Facal II réplique à Lisée II en citant Lisée I — Vous nous suivez ?

Je vous parlais la semaine dernière sur ce blogue de l’évolution (fulgurante) de la pensée de Joseph Facal au sujet de la souveraineté.

Facal II m'écrit et me traite de Lisée II !
Facal II m'écrit et me traite de Lisée II !

Ce lundi, Joseph m’a répondu dans une chronique appelée «Le poids des mots». C’est ce qu’on appelle un débat. Vif, mais courtois, comme Joseph et moi les aimons.

Alors je réponds à sa réponse:

On accuse parfois le Québec de n’avoir pas assez de débats. J’en vois au contraire partout, et je suis heureux de participer à celui que nous avons ouvert, Joseph Facal et moi, sur l’avenir de la souveraineté.

Dans mon blogue, j’ai mis en contradiction les positions de Joseph telle qu’exprimées dans son livre publié en janvier et dans des chroniques du printemps– Facal I – et celles, inverses, dont il nous a informés en septembre.

En bref : pour Facal I, la faiblesse de la souveraineté dans les sondages donne « une fausse impression de congélation ». Il n’y a, poursuit-il, « aucune raison logique de renoncer » au projet car « l’avenir reste ouvert ». Facal II écrit au contraire que le projet est « trop faible pour penser qu’on y parviendra dans un avenir proche ».

Facal II conclut maintenant qu’il faut parler de santé, d’éducation, d’endettement, car « c’est sur ces fronts que notre peuple attend une action politique vigoureuse et immédiate », plutôt que sur la question nationale. Pourtant,  Facal I semblait sur de lui en écrivant en janvier que « la question nationale n’est pas un problème à côté des autres problèmes, mais une problématique qui les traverse presque tous […]. Prétendre le contraire, c’est ne rien comprendre ou faire semblant. » Ouch!

Il a changé d’avis, c’est son droit. Mais je trouve Facal I plus convaincant que Facal II. Joseph a répondu avec beaucoup d’esprit dans sa chronique de ce lundi qu’il existait aussi un Lisée I et un Lisée II. Il a cité comme suit mon livre de 2000, Sortie de secours: Lisée I

« proposait de tenir un référendum sur les besoins pressants du Québec plutôt que sur la souveraineté. Après un OUI majoritaire, expliquait-il, des négociations s’enclencheraient avec Ottawa. Si Ottawa refusait de céder, le ressac pourrait relancer l’option souverainiste. Et si Ottawa acceptait ? Le Québec devrait alors, selon lui, signer cette constitution canadienne bonifiée.

Les souverainistes admettraient du coup que «les conditions d’un référendum gagnant sur la souveraineté ne seront pas réunies de sitôt. Une autre génération, peut-être, dans un autre contexte, voudra franchir ce pas».

C’est exact. Mais contrairement à Joseph qui propose de mettre au rancart la question nationale, je proposais d’y faire directement face par ce référendum sur les besoins du Québec. Si Ottawa acceptait, alors le Québec obtiendrait énormément d’autonomie pour faire les grandes réformes que Joseph appelle de ses vœux.

Si Ottawa disait non, ce qui rétrospectivement apparaît extrêmement probable tant Jean Chrétien était populaire dans le ROC en 2000, l’avenir aurait été transformé. J’ai l’extrême faiblesse de penser que si Lucien Bouchard s’était engagé dans cette voie au printemps 2000, nous serions sur le point de célébrer les 10 ans de la souveraineté du Québec.

Le « nouveau cycle historique » que je proposais aurait crevé l’abcès de la question nationale. Celui que Joseph Facal II avance maintenant ne ferait que le laisser s’envenimer.

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À mon avis une des choses urgente c’est de répondre à la morosité et au cynisme ambiant. Les « self-haters » québécois sont sortie de leur caverne (celle situé juste à coté des libertaires) et minent l’âme même du Québec et c’est sans parler de son avenir. Mais il y a autre chose.

M, Lisée aidez moi à répondre à cette question récurrente qui est pour moi une des plus difficile en ce qui à trait à la souveraineté. Comment se fait-il que le Québec a autant échoué dans un domaine crucial qui est de sa juridiction exclusive i.e. l’éducation ?

La question qui tue: Comment sérieusement revendiquer plus de pouvoirs si on s’est planté dans un domaine ou on a les pleins pouvoirs depuis 50 ans ?

Je sais que les problèmes en éducation ne sont pas l’exclusivité du Québec, mais si on a de la difficulté à s’occuper d’un cheval pourquoi on veux prendre en charge toute l’écurie ? Comment répondre à ça ?

La souveraineté j’y crois mais faudrait commencer par nous prouver qu’on peut lacer nos souliers avant d’entreprendre un tel voyage.

Alors je suis plutôt d’avis qu’on devrait avoir pour premier objectif national de se concentrer à se doter d’un système d’éducation de qualité supérieure en commençant par y évacuer toutes les idéologies des chercheurs professionnel en nouvelles pédagogies du ministère et en se basant simplement… sur les connaissances.

Désolé pour la longueur du texte.

Jean Émard

Je pensais la même chose que Lisée I et II et Facal I. Avant même que Lisée I l’écrive. Lisée le sait! 🙂
Daniel

Vous demandez si l’on vous suit. J’avoue que j’ai de la difficulté à suivre.

D’une part tout le monde capote sur un référendum impossible mais souhaitable, alors que bien d’autres voies que le référendisme peuvent nous conduire à la souveraineté complète.

Ça commence à ressembler à la discussion entre Montaigne et Fénélon sur la tête bien faite et la tête bienpleine, ou encore à savoir si la coupe est à moitié pleine ou à moitié vide.

Et pendant ce temps, les fédéraleux se bidonnent. À nos dépends.

La démarche vers la souveraineté du Québec répond-elle à un modèle genre interrupteur (on/off) où la souveraineté est acquise ou n’est pas acquise ?
Répond-elle plutôt à une logique de curseur, c’est-à-dire la souveraineté est plus ou moins acquise ? Plus dans des domaines, moins dans d’autres
Dans ce contexte, dans cette réalité, le Québec doit toujours veiller à maintenir un puissant rapport de force avec le ROC si nous ne voulons pas voir le curseur se déplacer vers MOINS de souveraineté.
Mais ce que nous pouvons aussi observer c’est que l’intensité de la volonté québécoise de modifier la position du curseur semble être inversement proportionnelle à la position du curseur vers la souveraineté. C’est-à-dire que moins nous nous percevons souverain, plus nous recherchons la souveraineté. L’inverse serait donc également vrai.
Donc à moins d’une situation de crise semblable à celle provoquée par Meech qui amènerait les Québécois à se prononcer pour la souveraineté, nous pouvons penser que plus nous avancerons vers la souveraineté, moins nous mettrons d’effort ou de détermination à vouloir la réaliser à 100 %.

Qui peut le mieux établir et maintenir ce rapport de force si ce n’est le PQ à Québec et le Bloc à Ottawa ? Certainement pas le Parti Libéral du Québec et évidemment aucun autre parti politique fédéraliste à Ottawa.

Comme dirait le grand Parizeau:
Comment dis-je relativement aux propos de Facal?
Et bien, il faut suivre l’argent…

L’histoire du flq nous apprend que, parfois et même souvent, des gens qui se disent souverainistes sont, en creusant, que des fédéralistes qui sont en service commandé. C’est probablement le cas, encore une fois, de Facal et sa gang de lucide. Imaginez le portrait: on divise le vote souverainiste et, ainsi, on permet, avec seulement 35% des votes, aux liberals d’être de nouveau, dans 2 ans, majoritaires. Vouloir diviser le vote souverainiste, c’est vraiment faire oeuvre d’agent double. On sait, maintenant, que le Kénada est capable de tout y compris bafouer la démocratie…

M. Lisée,

Excellente réponse. Vous proposiez qu’on attaque au statu quo de blocage d’un État illégitime du Canada n’ayant jamais obtenu le réciproque OUI qui le validerait ; M. Facal, lui, propose de faire semblant que cet État est légitime puisque rien n’est fait pour l’INVALIDER, propose faire semblant qu’une telle corruption de la démocratie n’a pas d’incidence ni sur l’État de cette Couronne à la démocratie tronquée au sommet, si sur la gouvernance d’un tel État, ni sur notre démocratie.

Il propose de faire semblant que ce peuple a dit OUI à tel État illégitime… Une sorte de sanction donnée à un État corrompu jamais constitué sur la même règle qu’il impose pourtant aux Québécois,es, tel que la loi sur la clarté le définit et qui doit pour être valide, obtenir clairement le OUI des Québécois,es. Ce que n’a jamais obtenu la Couronne canado-britannique qui s’impose de force et d’autorité sur le territoire national d’un peuple pourtant démocratiquement souverain.

Il propose le déni. Vous proposiez de s’attaquer au déni.

Il est grand temps que les partisans de la primauté démocratique de la souveraineté du peuple cessent de collaborer à sa négation. Grand temps qu’ils fassent l’UNION de leurs forces autour de cette primauté primordiale de la souveraineté du peuple en démocratie.

Qu’on soit de gauche ou de droite, écologistes, capitalistes ou communistes.

Un Programme COMMUN d’État digne de ce nom ne peut admettre que soit niée ainsi indéfiniment in abstentia la souveraineté du peuple.

Endossons l’APPEL CITOYEN à l’UNION de nos forces autour d’un Programme COMMUN d’État trans-idéologique et trans-partisan digne de ce nom.

Le Canada actuel ne passe pas au Québec. Il a toujours été, est toujours et sera toujours incapable d’obtenir le OUI des Québécois,es.

Il faut comprendre les canadianisateurs qui discréditent la démocratie directe référendaire. Ils redoutent plus que tout que soit exigé la réciproque. Obtenir le OUI des Québécois,es pour être légitime et valide.

Pourquoi abonder dans ce discrédit puisqu’en tel référendum, nous pouvons le gagner. Jamais les Québécois,es diront NON à la primauté de la souveraineté démocratique qui est la leur et qui est en mesure d’INVALIDER l’actuel État du Canada et le statu quo de blocage qu’il impose sans pourtant avoir obtenu le OUI des Québécois,es.

http://www.jesignequebec.com/detail-proposition.php?id=42

Luc A.

Monsieur Lisée,
Avez-vous déjà songé écrire un livre avec Facal sur la façon de faire revivre la question nationale? J’espère que se débat permettra un certain rapprochement de vos idées à ce sujet, car il serait intéressant de retrouvé un certain semblant de coalition gauche/droite autour de la question nationale. J’ai l’impression que plus le temps avance… plus les deux camps se divise et que le camp de droite perd de nombreux membre au profit d’autre groupe (tel que les «lucides»).

La plupart des gens de gauche sont souverainiste, c’est à droite qu’il faut allez chercher les appuis manquant…

Je souhaite vraiment voir des intellectuels de gauche tendre la main à leurs collègues de droite afin de renforcer le mouvement souverainiste! Les fédéralistes, eux, ont compris cette leçon.

*Quand je parle de droite, je parle davantage de centre-droite.*

Y a-t-il quelqu’un, parmi les souverainistes, indépendantistes, lucides, pro-référendaire, pro-élections rédférendaires et pro-bon gouvernement que les Québécois peuvent suivre sans se retrouver, un jour, à la case départ.

J’ai lu attentivement les deux derniers blog de Joseph Facal, et je me suis payé la lecture de tous les commentaires. J’ai lu attentivement les deux derniers blog de Jean-François Lisée et tous les commentaires. J’ai lu les trois dernières chroniques de Michel David.

Si un Canadien, dont on pourrait dire qu’il fait parti du ROC parce que, tout anglophone qu’il soit, il consulte les media québécois et situe, comme nous, les Facal, Lisée, David, Bouchard, Legault, Landry, Pariseau, Marois parmi les intellectuels Québécois, et s’il avait lu comme moi tout ce que je viens d’énumérer, il me semble qu’il aurait raison de répéter, comme les observateurs le disent depuis une quarantaine d’années; « What does Québec want…?
G.P.

Quelques semaines avant le référendum de 1995, l’option souverainiste plafonnait autour de 36%. Avec l’arrivée de Lucien Bouchard comme chef de la campagne du Oui, l’appui a fait un bond prodigieux. Cela a donné une dynamique incroyable. Je ne vois pas pourquoi nous ne pourrions en faire de même dans un prochain mandat du PQ.
Ce que propose Facal, c’est exactement ce qu’a fait le PQ après la défaite référendaire: de la gestion provinciale responsable. Mais avec le déficit zéro rayé de la carte avec les libéraux, il faudra tout recommencer. Les indépendantistes ne peuvent se permettre d’être divisé. Ce serait jouer le jeu des fédéralistes. Il faut un dialogue, car nous n’avons pas besoin d’une deuxième ADQ.

Dans le mouvement souverainiste, nous excellons dans l’art de nous diviser et de nous tirer dans le pied.

La création d’un éventuel nouveau parti de droite avec les Facal et autres, mettant la souveraineté en veilleuse, assurerait la réélection
des libéraux…

Franchement MM. Facal et Lisée,

Malgré tout le respect que je vous dois, je commence à en avoir assez de vos états d’âme. Un jour, il faut faire la souveraineté, un autre jour, il faut attendre.

De plus, si on vote pour le P.Q., on vote pour qu’ils rapatrient certains pouvoir. Alors arrêtez-moi cela avec vos référendums sectoriels.

Tout comme la Loi 103 sur les écoles passerelles, la souveraineté n’est pas à vendre. On l’a veut ou on la veut pas.

Imaginez si un chef de parti, futur président de notre république, jouait à la girouette comme vous, on n’irait pas loin.

Et le pire de tout, ce sont vos idées de partir un nouveau parti qui va encore diviser le vote des francophones et aider la réelection des libéraux.

Malheureusement, il y a encore pire, vous voulez un parti qui écarterait la question nationale, comme l’ADQ.

Je m’excuse si j’ai confondu certaines idées de M. Facal avec M. Lisé, mais cela commence à être mêlant de vous lire vous deux.

Alors messieurs, ressaisissez-vous.

Daniel

Tous les problèmes du Québec viennent du fait que nous ne contrôlons pas 100% de nos impôts nos taxes et nos fonds consolidés et du fait aussi des doublures des compétences et des dépenses et des buts,
Seule l’indépendance du Québec peut nous donner ces pouvoirs que nous livrons bêtement aux Canadians et leurs collaborateurs et seule l’indépendance peut nous ouvrir le monde comme nation francophone , ce monde que les ambassades canadians nous ferment en plus de nous fermer les centaines d’organismes internationaux .
Allez chercher des miettes pourrait même tuer notre Nation en sécurisant faussement les citoyens

C’est certain que si les drettistes à la Facal poussent leurs réflexions et forment un nouveau parti politique ,ils donneront le pouvoir sur un plateau d’argent à Jean Charest.
C’est probablement le but recherché par ce grenouillage sous la tutelle des Desmarais et de la faune affairiste du Québec.

C’est ironique de les entendre nous parler de création de richesses et ne jamais dénonçer l’évasion fiscale et la corruption qui fait qu’une grande partie de la richesse créée au Québec ne profite pas à l’ensemble des Québécois.

On a qu’à regarder la mise en place actuelle de l’exploitation des gaz de schiste où le gouvernement Libéral a donné 600 permis d’exploration et d’exploitation à des entreprises où les Libéraux et les affairistes qui gravitent autour de son gouvernement, ont curieusement choisis de réorienter leurs carrières.
Le tout avec à date zéro redevances pour l’état qui a la responsabilité de remettre les sites d’exploitation en état quand l’industrie aura fini son exploitation.
Les milliards de profits syphonnés à même une ressources naturelles appartenant à tous les Québécois se retrouveront possiblement dans un beau compte suisse à la banque HBC ou dans d’autres paradis fiscaux sans que l’état québécois n’ait même pris son du.

Est-ce qu’on a droit aux grandes sorties des « lucides » et de l’Institut économique de Montréal de mme Desmarais pour dénonçer la situation?
Évidemment non, pour ces lucide ,c’est le citoyen qu’il faut presser comme un citron et mettre la hache dans ses programmes sociaux pour refaire la santé financière de l’état.

Ma conclusion est que Facal est un opportuniste qui penche avec le vent. Je n’ai aucune confiance dans sa prise de position quand à la question nationale ,pas plus que dans son engagement de « lucide » vis à vis les finances de l’état.

D’abord, commencez donc par utiliser les bons mots. C’est de l’indépendance du Québec qu’il s’agit. Faire l’indépendance pour que le Québec devienne un État souverain.La souveraineté c’est pour les dinosaures provincialeux qui pataugent dans les marécages de la politique provinciale et qui étirent leur temps de glace, par intérêts personnels et partisans. C’est long, c’est lent, c’est ennuyant, c’est plate.

Quand on veut un pays, on le met sur la table à la première occasion raisonnable, c’est-à-dire lors d’une élection. Et le fait par une coalition nationale de manière transpartisane.

Ensuite, dépendant des résultats, on fonce ou on passe son tour.

Lesage a réussi son pari en 1962 avec la nationalisation de l’électricité qui allait nous assurer notre indépendance économique.

Maintenant, c’est de notre indépendance politique qu’il s’agit par la nationalisation de nos institutions politiques.

Mais cela demande une bonne dose de courage que les leaders actuels n’ont pas.

D’autre part, l’indépendance n’est ni à gauche, ni à droite. Elle est en avant. L’indépendance n’est pas conditionnelle. Elle est un objectif en soi et il n’existe pas de paradis sue terre.

Le débat droite-gauche dans les limites du carré de sable provincial n’est que de la diversion. Et c’est plate et ennuyant.

Pierre Bourgault disait, je cite de mémoire, quelque chose comme ça : « le Parti Québecois n’a pas été élu pour former un meilleur gouvernement que les autres mais pour faire autre chose ».

Selon moi, mettre au rancart l’idée de la souveraineté c’est avaliser le fait qu’on peut très bien vivre à l’intérieur du Canada et c’est pourquoi les partis souverainistes ne devraient jamais traverser un mandat sans tenir de référendum. La crise identitaire du PQ, elle vient de là.

Je vous suis cinq sur cinq. D’accord avec M. Lisée sur le sens totalement différent accordé au mot « nouveau cycle historique » dans son livre « sortie de secours » et dans la récente sortie de M Facal. Celui de M. Facal est en fait un nouveau cycle de résignation nationale.

J’invite vos lecteurs à consulter mon article dans Vigile. net « Évacuer le souverainiste vire-vent ». On a que trop jouer dans ce mauvais film en évacuant du portrait la question de l’indépendance, ce qui nous a fait tourner en rond depuis 15 ans.

Là où je diffère d’avis avec M. Lisée cependant, c’est dans l’évaluation qu’il fait du livre de « Facal I » que j’ai commenté dans les cahiers de lecture de l’Action Nationale. À mon avis, il n’y a qu’un seul Facal. Le nationaliste pourfendeur de multiculturalisme de la première partie de son livre, que je peux suivre volontier; et le « lucide » de la seconde partie qui pense l’avenir du Québec en dehors de l’indépendance. Ce dernier coïncide totalement avec Facal II. Dans les deux cas, on trouve un nationalisme culturel prêt à aller vers le souverainisme lorsque « l’avenir prévisible » sera terminé, on ne sait quand.

Je suis de ceux qui, au contraire, pense que l’indépendance est urgente et qu’il n’y a qu’une chose à faire: y travailler sans relâche jusqu’à un moment majoritaire qui nous donnera un pays.

« D’abord, commencez donc par utiliser les bons mots. C’est de l’indépendance du Québec qu’il s’agit. Faire l’indépendance pour que le Québec devienne un État souverain.La souveraineté c’est pour les dinosaures provincialeux qui pataugent dans les marécages de la politique provinciale et qui étirent leur temps de glace, par intérêts personnels et partisans. C’est long, c’est lent, c’est ennuyant, c’est plate. » Pierre Cloutier

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Il y en a qui aiment s’obstiner sur l’emploi du mot indépendance plutôt que souveraineté et ensuite viennent faire la leçon comme quoi ça ne va pas assez vite pour eux.

Diptérosodomie quand tu nous tiens. 🙂

Jean Émard

Si tous les souverainistes mettait la cause,l’intérêt supérieur soit l’indépendance du Québec notre projet serait déjà en cours.
Malheureusement,beaucoup d’intellectuels et autres font passer leur égo avant. Réalisons notre projet et après le choc des idées arrivera.
Nous mettrons les meilleurs idées en place etc.

Cessons ces querelles, ces échanges d’idées, ces prises de position que mon idée est meilleur que la tienne et réalisons notre objectif c’est cela la démarche à suivre. Après encore une fois il y aura des débats d’idées nécessaire bien certainement.

L.Tremblay

Pourquoi faudrait-il faire le ménage de la province avant de faire un pays? C’est de l’énergie et du temps gaspillé, du tournage en rond inutile, qui aura pour effet de retarder encore la formation de notre pays.
Qui voudrait en faire un pays si la province est bien nette?
De toute façon, il faudra du ménage et de la réorganisation lorsque nous deviendrons une nation…

Évidemment, il faut parler de santé, d’éducation, d’endettement et de bien d’autres choses, mais en vue d’un Québec qui sera souverain et pour un peuple qui aura la volonté et la fierté d’y participer.

A chaque fois que quelqu’un parle d’indépendance, les attentistes disent que ce n’est pas le temps parce que le Québec a des problèmes. Il faudrait donc attendre que tous nos problèmes soien t réglés. Ca risque d’être très long.

Facal I, Facal II, Lisée I, Lisée II…

Selon vous, qu’est-ce que la Souveraineté du Québéc va changer pour la santé? Qu’est-ce que la Souveraineté du Québéc va changer pour l’éducation? Qu’est-ce que la Souveraineté du Québéc va changer pour l’endettement? Qu’est-ce que la Souveraineté du Québéc va changer pour la justice? Qu’est-ce que la Souveraineté du Québéc va changer pour la corruption? Et ainsi de suite…

Avouez que « nous sommes loin de la soupe aux lièvres » comme dirait Jean Perron.

Le changement n’est pas de notre génération. Nous n’en avons hélas plus les moyens.

Bonne journée

Appeller ca comme vous voulez l independance,la souverainete etc c est ce qui nous faut pour regle nos problemes,apres et seulement apres nous vous laisserons joue a la gauche droite svp…….

Ici, au Québec peut-il exister une «realpolitik» s’appuyant sur l’idée fondamentale de la souveraineté ?

«Le critère d’une intelligence de premier plan est la faculté pour l’esprit d’envisager simultanément deux idées opposées tout en continuant d’être capable de fonctionner.
On devrait […] pouvoir reconnaître que les choses sont sans espoir et être néanmoins déterminé à faire en sorte qu’il en aille autrement.»
[F. Scott Fitzgerald]

Je me demande où est l’intérêt de donner autant d’importance à ce que dit M.Facal.

D’une manière générale j’apprécie avec beaucoup de modération les commentaires de monsieur Georges Paquet. Nos opinions respectives sur l’avenir du Québec sont aux antipodes l’une de l’autre.

Mais cette fois je pense qu’il frappe dans le mille. Il a raison, tout ce que les souverainistes offrent, ressemble à des petites batailles d’égo. Il en résulte un espèce de flou plus ou moins artistique mais dont la conclusion est néanmoins, comme il le soumet : “What does Québec want »…

Je remercie monsieur Paquet de ne pas se taper trop fort sur les cuisses en tant que bon fédéraliste. Mais le spectacle désolant que nous offrons le lui permettrait aisément.

Un chat, que voules-vous, c’est un chat.

Tous ces discours liséens et facaliens ne sont que de la pataphysique. Il y a déjà eu 2 référendums sur le sujet. Sujet clos. Passons à des choses moins imaginaires. Cessons de gaspiller nos énergies en puériles pirouettes.

« Tous ces discours liséens et facaliens ne sont que de la pataphysique. Il y a déjà eu 2 référendums sur le sujet. » honorable

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On fait comme certains font avec les votes de condamnation de l’ONU : ON N’EN TIENT PAS COMPTE. LOL

Jean Émard

@Pierre octobre 6, 2010 à 14:01

Pour avoir réponses à vos questions, je vous conseillerais d’essayer de comprendre la Constitution du Canada ainsi que la notion de partage de pouvoir entre le fédéral et les provinces. Vous remarquerez alors que ce sont justement les sujets dont on y traite. Tout est là !

Et comme aurait dit ledit Perron dont mes sources sont sur toutes les lèvres de la radio:

«Monsieur, mon opinion n’est pas d’accord avec vous mais je vous respecte!»

Bonjour! Bloguistes de JFL. Je rentre dans la Métropole – fin estivale. Mais à temps pour le match II. Puisque je connais bien Joseph Facal, depuis le début difficile de son entrée dans un comté nord/centre de Montréal. À l’époque en plein territoire du QG du PQ. J’ai dû, à trois reprises et le poing sur la table à le faire accepter à ce Conseil exécutif et encore. Match ou pas, il a de l’humour certes. Mais pour l’esprit fin, on repassera. Tant Facal passe d’un extrème à l’autre en mélangeant culture, économie et société. Dans une une fausse stratégie pour atteindre l’indépendance du Québec et pour tuer le multiculturalisme pour l’interculturalisme. C’est un peu court, non? Comme aile gauche. Puis, une demi-génération – 10 ans – a passé pour aboutir avec le centre-droit. En vue de tenir des référendums sectoriels. Sur les droits acquis de 1867 : d’une Fédération? Après l’échec de l’Union de 1840 dans le Commonwealth de l’Empire britannique? Découlant du rejet des 92 libérantes propositions du Parti canadien ou patriote de 1834 au Gouverneur général du temps. Qui illustraient bien déjà la soif d’une
indépendance réelle mais rejetée.

Comme exemples, l’action libératrice du Tea Party venant et des 13 états dits « américains » contre l’Empire britannique(1765-1787); et de l’arrivée de l’avant-garde de la Révolution française (1789-1799) contre le pouvoir exclusif de la Royauté, inspiraient bien l’élite politique française du Bas-Canada, affamée par cett fraîche bouffée du temps.
Entre ces deux courants « américain et français », nous avons eu, seul, malgré l’appel « americain » trop puissant pour nous; le pénible devoir de livrer, malgré nous, la guerre des Patriotes 1837-1838. Qui avait, à toute fin pratique, commencée en 1832 par maintes escarmouches. Dans la grande région de Montréal et dans laquelle se trouvait physiquement le Parlement du Dominion. Effrayés de tout et de rien, les red-necks anglos,brûlèrent
ce Parlement. Le Pouvoir du Dominion lacha non
la troupe mais l’Armée anglaise pour mettre fin
à l’appel de l’Indépendance de 1834, bien inscrite – de long en large – dans les 92 résolutions de notre « parti de thé ».
Ces 92 résolutions devraient être non lues mais étudiées par J.Facal I/II, F. Legeault, par leurs beaux-pères frileurs, les PLQ/PQ/QS et par les Mouvements vellèitaires de fédéralisme mous ou non et aussi par un Durable Pays Indépendant/DPI.

La sage règle que nous a laissé Gaston-Miron : « Tant que l’Indépendance n’est là, il faut
la faire – je cite de mémoire. Toutefois, l’atmosphère est si lourd et pourri au Québec. Que
j’ai peur que le Gouvenement Jean Charest, dans son 3e mandat, nous tricote tout un autre MATCH,
soit un FLQ II, à la sauce d’un XXIe siècle toujours commandité, tant les gens du Québec sont
desespérés par tant de lâchetés. Gardons haut le moral. À la prochaine !

Je ne peux comprendre que des souverainistes et des fédéralistes deviennent des alliés pour former un nouveau parti au Québec. Car les fédéralistes sont sur le derrière ,il n’y a pas de relève fédéraliste,pourquoi leur permettre de se relever? J’espère que Facal et Legault sont assez lucides pour s’en apercevoir. Jamais le Québec n’a été gagnant en leur faisant confiance car leur allégeance est au service des Anglos et de $$$!

Pas de panique, restons calmes.

D’abord, ne perdons pas le focus sur la bande à Charest. Ils doivent partir et le plus tôt sera le mieux.

Ensuite, restons groupés, ne nous divisons pas. Laissons tourner les girouettes, nous, ne perdons pas l’indépendance de vue. Soyons calmes et sereins, confiants.

Les fédéralistes sont complètement paniqués et ils tentent désespérément de nous entraîner dans leur tourbillon. C’est une tentative ultime de leur part, afin de nous diviser encore une fois. Ne tombons pas dans le même panneau.

Jamais conjoncture ne nous aura été aussi favorable! Tournons-nous vers la valeur qui nous semble la plus sûre dans le contexte actuel. Réfléchissez, quel parti mène en ce moment dans les intentions de vote, pour former un gouvernement majoritaire? Le Parti Québécois. Les libéraux se débattent avec l’énergie du désespoir et énormément d’argent!

Laissons faire la diversion des lucioles et autres élucubrations. Les libéraux pourris jusqu’à la möëlle, doivent partir, d’une façon ou d’une autre. Travaillons dans ce sens tous ensemble. Nous les tenons, ils sont dans les cables, ne les laissons pas se défiler.

Nous nous occuperons des vire-capots et des saboteurs en temps et lieux. Pour le moment occupons-nous des bandits à cravate.

Serrons les rangs, restons groupés, ne tirons pas dans tous les sens, ménageons nos munitions, attendons le bon moment, celui que nous aurons choisi!

Camarades, croyons à la victoire prochaine. Ne nous laissons pas distraire. Vive le Québec libre!

Bonsoir,
Un immense merci pour Monsieur Joseph Facal et Monsieur François Legault afin qu’ils amènent de la réalité dans la funeste utopie des nationalistes québécois qui ne savent même pas s’ils viennent ou s’ils s’en vont ! Certains nationalistes québécois ne méritaient que cette gifle donnée par les leurs pour enfin se remettre les yeux dans les orbites ! Et bravo, car enfin un peu de réalisme ! Avec plaisir, John Bull.

Non, justement, je ne vous suis plus. Ni vous, ni vos amis péquistes. Je vous lis toujours avec intérêt, cependant.

Voilà que vous dénoncez le renoncement de Joseph Facal, alors que cette posture — navrante, j’en conviens — se fonde sur des raisons tout-à-fait semblables à ce qui motive le néo-souverainisme péquiste, cette doctrine que je ne vous ai jamais entendu remettre en question, et qui consiste essentiellement à remettre l’indépendance à plus tard, tout en faisant du nationalisme de province dans l’intervalle.

C’est, à quelques mesures compensatoires et dilatoires près, la même chose que la proposition Facal.

Cordialement,

N.P.

@ honorable

« Tous ces discours liséens et facaliens ne sont que de la pataphysique. Il y a déjà eu 2 référendums sur le sujet. Sujet clos. »

NON NON non!

On recommencera aussi souvent même si sa te déplaît au plus haut point selon que sa nous chante, point c’est tout.

Sujet clos? Paroles de fédéraliste qui voterait pour trottoir fédéraliste.

Nouveau parti de centre-droite Bouchard/Legault/Facal ! En ce qui concerne ce nouveau schisme en gestation, je n’ai qu’un mot, c’est un gaz – un gaz de schisme – plutôt que de schiste. Car ce gaz ne servira qu’à évacuer une sorte de grogne, de saute d’humeur, et de déception, face à l’évolution récente au plan politique dans notre chère «province» de Québec. Et ce gaz ne pourra qu’empester notre air déjà vicié de dépressifs post-référendaires vaincus. Bien sûr nous sommes toujours englués dans l’esprit provincialiste rapetissé que nous inspire l’image répétée de notre statut de sans-patrie-véritable. Tout ce qui contribue à nous diviser nous affaiblit, et à ce chapitre, les manifestations de narcissisme gonflé d’ex-ministres ne nous aident pas. Si ces gens de plusieurs milieux expriment leur perte de confiance dans la donne politique actuelle, c’est évidemment à cause de l’évolution paradoxale qui nous fait constater qu’un Charest en chute libre ne produit pas une remontée proportionnelle de madame Marois. Et donc, cela nous conduit au choix soit de risquer un troisième mandat pour Jean Charest dans 2 ans, soit d’exprimer la grogne ou le manque de confiance envers Pauline Marois au prochain congrès du PQ où un vote de confiance aura lieu. Je l’ai déjà dit et je le répète, moi-même qui suis souverainiste depuis la publication de «Option Québec» de René Lévesque, j’arrive très difficilement à croire qu’une femme qui ne sait pas parler anglais va nous mener à l’indépendance. On a beau me répondre qu’elle a occupé avec une certaine efficacité plusieurs fonctions de ministre dans des gouvernements péquistes antérieurs, je perds absolument confiance chaque fois que j’entends Harper s’exprimer ma foi assez bien en français. Qu’est-ce donc qui a empêché madame Marois de se payer un cours chez Berlitz depuis toutes ces années où elle aspire à devenir notre grande libératrice ? Car la réalité politique du Québec est de se situer en terre d’Amérique anglophone, et si jamais les Québecois trouvaient enfin assez de respect d’eux-mêmes pour se donner un pays avec 70 % du vote francophone ( ce qui produirait un seuil minimum de ouis de 56 %), alors il faudrait compter sur les qualités de représentation de notre leader auprès des Américains, et en deuxième lieu des canadiens-anglais, et cela supposerait que cette personne qui serait notre emblème – notre premier chef de ce nouveau pays – sache s’exprimer dans la langue de Shakespeare autrement que comme un ou une «twit». On ne pourra développer la fierté nécessaire pour faire sortir de leur indolence tous ces Québecois endormis par les Pratte de ce monde sans avoir à notre tête une personne au charisme international nécessaire. Sinon, préparons-nous à devenir lentement mais sûrement un gros Nouveau-Brunswick. Et surtout, préparons-nous à constater que malgré tous les scandales de commandites, toutes les Commission-Jean-Narrache etc., notre ami John Charest sera réélu, grâce à ce vacuum de leadership rassembleur au sein de notre seul parti libérateur, le PQ.
Loin de moi l’idée de jouer les Brutus et de poignarder Césarine-Marois, mais je crois fermement qu’en 2010, le fait de ne pas savoir parler anglais quand on occupe ce poste de première ministre éventuelle du Québec ne peut que miner la confiance en soi de Pauline Marois, cette confiance qui contribue à produire le charisme nécessaire, alors je fais un voeu que madame Marois comprenne bien ma pensée et qu’elle se précipite chez un nouveau «coach» qui l’aiderait à développer dans les prochains mois une nouvelle image, car c’est cela qui va faire qu’elle pourrait ou non faire une «différence». C’est seulement avec un leadership renouvelé, soit avec une nouvelle image de Pauline Marois soit avec quelqu’un d’autre qu’elle comme leader, que le PQ pourrait faire le plein des forces politiques vives qui tardent à converger … et ainsi pourrions-nous assister à autre chose que ce désolant éparpillement d’explorateurs de gaz de schisme, cet effritement auquel nous conduisent toutes ces histoires de gauche-droite, car nous voulons un pays qui aura 2 bras !

Pierre R. Lapointe
Montréal

@ Yvon Fleurent :

« On recommencera aussi souvent même si sa te déplaît au plus haut point selon que sa nous chante, point c’est tout. »

Petit problème Yvon: ça semble déplaire également à votre cheftaine Pauline Marois ainsi qu’à son entourage…

Faudra que vous fassiez un petit effort de réalisme.

Bonjour,
Encore un immense merci pour Monsieur Joseph Facal et Monsieur François Legault qui amènent un vent de lucidité dans la grisaille d’Octobre. Si au moins ce geste symbolique de fonder ce nouveau parti se faisait en Octobre, au moins pour secouer la bande de péquistes qui malgré le fait de ne même plus y croire en cette souveraineté à venir, et oui, ces péquistes essaient encore une fois d’étirer la sauce qui n’en est plus une, ayant été diluée maintes et maintes fois. Si au moins dans cette conjoncture d’Octobre, ces deux mercenaires pouvaient ramener à la raison tous les péquistes durs de comprenure et têtus comme de vieilles mules qui s’entêtent dans le déni manifeste. Et pourtant, Monsieur Jean Herman Guay dans un Congrès péquiste en 2003 leur avait bien dit: Emballez vos rêves car le tout n’aura été qu’un rêve ! Point n’est besoin de dire que cet universitaire chevronné fut chassé manu militari du congrès par les péquistes en colère qui ont fait le triste choix de continuer de se leurrer et de faire semblant. Si pour eux l’avenir du Québec est si important, ils se devraient de respecter la volonté populaire au lieu de pérorer. Cela prend tout un mufle pour agir de la sorte en piétinant et en faisant du surplace avec une Cause dont la plupart d’entre eux n’y croient même plus en faisant semblant que tout peut être possible, soit se construire l’indépendance par la porte arrière en profitant des raisins de la colère et du ressentiment généralisé par la gouvernance en place. Et comme on dit dans le jargon : Ça ne fera pas des enfants forts ! Et oui, le tout ne fera pas un pays fort, soyez en sûrs….. Au plaisir, John Bull.

Les fédéralistes paniquent autant actuellement que lors du fameux meech- Moins Charest en 1990 donc ils sortent les anciennes taupes des placards pour pas que les votes se dirigent vers le Parti Québecois

Je reprends mon propos d’hier pour souligner le fait que cette histoire de la faiblesse actuelle de l’option souverainiste dans les sondages ne m’impressionne pas. Au contraire, que la souveraineté obtienne encore autant d’appuis après 2 référendums perdus, après la tentative d’intimidation de la «Loi sur la clarté», et sous la gouverne de Jean Charest depuis plusieurs années à Québec, confirme que l’«option» est encore très solide. N’oublions pas qu’il faut voir les choses dans la réalité concrète, et non pas sous forme d’élucubrations théoriques, et donc qu’il faut d’abord se concentrer sur le premier objectif de la reprise du pouvoir par le PQ. La question d’un référendum en temps utile ne se posera qu’après cette première étape. Et c’est à ce premier niveau que se situe l’enjeu du leadership et de l’image de madame Marois dont j’ai parlé hier. Les supputations de toutes sortes semblent trop souvent faire fi de cette réalité politique élémentaire et évidente qui veut que ce n’est pas sous un gouvernement fédéraliste à Québec que la question de la souveraineté du Québec peut vraiment se poser.

Falcal ferait mieux de retourner en Espagne…et nous laisser la paix. Il vient mêler les cartes comme il est mêlé lui-même. Les souverainistes savent où ils veulent aller et on pourrait l’aider à se faire une idée juste.

@ Pierre R. Lapointe, votre commentaire # 35:

Si Pauline Marois pouvais parler l’anglais aussi bien que Stephen Harper parle français ce serait formidable, mais vu qu’elle ne pourrait pas y parvenir avant de nombreuses années, si elle y parvient jamais, elle ne peut prétendre diriger un prochain gouvernement du Québec.

Je lui souhaite donc d’avoir l’intelligence de passer le relais à un candidat ou à une candidate plus qualifiée.

Nous vivons au Canada et en Amérique, il est plus que temps de cesser de se leurrer et de ne plus chercher à fuir cette réalité.

Il serait beaucoup plus sain et nous serions plus heureux si nous cherchions à en tirer le meilleur parti.

Quel intérêt pour un dirigeant d’un état francophone d’être en mesure de parler parfaitement anglais !?

à part sarkozy (il me semble que lui parle bien), combien de premiers ministres et présidents français étaient bons en anglais !?