Sondage: Harper, générateur de souverainistes

L’élection fédérale du 2 mai, où les souverainistes du Bloc Québécois ont mordu la poussière, est-elle une des « conditions gagnantes » du fédéralisme au Québec ?

Pas selon les répondants au sondage L’actualité/Crop sur les humeurs post-électorales du Québec. Nous avons demandés aux Québécois si l’avènement au pouvoir d’un Parti conservateur majoritaire modifiait leur opinion sur l’avenir du Québec.

La majorité répond non. Mais pour les quelque 40% qui sont influencés par le nouveau pouvoir Harper, le vent souffle nettement dans la direction de la souveraineté.

Depuis les dernières élections fédérales du 2 mai 2011, le Canada est dirigé par un gouvernement conservateur majoritaire. Diriez-vous que cela vous incite personnellement à être…
Tous Francos Bloc Libéraux NPD Conser-vateurs Parti Vert
Davantage souverainiste 29% 35% 59% 12% 32% 16% 37%
Davantage fédéraliste 9% 6% 1% 19% 5% 26% 1%
Cela ne change rien à mon opinion 62% 60% 40% 68% 62% 59% 62%

Le facteur d’influence souverainiste est à 6 contre 1 chez les francophones en général et chez les électeurs néo-démocrates en particulier. Seuls les Conservateurs et, dans un bien moindre mesure, les Libéraux sont encouragés dans leur élan fédéraliste.

Demain:  Les chefs modifient-ils le vote souverainiste ?

Résultats et analyses dans la version magazine de L’actualité, en kiosque.

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La collecte de données en ligne s’est déroulée du 15 au 20 juin 2011(soit en pleine crise du PQ) par le biais d’un panel web par la firme CROP. Un total de 1000 questionnaires ont été complétés. Compte tenu du caractère non probabiliste de l’échantillon, le calcul de la marge d’erreur ne s’applique pas.

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Je crois que beaucoup ont mal compris les raisons et les conséquences du vote NPD par les Québécois. Pour beaucoup, un escadron souverainiste à Ottawa était devenu une perte de temps et un gaspillage de ressources. Pour d’autres, un Canada qui s’enfonce à droite et représente honteusement ses citoyens dans le monde, ça commence à être assez. Un + l’autre, ça donne maintenant ce que ça donne. Le PQ pourra-t-il bâtir sur cette conjoncture ?

Aux fédéralistes qui disent que le projet de souveraineté est utopique et non viable en donnant comme raison que le Québec arrive à survivre grâce à un système de péréquation qui lui est des plus favorables et que pour cela nous devrions plutôt en être reconnaissants envers la confédération canadienne, je dois leur dire que c’est à la fois vrai, quoique en partie, mais que c’est aussi totalement honteux. Car, que le Québec soit un abonné chronique bénéficiaire de la péréquation, c’est comme si nous étions tous collectivement de redevables bénéficiaires de l’assistance sociale et que d’y être indifférents est une honte, mais aussi que de vouloir en faire le panégyrique l’est au centuple. En cela, nous avons la même attitude qu’une minorité de bénéficiaires du « BS » qui optent plutôt de vivre dans cet état de dépendance plutôt que de vouloir s’en sortir par eux-mêmes en assumant la pleine responsabilité de leur survie.

La souveraineté n’est pas une question de chiffres, mais de dignité et de respect envers un nous-mêmes collectif. Les Québécois formeront vraiment une nation quand ils auront individuellement et collectivement assez de dignité pour ne plus accepter de vivre en partie aux dépens des provinces mieux nanties du Canada et qu’ils décideront d’assumer la pleine responsabilité de la survie de leur société distincte en formant un pays souverain qui accepte de vivre en fonction et selon ses propres moyens. Moyens qui lui permettront de contrôler pleinement sa destinée en dépit des embûches rencontrées sur son parcours.

La perception de la nécessité d’avoir recours à la violence que certains indépendantistes des années 60 avaient pour penser arriver à leurs fins a été abandonnée (entre autres) quand René Lévesque a démontré que la voie de la démocratie était la seule façon non seulement possible, mais nécessaire pour y arriver.

Cependant, qu’arriverait-il si le statuquo politique constitutionnel actuel devait perdurer et que le poids démographique des tenants de la souveraineté devait baisser à ce point où la masse critique nécessaire pour seulement espérer un référendum gagnant devenait impossible. Advenant donc que la voie de la démocratie ne devienne même plus une option, que resterait-il comme alternative à ce noyau de 30 à 35% de Québécois qui ne voudront jamais abandonner leur quête de faire du Québec un pays souverain.

Car, comme certains fédéralistes lucides l’ont bien exprimé dernièrement, entre autres André Pratte et Jean Charest, il y aura toujours des Québécois pour qui l’indépendance demeurera une nécessité viscérale. Et à ceci, Pratte ajoute que le Québec et le ROC ont de moins en moins de valeurs communes. Donc, rien pour faire abandonner ces irréductibles. De plus, Charest, lui de son côté, dit que bien qu’il préfère l’état actuel des choses et bien qu’il croit qu’un Québec indépendant est tout à fait possible et viable.

Quand arriverons-nous donc à ce point d’irréversibilité, où la réalisation du projet deviendra statistiquement démocratiquement impossible? Qu’elles en seraient les conséquences? Nul ne peut le prévoir, mais il nous serait grandement préférable de ne pas prendre le risque d’en arriver là. Le temps presse.

Et puis, bien que minime, la part d’humanité que la société québécoise peut apporter au patrimoine mondial ne mérite-t-elle pas d’être préservée de la même manière que l’on tente de protéger toutes les espèces en voie de disparition. Sauver notre société distincte ou la Grenouille des marais, cela ne relève-t-il pas d’un même combat, d’un même idéal. *

Aussi, ne devrions-nous pas cela à la mémoire de tous ceux et celles qui nous ont précédés et ce quelques soient leurs origines. À ceux qui ont su par leur courage faire du Québec ce qu’il est présentement et qui ont façonné tous ensemble cette société distincte dont nous avons le privilège de faire partie.

Notre quête de souveraineté ne devrait pas vouloir se faire en réaction contre quelques entités que ce soient, gouvernement fédéral, ROC, méchants colonisateurs anglophones, fédéralistes ou autres. Ce discours est maintenant bien dépassé.

D’ailleurs, dans le contexte constitutionnel actuel, il faut bien comprendre que si nous croyons que certaines des décisions prises par le gouvernement fédéral empêche le Québec de fonctionner entièrement selon sa volonté, disons-nous bien que les positions du Québec au niveau fédéral empêchent tout autant le ROC de fonctionner complètement selon ses propres valeurs.

Dans un contexte de mondialisation et de globalisation, parler d’indépendance pure demeure une vue de l’esprit, c’est pourquoi je préfère toujours parler plutôt de souveraineté. De cette souveraineté nécessaire au peuple du Québec qui lui permettra, entre autres, de choisir librement ses propres interdépendances en fonction de ses intérêts. Créer un pays inclusif et tourner vers le monde plutôt que demeurer une petite société de province croyant toujours devoir se replier de plus en plus sur elle-même dans la crainte de disparaître.

Pour moi, le choix de la souveraineté est avant tout une question de fierté, de dignité. Car une fois cette souveraineté acquise, je vois très bien, par exemple, les citoyens de la ville de Québec avoir encore une plus grande fierté grâce à une visibilité à l’échelle mondiale inhérente au statut de capitale d’un état souverain plutôt que celle restreinte d’une simple capitale d’une province parmi d’autres.

Ou encore, j’y entrevois aussi très bien une Fête nationale où nos compatriotes anglophones pourraient s’exprimer sur nos scènes nationales dans leur langue sans que les francophones ne se sentent le moindrement menacés dans leur sécurité identitaire. Au Québec, même nos anglophones sont distincts de ceux du ROC. Ils font partie de la richesse de notre patrimoine collectif tout autant que les amérindiens et les nouveaux arrivants. Ensemble, tous nous faisons partie intégrante de l’essence même de ce que nous sommes aujourd’hui comme peuple.

Bâtir un nouveau pays, c’est bien sûr « de la grosse ouvrage » et ce ne sera sans doute pas toujours facile. Cela vient avec les responsabilités, les choix à faire et leurs conséquences que nous nous devrons de pleinement assumer. Mais, bâtir un pays tout neuf, n’est-ce pas là un projet exaltant à qui sait en trouver la volonté, la détermination et le courage. N’est-ce pas là aussi un beau et grand défi à présenter comme tel à notre jeunesse.

Certains diront, que ce projet ainsi présenté apparaît comme bien utopique, que la solution à notre dépendance actuelle se voudrait peut-être plutôt dans une réforme en profondeur de notre système économique, de notre administration publique. À ceux-là, on peut répondre que Reagan et Thatcher ont déjà contraint leurs pays respectifs à subir ce traitement draconien avec les résultats que l’on connaît. Que le gouvernement libéral actuel l’a d’ailleurs déjà tenté au début de son premier mandat et que devant une résistance farouche, il a vite fait d’abandonner. Et que même en l’appliquant, étant donné le contexte de l’économie mondiale actuelle qui n’est pas près de changer, que nous demeurerions encore et pour longtemps sous le joug de notre honteuse dépendance.

Faire le choix de se maintenir dans le statuquo actuel est indigne et se maintenir dans cet état de dépendance, représente un déshonneur pour tous les Québécois. Et c’est de plus, choisir la voie de la paresse et de la facilité, ce qui ne peut que donner raison à tous ceux qui nous croient trop « pissous » pour prendre nos propres responsabilités en tant que peuple et d’en assumer les conséquences. Ce qui leur permet ainsi de nous traiter comme tels. Chose que nous ne manquons pas de mériter, car de seulement se restreindre à justifier cet état de fait, ne relève que du simple orgueil, sans plus. Pour se rendre invulnérable à tous points de vue, cela prendrait plutôt une bonne dose de fierté et un véritable sens de l’honneur tant individuel que collectif.

D’autres disent que le projet de souveraineté est désuet, ou pire est passé de mode, comme si l’honneur, la dignité, la volonté d’assumer ses propres responsabilités étaient une triviale question de mode passagère et éphémère.

D’autres allèguent que ce n’est pas le temps, que le moment n’est pas propice. En fait, pour ceux-là, le moment ne sera jamais propice, tout simplement parce que leur tiède conviction ne repose pas sur des motifs essentiels de dignité.

Et puis, il y a ceux, de ½ à 1% peut-être, pour qui l’idée même va à l’encontre de leurs intérêts. C’est-à-dire, les très grands groupes, holdings financiers ou criminalisés, les multi et supranationales, leurs dirigeants, leurs vassaux qui profitent de règles du jeu qui leurs permettent d’asseoir leur toute puissante oligarchie. Manipuler le politique à distance sans avoir à assumer quelques responsabilités que ce soient, contrôler les médias pour mieux dicter leurs volontés et protéger leurs intérêts sont les prérogatives que nous leur offrons par notre apathie. À tel point, que cela en est devenu leur apanage. Je ne dis pas que les grands holdings financiers ne sont pas plus ou moins nécessaires étant donnée la globalisation de l’économie mondiale, mais je dis qu’ils doivent être gardés sous contrôle et non l’inverse. D’ailleurs, cela devrait être vrai à peu près partout ailleurs sur la planète.

Malheureusement, trop de Québécois sont tellement désabusés face à tout cela qu’ils ont cessés de croire en ce simulacre de démocratie à tel point qu’il sont prêts à brader leurs convictions pour emprunter la moindre nouvelle porte de sortie qui semble leur sourire sans même prendre la peine d’en évaluer l’issu. Si l’estime du soi est bonne et nécessaire pour le développement de tout individu, l’estime du nous devrait l’être tout autant pour toutes sociétés qui se respectent. Et c’est principalement là où le bât blesse le plus présentement, les Québécois ont la vive et amère perception qu’ils ont perdus tous pouvoirs de contrôler voire de seulement influencer les prises de décisions qui les concernent. Ils ont tout simplement perdu confiance en eux en tant que collectivité et par le fait même, ils ont perdu le respect de leurs institutions, de leurs dirigeants politiques et autres. Dans ces conditions, ils se tournent vers leur individualité, tentent d’aller chercher dans ce système un maximum pour eux-mêmes et eux seul puisque qu’il leur apparaît que c’est ce que tous font de toutes façons, que ce système est: « Au plus fort la poche ». Devant cette machine qu’ils croient irréversible, ils en sont venus à croire que leur société ne mérite plus leurs efforts puisqu’elle ne leur appartient plus, qu’ils n’en sont plus que de simples numéros. Comment voulez-vous être respectés par les autres quand nous ne nous respectons plus nous-mêmes en tant que collectivité.

En fait, LA question à laquelle nous nous devons tous de répondre en tant qu’individu vivant sur le territoire du Québec est : « Est-ce que je veux assumer pleinement l’opprobre et le déshonneur de maintenir la société dont je fais partie, c’est-à-dire le Québec, dans un état de dépendance, ou est-ce que je veux plutôt assumer et partager pleinement la responsabilité de participer tant individuellement que collectivement à la mise en œuvre d’un nouveau pays que deviendra un Québec souverain. »

N’est-ce pas là, une question fondamentale utile et la meilleure façon de présenter le projet de pays dans le contexte actuel? Car, tant que les indépendantistes convaincus et ce jusqu’au plus haut niveau, n’auront pas eux-mêmes le courage de présenter, de confronter l’ensemble des Québécois à faire face à cette dure réalité, ils tourneront en rond et leur projet restera un rêve inatteignable.

Et si, malgré tout, le projet ainsi présenté n’arrivait pas à convaincre, là au moins, chacun des Québécois saurait à qui revient l’opprobre de leurs malheurs et de la disparition lente, mais inéluctable, de leur société distincte. C’est-à-dire, à eux-mêmes et à personne d’autre.

Et c’est seulement le jour où nous tous Québécois choisirons d’assumer l’entière responsabilité de notre propre destinée qu’alors nous mériterons et pourrons revendiquer dans l’honneur le statut d’être une véritable nation.

Oui, mais comment articuler cette transition vers la souveraineté? Je dis, élaborons une démarche innovante pour que chacun et chacune se sentent concernés, soient partie prenante du projet. Préparons-nous à l’avance individuellement et collectivement à bien intégrer cette souveraineté souhaitée dans notre vie de tous les jours.

Par exemple, que ce soit au niveau constitutionnel, parlementaire, judiciaire, social, financier, économique, éducation, santé, culture, environnement, sécurité, etc., que chacun de ses secteurs d’activités fassent appel à ses forces vives et apportent des propositions pour en arriver à une transition harmonieuse vers une pleine et entière souveraineté. Tout cela, pourrait être chapeauté par une nouvelle entité responsable d’en assurer la coordination. Entité, d’ailleurs, qui devrait être indépendante de tous partis politiques. Et pourquoi pas le faire en mode participatif en utilisant la voie des réseaux sociaux, à condition bien sûr que ce soit des plus sécuritaires et très bien structuré, encadré, supervisé.

Et, au terme de ce processus, chacun, chacune devraient avoir reçu toute l’information nécessaire pour pouvoir se sentir pleinement impliqués, être prêts à consentir à un pacte d’engagement envers la réussite du projet de bâtir un Québec souverain, à en partager les responsabilités individuelles et collectives et à en assumer pleinement la destinée.

Une fois la majorité acquise, il serait alors convenu de signifier au Canada et à l’ONU notre volonté de souveraineté.

S’il est bien vrai que le Québec a besoin d’un projet rassembleur, en voici donc un beau: Le Plan pour un Québec souverain.

Michel Brunet

* «Les Québécois se sentiront-ils concernés si les Touaregs du Sahara perdent leur culture? Sans doute pas», répond l’anthropologue canadien Wade Davis, qui ajoute: «Pas plus, en tout cas, que la perte du Québec ne compterait pour les Touaregs. Mais pour moi, la perte de l’un ou l’autre de ces modes de vie concerne l’humanité.» http://www.ledevoir.com/culture/livres/326569/pour-ne-pas-disparaitre

Jusqu’à quelle profondeur gratterez-vous la plaie M. Lisée?

Rendu à ce point, je ne vous direz pas de changer de cassette, ni de disque, encore moins de CD-ROM ou de DVD, mais tout simplement de console de jeu. Passez au 2.0!

Vous qui êtes un rédacteur hors pair, un érudit de première classe, un fin stratège politique, pourquoi n’aidez-vous pas à renouveler le discours souverainiste?

Ce n’est pas en rabâchant sur la défaite historique du Bloc québécois le 2 mai dernier et en maugréant sur les « victoires morales » passées du camp souverainiste que vous ferez évoluer la cause.

Si vous désirez obtenir un maximum d’adhésion à un projet de souveraineté pour la province de Québec la prochaine fois que le RduC envoiera promener le Québec, lâchez ce discours misérabiliste et proposez une voie d’avenir remplie de promesses.

HAHAHA!!! Je vous l’avait dit que la souveraineté n’est pas autant une affaire qu’elle n’est une affaire de coeur! Il faut croire en son chemin et travailler pour y arriver et surtout ne pas ce laisser dire que c’est impossible par ceux qui sont heureux du statu quo. 🙂

vive le quebec libre!

Très intéressant ce sondage. Compte tenu qu’il y a 62% de gens dont l’opinion est restée stable et que l’on sait qu’il y a un noyau dur de 33% d’indépendantistes. Compte tenu qu’il y a 40% de gens qui sont influencés par la conjonture politique, soit l’élection du gouvernement conservateur et qu’il y a de ce 40%, 29% qui se disent davantage souverainistes. Alors, le plein potentiel de souverainistes pourrait être de 33% + 29%. De quoi donner un majorité claire.

Ceci dit, je crois que M. Charest a compris cette conjoncture dernièrement. Ce n’est pas pour rien qu’il a mentionné récemment le besoin de donner un projet rassembleur aux Québécois dont notamment le Plan Nord. Il veut canaliser l’énergie ailleurs que sur la question existentielle et inévitable du Québec.

Au plaisir

André Laverdière


Penser le Canada autrement

Je dirais que Harper majoritaire est une variable indépendante néfaste au Canada post-Trudeau/Chrétien/Martin/Harper minoritaire, ce nouveau gouvernement jurant surtout sur la promotion d’activités économiques, essentiellement menées par le profit d’une exploitation des Sables bitumineux toute vapeur et le maintien de l’industrie automobile désuète qui l’exige. Ça gaze !

Sur un horizon 2058, l’avenir humain gagnerait à être envisagé sous l’angle de la démographie mondiale et du partage durable à cette échelle plutôt qu’au profit du plus offrant pour des ressources qui se feront de plus en plus rares, donc dispendieuses, voire épuisées.

Attention au nombre. Dans un blitz humanitaire mondial, cinq votes aux Nations-Unies valent mieux qu’un. Comme disait avant de siéger à Ottawa un interlocuteur valable, M. André Arthur : « à la gang on est plus fort ». Je précise plus fort à cinq que seul même si uni.

C’est une des raisons pour lesquelles je proposais ailleurs quelque temps avant le 2 mai que le Bloc se retire de la scène fédérale ou s’y implique pancanadianement. Avec l’élection précipitée, date au choix du premier ministre, le Bloc n’avait pas le temps de se retourner sur le 10 cents. Inutile d’essayer de se reprendre après coup. Notre souveraineté, plus réalistiquement après négociation notre interdépendance, a perdu du temps. Inutile d’en perdre encore.

À titre indicatif, si je parlais le mandarin, deuxième langue parlée à la maison en British Columbia et possiblement maintenant en Ontario, avant le français, je songerais sérieusement à ce qu’elle y devienne la seconde langue officielle plutôt que le français, une langue somme toute en déclin sauf en Afrique. Pour ce faire, il faut penser comme JRM Sauvé, géopolitique : le Canada est un continent; sous-continent si vous préférez. Il s’y trouve plusieurs pays si l’on envisage 2008-2108. le Québec en Canada est d’avant-garde à ce sujet.

La langue est une des raisons d’un État-nation mais pas la seule. Il y a la religion mais les choses étant ce qu’elles sont à cette enseigne, doit-on l’invoquer ? Je n’insisterais pas. Dans un contexte de mondialisation, pour faire concurrence à la Chine et l’Inde dans un après États-Unis, multiplions en divisant pour régner encore le temps possible.

C’est là où je suis rendu dans ma réflexion.

Bonjour,
Il y a des évidences qui ne mentent pas ! La vague orange qui, le 2 de Mai 2011 brisa en mille miettes le château de cartes nationaliste est bien plus qu’un coup de tête résultant de supposés sondages truqués comme laissent entendre certains nationalistes qui préfèrent encore une fois fuir par le déni afin de s’échafauder des extrapolations plus sulfureuses les unes que les autres. En essayant de reproduire le tout sur la scène provinciale, cette vague aurait porté le NPD au pouvoir au Québec avec plus de 100 circonscriptions sur 125. C’est peu dire en oubliant les mots pour laisser les chiffres parler par eux mêmes.
Bien plus, ce déculottage et cette déconfiture en règle du Bluff Québécois est généralisée partout dans le Québec profond, soit celui des régions rurales qui furent dans l’Histoire très fortement nationalistes . Cela prenait tout un raz le bol des québécois qui votèrent longtemps pour ce greffon nationaliste qui prit racine dans l’aporie, dans la confusion paradoxale de toujours du nationalisme québécois dans la Maison de l’Autre à Ottawa. Quelle fumisterie que de présenter des candidats sur un supposé territoire hostile au Québec. Le Québec a fortement évolué tout d’un coup le 2 de Mai 2011 pour une grande majorité pour se débarrasser des chaînes du nationalisme pour retrouver la liberté d’être tout simplement au lieu de vivre l’esclavage au grand jour de leur condition de prisonnier de leur lubie pour la Cause alimentée par des gourous nationaux qui faisaient ainsi leur pain et leur beurre de la crédulité inhérente au nationalisme qui les dévorait de l’intérieur. Voter en masse pour de purs inconnus sans budget, sans pancartes électorales et sans campagne électorale.
Finalement, le résultat de cette électrochoc aurait été moins étonnant en se limitant à la région de Montréal et à sa périphérie….. Mais venant du Québec rural, la claque est d’autant plus forte pour le petit Morceau de Bloc restant.
En conclusion, après s’être moqué effrontément de l’intelligence collective comme des goujats, le Bluff Québécois écopa de la furieuse claque du Père François. Prendre les nationalistes québécois comme des adolescents attardés en leur donnant une petite TOUNE ÉLECTORALISTE à chaque élection relève tout simplement du mépris en regardant le tout de l’extérieur. Comme les dindons d’une triste farce, les nationalistes québécois ont longtemps tapé du pied et des mains en écoutant une toune électoraliste comme des gamins du primaire. Oser sortir des griffes du nationalisme fut pour beaucoup de québécois une grande victoire intérieure en faisant un doigt d’honneur à l’esprit sectaire qui les ont dévorés trop longtemps sous l’oeil de gourous qui salivaient et s’en gargarisaient d’autant de crédulité inhérente au nationalisme, cette émotion vive la plus grégaire et tribale qui soit…… Et maintenant, comme dirait Monsieur Victor Lévy Beaulieu, que fera la Grande Tribu enfin délivrée de cette puissance occulte du nationalisme ? Bien à vous, John Bull.

Il serait intéressant de savoir si les gens se disant «davantage souverainiste» sont simplement les souverainistes actuels qui le sont maintenant encore plus, ou si une partie sont des fédéralistes qui envisagent maintenant de devenir souverainistes.

Le vote du 2 mai n’est pas un hasard quand on pense au fait que meme les anglos – Quebecois ne veulent pas d’un gouvernement Harper….La clef du probleme se trouve chez les 25 -35 anglos qui ne se reconaissent pas dans le Canada a la sauce Harper.Ce sont eux que les souverainistes doivent convaincre avec un projet moderne, loin des vieilles rancoeurs et des debats linguistiques.

Je pense que la question est prématurée. Il faudra voir à l’usage. Si Harper durcit sa position face au Québec, il est possible que l’appui à la souveraineté augmente. Mais je doute fort que cela soit le cas. Harper est trop fin renard pour ne pas avoir conscience du danger. Il va probablement gouverner avec prudence pour ne pas provoquer de schisme. Personnellement, je souhaiterais bien le contraire. On peut bien rêver.

Harper, générateur de souverainistes ? N’est-ce pas Gilles Duceppe qui disait que « la politique du pire est la pire des politiques » ?

Compter sur les Harper pour voir triompher la souveraineté illustre bien l’échec lamentable des Lévesque, Johnson, Parizeau, Bouchard, Landry, Boisclair, et Marois.

Vous n’êtes pas fatigué, monsieur Lisée, de commenter ces sondages par Internet, non scientifiques et destinés, on s’en doute, à influer sur l’opinion des citoyens aux fins de ceux qui les commandent ou les élaborent?

Moi, j’en ai été écoeurée pendant la dernière campagne électorale et je le demeure.

Donc, sans commentaire pour celui-ci.

Il n’y a pas de dignité pour une province ou un pays, quand ses habitants vivent dans la misère, Michel Brunet(no 3).

Ce que vous appelez « dignité » est une honte, et on doit le rejeter.

Je ne crois pas que le monde doit être fier que des millions d’êtres humains meurent de faim pour de simples questions de nationalité ou de souveraineté. Il serait préférable qu’il n’y ait aucune nation, aucun pays, mais que chaque être humain ait le minimum nécessaire à sa survie. Les nations ne sont qu’un mal nécessaire, parce qu’on a rien d’autres.

Ce que vous appelez « dignité » n’est que de l’orgueil. L’orgueil ne met pas le beurre sur les « rôties », demandez à tout ceux qui viennent d’autres pays et qui ont souffert de la malnutrition. L’orgueil est un luxe de riche que des millions de personnes ne peuvent se permettre.

Pour un pays, il n’y a pas non plus de quoi être fier, d’être dirigé par une minorité qui s’accapare toutes les richesses. Un peuple perd véritablement alors toute sa dignité.

Le PQ de Péladeau, de droite, de Pauline Marois n’est pas celui du peuple, il est celui des privilégiés, il faut donc le rejeter.

La souveraineté doit se préoccuper de la dignité de tous les Québécois, pas seulement d’une minorité de gens favorisés. La voie d’avenir et d’optimisme que l’on propose doit s’adresser à tous les Québécois. La souveraineté ne doit jamais se faire à partir de préjugés ou un certains mépris envers une partie de la population (pauvres, anglophones, allophones, fédéralistes, etc). Si l’on exclut des gens au point de départ, alors cette souveraineté vaut rien du tout.

Redonnez la souveraineté au peuple !

Les Conservateurs de M. Harper sont, en principe, décentralisateurs, ce qui devrait défavoriser la souveraineté du Québec bien que ça ne semble pas être le cas dans sa nouvelle politique énergétique canadienne dont a peur Mme Normandeau, nouvelle séparatiste ?

Compter tenu qu’il n’y a que 13,4 % de Québécois qui veulent réellement sortir le Canada du Québec, il y a donc 86.6 % de Québécois qui ne veulent pas abandonner la citoyenneté canadienne, même s’ils devenaient souverains.

Normalement, nous allons tous mourir comme Canadiens avec le français et la culture québécoise plus ou moins protégés, selon les partis politiques que nous allons élire au provincial…principalement. Si nous continuons à élire le PLQ à répétition, ça ne devrait pas être trop chanceux pour le français.

Ce billet ressemble à un cri du désespoir souverainiste.

Chercher une logique dans l’électorat québécois avec des sondages, c’est comme isoler un mouton et lui demander dans quelle direction il allait.

Le Québec n’a ni la trempe ni la volonté d’un peuple souverain. Comme il est corrompu juste qu’à la moelle, son individualisme crasse ne lui permettrait plus désormais d’avoir une pensée nationale ou collective.

À Thomas B. – Demeules (16)

Mon texte, sans doute, trop long vous aura peut-être étourdi puisque je dis sensiblement la même chose que vous.

Aussi, peut-être l’avez-vous lu trop vite ou pas en entier puisque vous en êtes resté accrocher à la prémisse.

Je vous remercie donc au moins d’appuyer ma conclusion.

D’autre part, j’aurais bien aimé savoir ce que M. Lisée pense du point de vue que j’expose.

Michel Brunet

M. Thomas B. – Demeules écrit : «Le PQ de Péladeau, de droite, de Pauline Marois n’est pas celui du peuple, il est celui des privilégiés, il faut donc le rejeter. »

Vous voulez quoi M. Desmeules, un Québec séparé des pauvres ? Un Québec séparé communiste ? Au poteau les riches, peut-être ?

Nous avons un Québec capitaliste et assez socialiste avec un filet social correct. Si nous pourchassons les riches, ils vont aller s’établir ailleurs. Tenter de rétrécir les revenus entre riches et pauvres, très bien mais faut pas trop tomber dans la go-gauche. C’est plus chanceux d’avoir la prospérité pour tous…au centre.

Le Québec n’appartient pas seulement aux riches, M. Bousquet(no 20), il appartient à tous les Québécois, et c’est bien cela la démocratie. Un péquiste avait une belle expression : « la démocratie souveraine ».

Il n’est pas question de chasser les riches, surtout s’ils sont des Québécois et des Canadiens, et même s’ils sont d’ailleurs.

Il y a une nuance entre leurs donner une place, et leurs donner tous les droits. Lorsqu’on en vient à vouloir qu’ils échappent aux lois, là, il y a de l’abus.

Il ne s’agit pas de communisme, il s’agit d’éviter la discrimination envers tous les Québécois : Riches, pauvres, anglophones, allophones, francophones, fédéralistes, etc.

Éviter la discrimination envers une partie de la population n’implique pas que l’on doit pourchasser l’autre. Si j’évite de faire preuve de discrimination envers les anglophones, je ne me mettrai pas à pourchasser les francophones à cause de cela.

La souveraineté du Québec doit se faire avec tous les Québécois.

En effet, la plupart des Québecois étant peu éduqués en politique et en économie sont comme des girouettes avec le vent. Il faudrait qu’ils se retrouvent dans le fond du baril… par exemple… lorsque le Canada arrêtera de nous donner des milliards pour ne pas que nous tombions en faillite…là nous nous réveillerons et commençerons
à s’éduquer et à faire des choix judicieux et plus intelligents. tant qu’ils n’auront pas connu la misère…niet!

Harper générateur de séparatistes???

D’après tous les derniers sondages CRÉDIBLES, il es générateur de « Cacistes »!

Merci M Lisée. Votre sujet d’aujourd’hui m’a permis de lire le texte de Monsieur Brunet sur le projet de souveraineté. C’est l’un des textes les plus solide que j’ai pu lire à ce sujet et qui correspond à ma vision de ce que doit être le projet souverainiste, incluant la partie sur le rôle des multinationales et sur les espèces en voie d’instinction. J’insisterais cependant sur la nécessité de préserver notre dignité et notre langue comme étant des motivations essentielles et fondamentales à la souveraineté. Comme je l’ai déjà écrit sur ce blogue, je ne vois personne actuellement, parmi nos politiciens, d’assez fort pour véhiculer cette vision rassembleuse plus que diviseuse, Pauline Marois incluse. Alors, comme dans la métaphore des homards de Jacques Parizeau, notre dignité continuera de s’éteindre à petit feu, sans que ça fasse trop mal mais inéluctablement.

Le pays qu’offre le PQ actuellement, est le même que celui qu’offre Stephen Harper avec son Canada bien à lui. C’est le même produit.

Les péquistes offrent un pays. Il est donc légitime que j’exprime le genre de pays que je recherche.

On a l’impression que vos deux pays ont été fait par le même manufacturier. Pas très original tout ça !

C’est un peu comme les voitures d’aujourd’hui qui finissent par se ressembler tellement elles obéissent aux mêmes règles.

Pays de Pauline Marois et pays de Stephen Harper, bonnet blanc et blanc bonnet.

Si c’est la même chose, pourquoi acheter un autre pays ?

Je lisais des péquistes se scandaliser de l’attitude émotive ou sentimentale des Québécois face au NPD. Vous n’avez jamais pensé que c’est peut-être vous autres les souverainistes, qui n’êtes pas justes dans votre façon de considérer les choses.

Un point positif pour M. Parizeau, c’est qu’il avait comparé les Québécois à des homards, pas à des robots.

Un homard a des émotions, des sentiments, et si vous n’en tenez pas compte, vous risquez de recevoir un coup de pince. C’est ce qui s’est passé avec le Bloc.

Ce n’est pas en jouant constamment avec des chiffres que vous allez convaincre les Québécois.

Il faudrait d’abord les considérer comme des êtres humains avec des sentiments et des besoins.

Sur un ton plus léger, voici quatre stupidités des vrais frères Dalton selon certains historiens :

1. Ils ont attaqué deux banques à la fois. Pour ce qui est de nos souverainistes, on peut parler d’Ottawa et de Québec.

2. Ils « stationnent » mal leurs chevaux. N’est-ce pas ce qui est arrivé au Bloc ?

3. Lorsqu’ils se présentent à une banque, l’employé leurs répond que le coffre a une minuterie, et qu’il faut attendre un certain temps avant qu’il s’ouvre(Ce n’est pas vrai). Ils répondent : « On va attendre ! » Cela laisse le temps au shérif d’arriver et de se préparer, et survient alors une fusillade. – Nos souverainistes se font aussi dire qu’il faut attendre avant de parvenir à la souveraineté et d’ouvrir le coffre. Ils répondent aussi : « On va attendre ! »

4. Les Dalton ne visaient que des sommes d’argent dérisoires et pratiquaient ainsi ce que l’on peut appeler « le plus grand effort pour le minimum de résultat », un peu comme nos péquistes.

On vous aime bien « les Dalton ».

Ma Dalton(Maman Dalton) est ben fière de vous.

Allez, mieux vaut en rire, que d’en pleurer.

On a l’impression que c’est Rantanplan qui a élucubré la comparaison Dalton-indépendantistes.

Comme toujours, Rantanplan s’imagine être génial.

Un gros merci à monsieur Brunet pour son article articulé et exhaustif.
En espérant que le peuple Québécois répondre au défi qui l’attend…

J’aime bien Rantanplan. Il est très obéissant. On pourrait aussi parler de « Casper le péquiste ». Casper est mou, flou, et il est un véritable fantôme en ce qui concerne la souveraineté.

Qu’est-ce que vous voulez qu’on fasse du PQ de Péladeau, Raymond Campagna(no 28) ? C’est la faute à qui si vous êtes incapables de défendre la « social-démocratie », et même la souveraineté ? Il y a là, un « double échec ».

Lorsqu’il s’agit de défendre la souveraineté, au moins M. Parizeau ne va pas se cacher. Je ne crois pas que Mme Beaudouin dit et fait n’importe quoi. Ça fait longtemps que j’observe cette dame, elle a de grandes qualités, et c’est une véritable souverainiste. Elle a dû bien réfléchir aux conséquences de son action.

Aussi, on dira ce que l’on voudra en ce qui concerne Jack Layton et Amir, ce n’est pas toujours facile, mais ils défendent tant bien que mal la « social-démocratie ». Une particularité de Jack Layton est de traiter les Québécois comme des êtres humains, pas comme une simple statistique. On n’est pas des billes.

On peut très bien voir que l’orientation plus à droite de Péladeau, c’est afin de favoriser le PQ qui s’oriente aussi plus à droite. Pas difficile à comprendre ! Votre « centre-droit » est aussi à droite que le scandale des commandites des libéraux, ou si vous voulez, ça commence à y ressembler. D’ailleurs, ils commencent à vous apprécier, et à vous défendre. Qui s’assemble, se ressemble !

Vous ne semblez pas vouloir apprendre de vos erreurs. Serait-ce mieux si je vous dis que vous êtes fins, intelligents et que vous, vous trompez jamais ?

Le pays de Pauline Marois et le pays de Stephen Harper, c’est bien le même produit, avec les mêmes valeurs. Pas très appétissant pour un Québécois !

François Legault, Jack Layton, Amir et le « Parti Indépendantiste » semblent avoir placé un ventilateur pour que « le flou » et les mauvaises odeurs demeurent au PQ et au parti libéral.

Ça ressemble à une thérapie votre affaire. Répéter sans relâche: oui le PQ est populaire, oui le Bloc est populaire, oui la souveraineté soulève l’enthousiasme dans la population, etc…. ça peut vous faire du bien mais ce n’est pas plus réel pour autant!

Avez-vous déja vécu dans un pays social démocrate. IL faut deux choses:
1- un pays riche avec beaucoup de milliards en banque.
2-une population qui paie beaucoup de taxes malgré la richesse du pays.
Vos bla bla sont papétiques
En écivant vos articles, vous avez trouvé un moyen de vous fabriquer un emploie.

On peut accepter ou refuser le pays que les péquistes nous proposent.

Si la souveraineté du Québec n’est que pour satisfaire la vanité d’une petite minorité, cela n’en vaut pas la peine.

Aussi, on ne peut pas affirmer que l’on est différent du reste du Canada, que l’on défend les valeurs ou le modèle des Québécois, si l’on partage les mêmes valeurs ou le même point de vue que les autres Canadiens.

À quoi bon faire la souveraineté, si c’est pour refaire la même chose ? Un pays conservateur vaut un pays conservateur, et ça n’a guère plus de valeur.

On doit donc cesser de mentir aux Québécois.

On donne ainsi raison à M. Stephen Harper, lorsqu’il affirme que les valeurs conservatrices sont canadiennes d’un océan à l’autre, et cela inclut le Québec. Autant alors, remplacer le PQ par le parti conservateur, et être fédéraliste.

J’ai le droit de ne pas acheter le pays conservateur de Pauline Marois. Chaque personne est libre à ce sujet, s’il ne lui convient pas.

Pour moi, le modèle québécois est important, parce que je suis avant tout un Québécois.

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