Sondage exclusif: Qui blâmer pour l’échec de la sortie de crise ?

Selon un sondage Léger Marketing, réalisé ce mercredi soir pour ce blogue, les Québécois blâment les associations étudiantes (48%) et le gouvernement (44%) pour l’échec du règlement de la crise.

Le clivage générationnel est cependant très net dans cette allocation du blâme: les moins de 55 ans estiment majoritairement que le gouvernement est responsable de cet échec. Les plus de 55 ans tiennent les fédérations étudiantes pour responsables.

Notez aussi la différence entre francos et anglos. Et aucune variation entre Mtl et Québec.

Le sondage a été réalisé auprès de 430 répondants par le biais d’un panel web.

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Les anglophones, les 55 et plus et les hommes blâment davantage les étudiants que le gouvernement de l’échec du règlement de la crise. Est-ce la droite actuelle?

Les francophones, les moins de 55 ans et les femmes blâment le gouvernement davantage que les étudiants. Est-ce la gauche en 2012?

Diantre ! Voulez-vous bien m’expliquer sur quelle planète vit ma génération (55 ans et + ) ? Elle ne lit que le Journal de Montréal ? Pourtant n’est-ce pas une génération instruite, du moins la première tranche de 55 à 65 ans, ayant profité de la démocratisation de l’éducation durant la Révolution tranquille ?

Je déferai peut-être vos statistiques, mais, à 75 ans, je blâme le gouvernement
1e pour avoir laissé stagner
2e pour s’être vanté d’avoir gagné (narguage)

« On va toujours trop loin pour ceux qui ne vont nulle part. » (Pierre Falardeau)

Tant et aussi longtemps qu’ils contrôleront les médias de désinformation et de conditionnement des masses, les vents seront contraires. Cependant, il nous est toujours possible d’avancer tout en devenant plus forts et aguerris. À vaincre sans péril, on triomphe sans gloire.

Je considère que dans ce contexte d’énorme déséquilibre des moyens, il apparaît très clairement que nous sommes définitivement plus efficaces. Selon moi, notre jeunesse, sa matière grise, son courage et sa créativité viendront à bout de la bêtise étatisée.

La bande qui occupe présentement notre parlement est totalement dépassée, dans tous les sens du terme. Ensemble, nous éradiquerons ce cancer social ainsi que ses métastases.

Nous sommes arrivés à ce qui commence!

Je pense qu’il aurait été intéressant de poser la question à savoir si c’est la faute aux deux belligérants. J’y vois une responsabilité partagée, au même titre qu’une légitimité partagée.

François Lemay
Candidat pour la CAQ (par souci de transparence)

Cette génération des 55 ans et plus est d’un égocentrisme sans bornes. Ils auront répudié leurs parents, puis leurs enfants et les enfants de leurs enfants. Leur nombril semble être la mesure de toutes choses. Vivement le jour où ils se répudieront eux-mêmes. Ils ont profité des meilleurs programmes sociaux, dont un système de retraite robuste, payés par l’épargne et l’impôt des travailleurs des années 30, 40 et 50, largement plus pauvres qu’eux. Les voilà terrorisés à l’idée de payer pour les autres. Nous, bien entendu, il faudra travailler jusqu’à 100 ans pour financer leurs rentes. Pathétique. D’autant plus pathétique que le PIB par habitant du Québec est aujourd’hui supérieur à ce qu’il était en 1967. À quoi ça sert de créer de la richesse, si c’est pour se faire constamment imposer des politiques d’austérité?

Selon ce sondage , il y a deux clivages , le premier générationnel qui démontre une nette différence entre les 55 ans et plus qui condamnent les étudiants depuis le début de ce conflit et sont permissif pour les actes triomphalistes de Jean Charest et sa ministre ….Le deuxième clivage est comme toujours entre francos et anglos car ces derniers font toujours bloc pour le PLQ quoiqu’il arrive ….
Il faut noter que la région de Québec est sur la même longueur que Montréal sur ce conflit , ce qui n’est pas commun ….

C’est donc dire que la stratégie de Charest fonctionne, à savoir de jeter le blâme en bloc sur les étudiants, sans aucune reconnaissance des maladresses (soyons gentils) de son propre gouvernement.

Par contre, dans la « vraie » réalité, le gouvernement est totalement responsable des crises de l’État. Il peut ultimement TOUT régler. Les étudiants, eux, non.

S’il y avait eu les médias (pour leur support au parti québécois dans l’effort mis pour discréditer le gouvernement et forcer des élections) dans le choix de réponse pour leur traitement et la surexposition des contestations extrêmistes pour créer un biais. On aurait eu des résultats très différents.
p.s.Est-ce qu’on peut inclure votre site dans les médias? A vous d’y répondre.

Entendu que les 18-24 ans ont droit de parole et entendu que leur crédibilité dans ce dossier est nulle et à refaire; j’ajouterai que c’est à longue haleine.
Force est de constater que les associations étudiantes sont commercialement déasorganisés ET commercialement immatures ET commercialement incompétentes pour BIEN monter et mener une telle opération.
Ils ont essayé, et bravo qu’on leur colle une étoile en argent, et là il est temps de constater l’échec.

Intéressant, mais à partir de quel moment a-t-on jugé convenable, chez Léger ou autre, de faire et de publier des sondages non-probabilistes; avec aussi peu de répondants, un échantillon non-représentatif et donc une aussi grande marge d’erreur? Qu’est-ce que ça vaut??

Michel David écrit dans LE DEVOIR:

« Si tant de jeunes sont disposés à sacrifier leur session, c’est manifestement qu’ils ont le sentiment de défendre une cause qui dépasse leurs intérêts individuels.

Une fois franchi ce « cap psychologique » qu’évoquait hier le président de la FECQ, Léo Bureau-Blouin, qui dit avoir sous-estimé la détermination des étudiants, la sortie de crise pourrait être plus ardue. À partir du moment où les grévistes n’auront plus rien à perdre, ils seront encore plus exigeants, avec les risques de dérapage que cela implique.

Le gouvernement est manifestement dépassé par les événements, mais cela semble presque un moindre mal, quand on entend la CAQ réclamer que l’accès aux salles de cours soit assuré coûte que coûte. »

http://www.ledevoir.com/politique/quebec/349717/le-catalyseur

Absolument d’accord avec cela! Si le gouvernement avait commencé à négocier, après la grosse manif du 22 mars, le conflit serait chose du passé..

Plus ça continue, plus les risques de dérapages augmentent!

« Les vieux sont tous des cons, on devrait les tuer à la naissance. » Coluche, … d’un vieux fou de 65 ans!

Bonjour M Lisée,

Je crois que le gouvernement ainsi que les associations étudiantes se partagent 50-50 le blâme pour la sortie ratée de cette crise. Cela dit, Jean Charest et son gouvernement portent seuls le blâme pour la durée (trop longue évidemment) de ce conflit.

Autre sujet, si vous me le permettez:-

Le gouvernement fédéral va débattre du projèt de loi C-309 qui interdira et criminalisera le port d’un masque lors d’une manifestation. La ville de Montréal a dans ces cartons une future loi qui autorisera son service de police a émettre une contravention à quiconque manifestera le visage masqué. Je me demande ce qui arrivera si toutes les femmes participantes à une manifestation portent le Niqab. Connaissant la molesse de notre société en générale et de notre gouvernement j’imagine qu’une telle situation deviendra vite un accomodement raisonable! Qu’en pensez-vous?

Jean Bottari

Montréal

Ces résultats ne me surprennent pas du tout. Les personnes plus âgées s’informent à partir des médias officiels (télé, radio, journaux). J’ai malheureusement constaté que ces médias ont un penchant vers la droite et la position gouvernementale.

À l’opposée, les jeunes s’informent sur Internet. Ils ont beaucoup plus facilement accès aux deux côtés de la médaille; la gauche et la droite y sont représentées plus équitablement.

Depuis le début de ce conflit, la meilleure couverture s’est faite sur Internet. Le média qui m’a le plus déçu : Radio-Canada. J’ai pris conscience que leur information est biaisée et qu’ils m’ont roulé pendant bien des années. Je serai beaucoup plus vigilant à l’avenir.

La question que les sondeurs devrait poser est la suivante: Quel est le coût actuel d’une année universitaire au Québec, frais de scolarité et frais afférents inclus?

Bon nombre des 55 ans et plus n’ont aucune idée du coût réel d’une formation universitaire.

PASSER DE L’ÉTAT « ENFANT » À L’ÉTAT « ADULTE ».

L’enfant reçoit tout de ses parents, gratuitement. Arrive un moment où l’enfant veut devenir adulte. Il cesse alors de tout recevoir gratuitement. Peu à peu il assure sa propre subsistance.

Toutefois il y a des enfants qui restent enfants plus longtemps que d’autres. Ce qui soulève une question.

Jusqu’à quel point faut-il faire preuve de compassion et continuer à leur donner le sein en attendant qu’ils passent « adultes » ?

=

gouvernement incompetant dont les objectifs sont pour le moins pas clair tant sur le plan social quePOLITIQUE. concernant les etudiants je pense serieusement que les moyens utilises pour obtenir gain de cause dans leurs revendications face au gouvernement depassent les bornes versus les gains importants recherches. la denonciation FERME des actes illegaux commis par certains d,entre eux le necessiterais et ce des le debut de tels actions.

Je trouve curieux que vous appuyé lourdement sur le « clivage générationnel », sans souligner les autres « clivages »:

– hommes/femmes

– francophones/non-francophones (d’ailleurs pourquoi le sondage ne distingue-t-il pas les allophones des anglophones?)

– Montréal/Québec (résultat inattendu pour moi)

Et il aurait, tant qu’à y être, été intéressant d’avoir aussi les répartitions par tranches de salaire, niveaux de scolarité, etc.
Ça aurait été instructif. Encore plus que d’avoir la répartition par tranche d’âge.

le msg est clair si vous avez moins de 55 ans ,sauvez -vous au plus cri….

QUI BLAMER? LE GOUVERNEMENT: parce qu ils sont supposés agir plus en adulte que les étudiant(e)s…parce que ce sont eux qui sont au pouvoir donc ils ont le pouvoir de régler…parce qu ils ont agi en les prenant pour des incompétants…en proposant que des miettes…parce qu ils n ont pas su dire: ok, vous retournez en classe, on baisse les coûts pour la prochaine session et entre temps nous prendrons les moyens pour en arriver à la gratuité…cela autait été fait de manières pacifiques, respectueuse et équitable…Hélasm, ils ne semblent savoir que lorsque leur orgueil est touché…cela semble être de la vantardise que de faire les niais…i.e. que de répondre de pas savoir comment régler…etc…Charest devrait avoir honte d avoir étirer en temps ce conflit…et d avoir pas su compter toutes les dépenses qu on peut dire inutile reliées directement ou indirectement à la cause…c est moi qui vous le dit: Charest et sa gang on joué aux innocents…alors qu ils n ont fait que de ne pas entendre que cette cause touchait au bien commun d une société car il s agit d une génération et de toutes les autres à venir…francine lavigne!!!

@M.Poupore: « La question que les sondeurs devrait poser est la suivante: Quel est le coût actuel d’une année universitaire au Québec, frais de scolarité et frais afférents inclus?

Bon nombre des 55 ans et plus n’ont aucune idée du coût réel d’une formation universitaire. »

Bon point. Et tant qu’à y être, on devrait poser la même question aux étudiants, mais en insérant « pour la société » entre « coût actuel » et « d’une année universitaire ». Juste pour voir.

Bonjour,

Très intéressant comme sondage.

On voit clairement les médias en action:

– La plupart des hommes lisent le Journal de Montréal ou de Québec – où l’on ne parle pas de la crise actuelle et de sa profondeur. Surtout les 55 et plus.

– Les 55 ans et plus sont « très TV », alors on retrouve le même phénomène de désinformation. De plus, cette génération, en grande partie, n’a pas d’éducation post secondaire, donc ne connais pas les enjeux reliés à la scolarité. Et encore, on dirait qu’ils n’ont pas « d’antennes » pour identifier qui est transparent et qui ne l’est pas, en plus d’être déjà pro Libéraux.

– Pour les anglophones – est-ce que ça comprend les immigrants ? – Leurs médias ne racontent pas les faits non plus ! Et ils sont pro Libéraux aussi.

Manipulation par les médias – en voici un excellent exemple !

Cette bataille sera difficile…

Bien à vous,

Marc André

@Isabelle: « Intéressant, mais à partir de quel moment a-t-on jugé convenable, chez Léger ou autre, de faire et de publier des sondages non-probabilistes; avec aussi peu de répondants, un échantillon non-représentatif et donc une aussi grande marge d’erreur? Qu’est-ce que ça vaut?? »

Le statisticien en moi vous remercie de tout coeur.

Sans vouloir mettre le feu aux poudres d’une guerre de générations (je suis celui qui exhortait M. Lisée d’arrêter de mettre en ligne des vidéos du RRQ!), j’ai toujours été un peu surpris que les leaders étudiants n’utilisent pas plus cet angle d’attaque. Au fond, le message suivant a une logique intrinsèque et résonne beaucoup mieux que la plupart des discours tarabiscotés qu’ils adoptent:

« Vous les baby-boomers qui êtes ou entrez bientôt à la retraite, vous avez eu vos études gratuites, des emplois faciles, et d’importants gains salariaux. Et en plus vous avez vécu au-dessus de vos moyens et nous laissez avec une dette immense qui pourrait nous pousser à la ruine et sera un poids à porter par notre génération. Vous nous demandez de nous serrer la ceinture alors que vous prenez vos retraite dorée entre condo à Montréal, chalet dans les Laurentides et condo en Floride grâce à tout l’argent que vous avez encaissé en vendant votre belle maison dont le prix a flambé durant les dernières vingt années. Qui êtes-vous pour nous demander sacrifices alors que votre éducation d’il y a 40 ans est maintenant notre dette à assumer? Alors que le salaire médian n’augmente plus depuis 10-15 et n’augmentera pas de sitôt? »

Encore une fois, la réalité est évidemment plus complexe, mais il me semble qu’il s’agit d’une attaque plus porteuse, et surtout, plus juste que celle de toujours ressasser ce désir de faire payer les « riches » encore plus, eux dont le taux d’imposition marginal est, à 49%, déjà le plus élevé du continent.

Quelque chose doit m’échapper.

Oui, je crois que ceux qui sont d’accord avec le gouvernement dans son attitude à gérer cette crise sont sûrement ceux qui ne lisent que le Journal de Montréal. J’ai 63 ans et je suis d’accord pour la gratuité des frais de scolarité demandée par les étudiants. Nous avons justement besoin de plus en plus de citoyens instruits, éveillés, conscients des « entourloupettes » des gouvernements contrôlés par la Finance. Je ne comprends pas l’attitude de mes concitoyens. Mais sommes-nous un peuple d’idiots? C’est d’une tristesse.
c.s.

excusez mes quelques fautes d orthographe…ca m apprendra à me relire…message 22 merci.

Comment blâmer nos jeunes de remettre en question tout le gachit institutionnel que le Québec c’est donné au fil des années.
Mais ce qui a fait débordé le vase ces dernières années, est la désinvolture de la direction du gouvernement du Québec actuel.
Pourquoi certains de ses dérigeants ont-ils quité le bateau en dérive,soit par obligation ou par peur d’être confronté aux futurs constats en devenir de la commission d’enquête sur la construction.(Les ministres démissionnaires)
Nos jeunes se parlent de cela entre eux et voient bien que le partie au pouvoir ne fait que des cadeaux à ceux qui le nourrissent bien.
Bravo! À nos jeunes de ce tenir debout face à la mauvaise gouvernance de ce qouvernement.
Le principal artisant de ce gachit est Jean Charest et l’équipe immédiat qui l’entoure.
Je demande aux jeunes de continuer leur combat dans l’ordre afin d’éviter de rendre nerveux les plus de 55 ans.
D’un jeune de 66ans.

Je crois qu’il faut voir à l’opinion des 55+ beaucoup de craintes liées à leur niveau de pauvreté qui augmente, aux changements en vue dans les pensions de vieillesse, à l’instauration de la taxe santé qui a mis tout le monde dans le même panier, indépendamment des revenus, l’essence et l’épicerie augmentent. Bien des aînés ont des budgets serrés et ne voient plus comment améliorer leurs situations. Étant souvent moins en forme, ils et elles craignent aussi les débordements de violence. Ils ne comprennent pas les modes de démocratie étudiante et s’informent souvent à une seule source. J’en ai aussi entendu plusieurs blâmer le gouvernement sur la gestion de la crise étudiante…

La situation des étudiants, en moyenne, n’est pas plus brillante que celle des aînés, mais ils ont plus d’énergie pour s’opposer aux décisions qui leur sont défavorables.

Faire des reproches aux uns ou aux autres n’a pour conséquences que de détourner le débat et s’éloigner des vrais enjeux.

Pour moi, le gouvernement libéral utilise délibérément la division entre des groupes et pans entiers de la société. Il n’y a aucun avenir à cela, seulement d’autres dégradations. Mais cela a l’avantage de retirer la corruption des écrans radar de la population…

Plus on tarde à régler une crise, et plus elle s’amplifie; les solutions sont encore plus difficiles à mettre en oeuvre. Et le diable est dans les détails….

Il faut faire attention lorsqu’on interprète les statistiques. Il y a quand même 34% des gens de 55 ans et plus qui blâment le gouvernement et il y a de fortes chances que cette proportion est encore plus forte chez les 55-64 ans. Inversement il y a 34% des 18-24 ans qui blâment les associations étudiantes. L’opposition est probablement beaucoup idéologique que générationnelle (gauche-droite).

Les 55 et plus veulent préserver leurs acquis, ça me semble très clair. Dommage pour eux!

À va être «rough» (peut-être qu’à passera pas la rampe, mais j’m’essaye quand même):

Les 55 ans et plus, c’est pas:

La génération qui a mis des bombes dans les boîtes à malle?

La génération qui a perpétré des enlèvements et un assassinat politique?

La génération de la Murray Hill?

La génération du samedi de la matraque?

As’t’heure y sont rendu pantouflard et pis froussard … j’espère que c’est pas le sort que l’avenir me réserve…

Regardons l’appui étudiant de près:
Il y a ceux qui finissent leurs études cette session. Ceux-là n’en ont rien à cirer que les frais augmentent.
Il y a ceux qui ont leurs études payées par leurs parents. Ceux-là n’en ont rien à cirer que les frais augmentent.
Il y a les étudiants dans des facultés (ex médecine) qui demandent ds investissements en matériel beaucoup plus onéreux. Ceux-là sont affectés par la hausse, mais quand tu as plusieurs milliers de dollars de livres à payer par session, une hausse de quelques centaines de dollars t’affecte moins. T’es donc moins porter à aller en grève (si on a une session à reprendre, faudra aussi racheter des mises à jour des manuels devenus périmés? No WAY!)
Dans une telle situation, qu’une grève soit aussi suivie tient du miracle. Il y a un réel malaise et il faut être suprêmement irresponsable pour ramener le mouvement étudiant à une poignée de bohèmes et de casseurs.

@ Francois Lemay candidat CAQ

Pas trop brillante, hier, l’idée de la CAQ de mettre les policiers dans les institutions en grève pour le retour forcé en classe pour ceux qui le veulent.

C’est carrément allumer un bâton de dynamite.

Comme l’a dit le juge Deschênes, ce n’est pas avec des injonctions qu’on règle une situation comme celle-là. C’est en négociant.

Et plus ça retarde, plus ls risques de dérapage augmentent.

Écoutez! Après 13 semaines, il y a des jeunes au bout du rouleau + des « malades mentaux anarchistes » qui profitent du cahot!

Très, très préoccupant!

On saisit que la peur domine au Québec. Nous en serions rendus là ?

Une police répressive et abusive et un gouvernement incompétent et verreux.

Mais que sommes-nous devenus ?

Un peuple soumis, couard, pleutre et informe.

Je n’ai malheureusement pas eu le temps de lire tous les commentaires. Je ne sais donc pas si quelqu’un a relevé ce que je vais indiquer avant moi, mais il me semble qu’il y a aussi une différence entre les hommes et les femmes. Ces dernières étant plus nombreuses que les hommes à blâmer de le gouvernement et moins enclines à mettre la faute sur le dos des étudiants.

Que peut-on tirer de cet écart? Je n’ai pas tout en main pour en faire l’analyse mais cela me semble aussi révélateur d’une réalité socio-économique qu’on tend peut-être à oublier. L’écart de revenue entre les hommes et les femmes qui continue à perdurer au détriment de ces dernières. Cela les rend peut-être plus sensibles aux arguments des étudiants??? C’est une simple hypothèse.

Le vrai problème n’est pas l’incapacité du gouvernement Charest à régler la crise des étudiants. C’est plutôt son grand talent à créer des crises chaque fois qu’il doit prendre des décisions importantes.

La chanson Dégénération du groupe Mes aieux traduit bien ce clivage idéalogique et générationnel. Souvenez-vous également des clauses dites « orphelines » que les syndicalistes ont eu le culot d’imposer aux plus jeunes. La solidarité et le bien commun n’on pas le même sens pour tous. Il y a quand même un groupe de grands-parents qui soutiennent les étudiants, nous ne sommes pas tous des égoistes finis, heureusement.

@ Francois Lemay candidat CAQ

Moi non plus je ne la trouve pas trop brillante votre idée de la CAQ de mettre les policiers dans les institutions en grève pour le retour forcé en classe.

Vous n’avez rien compris à ce mouvement ou quoi? C’est ce genre d’attitude qui provoque les violences sur les campus.

C’est pas des injonctions qui vont nous arrêter.

De la part d’un étudiant en grève et non en boycott.

Une société individualiste québécoise insérée dans le grand tout occidental qui ne mise que sur l’individu et un résidu de démocratie cela donne une division sociale et politique en excès.

Comme l’exprime Mark Fortier, il semble que la génération des babys boomers majoritairement a renié depuis longtemps sa révolte de jeunesse de 68-70 qui pour eux s’est quasiment terminé après le référendum de 80.

Si la pensée générationnelle n’est pas le plus grand crû de la pensée humaine, la pensée critique sur les boomers originerait des États Unis, il semblerait que la masse critique du je m’en foutisme de notre société soit suffisante pour que le clivage des générations durablement effectivement s’ajoute à tous les autres enregistrés.

C’est toujours surprenant les sondages. Je suis une femme de +55ans et je regarde mon entourage (famille, amis, voisins de même âge)et toutes ces beaux gens pensent que le gouvernement est dans l’erreur avec son attitude. Oui on se souvient des années ’70 la crise d’octobre et des manifestations pour les lois 63-101. Il est évident que certains sont dans leur petit confort et pourtant il y a tous les autres qui croient en la cause étudiante mais qui ont une santé qui prend de l’âge et qu’ils n’ont plus le dynamisme des jeunes. Derrière nos écrans, on cherche une façon de faire pour s’impliquer dans le débat mais qui ne savent juste pas comment. Pour ma part, je lis tout ce que je peux et je publie sur FaceBook pour sensibiliser ceux qui le sont moins et leur faire voir une autre facette de ce conflit. J’espère que les étudiants sortirons gagnant de cette crise et que Charest et libéraux seront battus aux prochaines élections ! Lachez pas les jeunes , vous n’avez maintenant plus rien à perdre et tout à gagner! Bravo à toutes et tous ! Nous avons une belle jeunesse qui promet !

@Carole Brodeur (no 46)
Chère Madame, vous m’enlevez les mots de la bouche de la première à la dernière ligne.

Je commence d’ailleurs à en avoir un peu marre de tous ceux et celles qui tirent à bout portant sur les 55 ans et + qui seraient responsables de tous les maux de la terre québécoise. Nous ne sommes pas tous des cruchons qui ne lisent que le JdM (quand ils savent lire!), des pleins aux as ou des demeurés vautrés devant leur tivi. On s’informe un peu partout et – oui – on sourit devant la naïveté de certains « révolutionnaires » (on en a connu bien d’autres), mais on s’inquiète bien davantage de voir certains patterns répressifs se reproduire (ça aussi, on a bien connu). On s’inquiète pour nos jeunes dans la rue, qu’on aime et admire, pas parce qu’ils menacent notre petit confort, mais parce qu’on craint la désillusion et la démobilisation qui nous ont paralysés pendant si longtemps après la réponse gouvernementale à une « insurrection appréhendée » et deux référendums perdus.

Et vous, monsieur Lisée, vous ne rendez service à personne avec vos savants montages de statistiques basés sur un maigre un panel web de 430 répondants.

Soit dit en tout respect, GB

Bon…on blâme Monsieur Charest pour tout et rien dans ce dossier, comme si c’était lui qui lançait des briques aux policiers et qui faisait sauter des bombes fumigènes dans le métro de Montréal…

Par qui le remplacer? Parce qu’en matière de candidats potentiels, les choix sont plutôt limités non?

Marois (l’opportuniste de bas étage que je compare à une guidoune)?

Ou Khadir (qui prétend sérieusement que ce sont les Libéraux qui ont posé les bombes fumigènes!)?

Ne reste que Legault…

Il serait facile de mettre fin au conflit si le gouvernement Charest faisait preuve d’humilité en retirant l’augmentation des frais de scolarité.
Revenir sur sa décision, M. Charest en sortirait grandit et ferait preuve de sagesse mais connaissant son orgueuil, il aurait de la difficulté à revenir sur son entêtement.
C’est lui qui a la clé de la solution.

Allez, M. Charest, faites le pas qui ramènerait la paix dans notre pays du Québec et après vous pourrez quitter pour une autre mission.

Sortie de crise: Le tout se réglera lors de la prochaine élection , à condition que ceux et celles qui ne sont pas d’accord avec les méthodes de Jean Charest se rende voter .

@ François 1

« Bon…on blâme Monsieur Charest pour tout et rien dans ce dossier… »

Je vois que vous estimez que M. John James Charest victime et un des plus grand premier ministre de la province de Québec.

Notre estime nous met souvent en conflit d’intérêts.

Ni les associations étudiantes, ni le gouvernement. Un sondage n’a pas plus de profondeur que celle de ses questions.

Cette crise des frais de scolarité ne serait pas arrivée si les Québécois de moins de 18 ans n’avaient pas perdu l’exercice de leur droit de vote dès la naissance peu de temps après que les citoyens du Canada l’ait obtenu de leur députés fédéraux en 1982 à l’occasion du rapatriement de la constitution.

Droit exercé par les parents le temps qu’il faut, il va sans dire, le droit étant ce qu’il est. L’affirmer, c’est poser la question et poser la question, c’est se questionner comme dirait un imitateur d’un animateur télévisuel connu.

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