Face-à-face TVA: le gagnant, les absents?

La formule du face-à-face de TVA est intéressante. Mais elle va probablement nécessiter des ajustements afin de provoquer un vrai débat, et non pas une bagarre de ruelle. Autant de la part du diffuseur, qui devra encadrer davantage le duel, que des protagonistes, qui doivent s’habituer à cette proximité.

À moins que ce ne soit le « casting » du combat? Deux politiciens qui se sont affrontés si souvent depuis 15 ans qu’ils ne se respectent plus.

Est-ce que les électeurs ont appris quelque chose lors de ce face à face? A-t-il servi à approfondir les positions de chacun? Ou a-t-il été utilisé pour répéter ce que tout le monde sait déjà? Aux électeurs de juger.

Jean Charest a été coincé sur les allégations de corruption et les problèmes d’intégrité de son gouvernement. Pauline Marois a souffert dans la portion sur le référendum. Charest était à l’offensive, souvent trop agressif, n’ayant rien à perdre dans cette élection qui lui échappe. Pauline Marois a été calme, posée, mais peut-être trop par moment pour une première ministre en attente.

Ensuite?

Les deux politiciens ont parlé essentiellement à leur base électorale. Marois pour tenter de la solidifier, Charest pour la ramener. Dans une course à trois, le PQ pense pouvoir gagner avec 34 % du vote. Le PLQ vise le même résultat.

Les indécis? Rien pour eux. Et de toutes manières, ils n’étaient pas vraiment à l’écoute hier soir. Les sondages montrent que les électeurs hésitants naviguent entre PQ-QS-ON ou CAQ-PQ ou CAQ-PLQ… Dans tous les cas, il manquait un joueur sur la glace.

La hargne qui émanait du studio de TVA jusque dans notre salon, avec ce «lançage» de bouette, ces attaques frontales et les non réponses de Pauline Marois et Jean Charest montrait parfois un spectacle peu édifiant.

Et si, sans avoir rien fait, tranquille à l’ombre des deux grands partis qui se frappent et s’accusent, les vrais gagnants du face à face d’hier étaient la Coalition avenir Québec, Option nationale et Québec solidaire?

À suivre.

(Ce soir, c’est le face à face Charest-Legault)

 

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Comme Charest avait rien à offrir de nouveau, il a perdu des plumes. On verra demain le reste de son enterrement…

Je ne lis pas le débat de la même manière, je crois que Madame Marois c’est comporté comme elle devait se comporter avec un «chat de ruelle».

J’ai bien plus remarqué un ton hargneux chez J. Charest que chez Madame Marois.

Il est clair que ces deux là ne s’apprécient guère, maie à choisir entre les deux qui est le plus intègre et surtout mérite mon vote, je choisi d’emblée Madame Marois.

Après 5 min. Je n’étais plus capable de les écouter, quand j’entends J. C. dire qu’il est blanc comme neige, il nous prend vraiment pour des valises! J’ai changé de chaine…

Certains ont voulu avec ce face à face des débats comme on voit aux présidentielles françaises.
Une des raisons pour laquelle cela ne s’est pas produit est que le temps de parole n’était pas compté. On a donc vu Jean Charest accaparer et couper trop souvent la parole (avec ses Mme Marois à répétition).
Idéalement, il aurait commencé chacun avec une banque de temps (par exemple 25 minutes) puis les secondes s’écoulent à chaque fois que chacun parle. Celui qui n’a plus de temps n’a plus le droit de parler.
Il n’aurait ainsi pas eu le choix de s’écouter un peu plus, et ainsi de ne pas garder de façon excessive la parole, tactique employé par Jean Charest¯ qui a rendu le débat en mon sens désolant à regarder.

Je n’ai rien apppris de neuf hier soir. Je crois que les quebecois connaissent deja tres bien leurs politiciens et leurs politiques. Un debat ne fait qu’aguiser notre anticipation pour un KO mais c’est impossible dans notre societe charitable d’aujourd’hui. Et c’est bien ainsi.
Sylvio Gagnon

J’aime inconsidérablement Françoise David… mais elle avait tout à gagner dans le débat… auquel je n’ai pas assisté… mauvais téléroman à la con en l’absence de tous les joueurs… de cette joute électorale à finir. John-James Charest… on en a marre, François L’Égo, qui s’en aille dans une île quelconque… pour ses dérapages et ses convictions douteuses (merde, il vient tout gâcher dans cette campagne… ex-péquiste aux allures charestienne) OUI… pas d’allusion à notre jeunesse qui nous a allumé ce printemps (stratège intelligent de leur part… de retourner aux études et SURTOUT… GABRIEL NADEAU-DUBOIS qui a démissionné…) Ils n’ont plus d’armes contre eux… Ils sont laissés à eux-mêmes… Et la santé dans tout cela… on en fait quoi… juste des promesses d’élection… comme il y a neuf ans… CE GOUVERNEMENT NE GOUVERNE RIEN ET EST À LA REMORQUE DE CONTRIBUTIONS DOUTEUSES… IL FAUT BOYCOTTER ces débats, qui ne sont pas de véritables débats en présence de tous les acteurs/trices qui se présentent en face de notre population. Comment cela est-il possible devant le peuple québécois de se faire encore passer un sapin ? Je n’en reviens pas que nous nous laissions ENCORE, ainsi duper… Ça semble être notre karma… en tant que peuple… On vas-tu en sortir un jour ? René Lévesque doit se dandiner dans sa tombe… JE RÊVE À UN PAYS DU QUÉBEC QUI SERAIT LE NÔTRE… ENFIN… IL Y A TROP DE DÉBATS TÉLÉDIFFUSÉS… POUR NOUS FAIRE ERRER…

À vous lire M. Castonguay, hier soir, je n’ai pas manqué grand chose.

De toute façon, j’avais quelque chose de plus utile à faire…

Ce qui commence à me tomber drôlement sur les nerfs,c’est que les journalistes qui couvrent la campagne électoral, essaient encore de diriger le vote.
Oui au Québec,c’est comme cela que se fait l’élection pour gouverner le Québec!
L’influence vient de moins en moins de ce que disent des chefs de partis,mais bien plus de ce que disent et écrivent les journalistes qui couvrent l’élection.
La nouvelle démocratie au Québec,c’est cela!

M. Charest, pour conserver la grosse caisse électorale du PLQ, bien pleine, fait des faveurs, principalement aux riches contributeurs, principalement chez 2 ethnies que je ne nommerai pas ici. Une, spécialiste dans la construction et les permis de garderies et l’autre, dans le commerce et la religion.

Je ne voterai jamais pour un chat de ruelle, corrompu à l’os (rotten through the bone). Jamais, jamais.

Je ne voterai pas pour quelqu’un qui nous ment effrontément et qui me prend pour une valise et surtout qui agite des épouvantails pour nous faire peur. Jwe ne voterai pas pour un gouvernement qui a essayé de tout faire en catimini, comme la vente des claims. Surtout ceux de l’île d’Anticosti.

Je voterai pour le Parti québécois. Merci.

Excepté les 7 premières minutes sur la corruption et les 5 dernières sur le référendum, Pauline Marois a carrément rouler dans la farine Jean Charest.

Jean Charest avait l’air d’un mal engueulé. Il était enragé et tentait par tous les moyens de salir Marois.

Marois a montré qu’elle avait l’étoffe d’une première ministre. Elle est resté très calme (un peu trop parfois lorsque Charest prenait le dessus). Marois a eu l’air d’une femme solide et qui ne panique jamais, sans toutefois être trop autoritaire. Son attitude allait de paire avec son discours de première ministre à l’écoute de la population, ouverte d’esprit, prêt à faire des compromis.

Avec une attitude comme Marois, le conflit étudiant se serait réglé rapidement.

J’ai noté aussi que jamais Jean Charest a proposé des idées, jamais il n’a parlé de sa plateforme. M. Castonguay affirme que l’électeur indécis n’a rien à se mettre sous la dent, mais il faut admettre que Marois a réussi à tout étaler sa plateforme électorale malgré la non-écoute de Jean Charest qui passait son temps à l’interrompre.

Dimanche, Charest m’avait surpris et Marois récoltait un gros zéro. Mais hier, Charest s’était fait petit face à une Pauline Marois sereine et dominante.

Personnellement, je crois que les coupures de paroles ne font que créer de la cacaphonie inaudible et font vraiment obstacle à la qualité du débat. Par ailleurs, les nombreuses répétitions des lignes de partis ne nous ont pas vraiment appris de nouvelles choses pouvant nous permettre d’effectuer un choix judicieux. Je crois que c’est l’ensemble de leur présentation et leur gestuelle qui crée un sentiment de confiance ou de rejet vis à vis l’un ou l’autre candidat.

Ce que je relève c’est que chacun comprend les débats à sa façon. Ainsi, j’ai trouvé intéressant le point où madame Marois déplore l’accroissement de la dette par les Libéraux et la réponse de monsieur Charest sur ce sujet, lorsqu’il dit à madame Marois qu’on ne calcule pas la dette pour le montant mais plutôt sous la forme d’un ratio : dette / PIB ; il a pris pour exemple une maison de 200 000$ avec 100 000$ d’hypothèques versus une maison de 1 million avec la même hypothèque. Bien que le journaliste Pierre Bruneau ait écourté le débat. Monsieur Charest nous expliquait assez bien sa vision économique, laquelle est partagée par de nombreux politiciens dans le monde.

Cette vision repose sur cette sorte de « mantra » qu’on peut très bien augmenter son endettement pratiquement de manière infinie aussi longtemps qu’on respecte un ratio admissible calculé sur les plus-values réalisées par l’accroissement supérieur du PIB.

Je n’entrerai pas dans le détail, si ce n’est que la crise de la dette qui sévit actuellement en Europe est directement attribuable à l’application de ce « mantra ».

Aussi que se passerait-il si dans les années à venir on assistait à une correction importante de la valeur de l’ensemble des bien immobiliers (entraînant une baisse du PIB) ? Que se passerait-il si les produits et services québécois ou simplement le commerce se mettaient à stagner, laissant planer une possible récession ? Qu’adviendrait-il si les recettes de l’état, comme celles des municipalités (qui dépendent presque en totalité de la taxe foncière), si les revenus baissaient de seulement 2 ou 3% ? Que se passerait-il, si dans le même temps les taux d’intérêts sur la dette s’accroissaient de seulement de 1 ou 2% ? Quelles seraient les conséquences si les ménages sur-endettés se trouvaient en plus grand nombre en souffrance de paiement ?

Ce dont monsieur Charest veut nous convaincre, c’est que sous un gouvernement Libéral rien de tout cela ne se produira. En 2008, nous avions aussi encore de l’argent dans notre sacoche pour surmonter la crise. Rien n’a été plus faux. J’espère que mon scénario ne se produira pas au Québec, mais s’il se produisait nous nous trouverions en quelques mois dans un situation très comparable celle de l’Irlande ou même pire, celle de la Grèce.

– Il est pourtant possible de soutenir une croissance modérée et constante en vivant suivant ses moyens.

Je me serais crû encore une fois à l’assemblée nationale. Des mal-engueullés tous les deux. j’ai besoin d’un chef qui se respecte et respecte les siens. De plus je n’ai rien appris à propos de leur plateforme et avant la fin j’ai quitté tant c’était déguelasse. Mon vote ira pour un parti solide et respectueux.

p.p.d’Anjou.

Évidemment le spin des journalistes partout est à l’honneur pour diriger le vote que ce soit vers les tiers partis ou la CAQ contre le PQ dont P.Marois a oui présenté sa plate forme électorale et n’est pas rentré dans l’agressivité de J.Charest.

Entendre des journalistes à Radio Canada première chaîne ce matin plébisciter J.Charest dans son hyper agressivité contre une femme politique a de quoi retourner l’estomac. L’indignation des électeurs décidés devant les parti pris des journalistes insidieux est plus qu’inévitable, certains propos sont trop orientés pour que le jeu d’influence ne soit pas là à TVA à Radio Canada et ailleurs.

Si on ne peut plus dire a un bandit ses quatres véritées sans blesser les oreilles et la suceptibilité des journalistes, la démocratie est morte. Lachez moi vos » matanteries » sur les trop durs débats.

est-ce possible que l’un des deux soit un(e) provocateur(trice ) et un baveux ( aucun féminin pour ce qualificatif)

Monsieur Castonguay, 90 électeurs se présentent pour le Parti Conservateur du Québec. Personnellement, je pense qu’il attirera des Adéquistes déçus au détriment de la CAQ. Qu’en pensez-vous ?

Je viens de me taper un aller retour Québec Montrél et en lisant les commentaires, je peux vous dire que cela n’est rien au grapuge fait aux affiches le bord de la 20 (Québec Montréal).Les chefs n’ont plus de tête.Les affiches sont découpés(la tête) avec un exacto.Finalement aurons-nous encore un premier ministre pas de tête?