La division entre l’est et l’ouest du pays toujours aussi marquée, selon les derniers sondages

Le Parti libéral domine ses rivaux dans les provinces de l’est du pays — les provinces de l’Atlantique, le Québec et l’Ontario — alors que les conservateurs sont en tête dans les Prairies, l’Alberta et la Colombie-Britannique.

Photos : Pixabay

La firme Mainstreet publie ce matin ses plus récents chiffres fédéraux dans les quotidiens de Capitales Médias et iPolitics.

Du 6 au 8 septembre, Mainstreet a récolté les intentions de vote de 1876 potentiels électeurs canadiens par appels automatisés (méthode aussi appelée IVR : Interactive Voice Response).

Voici les résultats des répondants décidés et enclins :

Les libéraux mènent le bal avec 37 % des intentions de vote (l’article de Capitales Médias écrit 37,5 %, mais le graphique de iPolitics arrondit ce chiffre à la baisse). Selon Mainstreet, le Parti libéral du Canada (PLC) domine ses rivaux dans les provinces de l’est du pays — les provinces de l’Atlantique, le Québec et l’Ontario — alors que les conservateurs sont en tête dans les Prairies, l’Alberta et la Colombie-Britannique. Au pays, le Parti conservateur du Canada (PCC) récolte 34 %, des appuis stables depuis le dernier coup de sonde de Mainstreet à la fin juillet.

Le chiffre certainement le plus étonnant de ce sondage est celui du NPD : seulement 8 % au Canada — si de tels appuis devaient s’avérer dans les boîtes de scrutin le 21 octobre, ils seraient catastrophiques pour la formation de Jagmeet Singh. Le NDP n’aurait potentiellement plus de représentation dans l’Atlantique et au Québec, et toutes les circonscriptions ontariennes jadis facilement acquises pour le NDP seraient en danger.

Néanmoins, il est important de souligner que les sondages ne s’accordent pas quant aux appuis du NDP au pays. Seulement depuis le mois d’août, les sondages des firmes canadiennes ont mesuré des appuis aussi bas que 7 % (EKOS) et aussi haut que 17 % (Abacus Data) et 18 % (Ipsos). La semaine dernière, Léger mesurait le NPD à 12 % au pays. (Consultez la liste complète ici.)

Voici tous les sondages fédéraux de firmes professionnelles depuis la fin de 2018 :

Nous observons donc un resserrement des intentions de vote entre les libéraux et conservateurs dans les dernières semaines de l’été. De son côté, le NPD ne semble pas en voie de reprendre le terrain perdu depuis 2015 — mais avec la campagne qui s’amorce et le premier débat des chefs ce jeudi, les attentes envers Jagmeet Singh sont-elles si basses qu’il ne peut que nous surprendre ? Cela reste à voir.

Au Québec, les chiffres de Mainstreet sont alignés avec les tendances actuelles, plaçant les libéraux en tête de peloton :
À 40 % au Québec, les libéraux remporteraient plusieurs des circonscriptions néodémocrates en jeu cet automne. Notons que les firmes Nanos et Mainstreet sont celles qui accordent au PLC 40 % et plus au Québec. D’autres sondages mesurent plutôt entre 34 % (Léger) et 38 % (Angus Reid) pour les libéraux au Québec.

Les chiffres demeurent généralement stables pour le Bloc québécois. Alors que Léger mesurait des appuis de 20 % au Bloc la semaine dernière, d’autres firmes ont publié des appuis allant de 14 % (Ipsos) à 24 % (EKOS)… d’où l’importance de considérer plusieurs sources de sondage — particulièrement pour les sous-échantillons régionaux.

Avec l’élection générale qui devrait être déclenchée sous peu, nous nous attendons à une petite avalanche de données dans les prochains jours. Des projections complètes du modèle fédéral Qc125 seront publiées régulièrement dans L’actualité au cours de la campagne.

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