Exporter la discrimination

 Toutes les grandes religions sont mysogines. (Image: CreativeCommons)
Toutes les grandes religions sont misogynes. (Image: CreativeCommons)

Bon, c’est entendu. Un musulman ou un juif orthodoxe, et pourquoi pas un chrétien sectaire, peut refuser de se faire servir par une femme dans un service gouvernemental québécois, pour peu qu’il veuille bien attendre qu’un employé masculin soit disponible.

C’est sa liberté de religion à l’œuvre. Et c’est le thème du numéro de L’actualité qui arrive en kiosque. (Voir notamment « Manifeste d’une salope », l’édito de Carole Beaulieu, qui vous suggère de venir poursuivre le débat en ajoutant vos commentaires à la suite de ce texte-ci.)

Mais pourquoi singulariser ainsi cette liberté ? Bien d’autres droits et libertés devraient, logiquement, aspirer à l’égalité de traitement. Prenez la liberté d’association. Vous êtes membres d’un groupe d’extrême droite qui estime que les noirs ne sont pas aussi intelligents que les blancs. (Vous êtes peut-être aussi psychologue, mais ce n’est pas indispensable.) À la SAAQ – et pourquoi pas à la SAQ – vous refusez d’être servi par un noir et attendez qu’un blanc devienne disponible. La commission des droits et libertés vous accueillera-t-elle à bras ouverts ?

Il y la liberté de conscience aussi. Sans jamais faire d’appel à la haine, vous avez le droit d’être raciste, sexiste, antisémite. Et si vous refusez que le fonctionnaire Cohen ou El-Mezaoui prenne vos renseignements à l’État civil ? Ou qu’une femme, même blanche, traite votre dossier ? Serez-vous couvert dans ce choix par les ministres du gouvernement Charest ?

Ayons une pensée pour Pierre Falardeau. A titre de Patriote de l’année, aurait-il pu refuser de se faire servir par le fonctionnaire Ross ou Trent, même si ces derniers sont bilingues, car en toute conscience il pense (à tort) que seuls des CFs devraient travailler pour l’État québécois ? Feu Falardeau aurait attendu le prochain fonctionnaire québécois de souche disponible.

Il y a d’ailleurs, quand on y pense, de nombreuses et utiles applications à la nouvelle norme de l’accommodement raisonnable. Moi, par exemple, je suis – très sincèrement – favorable aux programmes d’accès à l’égalité pour les minorités visibles dans les services de l’État. Supposons que j’en devienne militant dans une association en bonne et due forme. Un policier m’arrête pour excès de vitesse ?  « Monsieur l’agent, vous êtes blanc. J’attendrai qu’un policier membre d’une minorité soit disponible pour lui montrer mon permis et ma preuve d’assurance. » Doutez-vous de sa réaction ? Encore mieux si c’est un fonctionnaire du Revenu qui se présente pour faire un audit. J’attendrai, pourrais-je dire, le prochain fonctionnaire juif orthodoxe disponible, de préférence gai. (Un sous-groupe affreusement sous-représenté.)

Trêve de fantaisies. Aucune de ces prétentions ne serait jugée recevable, n’ouvrirait droit à un accommodement. Chacune de ces demandes serait déclarée déraisonnable, avec raison. La différence est nette : il n’y a pas de réelle égalité entre les droits, contrairement à ce qu’en disent mes amis juristes.  L’égalité entre les droits, c’est un vœu, un idéal. Cependant les tribunaux, habités par des humains en chair et en os, ont, au Canada et dans plusieurs pays adeptes du multiculturalisme, établi une hiérarchie entre les droits.

Elle s’exprime comme suit : tous les droits sont égaux, mais seule la liberté religieuse a le droit d’exporter ses principes internes de discrimination dans le reste de la société. On le sait, toutes les grandes religions sont misogynes, la question est de savoir si sa misogynie est hard ou soft.  Les variantes sont nombreuses. Bien comprise, la liberté de religion signifie qu’à l’intérieur du temple, de la synagogue, de l’église, de la mosquée, cette discrimination peut s’épanouir sans que l’État puisse intervenir, puisse donc y exporter l’égalité des sexes inscrite dans ses chartes des droits.

A mon avis, dès franchie la porte du temple, vers la rue, ce droit à la discrimination devrait s’éteindre. Mais nos juges ont décidé que non. La société entière, qu’elle soit laïque, égalitaire, multiconfessionnelle, doit internaliser la volonté religieuse discriminatoire, dans la mesure où le changement de comportement requis n’est pas déraisonnable.

Ce n’est pas le religieux au comportement discriminatoire (ici, sexiste) qui doit s’accommoder de la société égalitaire qui l’entoure.  Voilà pourtant le principe qu’il faudrait adopter. Sorti du temple, les religieux devraient s’accommoder du caractère non-discriminatoire de la société, sauf si c’est déraisonnable. Quand est-ce déraisonnable ? On ne connaît guère qu’un cas, celui ou un ou une religieux(se) pratiquant(e) reçoit des soins médicaux intimes. Là, qu’on attende le prochain infirmier ou infirmière disponible, c’est compréhensible. On n’est pas des intégristes de la laïcité…

On nous dit que ce n’est pas si grave, de laisser les musulmans ou les juifs orthodoxes (enfin, seule l’infime minorité de musulmans ou de juifs qui insistent sur ce point) renvoyer la fonctionnaire en attendant le mâle suivant. Il y a toujours un mâle suivant. Mais oui, c’est grave. C’est grave, non seulement pour le signal d’inégalité envoyé à la fonctionnaire qui essuie, personnellement, la rebuffade. Mais aussi pour le signal envoyé par l’État que son engagement égalitaire est malléable, poreux, hésitant.  Grave aussi pour le signal envoyé par l’État que l’égalité des sexes lui-même est un principe qui peut, qui doit, s’incliner devant d’autres droits.

Ensuite, on n’a pas testé les limites du « on a toujours moyen de moyenner ». Pourquoi le chrétien ne refuserait-il pas d’être servi par un musulman, en attendant le prochain chrétien disponible ? Dans les faits, c’est très facile à organiser. Il y a toujours un prochain chrétien disponible. Et un prochain juif disponible à Côte-Saint-Luc.  Ou au Jewish.

Lorsque j’étais étudiant en droit, à l’UQAM, en 1977, l’alors chef de la législation à Québec, Daniel Jacoby (qui deviendrait ensuite Ombudsman) venait nous expliquer le détail de la fabrication de lois récentes. « Ce nouvel article de loi, expliqua-t-il un jour, est complètement redondant avec un autre article préexistant de la même loi. » Pourquoi l’avoir ajouté, avons-nous demandé ? « Parce que le juge X de tel tribunal n’arrête pas de mal interpréter l’article préexistant. Alors on le répète, pour lui. »

Au fond, la revendication actuelle d’établir une hiérarchie qui donnerait à l’égalité des sexes une prédominance sur la liberté de religion est un message envoyé non au Droit, mais aux juges. Vous avez mal fait votre travail. Vous avez mal interprété notre volonté. Alors on le répète, pour vous !

***

Le sujet vous intéresse ? Voyez les autres articles dans le magazine et sur le site, réagissez en envoyant un commentaire ou consultez le livre Nous, de notre blogueur, toujours en librairie.

Les commentaires sont fermés.

L’entorse de M. Charest concernant les fonctionnaires ne vise pas à établir un point de droit. Il vise à discréditer l’opposition en martelant le thème des racistes et des sectaires. Il aura l’occasion de provoquer des déchirements de chemises chez ses adversaires et jouer à l’homme tolérant même si, à la base, l’idée de permettre cette discrimination est une aberration.
Jean Charest le sait très bien mais il estime que le nombre de cas, minimes pour l’instant, comporte peu de dommages réels à l’appareil de l’état. Sur le plan politique, c’est une autre histoire.
Rappelez-vous que tous ceux qu’il convainc vont voter PLQ sans regarder son programme, sans se préoccuper de ses histoires de corruption ou de ses réalisations. Personne ne veut s’associer à un parti raciste. Sa stratégie de maintient au pouvoir tourne donc autour de ce seul concept. Ses interventions à l’assemblée nationale (qui évitent les questions en revenant sur le « séparatisme » du PQ), son utilisation de LA phrase de Jacques Parizeau (qui n’est pourtant plus chef du PQ depuis 15 ans), sa récupération des propos de Nicolas Sarkozy, sa commission Bouchard-Taylor(pour un problème essentiellement factice), même le détournement de votre discours, Monsieur Lisée, sur le NOUS inclusif… TOUT tourne autour de cette idée: associer le PQ au racisme et à l’intolérance.
Une idée en l’air: pourquoi pas un regroupement de femmes musulmanes qui proteste? Il y en a bien qui voudraient être fonctionnaires, non? Ce serait bien de voir Jean Charest pris à contrepied dans une de ses magouilles.
Quand on utilise une stratégie à outrance, à un moment donné, faut s’ajuster!

La jurisprudence créant l’obligation d’accommoder raisonnablement, injecte une sérieuse dose de subjectivité dans l’assujettissement à une règle juridique, ce qui d’une part discrédite les arbitres, et d’autre part, ce qui peut dériver carrément vers un perpétuel «droit à la désobéissance civile».

Ce qui suit est un copier/coller que j’ai tiré
de Wikipédia : http://www.eruditus.info/wiki/index.php?title=Religion

«Ensemble des rapports qui relient l’homme à Dieu. Le mot « religion » est d’origine chrétienne en effet on entend par ce mot tous les comportements exclusivement chrétiens vis à vis de Dieu. Ce terme de religion n’est donc pas neutre il traduit une certaine attitude, un certain comportement au niveau du sacré.

L’éthymologie du mot « religion » est incertainte. Deux sens peuvent lui être attribué :

au temps des philosophes latins Tertullien, Lucrèce, ou encore Lactance le mot « religion » était perçu comme un mot ayant pour éthymologie LIGARE /RELIGARE signifiant lier/relier. Ce premier sens insistant sur les liens des personnes, l’aspect collectif du phénomène religieux.
dans un deuxième sens, sens que l’on retrouve chez le philosophe Cicéron notamment la « religion » viendrait de LIGERE/RELIGERE signifiant cueillir/recueillir et qui va donner chez les Chrétiens la notion de recueillement. Ici on insiste donc sur l’expérience intime, intérieure et solitaire du phénomène religieux.
Ce terme est l’un des rares cas où l’éthymologie reste donc de côté car les deux significations énoncées sont valables et surtout complémentaires en effet l’expérience religieuse est une expérience certe intime mais celle ci se vit dans la communauté.»

Ça m’amène àa la question qui …tue!

Ya tu un chrétien qui peut m’expliquer en quoi on puisse se réclamer dela religion pour moduler nos comportements sociaux de sorte que des attitudes de pouvoir et de rejet puissent être invoquée pour perturber notablement le fonctionnement normal d’une société ? Comme cette absurdité des exemples évoqués par monsieur Lisée dans son billet.

Vous êtes favorable aux programmes d’accès à l’égalité pour les minorités visibles dans les services de l’État?

Regardez-vous la pub du gouvernement? Le % de minorités visibles dans la pub (20 à 30%) correspond en rien à la réalité (7%).
D’autre part, ces politiques, poussées à l’extrême, discriminent nos enfants, sont du racisme à l’envers.
Il y a 3 ans, à la Ville de Montréal, on a embauché 344 étudiants pour l’été. Il n’y avait pas un seul mâle blanc francophone! Not one!

Merci,
Ma journée peut commencer.J’ai ri. Vous me rassurez sur mon propre jugement en ces matières d’accomodements et vous soutenez le même point de vue que Laurent Laplante dans ‘Dieu et ses fils uniques’ (Quel titre!).
Le Québec fut longtemps une pépinière de missionnaires et d’acheteurs de petits chinois. Peut-être sommes-nous encore trop près de cet esprit intégriste pour oser le trouver repréhensible chez les autres?

CorrigéIl faut croire qu’il y a quelque chose de plus profond dans la religion que dans le racisme, le militantisme, le sexisme ou l’antisémitisme, n’est-ce-pas ? Quelque chose de positif que ces ismes n’incluent pas.

L’accusation de misogynie n’est pas fausse, mais il faut reconnaître que ce terme est utilisé de manière excessive : par exemple, pour décrire des comportements ou des habitudes séparatistes qui tiennent plus du respect et de la pudeur entre sexes que de la misogynie. Il faut reconnaître aussi qu’il y a des branches du christianisme et du judaisme qui ne sont pas misogynes : par exemple, certaines branches protestantes, le judaisme libéral, le judaisme réformé, etc, ne le sont pas…

Toute pratique d’une certaine séparation dans les tâches ou les activités n’est pas nécessairement misogyne. Sa motivation peut être bien plus le respect entre sexes que la haine ou le mépris de l’autre sexe. Il est malheureux qu’on applique le terme misogynie un peu trop largement : par exemple, à des comportement séparatistes qui ne sont pas tous motivés par la haine ou par le mépris.

31 % des prix Nobel féminins dans les sciences (en Physique, en Chimie, ou en Physiologie et Médecine) ont été remportés par des femmes juives. Il est donc assez difficile d’associer judaisme et misogynie. Le prix Nobel de littérature vous intéresse plus ? Là, c’est 17 %.

Rappelons que ceux qui ont le plus de sang sur les mains sont des gens non religieux: Hitler, Staline, Pol-Pot, Mao-Tse-Toung.

Bonjour.

Il faut faire une différence entre les personnages politiques,les idées de partis,et les idées partisanes ,pour avoir une meilleure constitution ,car dans la constitution il y a eu un amendement ,qui est la charte des droits et libertés qui assure aucune discrimination envers un homme et une femme ,ce qui détermine l’humain.

Un être humain est un être humain qui doit être en harmonie avec l’entourage autour de lui ,mais l’harmonie ( la bulle autour de lui )ne doit jamais être discriminatoire face à d’autre être humain soit par religion,la langue ,la race ,et les idéals politiques ,un être humain est un être humain point à ligne, et vive dans l’évolution de l’humain et dans une constitution il y a les nations fondatrices de ce pays et les nouveaux arrivants qui viennent intégré avec les mêmes droits et jamais en confrontation avec les autres humains sur la terre du Canada,les terres appartient à l’humain mais les terres sont encadrées par une législation constitutionnelle et tout changement ne droit pas enlever des droits mais en donner plus en concordance avec l’ensemble des humains qui habitent la même terre .

Merci M.Lisée et bonne fin journée .

Les différences entre les peuples sont culturelles et non biologiques. – Stephen Jay Gould
Chacun appelle barbarie ce qui n’est pas de son usage. – Michel de Montaigne
La croyance forte ne prouve que sa force, non pas la vérité de ce qu’on croit. – Friedrich Nietzsche

J’aime bien votre analyse, M. Lisée. Mais je ne suis pas d’accord. Je me désole du fait que certaines personnes pratiquent la discrimination. Contre les noirs, contre les femmes, contre les homosexuels, etc. Mais je ne suis pas d’accord avec votre avis sur le fait qu’une hiérarchisation des droits est actuellement à l’œuvre.

D’abord, je ne suis pas d’accord avec vous ici :

« Chacune de ces demandes serait déclarée déraisonnable, avec raison. La différence est nette : il n’y a pas de réelle égalité entre les droits »

Certaines le seraient probablement, en fait, certaines probablement sur-le-champ plutôt que devant la commission. Les plus ridicules ne seront pas accommodées parce qu’elles ne sont pas raisonnablement acceptables, pas parce qu’elles se réclament d’un droit « inférieur ». Demander un homme à la SAAQ est plutôt aisé; demander un juif orthodoxe homosexuel au ministère du Revenu l’est beaucoup moins (il n’y en a probablement aucun).

Je ne suis pas d’accord avec vous ici non plus :

« C’est grave, non seulement pour le signal d’inégalité envoyé à la fonctionnaire qui essuie, personnellement, la rebuffade. Mais aussi pour le signal envoyé par l’État que son engagement égalitaire est malléable, poreux, hésitant. Grave aussi pour le signal envoyé par l’État que l’égalité des sexes lui-même est un principe qui peut, qui doit, s’incliner devant d’autres droits. »

Est-ce que l’égalité des sexes est remise en cause ici? Les femmes s’en tirent-elles avec des droits appauvris? Je ne crois pas. À la limite, je crois que ces femmes à la SAAQ seront bien contentes de ne pas devoir servir un individu sexiste. Tout comme un noir serait bien content de ne pas avoir à servir un individu raciste.

Les exemples que vous donnez sont bons : ils montrent bien l’absurdité des accommodements si on les généralisait. Cependant, ils ne sont pas généralisés, et c’est un élément important. Les accommodements à caractères religieux, même si l’on en parle beaucoup, sont relativement peu nombreux, et ils n’impliquent généralement pas beaucoup d’ajustement pour le reste de la société (faire passer le suivant dans la file est assez facile). Tous ne sont pas nécessairement misogynes (même si certains le sont probablement). Pour les quelques cas où, effectivement, l’accommodement envoie le message que le Québec et le Canada acceptent l’intolérance, je vous demande, M. Lisée, quelle serait votre solution proposée. Dans l’exemple de la SAAQ, que feriez-vous? On interdit à ces hommes d’avoir un permis? On les oblige à se faire servir par une femme? On les poursuit en justice pour diffamation ou autre chose?

Jordan

(J’ai écrit quelques billets à propos des accommodements sur mon blogue :
http://lamargedegauche.wordpress.com/)

Bonjour M. Lisée
En effet, rien n’est jamais bien grave. C’est bien cela le drame. Les Québécois se conduisent de plus en plus en peuple vaincu. L’indifférence des montréalais lors des dernières municipales est marquant à cet égard. En ce qui regarde les accommodements raisonnables, nous nous laissons de plus en plus manipulés par les effets du multiculturalisme, une idée des pays anglo-saxons dont le Canada. Le récent jugement de la Cour Suprême? Pas grave… Jean Charest a bien joué le jeu attendu de lui par l’élite gouvernante fédéraliste: il a rouspété pour la forme, et le bon peuple, rassuré, a tout de suite passe à autres choses. Well done Johnnny!
En effet, autour de nous, dans nos familles et au travail, il y a toujours quelqu’un pour dire que, « c’est pas si grave que ça ». Réveillons-nous ciboire! Ou bien les Québécois acquiesceront au projet de souveraineté. Des luttes qui remontent à longtemps s’éteindront… Ou bien les Québécois refuseront la souveraineté. Alors, il ne nous restera plus qu’à reprendre la vieille bataille autonomiste, style ADQ… Est-il meilleur divertissement que la passion des tâches inachevées?

Monsieur Lisée,

Je trouve que vous tracez habilement la ligne entre la personne intime, ou les accomodements raisonable sont leur place et le citoyen, pour lequel aucun accomomement ne devrait être fait.

Les employés de l’état comme les policier lorsqu’ils sont en fonction n’ont ni sexe ni âge, ni religion. C’est pour cela que les derniers portent un uniforme. De plus ils n’interagissent qu’avec le citoyen et non la personne intime c’est pour ca qu’ils ne vous demanderons pas votre recette de paté chinois, mais bien votre numéro de permis ou d’assurance sociale.

Bravo.

Si le religieux juif avec les boucles refuse un service parce que le fonctionnaire est de type féminin….c’est correct. Alors qu’il se passe de ce service et qu’il aille dans un pays ou il peut être satisfait.
C’est assez les folies des accommodements.
Pas content va t’en.

@ Dr Michael Laughrea, MPhil, PhD (#6)

Si la religion est l’opium du peuple, disait un célèbre Juif d’une autre époque, faut-il en conclure que vous avez abusé de ce type d’opiciacées? À moins, bien sûr, qu’un Mphil et PhD, aussi humble soit-il, ne soit exclu juris et de jure de cette vilaine plèbe que Marx appelait « le peuple »…

J’ai bien du mal, par ailleurs, à saisir le lien entre le degré de misogynie et l’obtention d’un prix Nobel. Si les femmes indigènes qui vivent dans les forêts de l’Amazonie tardent à remporter un premier Nobel, c’est peut-être parce que les centres de recherche leur sont moins accessibles, non?

Que viennent faire dans la « démonstration » ces Staline et Pol-pot? On ne parle pas de sang sur les mains, ici. On parle de tolérance.

Or ne vous en déplaise, un hôpital laïc n’aurait pas refusé à des ambulanciers le droit de bouffer de la pizza non-cachère, comme ce fut le cas à ce Montreal Jewish General que vous connaissez bien.

Avez-vous protesté, docteur, quand le Jewish General a fait preuve d’une telle intolérance?

Et avant de terminer, est-ce une nécessité que de vous parer humblement de vos particules académiques?

Seolon Dr Michael Laughrea:

« Rappelons que ceux qui ont le plus de sang sur les mains sont des gens non religieux: Hitler, Staline, Pol-Pot, Mao-Tse-Toung. »

Il ne faudrait pas oublier les multiples croisades, où au nom de Dieu, on exterminait les incroyants. Ben Laden et Almanidejad ne ratent pas une occation de nous les rappeler. Certains ont la mémoire longue…

Excellent billet.

Depuis que j’ai commencé mes études en droit il y a trois choses qui m’ont toujours énerver dans notre droit constitutionnel canadienne: (1) la reconnaissance de « la suprématie de Dieu » dans le préambule de la loi constitutionnelle de 1982, (2) le fait que nous vivons en monarchie constitutionnel et (3) la distinction entre 2a) et 2b) dans la loi de 1982.

(1) Ce vestige historique est quant à moi, une honte. Bien que cette déclaration n’a pas de poids juridique par elle-même, l’interprétation d’une loi à la lumière de son préambule est une pratique commune et en ce sens ce bout de phrase n’a pas sa place dans l’interprétation des lois d’un société laïque.

(2) Vous savez la constitution américaine prévoit que les citoyens doivent être prêt à renverser leur gouvernement si celui-ci se trouve à devenir tyrannique et anti-démocratique. Tant qu’à moi la notion de monarchie équivaut à de la tyrannie (qu’elle soit passive, symbolique, « sur papier » ou non). Le tolérer c’est en être complice.

(3) Je ne vois pas en quoi la religion (2a)) devrait être une catégorie distincte de droit fondamental par rapport à la croyance (2b)).
Un lapin qui donne des œuf en chocolat ou un zombie cosmique qui veut que tu manges son corps, what’s the difference.

Merci!
J’ajoute votre blogue à mon flux RSS.

Monsieur Lisée,

Je vous remercie de ce billet qui exprime parfaitement ce que je pense.

Je n’ai jamais compris en quoi la liberté de religion était si souveraine aux autres. Et sans tomber dans la paranoïa, si des groupes veulent exploiter cette tendance (et le font), il y a matière à dérives sérieuses.

Je me demande souvent ce que la commisson des droits de la personne dirait si – situation totalement fictive – une personne originaire d’une petite tribu inconnue où se pratiquent encore les sacrifices humains réclamait le droit de tuer un membre de sa communauté dans le cadre d’un sacrifice, en vertu d’une croyance religieuse sincère??…

Situation extrême? J’espère que oui.

À propos de la discrimination positive dans la fonction publique, je ne partage pas votre opinion, cependant. Ces mesures ont un effet pervers désastreux, surtout dans le contexte du remplacement de un seul retraité sur deux. Les permanences étant attribuées au compte-goutte, elles le sont à des employés de « groupe cible » trois fois sur quatre. On va se ramasser déséquilibrés dans l’autre sens, et ça, c’est autant du racisme que l’autre attitude.

Je ne suis pas en mesure de la disparition totale de ces pratiques, mais de leur nuance et de leur adaptation au contexte d’une région donnée. Et qu’on n’oublie pas que si on dit que 25% de la population est d’origine étrangère, 75% est « de souche » (qu’on aime ce terme ou pas).

La discrimination et la hierarchie des droits dans cet enfer multiculturaliste sont encore plus innacceptables lorsqu’on pense que les religions qui y ont droit sont elles-mêmes sélectionnées parmis toutes les autres qui ne sont pas institutionalisées ou reconnues par on ne sait qui !

Il en va de même pour la sélections des prix Nobel, n’en déplaise à M. Laughrea.

Monsieur Lisée,

J’aime beaucoup la façon avec laquelle vous tracez la limite entre la personne intime et le citoyen public.

Vous tapez dans le mille sur ce sujet selon moi.

Toutes les grandes religions sont misogynes – votre prémisse, invoquée comme une évidence, tient-elle vraiment ? D’abord, ce groupe comprend-il les seuls monothéismes, ou faut-il leur adjoindre le bouddhisme ? Pour quelles raisons ces religions seraient-elles intrinsèquement misogynes, à la différence par exemple du polythéisme et des doctrines animistes ? La misogynie – qui désigne avant tout, suivant son étymologie, un sentiment : la haine des femmes – imprègne-t-elle vraiment de part en part, et irrémédiablement, toutes les idées caractéristiques de la pensée religieuse ? Une personne qui tient à l’égale dignité des sexes se doit-elle alors d’être athée – si oui, l’athéisme est-elle une croyance à part ou simplement l’absence de toute religion ? On n’aurait aucun mal, il est vrai, à déterrer des citations vitupérant la femme chez les plus grands auteurs chrétiens. Mais vous savez bien qu’un corpus aussi vaste peut fournir des appuis à des thèses historiques les plus diverses, sans rien établir quant au sentiment essentiel qui définit les « grandes religions » (haine de la femme ou non).

En tant qu’athée qui tient farouchement à la laïcité des institutions publiques, je dois avouer que ce raccourci m’exaspère – surtout qu’il détonne dans un blog par ailleurs très instructif et solidement argumenté…

Tout à fait d’accord avec Raphael P, sauf sur la monarchie constitutionnelle. La constitution américaine prévoit que les citoyens doivent être prêt à renverser leur gouvernement si celui-ci se trouve à devenir tyrannique et anti-démocratique pour une simple raison : les pouvoirs du président sont de facto ceux d’un monarque absolu. De jure, le président n’est pas un monarque absolu mais il faut que quelqu’un l’arrête : soit la Cour suprême ou le peuple. Le monarque dans une monarchie constitutionnelle n’a pas de pouvoirs politiques, il n’a que des pouvoirs constitutionnels. Il ne peut être un tyran. La monarchie constitutionnelle, plus jeune et plus moderne que la république américaine, est le système qui donne les meilleurs résultats quant aux développements des sociétés, et les démocraties les plus stables.

Warren peace n’a pas tort d’insinuer que 4,5 milliards d’individus vivent loin des centres de recherche, ce qui ne serait pas le cas de la plupart des juifs. Ce faisant, il se penche sur un détail pour mieux perdre de vue l’essentiel.

2 milliards de terriens vivent à proximité de centres de recherche. Sur ces 2 milliards, 1 milliard sont des femmes, et sur ce 1 milliard, 0,65 % sont des femmes juives. J’ai simplement noté que ces femmes juives n’obtiennent pas 0,65% des prix Nobel en sciences, mais 31%, c.-à-d. 50 fois plus que « prévu » si les conditions de mysogynie s’appliquaient également à tous.

Je m’étonne que, devant un tel exploit, certains cherchent à le dénigrer, ou se cherchent des voies de sortie. Exploit d’autant plus remarquable que la moitié des juives de la planète vient dans un pays qui est continuellement en guerre depuis sa recréation. Est-il si difficile de féliciter autre que soi-même, dans certains milieux québécois?

Il y a une légère naîveté qui frôle l’hypocrisie dans ce que vous présentez. Car il y a, dans la population québécoise, des gens qui vont faire la file à une caisse plus achalandé pour éviter d’être servi par une presonne de minorité visible. Il y a des parents qui sont dérangés que des hommes s’occupent d’enfants, soit en service de garde ou à l’école. Certains n’iront pas demandé à un préposé féminin des conseils sur les outils, même si ladite préposé est assignée à ce département. La différence entre le québécois mentionné dans mes exemples et ceux qui font partie des minorités mentionnés dans votre article est que ces derniers expriment tout haut ce qui les dérangent. Si le musulman, juif orthodoxe ou chrétien sectaire (pour reprendre vos mots), décidaient de rester dans la ligne d’attente et laisser passer le suivant en attendant qu’un préposé masculin soit disponible, mais qu’il le faisait en silence, serait-ce plus acceptable?

Chaque fois qu’on parle accommodements raisonnables

1) Les commentaires abondent
2) 90% sont contre.

Ca ne passe pas dans la population puisque tout le monde y ressent, à juste de titre, une injustice profonde, un mépris des Québécois.
(à noter que beaucoup d’immigrants sont aussi contre puisque eux ici y voit de la discrimination et du mépris des Québécois)

Mario Dumont l’avait bien compris. Il a d’ailleurs failli être premier ministre là-dessus.
Pendant ce temps, le grand insignifiant du PQ parlait de sortir le crucifix de l’Assemblée nationale!

NM. Lisée
Plus ça va et plus je commence à penser qu’on fait fausse route avec les accomodements raisonnables. En effet, ces accomodements créent de nouveaux droits à certaines minorités, droits qu’ils ne pourront renoncer sans conséquences à l’intérieur de leur groupe. Par exemple, si le port du voile est possible dans une école, il sera trèes difficile de ne pas le porter. Sui ce n’est pas possible, les adhérants vont alors s’accomoder.
On devrait faire des règles pour tous.
En tous cas, voilà où j’en suis.

C’est bien beau discutter sur la laïcité, mais la majorité des Québécois se sont déjà et amplement prononcés enfaveur de c’elle-ci. Nous en discuttons toujours parce que l’État québécois n’est toujours pas laïque, mais assujetti au multiculturalisme et à la charte fédérale.

Les Québécois doivent se donner un État indépendant pour pouvoir le faire laïque.

@Laughrea ; faut pas prendre tous les Québécois pour des idiots. Les juifs coupables de méfaits sont vite effacés de l’histoire juive et on s’empresse de chercher des liens juifs aussi lointains et indirects soient-ils aux gens qui obtiennent des prix et qu’on mettra bien en évidence dans tous les médias comme étant juifs, même contre leur volonté.

Nous ne vivons pas tous dans votre Hollywood.

Principe de précaution
L’objectif de toute religion et de tout chefs religieux est de répandre et de contrôler l’enseignement de son catéchisme et l’imposition de ses dogmes et de ses valeurs afin – à fin- de s’assurer la prise de pouvoir temporel le plus vaste possible, le plus total. Il y a deux conséquences différentes. Sociologique d’abord, celle qui frappe le plus les esprits d’ici, comme la discrimination sexuelle ou des lois familiales et sociales en contradiction avec les valeurs laïques du pays. L’autre, plus insidieuse et plus volontariste est politique. Elle implique une recherche de pouvoir politique sous couvert de religion. Ça démarre toujours doucement jusqu’au jour de la bascule, jusqu’au jour où le pouvoir est consolidé. Avec tout le respect dû aux croyants et croyantes de ce monothéisme très différent de celui de la culture d’ici, il faut remarquer qu’aujourd’hui l’Islam est la seule religion au pouvoir temporel dans de nombreux États. Pour les idéologies totalitaires, il reste les pays communistes, Chine Corée du Nord et Cuba. Israël est un cas similaire mais particulier et unique, État laïc sur un fondement théologique. La seule tentation des nouveaux Canadiens et Canadiennes devrait être celle de la démocratie pluraliste et laïque. Les accommodements raisonnables pour la vie publique pourraient ne concerner, avec beaucoup de circonspection, que les nouveaux arrivants et surtout arrivantes et seulement ceux-ci et celles-ci. Après, à Rome vit comme les Romains. Les immigrant(e)s rétifs à la laïcité devraient être mieux informé(e)s du pays où ils et elles ont choisi de vivre.

M. Tremblay: pour les fins de mes statistiques, est considéré comme juif celui qui a une mère juive; est considéré comme non-juif celui qui a un père juif et une mère non-juive, ou qui a 2 parents non-juifs. Fair enough? Pourais-je être plus objectif ? Est considéré comme juif, aussi, celui ou celle qui se convertit expressément au judaisme. Les Nobel expressément convertis au judaisme sont rares ; je ne connais que Christian B. Anfinsen.

En passant, je vous invite à un peu plus de politesse quand vous vous adressez aux gens.

@Michael Laughrea

Imaginez si on disait: « est considéré comme québécois celui qui a une mère québécoise »
Imaginez la réaction dans la Gazette?

Quand je dis: « est québécois qui parle français comme un Québécois », je me fais fusiller. Pourtant je vais le maintenir jusqu’à mon lit de mort.

@Docteur Laughrea

» Est-il si difficile de féliciter autre que soi-même, dans certains milieux québécois? »

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J’ai connu un certain Michael Laughrea qui, pas plus tard qu’hier, se vantait d’être plus diplômé qu’un autre – lequel n’est pourtant pas un pied de céleri. Ce même humble commentateur se vantait de s’être vu décerner la médaille de la Gouverneure générale. Est-ce cela, la capacité de « féliciter autre que soi-même »?

J’ai connu un certain Michael Laughrea qui, depuis sa conversion, est incapable de féliciter quiconque ne partage pas sa judéité. Ni un individu. Ni un groupe. Est-ce cela, la capacité de « féliciter autre que soi-même »?

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« Je m’étonne que, devant un tel exploit, certains cherchent à le dénigrer, ou se cherchent des voies de sortie. Exploit d’autant plus remarquable que la moitié des juives de la planète vient dans un pays qui est continuellement en guerre depuis sa recréation. »

Problème de sémantique, déficit des capacités cognitives, ou déficit intellectuel?

À moins que ce ne soit que basse flatterie: don’t bite the hand that feeds you!

Qu’importe.

Mettre en perspective n’est pas dénigrer. Comment l’humble détenteur d’un doctorat (Yale !!!!!) peut-il feindre de l’ignorer?

S’abstenir d’applaudir n’est pas dénigrer. Cela dit, j’ai applaudi, mais je ne répéterai pas mes applaudissements ad nauseam; d’autres s’en chargeront, n’est-ce pas?

Je dirais même que cette fixation autour de la prééminence des Juifs finit par donner la nausée…

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Un autre problème de sémantique, relié à une profonde volonté de dénigrement: INSINUER et SOULIGNER ne sont pas synonymes. Le verbe INSINUER comporte une connotation de mépris. Dont je ne vous ferai pas l’injure d’affirmer que vous l’ignoriez.

Vous écrivez que j’ai INSINUÉ que 4,5 milliards d’individus vivent loin des centres de recherche; le jupon de votre proverbial mépris dépasse de quelques mètres. Tout un exploit, chez un nain!

PS: N’étiez-vous pas au travail à 9h31, au moment où votre commentaire a été publié? C’est l’argent de mes impôts que vous utilisez pour votre propagande.

@Laughrea

Il y a autant de statistiques juives qu’il y a de juifs ! 🙂

Ils ne s’entendent sur rien, pas même sur qui est juif ! Compter des juifs c’est comme compter des anges. Anything goes !

@Marc Pérusse
Quelques questions pour commencer: est-ce que la garderie qui engage un homme change de comportement parce qu’un client n’aime pas qu’il s’occupe des enfants?
Est-ce que le supermarché change de caissier en voyant la file?
Est-ce qu’un magasin refuse de faire travailler une femme dans la section « outils »?
Les réponses risquent d’être non. Le débat n’est pas sur la préférence de telle ou telle minorité. C’est sur le comportement que doit avoir l’État qui, lui, est supposer représenter la majorité et TOUTES les minorités. Ça prend forcément une ligne mitoyenne, et toutes les constituantes de la société doivent s’en accommoder.
« Si le musulman, juif orthodoxe ou chrétien sectaire (pour reprendre vos mots), décidaient de rester dans la ligne d’attente et laisser passer le suivant en attendant qu’un préposé masculin soit disponible, mais qu’il le faisait en silence, serait-ce plus acceptable? »
IL prend la décision de passer son tour. Sa préférence ne contraint personne d’autre que lui. Alors pour votre dernière question, la réponse est clairement OUI.

Une femme demande à voir UNE gynécologue, UNE psychologue ou UNE femme médecin du secteur public.

On peut dire oui si elle est Québécoise, blanche, de tradition judéo-chrétienne ou se disant laïque/athée/théiste sans religion/agnostique. C’est normal, elle a le droit, c’est une femme et elle veut pouvoir parler à une femme de problèmes de femmes.

Si elle est Musulmane ou Juive hassidique, on pourra lui dira: « Icitte, tu es venu vivre chez les nationalistes franco-québécois. Tu prends ce qui passe, même si c’est un homme, ou tu quittes mon bel État ethno-linguistiquo-centriste au PC! »

Un homme veut pouvoir consulter UN HOMME urologue ou psychologue. Bref, si possible, choisir son clinicien. OK pour le franco-québécois faisant parti de la tyrannie majoritaire, non à celui différent de la majorité.

Pour la SAAQ, désolé, mais si le marché de l’assurance automobile et de l’évaluation des compétences sur la route étaient libéralisés, quelqu’un pourrait bien passer son examen de conduite en français, en anglais, en espagnol, en italien, en arabe ou en mandarin, avec une femme ou un homme, je suis certain que des entreprises seraient près à offrir le service à des niches particulières de personnes… en plus de probablement éliminer les fils d’attente parfois interminables à la SAAQ!

Même chose si les gens avaient le choix de leurs hôpitaux, privés ou publics.

N.B.: Avant, on disait racistes pour ceux qui détestaient et vouaient une haine plus ou moins cachée mais irrationnelle contre les gens qui n’étaient pas de la « même race ».

Aujourd’hui et depuis la 2e moitié du XIXe siècle, on doit aussi dire nationalistes pour ceux qui détestent et vouent une haine plus ou moins cachée mais toujours irrationnelle contre les gens qui ne sont pas dits de la Nation, des valeurs de la dite majorité d’un endroit.

Honte sur eux, honte à vous.

Effroyable de voir la betise des jeunes et ce que des profs activistes font au jeunes. Ainsi le nationalisme serait du racisme????? La nationalisme est un des ciments des la nation, comme la religion. Lorsque il ne restera plus de ciment la maison va vous tomber sur la tete et il commence déja a avoir des fissures!

L`Histoire entiere de l`humanité montre que tout les pays et empires multi-culturels s`effondre dans les guerres civiles ou religieuses.

La Yougoslavie, le Liban, l`empire d`Autriche-Hongrie, l`URSS, le Caucase, l`empire perse de Darius, ect , ect – Ce qui se passe dans nos pays (pas seulement au Québec) n`est que le début des tensions internes provoqué par l`arrivée massive de nouveaux groupes ethniques et de religions incompatibles avec nos valeurs religieuse a cause d`une gestion idéologique de l`immigration.

On apprend qu’un prof musulman a demandé de ne pas enseigner le vendredi. La Comm. scolaire a demandé avis à la Comm. des droits de la personne qui a jugé fort raisonnable cet accommodement. L’enseignant pourra utiliser ses jours de congé, puis des congés sans traitement. Sage décision! Excellente décision! Pour 2 raisons:
1- les parents, sachant qu’un prof clame haut et fort son appartenance religieuse pourront agir en conséquence : demander par exemple que leur enfant change de classe, demande fondée sur une autre décision de la dite commission, celle sur les le chois des examinateurs de la SAAQ.
2- tous les vendredis, les enfants auront un autre prof..

@Jean-François Trottier
Votre commentaire rejoint ma pensée, je crois que je n’ai pas bien expliqué mon point. Comme vous dites, le problème ne vient pas de celui qui demande un accommodement. Tout le monde peut demander ce qu’il veut, un peu comme Mathieu (commentaire 32) le dit. Et je suis d’accord que les institutions commerciales ou publiques n’ont pas à faire de courbette. Cependant, l’attitude demontrée par la minoritée bruyante (vs la minorité silencieuse) est qu’il faut mettre ces « étranges » au pas pour leur dire comment nous devons agir au Québec. Je crois qu’il faut arrêter d’en faire un plat et qu’il n’y a rien de grave, si quelqu’un demande d’être évalué par un homme pour son permis de conduire, de dire que dès que le prochain homme est disponible, il se fera un plaisir de fournir le service. Et contrairement à ce que M. Lisée écrit, ce n’est pas grave. Et que s’il n’y en a pas d’homme cette journée là, d’inviter le client à revenir un autre jour. Comme lorsque je vais chez mon barbier préféré et qu’il est en congé, on me demande de revenir un autre jour.

J’espère que c’est un peu plus clair.

Pardon! Mes citations ne se sont pas transmises tantôt:
Voici un autre cas soumis à la Commission des droits de la personne, trouvé dans un article de Louise Leduc dans LaPresse, et qui montre que la moralité des laïcs est traité avec moins de sérieux que celle des pratiquants religieux, malgré le fait que la liberté de religion comprend le droit d’adopter une moralité non religieuse:

-La demande: Une directrice de CPE s’est fait demander des repas sans viande pour des enfants musulmans.-

Cette demandé a été déclarée raisonnable parce que les parent n’ont pas demandé au CPE de préparer des repas spéciaux avec de la viande halal pour leurs enfants. En effet, cela me paraît une demande raisonnable dans le contexte des accommodements.

Ce qui m’a fait sursauté, c’était ce commentaire rajouté à la fin:

-Soulignons aussi que des parents végétariens ne pourraient exiger un menu végétarien. La Charte prévoit le respect des droits religieux, pas celui du végétarisme-

Pour beaucoup de végétariens, la majorité peut-être, le végétarisme est le résultat d’un choix moral, visant le respect de l’environnement et des droits des animaux. La liberté religieuse garantie par la Charte des droits protège toutes les opinions religieuses, y compris l’athéisme et l’humanisme; autrement dit, chaque citoyen a le droit de faire ses choix moraux selon des principes moraux non-religieux. Si les choix moraux laïcs ne sont pas respectés autant que les pratiques religieuses, il y a une dérive vers la discrimination.

En Grande Bretagne, un tribunal a donné une réponse intéressante sur le respect des croyances philosophiques:

http://www.time.com/time/business/article/0,8599,1936074,00.ht

Un pays a des lois et des règles a suivre, des lois et règles qui s’appliquent a tous les gens qui vivent dans ce pays, que tu sois musulman, catholique, protestant, témoin de géova, ou faisant parti d’une corporation quelconque tu dois te conformer aux règles de ton association ou religion quant tu fais parti de ces associations, mais en dehors de ça tu est un citoyen comme les autres, tu est obligé de t’arrêté a un feu rouge comme tout le monde,tu dois te conformer a toutes les lois et règlements qui permettent a ce pays de fonctionner sans anarchi.Accepte aussi les personnes qui travaille a faire fonctionner ce pays pour le mieux, docteurs, fonctionnaires, policiers, qu’il soient mâle ou femelle, ce sont des HUMAINS comme toi.A Rome on vit comme les romains comme dit le proverbe.

J’observe le débat sur les accomodements raisonnables depuis les tout premiers reportages de journalistes de faits divers.
Comme toujours, les reportages sur une minorité de cas (moins de 1% ?) sont présentés tel qu’ils favorisent des perceptions biaisées et qu’ils suscitent des peurs dans la population qu’il y ait des gens autrement plus favorisés que soi-même.
Y en a-t-il qui ont du temps à perdre à déblatérer sur ce sujet?
Les lois et règlements sont établis pour assurer l’ordre et l’épanouissement de l’ensemble des individus.
En quoi cela dérange-t-il qu’une personne demande un accomodement pour satisfaire son besoin, ses valeurs ou ses croyances? N’est-ce pas un sujet privé entre cette personne et le service publique en question?
L’égalité des droits veut-elle dire abolition des préférences personnelles et rigidité des services publiques?
Arrêtons de nous comporter comme des immatures puériles qui donnent l’impression qu’on est défavorisé pcq l’autre obtient quelque chose différent conforme à ses aspirations!
La règle devrait être: nous sommes tous égaux en droits, mais nous sommes tous différents en valeurs et besoins; si je peux avoir un accomodement raisonnable, dans la mesure du possible, pourquoi pas? Sinon, j’attendrai une autre occasion ou je m’adapterai…
Y a-t-il quelqu’un de brimé avec une telle règle?

Il me semble que le problème des accommodements tient au fait que nos juristes refusent d’établir une hiérarchie des droits. À titre d’exemple, certains « religieux » prétendent voir leurs droits lésés s’ils doivent se faire servir par une femme. Ainsi sous le couvert de principes « religieux » une personne se donne le droit de faire de la discrimination basée sur le « sexe » d’une autre personne. À mon avis, la discrimination à l’encontre de la femme est de nature plus grave que celle subie par le religieux. En indiquant clairement que l’égalité des sexes est un principe « fondamental » et non négociable de notre société, la question serait résolue. Le respect de certains droits « particuliers » comme les droits religieux, ne devrait jamais entraîner le non-respect de droits fondamentaux d’autres individus. Le fait que nos gouvernements refusent de légiférer en ce sens, indique un certain manque de courage politique.

Les accommodements sont affaires de droits, de culture et de respect. En matière de droit, la Charte de P.-E. Trudeau visait la sauvegarde des libertés individuelles mais pas l’empiètement de ces libertés sur les autres personnes et les institutions de notre pays, notamment en tant que pays d’accueil. La liberté de religion assure que chacun puisse pratiquer sa religion sans être l’objet de rejet, harcèlement ou persécution; pas que chaque détail d’une pratique religieuse étroitement imbriquée dans tous lers aspects de la vie personnelle et sociale puisse être imposée à l’entourage et aux institutions. Les honorables juges de la Cour Suprême en ont fait une interprétation beaucoup trop large qui dépasse les intentions du législateur. Une affaire de culture: il m’apparaît très déraisonnable que la culture d’une population doivent renoncer à sa nature propre et se défigurer pour accommoder des partiques fondamentalement contre ses valeurs et son identité. Question de respect parce que notre tolérance est essentiellement perçue comme une faiblesse par les revendicateurs d’accommodement, faiblesse qu’ils exploitent pour établir leurs propres culture et valeurs sans aucun respect pour les nôtres. Aux revendicateurs d’accommodement, je dis: vous pouvez pratiquer votre religion chez vous, dans les temples que vous construirez (avec les permis requis), dans la rue même, mais dans les limites du respect intégral des valeurs de notre pays; pour moi, d’accommodement il n’y aurait pas.

« C’est bien beau discuter sur la laïcité, mais la majorité des Québécois se sont déjà et amplement prononcés en faveur de celle-ci » écrit le citoyen Gébé Tremblay.

Ouais, mais ils veulent un crucifix à l’Assemblée nationale. Le laïcisme de carnaval que voilà !

Le principe de la neutralité laïque de l’État, qui seul peut à terme assurer la concorde entre les différentes formes que prend la vie spirituelle des citoyens, ne peut évidemment avoir de sens et être accepté que si tous les cultes sont logés à la même enseigne. Ce n’est pas parce qu’un symbole est devenu AUSSI un symbole culturel qu’il cesse d’être un symbole religieux pour autant. Donc, les Québécois qui « se prononcent amplement en faveur du laïcisme », dont je suis, doivent faire preuve d’un minimum de cohérence et déplacer ce crucifix (par ailleurs magnifique, mais introduit par Duplessis dans les années 30) dans une salle attenante à l’Assemblée nationale, le plus près possible de la Chambre si vous y tenez, mais pas dans l’Assemblée elle-même.

Autrement, comment voulez-vous qu’on prenne au sérieux une seconde ce laïcisme à la québécoise ? C’est bien simple, on se croirait dans un sketch de comédie à l’italienne genre « Les Monstres » ou « Les Nouveaux monstres » : voici qu’à la Chambre, trois types ou typesses du PLQ, du PQ et de l’ADQ prononcent à tour de rôle un discours pour dire combien ils sont attachés au laïcisme et au principe de séparation de l’Église et de l’État. Et à la fin, punch : la caméra recule et on voit le crucifix bien en évidence au-dessus de leur tête !

Non franchement, ce n’est pas sérieux…

Messieurs Pérusse(35), Jules B. (40) et autres, il me semble au contraire évident que «cela est grave» qu’une personne demande à être servie par un homme plutôt que par une femme et que nombres d’accomodements, s’ils comportent de la discrimination, sont une pente glissante. Il me semble aussi que les exemples, bien que farfelus, de Monsieur Lisée soient éloquents à cet égard. On pourrait en imaginer des milliers d’autres. Vous me permettrez de noter au passage que cette tolérance que vous présentez à l’égard d’une telle discrimination envers les femmes ne vient évidemment PAS d’une femme, mais bien d’hommes. Comme Monsieur Lisée le souligne aussi, toutes les religions sont discriminatoires envers les femmes. Mais qu’en serait-il, messieurs, si une religion, la mienne par exemple, considérait l’homme comme un être inférieur et que je refusais, en vertu de ce principe, d’être servie par vous par exemple. Cela ne serait-il pas grave? Et encore, disons que les vieux (car l’euphémisme «personnes âgées» ne nous paraît pas nécessaire) sont, toujours selon ma religion, des êtres inutiles qui pèsent sur la société et qu’on devrait laisser mourir tel que le veut la nature, et supposons que vous avez 60 ans, messieurs, car si vous ne l’avez pas je vous l’annonce vous l’aurez un jour croyez-moi, et que je refuse d’être servie par vous car je prétends que vous ne devriez pas travailler (c’est-à-dire que je vous refuse ce droit), croirez-vous toujours que cela n’est pas grave? Diriez-vous que ma religion ne vaudrait pas celle d’un musulman ou d’un juif? Non, vous n’oseriez pas, car les croyances ne se discutent pas n’est-ce pas?
Sachez que c’est une grande déception que de constater le peu d’importance que vous accordez aux droits des femmes, des droits acquis durement, encore fragiles et encore refusés à de nombreuses femmes dans le monde. C’est avec inquiétude que je vous lis, messieurs. Et sachez que dans ma religion à moi, celui qui ne reconnaît pas le droit de l’un à travailler et à être respecté ne doit pas non plus se voir accorder ce même droit…

Ce débat sur les accomodements, bien que parfois gonflé par une couverture médiatique peut-être un peu trop alarmiste, est un débat en réalité très délicat et que l’on ne peut ainsi repousser du revers de la main.
Je ne souhaite pas développer ici un essai entier sur la question ni ne prétend pouvoir la résoudre, cependant je crois qu’il faille se souvenir que nos droits ne sont pas des biens futiles ni ne sont jamais entièrement acquis et qu’il importe de réfléchir à leur sens et à la façon dont nous les interprétons et les protégeons.
J’ajouterais seulement encore que la religion ne doit pas, ne peut pas avoir priorité sur d’autres droits: 1) parce qu’alors ce serait de dire que les croyants ont prédominance sur l’athée, ce qui ne se justifie d’aucune façon et porte préjudice à une part grandissante de la population; 2) parce que c’est supposer qu’une religion a plus de valeur qu’une philosophie (considérer l’exemple fort intéressant apporté par Monsieur Waller(37)); 3) parce que la religion sera toujours un sujet de division, alors que nos lois et droits doivent permettre la cohésion et la paix sociale.