Facal vs Facal. Je prends pour le premier !

Mes amis indépendantistes pur jus de l’Action Nationale ont invité Joseph Facal à prendre la parole lors de leur soirée bénéfice le vendredi 29 octobre. Le rendez-vous de l’automne ! annoncent-ils.  Ils ne croyaient pas si bien dire.

Facal II est convaincant...
Facal II est convaincant...
... mais moins que Facal I
... mais moins que Facal I

Ils pensaient inviter Joseph Facal, croisé de l’indépendance, envers et contre tous. Ils auront à la place Joseph Facal, toujours indépendantiste, mais résolu à ne pas voir son rêve se réaliser dans le «cycle historique» actuel.

Si on convainquait Joseph de jouer les deux rôles, l’ancien et le nouveau, le débat serait de haute volée et le coût de 100$ pour le forfait «conférence, repas gastronomique, vin et taxes compris» apparaîtrait ridiculement bas.

Joseph, ne nous quitte pas…

Comme beaucoup de Québécois, j’ai beaucoup de respect pour Joseph Facal. Homme intelligent, nuancé et déterminé, il est l’une des têtes  bien faites que compte aujourd’hui le Québec. Il a eu le cran de militer, d’être candidat et de se faire élire, puis d’accéder, jeune, à de hautes responsabilités. Je m’enorgueillis d’ailleurs d’être celui qui a convaincu Lucien Bouchard, en septembre 1998, de le faire monter au Conseil des ministres. (Le PM n’a pas été difficile à convaincre.) J’ai ensuite eu le plaisir de travailler de près avec Joseph un an durant.

C’est donc avec tristesse, mais sans le moindre irrespect, que j’apprends aujourd’hui qu’il quitte, au moins temporairement, non l’idéal, mais l’effort souverainiste.

Dans ce billet, je ferai une tentative, peut-être ultime, de le convaincre de rebrousser chemin. Et je ne peux trouver meilleurs arguments pour ce faire que ceux utilisés par Joseph lui-même, au cours des derniers mois.

La souveraineté, faisable ou non ?

Facal II, dans le Journal de Montréal de ce lundi, affirme ce qui suit:

La souveraineté n’est cependant pas possible à court terme, tout simplement parce qu’une majorité stable et résolue n’est pas à la veille de se constituer. L’idée reste trop forte pour qu’on puisse conclure qu’elle n’aboutira jamais, mais trop faible pour penser qu’on y parviendra dans un avenir proche.

Mais dans son excellent livre (un peu à droite à mon goût, mais passons) Quelque chose comme un grand peuple, publié en janvier dernier, Facal I écrit, après avoir amplement repris et approuvé l’analyse de l’évolution l’opinion souverainiste présentée par les sociologues Gilles Gagné et Simon Langlois, ce qui suit:

La stabilité relative du niveau d’appui global donne une fausse impression de congélation [de l’appui à la souveraineté]: en réalité, l’électorat se renouvelle en profondeur. Un débat que les électeurs plus âgés peuvent trouver lassant et répétitif est donc un débat neuf pour les nouvelles cohortes d’électeurs. Qui peut présumer de ce qu’ils décideront ?

Facal I ajoute:

Autrement dit, rien n’est joué. L’avenir reste ouvert. Il n’y a pas moyen de prédire avec assurance si le projet souverainiste triomphera un jour ou s’il échouera. Si la lassitude ou le découragement est certes compréhensible, ceux qui croient à ce projet n’ont cependant aucune raison logique d’y renoncer.

«Aucune raison logique d’y renoncer», bien envoyé Facal I !

Référendum, s’y engager ou non ?

Facal II affirme dans ses deux dernières chroniques que le PQ n’a pas le droit de se présenter devant l’électorat sans lui dire clairement qu’il souhaite, ou non, tenir un référendum.

La décision de quitter ou non le Canada est cependant une décision solennelle, grave, qui exige sérénité et recueillement. On tirerait profit d’un climat enfiévré pour tenir un référendum, à la va-vite, sans que les gens se soient clairement exprimés sur la tenue même de cette consultation lors de l’élection antérieure? J’ai une autre conception de la démocratie. […] On ne zigonne pas avec le référendum.

La réplique vient de Facal I, toujours dans son récent ouvrage. Il y est beaucoup plus compréhensif envers le dilemme souverainiste:

Il est cependant difficile, avouons-le, de concevoir une solution réellement satisfaisante à ce dilemme [bon gouvernement ou jusqu’au-boutisme référendaire]: d’une part, parce qu’il faut obligatoirement qu’un parti souverainiste gagne une élection pour pouvoir organiser un référendum et, d’autre part, parce qu’il est difficile d’imaginer que les Québécois voteraient en grand nombre pour un PQ qui annoncerait à l’avance que, en cas de victoire électorale, il refuserait de gouverner une province.

Facal II cite René Lévesque qui avait promis un référendum dans le mandat en 1976, puis promis qu’il n’y en aurait pas dans le second mandat en 1981. Un exemple de respect du peuple, écrit-il.  C’est vrai. Mais Facal I fut candidat aux élections de 1998 dans l’équipe de Lucien Bouchard qui, un peu comme le PQ actuel, ne s’engageait à tenir un référendum que si les «conditions gagnantes» étaient réunis. Facal I n’avait pas émis de réserves alors sur le manque de respect présumé de son chef. Mais il a le droit d’avoir changé d’avis.

Faire le ménage ou faire la souveraineté ?

Facal II croit qu’il faut maintenant changer de priorité. Il l’expliquait la semaine dernière en ces mots:

La souveraineté est, pour l’avenir prévisible, une réponse à un problème que notre peuple ne veut pas confronter, parce qu’il a perdu le goût d’avancer et perdu aussi confiance dans ses dirigeants politiques, fédéralistes comme souverainistes.

Il faut désormais poser autrement la question nationale. Il faut ouvrir un nouveau cycle politique. Les problèmes du Québec sont criants. Nos réseaux de santé et d’éducation craquent de partout. Nous sommes plus pauvres, plus endettés, plus dépendants des transferts fédéraux que ce que notre potentiel et nos atouts devraient autoriser. C’est sur ces fronts que notre peuple attend une action politique vigoureuse et immédiate.

Facal I n’est pas insensible à cette problématique. Il l’aborde franchement dans son ouvrage. Mais, avec son brio intellectuel habituel, il y répond ainsi:

Il s’en trouve aussi qui, périodiquement, nous proposent de faire comme si cette question [nationale] n’existait pas: ceux-là cautionnent par le fait même la situation actuelle, en plus d’être, tôt ou tard, inévitablement ramenés aux tensions et conflits qu’elle engendre.

Facal I est même un peu dur, pour dire le moins, avec ceux qui le contredisent sur ce point:

La question nationale n’est pas un problème à côté des autres problèmes, mais une problématique qui les traverse presque tous, parce qu’elle pose, au fond, la question du siège de l’autorité ultime. Prétendre le contraire, c’est ne rien comprendre ou faire semblant.

On voudrait tout citer, tant Facal I est convaincant:

Mes vues sur la question n’ont pas changé: loin d’être une option politique parmi d’autres, la souveraineté du Québec est une exigence proprement existentielle si notre peuple ne veut pas se contenter d’un destin collectif très en dessous de ses moyens.

La droite et la gauche et la coalition péquiste

Si Facal II quitte le Parti Québécois, car c’est de cela qu’il est question, pour cause de zigonnage sur le référendum, c’est, du moins on le subodore, pour rejoindre un autre ex-péquiste, François Legault, dans un nouveau mouvement centré sur le groupe des lucides et parrainé par Lucien Bouchard (qui a zigonné en 1998, mais passons). L’espoir est évidemment que ce mouvement se transforme en parti de centre-droite à temps pour la prochaine échéance électorale.

On attend avec fébrilité le texte commun que ces lucides élargis publieront, entend-on, cet automne. On jugera de leurs propositions sur pièce, avec ouverture d’esprit.

Que Joseph Facal soit, après demain, candidat ou non de ce futur parti est incertain. Mais une chose, elle, est certaine: son départ du PQ signifie l’affaiblissement de l’aile droite du parti. Aile droite minoritaire, certes, mais présente à la naissance du Parti (Lévesque avait fusionné son Mouvement Souveraineté Association avec le Ralliement National, d’obédience créditiste), représentée ensuite par les Yves Duhaime, Rodrigue Biron, Jacques Brassard et… Joseph Facal.

Cette saignée de droite a un impact sur la capacité qu’a le PQ de réunir une coalition souverainiste. Qui le dit ? Facal I:

La conclusion me semble incontournable: si le PQ aspire sérieusement à autre chose qu’à prendre le pouvoir pour les mauvaises raisons, c’est-à-dire pour exercer un pouvoir provincial de plus en plus évanescent, il doit absolument redevenir une large coalition rassemblant des gens de gauche et de droite. Cela implique forcément qu’il fasse de l’intérêt national du Québec, et non de l’axe gauche-droite, sa grille d’analyse primordiale.

Certes, les cimetières sont pleins de gens qu’on croyait indispensables. Mais le départ de Facal II du PQ rend la tâche de bâtir cette coalition gauche-droite plus difficile. (Je reviendrai sous peu sur les gens de gauche qui, au PQ, nuisent aussi à la construction de cette coalition.)

Ce qui étonne aussi est que, sur les questions identitaires et donc sur l’intérêt national du Québec, le Parti québécois de Pauline Marois répond pour l’essentiel aux appels lancés par Facal I dans son ouvrage:

On aura donc compris où je loge: pour espérer triompher, les souverainistes doivent absolument revenir à l’essence des choses et s’y ternir. Revenir à l’essence des choses, c’est poser que nous sommes une nation francophone qui n’a pas à s’excuser d’être ce qu’elle est, qui n’a pas à se laisser culpabiliser quand elle veut s’affirmer, qui doit être le sujet de sa propre histoire […]

Cette posture est précisément celle qu’endosse l’actuel Parti québécois et sa troupe de jeunes députés aux élans fortement indentitaires. Le Congrès à venir s’apprête même à adopter l’extension de la loi 101 au Cégep, telle que réclamée par Facal I. Joseph, ne le vois-tu pas ? Tes nouveaux amis te suivront-ils sur ce terrain ?

Un nouveau parti, une bonne idée ?

Facal II n’a pas encore montré toutes ses cartes. Il ne nous a pas dit qu’il se joindrait au futur mouvement avec Legault et Bouchard, mais il n’y a guère de doutes.

Est-ce une bonne idée ? Facal I pense que non, il l’a écrit en mai dernier:

Le scénario le plus fréquemment évoqué est celui d’une coalition de souverainistes et de fédéralistes, qui mettraient temporairement de côté la question constitutionnelle, le temps de remettre le Québec en forme à partir d’un programme «lucide».

Faisons de la science-fiction. Imaginons un instant que ces gens se retrouvent au pouvoir. Supposons qu’Ottawa lance alors une initiative dans les zones grises du partage des pouvoirs.  Pensez aux difficultés de ce gouvernement du Québec pour déterminer sa position : au conseil des ministres, les uns y verraient un empiètement dans nos juridictions, et les autres, un souci de coordination parfaitement raisonnable.

Imaginez qu’un groupe de parents conteste la loi 101 devant les  tribunaux fédéraux. Si vous êtes souverainiste, vous voudrez réagir avec fermeté. Si vous êtes fédéraliste, vous serez enclin à être plus conciliant.   Et si Ottawa offre au Québec des milliards en argent frais en échange d’une plus grande présence fédérale en santé ou en éducation, vous faites quoi ?

Inévitablement, ce gouvernement québécois, assis entre les deux chaises constitutionnelles, serait aux prises avec des dilemmes du genre. Quand il y a accalmie sur le front constitutionnel, ces questions se posent moins. Mais toute notre histoire enseigne que les tensions reviennent toujours, pour des raisons qui n’ont rien à voir avec les individus ou la bonne foi, et tout à voir avec le choc entre deux nations qui, forcément, ont souvent des intérêts opposés.

Je n’ai vraiment rien, mais rien à ajouter. Je n’aurais pu mieux expliquer les choses.

Alors, Joseph, de grâce, relis-toi, et reviens…

***

PS. Pour un aperçu de ce que pourrait être le parti des lucides, voir mon billet écrit lorsque Joseph (Facal I) s’en était exclu.

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Lorsque vous dites monsieur Lisée :

»L’espoir est évidemment que ce mouvement se transforme en parti de centre-droite à temps pour la prochaine échéance électorale »,

vous mettez en évidence les choix fondamentaux qui confrontent aujourd’hui les membres du mouvement souverainiste et de ceux qui lui sont favorables (à leurs conditions cependant, comptant une parti importante, sinon déterminante, des indécis de toutes les régions du Québec).

Je crois que c’est exactement de ça qu’il est question.

Dans le contexte actuel et dans celui, je crois, des 10 ou 15 prochaines années, il ne faut pas se leurrer et tenter de leurrer la grande majorité de la population,

le Parti Québécois se transforme en parti de centre-droite ou, au risque d’être rapidement remplacé par un autre parti autonomiste de centre-droite, il se vide graduellement et plutôt rapidement de ses membres, après avoir, à toutes fins pratiques, définitivement perdu leur confiance et leur appui.

La minorité d’indépendantistes, essentiellement euphorique, émotive, aveugle et conséquemment inconsciente, du type après moi le déluge, représentant heureusement moins de 10% de la population du Québec, mais c’est déjà beaucoup trop, qui place la promotion de l’indépendance avant toute autre valeur et qui tient maladivement et à tout prix, contre tout réalisme et tout sens commun, à la déclaration de l’indépendance dans le plus court délai possible, peu importe les conditions, et dans le plus grand mépris du désir et de la volonté du reste de la population du Québec,

VONT TUER LE PARTI QUÉBÉCOIS À COURT OU MOYEN TERME si son chef, quel qu’il soit dans un proche avenir, ne les met pas fermement devant le choix clair d’accepter de façon définitive, de bonne ou de mauvaise grâce, de rentrer dans le rang, pour le plus grand bien de la population et de leur parti, et de cesser de semer la zizanie, c’est-à-dire, la discorde et la désunion à l’intérieur et à l’extérieur du PQ, ou d’avoir l’honnêteté et le courage de QUITTER DÉFINITIVEMENT LE PARTI QUÉBÉCOIS s’ils persistent dans leur voie au mépris du reste de la population du Québec.

Joseph reviens: le Québec a plus besoins de ton effort souverainiste que d’une ‘lucidité’ divisante et abdicatrice.
Le Québec est en changement et il y a une nouvelle vague d’électeurs qui se veulent même indépendantistes! Cela a donné naissance à une nouvelle entité: les dépendantistes. René en rirait bien…
Tu es trop important pour nous, pour notre pays. Joseph reviens.

Nathalie Pellerin, étudiante, Montréal.

Si les tensions, entre des gouvernements qui ont des légitimités bien établies et entre des peuples qui ont des cultures riches et bien définies, menaient vers des tentations de séparation l’Union européenne n’existerait pas, l’unité des États-Unis serait en péril, le Moyen- Orient serait encore plus explosif, et l’ONU ne serait plus qu’une foire d’empoigne.

Je dis celà pour nous aider à constater que Joseph Facal, riche de la culture et de l’expérience politique qui l’amènent à regarder un peu ailleurs, saisit le sens de l’histoire. Si des pays, comme la France, l’Allemagne, l’Italie et 24 autres ont décidé, après avoir bien mesuré leurs intérêts, de s’unir dans un système fédéral et de transférer des souverainetés parfois millénaires à des Institutions communes, il n’est pas étonnant que des citoyens se convainquent exactement comme les 50 observateurs et analystes qui ont publié l’État du monde 2010, que « …le temps de la souveraineté avait cédé la place à celui de l’interdépendance. »

Jean-François,

Ce qui refroidit Facal, je pense, c’est le recours à l’axe identitaire comme levier plutôt que la réalisation de projets structurants, surtout économiques, du genre de ceux qui ont animé Lévesque et bien d’autres. Et ce, même s’il sait qu’ils engendreront des dilemmes majeurs.

Ce sont pour moi deux contournements de l’essentiel pour prendre le pouvoir. En démocratie, mieux vaut dire clairement ce qui nous anime. Est-ce composer dans des voies ambiguës en rêvant faire sortir un lapin du chapeau ou dire que ce qui nous intéresse d’abord et avant tout c’est que le lapin sorte et qu’on prendra le pouvoir si le peuple nous donne le mandat de le faire sortir.

Le prochain cycle politique devrait avoir pour assise une clarification des objectifs et une précision des engagements. Dans un tel cas, des coalitions pourraient voir le jour. Sans clarification ni précision, le flou demeurera flou et les divisions perdureront parce qu’elles ont pour fondement des contournements, plutôt des contorsions gauche-droite-centre-et-j’en-passe sur des échafauds provinciaux rabougris.

Le peuple le sait plus que ne le pensent ses fins penseurs.

Claude B

Souveraineté: Le difficile changement de paradigme.

Le mouvement souverainiste est appelé à un (difficile) changement de paradigme: Fini le référendisme (Larose); s’il doit y avoir un Grand soir c’est qu’il aura été précédé d’une suite de Lundi matin pour consolider l’État du Québec qui en a bien besoin !

Ce Plan Marois est un changement de paradigme qui résultent de 2 constats géopolitique incontournables :

UN: Le référendum gagnant ne mène pas nécessairement à la souveraineté, cela dépend du rapport du force entre les deux État au moment de passé à l’acte. Le changement de statut d’un État ne résulte que d’un rapport de force favorable (Géopolitique 101).

D’où l’importance de bâtir ce rapport de force. Ce constat mène à une autre considération :

DEUX: Le déterminant de la politique c’est l’État. C’est donc les assises de l’État du Québec qu’il faut consolider pour en augmenter le potentiel et le placer dans un rapport de force favorable avec l’État canadien (ex: Constitution de l’État du Québec et stratégie d’envergure visant l’indépendance énergétique). Bref une deuxième Révolution tranquille.

Deux constats simples qui mènent à un changement de paradigme salutaire dans la stratégie à adopter pour réaliser la souveraineté.

On a gaspillé deux cartouches référendaires, pour déboguer l’idée de souveraineté dans l’imaginaire populaire (1980 était une catharsis ; 1995 a ébranlé le Canada ). Une troisième cartouche tiré à tort nous ferait flirté avec la catastrophe historique alors qu’elle n’offre pas de garantie de résultat : Pile on perd face il gagne.

Le peuple le sait d’instinct, c’est pourquoi le référendum est devenu un repoussoir très utile aux fédéraliste. Les intellectuels tardent à en prendre la mesure.

Nous n’avons pas à prendre ce risque inutile pour un résultat illusoire. il faut comprendre que la souveraineté se réalise de facto avant d’être formaliser de jure (par Référendum ou autrement).

Le Plan Marois résulte de ces 2 constats incontournables qui ramène le projet souverainiste dans le champ du réel.

Reste à voir si la direction politique sera à la hauteur pour mener ce plan à terme. Dans le contexte, cette question est vitale.

Existentiel dirait M Facal

Il semble bien que M Facal ait fait sien ce changement de paradigme. Reste à espérer qu’il ne se laissera pas distraire par M Lucien Bouchard, lequel est d’abord au service de puissant réseaux d’argent et non au service de l’intérêt supérieur du Québec. Il a pour mission première de: Diviser le vote francophone afin que le PLQ garde le pouvoir et continue de saigner le Québec.

Joseph Facal demeure un élément positif pour un parti souverainiste élargie qui est très inclusif sur la plan social …. Le combat gauche-droite devient aléatoire et la gauche souverainiste solidaire aurait avantage d’être moins doctrinaire …..

Au lieu de se battre au sein du PQ, il fait comme d’autres, il divise les forces. Pourquoi ne pas faire valoir ses idées dans le parti québecois plutôt que d’ouvrir une nouvelle voie qui ne mènera rien surtout avec Lucien Bouchard qui dérape à chaque occasion. Est-il si lucide qu’on le dit? Il a fait son bout de chemin, il mérite une retraite…

M. Facal fait fausse route et il encore temps de revenir sur ses fantasmes et militer pour la souveraineté car nous sommes sur la bonne voie.
L’union fait la force…

Je trouve que tout cela donne encore plus de poids au fait que nous sommes dans un cul de sac, héritage de l’ère Bourassa.

C’est là que mène la tricherie. Il n’y a pas d’effet sans cause, ni de cause sans effet.

Je ne comprends pas comment on peut inviter un conférencier à nous parler de l’intérêt de l’indépendance pour le peuple québécois alors que ce dernier, en collaborant au lock out du Journal de Montréal, encourage la détérioration de la qualité de l’information (PKP a décidé que la qualité de l’information de son journal ne pouvait plus être surveillée par un regroupement de journalistes crédible) et le maintien à la rue de 253 salariés.

Toujours confiante et respectueuse de l’intelligence de monsieur Facal, je pense qu’il ne pourra que réfléchir tout aussi sérieusement qu’il a écrit sur la situation actuelle et le devenir du Québec et sur le rôle qu’il peut y jouer….en demeurant au sein du parti québécois.

ZZzzzzzzzzZZZZZ

C’est à peu près la seule réaction que me procurent la valse *facalienne*.

Et j’attends avec enthousiasme qu’il rejoigne cet autre mouvement/parti ayant le cul assis entre deux chaises. Mes tomates sont prêtes.

J’espère, M. Lisée, que vous aurez réussi à convaincre M. Facal de revenir…

Comment pouvons-nous encore rêver et espérer avoir notre pays, avoir la fierté d’être un peuple autonome, quand ceux-là mêmes qui portaient cet espoir, ce rêve et qui y croyaient tellement sont eux-mêmes désabusés?

Je me sens trahie par ces Legault et Bouchard qui veulent former un futur mouvement ou parti que M. Facal irait rejoindre et qui au lieu de continuer à y travailler d’arrache-pied, ne croient plus à notre souveraineté.

Alors, je suis triste ce matin, car je n’espère plus et j’abandonne le rêve d’avoir mon pays… et c’est de leur faute!

Question d’un néophyte: y’a un texte/livre quelque part où des souverainistes proposent une idée sur ce qu’aura l’air un Québec souverain après la première année?

Genre: quel pourcentage de la dette canadienne, quelle partie de l’armée et avec quels équipements, la fluctuation des droits de passage dans la voie maritime, la réorientation et les coûts des affaires extérieures, les réorientation des domaines de R&D, les avantages/désavantages d’une monnaie commune, la réaffectation des ressources du nucléaire canadien vers l’hydro québécois, comment se refaire une capitale financière etc.

Merci

Je suis un dirigeant d’une entreprise de 100 employés, et me définis comme profondément souverainiste, même si,j’imagine,on me classe trop facilement comme de droite. Il me semble insensé, au moment où plus que jamais nos concitoyens indécis, ceux qui manquent pour gagner le référendum, le demeurent par craintes économiques, qu’on quitte le bateau(P.Q.)au lieu de participer à lui injecter de la substance économique pour que l’économie devienne clairement une priorité majeure. En ce sens, je crois que M.Facal fait un très mauvais choix, car il pourrait contribuer à ce défi.

M. Bernard suggérait que le PQ se présente comme un parti souverainiste avec un référendum rapide à son programme. S’il le perdait, le PQ s’engageait alors à démissionner pour ne pas avoir à gouverner une simple province. C’était très clair et honnête mais pas très…vendeur chez les mous de la constitution.

Alors, chantons tous en chœur à M. Facal au PQ : Reviens, reviens veux-tu, ton absence va briser nos vies et…faire réélire le PLQ.

Quitter le combat à un pas de la réalisation de l’indépendance en dit long sur ce stratège de droite à la Bouchard .
Les fédéralistes sont en train de se rendre exclu du Québec et lui ne voit pas cela .
Heureusement que son impact est nul à cause de la façon de s’exprimer en toute nervosité.
Un vrai latinos qui joue tous les jeux dans la même pièce de théâtre .
Pas surprenant que toutes les Amériques très majoritairement latinos végétent sous la férules des anglos protestants et n’arrivent jamais à se libérer de la soldatesque d’extrème droite

Ce que ces gens nationalistes de centre-droit ne comprennent pas, c’est que le reste des petits adéquistes, libertariens primaires et chialeux de droite de tout acabit n’ont en général rien à cirer du nationalisme, ni même de la loi 101. Alors il devront tôt ou tard soit renier ou diluer leur convictions nationalistes ou revenir au bercail. S’ils ne font ni un ni l’autre ils formeront au mieux un parti libéral à la Bourassa.

Il semble bien que j’avais raison d’accuser Facal sur son blogue de planifier une division du vote francophone quand il a donné son approbation au RLQ, le nouveau réseau de la droite québécoise. J’espère encore que j’aurai eu tort.

Je pense que Joseph vie une crise existentielle haut de gamme. S’être investi autant d’années vers un objectif qu’il n’a aucune chance de voir se réaliser de son vivant, il doit se faire un nouveau chemin. Cela n’est pas chose simple.

Je comprends sa tentative de résoudre la quadrature du cercle ou encore une ambivalence musclée. S’il ne tranche pas, il risque de se rendre complètement dingue. Et nous de perdre une de nos bonnes têtes.

Je suis d’accord avec ce qui suit. Avant de penser la souveraineté pensons l’intégrité de notre système sociopolitique. Point besoin de l’intelligence de Joseph pour comprendre qu’il y a beaucoup à faire avant de pouvoir se parler à nouveau sérieusement de souveraineté. Ce n’est pas demain la veille.

Pour ma part, j’entends dans son discours: l’idée et le désir de la souveraineté, c’est la solution pour le Québec. En même temps, les Québécois n’en veulent pas. Quelle tristesse !!!

Mon cher JFL, votre intention est bonne mais trop tard. Vous décrivez très bien la torture qu’il doit vivre en ce moment. Ce n’est pas en choisissant entre I et II que Joseph se trouvera un nouveau chemin. Joseph doit passer à autre chose et il le sait.

J’attends que Facal III émerge. S’il veut bien servir les Québécois et je n’en doute pas un instant, il aura compris qu’il doit passer la prochaine période sur le banc et continuer son analyse.

« La souveraineté est, pour l’avenir prévisible, une réponse à un problème que notre peuple ne veut pas confronter,

———- parce qu’il a perdu le goût d’avancer et perdu aussi confiance dans ses dirigeants politiques, fédéralistes comme souverainistes.—— » (Facal)

Joseph Facal a bien raison.

Mais c’est lui qui, comme personnage important, quitte le navire en premier. J’en arrive à croire que c’est de la projection qu’il fait sur le peuple mais, l’image projetée est bien réelle.

Ce qu’il décrit est vrai mais pas unique au Québec. Ce goût d’avancer perdu est aussi vrai pour le Canada et les États Unis d’Amérique et probablement pour presque tout l’Occident.

Je me souviens de la dynamique de la fin des années 50 de celles des années 60 jusqu’au début des années 70. La population s’impliquait, les étudiants parlaient de développement de politique et ce même au primaire, tous voulaient avancer, les vieux comme les jeunes. Le résultat : ce fut une période prospère au Québec et partout en Occident.

Évidemment il y avait aussi des schnocs éteignoirs mais incapables de suivre. D’ailleurs ces derniers jubileront sur ce billet mais en plus grand nombre pour éteindre la moindre flamme. Plus tard, comme aujourd’hui, ils pleureront qu’il fait noir.

« Cela implique forcément qu’il fasse de l’intérêt national du Québec, et non de l’axe gauche-droite, sa grille d’analyse primordiale.” (Facal)

Le PQ par pudeur a toujours refusé d’expliquer les intérêts du Québec et de se servir de l’argent de l’état pour promouvoir la souveraineté. Pourtant c’est dans l’intérêt du peuple de savoir. Il s’est aussi laissé écraser par le fédéral sur les mots comme séparation ou indépendance plutôt que d’apprivoiser ces derniers.

On gagne la confiance du peuple avec la fermeté et non en louvoyant au gré des avis de chacun.

Prenons l’idée énoncée plus haut et enrichissons-la un peu. Imaginons donc un parti souverainiste de gauche, un de droite et en toute logique créons-en un centriste. Alors, les citoyens souverainistes pourront prendre des décisions électorales plus précises.

À qui profitera cette dispersion du vote souverainiste ? Poser la question, c’est y répondre. La seule façon de pouvoir logiquement envisager l’accession démocratique à la souveraineté du Québec est de réunir dans un seul parti politique TOUS les votes souverainistes.

Et voila que des intellectuels semblent pousser pour accroître la division des votes souverainistes.

Nous ne vivons pas dans un régime politique de type présidentiel qui pourrait permettre la mise en place d’un gouvernement de coalition, comme je crois la France peut le faire. Si c’était le cas, nous pourrions envisager ce scénario pour le Québec où des partis politiques souverainistes, mais arc-en-ciel autrement, gouverneraient le Québec. Mais aujourd’hui c’est une impossibilité. Sommes-nous piégés ?

Oui si nous continuons à penser politiquement à courte vue comme nous avons l’habitude de le faire jusqu’à ce jour.

Dans le sport, souvent parlons-nous de grands athlètes ou de grands clubs qui se battent eux-mêmes, où ils sont vaincus avant même que les adversaires n’aient levé le petit doigt. Le premier ennemi est toujours à l’intérieur. C’est d’abord lui qu’il faut vaincre.

Est-il nécessaire d’inventer une nouvelle formule qui permettrait de se prémunir de ces sournoises divisions internes ? Oui si aucun leader n’émerge pour fédérer toutes aspirations idéologiques divergentes. Non si une personnalité forte et charismatique peut unir les troupes.

À défaut de trouver une solution, ce n’est pas en multipliant les partis politiques souverainistes qu’on fera disparaître les fédéralistes. C’est plutôt le contraire qui risque de se produire.

Facal vs Facal
Moi je prends les deux. Ce n’est pas parce qu’un partisant garde un ton plus modéré ou plus à droite qu’il croit moins en son option. Le Parti québécois a choisi comme moyen d’action: l’intelligence, l’intégrité et le raisonnement.
Il va falloir s’habituer à discuter, à accepter différents points de vue et à trouver la solution qui va produire des résultats.
Ce sera toujours difficile dans un pays riche où le bon peuple ne manque pas de pain et de jeux. Dans un tel cirque, le danger à éviter est l’apparition d’un nombre grandissant de gens qui adorent se donner en spectacle mais qui n’ont pas grand talent. Alors, ils n’ont d’autres choix que de choisir la politique.
Les libéraux n’en manquent pas et l’on voit ce que ça donne. Le sérieux de Joseph Facal ne peut que rehausser les débats et stimuler ceux qui se sont assoupis.

Tout cela est désolant et autorise bien des fédéralistes à rire dans leur barbe. Joseph Facal est un élément précieux, critique mais pertinent, de la grande famille souverainiste. Son éloignement de la famille, si ce n’est son exil politique, attriste. Tant pis pour nous! Tant pis pour le Québec! Il reste une bonne raison de nous cosoler: Jean-François Lisée reste, inebranlable et convaincant.
Pierre B.

Un peuple, uni, jamais ne sera vaincu! Un peuple, uni, jamais ne sera vaincu! Un peuple, uni, jamais ne sera vaincu!

4 mephistau :
septembre 28, 2010 à 8:52
Question d’un néophyte: y’a un texte/livre quelque part où des souverainistes proposent une idée sur ce qu’aura l’air un Québec souverain après la première année?
– – – – – – – – –

Pas plus que les fédéralistes ne peuvent dire de façon certaine et absolue de quoi aura l’air le Canada dans ses nuances provinciales ddans un an.

Vous n’aviez jamais remarqué ?

Je ne crois pas que M.Facal remette en doute la souveraineté. À l’origine, le PQ était un parti de coalition gauche-droite mais depuis longtemp, la gauche l’a clairement emporté. Je comprend donc les Bouchard, Legault et Facal de vouloir créer un parti répondant aux aspirations de nombreux souverainistes qui ne se voient pas dans le SPQ libre.

Faisons un simple exercice. Aux prochaines élections, le PQ fait élire 55 députés, le PLQ 45 députés, 20 pour les lucides, 4 ADQ et 1 QS. La gestion du gouvernement sera nécessairement orientée vers le centre comparativement au PQ seul. Si on fait le décompte des députés, nous obtenons 76 députés souverainistes sur 125, ce qui est au-delà de la majorité.

Correction à mon commentaire # 1:

… VA TUER LE PARTI QUÉBÉCOIS … plutôt que VONT TUER …

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@ Bariteau (Claude B.):

Je trouve que votre commentaire est juste. Et, en passant, ça fait plaisir de lire un commentaire réfléchi et bien exposé;

Aussi, lorsque vous dites : »Le peuple le sait plus que ne le pensent ses fins penseurs »,

Je trouve que c’est bien envoyé.

@jcpomerleau, votre commentaire # 5 :

Votre commentaire est juste, enfin c’est ce que je pense, mais ce que vous dites à propos de Lucien Bouchard ne l’est pas, mais pas du tout.
Vous lui faites jouer, gratuitement, un rôle qui n’est pas le sien »dans la vraie vie »si je le dire ainsi.

À qui ce crime (si c’en est un) profitera-t-il? Créons des chapelles de tous horizons n’est-ce pas? Plus on divise le vote, plus les fédéralistes respirent à l’aise.

@ Claude Pelletier.

Mon commentaire sur M Lucien Bouchard n’est pas gratuit. Je ne suis pas dans le business des chroniques d’humeur.

M Bouchard est un grand ami de Paul Desmarais. Et ces derniers temps ses sorties publique ne vont pas dans le sens de la défense des intérêts supérieurs du Québec mais bien celle du PLQ et du puissant réseau d’intérêt qui squatte notre État.

Exemple: Dans le cas du désastre financier à la Caisse de dépôt. Suite à la conférence de H P Rousseau à la Chambre de commerce il est venu dire que ce dernier avait été « transparent » alors qu’il venait de dire que le « papier commercial c’était un mystère de la vie que la Caisse en ait eu autant ». Pourquoi ce mystère transparent ? Pourquoi était il contre une enquête publique sur les pertes de la Caisse. Parce que cette enquête aurait mener au cabinet d’avocat (son actuel employeur), qui a donner naissance à Conventree, la petite entreprise qui a été le plus gros producteurs de Papier commercial non- bancaire au Canada et la Caisse, qui était son principal actionnaire, son plus gros client ?

Voilà une des raisons pour laquelle je n’ai aucune confiance en ce monsieur.

P.s Je peux donner les références sur demande.

Si Monsieur Facal annonce avec d’autres qu’il fonde un nouveau parti (ce qui m’étonnerait beaucoup, pourtant), ce sera parce que le PQ et le Bloc ne sont plus du tout les coalitions qu’ils étaient à leur origine. Pensez qu’un René Levesque résolument social-démocrate avait su attirer un Jean Garon et, plus tard, un Rodrigue Biron que leurs antécédents de droite (Ralliement National et Union Nationale) auraient pu faire repousser. Mais dans ce temps-là, le mouvement souverainiste ratissait large et Lévesque savait ménager au moment opportun les susceptibilités de ses militants plus « traditionnalistes ». Désormais les partis souverainistes peuvent bien prétendre solliciter tous les votes, en pratique ils envoient chier les nationalistes d’esprit conservateur. Gilles Duceppe a chassé tout ce qui n’était pas de gauche dans le Bloc, au point que Lucien Bouchard lui-même ne pourrait plus aujourd’hui se porter candidat dans le parti qu’il a fondé.

Quand à moi,le jour où M.Facal s’est joint à Lucien Bouchard et surtout André Pratte de la grosse presse,il est devevu moin crédible.
Ce trio de lucides ont des convictions qui sont en relation directe avec leur bien être.
Ces gens manquent de convictions et vont où leur intérêt les amène.
Vraiment,ce joindre à André Pratte,faut le faire,ce pourfendeur de tout ce qui n’est pas fédéraliste.
Les tiède,comme dirait ma mêre,qu’il le fasse leur parti,ça và me motiver à m’impliquer comme bénévole.

« le PQ était un parti de coalition gauche-droite mais depuis longtemp, la gauche l’a clairement emporté. »

C’est pourquoi en 1982, Lévesque a initié le grand virage néo-libéral (qui a frappé partout à travers le monde, chez tous les gros partis, à droite, au centre, à gauche): coupures drastiques dans les services publics, début des privatisations, etc.

Que Lucide Bouchard a imposé le « déficit zéro » selon les recettes exigées par les agences de cotation de New York (il l’a raconté assez souvent).

Le tout, bien sûr a résulté en des coupures de milliers de lits d’hôpitaux, la diminution marqué du nombre d’enseignants, de personnel de soutien aux élèves en difficulté, en infirmières et en personnel hospitalier, etc. Curieusement, peu de gens semblent avoir fait le lien entre ces politiques et l’augmentation constante du décrochage scolaire et l’apparition des listes d’attente dans tout le réseau de la santé.

On ne parle pas du passage de Boisclair qui a tenté de jouer dans la cour du PLQ et de l’ADQ (avec le succès que l’on connaît). Ou de gens comme Facal (même quand il était souverainiste, il était de tendance néo-libérale très marquée). Ni du discours de Marois sur « l’exagération » des demandes des syndiqués de la fonction publique et para-publique au tout début des négociations avec gouvernement Charest, sur la « nouvelle gauche », et l’excitation face au pétrole du golfe du Saint-Laurent (on entend baver d’anticipation presque toute la classe politique québécoise à cette idée), etc.

Bref, effectivement, il est clair que « depuis longtemp, la gauche l’a clairement emporté » au PQ. C’est très clair en effet.

Ça ressemble un peu à ce que Fox News dit sur Obama (le communisme a pris le contrôle total du gouvernement) ou sur l’ensemble des gros médias (tous totalement contrôlés par la « gauche »). On peut les croire, puisque Fox est le plus gros réseau de média aux États-Unis.

@jcpomerleau, votre commentaire # 32:

Lorsque vous avancez :

»M Bouchard est un grand ami de Paul Desmarais. Et ces derniers temps ses sorties publique ne vont pas dans le sens de la défense des intérêts supérieurs du Québec mais bien celle du PLQ et du puissant réseau d’intérêt qui squatte notre État. »

C’est votre perception, mais ce n’est pas la mienne.

Comme Joseph Facal, Lucien Bouchard est, selon moi, un souverainiste de centre-droit, il l’a toujours été, il ne s’en cache pas et il ne s’en est jamais caché, il l’a au contraire affirmé haut et fort à chaque fois que l’occasion s’est présentée. N’oubliez pas que Bouchard était tout d’abord un député conservateur fédéral et que c’est lui qui a fondé le Bloc Québécois à l’instigation de Ti-Loup Gauthier, le notaire Gauthier, alors conseillé de René Lévesque. Soit dit en passant, le Bloc Québécois a eu, selon moi, sa raison d’être pour une courte période transitoire, mais il n’en a plus depuis logtemps et ces temps-ci il maintient indûement, par défaut, Harper au pouvoir à Ottawa, et ça je n’aime pas ça du tout.

Vous n’aimez pas les relations sociales, professionnelles et d’affaires de Bouchard, c’est votre droit.

Lucien Bouchard a pu commettre l’erreur de dire qu’Henri-Paul Rousseau avait été transparent dans son discours à la Chambre de Commerce dans l’histoire fort accablante pour Rousseau des PCAA, d’accord, il n’est pas parfait et il peut commettre des erreurs. Bouchard manquait alors d’information, et il a parlé sans connaissance de cause, en se basant seulement sur la forme du discours de Rousseau, qui l’a ébloui, c’est tout.

En avez-vous commis et en commettez-vous encore vous des erreurs? Sur quoi vous basez-vous pour porter vos jugements ? Parlez-vous vraiment en connaissance de cause vous?

Et lorsque vous dites que les sorties publiques de Lucien Bouchard ne vont pas dans le sens de la défense des intérêts supérieurs du Québec … Ça c’est votre perception à vous, ça vient de votre angle de vue ou de votre point de vue à vous personnellement.

Comme je vous l’ai dit, c’est votre droit de penser ainsi, mais ce n’est pas mon point de vue ni mon opinion sur Lucien Bouchard.

Selon moi, Lucien Bouchard n’est pas un traître à la nation comme vous semblez vouloir le démontrer et le faire croire, bien au contraire.

Vos allégations sont graves, faites bien attention à ce que vous avancez, sur de simples perceptions extérieures en plus.

Et n’oubliez pas que, comme les autres DOIVENT respecter votre opinion, vous DEVEZ respecter l’opinion des autres.

Et, pour finir, qui prétendez-vous être pour vous auto-nommer défenseur des intérêts de la nation. Je vous ferez remarquer que vous êtes drôlement prétentieux et insultant pour ceux qui ont donné concrètement, autrement qu’en s’exprimant sur un blogue. Qu’avez-vous fait de concret pour le Québec au cours de votre vie ?

Correction et complément d’information à ma réponse au commentaire # 32 de jcpomerleau :

Ti-Loup Gauthier, le notaire Gauthier, conseillé de René Lévesque au début des années 80, avait parlé à de nombreux militants péquistes, libéraux nationalistes et conservateurs nationalistes, dont Lucien Bouchard de l’idée de fonder, au moment jugé politiquement favorable, un parti nationaliste québécois qui représenterait, pour la période désirée, les intérêts du Québec au fédéral.

On cionnaît la suite, c’est finalement Lucien Bouchard qui a fondé le Bloc Québécois, sur un coup de tête, lorsqu’il a quitté le parti conservateur.

Voilà pour la mise au point de l’info sur l’origine de l’idée de création d’un parti politique québécois au fédéral.

N.B.: Je peux fournir les références à ce sujet sur demande.

Correction 2 à mon commentaire précédent :

Après Ti-Loup Gauthier, remplacer alors par auparavant conseillé de René Lévesque … dans ma réponse au commentaire # 32 de jcpomerleau.

«On peut les croire, puisque Fox est le plus gros réseau de média aux États-Unis.» vous dites?

Ouppelaye!

Le Québec ne va nulle part avec ses éternelles divisions sur son avenir constitutionnel. Pourtant, par voie démocratique, tout a été expérimenté ou presque, et 40 ans plus tard, on est toujours « Gros-Jean comme devant » sur ce plan. De plus, les protagonistes officiels des 2 thèses, i.e. Québec indépendant vs Québec dans Canada, sont enfermés dans leur position idéologique paralysant ainsi tout débat et tout avancement. Que d’énergies perdues pendant que l’avenir se bâtit presque sans nous.

Une idée pour avancer: le PQ et le Bloc devraient prendre l’initiative de lancer une démarche à laquellle serait rapidement associée la société civile (autres formations politiques, centrales syndicales, patronat, groupes sociaux, etc) dont l’issu serait la proposition d’une nouvelle entente constitutuionnelle garantissant le respect de nos droits fondamentaux comme nation et notre adhésion pleine et entière à la fédération canadienne. A défaut d’une entente, le Québec décrèterait son indépendance.

Le PQ et le Bloc sont les mieux placés pour lancer, de bonne foi, cette initiative car ils représentent, à toutes fins utiles, l’autre partie de l’équation. Cependant, à moins que le PQ veuille en faire un projet électoral (élection référendaire), la population via tous ses représentants politiques ou via une instance porteuse à créer devra être associée dès le début à cette démarche afin d’établir le vaste consensus nécessaire à la négociation.

D’accord, c’est un gros morceau à avaler mais n’essayons pas, à ce stade, de définir toutes les modalités. Regardons plutôt l’essentiel de la proposition qui se veut une tentative de sortir de l’impasse et, surtout, un projet mobilisateur de nos forces vives pour la définition et l’édification de la société de demain.

Quelqu’un peut-il prendre la balle au bond?

Gaston Bachand

Voilà une belle alternative crédible au référendisme que cette proposition de monsieur Gaston Bachand.

J’aime Joseph Facal. Il est intelligent, clair net et précis. Donc, il est LUCIDE.
Le PEUPLE DU QUÉBEC est endormi au gaz…… schiste?
Les générations montantes se plaisent dans le statu quo , les deux oreilles pluggées, écoutants les nouveautés américaines….
Nos grands penseurs vieillissent.
Suis-je défaitiste? J’espère que non. Il m’arrive de perdre patience, donc, j’ai des révoltes qui ne sont guère de mon âge. Je me pose une question et je ne trouve pas de réponse possible. La question qui revient lancinante et douloureuse….. est très simple: QUAND DONC ARRIVERA LE MOMENT QUE TOUS CEUX QUI ONT DES IDÉES D’INDÉPENDANCE, SE JOINDRONT ENFIN, ET CESSERONT DE SE CHERCHER DES PUCES ET DE GRATTER CONTINUELLEMENT LE MÊME BOBO. Arrêtons de faire nos sempiternelles strip-ease devant la population du Québec et du Canada entier. Quand montrerons-nous un front uni? Quand accepterons-nous sans arrière pensée de suivre le Chef, masculin où féminin sans afficher nos états d’âme?
Quand le tous pour un et le un pour tous? L’union c’est la force. Prenons Jean Charest et le Parti Libéral comme modèle…. hi..hi…hi !! N’êtes-vous pas en admiration devant ce qui se passe à la Commission Bastarache? Quelle belle leçon d’obéissance et de laoyauté….. qui ressemble en rien au PQ. M. Facal, M. Bouchard et les autres, pour être un Chef, il faut beaucoup d’humilité…. genre René Lévesque.

Bonsoir,

Vous avez lu certainement ce livre :

Joseph Facal
OU
André Pratte

……….. QUI A RAISON ?

Si vraiment Joseph lance un parti de droite : eh, bien André Pratte sera celui qui avait «RAISON» !

Mais… je pense plutôt qu’il envoie un autre message au PQ … qui jusqu’ici a semble-t-il répondu à toutes ses demandes : mais quel message ?

@Georgio,

excellent commnentaire (!?) ; mais ces pays ne formeront pas une fédération… mais une CONFÉDÉRATION !!!

Trè grande différence qui si elle s’était appliquée au Canada : on n’en parlerait plus, comme le dit si souvent M.Bousquet.

JRD

J’ai trouvé un nom pour le nouveau parti politique
des lucides Bouchard, Legeault et Facal :

« Québec Zigonneux »