Exit Gabriel Nadeau-Dubois

 

Gabriel Nadeau-Dubois démissionne de son poste de co-porte-parole de la CLASSE.

Dans sa lettre de démission, GND, comme on l’a baptisé pendant la grève étudiante, y décline ses raisons.

«Je pars la tête haute, avec la conviction d’avoir fait mon devoir et d’avoir participé à un mouvement populaire historique», y lance-t-il.

En effet. Gabriel Nadeau-Dubois, de même que les leaders de la FEUQ et de la FECQ, ont grandement contribué à donner un «visage humain» au conflit étudiant.

La vedettisation accélérée de GND aura également aidé à attirer l’attention des médias internationaux. Ce qu’il a fait, aussi, par la clarté et la cohérence de son discours.

Parce que la CLASSE est un organisme basé sur des principes de démocratie directe, GND et ses collègues porte-parole Jeanne Reynolds et Camille Robert, ont servi une sérieuse leçon de mobilisation populaire. Une leçon comme le Québec n’en avait pas reçue depuis des lustres.

Frustrante pour les uns et incomprise par les autres, c’est pourtant cette même démocratie directe et le discours nettement plus politique de la CLASSE, qui lui auront permis de mobiliser une base qui n’a eu cesse de s’élargir tout au long du conflit.

Un conflit qui, au fil des semaines, allait muter en mouvement populaire et en crise sociale.

C’est non seulement la «marchandisation» de l’éducation qui s’y est retrouvée au banc des accusés, mais la gouvernance du Québec et la mouvance «néolibérale» dans laquelle elle s’inscrit.

Au point où ce printemps, on pouvait lire dans les pages du prestigieux quotidien britannique The Guardian – loin d’être un repaire de dangereux anarchistes – que les étudiants du Québec et leurs carrés rouges étaient devenus «le symbole de la plus puissante remise en question du néolibéralisme en Amérique du Nord». Rien de moins.

Ce mouvement social, il s’opposa aussi, et s’oppose toujours, à la «loi spéciale» du gouvernement Charest pour cause de restrictions aux libertés fondamentales d’expression, d’association et de réunion pacifique.

C’est pour cela, aussi, que des familles entières ont pris «la rue» pour frapper de la casserole. Soir après soir…

Dans sa lettre de démission, GND dit être:

plus convaincu que jamais de la nécessité de poursuivre la mobilisation entreprise dans les six derniers mois. Le climat d’ébullition politique et sociale que nous avons contribué à mettre en place au Québec doit impérativement se poursuivre dans les prochains mois et les prochaines années. Les critiques soulevées par la jeunesse québécoise ce printemps sont beaucoup trop profondes pour être réglées par une campagne électorale de 35 jours.

Ayant analysé cette grève et ce mouvement sous toutes ses coutures, je faisais la même observation en mai. Dans une chronique au Voir, je concluais en ces mots:

Et maintenant, on va où? Bien malin qui le sait avec précision. À part cette forte intuition d’une parole citoyenne appelée à percoler et essaimer pour un temps encore avant qu’elle ne puisse donner sa pleine mesure politique. Bref, on commence par se refaire la fibre progressiste. N’est-ce pas là, la principale leçon servie par la grève étudiante?

 

Le diable en personne?

GND a dérangé. Beaucoup dérangé.

Il a dérangé parce qu’il prenait beaucoup de place.

Il a dérangé parce qu’il tenait un genre de discours auquel le Québec, bercé par le confort et l’indifférence, n’était plus habitué.

Il a dérangé parce que la CLASSE a porté à bout de bras le concept de «désobéissance civile». Pourtant pacifique par définition et nature, ce concept fut trop souvent faussement représenté comme étant violent et intimidant.

Il a dérangé parce que les médias internationaux s’intéressaient à lui. Et donc, au conflit lui-même et à ses causes.

Il a dérangé parce qu’à l’instar des autres leaders étudiants, il possède une maîtrise de la langue et des idées qui en aura déstabilisé plusieurs.

Surtout, il a dérangé parce qu’il n’avait pas peur.

Pas peur des caricatures et de la diabolisation primaire dont il a fait l’objet. Fatigué, peut-être. Dégoûté, sûrement. Mais pas peureux. Pas pour un sou.

Ici et là, très publiquement, GND fut vilipendé. On lui prêta les intentions les plus sombres. On l’aura dit révolutionnaire, communiste, anarchiste, terroriste, extrémiste, et j’en passe…

Il fut la bête noire des radio-poubelles et des populistes à l’hyperbole chronique.

Le diable en personne, quoi! Un peu plus, et on aurait dit le bébé de Rosemary devenu adulte…

«Tout ce qui est excessif est insignifiant», disait Talleyrand. Peut-être bien à son époque…

Mais aujourd’hui, avec la multiplication des tribunes, l’effet répétitif des pires exagérations finit par avoir son effet sur l’opinion publique.

En avril dernier, j’écrivais des Martine Desjardins, Léo Bureau-Blouin et GND, qu’ils avaient «un discours informé, clair et éloquent. L’imagination n’est peut-être pas au pouvoir, mais elle règne dans leur enfilade étonnante de manifs et d’opérations de déstabilisation économique.»

Ils ont également réussi l’impossible: malgré les multiples tentatives du gouvernement de les diviser en isolant et diabolisant la CLASSE, ils sont restés unis. Tout le printemps. Malgré les désaccords, les tensions et l’énorme pression médiatique qu’ils subissaient jour après jour. Une belle leçon de leadership.

On peut certainement être pour ou contre la hausse des frais de scolarité, pour ou contre la grève, pour ou contre les casseroles. Pourtant, au-delà des pour et des contre, comment ne pas constater le courage, l’intelligence et la ténacité de ces jeunes leaders?

Ils ont puissamment contribué à sortir le Québec de sa torpeur. Et surtout, ils l’ont tiré du profond sommeil dans lequel il glissait aussi inexorablement que dangereusement.

Vous dérangez. Beaucoup.

Pour cela, merci. Beaucoup.

Un jour, l’histoire notera le tout pour la postérité.

Aux côtés de ses collègues de la CLASSE et des autres associations étudiantes, Gabriel Nadeau-Dubois y sera. C’est certain.

Bonne route.

***

En épilogue, merci à l’internaute Marc Gauthier de m’avoir fait remarquer sur Twitter que ce sont maintenant quatre femmes – Martine Desjardins, Éliane Laberge, Jeanne Reynolds et Camille Robert –  , qui représentent les trois principales associations étudiantes. Pour la suite des choses…

 

À LIRE AUSSI SUR L’ACTUALITÉ.COM
L’article «Mon congrès de la CLASSE» >>

 

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Toutes mes félicitations pour cet article, madame Legault. Il en faut, des gens qui « dérangent », et ces trois-là ont réveillé toute une génération et un peuple tétanisés. Il me tarde de revoir GND quand tous les remous qu’il a suscités – à 22 ans, faut le faire! – se seront un peu résorbés.

Bravo à GND !

Je suis entièrement d’accord avec le contenu de sa lettre expliquant son départ.

Les trois leaders étudiants que nous avons eu la chance de connaître m’ont impressionné tout au long du printemps.

Si j’avais le choix entre un dîner avec Charest ou avec ce trio, qui croyez-vous que je préfèrerais recevoir ?

«Où ils font un désert, ils disent qu’ils ont donné la paix.»
[Tacite]

Vibrant hommage à l’engagement citoyen de notre belle jeunesse, au courage exemplaire d’un de ses représentants porte-parole, Gabriel Nadeau-Dubois, qui contre toute attente aura fait bientôt tomber un régime gouvernemental et son parrain pourris, un régime tout aussi incompétent que corrompu. Bravo à GND !!!

Madame Legault
Votre analyse de GND est émotive et partiale. Qu’attendez-vous pour faire partie de la CLASSE. Vous me décevez par votre manque d’objectivité. Votre analyse frise l’hystérie d’une groopie…
M.Nadeau

Superbe texte!!!

Comme l’as dit Jean-Pierre Gascon plus haut:

« …Gabriel Nadeau-Dubois, qui contre toute attente aura fait bientôt tomber un régime gouvernemental et son parrain pourris, un régime tout aussi incompétent que corrompu. Bravo à GND !!! »

La demission de GND doit faire mal a JCharest, il perd son bouc emissaire prefere. Ca doit encore etre une action mechament premeditee; LOL;-)

Beau texte articulé, lyrique et c’est bien agréable à lire.

Sans trop d’ironie, nous pouvons dire et sans mépris condescendant même si beaucoup de gens opposés aux mouvements étudiants sont méprisants que culturellement, sociologiquement voire par analphabétisme partiel, variable ou complet. Des Québécois et pas seulement dans la capitale, dans les régions à Montréal aussi moindrement ne suivent pas les belles idées des mouvements dont précisément la Classe.

Lorsque Normand Lester un peu trop à droite vrai mais aussi un Alex Castonguay plus nuancé s’interrogent sur les dérives possibles du trop grand militantisme de la Classe et compagnie. De ce qui regarde le résultat de l’élection et le bonheur que J.Charest peut en tirer de la contestation.

Affaibli par une affaire de filature de la SQ interrompue, M.Charest n’attend que le désordre pour retrouver le sourire et qui sait la CAQ de F.Legault pourrait en profiter, parti qui est le petit frère du PLQ.

Voilà que puis-je ajouter, quitte à passer pour un réac ou un vieux con mature, il faut regarder froidement la réalité sèche. L’élection de 1973 comme par exemple de ces libéraux majoritaires avec 100 députés élus, faut s’en souvenir après les années 1968-1972.

À moins que le sort du Québec ce ne soit 15 ans de régime libéral pour qu’un néo gouvernement de révolution tranquille nouvelle en émerge en 2018.

2018 pour un changement à Québec c’est peut être payer le prix fort.

C’est en effet une bouffée d’air frais que nous ont apportée ces trois jeunes leaders étudiant, un salutaire réveil-matin pour une population endormie, bercée par toutes ces sornettes néo-libérales si bien appliquées à brûler la planète. Il faut que ce mouvement reste vivant. Notre avenir en dépend. Merci.

Comment pouvez vous parlé de démocratie dans leur mouvement quand moins de 10% des étudiants ont voté. Les autres craignent l’intimidation. Par vos réflexions madame vous ne reniez pas vos origine péquistes.

ND, le meilleur allié de M. Charest pour le faire réélire, ce qui est train de se produire.

Merci pour cet article.

J’avoue que j’ai été grandement impressionée par ce jeune homme. Je suis chargée de cours à l’UQAM et je constate que nous avons des jeunes idéalistes qui veulent changer leur monde et j’en suis fière. Il en faut des GND au Québec pour dire tout haut ce que les gens pensent tout bas

Et moi je dis : merci et bravo GND

bravo gabriel nadeau-dubois.

les imbéciles ont le poil hérissé; tu as donc fait quelque chose de bien.

@ Guy : Je pense que même s’il n’y a que 10% des jeunes qui se sont présentés au dernier vote étudiant, on peut certainement parler de démocratie lorsqu’on regarde les procédures utilisés par les dirigeants de la CLASSE et cie!

@ M. Nadeau : À ce que je sache il s’agit ici d’un blogue et les opinions sont les bienvenues dans ce genre de chronique. Je trouve que l’expression « friser l’hystérie d’une groupie » est une exagération de la réalité, soit que cette chronique est une éloge à GND (et ses confrères) et conséquemment au mouvement étudiant.

hahaha! Cela me fait toujours rire de lire des commentaires d’internautes frustrés qui soulignent le manque d’objectivité dans un …..blog. C’est marqué en-haut…. « le blog de Josée Legault »

Cela démontre juste le niveau de frustration de certains quand quelqu’un de crédible comme Josée Legault prend le parti qui ne leur plait pas. Il faut faire preuve d’un certain recul intellectuel pour ne pas apprécier l’apport du travail de GND pour la démocratie.

@guy

Le premier libéral corrompus, M. Jean Charest est le chef d’un gouvernement qui a été élu, en 2008, avec le vote de 24% de la population inscrite sur la liste électorale…

Merci Josée de ce commentaire réfléchi. GND est un homme profond qui a tellement fait peur aux Libéraux et leurs alliés qu’ils ont senti obliger d’envoyer la police pour fesser sur la jeunesse. Il faut reconnait que ce n’est pas souvent dans l’histoire de Québec que le gouvernement avait aussi peur – la grève de l’amiante, la grève Radio-Canada sont les exemples les plus évidents. Le discours et intégrité gouvernementales sont si vide de contenu qu’ils ont évité l’échange directe et ont préféré d’envoyer la police. Désolant que notre société soit rendu si bas. Merci Gabriel, bonne chance dans les prochains étapes de ta vie. Grande merci à l’équipe de filles qui prend la relève.

Quelle farce, arretz de me faire pleurer avec cette belle poesie!

C’est un militant d’extreme gauche qui n’a pas sa place au Quebec! qu’il aille se faire cuire un oeuf a Cuba!

Il a causé assez de tort a la democratie, je lui souhaite une belle retraite a ce petit minable.

Je trouve triste et inévitable le départ de Gabriel Nadeau-Dubois.Est-cce qu’il y a quelque chose là-dessous ? J’ose croire que la mobilisation se poursuivra sous plusieurs formes mais je crois une trêve nécessaire.
Certains soirs de printemps où j’entendais ces trois jeunes, je me surprenais à penser à Pierre Bourgeault. Je crois qu’il les aurait beaucoup aimés et je suis certaine que son chouchou aurait été M. Nadeau-Dubois. Au plaisir Gabriel.

Merci Mme Legault. Très beau texte. À ceux qui disent qu’il n’y a que 10% des étudiants qui votent… SVP voir dans le dictionnaire le mot démocratie. Les absents ont toujours tord. Rarement auront on vu une tel démocratie. La vrai démocratie. Mais, vous avez le droit de ne pas comprendre.

Mme Legault,

À lire certains commentaires, certains préfèrent encore la langue de bois a un discours qui porte à la réflexion.

C’est vrai qu’il y a quelque chose de réconfortant dans la langue de bois.

Heureux sont les peuples qui enfantent des Gabriel Nadeau-Dubois, des Martine Desjardins et des Leo Bureau Blouin. Ces jeunes ont le pouvoir de faire accelerer le temps et sortir les masses de leur torpeur. Pourvu qu’ils gardent la tete sur les epaules et continuent de servir de phares durant ces temps tourmentes que traverse notre societe de consommation.

Je lis un message qui dit que cet article est émotif et partial. M Nadeau, pardonnez-moi, mais… Avez-vous prêté attention, le plus simplement du monde, à toutes les articles qui tapaient sur la tête des étudiants? Là, on peut parler d’impartialité et d’émotivité. Quand on insulte les étudiants, c’est correct, ils l’ont mérité. Quand on les complimente, voilà du mauvais journalisme, de la partialité… Prenez le temps de voir les deux côtés de la médaille, je vous en prie.

Un autre commentaire qui me titille… «Comment pouvez vous parler de démocratie alors que seulement 10% des étudiants ont votés». Je vous retourne la question au niveau du gouvernement. Si on prend en considération tous ceux qui n’ont pas voté aux dernières élections (Les abstentions, et ceux qui ne sont pas éligibles : tous les mineurs et ceux qui n’ont pas de citoyenneté) le Parti Libéral a été élu avec quelque chose semblable à 10% (et très surement moins) de la population complète du Québec. Et ça, c’est de la démocratie? Si la grève, voté DÉMOCRATIQUEMENT n’est pas reconnue, alors ce gouvernement, élu avec une aussi faible minorité du Québec, ne l’est pas plus. Je vous retourne la même question que pour M.Nadeau : Prenez le temps de voir les deux côtés. Informez-vous des chiffres. Et dites-moi quelle est la différence entre notre démocratie et la vôtre.

Cordialement,
Un étudiant de 19 ans, hautement indigné, et fier d’avoir manifesté aux côtés de Gabriel Nadea-Dubois.

À M.Guy: Aller voter est une responsabilité. Si 90% des gens faisant partie d’une association décident volontairement de ne pas participer activement en s’abstenant de voter, ça n’en fait pas moins une démocratie! Si tant d’étudiants craignent l’intimidation, c’est à leurs parents qu’il faut faire le reproche. On m’a appris à dire ce que je pense, à me respecter moi-même et à avoir confiance en moi, et force m’est de constater en observant mon entourage que c’est une minorité qui a reçu ce genre de cadeau. L’abstention de vote en association étudiante est une bonne représentation de notre société; 10% de courageux, qui portent une cause pour la collectivité, et 90% de peureux paresseux qui se cachent et attendent que le travail difficile soit fait par les autres. À victimiser ces lâches, vous n’êtes pas mieux qu’eux! Pour qu’un oiseau vole de ses propres ailes, il faut le pousser hors du nid, pas l’y confiner.

Félicitations pour votre commentaire madame Legault et heureux de vous retrouver à L’ACTUALITÉ. Comme citoyen Québécois, je suis très fier de cette faction de notre jeunesse puis de notre population qui s’est levée le printemps dernier à l’appel de nos leaders étudiants, des jeunes à l’éloquence rare et au courage exemplaire qui ont su se tenir solidaires face à un gouvernement brutal et cynique.
Quoiqu’on dise et même si nous ignorons encore les résultats de leurs actions, l’histoire se souviendra d’eux et passera aux oubliettes bien des critiques populistes et démagogues qui les ont attaqués.

Monsieur Guy, vous remettez en question la démocratie d’un vote avec un taux de participation de 10%. Qu’en est-il du taux de participation de 57% aux élections de 2008? De ce gouvernement élu majoritairement avec un taux de moins de 30% de la population?

A Guy… commnet parler de démocratie quand un gouvernement est élu par à peine 20% de la population…

Madame Legault,
Que peut-on ajouter de plus à votre article? Comme d’habitude, votre analyse est intelligente et articulée… cela nous change des chroniqueurs « dénonciateurs » de droite dont, malheureusement, les propos populistes ne reposent que sur une idéologie néolibéraliste… et cela quand ils reposent sur quelque chose, car la plupart du temps, ils ne servent qu’à mousser leur popularité. Quel dommage de ne plus vous lire dans Voir… Le Québec a besoin de personnes comme vous et comme Gabriel Nadeau-Dubois.

Gabriel, if you can’t stand the heat, get out of the kitchen!!!

Un peu faiblard le jeunôt non?

Bah…il acceptera sa bourse d’étude, retournera finalement sur les bancs d’école finir ses sciences molles si bien sûr les autres gauchistes le lui permettent, et vivra à nos crochets pour le reste de son existence.

À ceux qui crient le faible taux de participation au vote: les absents ont toujours torts. Tant pis pour ceux qui ne s’occupent pas de leurs affaires. Dans les campagmes électorales, peu importe le pourcantage du vote, il est valide et honoré.

GND fut le bouc émissaire de la gang à Charest car il était le plus intelligent des trois représentants . Charest et Legault doivent diviser pour livrer le Québec aux Canadian et une Nation instruite s’éveille et se décolonise . Voilà ce qui dérange les colonisés fédéralistes

Dommage que tu démissionne. Tu as le talent du politicien que le Quebec a besoin j’espère entendre parler de toi encore…. pour mettre de l’ordre et de l’intégrité dans notre société ca prend des nerfs…..Merci de ce bout de chemin parcouru.

Ces brillants jeunes sont les leaders d’un demain plus proche qu’on pense. Que faisait René Lévesque à 21 ans? Ils réussiront sûrement à diminuer le nombre de ces Québécois manipulés par tous ces « radio-poubelles et populistes à l’hyperbole chronique » comme vous dites si justement et qui ont déjà commencé ici à attaquer si bassement une des meilleures analystes que nous avons au Québec. On n’a pas à être partisan pour apprécier ls justesse des propos de Josée Legault.

Le personnage est devenu plus gros et grand que nature. Pourquoi? Parce que beaucoup dorment et que tout à coup se sont réveillés. Certains ont pris la rue, d’autres retrouvant des élans de jeunesse ou carrément ne comprennent pas parce qu’ils ne comprendront jamais.

Ce qu’il a fait c’est d’articuler un message fort simple. Cessons de gober et revendiquons pour nous les étudiants. Bien sûr qu’il a joué le rôle de l’activiste (du méchant) alors que ses 2 acolytes ont joué le rôle des modérés (des bons), reste qu’il en faut des gens plus réactionnaires sinon plusieurs seraient restés sagement à la maison.

Reste qu’il a encré dans notre mémoire que même à cet âge, il est possible d’articuler un discours qui rejoint toute la population. Qu’on peut exprimer nos besoins tout en impliquant toute une société.Certes il a provoqué et enflammé mais faut-il s’en scandalisé pour autant. Pas du tout et grand bien car beaucoup de »vieux »(comme moi) l’on suivi avec bonheur.

J’ose croire que nous le reverrons bientôt souhaitons le, porter un autre chapeau.

Félicitation Madame Legault pour ce bel article.J’admire ce jeune homme (debout)et surtout très intelligent.
Ceux qui l’on dénigré depuis le début du conflit étudiant sont les mêmes incultes qui vous critique.
Ils écoutent T,V,A et les radios poubelle et lisent le journal de Montréal.
Ils ne faut pas trop leur en demander.

Bravo pour cet article et à GND. Les jeunes leadiers étudiants m’ont redonné espoir dans l’avenir et la politique.

Je ne croyais pas revoir de mon vivant les successeurs spirituels des Claude Charon, lideur étudiant à son époque, et Pierre Bourgaut l’homme à la bouche d’or.

Le potentiel est là. Et, en prime, il y a avec eux, d’autres figures promettantes à la tête des associations d’étudiants. Si vous voulez parler d’un problème, confiez cette tâche à un homme. Si vous voulez résoudre un problème, confiez cette mission à une femme. Il y en a quatre…

La richesse d’une nation est son peuple. Nous venons de frapper un filon riche de promesses. Les Néo-consservateurs n’ont qu’à bien se tenir. Ça va brasser. 🙂

Cela dit, je soupçonne M. GDN d’avoir donné sa démission sous les pressions des instances du PQ. En tant que chef de la CLASSE, il offrait une cible trop facile, trop invitante au PLQ. En s’en éloignant quelque peu, il devient plus difficile de le viser.

La manoeuvre est grosse mais efficace. Je suis tout de même étonné qu’il ait cédé aux pressions purement électoralistes. Peut-être lui a-t-on promis un poste important, après les élections, si le parti prend le pouvoir… Les personnes ambitieuses se font facilement manipuler.

Je souhaite un débat d’idées et je souhaite que l’on réduise en lambeaux, en charpie, la philosophie Néo-con. Taïaut!

@ Gilles Bousquet

Si votre raisonnement venait à se confirmer, nous devrions admettre que les citoyens préfèrent la mafia à la jeunesse.

Alors je crois que les étudiants font un bon choix quand ils décident de ne pas alimenter la stratégie libérale de Charest : diaboliser les étudiants afin de garder le pouvoir.

Ainsi, leur retour en classe ;-), envoie le message suivant à la population : «Il est faux de prétendre que les étudiants sont un danger pour la société. Le plus grand danger pour la population québécoise c’est le gouvernement corrompu de Charest.»

«Si tu te fais ver de terre, ne te surprend pas si l’on t’écrase d’un pied»
[Emmanuel Kant]

Bien d’accord, il en faut des jeunes qui dérangent. Il nous faut du courage qui ne se laisse pas démonter par le cynisme et la haine de ceux bien assis confortablement sur le fauteuil d’argent que la révolution tranquille leur a amené, mais qu’ils refusent maintenant à la prochaine génération, sous prétexte qu’il faut maintenant être responsable. Justement, être «responsable»,c’est vouloir réformer ce système pourri à bien des égards. Réformer, ça ne veut pas dire de tout jeter par terre. Non, il peut y avoir du bon dans notre système économique et socoiété moderne. Il est question de dépoussiérer, et de recentrer le projet sur l’humain. Voilà la seule «responsabilité» acceptable en 2012, après trop d’années centrées sur le «tout au capital».

Gabriel Nadeau Dubois,

C’est une nouvelle figure montante qui incarne le renouveau et le questionnement dynamique et pertinent de vieilles institutions qui ont le bras souvent plus longs qu’il n’y paraît.

C’est notoire, les québécois ont plus de goût pour les victimes que pour les héros (séquelle de peuple conquis…encore). Ces jeunes leaders, au lieu de cautionner tacitement les iniquités néolibérales, ont eu le courage de remettre en question les engrenages «mystérieux» d’un organe gouvernemental qui s’est étendu à plusieurs autres domaines. Ils ont tenu tête à toute la BULLSHIT qu’un gouvernement corrompu jusqu’à la moëlle leur servait quotidiennement pour les endormir et les discréditer.

Merci de nous avoir donné l’heure juste, d’être resté debout pour nos convictions, d’avoir osé dire «NON» et d’avoir maintenu ce refus symbolique même quand certains soutiens vacillaient.

En conclusion, s’il n’est pas plaisant de «sortir une tête d’autruche de son trou et lui coller une gifle pour la réveiller, lui montrer ce qu’elle ne veut voir, votre initiative tombait à point; c’était plus que nécessaire.

Commentaire # 8 guy

«Comment pouvez vous parlé de démocratie dans leur mouvement quand moins de 10% des étudiants ont voté. Les autres craignent l’intimidation.»

C’est le genre de commentaires qu’on pouvait lire sur différents blogues et sites de nouvelles comme Radio-Canada, suite au vote des Services Sociales de l’U.de M..

Trois collèges ont voté pour un retour en classe avec des taux de participation pour André-Laurendeau de 6%, Saint-jérôme de 7% et Valleyfield 35%. Votes à main levée pour au moins les deux premiers.

Curieusement, je cherche des commentaires négatifs sur le taux de participation, le manque de démocratie, le vote secret, l’intimidation, les assemblées dirigées etc.. Rien, mutisme total!

«La plus grande révélation est le silence. »
de Lao-Tseu

Bonjour,

Et bien, si voter pouvait changer quelque chose, ce serait tout simplement illégal mes Ti Pit….. Au plaisir, John Bull.

Va-t-on, par sondages interposés, nous faire croire que tout cela fut en vain? Comme dans la chanson de B.B On a rangé les vacances dans des valises en cartons, c’est bien triste quand on pense à la saison…de l’espoir Le poids médiatique qui tangue depuis le début des élections à écraser ces magnifiques bulles et à effacer du tableau les casseroles, et ceux qui les ont fait chanter..ne doit pas avec des mirages qui doivent tout à l’image,nous désenchanter.

Bonjour

Je n’écoute pas souvent les nouvelles. Je préfère lire et me donner du temps pour séparer l’enrobage de son contenu. Ben souvent, il ne reste pas grand chose. J’ai pourtant écouté les propos de Gabriel Nadeau-Dubois, avant de m’intéresser aux deux autres leaders Léo et Martine. Son regard et ses propos se conjugaient dans un tout cohérent: la fierté et la clarté des concepts . Sans fièvre anarchique. Juste la foi et la confiance de se savoir apte à défendre avec acharnement les principes fondamentaux de la démocratie (loin de la voie de la facilité qu’on prête aux jeunes supposément » gâtés pourris » qui ne veulent rien payer pour ce qu’ils veulent acquérir…), et de pouvoir la faire valoir face aux autres, sans peur de se sentir amoindri par par la récupération, les campagnes de salissage et les détournements d’intention. Lorsqu’on se sait assez articulé pour vulgariser des idées sous tous les angles des projecteurs médiatiques et qu’on a que 20 ans, on peut difficilement douter de la puissance des idées et des rêves qui alimentent son porte-parole! Cette foi vacille en nous. Le choix est clair; il vaut mieux tasser l’allumeur de réverbères que de déstabiliser notre statut quo. Ce qui me donne maintenant de l’espoir,c’est qu’il ne soit plus aussi confortable, à la lumière des faits!

@John Bull # 41

« si voter pouvait changer quelque chose, ce serait tout simplement illégal » Ce n’est pas de vous, n’est-ce pas ?

Par honnêteté intellectuelle pour son auteure :
« If voting changed anything, they’d make it illegal » Emma Goldman

Très belle analyse madame Legault. Merci. Maintenant faut vraiment espérer que l’élection ne fasse pas écran et que le mouvement populaire de conscientisation et de questionnement sur l’éthique et l’équité de notre société se propage davantage.
Ce ne sera pas facile, il revient à chacun de ceux qui croient toujours à l’éthique, l’équité et à la vrai démocratie de parler malgré les inconforts que ça peut créer

Je salue le courage et la détermination de ce jeune leader. Il est un exemple à suivre. Et, je déplore le fait qu’on l’ait démonisé; cela reflète combien la pensée est souvent sclérosée chez un trop grand nombre de québécois.
Continue Gabriel, la jeunesse c’est-à-dire « l’avenir » est avec toi.
Une jeune de coeur est avec toi,
Monica

Je lui souhaite de manger beaucoup de saumon et de saumone, de thon et de thone, de brochet et de brochette, afin de rester en santé et ne pas avoir à visiter le médecin et la médecine, le pharmacien et la pharmacienne avant de faire ses discours prolixes et verbeux devant des étudiants et étudiantes, des électeurs et électrices ou des citoyens et citoyennes.

Bonjour.Bravo pour tous ces commentaires.Cependant je ne peux m’empêcher de poser cette question:Comment peut-on changer les choses si on ne s’ENGAGE pas publiquement pour un parti politique qui représente le plus nos idées politiques ou qu’on ne fonde pas son propre parti?
Si j’évalue un peu le bonhomme ,ce cher Gabriel Nadeau Dubois,je le verrais très bien chez un parti fusionné de l’Option nationale et de Québec Solidaire. Comme cela n’existe pas encore il drevait travailler dans ce sens.Selon moi, ce serait la meilleure façon de participer au progrès de la société québécoise après sa très grande contribution au Réveil Québécois de ce printemps. pour discusions: @phytrailliste

Pauvre de nous alors, c’est Anne-Marie qui doit avoir beaucoup de peine de perdre son invité chou-chou à Radio-Canada!

Personne ne trouve étrange de le voir quitter à quelques jours des élections ? Ses excuses sont mensongères, tout comme le furent ses affirmations devant la Régie du logement. Il n’a été qu’une étoile filante manipulatrice et indigne de confiance. La CLASSÉ aurait du s’en débarasser bien avant. Son caractère a affecté ses objectifs.

Merci Mme Legault de continuer à analyser avec talent les enjeux de notre Printemps québécois qui, bien évidemment, fait déjà partie de notre histoire.

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