pas de quoi être fier d’être québécois en ce moment, avec un tel ministre, sinistre personnage. Nous sommes gouvernés par un reptile.

Sans compter que la manigance politique d’attirer l’attention uniquement sur les étudiants évacue des questions cruciales telles que son Plan Nord, la collusion dans la Construction, les gaz de schiste, etc.

Je suggère que les manifestations se fassent sur une rue piétonnière, sans pancartes qui obstruent la vue, sans porte-voix qui polluent par le bruit, sans revendications qui dérangent, et seulement les jours où il n’y a pas de cours, sinon les manifestants ne pourront plus être qualifiés d’étudiants.

PS: C’est une caricature à peine exagérée de certaines positions. Je pourrais en pondre beaucoup, mais d’autres s’en chargent à ma place.

Oubliez-vous, monsieur Lisée, que GND n’a que 21 ans? Que contrairement à mme David et m. Khadir, il n’a pas une vaste expérience qui lui permettrait de savoir ménager la chèvre et le chou. Étant donné la pression quasi constante à laquelle il est soumis, je ne crois pas qu’on pourrait espérer mieux en tant que porte-parole.

Dubois fait une bonne job. Il ne peut pas contrôler tout ce qui se passe dans la foule. Mais qui sont ces casseurs? Des étudiants? Des spécialistes de la casse durant les manifestations? Toute cette violence vient de la manipulation du gouvernement Charest et de la propagande du faux-cul à Pédaleau et sa gang de drettes. De la désinformation de TVA qui remplissent les cruches qui les admirent.

Cela a une apparence morale pour nous les supposés vieux sages. Cependant nous avons déjà été jeunes. Et voici ce que disait en 1947 Emmanuel Mounier,un modèle moral pour les jeune chrétiens de son époque: «Toutes les situations sont des situations impures, mêlées, ambigües, et par le fait déchirantes. Vouloir agir et ne rien abandonner de ses principes ou ne pas se salir les mains est une contradiction dans les termes»

Comment sortir de l’actuel bourbier de la grève étudiante?… Il semble bien qu’il n’y ait qu’un moyen et il est incertain comme tous les moyens en politique. Et on ne le choisit pas: c’est le « scénario grotesque » de Jean Charest puisque tous ses adversaires politiques ont dit qu’ils traiteraient la question autrement que lui. Pour mettre fin à l’entêtement de Jean Charest, il ne reste qu’à le battre dans une élection qui aurait pour thème: LE GRAND MÉNAGE.

une impasse …voilà ou nous nous retrouvons…et plus l,impasse perdure plus le ressac se fera sur le dos du centre gauche Québécois…plus les étudiants s’en tête plus ils grossissse les rangs du ressac de droite par une réélection de Charest encore majoritaire……
Svp Me Lisée ne pourriez-vous pas leur rendre visite et leur expliquer que de l’eau dans leur vin nous assurerait que notre prochain Gouvernement ne serait pas Libéral….ça aussi se serait à leur avantage ….laissé du lesse maintenant pour gagner la guerre plus tard…..

Moi je suis /tonn/ par l,hypocrisie de certains journalistes qui tentent de defendre Chrest .La greve avait commence depuis longtemps et le gouvernement ne voulait pas negocier car ils n’ont rien negocier car tout a ete decide par les imperialistes au niveau international.
La police confirme et insiste que ce ne sont pas les etudiants qui font les casses .Les etudiants ont le droit de manifester.Il y a la police, la justice qui sont chargees de condamner des violences et non un leader des etudiants .Pouquoi Charest et son gouv,ne condamnent pas les irregularites et attendent une commission d,enquete ? Bref c,est une cours competente quiqui peut juger et condamner des gens et un etudiant .

Attention ici à des statistiques tronquées:

d’abord, les études qui ont lieu dans la partie professionnelle des cégeps ne sont-elles pas intégrées dans les universités dans le ROC? Il faut noter que ces études sont de niveaux DES+3, soit 14 ans de scolarisation.

Et deux, il faut savoir tenir compte des facteurs d’influence sur la ‘réponse’ qu’on présente ici: les taux de fréquentation à l’université. Le revenu des parents en est un.

Mais les deux autres principaux que je peux voir: l’âge des parents et leur propre taux de formation aux études supérieures universitaires.

Se rappeler qu’en 1960, 2 adultes sur 3 parmi les francophones québécois n’avaient pas terminé leur cours primaire (c’est bien plus que dans le ROC), leurs enfants ont aujourd’hui quel âge, et quel est leur taux de fréquentation universitaire? Et leurs petits enfants qui poursuivent la tradition. Car vouloir des études universitaires est une sorte d’héritage.

Donc les statistiques rapportées sont pour le moins douteuses.

Quand cela serait. On pourrait noter que l’Allemagne a un des taux les plus faibles de diplômées universitaires de tous les pays de l’OCDE. Mais son économie n’est pas particulièrement récessive…

Il y a un certain mythe sur la nécessité de l’économie du savoir. Qu’il conviendrait d’explorer un peu plus.

Cela dit, il serait temps d’avoir une journaliste qui joue le rôle de Louis-Gilles Francoeur pour l’éducation: qui se consacre à la surveillance de tout ce qui tourne autour de l’éducation…

À compléter avant de conclure…

Non, les études collégiales sont distinctes. Voir le lien vers la source en bas du tableau.
jfl