Félicitations pour un Québec décomplexé



Jérôme, pourfendeur de bébéboumeurs

J’aime beaucoup Jérôme Lussier. Le chroniqueur de l’hebdo Voir est un iconoclaste auto-déclaré, un bousculeur de bébéboumeurs, un partisan de la post-modernité québécoise, un curieux à temps plein. Je l’ai connu et apprécié comme recherchiste chez Christiane Charette.

Son plus récent billet, « Doléances pour un Québec dépassé« , a causé un certain émoi sur les réseaux sociaux.

Certains l’ont applaudi, criant « enfin! ». D »autres l’ont accusé d’être un agent de la GRC!

Personnellement — et je ne puis, comme d’habitude, que parler pour moi — j’ai simplement trouvé le texte incomplet. Il y a des cas où on peut souscrire à un texte incomplet. Cette fois, non. Car ce qui manque est trop signifiant.

Le titre, aussi, est trompeur. Jérôme semble se battre contre un homme de paille, un nationaliste québécois obtus, rétrograde, unilingue. Je suppose que cet homme de paille existe. J’ose croire qu’il ne représente pas grand chose.

Alors j’ai décidé de compléter, avec la permission de Jérôme, son billet de Voir, pour pouvoir le signer, moi l’indépendantiste indépendant, volontariste sur les questions linguistiques et culturelles. Voyons ce que donne cette addition.

Son texte est en italique, le mien en caractères réguliers:

Doléances pour un Québec dépassé

Félicitations pour un Québec décomplexé

4 décembre 2011 23h08 · Jérôme Lussier

6 décembre 2011 23h08 · Jean-François Lisée

Ce n’est pas de l’idéologie de croire que le bilinguisme constitue un avantage et de vouloir en faire bénéficier ses enfants et ses concitoyens.

Et ce n’est pas de l’idéologie de croire que ce bilinguisme, voire trilinguisme, individuel doit être promu, mais que le bilinguisme institutionnel est nuisible à la survie d’une minorité.

Ce n’est pas naître pour un petit pain de rêver que sa fille étudie à Stanford, que son fils travaille à Shanghaï, que son neveu boxe à Las Vegas ou que sa nièce défile à Milan.

Et ce n’est pas être égocentrique d’espérer que, règle générale, après avoir brillé sur toute la planète, nos enfants retrouvent leurs racines pour faire profiter leur nation de leurs formidables talents.

Ce n’est pas une perversion de préférer Bon Iver à Paul Piché, Adele à Céline, les Beastie Boys à Loco Locass, mais d’aimer aussi Jean Leloup, Arcade Fire, Malajube et Beau Dommage.

Et ce n’est pas une petite tristesse de constater que tous ces sons cohabitent sur les ondes des stations de radios francophones, mais pas sur celles de notre minorité anglophone.

Ce n’est pas de la rectitude politique d’affirmer que les questions environnementales, culturelles et économiques de notre époque dépassent le cadre des politiques nationales.

Et ce n’est pas autre chose que de l’ambition que de vouloir parler de sa propre voix dans les forums internationaux où ces choses se décident, quand ceux qui parlent pour nous disent trop souvent le contraire de ce que nous voudrions dire.

Ce n’est pas une religion de constater que Facebook, Twitter et Internet permettent de découvrir et entretenir en temps réel des communautés qui se moquent des frontières.

Et ce n’est banal de savoir qu’à l’aube du numérique, c’est la ténacité des souverainistes au pouvoir à Québec qui a imposé aux Microsoft et autres Sony et Apple d’introduire, non le bilinguisme, mais le multilinguisme dans leurs logiciels, pour permettre à tous de pouvoir s’y épanouir. (Ajout: Bon, j’exagère. Disons qu’ils ont beaucoup insisté.)

Ce n’est pas cynique de rappeler que l’univers ne commence pas à Hull et qu’il ne se termine pas à Gaspé et que les lois et les espoirs du Québec n’ont pas de portée extra-territoriale.

Et ce n’est pas un manque de modestie de rappeler que, quel que soit l’indice utilisé, les Québécois sont davantage branchés sur la diversité mondiale que leurs voisins nord-américains aux plans de l’investissement étranger, du commerce,  de la consommation culturelle, de la capacité linguistique, de l’accueil et de la rétention d’étudiants étrangers.

Ce n’est pas une trahison de concéder que le Québec ne représente que 0,1% de l’humanité et que son statut constitutionnel n’y est pour rien.

Et ce n’est pas une chimère de concéder, à l’heure où on réclame davantage de démocratie directe et de pouvoir citoyen, qu’une constitution imposée est un déni permanent de démocratie.

Ce n’est pas naïf de dire que le Québec a autant sinon plus besoin du reste du monde que le reste du monde a besoin du Québec.

Et ce n’est pas inutile d’estimer que, parce qu’il est si ouvert sur le monde, le Québec contribue de manière disproportionnée à la création de la culture contemporaine.

Ce n’est pas de la haine de soi de contempler sans complaisance ce qui pourrait rendre notre langue et notre culture sans attrait pour des immigrants ou des visiteurs.

Et ce n’est pas de l’orgueil de noter que les « Belles soeurs » est l’une des pièces contemporaines les plus traduites et les plus jouées dans le monde.

Ce n’est pas déplacé de suggérer que le copinage, la corruption, les mauvaises écoles et les hôpitaux dysfonctionnels nuisent davantage au Québec que l’université McGill.

Et ce n’est pas inutile de souligner que l’immense majorité des Québécois enragent contre la corruption et le copinage et souhaitent des écoles meilleures et des hôpitaux plus fonctionnels.

Ce n’est pas fédéraliste d’être exaspéré par ceux qui parlent davantage de la Nuit des longs couteaux que du décrochage, du soin des personnes âgées et du suicide au Québec.

Et ce n’est pas être jongleur que de pouvoir à la fois travailler sur le bien être de la société et savoir que son peuple a subi, depuis 30 ans, une injustice historique parfaitement condamnable.

Ce n’est pas de l’àplatventrisme de refuser d’imposer sa langue à quelqu’un qui la rejette, comme on refuserait de forcer une femme à nous aimer si on échoue à la séduire.

Et ce n’est pas de l’étroitesse d’esprit que de trouver désolant que des gens vivent dans une société en refusant d’en apprendre la langue, un refus parfois militant.

Ce n’est pas être à genoux de respecter la liberté des autres comme on souhaiterait qu’ils respectent la nôtre.

Et ce n’est pas être en orbite que d’estimer normal que ceux qui s’installent chez nous fassent l’effort de respecter leur environnement en comprenant ce qui s’y passe.

Ce n’est pas du nombrilisme de considérer qu’il y a, en matière culturelle, une sphère intime qui échappe autant à la supervision de l’État que la chambre à coucher.

Et c’est n’est pas loin d’être culturellement suicidaire de promouvoir des politiques qui rendent, en quelques décennies, la majorité minoritaire dans sa principale ville.

Ce n’est pas être défaitiste de plaider que, même dans la défense d’une langue et d’une culture, la fin ne justifie pas toujours les moyens.

Et ce n’est pas être excessif que d’estimer que l’évolution d’une situation linguistique nécessite des moyens à la mesure du défi posé.

Ce n’est pas être vendu de douter de l’utilité d’une politique d’hostilité envers les serveuses anglophones comme mode de promotion de la langue officielle.

Et ce n’est pas être mordu que d’estimer que l’employeur d’une serveuse ne parlant pas la langue de la majorité de ses clients est en infraction, doit payer l’amende et corriger la situation, comme s’il avait grillé un feu rouge.

Ce n’est pas être colonisé de parler anglais à l’occasion à Montréal, une ville qui a toujours été bilingue et cosmopolite.

Et ce n’est pas être soumis, lorsqu’on est anglophone, de parler français à Montréal, première ville francophone des Amériques.

Ce n’est pas de la gentillesse excessive de tolérer sans colère la présence de gens dont la langue, les idées et la culture diffèrent des nôtres.

Et ce n’est pas de la rigidité excessive que de vouloir limiter au temple et à la sphère privée le caractère activement misogyne de courants religieux plus visibles qu’auparavant.

Ce n’est pas de l’amnésie de revendiquer pour les Québécois d’aujourd’hui une identité qui n’est plus celle de leurs ancêtres de la Nouvelle France.

Et ce n’est pas de l’humour d’affirmer qu’il faut savoir exactement d’où l’on vient, car en plusieurs cas, on ne veut surtout pas y retourner.

Ce n’est pas une hérésie de supposer qu’une nouvelle génération se reconnaisse davantage dans certaines valeurs universelles que dans un désir d’homogénéité culturelle.

Et ce n’est pas une hérésie, non plus, de supposer qu’une nouvelle génération veuille incarner certaines valeurs universelles et une grande diversité d’expressions culturelles sur un socle national assez solide pour ne pas se dissoudre dans une World Culture commerciale.

Ce n’est pas de la propagande de soutenir que le contrôle politique, culturel et linguistique ne peut plus s’exercer en 2011 comme en 1971.

Et ce n’est pas autre chose que de la lucidité de soutenir que dans un rapport du 1% au 99% sur le continent, la pensée magique n’est jamais une bonne politique pour le 1%.

Ce n’est pas déconnecté de sentir, comme Dany Laferrière, qu’il est urgent de “sortir le Québec du Québec”.

Et ce n’est pas anodin de constater avec joie que Dany Laferrière, réfugié haïtien, est devenu l’un des romanciers québécois les plus aimés par sa nation d’adoption, qui exprime ainsi sa capacité de sortir du Québec.

Ce n’est pas complexé d’être convaincu que le Québec est plus fier quand il affronte la concurrence et triomphe que quand il s’isole et se déclare gagnant.

Et ce n’est pas être omniscient que de constater que, des Oscars aux Césars, aux examens PISA, à Paris et Las Vegas, à la Série C ou aux Olympiques, le Québec affronte la concurrence et triomphe. Mais ça ne semble pas nous valoir un Vérificateur Général bilingue.

Ce n’est pas faible d’imaginer que nous sommes plus forts quand on montre ce qu’on sait faire que quand on interdit aux autres de faire différemment.

Et ce n’est pas être excessifs que de favoriser toutes les différences, en insistant sur une langue commune et un respect strict de l’égalité des sexes.

Ce n’est pas suicidaire de proposer que le Québec a plus à gagner à participer à la mouvance contemporaine qu’à tenter en vain de se protéger du reste du monde.

Et ce n’est pas être obtus que de ne vraiment pas savoir de quel Québec cette dernière affirmation parle, ce Québec sans lequel le Canada serait resté en retrait de l’accord de libre-échange de l’Amérique du Nord, du Traité international sur la diversité culturel, de ce Québec sans lequel le Canada était tenté par une intervention militaire en Irak et de ce Québec qui insiste, sans succès car minoritaire, d’obliger le Canada de se joindre à la mouvance contemporaine contre le réchauffement planétaire.

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Quand le point de vue de M. Lussier sera accepté et vécu par tous les québécois, nous serons tous des francophone hors Québec, i.e. sur la pente douce de l’assimilation et probablement aussi heureux que lui de faire partie de la mouvance contemporaine. C’est difficile d’accepter qu’on en soit rendu là.

En effet son texte n’est qu’un gigantesque sophisme de l’homme de paille.

Il ne démontre que son ignorance crasse des débats qui font rage. Ah ces citoyens du monde qui ne comprennent pas que c’est leur État qui est leur porte d’entrée sur le monde. Surtout que présentement c’est Harper qui parle en leur nom donc ils n’ont même pas une simple fenêtre!

Plus il y aura un universalisme, plus on assistera à la monter des particularismes. Ces deux tendances s’équilibrent sans cesse. L’identité est multiple mais elle se définira toujours par rapport à l’autre.

Mais votre jeune homme préfère le manichéisme et les fausses dichotomies. Évidement réfléchir en noir ou blanc permet de simplifier les enjeux bien que ça nous empêche de réellement les comprendre. C’est utile pour les simples
d’esprit.

Au final, votre Jérôme est peut-être un iconoclaste, mais intellectuellement c’est un minus…

Le texte de Monsieur Lussier était parfait et n’avait aucunement besoin que votre « apport » Monsieur Lisée.

Jaloux peut-être?

Il y en avait plein des Jérome(s) dans la France occupée et ils en étaient parfaitement conscients.

Les nôtres n’ont cependant pas cette conscience qu’ils en sont parce que, perversion du temps qui transforme en normalité ce qui ne l’est pas, ils ont parfaitement intégré la rengaine que répète inlassablement, comme à l’arrivée de leurs ancêtres, les descendants de ceux qui ont asservis le peuple dont ils se sont emparés du territoire, le tout comme étant une vérité évidente péchant contre le bon sens, à l’effet qu’est rétrograde, mesquin et sectaire le combat de ceux qui, chez ce peuple, refusent d’accepter que leur peuple puisse s’appartenir et être respecté et par conséquent respectable.

Cette façon savante et moralisatrice d’un universalisme et humanisme mal assumé n’est que le reflet d’un état de colonisé, dont »on » n’a pas conscience, parce qu’on refuse d’assumer ce qu’on s’est fait décrire depuis des décennies comme étant du tribalisme et du sectarisme , et évidemment ce »On », qui, lui, sait et se réclame de cette ouverture, de cet humanisme, de cet universalisme et de cet anti-sectarisme ( faisant sien ce sectarisme et ce tribalisme tant décrié par le colonisateur!) n’ira pas rejoindre ces mécréants sectaires et tribaux qui continuent de résister et qui refusent toujours de se soumettre au bon sens de leur »Conquérant ».

Ce »on » a d’autres prétentions, d’ailleurs il n’a pas le choix, car, inconsciemment, il écoute la voix de son maître et aspire à l’image à lequel celui-ci veut le travestir.

C’est comme dans la fable de La Fontaine, vous savez ce chien qui lâche sa proie pour l’ombre:

»–Chacun se trompe ici-bas.
–On voit courir après l’ombre
–Tant de fous, qu’on n’en sait pas
–La plupart du temps le nombre. »

»–Au Chien dont parle Ésope il faut les
renvoyer.
–Ce Chien, voyant sa proie en l’eau
représentée,
–La quitta pour l’image, et pensa se noyer;
–La rivière devint tout d’un coup agitée.
–À toute peine il regagna les bords,
–Et n’eut ni l’ombre ni le corps. »

Étant retraité au delà de 70, je suis évidemment un québécois des temps anciens. Et pourtant, je me demande en quoi l’absence de valeurs fondamentales et l’ignorance de l’histoire peuvent bien faire des nouvelles générations des québécois plus forts et plus ouverts sur le monde moderne. En reprochant aux « anciens » leur attachement à certaines traditions et une certaine façon de voir les choses, ne pousse-t-on pas un peu trop la dite « modernité » et « l’ouverture sur le monde ».

Bravo! et dire qu’au québec un tas de personnes se demandent encore pourquoi devenir un pays souverain, que la souveraineté est une idée dépassée etc…

M Lisée,

Vous affirmez que Montréal est la première ville francophone des Amériques. Moi je préfère affirmer qu’elle est plutôt la première ville bilingue de la planète.

Bref ce n’est pas un crime de s’ouvrir au monde en exprimant d’abord sa culture et la spécificité des valeurs de sa société comme étant celles de la seule nation francophone d’Amérique!

Merci monsieur Lisée! Voilà bien la fierté d’être québécois, ouvert, mais ne se laissant pas marcher dessus! On veut bien essayer de nous réduire à une poignée de dinosaures des années 70 qui se replient sur eux-mêmes, ce n’est pas l’image que j’ai de nous, les indépendantistes d’aujourd’hui. Se tenir debout, c’est une vieille idée, mais qui sert bien les humains, encore aujourd’hui.

Une Québécoise née de père Italien, qui parle uniquement français au Québec.

Les subtilités du repliement identitaire

La lecture de ce dialogue m’invite à partager une réflexion sur le repliement identitaire québécois.Le lecteur attentif verra peut-être émerger ici une « dialectique » du repliement. En effet, le repliement identitaire s’exprimant au Québec se dirige logiquement et historiquement en deux directions opposées. D’un côté, les premiers repliés veulent se refermer sur « leur » Québec et refusent de le voir évoluer. Certains y voient la maladie d’un nationalisme primaire et infantile. Dans la forme A, ils sont repliés parce qu’ils se considèrent petits et qu’ils ont peur. Souvent, les moutons repliés répliquent vivement aux « autres », aux ennemis de la cause, parce qu’ils se voient plus petits qu’ils ne le sont en réalité. Paradoxalement, ce repliement minimal sur soi-même est nécessaire pour avoir une culture et se doter d’une continuité. Cioran écrit non sans raison : « Une société est comdamnée quand elle n’a plus la force d’être bornée. Comment, avec un esprit ouvert, trop ouvert, se garantirait-elle des excès, des risques mortels de la liberté ? » Se prendre pour référence, sans s’autofonder dans le vide, est essentiel pour se développer et se connaître. La « fatigue culturelle » se produit quand on se cherche trop dans les autres au lieu de créer et de vivre.

Or, le repliement identitaire peut aussi s’exprimer dans une direction contraire, c’est-à-dire que les petits peuvent se penser grands par projection. Ainsi, le replié B aime voir les vedettes anglophones à Québec et se trouve « ouvert » de les valoriser pensant ainsi combattre le repliement du nationalisme. Concrètement, ce repliement B est sournois puisqu’il se retourne contre les siens. Le replié dans le grand s’impressionne lui-même à critiquer un complexe d’infériorité face aux anglophones, alors qu’il ne voit même pas que son anglophilie procède d’un même repliement s’exprimant en sens contraire. Au lieu de se voir petit, il rêve, en vertu d’un processus d’idéalisation, de se trouver grand. En fait, c’est bien parce qu’il est petit qu’il souhaite l’influence anglophone sur son vocabulaire et ses valeurs. L’obstination à vouloir être reconnu à l’extérieur, par l’autre, le grand Autre, est une forme classique du repliement B. Pire encore, vouloir que l’autre nous définisse, tel est la plus néfaste forme de repliement identitaire. C’est peut-être la forme de repliement qui traduit l’amour immodéré du fédéralisme canadien ou de l’américanisme primaire. Regarder les présidentielles américaines en se disant que les Etats-Unis sont grands, voilà le sentiment du replié B. Celui-ci valorise à merveille les régressions : ces « fans », se croyant petits, sont prêts à tout pour vendre ce qu’ils possèdent au nom de l’ouverture au Grand. L’amour inconditionnel du Grand Autre roule sur le principe inconscient d’une soumission à l’autre au nom d’une ouverture à la mondialisation excluant les petits.

Dans le repliement, curieusement, ce qui est bon pour les autres ne l’est pas pour nous. Cela est bon pour tous les autres pays du monde, mais pour le replié, cela ne saurait focntionner ici, parce qu’ici, dit le raisonnement singulier, c’est différent. Le repliement, c’est finalement une dialectique entre l’intérieur et l’extérieur. C’est le fait d’avoir de « murs psychologiques », des limitations intérieures, et des peurs qui nous empêchent de nous affirmer tels que nous sommes réellement. Être un représentant du repliement identitaire, c’est d’être obligé de se chercher dans le contraire de ce que l’on est et de parvenir à se définir en lui. Moment de recul, de repli et de réflexion maladive sur soi-même, le repliement prépare quelque chose. Mais quoi ? Si le replié B est vulnérable, c’est parce que l’extériorité à réussi à tuer son propre sentiment national, son pays intérieur, pour parler comme le poète Gilles Vigneault. Critique sévère de son peuple, il veut alors reconquérir le Canada, se rattacher aux rocheuses afin de cesser de souffrir sa différence.

Extrait du manuscrit « Le Forum de Montréal.
Patiner à l’intérieur du fédéralisme canadien »

Merci M, Lisée d’avoir pris le temps de formuler cette réponse pour nous, Québécois qui sommes fiers de nos origines et de notre culture. En lisant ce texte hier et en constatant ses appuis, j’avais la mine un peu basse et vous devancez la réponse que j’aurais pu lui faire. J’aurais cependant préféré des affirmations positives au lieu de la négation de soi utilisée pour dire que nous ne sommes que des êtres humains quelconque plutôt que des Québécois. Mais ça, ce sera peut-être ma réponse. 🙂 En attendant, il me fait grandement chaud au coeur de diffuser la vôtre !

Je suis un fervent souverainiste depuis les années soixante. Le maître chez nous, j’y ai toujours cru.
Ceci ne m’a pas empêché de travailler, pour une bonne partie de ma vie, en anglais aussi bien au Canada qu’aux USA.
Ce désir normal d’une nation normale d’être maître chez soi, ne m’a pas empêché de travailler entre autre à Puerto Rico, au Mexique, en langue espagnole.
Être un québécois indépendantiste ne veut pas dire se couper du monde. Tout au contraire, la souveraineté nous permet de prendre notre propre place dans cet univers.

Je suis en partie d’accord avec M. Lussier. Vive un Québec décomplexé qui pense qu’il peut enfin se prendre en mains et cesser de croire qu’il faille que les décisions viennent d’ailleurs pour qu’elles soient bonnes.

Bonjour,

M’enfin ! En lisant le billet de Monsieur Jérôme Lussier il y a quelques jours, quel vent de fraîcheur me disais je ! Et bien oui, ce billet semblait ventiler l’hebdomadaire Voir au complet, bien que certains collaborateurs de cet hebdos ont l’esprit ouvert tandis que certains recoins de l’hebdo ont de fortes odeurs de renfermé qui se mêlent à la navrante odeur de boules à mites, tout comme si l’hebdo se sentait obligé d’avoir des antennes à la Société St Jean Baptiste de la rue Sherbrooke Ouest pour garder la mainmise sur une frange importante des nationalistes québécois.

En effet, beaucoup de lecteurs ont opiné du bonnet et soutenues les théories avancées par Monsieur Jérôme Lussier en l’appuyant. Mais une horde de nationalistes en furie, la bave aux commissures des lèvres ont vite délaissé le blogue d’à côté pour fustiger en tant que vrais énergumènes nationalistes les MEUCHANTS qui osent critiquer un tant soit peu le Québec et ses apories, si ce n’est pas ses grossières insignifiances…. Tout comme disait l’écrivain célèbre, il faut sortir le Québec du Québec, au sens propre tout comme au sens figuré.

En outre, et ce malheureusement, les nationalistes québécois sont les victimes depuis la fin des années 1960 de vendeurs de rêves et d’élucubrations fumeuses comme la pseudo souveraineté-association dans la semaine des quatre jeudis. Au pays des aveugles, les borgnes sont Rois, on vous l’a assez dit et pourtant ! Quoi de plus facile pour un manipulateur sans vergogne, un vulgaire arriviste qui fait prendre des vessies pour des lanternes à des nationalistes émotifs au trognon, surtout que ceux ci ne veulent pas savoir, mais CROIRE ! On va l’avoir notre pays, la souveraineté dans 1,000 jours…. Fadaises ! Tout en sachant fort bien que des disciples aveuglés par la FOI et l’ESPÉRANCE allaient boire littéralement leurs paroles. Les nationalistes québécois ne pensent pas ni ne réfléchissent. Ce n’est pas dans leur besace ni dans leur escarcelle pour faire un jeu de mots… Sur mille citoyens nationalistes, 999 se cherchent un Sauveur, un gourou ! Tandis que le MILLIÈME d’entre eux en tant qu’arriviste s’arroge le droit d’être leur Sauveur, leur Maître à penser et le reste suivra car la mentalité grégaire d’un nationaliste est moulée par le mimétisme, l’esprit de meute. Et pour paraphraser Monsieur Victor Lévy Beaulieu, faire partie de la Grande Tribu.

En terminant, tout en ayant un profond respect pour les INDÉPENDANTISTES, je ne peux que m’insurger contre les irrécupérables rêvasseurs qui s’affichent souverainistes. Kossé que ça mange en hiver cette bande d’outsiders ? Alors que partout sur la Planète, tous médias confondus parlent allègrement de l’indépendance du Kosovo, du Timor Oriental, du Monténégro etc…., ici cela prend de la vaseline pour badigeonner le concept fumeux de la souveraineté afin de ne pas nommer un chat tout simplement un chat. Allez et prenez la peine de VOIR sur certains blogues réservés aux nationalistes seulement de quoi il en retourne ! Car quelqu’un exprimant une idée différente est vite exclus manu militari pour cause de perturbation de l’incessant gazouillis des alouettes en colère qui, faute d’opinions opposées en ayant foutu dehors les malfaisants se crêpent la huppe entre eux autres comme de vrais péquistes. Toute l’Histoire du Québec s’est bâtie à critiquer les MEUCHANTS mais les nationalistes québécois n’ont jamais eu le caractère et la force nécessaire pour accepter une seule critique et en faire par après l’aggiornamento qui s’imposait….. Au plaisir, John Bull.

Jean-François Lisée est le Thomas Jefferson du Québec. Rare sont les intellectuels à avoir la capacité d’émouvoir.

Belle démonstration que tout est dans tout. Bel exercice de style. Respectueux. Inclusif. Bref, très québécois 😉

La chose que je déteste le plus dans la vie, et les gens que j’estime le moins,ce sont et les sphismes et les sophistes qui les portent.

Ce jeune homme, sous couvert d’ouverture et d’iconoclastie (BCBG, après tout on érit dans Voir…) nous donne un exemple magistral de ce que l’on peut faire avec la réalité quand notre intelligence nous permet de la tripoter jusqu’à la
distordre aux limites de la rupture de sens.

Ça me fait penser à un reportage que j’ai vu récemment à la télé. O y expliquait le phénomène de la bactérie E coli.

On y apprenait que sa présence dans l’animal tenait en très grandee partie et presqu’exclusivement à l’alimentation de l’animal.

Il suffisait de nourrir le bérail avec du fourrage comme dans la nature pour éliminer la bactérie.

Mais les éleveurs américains s’entêtent à nourir le bétail avec du maïs qui est en grande partie la cause du problème.

La solution trouvée par l’industrie? Développer une industrie de transformation de la nourriture animale pour y enlever les éléments pathogènes. Cela plutôt que de donner de l’herbe et des fourrages aux animaux…

Ici Lussier fait exactement la même chose. Il s’entête à taper dans le trou d’eau avec son pied, pour faire de la boue.

Plus ce que tu dis est gros plus tu es proche de la vérité ? Son texte est la façon moderne de dire pipi caca devant tout le monde ?

Mais ce n’est qu’un petit sophiste, et c’est pourquoi JF Lisée lui retourne sa crêpe avec une facilité déconcertante.

Je pense que déjà monsieur Lussier sait très bien qu’il ne lui reste plus qu’à aller se rhabiller.

Je suis bien d’accord avec l’ensemble des réponses de Jean-François Lisée, d’autant plus que le texte de départ est basé sur une vision noire et blanc déroutante pour un recherchiste de Radio-Canada. Bien que j’aie un nom d’origine suédoise et un père flamand ainsi qu’une mère québécoise d’origine française, je tiens particulièrement à la qualité de mon français ainsi qu’à l’incroyable culture québécoise qui est si différente des autres, de par ses origines. De la même façon que je serais très déçue que la Suède, où je vais régulièrement, renonce à sa culture et se décolore, j’ai passé la fin de semaine, au Québec, à faire « tripper » des Suédois. Les conversations se sont passées en Allemand, en Suédois, en Anglais, en Français et même avec un peu d’Italien, selon qui parlait à qui et au gré des discussions avec plusieurs d’entre nous qui étions trilingues, mais pas des mêmes. Mais ce que les Suédois ont adoré en plus de ce mélange bariolé et pas toujours facile de communication internationale, c’est le Québec et ses spécificités, la neige qui est tombée, la grandeur du fleuve, les affiches et les serveuses/serveurs en français, ll’architecture tantôt typique, tantôt européenne, tantôt américaine et même, l’hôtel des Premières Nations.

C’est justement parce que nous avons du respect pour nos langues maternelles que nous avons eu plaisir à échanger dans plusieurs langues, avec plus ou moins de succès – mais beaucoup de plaisir dans tous les cas.

C’est en protégeant le Québec et ses cultures que l’on peut le mieux apprécier les cultures mondiales. J’ai eu la chance de ne pas voir de McDonald lors de mon passage en Chine, mais j’en ai vus au Maroc; dommage, je n’en ai rien à blairer de l’omni-culture américaine qui pousse des gens intelligents à penser que la culture internationale, c’est celle des USA/UK. Et c’est de ça que je vous parlez, que si on demeure Québécoises ou Québécois, on ne peut s’ouvrir au monde…

C’est exactement le contraire. Si je voulais détruire l’ouverture des gens d’un peuple au Monde, je ferais un texte qui ressemblerait exactement au vôtre…

En passant, j’ai un frère à Yellowknife mariée à une fille des Philippines, un autre à Madagascar, un autre en France, ma mère parle couramment Italien et Flamand, je comprends aussi le Norvégien et le Danois écrit… Et la priorité familiale que nous ont inculqués nos parents brillants? Parler et écrire le français le mieux possible. Parce que ça influence la connaissance sur les autres langues et donc, l’ouverture sur la culture et sur le monde.

Trilingue (anglais-français-suédois), je suis appelé

Bravo! Si une Canadien espère obtenir un statut de citoyen dans un pays comme la Norvège, il doit rencontrer 2 conditions: apprendre la langue et suivre des cours de « social studies ». Et dans les deux cas, réussir les examens. Le Québec ne se distingue pas seulement par sa langue, qu’il faut à tout prix protéger, mais aussi par les valeurs citoyennes et sociales qu’il propose. Ce ne serait nullement impoli d’exiger que tous ceux qui habitent le Québec et qui en ont fait leur lieu de vie, parlent français, connaissent les valeurs que nous avons convenu de faire communes et s’intègrent. Ce n’est nullement insensé d’en faire une obligation. C’est une toute simple question de bon sens.
Le Québec n’est pas seulement distinct du ROC par sa langue mais aussi par la très nette différence entre les citoyenneté

Merci en effet de donner une autre perspective à ce texte qui « se veut très branché et de son époque ». Personnellement, je ne connaissais pas M. Lussier, mais en le lisant, je me rends compte qu’il participe de la même idéologie d’ouverture à sens unique qui caractérise d’autres chroniqueurs du Voir. Je me méfies toujours de ces gens qui se vantent d’être totalement ouverts à une culture dominante qui, elle, est tout à fait étanche à la culture québécoise, ce qui revient à utiliser un euphémisme pour parler d’une simple démarche d’assimilation résignée. « If you can’t beat them, join them » semblent-ils nous marteler cyniquement! Et puis, je ne peux plus tolérer ces gens qui se réclament de «valeurs universelles», d’ouverture à la «différence», d’intérêt pour les grandes questions environnementales, pour les espèces en voie de disparition, pour la biodiversité et qui semblent pourtant accepter lâchement la fragilisation constante et croissante de notre culture québécoise et le risque de sa disparition à brève échéance par assimilation… faut bien se résigner, on est si «petits»… Think big, s’tie! Il y a aussi des Elvis Gratton au Journal Voir, c’est juste l’enrobage qui diffère, le message est le même!

C’est le propre de la jeunesse que de vouloir refaire le monde.C’est d’essayer de refaire dans un ordre différent soit pour corriger nos travers,nos absurdités ou refaire le monde.

Je veux bien sauf qu’ il ne faut pas être limité dans le temps et l’ espace.Peut-être qu’ il aurait été pertinent que Jérome prenne un cour d’ histoire accéléré du Québec depuis les années 60.Nous sommes le produit d’une évolution historique qui n’ aboutit pas et qui pour plusieurs succitent de nombreuses frustations.

Si le PQ avait eu le courage de mettre en place un programme d’ histoire convenable, peut-être que nous ne serions pas encore à expliquer le contexte socio-politique dans lequel nous évoluons.

Merci pour votre vigilence et votre vision historique.

merci infiniment, M. Lisée… c’est la réponse que je lui aurais faite, si j’en avais eu le temps! 😉

Cher M.Lisée ,

Il est signifiant que l’identité québécoise apparaisse si duluer dans les propos de Jérôme Lussier et que la pensée universelle et de tolérance en devienne que le seul moteur .Mais quand avons-nous cessé d’affirner notre spécificité pour quelle puisse lentement quasi disparaître dans les réflexions de jeunes remplis de talent ?

et ce n’est pas de l’à-plat-ventrisme que de dire qu’un peuple qui en fait plus que les autres pour être ouvert et tolérant, n’en fait pas assez, encore alors que l’autre qui sert de modèle se replie sur son propre monde et refuse de s’intégrer à la majorité, refuse tout compromis sur sa culture!

oupse oui c’est de l’à-plat-ventrisme sous le couvert de l’universalité!
ouverture sur le monde pour mieux ignorer le sien parce que c’est trop difficile, trop engageant de sauver sa culture!

que gagne l’humanité vers laquelle ces penseurs se tournent lorsqu’elle perd sa diversité; n’en déplaise à ces jeunes penseurs de l’ouverture, à chaque fois qu’une culture disparait c’est aussi une partir de l’humanité qui disparait.

quand toute l’humanité parlera anglais et ne vivra que pour les affaires ($$$$) serez-vous mieux dans votre peau?

Je crois, monsieur Lisée, que ce texte se classe parmi vos meilleurs. Il m’a vraiment touchée.

Comment, en effet, répondre à ceux qui considèrent le désir de pays pour le Québec comme quelque chose de dépassé?

Ne voient-ils pas que, citoyens du monde, nous appartenons avant tout au pays où nos attaches sont les plus profondes?

Ne comprennent-ils pas que n’importe quel Français, Américain, Tunisien, Italien ou autre tressaille toujours aux victoires ou aux défaites de son pays, qu’il ressent dans les plus intimes fibres de son être?

Ne peuvent-ils concevoir qu’avant de s’ouvrir au monde, il faut s’ouvrir à soi (c’est-à-dire, pour un Québécois, crier à tous qu’ici vit et grandit une nation dont la langue commune est le français)?

Une fois ces prémisses admises, à nous le monde, mais pas avant!

Vive le pays du Québec français et ouvert sur le monde!

Un homme de paille ? Bien vrai !

J’ai voyagé et vécu au Canada anglais, puis à l’étranger, très loin. Je parle quatre langues; j’en apprends une cinquième… La plupart de mes amis démontrent aussi, tout autant que moi, ce genre d’ouverture sur le monde. Et pourtant, nous sommes pour la plupart souverainistes.

Qui sont ces québécois frileux, fermés sur le monde, craintifs, xénophobes, revanchards et réactionnaires dont les antinationalistes parlent sans cesse ? Je me le demande à chaque fois.

M. Lisée, vous ne dormez jamais: merci. Après les oeillères de Don MacPherson, vous détectez sous les apparence « hip » la personnification moderne du célèbre Elvis Gratton de Falardeau. Robert E., ici, la mentionné. Le philosophe Dominic Desroches le dit aussi, de façon plus extensive, mais qui vaut la peine qu’on s’y arrête:

« En fait, c’est bien parce qu’il est petit qu’il souhaite l’influence anglophone sur son vocabulaire et ses valeurs. L’obstination à vouloir être reconnu à l’extérieur, par l’autre, le grand Autre, est une forme classique du repliement B. Pire encore, vouloir que l’autre nous définisse, tel est la plus néfaste forme de repliement identitaire. »

Il a été rappelé aussi que nous subissons ici les funestes conséquences de la « normalisation » canadian qui a fait disparaître l’enseignement de l’Histoire chez nos jeunes générations: si on veut savoir où aller, faut savoir d’où l’on vient. Ceci n’est pas un éloge à la ceinture fléchée, qui demeure quand même un art qui se perd.

Quel texte déprimant ,ça donne l’impression qu’il faut capituler parce que notre société a tout faux et l’on doit tout recommencer en prenant le moins de place possible…

Recommencer mais sans guide,sans boussole,en reniant tout et sans assise national.

S’effacer au nom du multi culturalisme et de la globalisation. Toujours l’impression qu’il y a juste au Québec que l’on entend ce discours.

Moi je commencerais par sortir le Québec du Canada. Après m’être assuré de notre survie en Amérique et sur la planète,je pourrais commencer à me poser de telles questions existentielles. Mais au moins nous aurions en mains notre destin.

Jérome Lussier me fait penser à ces fédéralistes et leurs façons insidieuses de vouloir nous assimiler.

Tant qu’à Laferrière toujours eu l’impression qu’il est à la remorque de Radio Canada et de l’establishment plutôt que de l’art.

Lussier ne fait que démontrer qu’il souffre d’amnésie, comme beaucoup de Québécois de sa génération.

Ca se dit citoyen du monde mais incapable de reconnaître que pour l’être, il faut d’abord être ancré en quelque part et y développer des racines fortes. Ce sont ces racines qui nous permettent de nous ouvrir sur le monde; pas l’inverse.

Un texte décevant qui n’a même pas l’excuse de l’originalité.

Chroniqueur de l’hebdo Voir? M’en sak.

WOW! J’aimerais que plus de gens vous lisent M. Lisée! S’ouvrir l’esprit n’a jamais fait de mal à personne mais il semble que déjà bien des gens le font…à voir le nombre de réactions, même si certains restent de mauvaise foi…..

C’est une réponse de main de Maître !
Bravo et merci.
C’est un baume intérieur de sortir du chaos et de lire les arguments logiques de la mouvance en avant pour sauver la langue.
Merci encore.

Merci M. Lisée,

Lorsque j’ai eu connaissance de ce texte j’ai voulu, à l’instar de vous même, concocter une réplique similaire à la vôtre. Mais faute de temps, j’ai du me résigner à abandonner l’idée.

Vous n’allez pas jusqu’à m’enlever les mots de la bouche et refléter l’ensemble de mes réflexions, mais j’abonde dans votre sens.

@ Gaston Boivin #6

Votre phrase introductive est empreinte de sagesse et de la valeur de l’histoire dans nos vies.

En plein dans les dents de ceux qui ont un complexe d’infériorité d’être… québécois…

@ Kim Cornelissen #22

Quel discours rafraîchissant. Les québécois auraient tout avantage à miser sur ce genre d’attitude.

Merci pour nous l’avoir fait partager.

À une période où plus personne ne propose une vision du Québec. À une époque où la corruption est AU POUVOIR DE NOS INSTITUTIONS; à une époque où les Québécois sont plus que jamais des individualistes qui se foutent autant de l’environnement que des grands enjeux planétaires; à une époque où on devrait plus parler de survie planétaire que de survie d’une langue approximative parlée par 6 millions de personnes; à une époque où nos propres chefs donnent nos ressources naturelles; à une époque où les syndicats sont bien implantés non pas en défenseur du petit travailleur, mais en mafia organisée, la vieille rengaine souverainiste m’apparaît non seulement surréaliste, mais complètement indécente. Comment des gens brillants peuvent-ils encore même envisager cette aberration? Qui dirigerait le Québec ? Je veux un nom sans rire. Parler de référendum et de souveraineté au Québec aujourd’hui relève carrément du dogmatisme.

»Jérôme semble se battre contre un homme de paille, un nationaliste québécois obtus, rétrograde, unilingue. Je suppose que cet homme de paille existe. J’ose croire qu’il ne représente pas grand chose. » J-F L

Et le président du Conseil de la Souveraineté, un dénommé Gérald Larose, remplit tous ces critères et représente le mouvement souverainiste.

Il va bien falloir que les souverainistes bien pensants et ouverts d’esprit, comme M. Lisée, dénonce un jour ces vieux obtus qui sont très présent au sein du mouvement qu’ils défendent.

Robert M: « Il y a aussi des Elvis Gratton au Journal Voir, c’est juste l’enrobage qui diffère, le message est le même! »
Tellement vrai! Il y a beaucoup d’ignorance (de l’histoire entre autres), me semble-t-il dans le texte et la pensée de Lussier. Je suis d’accord aussi que la réponse de Jean-François est magistrale. Un texte à retenir et à diffuser!

Dans la version de M. Lussier, je perçois un constat d’impuissance (nos gouvernements étant de moins en moins capables d’améliorer notre sort, l’auteur préfère des initiatives plus modernes, plus locales, paraissant plus efficaces à ses yeux).

M. Lisée semble encore croire que la nation Québécoise pourrait échapper à cette impuissance qui gagne la plupart des autres gouvernements nationaux. J’aimerais en être convaincu.

Dans l’une et l’autre version, où il est surtout question de moyens, je me demande quelle est la fin. S’il s’agit de richesse, n’avons-nous pas déjà le système qui se prête à la plus grande concentration des richesses? S’il s’agit d’autre chose, il faudrait commencer par le nommer. Je crains fort que dans une perspective de philosophie matérialiste (qui semble être la nôtre), on continue à avoir beaucoup de mal à nommer une fin autre, sans se sentir gêné par l’image de rêveur, d’irrationnel, d’imbécile malheureux qui nous est retournée par le miroir de cette pensée dominante.

Bravo Monsieur Lisée pour votre analyse si juste de la réalité québécoise en réponse au jovialiste.

Au Québec, nous avons pleinement le droit d’être et de demeurer ce que nous sommes. Les Québécois ont le droit de conserver leur identité francophone et de culture chrétienne. Ils ont le droit d’être différents des autres peuples, ni meilleurs ni pires, comme tous les autres pays ou nations qui ont des langues et des cultures qui leur sont propres.

Le Québec a longtemps été en mode survie, sous l’occupation et sous l’Église catholique. Soumis, agenouillé, asservis.

Ensuite, le Québec c’est levé debout pour prendre parole et se défendre. De cette position défensive nous avons fait la révolution tranquille et définis le Québec moderne.

Maintenant, nous devons quitter cette position pour passer à l’offensive. Partir à la conquête du monde, aller voir ailleurs, apprendre ce qu’ils sont et leurs expliquer qui on est.

Je dois tout simplement dire que le texte original me rejoint beaucoup plus que les ajouts de M. Lisée. Pour moi, c’est comme faire 1 pas en avant pour ensuite en faire deux en arrière en lisant M. Lisée. Et à la lecture des commentaires, je constate qu’il y a encore beaucoup de gens qui sont prêts à se battre contre des moulins à vent. Je vous souhaite bonne chance, car c’est difficile de contrer un tsunami. Oui, certains habitants ne sont pas intéressés par la culture francophone. C’est triste effectivement! Par contre, nos enfants, leurs parents et aussi parfois leurs grands-parents eux sont très ouverts à la culture des autres que ce soit par les films, la musique, la TV, les voyages ou les livres. Pourquoi ne pas tout simplement être fier de nous et avoir pitié pour les autres? C’est qui les pires dans cette histoire? Merci.

Je me demande où Jérôme Lussier a bien pu rencontrer un tel homme de paille rétrograde et obtus.

Je ne crois pas que cet homme, autant qu’il soit sorti de son imaginaire, soit représentatif d’un quelconque groupe de gens au Québec.

Quand même, je ne doute pas qu’il doit en exister quelques uns mais enfin, ce texte démontre une bien piètre opinion de ce que nous sommes.

Merci m. Lisée de « remettre les choses à leur places »!

Ma grande foi, Jérôme Lussier est la réincarnation même du Christ sur la croix pour la rédemption de l’humanité entière. Quelle grandeur d’âme !!!

« Voici l’Agneau de Dieu qui enlève le péché du monde », le Québec et son peuple amenés sur l’autel du sacrifice au bénéfice du reste de l’humanité.

Ce Québécois exceptionnel sera certainement le seul de son peuple à être épargné sur l’Autel du sacrifice. L’univers ne peut se départir d’un tel libérateur de peuples. Amen.

Excellent travail, Monsieur Lisée. Vous avez su, dans le plus grand respect, apporter de la matière à un texte qui, au départ, en manquait cruellement.

@John Bull
« Les nationalistes québécois ne pensent pas ni ne réfléchissent »
Faites attention à ce que vous écrivez !
C’est insultant, irrespectueux et faux.

Bonjour,

Tout en espérant que Monsieur Jérôme Lussier ne soit pas congédié de l’hebdomadaire Voir suite à ce billet à la plume légèrement trempée dans le vitriol, nous devons constater que le billet est maintenant retiré de la page d’ouverture sur le site informatique du Voir…… Accident de parcours ou quoi ? Serait ce que certains chez les chroniqueurs ne pouvaient supporter l’ombrage que Monsieur Jérôme Lussier leur procure ou bien y a t’il une parade de nationalistes québécois en colère devant le local du Voir ? En voulant vérifier les commentaires à 13.30 heure sur le billet concerné, il est maintenant relégué aux archives et nous devons pitonner pour le trouver…. Probablement que certains frileux au Voir n’ont pas apprécié que Monsieur Jean François Lisée ainsi que Richard Martineau s’emparent de la patente comme ils disent dans le joual de la nation québécoise dans une Canada Uni. Au plaisir, John Bull.

« Et ce n’est pas inutile d’estimer que, parce qu’il est si ouvert sur le monde, le Québec contribue de manière disproportionnée à la création de la culture contemporaine. »

Complètement représentatif de la prétention démesurée des québécois. Expliquez-moi de quelle manière la culture québécoise rayonne dans le monde ? Même en France, qui est j’imagine le débouché naturel pour les artistes québécois, les gens connaissent Céline, Garou, et… c’est tout. Il faut arrêter de planer un peu. Ce n’est absolument pas un jugement qualitatif, mais juste pour remettre les choses un peu en perspective. Le Québec est insignifiant, c’est peut-être triste, mais c’est comme ça.

Bravo encore M. Lisée.
Cette oraison funeste de M. Lussier n’est que le reflet de cette post-modernité tout acabit qui veut à tout prix laisser croire que dans la dynamique du progrès et du rendement, il n’y a pas d’espace pour l’engagement, ce baluchon trop pesant. Pourtant l’un ne va pas sans l’autre, la création et l’innovation sont directement tributaires d’une culture authentique et libre d’expression. Quel relâchement! Maudit fossé des générations!

1 ère partie:

Bravo Monsieur Lisée!

C’est tellement triste de lire et d’entendre des québécois (éduqués en plus) être si confus et déconnectés de la réalité historique et politique du Québec, ainsi que de la politique internationale!

La société québécoise est unique en Amérique du Nord, encore bien plus de monde aimerait y vivre si ce n’était des hivers « frisquets » que nous avons et des barrières de l’immigration.
Nous avons faits bien du chemin depuis le début et ce grâce à nos ancêtres (arrières, grand-parents et parents) qui ont travaillé fort, bûché, creusé, élevé, soigné, ramanché, « torché », lavé, éduqué; pour survivre et aussi dans l’espoir de se donner un jour un monde meilleur plus juste et plus facile pour leurs enfants. (Je ne voudrais personnellement pas retourner en arrière, surtout en tant que femme 😉 ).

Cependant, pour y arriver nous avons aussi eu besoin de nous regrouper et nous politiser davantage pour permettre de défendre nos intérêts en tant que société et aussi donner des instruments et des moyens pour atteindre nos rêves et nos espoirs!
C’est une nécessité pour toute société qui désire se développer et s’épanouir de se doter de gouvernements, de syndicats, de principes, d’éthique, de lois, etc. Facebook ne répondra pas à toutes les attentes d’un peuple!

En ce qui concerne la langue officielle du Québec et du Canada, je pense que la majorité du Québec désire continuer à parler et à écrire le français pour encore de nombreuses générations et c’est une grande richesse collective mondiale d’avoir des sociétés qui défendent et promeuvent celle-ci dans toutes les sphères publiques de leurs sociétés. Je ne vois pas comment Monsieur Lussier peut dénigrer ainsi nos origines et nos aspirations en pensant que notre société de développera davantage si nous abolissons les frontières, les balises de notre langue et en passant notre fierté! Non mais, c’est du n’importe quoi!!

Aussi, je n’aime pas que l’on dise que les immigrants n’aiment pas ou ne veulent pas parler notre langue! Je pense que la plupart des immigrants désirent apprendre celle-ci et peut-être d’autres aussi? Cependant pour plusieurs, des barrières les empêchent de mieux l’apprendre. Plusieurs raisons, mais en voici quelques-unes: Raisons économiques: ils doivent subvenir à leur besoin très rapidement, donc ils vont tenter de trouver un ou plusieurs boulots sans nécessité de communication. Les cours offerts à leur arrivée sont trop courts et une fois terminée ont leur dit débrouillez-vous! Je pense qu’en allongeant la durée des cours ils seraient très contents.

De mon côté, j’ai goûté depuis ma naissance à la dualité linguistique du Québec, car j’ai une maman originaire de Chicoutimi (qui n’a jamais eu la langue dans sa poche) et un papa montréalais anglophone d’origine (qui avait décidé de suivre des cours de français à McGill dans les années 60-70 et qui se débrouillait pas mal). Alors, je peux simplement résumé mon propos ainsi: Je suis très fière d’être québécoise et je continuerai de travailler fort et de m’impliquer pour que notre Québec représente mes idéaux et mon budget! Que celui-ci soit encore plus équitable pour nous tous et nous toutes, car trop de gens sont encore laissés pour compte, trop de pauvreté, trop peu de diplômés,trop d’oligopoles et de sujets à tendances ploutocrates, pas assez de rigueur de taxation des plus riches et des entreprises, pas assez de responsabilisation des actes de nos représentants et des entreprises, manque d’éthique, etc. Nous devons continuer de nous unir et nous impliquer en tant que citoyens et exiger des changements lorsque cela ne tourne pas rond! Nous devons aussi aspirer à un plus grand savoir, car c’est l’avenir! Nous continuerons de rivaliser avec les grandes villes du monde dans le développement d’une économie profitable et durable! C’est déjà commencé et je n’en perdrai pas mon français (et mon anglais) pour autant!

C’est toujours le même argument des fédéralistes depuis Trudeau: il faut dépasser le nationalisme. Il faut être un citoyen du monde. Le nationalisme est un projet réducteur.

Pourtant, ces gens oublient qu’ils sont dans un pays nationaliste. Ils semblent oublier aussi que s’il est si difficile d’être « citoyen du monde » au Québec, c’est bien parce que le Québec n’a pas de voix sur la scène internationale. Ni plus au Canada, d’ailleurs.

La mauvaise foi est d’autant plus flagrante que le projet indépendantiste vise, justement, plus de liberté et d’émancipation pour les Québécois.

Ces progressistes des droits de la personne me font rire par leurs contradictions: combien de fois les ai-je vu pleurer comme des veaux en réalisant que l’immigration chinoise menaçait la culture tibétaine. Mais lorsqu’on leur explique que l’immigration au Québec est problématique à cause de l’attrait de l’anglais et des écoles passerelles, il ont tôt fait de nous traiter de racistes. Pourtant, le seul voeu d’un nationaliste est d’intégrer ces immigrants. En fait, qu’ils ne deviennent pas l’outil pour faire des Québécois un peuple minoritaire sur son territoire.

Vous donnez une excellente réplique, MAIS, Lussier n’a pas tort pour autant. Il donne l’autre coté de la médaille, exprimé par un très grand nombre de Québécois qui ne partagent pas la même ferveur nationaliste comme vous. Il contrebalance très bien dogme de bien des ténors séparatistes.

Chapeau, M. Lussier. Vous refletez ma génération.

En effet, le texte de M. Lussier manque de nuances, mais je partage en partie son point de vue.

J’aimerais simplement vous corrigez, car j’ai déjà entendu certains chansons francophones à CHOM FM.

Ok, ce n’est pas chose courante, mais j’avais été agréablement surprise de cette découverte, car il y a une dizaine d’année, je n’y aurais jamais cru.

Je crois que certains de la plus jeune génération d’adultes (dont moi) ont un peu honte du replis sur soi qu’impliquent l’émotivité québécoise actuelle.

Est-ce que je pense que dans 20 ans le français au Québec sera en péril à cause des anglophones et des immigrants? Pas vraiment.

Est-ce que les Québécois sont les premiers à se tirer dans le pied avec un massacre quotidienne de la langue française? Peut-être que oui. Et je ne parle pas des fameux « anglicismes » causés par la reprise d’une expression anglaise en français. Ni des fautes d’inattention des TDAH.

Je pense que notre rapport à la langue, à sa poésie, est ce qui me dérange le plus. Nous faisons un demi-usage de cet outil, pour la plupart.

Et savez-vous quoi? Personnellement, j’ai toujours trouver les cours de français à l’école complètement à l’antithèse du « sexy ». C’est suite à mon amour des langues étrangères et des études littéraires en anglais à l’UdeM, que j’ai redécouvert le plaisir de ma propre langue et de ses possibilités. Un éloignement qui m’a fait prendre de la perspective.

Quant j’entends les Québécois parler d’eux-mêmes, avec le fameux « peuple de mous! » je me dis qu’on fait un mauvais usage des mots qui sont nôtre, on s’en sert pour se rabaisser plus souvent que pour s’élever.

Un peuple qui se respecte vraiment ne peut pas blâmer les autres pour ses défaites. Le respect des autres commence avec soi. Et je pense qu’on a oublié quoi faire avec nos mots, pour lesquels on se bat comme Don Quichotte.

Le conditionnement positif est peut-être aussi efficace chez les humains que chez les animaux. Pensons-y un peu.

(Quand je parlais de fautes d’inattention de TDAH, comme vous pouvez le voir à la lecture de mon texte, je parlais un peu de moi! 🙂

Mille fois BRAVO M. Lisée
J’admire votre sens de la répartie et votre capacité à remettre les pendule`s à l’heure face à des personnes qui se permettent de prendre des positions sur l’avenir du Québec sans avoir la sensibilité et l’intelligence nécessaire pour comprendre les enjeux. J’apprécie votre vision.

@Julien

Avez-vous déjà discuté avec des Français? Vous sauriez qu’ils en connaissent beaucoup plus que Céline Dion et Garou.

Pour un peuple faisant 0,1% de l’humanité, notre apport au monde est vraiment disproportionné: Capital de l’humour, chef de fil de l’énergie hydroélectrique, chef de fil dans le domaine du multimédia, le Bixi, le Cirque du Soleil. Nos chanteurs, nos écrivains, nos humoristes, nos séries TV dépassent Hull et Gaspé. Pour un petit peuple de 7 million de francophones tentant de survivre contre le tsunami de la mer anglophone qui nous entourent, c’est tout de même épatant.

Ce Monsieur Jérome doit rêver en Anglais et qui rêve en Anglais ne peut être qu’Anglophone et Anglophile.
Faites de beaux rêves Monsieur Lussier ,have a nice dreams.

C’est quoi cette manie qu’ont certains blogueurs et politiciens vendus de dire que vouloir sa souveraineté sa culture et sa langue c’est se replier sur soit même ,alors dans ce cas oui comme les quelques milliards des populations vivant dans des pays souverains ,les Européens ont voulu lâcher du leste en cédant une infime partie de leur souveraineté individuelles et on sait ou ça mène aujourd’hui ,la faillite.

Bonjour,

Au Diable la Tuque et le Goupillon ! En 1948, cette phrase lapidaire détonnait en étant une des premières strophes du Refus Global qui s’attaquait et vouait aux gémonies le nationalisme québécois et la religion catholique ! Au Diable la Tuque et le Goupillon signifiait avec splendeur de jeter dehors le nationalisme, soit la Tuque et le Goupillon, cet objet sacré en forme de phallus qui servait pour asperger les ouailles nationalistes et catholiques à l’Église. Bien sûr, de nombreux nationalistes québécois prirent le mors aux dents en s’acharnant impétueusement sur les signataires du Refus Global qui durent en grande partie s’exiler sous des Cieux plus cléments sous le prosélytisme des nationalistes québécois. Bien sûr, le temps prit son temps, presque une éternité de vingt ans avant que certains comprennent ce qui fut d’abord et avant tout l’amorce, le catalyseur de la Révolution dite Tranquille.

En effet, et pour revenir sur le fond des deux billets, soit celui original de Monsieur Jérôme Lussier et celui remanié de Monsieur Jean François Lisée, une question évidente doit se poser à la lumière des faits. Qui est le plus près de ces gens de la rue, de ces messieurs et mesdames, name it, dont Monsieur Jérôme Lussier se fait le pourfendeur dans sa sortie médiatique par l’entremise du VOIR ? Et en même temps, une simple question pour Monsieur Jean François Lisée qui cogite et habite les lieux du pouvoir depuis une trentaine d’années en alternant avec SON MILIEU universitaire. Car les citoyens québécois dont Monsieur Jérôme Lussier traite en les apostrophant sont des gens de l’Agora, de cet espace public dont les experts de toutes sortes du haut de leur Chaire d’universitaires chevronnés regardent de loin, confinés à leur Monde.

En outre, il ne faut surtout pas généraliser. Il y a chez les nationalistes québécois quelques uns d’entre eux plutôt débonnaires, mais qui malheureusement sont entachés par le gros tapon de nationalistes revanchards jusqu’à la moelle des os. Sinon, ils feraient mentir la vieille maxime de : Qui se ressemble, s’assemble ! N’est pas que ces rares exceptions ne font pas le poids. Tout comme j’affirme péremptoirement aux nationalistes que je rencontre, je leur signifie que j’écoute attentivement leurs doléances, que je lis aussi attentivement ce qu’ils peuvent écrire mais, avant tout, j’observe ce qu’ils en font, si leurs bottines suivent toujours les babines…..

Par ailleurs, ce qui n’aide surtout pas le nationalisme québécois, c’est bel et bien le fait que celui ci est devenu une RELIGION avec ses actes expiatoires, cette religion nationale en étant un palliatif à la religion catholique avec exactement les mêmes patterns. Au Diable la Tuque et le Goupillon ! tonnait le Refus Global en 1948. Petit à petit, tranquillement et surtout pas vite sur une période de vingt ans, les nationalistes québécois délaissèrent la religion catholique pour aller se blottir bien serrés sous la TUQUE, pour passer à un nationalisme réactionnaire en reléguant le Goupillon aux oubliettes, si ce n’est dans les tiroirs de l’oubli.

Finalement, au milieu des années 1960 s’amorça le transfert du catholicisme vers le nationalisme du façon exacerbée et virale. Tout en sacrifiant un de leurs deux phares, soit le catholicisme qui leur parlait de charité chrétienne et de l’Amour du Prochain, les nationalistes québécois décuplèrent leurs énergies dans le nationalisme qui devint leur seule et unique bouée de sauvetage en amenant avec eux la Foi du charbonnier et l’Espérance du prosélyte, laissant de côté la Charité pour vouer un CULTE invraisemblable à la Tuque en s’y abritant, tout tricotés serrés qu’ils étaient…. Cette Tuque souvent reprisée et de nouveau trouée fit du millage avec tous ceux qui avaient la Fleur de Lys tatouée sur le coeur. Une remise en question s’impose au Québec avec l’arrivée du Nouveau Millénaire et surtout avec l’immigration massive dont le Québec va devoir essayer de composer sans y perdre la face. En très grande majorité, les québécois eux mêmes ne veulent pas du tout de l’indépendance, n’en déplaise aux thuriféraires de la Cause moribonde. Afin que cette Tuque ne deviennent un repoussoir immonde, les nationalistes québécois doivent s’interroger sur la perception des autres de cette Tuque qui sue, qui souvent pue et qui tue à petit feu sans la volonté populaire…… Au plaisir, John Bull.

réponse à Jérôme Lussier

Monsieur Lussier,

Je ne vous en veux pas pour ce que vous avez écrit. Vous avez le droit d’écrire même si c’est n’importe quoi. Vous avez le droit de parler, même si vous faussez en placotant. J’aimerais savoir: À qui s’adresse cette logorrhée de poncifs accusateurs? À quel visage désirez-vous cracher votre salive sucrée? Je vois. Vous êtes un de ceux qui aiment se raconter des histoires dont ils sont les propres héros. Vous êtes un Don Quichotte en guerre contre ses vilains moulins. Votre petite histoire, pleine d’ennemis imaginaires et affichée d’un faux héros larmoyant avec émotion la vertu d’un combat ridicule qu’il s’invente pour se sentir grand et fort, est triste à en pleurer.
Oui, Monsieur Lussier. J’ai failli pleurer à la lecture de votre texte…et ce n’est pas de fierté, de bonheur ou de courage. J’ai failli pleurer devant l’infinitude de vos prétentions creuses et autocomplaisantes. J’ai failli pleurer de rage devant le mépris « adolescent révolté » que vous affichez pour la mémoire de nos ancêtres dont vous taxez les aspirations intimes, sans jamais oser le dire, d’obscurantisme et de xénophobisme. J’ai grincé de colère devant votre mépris facile pour eux, pour eux qui n’avaient peut-être pas votre instruction globalisée et votre conscience mondiale macédoine baignant dans le jus inodore et incolore mais ô combien indigeste de vos « valeurs universelles », mais qui possédaient un amour vrai et vivant de leur terre, d’une terre tellement concrète, solide, chaude ou froide, qu’ils pouvaient en sentir l’odeur et mesurer la consistance et toute sa richesse quand ils mettaient sueur et sang à la retourner pour bâtir ce pays dont votre fine vanité de citoyen du monde vous fait, aujourd’hui, détourner les yeux, l’esprit, la langue et le cœur au profit de la suprême idéologie d’une uniformisation de partout et tout le temps.

Votre analyse? Voici bien là un ramassis d’un grand n’importe quoi aux valeurs prétendument « supérieures » et qui vous font donc vous sentir, pour être leurs prophète, comme quelque chose de « plus grand », de plus « universel » qui ne saurait être contenu dans le « p’tit Québec ». Votre texte? Un miroir autocomplaisant des idées « universalisantes » dans lequel vous vous mirez vaniteusement en fredonnant « Dis-moi qui est le plus beau? ».

Mais, je ne vous en veux pas. Ce n’est pas vraiment votre faute. C’est la faute à notre temps et à sa prétention vicieuse de vouloir nous forcer à se croire plus intelligent, plus grand et plus ouvert pour être partout ailleurs, baragouinant n’importe quelle langue et avec n’importe qui, bien assis sur son derrière dans un chez-soi dont on a oublié le nom pour avoir en mains un ordinateur branché sur toute la planète. Vous vous êtes fait avoir. Vous le savez. Vous le dénié. Vous vous vengez sur ceux qui restent. Vous vous sentez soulagé. Vous êtes bien branché. Félicitations. Don Quichotte a une page sur Facebook et « tweet » maintenant ses lubies accusatrices.

Monsieur Lussier, je vais vous dire une chose; une chose que votre sens de l’histoire, de la patrie et de la grandeur, malade d’anémie pour ne se nourrir que de cochonneries universelles sans vitamines identitaires, ne comprendra certainement pas, mais peu importe. Monsieur Lussier, vous ne serez jamais plus grand que le Québec. Votre petite histoire personnelle ne sera jamais plus grande que sa grande histoire. Votre petit placotage stérile ne sera jamais plus grand que la richesse et la couleur de son français pluriséculaire. Votre petit passeport tamponné d’un couvert à l’autre n’aura jamais la valeur d’une poignée de terre d’ici, dont vous pouvez sentir la texture riche et l’odeur vivante tout en la laissant filer entre vos doigts. Tous vos diplômes prestigieux, émis de temples du savoir parmi les plus grands du monde, ne vaudront jamais une seule minute de la mémoire vivante ne nos ancêtres dont le travail acharné est encore sous nos pieds et son fruit, dans nos bouches. Monsieur Lussier, vous ne serez jamais rien de mieux qu’un Québécois; un homme d’ici, peu importe que vous souhaitiez être de la Terre entière et en parler toutes ses langues, possédez toutes ses terres et y voyager comme dans un seul grand monde tout en maitrisant tout son savoir. Peu importe votre fausse guerre et vos faux ennemis qui vous font aujourd’hui tenter de redéfinir sauvagement l’identité québécoise pour la remodeler à votre image « universalisée », comme un quelque chose d’un tout et d’un rien virtuel qui n’a ni passé, ni avenir…et qu’un présent sans nom à crier et sans corps à défendre.

Votre adolescence de « citoyen du monde », aveuglément révolté contre toute autre histoire que la sienne et contre tous ceux qui passèrent avant lui, même s’ils lui procurèrent un nom, une langue, une terre et une histoire à raconter, ne saura durer éternellement. Un jour, peut-être après quelques douleurs qui vous désillusionneront, vous vous souviendrez. Vous vous souviendrez d’ici. Vous vous souviendrez de vos mots. Vous vous souviendrez de votre nom. Vos vous souviendrez du combats de vos ancêtres et vous vous souviendrez de toute votre histoire, les deux pieds sur votre terre. Vous aurez vaincu la peur d’être ce que vous êtes et d’être pointé du doigt pour l’être. Vous ne vous maquillerez plus pour cacher votre visage. Vous ne baragouinerez plus coupablement quelques autres langues pour étouffer vos propres mots. Vous aurez brisé votre petit miroir rassurant. Vous aurez cessé de fredonner un air qui raconte vos louanges chimériques. Vous vous serez mis au travail, comme le faisaient vos ancêtres « de Nouvelle-France ». Vous essayerez de faire aussi bien qu’eux. Vous aurez compris que ce sera dur, très dur et vous les invoquerez à genoux, dans vos prières, aux moments les plus difficiles…quand quelques « citoyens du monde » viendront cracher sur votre tête, du haut de leur prétention universalisante. Vous vous souviendrez que vous étiez, jadis, un d’eux.

Ce jour là, vous aurez cessé d’être un citoyen de votre monde faux pour un devenir un homme vrai du monde vrai…dans votre vrai pays.

Martin Vaillancourt.
martinvaillancourt.info

@Kevin:

Je suis français, et je n’habite ici que depuis un peu plus de trois ans, donc sur les français, j’en connais un rayon :).

Et je vous assure que non, les gens en France ne connaissent pas du tout le Québec. J’ai dû expliquer à mes amis (des gens relativement éduqués) que Montréal est au Québec, pas juste « au Canada ». Que la ville de Québec et la province de Québec sont deux choses différentes. C’est vous dire l’étendue de la méconnaissance de mes compatriotes sur le Québec.

Au passage, le bixi ça vient de France (mis en place par le maire de Lyon en premier s’il me souvient); la capitale de l’humour, je veux bien, mais de l’humour québécois alors 🙂 ; c’est quelque chose qui s’exporte très mal (l’humour, c’est culturel, et nous ne rions vraiment, vraiment pas des mêmes choses en France). À propos des écrivains, je mets au défi n’importe quel français n’ayant pas vécu ici de citer ne serait-ce qu’un seul écrivain québécois (sans l’aide de google :)), de même pour les séries télé/films d’ici (les têtes à claques et les invasions barbares, et c’est à peu près tout). Pour tout ce qui est culturel, il faut chercher si on veut écouter de la musique ou regarder des films québécois, ce n’est pas quelque chose qui est relève de la culture dominante.

Pour ce qui est du multimédia, je suis plutôt d’accord, même si sorti des jeux vidéo, le Québec ne fait ni mieux ni pire qu’ailleurs. Enfin pour l’énergie hydroélectrique, je suis d’accord aussi, mais c’est juste une question de bon sens que d’exploiter une énergie propre et pas chère lorsqu’on a les ressources du Québec ; notez qu’il y a un paquet de barrages en France (plus qu’ici, mais qui produisent moins d’électricité) aussi, et que si l’on pouvait, on en construirait davantage. C’est comme de dire que les Hawaiens sont vraiment futés, parce qu’ils ont fait de leurs îles une grande destination touristique. Cela va de soi.

Maintenant je sais que je vais passer pour le maudit français qui critique etc., mais j’aurais fait exactement les mêmes remarques s’il s’était agi de la France ou de n’importe quel autre pays. C’est juste que je pense avoir un regard extérieur, et là-dessus, je peux vous le dire, le Québec n’a pas ce rayonnement que vous lui prêtez, en France en tout cas. Mais sachant que la France, du fait que l’on parle la même langue, est sans doute l’endroit où la culture québécoise s’exporte le mieux… Encore une fois, c’est triste, mais c’est comme ça, quoi que vous en pensiez. Et je ne dis pas ça pour rabaisser les Québécois, mais juste pour remettre les choses en perspective. Ça ne sert à rien de se faire des illusions, exactement comme quand la France déclare à tout bout de champ être le pays des droits de l’homme (rire jaune).

En tant que Québécois, je me reconnais dans le billet de M. Lussier. Je partage plusieurs visions avec lui. Je n’ai aucune animosité pour les autres langues ou peuples, ouvert sur la modernité. J’ai 45 ans, je suis bilingue. L’environnement et l’économie (dans une moindre mesure)sont des sujets importants à mes yeux. J’aime Cold Play, Karkwa, Paul Piché Loco Locass, U2, Adèle et Gilles Vigneault. Pourtant, je suis un militant péquiste-souverainiste. Les souverainistes que je côtoie sont tout le contraire de ce qu’il dépeint.

Que le peuple québécois soit souverain n’empêche en rien de souhaiter que ce peuple soit accueillant, ouvert sur le monde et que nos enfants aient du succès ailleurs dans le monde ou que l’on accorde de l’importance à l’environnement, au contraire.

Suite à ce billet (très brillamment complété par M. Lisée), je me pose quelques questions dont je vous suggère les 2 premières.

1. Si on retirait toutes allusions aux Québécois pour les remplacer par les communautés autochtones (par exemple), est-ce que cela serait semblable? Faudrait-il qu’elles abandonnent tout l’aspect politique et culturel parce qu’elles devraient vivre dans un monde global? Bien sûr que non. Poser la question c’est y répondre.

2. Si le Québec était un pays souverain depuis plusieurs années, accepterions-nous de devenir la province d’une autre nation pour les considérations énoncées par M. Lussier? Encore là, poser la question c’est y répondre. Aucune nation ne soumettrait volontairement sa souveraineté à une autre pour jouir « d’une identité qui n’est plus celle de leurs ancêtres » ou pour « participer à la mouvance contemporaine » et j’en passe des meilleures.

En fait, ce que M. Lussier voudrait, c’est un monde homogénéisé ou tous aimeraient les mêmes choses, on ne parlerait qu’une seule langue (peu importe laquelle), il n’y aurait qu’une seule monnaie, pas de frontières, un monde global quoi!

Et ça, c’est le nouvel argument des fédéralistes. Si on veut me servir cette sauce, et bien je suggère aux canadiens qu’ils nous montrent l’exemple. Que le Canada abdique sa souveraineté au profit du « nouveau monde global », après on jasera comme on dit.

Le darwinisme ce n’est pas comme on le croit, la victoire du plus fort, mais la victoire du mieux adapté. Pour M. Lusser, l’anglais est la mieux adaptée des langues pour réussir. Elle éliminera donc à terme le français, à moins qu’on ne le défende. C’est une question de savoir ce que l’on veut. Ou sans doute, selon la voie choisie par Jérôme Lussier, François1 et consorts, une question de temps.

Bonjour M.Lisee,je vous remercie de prendre le temps de replique a ce genre de texte,vous me rendez tres fier d etre Qyebecois,merci encore

Manifestement ce M. Lussier ne sait pas qu’à l’aube du 21ième siècle, il n’y a plus de territoire à conquérir, il n’y a plus de peuple qui puisse tolérer la domination sans disparaître.

J’ai beaucoup de respect pour M. Lisée, mais je ne peux m’empêcher de grincer des dents lorsque je lis ses « ajouts » au texte de M. Lussier…

Cet article est bien représentatif du fossé qui se creuse entre la génération de M. Lisée et celle des Y, dont je fais partie.

Alors que la vieille garde compense son insécurité en rêvant d’un monde qui s’adapterait aux réalités québécoises, la majorité des Y, dont M. Lussier, a confiance que le Québec peut s’ouvrir au reste de la planète en tout sécurité et ce, sans perdre son identité…

Ceux qui avaient l’âge requis pour voter « oui » aux deux derniers référendums semblent toujours réfléchir en terme de « nous », alors que le monde a passé au « je » depuis belle lurette. Faites confiance aux Y, qui sont tous fiers de leur « je » et qui continueront de faire rayonner la culture québécoise aux quatre coins de la planète.

La fin des années 60′ était « le début d’un temps nouveau », mais cette époque est révolue et la réalité actuelle est perçue bien différemment par la vieille garde, en marge de la génération montante qui fera le Québec de demain.

Je suis montagnais de betsiamites , ce texte s’applique aux québécois , cependant le mien est en caractere gras et le votre en italique

Très bonne réplique M Lisée,
Je ne sais pas qui M Lussier fréquente et avec qui il échange sur le nationalisme québécois ?
Chose certaine, il a pondu un texte bourré d’idées préconçues. Comme certains arguments « tout-faits » que nous servent ad nauseam les fédéralistes, qui faute de nous convaincre, tentent de se convaincre eux-même !
John Bull écrit : « les nationalistes québécois sont victimes depuis la fin des années 1960 de vendeurs de rêves et d’élucubrations fumeuses… »
Du côté des fédéralistes, que dire de « l’utopie d’un pays bilingue coast to coast » de Trudeau et de la «fumisterie du beau risque dans l’honneur et l’enthousiasme» de Mulroney ?
40 ans plus tard, selon les données de Statistiques Canada (et non pas selon les chiffres des méchants séparatistes) l’assimilation des francophones est galopante dans l’Ouest canadien, en Ontario et même en Acadie. Mais ne nous inquiétons surtout pas ! Nous sommes entrain de disparaître en douceur dans ce beau pays officiellement bilingue. Avant de disparaître, ce qui compte c’est que nous soyons ouverts au Monde, mais surtout pas, repliés sur nos problèmes existentiels!
Le québécois Trudeau prenait ses distances avec les américains en montrant une certaine ouverture envers Cuba et la Chine communiste. Harper, lui, se colle servilement sur la politique militariste américaine ! Quelle ouverture envers nos voisins, qui ambitionnent rien de moins que de contrôler le Monde, par leur culture, mais surtout par la force des armes ! Qu’est-ce que le Canada attend pour abandonner son repli sur soi, et s’empresser de devenir le 51e État américain ? D’autant plus qu’il partage la même langue et la même culture (les mêmes séries télévisuelles, les mêmes chansons, les armes chez-soi, etc). Ce serait tellement moderne que de faire tomber cette frontière inutile entre le Canada et les U.S.A. ! Non ?
Ha non, Harper n’ira pas jusque là, car il tente de nous différencier des américains en se raccrochant à la tradition canadienne de la loyauté à la couronne britannique !
Quelle idée avant-gardiste ! La photo de la reine partout, la marine royale, les forces de l’air royale, les millions de $ pour souligner le jubilé de sa majesté ! Je ne touche plus à terre !
Quelle ouverture envers le Royaume-Uni et sa reine !
C’est vrai finalement que les Québécois ne démontre pas la même ouverture que nos concitoyens canadiens anglais !
Voyons, où y a-t-il le plus de canadiens bilingues ? Au Québec ! Ça ne se peut pas !
Malheureusement certains sont maintenant tellement « fiers » de pouvoir parler anglais, qu’ils traitent de bornés et rétrogrades tous les québécois qui ne sont pas bilingues comme eux.
Ceux qui se battent pour protéger leur langue maternelle et qui demandent aux nouveaux venus de faire un effort pour l’apprendre seraient « hostiles » envers ces pauvres immigrants !
Une question : Dans ce beau pays bilingue qu’est le Canada, comment se fait-il que seul le gouvernement québécois tente d’instaurer le bilinguisme institutionnel pour tous ses citoyens ?( John-James Charest a imposé l’enseignement de l’anglais dès la première année, il permet les écoles passerelles pour des milliers d’élèves, il projette l’anglais intensif pour tous les finissants de 6e année du primaire)
Qu’attendent les gouvernements des autres provinces canadiennes pour donner autant de place à l’enseignement du français dans toutes leurs écoles ? Ne sont-ils pas plus ouverts que les québécois repliés sur eux-mêmes ? N’y a-t-il que les Québécois, dans ce beau pays bilingue, pour croire que l’apprentissage d’une 2e et d’une 3e langue ne peut que les enrichir ! Comment ce fait-il que nos compatriotes anglophones québécois et canadiens ne tirent pas la même conclusion ? Qui sont les plus « frileux » ?

M Lussier, continuez à user de votre talent et surtout à utiliser l’espace qu’on vous laisse dans le VOIR pour taper sur la tête de vos frères québécois ! Chercher encore et vous nous trouverez bien d’autres défauts. Prenez vos distances avec ces pauvres Québécois passés-date. Joignez-vous à ceux qui s’évertuent à miner tout sentiment nationaliste au Québec, alors que ce même sentiment est tellement admirable chez les canadians et les americans !

Luc Lemoine

Bravo pour ce beau texte. Humour et réflexion! Je souhaite que monsieur Lussier y donne suite.

C’est toujours drôle de lire des trucs du genre. Le nationalisme est bon pour tous les peuples du monde mais pour les québécois, c’est un repli sur soi. Est-ce que les américains sont repliés sur eux? Les français? Les allemands? Vraiment, je respecte son opinion mais je ne la partage pas du tout.

P.S. Nous sommes de la même génération…

Je vous trouve bien patient de répondre point par point à ces énormités. Le profil de ce curieux iconoclaste était parfait pour Radcan.

Un iconoclaste aussi curieux mais franchement résistant n’aurait pas eu le poste.
C’est mon avis.

J’ai 30 ans et le texte de Jérôme Lussier vient me chercher. Pourquoi? Parce que j’ai l’impression que j’aurais pu l’écrire il y a 10 ou 12 ans, bien avant que je m’intéresse sérieusement à la politique, à l’Histoire et à l’évolution des sociétés. Bien avant que je commence à voyager d’un bout à l’autre de la planète et que je sois en contact avec d’autres nations fières, qui s’assument, qui jouissent d’une voix internationale et qui se font respecter avec modération et équilibre.

J’aurais pu écrire exactement la même chose… Ah! L’appel de l’universalisme! Je rêvais d’abolir les frontières et de faire en sorte qu’il n’existe plus qu’un seul peuple! Nous allions tous parler anglais et c’était bien ainsi. Tous pareils et la paix sur la Terre!

Belle utopie!

Heureusement, depuis ce temps, j’ai étudié les sciences politiques. J’ai lu des tonnes de livres. J’ai voyagé et vécu outre-mer. J’ai compris que le monde n’évoluait pas au rythme de nos utopies. J’ai compris l’importance de connaître son passé car nous répétons sans cesse les mêmes erreurs.

J’ai compris qu’encore aujourd’hui, en 2012, l’État-nation est le fondement même de la démocratie. C’est à travers l’État-nation que les citoyens d’un même pays peuvent vivre dans le même espace public et défendre les mêmes valeurs. C’est à travers l’État-nation qu’un peuple peut exprimer sa voix dans les instances internationales, parler de paix et de ses valeurs, défendre ses droits et faire valoir sa culture.

Mais l’État-nation doit être cohérent. Il doit parler d’une seule voix, défendre les mêmes valeurs. Quand une nation n’a pas d’État, elle est alors subordonnée à une autre. Elle est privée de voix. Et sans voix, sans socle démocratique, cette nation est appelée à disparaître, lentement, très lentement, mais sûrement. C’est ainsi que fonctionne le cycle de l’Histoire.

Au début, ça ne paraîtra pas trop. Au début, l’assimilation se fera en douce. Elle se fera par la voix de gens comme Jérôme Lussier qui nous encourageront à baisser les bras. Qui vanteront les mérites de cette utopie archi-prématurée qu’est cette planète sans frontière, et qui nous diront qu’ils vaut mieux abandonner nos combats du quotidiens parce que dans 4000 ans de ça, on ne s’en souviendra plus.

Après, on se fera probablement répéter le même message, mais dans la langue du dominant. Et le pire, c’est qu’on le comprendra très bien et qu’on lui répliquera encore dans la langue du dominant. Au moins, il y aura encore un débat.

Après, ce sera bien pire. Ce débat sera tout simplement relégué aux oubliettes. On n’en parlera plus, comme le font les Acadiens. Comme à Moncton, Bon Iver viendra donner son concert au « Coliseum Complex » de Montréal et on ne s’en formalisera pas. Toute la population va regarder ses infos à CTV. Une fois les esprits bien assimilés, l’assimilation linguistique ne sera qu’une formalité.

Et après, ce sera encore bien pire. Le français n’aura plus qu’une existence folklorique. Comme en Louisiane. Certains aînés le parleront encore avec un accent incompréhensibles. Les services publics en français auront disparu, faute de public, justement. À ce moment-là, il me semble, il n’y aura plus vraiment de différence culturelle entre « nous » et le reste de l’Amérique du Nord. À part peut-être ces drôles de noms de famille qui « nous » seront incompréhensibles : Boulanger, Lafontaine, Desjardins, Labonté, etc. En fait, « nous » ne parlons probablement même plus de « nous ». « Nous » serons Canadiens, c’est tout.

Ohhhh mais je ne suis pas alarmiste. Tout ça surviendra très lentement. D’ici 100 ou 150 ans. Et puisque c’est si lent, il se trouvera toujours des sceptiques pour nous dire que ça n’arrive pas vraiment. Comme les climato-sceptiques d’aujourd’hui. Il y a 50 ans, on pouvait patiner dehors en novembre. Aujourd’hui, impossible. Pfff… c’est si loin, on a oublié. Eh bien dans 50 ans, qui se rappellera encore qu’en 2011, un groupe de musique francophone pouvait remplir de Centre Bell et que les chaînes de télévision en français avaient de meilleures cotes d’écoute que celles en anglais?? Plus personne, sans doute.

L’assimilation linguistique ne fait que commencer. Mais l’assimilation intellectuelle, elle, est très bien enclenchée. Jérôme Lussier et ses supporteurs le démontrent très bien.

@ Kim Cornelissen

Je regrette de vous décevoir Kim, mais il y a bien des McDonald en Chine, j’en ai vu…. et des PFK, et quelques autres pollutions.

Merci monsieur M. Lisee

Habituellement, il faut trouver l’intérêt derrière une opinion quand celle-ci semble un peu biaisee. Je ne vois que l’argent, le pouvoir derrière les arguments de M Lussier. Sans l’argent croyez -vous que Mme. Courchesne trouverait logique d’attribuer des places en garderie 3 fois sur 4 a des dossiers non recommandes par ses fonctionnaires.

M. Lussier d’ou vient votre motivation?
Excusez les fautes mon cellulaire n’a pas d’accents et c’est difficile de se relire.

Je suis dans la trentaine, je ne peux que pleurer de voir mon peuple mourir a petit feu!! I y a fort longtemps que j’ai compris que le québécois était u peuple. Par-contre, il est facile de succombé à la pensé de l’Anglais, à la fin c’est l’Argent qui controle nos choix. Avec ma job, je dois parler Anglais tous les jours pour gagner ma vie!!

A Chaque jour, je me force à parler Francais! Parlez Francais c’Est résister! ! !

Je me souviens D’Iberville, Des Ormeaux, et Papineau!

Texte d’un jeune qui généralise son opinion…

Texte d’un jeune qui se cherche et qui au lieu de se trouver, dit au aux autres qu’ils ne doivent pas être ce qu’ils sont…

Texte d’un jeune qui croit que l’herbe est plus verte chez le voisin…

Texte d’un jeune qui croit que la culture étasunienne est LA culture et par le fait même écarte tout ce qui se fait en Europe, Asie et Afrique…

Texte d’un jeune qui n’a pas encore vécu…

(J’ai 35 ans, donc de la même tranche d’âge que Jérôme Lussier, et pourtant je ne souscris pas à son opinion.
J’ai aussi un ado de 13 ans qui me tient des propos similaires à ceux de Jérôme Lussier, je crois que ça en dit assez)

M. Lisée,

Merci de rappeler, point par point, ce qui me paraît parfaitement évident (je n’en peux plus de lire tous ceux qui n’arrivent pas à distinguer le bilinguisme des gens du bilinguisme institutionnel).

Par contre, si je trouve que tapez dans le mille, je n’ai pu m’empêcher de réagir en lisant votre référénce à l’ALENA… ou plus précisément en lisant les critiques du PQ à l’égard de l’accord commercial qui se négocie actuellement avec l’Europe. Encore une fois, on brandit la menace d’une invasion de produits étrangers, on exagère la fragilité de notre culture nationale et on insiste sur l’importance de prévoir une exemption culturelle.

Mais, j’en ai marre de tous ceux (politiciens et artistes) qui ont détourné le principe louable de protection de la diversité culturelle pour justifier des mesures protectionnistes démesurées. Pour moi, la protection de la diversité culturelle signifie la reconnaissance du droit des Etats de faire la promotion de leur culture nationale en subventionnant leurs « industries culturelles ». Elle ne doit pas servir de prétexte à un refus d’accès aux étrangers au domaine de la culture, à une fermeture aux produits culturels d’ailleurs ou encore à une imposition de quotas démesurément protectionnistes.

Nous n’avons rien pu et contre l’omniprésence des produits culturels américains au Québec, alors pourquoi diable voudrait-on restreindre l’entrée de l’audiovisuel, de la musique et autres produits européens ? D’autant plus qu’une parte de ces produits sont de langue française ? Des échanges accrus en matière culturelle (et oui, avec ce que ça entraîne comme investissements économiques) entre l’Europe et le Québec permettraient une diversité bien mieux équilibrée chez nous.

Enfin, si le Québec culturel veut continuer de rayonner partout sur la planète, il faudrait qu’on accepte que d’autres puissent rayonner aussi chez nous!

M. Lisée …franchement! Aimeriez vous que l’on massacre vos textes de la même manière que vous essayez de défaire celui de M. Lussier. Honteux. Vos billets ne tiennent plus, c’est pour çela que vous avez peur de la vérité….çela se voit. Le peuple québecois est en décheance parce que çela fait 30 ans que ce peuple parle de langue et de séparation, le peuple est en faillite morale et économique. Quelle perte de temps que de vous lire.

Pensez-vous deux secondes que le reste du Canada va qualifier le nationalisme Québécois de « raisonnable » ou de « légitime »? Évidemment non. On va le faire passer pour irrationnel, immature, intolérant… C’est la base même du fédéralisme: démonter le sentiment national Québécois.
Pour dire à quel point nos fédéralistes sont les vrais manipulés dans cette affaire: quel journal a sorti les problèmes linguistiques de la caisse de dépôt? La Presse, le journal qui à chaque fois s’oppose aux lois linguistiques. Pourquoi, pensez-vous? À cause de la CAQ, qui parlait de laisser tomber le débat pour s’occuper de gestion, de prospérité, d’économie. Un Québec qui a « une économie de propriétaire » va finir par se dire qu’il peut bien être propriétaire jusqu’au bout. Ils ont bien vu que le Québec inc de Bourrassa a favorisé le sentiment national Québécois et non son attachement au Canada. Ils savent que le mouvement souverainiste est né à partir du jour où on a décidé qu’on n’est plus un « peuple né pour un petit pain » au début des années soixante. Alors ils font quoi? Ils plantent la révolution tranquille et font passer n’importe quelle mouvance internationale pour une légitimation de leur option.
Le texte de M. Lussier prétend qu’on ne défend pas sa langue en 2011 comme on le faisait en 1971. Pourtant, il ressasse toutes les vieillies caricatures véhiculées par Pierre Trudeau ou Jean Chrétien en 1971. On y relit la même mythologie, le même jugement sur la langue, la culture… Et franchement, on pourrait remonter beaucoup plus loin et trouver la même vision réductrice.
Le Québec dépassé, c’est le sien.

Bravo M. Lisée. C’est sans appel. Bravo aussi à Martin Vaillancourt pour le somptueux texte qui toutefois ne risque pas de toucher ce monsieur Lussier, et ce pour la simple et bonne raison que s’il était susceptible de l’être il ne penserait pas ce qu’il pense aujourd’hui et n’aurait par conséquent pas pondu ce torchon qu’il voulait brûlot.

Châteaubriand disait qu’il faut dépenser le mépris avec une grande économie à cause du grand nombre de nécessiteux. Il ne nous servirait donc à rien de s’acharner sur son cas. Mais ce qu’il est décevant ce monsieur. Je parierais tout de même gros que le monsieur Lussier a déjà engagé maintes fois des débats privées qu’il n’a pas gagnés sur ce même sujet avec de ces bébéboumeurs «rétrogrades». Alors, que fait-on? on prend sa plume et on badine sur l’ouverture de l’endroit où le dos perd son nom.

Par ailleurs,cette culture du «je» qui a toujours été dénoncée, voilà maintenant que des gens s’en réclament. Et il faudrait s’en étonner? Depuis combien de temps demande-t-on, supplie-t-on même, que tous se prononcent, donnent leur avis. «C’est important d’aller voter». On a vu ce que cela a produit comme résultat le 2 mai. J’en pleure encore: « Lâche-pas, on t’aime Ruth». Nausée.

Seulement voilà, on a affaire et cela sur à peu près toutes les tribunes, tous les postes de gestion, à des demi-instruits et gens de peu de culture. De surcroît, cela fait trente ans que l’on bat, ridiculise le collectif pour sanctifier l’individualisme, qui d’un défaut est devenu une valeur ajoutée. Je devrais feindre de m’étonner? Comme si l’homme n’était pas un individu avant 2011…

C’est partout maintenant l’acceptation globale. « Non, non, non, je ne suis pas anti-syndicaliste, je dirige seulement comme un jeune de 30 ans qui vit en 2011» s’entend-on répondre quand on les questionne sur une décision visant à diviser pour mieux régner. Le pire, c’est que ces gens-là n’ont pas lu Machiavel,et ce sont souvent eux les pires. s’ils l’avaient fait, ils sauraient que la tactique sert à conserver son pouvoir, pas pour améliorer la productivité.

De la même manière les plus mauvais pour nous parler d’identité sont ceux qui n’embrassent pas la leur. Pour l’embrasser, il faut connaître et aimer son histoire et sa langue, ou bien tout simplement aimer son père et sa mère.

Jeune ou grand-père, quand on est con, on est con, dit à peu près la chanson.

Bon je vais économiser mon mépris et m’ouvrir sur le monde des rêves… Ce qu’il faut pas entendre nom de Dieu.

Bonne nuit

Claude Veilleux

Allons-donc! Arrêtez de vous pâmez sur ce billet; la seule chose que Lisée fait, c’est opposer un autre épouvantail à l’homme de paille de Lussier. Ses arguments sont aussi spécieux que ceux du jeune chroniqueur du Voir.
Aussi, avec le texte qui nous a été donné à lire, je ne vois pas très bien comment on a pu en venir à étiqueter Lussier de fédéraliste (autrement que par son lien avec Radio-Canada?). Je veux dire, il ne se réclame même explicitement pas du fédéralisme; ses prises de position, un souverainiste pourrait, à peu de chose près, les adopter, sans pour autant se contredire dans son projet social.
Depuis une dizaine de pages, tout le monde tire à boulet rouge sur Lussier avec la même attitude de repli qui est justement dénoncée dans son texte. Jusqu’ici, personne n’engage au dialogue; tout le monde accuse et rejette d’emblée. On traite de nul, d’imbécile, de sophiste; une bonne soixantaine d’individus vendus Lisée s’obstinent à ne pas voir la part de vrai derrière certaines affirmations de Lussier (aussi infime soit-elle)et qui de surcroît, échouent à comprendre toute la construction idéologique derrière leurs propres prises de positions. Je n’ai qu’une chose à dire: « à méchants corbeaux, méchantes couvées ».

P.S. @[email protected]: Bon commentaire. Le grincement de dent est partagé

Super texte. Peu de journalistes sont capables de formuler une telle argumentation. Avec autant de politesse. Quant à Lussier, s’il connaît des gens assez obsédés par la Nuit des longs couteaux pour oublier les problèmes du décrochage, du soin des personnes âgées et du suicide au Québec, j’aimerais bien qu’ils les identifient. Il semble pour sa part avoir de la difficulté à marcher et mâcher simultanément

À Botkine.

Spécieux, les propos de M. Lisée? alors montrez en quoi ils le sont, j’ai beau cherché, mais je ne trouve pas. Enfin, votre message est l’illustration même de ce que je dénonçais dans mon message précédent: Quand on est à court d’argument, on badine, on se projette au-dessus de la mêlée. C’est exactement ce que vous faites. Allez, n’ayez pas peur, prenez position, mettez-y vos nuances s’il le faut, mais que diable parlez d’autres choses que de constructions idéologiques, lesquelles ne sont pas mauvaises en soi, à moins d’en avoir prouvé leur invalidité.
Je vous en supplie, trèves de bons sentiments à la «tout le monde est beau, tout le monde il est gentil». Nous faudrait-il trouver un terrain d’entente absolument? Enfin qu’il se soit réclamé du fédéralisme, du souverainiste ou de l’à-plat-ventrisme importe aussi peu que de reconnaître qu’il représenterait dans son propos une certaine portion de nos jeunes d’aujourd’hui.

Que l’on soit un ou 10 millions à penser les mêmes âneries, il est fort possible que cela reste des âneries.

Claude Veilleux

@gyproc et Botkine:

Bien sûr il y a des fanatiques partout. Sauf que ce texte énumère une longue liste de stéréotypes.
Alors soit:
1) vous êtes un souverainiste qui ne correspond pas au texte mais vous vous y faites associer. Franchement, un fédéraliste ne cadre vraiment pas dans la description, ne dites pas le contraire!
2) vous y correspondez point par point et vous venez de vous faire qualifier de « dépassé ». Les gens ont tendance à être choqué quand on les pointe trop directement…
3) vous êtes fédéraliste et votre vision des souverainistes se trouve renforcée. Vous devenez plus fanatique du contraire.
Ce texte, donc, est polarisant. Il ressuscite un débat qu’il qualifie de « dépassé ».Je n’ai pas envie de voir ma société Québécoise se mettre à déraper dans le même genre de crisette hystérique que celle des accommodements raisonnables parce qu’un illuminé a utilisé sa tribune médiatique pour me défiler ses mantras de messie. Parce que les souverainistes vont un peu plus vouloir voter PQ, QS, ou autre variante divisée pendant que les fédéralistes qui voulaient voter CAQ vont retourner caqueter dans le poulailler du PLQ.
Francos ou anglos, on veut voir Jean Charest partir pour toutes sortes de raisons non-nationalistes qui sont d’ailleurs effleurées dans ce beau texte. (Ce n’est paaaas… long couteaux) Et là, un type arrive avec cette dénonciation de pacotille qui fait dévier le débat contre les méchants séparatistes qui, sinon, auraient la plus grosse défaite de leur histoire? Alors que le parti le plus populaire est justement un qui dit qu’il veut passer à autre chose?
Excusez, les internationaux ouverts sur le monde, mais qui a une poignée dans le dos ici?

Certains trouvent que les réactions au texte de M. Lussier sont exagérées mais il faut comprendre que les gens ne réagissent pas seulement qu’à lui et ses états d’âme, mais à une certaine vision du Québec et du monde. J’ai lu le billet original et la réponse de M. Lisée et je me suis dit que je pourrais écrire un livre sur ce sujet, mais comme je manque de temps, je vais me limiter à quelques lignes.

Bref, les « ouverts sur le monde » québécois autoproclamés de l’acabit de M. Lussier, je n’en peux tout simplement plus en raison de leur condescendance à l’endroit de ceux qui sont préoccupés par l’avenir de la langue française.

Je suis une personne qu’on pourrait qualifier de « préoccupée par l’avenir de langue française ici », et pourtant j’aimerais bien me mesurer à M. Lussier (ou un autre) dans un petit match de Génies en herbe pour déterminer qui a une meilleure connaissance du « monde extérieur ». M. Lisée y ferait probablement assez bonne figure lui aussi, d’après moi! ;-))

L’anguille sous roche dans toute cette discussion de l’ouverture sur le monde, c’est le « monde » auquel on est appelés à s’ouvrir. Pour les gens comme M. Lussier (désolé d’en faire le bouc émissaire mais c’est le cas que nous avons devant nous) s’ouvrir sur le monde équivaut presque toujours à s’ouvrir sur le monde anglo-saxon (ou américain tout simplement). On dépasse rarement ce cadre, ce qui équivaut essentiellement à passer d’un milieu supposément tricoté-serré et refermé sur lui-même (le Québec) à un plus grand (l’Amérique du Nord anglophone) tout aussi refermé sur lui-même, mais avec pas mal plus de « bling bling » et de paillettes – ça impressionne toujours les ti-gars ces affaires-là.

Et si vous ne pensez pas que le reste de l’Amérique est refermée sur elle-même culturellement (pas mal plus que le Québec selon moi), je vous inviterais à vous renseigner sur comment souvent les films étrangers s’y trouvent au sommet du box-office, comment souvent des livres qui n’ont pas été rédigés en anglais s’y retrouvent sur la liste des best-sellers et comment souvent des chansons qui ne sont pas en anglais y tournent à la radio…

Bref, à toutes les fois que j’entends parler de la nécessité de s’ouvrir sur le monde, j’anticipe toujours avec enthousiasme qu’on parlera de faire une plus grande place aux films de Kurosawa ou de Wim Wenders, à la musique de Cesaria Evora ou aux livres de Gabriel Garcia Marques, mais hélas tout ce qu’on me garroche en pleine face c’est Beastie Boys, Conan O’Brien, The Fast and the Furious 17, CSI, Paris Hilton’s BFF et Danielle Steel – en tentant de me faire croire que c’est ça le « monde »!

C’est peut-être ce à quoi se limite leur « monde », mais ce n’est certes pas mon cas!

@ Lilium

Ton vidéo sur l’intimidation collective tombe pile; le nationalisme canadian n’a jamais fait l’objet d’intimidation de la part des Québécois alors qu’à l’inverse, de tout temps, le nationalisme Québécois doit la subir.

C’est dire comment le peuple québécois a la couenne dure et comment il est fier de ce qu’il est malgré l’incessante intimidation des canadians pratiquée sous différentes formes, toutes condamnables à toute toute époque.

Bravo!!!

Ce n’est pas le Québec qu’il faut sortir du Québec, mais plutôt les poltrons qui arrivent de nulle part et qui veule tout changer sans demander la moindre permission aux propriétaires des lieux, c’est-à-dire ceux qui ont bâtit le pays du Québec depuis 400 ans.

Les québécois de souche ont tous les droits de revendiquer la propriété du territoire qui a été découvert par leurs ancêtres et mis en valeur par les générations successives de québécois depuis 400 ans.

Personnellement, je suis un fils d’immigrant italien et je suis fier de dire que je suis québécois, que je parle français et que mon pays est le Québec. Alors, à tous les immigrants chialeux pensez plutôt à la chance immense que vous avez d’être accueillis à bras ouverts par le peuple québécois qui vous demande simplement que vous lui parliez dans sa langue.

Pensez également que dans votre pays d’origine vous viviez soit la guerre, soit la famine, soit le chômage et que depuis que vous êtes ici on vous offre une multitude de programmes sociaux gratuitement sans vous demander quoi que ce soit en retour.

Alors messieurs, mesdames, ayez un peu de respect pour les québécois de souche et comme dit l’expression universellement connus : «À Rome, faites comme les romains» !

Un gros merci Lilium pour votre vidéo fort appréciée.
Cela me chaud au coeur, après avoir travaillé de nombreuses années pour l’avenir du peuple Québécois…de voir et de constater votre jeunesse et votre volonté d’EXISTER.

@Julien

Ce que je voulais dire, c’est qu’il est faux de dire que les Français ne connaissent que Céline Dion et Garou. Ils en connaissent plus, ce qui ne les empêche pas de ne pas connaître autre chose. J’ai déjà rencontrer un Français qui connaissent sur le bout des doigts l’histoire de Maurice Richard, mais ne savait pas la différence entre la Ville de Québec et le Québec. L’important, c’est qu’ils en connaissent beaucoup, mais c’est éparse.

Et c’est comme ça pour tous les pays. On ne sait que plusieurs choses vagues et éparses sur son voisin.

Et malgré que l’on soit que 7 millions, nous sommes la référence sur plusieurs domaines comme l’hydroélectricité. (Le Canada a les mêmes ressources et les mêmes possibilités dans ce domaine, mais il n’a pas développé cette expertise. Votre argumentation est à moitié défaillante)

Bref, le Québec apporte beaucoup au reste du monde, contrairement à ce que prétendent les Québec-basheux trop nombreux.

@Lilium :
Vous êtes une jeune Québécoise très impressionnante et très convaincante !
J’espère qu’il y en a beaucoup comme vous qui représentez l’espoir du pays que nous tardons terriblement à mettre au monde, pendant que le « royal british Canada » s’édifie en voulant nous avaler, nous « phagocyter » pour utiliser un mot savant ;-).
Vous êtes à l’image de ces jeunes capables de se projeter dans le monde, tout en étant de fiers Québécois qui créeront finalement ce pays essentiel pour vivre normalement comme nation de langue française et d’origines multiples.

Bravo Monsieur Lisée!

C’est tellement triste de lire et d’entendre des québécois (éduqués en plus) être si confus et déconnectés de la réalité historique et politique du Québec, ainsi que de la politique internationale!

La société québécoise est unique en Amérique du Nord, encore bien plus de monde aimerait y vivre si ce n’était des hivers « frisquets » que nous avons et des barrières de l’immigration.
Nous avons fait bien du chemin depuis le début et ce grâce à nos ancêtres (arrières, grands-parents et parents) qui ont travaillé fort, bûché, creusé, labouré, élevé, soigné, ramanché, « torché », éduqué, etc. Tout cela pour survivre et aussi dans l’espoir de se donner un jour un monde meilleur plus juste et plus facile pour leurs enfants. Cependant, pour y arriver nous avons aussi eu besoin de nous regrouper et nous politiser davantage pour permettre de défendre nos intérêts en tant que société et aussi nous donner des instruments et des moyens pour atteindre nos rêves et nos espoirs!
C’est une nécessité pour toutes les sociétés qui désirent se développer et s’épanouir de se doter de gouvernements, de syndicats, de principes, d’éthique, de lois, etc. Facebook ne répondra pas à toutes les attentes et aspirations des peuples!
En ce qui concerne la langue officielle du Québec et du Canada, je pense que la majorité du Québec désire continuer à parler et à écrire le français pour encore de nombreuses générations. C’est une grande richesse collective mondiale d’avoir des sociétés qui défendent et promeuvent celle-ci dans toutes les sphères publiques de leur société. Je ne vois pas comment Monsieur Lussier peut dénigrer ainsi nos origines et nos aspirations en pensant que notre société de développera davantage si nous abolissons les frontières, les balises de notre langue et en passant notre fierté! Non mais, c’est du n’importe quoi!

Aussi, je n’aime pas que l’on dise que les immigrants n’aiment pas ou ne veulent pas parler notre langue! Je pense que la plupart des immigrants désirent apprendre celle-ci et peut-être même d’autres langues? Cependant pour plusieurs, des barrières les empêchent de mieux l’apprendre. Plusieurs raisons, mais en voici quelques-unes: Raisons économiques: ils doivent subvenir à leur besoin très rapidement, donc ils vont tenter de trouver un ou plusieurs boulots sans nécessité de communication. Les cours offerts à leur arrivée sont trop courts et une fois terminés ont leur dit débrouillez-vous! Je pense qu’en allongeant la durée des cours ils seraient plus performants.

De mon côté, j’ai goûté depuis ma naissance à la dualité linguistique du Québec, car j’ai une maman originaire de Chicoutimi (qui n’a jamais eu la langue dans sa poche!) et un papa montréalais anglophone d’origine (qui avait décidé de suivre des cours de français à McGill dans les années 60-70 et qui se débrouillait pas mal!).

J’aimerais simplement résumer mon propos ainsi: Je suis très fière d’être québécoise et je continuerai de travailler fort et de m’impliquer pour que notre Québec représente mes idéaux et mon budget! Que celui-ci soit encore plus équitable pour nous tous et nous toutes, car trop de gens sont encore laissés pour compte, trop de pauvreté, trop peu de diplômés, trop d’oligopoles et de sujets à tendances ploutocrates, pas assez de rigueur de taxation des plus riches et des entreprises, pas assez de responsabilisation des actes de nos représentants et des entreprises, manque d’éthique, etc. Nous devons nous unir et nous impliquer en tant que citoyens et exiger des changements lorsque cela ne tourne pas rond! Nous devons aussi aspirer à un plus grand savoir, car c’est l’avenir! Nous continuerons de rivaliser et/ou de s’allier avec les grandes villes du monde dans le développement d’une économie profitable et durable pour la majorité des citoyens et non plus pour une minorité (1%):) C’est déjà commencé et je n’en perdrai pas mon français (et mon anglais) pour autant! Merci!

Méchante patente!
M » Lisé, vous-gagnez par K-O technique en moins de 30 secondes
Ça montre dans quel état d’esprit les fédéraux sont actuellement, après avoir reçus trois quatre taloches de leur propre gouvernement. Sachez que je ne je ne suis pas surpris des gestes et décisions que Ottawa prend depuis qu’ils, les conservatateurs, sont majoritaires. je perçois que cela blesse leur propre camp au Québec d’ou les réactions de paniques qui s’expriment dans ce genre de chroniques du Voir. Agent de la GRC ? Pas besion d’etre dans le SCRS ou la GRC pour faire de la politique profédératiste Québec mais c’est toujours possible. Disons qui semble avoir beaucoup de chroniqueurs Fédéralistes dans le médias au Québec pour promouvoir toute sorte de patente à gosses qui fait pas beaucoup de senses. J’aime la politique comme vous faites M. Lisé.

Si j’étais demeuré tout le temps dans la Caverne, je vous aurais applaudi à tout rompre, Monsieur Lisée.

Or, j’en suis sorti et j’y suis revenu. Je crois qu’on peut vous classer parmi les « obtus » lorsque vous tentez de faire l’association « contrôle, restrictions, obligations = ouverture et liberté » et de la justifier.

On aurait ri et dénoncé un(e) sexiste ou un raciste étranger venu au Québec pour promouvoir des règles, des restrictions ou des obligations pour protéger la « Race » ou pour que son Sexe domine clairement (ex.: au moins 50% des membres de son sexe dans des corps d’emploi, dans tous CA, des privilèges particuliers et pécuniers, etc.).

Mais au Québec, rire ou dénoncer un nationaliste (québécois ou canadien, il n’y a pas de variantes de cette idéologie qui soient mieux qu’une autre) qui parle de lois, d’obligations ou de restrictions pour que tout le monde soit comme lui, c’est risqué d’être mis au banc de la communauté. Le nationalisme, comme sous Ceaucescu, c’est un culte sacré, qui ne peut être remis en question… et qui sert aussi les politiciens les plus démagogues.

Souvent, les nationalistes abusent du thème de « je suis la majorité, les autres doivent se plier à ce que j’aime »… tout en ne réalisant pas que nous sommes aussi la minorité d’une autre majorité et qu’on devrait, pour être équitables, ne pas retirer les droits des autres minorités tout comme on ne veut pas que les siennes le soient.

Sur un même territoire, soit-il un pays, une province, une région, une ville, un quartier, il existe différents groupes. Deux attitudes sont possibles: vivre et laisser vivre ou acculturer/assimiler tout le monde de force («pour ne pas se dissoudre» dans une culture étatico-nationaliste parfois très étouffante)

Ils peuvent aussi se justifier – dans leur « droit » d’écraser les autres – par l’histoire… mais, dans ce qu’ils croient être une histoire mais qui est plutôt une « mémoire nationaliste », ils omettent souvent de dire que les premiers venus ici, ce ne sont pas les Français … mais les Amérindiens puis les Inuits plus tard.

De quel droit une minorité devenue majorité peut-elle maintenant vouloir contraindre les autres individus à obéir à ses lois?

On nous a aussi élevé dans le culte de l’État-providence (même si c’est très coûteux, que tout est rationné et que les services sont rarement ceux espérés au départ) et dans sa propagande bien que plus subtile que celle des pays communistes ou fascistes. Mais ça, c’est une autre histoire.

Son texte est d’une incohérence évidente ainsi que d’une mauvaise foi irritante. Le gars encourage ce qu’il déteste; le néolibéralisme et la mondialisation.

@Matthieu:

« Si j’étais demeuré tout le temps dans la Caverne (…) »
Moi comprendre texte même si moi préférer peinture. En tout cas, moi compris ceci:

1) Au Québec, on ne peut pas taper sur la majorité, parce que, contrairement à (kekpart?), une majorité insultée répond avec plus de voix que celui qui insulte. Je pensais que c’était des maths élémentaires (moi utiliser ossements) mais parait qu’au Québec, c’est un signe d’intolérance.

2) On aurait ri et dénoncé un(e) sexiste ou un raciste étranger venu au Québec pour promouvoir des règles, des restrictions ou des obligations pour protéger la « Race » ou pour que son Sexe domine clairement. Quelqu’un qui arrive ici pour imposer sa langue en disant que la nôtre n’est pas importante, c’est ouvert et international.

2.1)
J’insiste pour dire que nous sommes citoyens du monde. À preuve, on s’envoie des e-mails. Les séparatiss, eux, s’envoient des courriels.

3) « De quel droit une minorité devenue majorité peut-elle maintenant vouloir contraindre les autres individus à obéir à ses lois? » Euh… Tu veux dire qu’on sacre les Canadiens Anglais dehors? On était plus nombreux qu’eux en 1867…

3.1) Corollaire à Jérôme: Ce n’est paaaas (…) de dire qu’on ne vit plus en Nouvelle France mais Par contre, on peut bien remonter aux inuits qui traversent le détroit de Behring en 10000BC si ça nous arrange.

4) On dit que le nationalisme Québécois est méchant méchant. Comme Caucescu. Avant, on disait Nazi mais maintenant, on dit Caucescu. Les séparatiss, eux, sont démagogues.

5) Comme vivre et laisser vivre ne veut pas dire « vivre en isolation dans un paquet de petits ilots linguistiques », ça prend « code commun signaux fumée ». Nous avoir choix: « apprendre langue 7% » ou « apprendre langue 80% ». Le 13% qui reste étant « autre », il doit en apprendre AU MOINS une des deux. Pour une inexplicable raison, s’il apprend la langue du 80%, on l’opprime.

6) Bonus: plogue libertarienne à la fin. On essaie vraiment de faire croire qu’on n’est pas les mêmes vieux fédéralistes qui s’enrobent au goût du jour.

POUR FINIR: Un fédéraliste considère que nous sommes une minorité majoritaire qui doit se comporter en majorité minoritaire. J’ai entendu dire qu’il y avait plein des cavernes aussi petites que les nôtres qui vivaient sur un mode beaucoup plus simple: des finlandaises, des suédoises, ou irlandaises…
Mais eux, sont pas ouverts.

Encore une fois je me désole de voir une guerre de tranchée entre deux générations, soit celle des bébéboumeurs tirant sur la génération X et celle de la génération Y flirtant avec les idéologies de la génération C.

Messieurs, vos discours ont le même objet cependant vous n’argumentez pas… Vous exposez. Vous exposez 2 idéologies, 2 courants de pensée qui certes traitent du même propos mais le font d’un point de vue diamétralement opposé, et qui malheureusement ne fait guerre avancer les choses.

M.Lisée, je trouve fort désolant que vous désiriez saboter le discours de M.Lussier. Comme si les deux ne pouvaient coexister. Comme si les 2 allaient l’un contre l’autre. À quand unirons-nous ces 2 discours afin de conserver notre identité francophone, certes, mais également de pouvoir de l’enrichir de la culture QUÉBÉCOISE ANGLOPHONE, car il en existe bien une, et nous semblons également l’oublier…
Quand prendrons-nous le temps de rallier ces opinions et de faire grandir nos positions plutôt que de les détruire.

Je suis pour la conservation et la considération de nos racines et de ce qui a construit notre identité en tant que francophone autant que ce qui est teinté par la sphère culturelle québécoise anglaise. Cependant, je crois que nous ne sommes plus à considérer le Québec comme étant une province dans un pays (pays qui ne reflète guerre notre identité). Nous sommes, le Québec BILINGUE, un pays parmi d’autres pays, un Québec BILINGUE international.

Sans perdre mon identité québécoise et francophone, je veux faire partie de plus grand qu’uniquement un Québec français, car nous sommes PLUS GRAND et PLUS RICHE qu’un Québec français(!).

Je considère faire partie d’un Québec BILINGUE qui se présente sur la scène internationale et non uniquement contre un Canada qui, je considère possède également SA propre culture.

Enterrez la hache de guerre qui sépare nos générations. Remplissez le faussé qui sépare vos discours. Nous en sommes plus au temps des guerres intramuros, allons de l’avant et voyons plus grand.

Ce que j’aimerais c’est de voir un Québec international et ce fasse au Canada également, et de me présentée comme ayant une culture QUÉBÉCOISE BILINGUE au sein (temporairement espérons-le) d’un Canada unilingue, mais SURTOUT, un Québec BILINGUE au sein d’une planète Terre toute aussi multiculturelle que lui.

Julie

@ Kevin :
Comme j’ai un ami français qui connait très bien l’histoire et la culture maliennes, est-ce qu’on peut en déduire pour autant que le Mali a une grande influence sur la France, ou lui apporte beaucoup ?
C’est l’arbre qui cache la forêt. Allez en France, vivez-y un moment, et vous verrez que les mentions du Québec et de sa culture sont plutôt rares. Et ce qui s’exporte et qui est immédiatement identifiable comme étant québécois, c’est Céline, Garou, une chanson de Roch Voisine des années 90 (Hélène je crois), Coeur de Pirate récemment… Pour la télé/ciné, c’est les Invasions barbares et le déclin de l’empire américain, les têtes à claques. Sorti de là, c’est le néant pour 99,9 % de mes 65 millions de compatriotes.

Je répète, je parle de culture « mainstream ». Bien sûr qu’il y aura des passionnés de hockey qui vont connaître l’histoire d’un joueur sur le bout des doigts, ça n’empêche que la majorité des gens en France ne saurait pas donner le nom du Premier Ministre du Québec. Ou de n’importe quel Premier Ministre québécois pour le coup.
Et on parle là d’un des pays dans lesquels la culture québécoise s’exporte le mieux, grâce à notre langue et notre bout d’histoire commune. Croyez-vous que les Espagnols dans leur immense majorité connaissent quoi que ce soit du Québec ? Ou les Indiens ? Les Brésiliens ? De même, croyez-vous que les Pakistanais connaissent grand chose de la culture française ? Non, et c’est bien comme ça.
Le but de mon intervention n’était pas de basher le Québec comme vous le dites, mais de remettre les choses en perspective. Il n’y a pas de honte à cet état de fait, c’est juste comme ça. C’est applicable également à la plupart des pays et c’est tout à fait normal. On connaît son pays, sa culture, et bien souvent pas grand chose d’autre (à part la culture états-unienne, mais là c’est un autre problème, à savoir l’impérialisme culturel des É.-U.).

Ça ne sert à rien de se voiler la face en sortant des phrases comme « le Québec contribue de manière disproportionnée à la création de la culture contemporaine » (c’est ça qui m’a fait réagir à la base, je le rappelle). Ça flatte peut-être l’égo de quelques-uns, mais ça ne fait pas beaucoup avancer les choses.
Vous avez une chouette culture, qui vous appartient, pourquoi vouloir absolument croire dur comme fer que le monde entier la connaît/la partage/l’envie ? Vous contribuez à votre hauteur et pas de manière disproportionnée, et c’est bien.
J’ai vraiment l’impression qu’il y a un complexe d’infériorité ici qui mène à dire des énormités telles que celles-là.
Je suis français, je ne ressens pas le besoin de clamer que la culture française est universelle pour me sentir bien dans mes pompes.

Merci M. Lisée pour vos ajouts !!! Ils font du bien à un texte qui, en version originale, me donne la honte de ma vie de mes compatriotes générationnels… Mais ne désespérez pas, nous sommes plusieurs à ne pas penser comme M. Lussier!

M. Lisée, encore une fois Bravo ! Vous êtes la plume et l’esprit incarnés 🙂
J’ai envie d’ajouter à votre réponse que ce n’est pas de l’ouverture sur le monde ni du multiculturalisme que de tellement défendre l’anglais.
(Ne vous en faites pas, anglophiles et francophobes : j’aime l’anglais.)

Merci M. Lisée…
Un grand malaise lorsque j’ai lu le texte de Jérôme Lussier. Belle plume, mais l’idée derrière était troublante et sa lecture m’a laissé un vide non-identifiable… Je me demandais pour quel Québec il écrivait, pour qui…J’ai eu l’impression qu’on me disait de n’être qu’un flou culturel…étrange effet… Comment dire, je suis moi-même en pleine construction de ce Québec contemporain, trilingue, je suis appelée à voyager par travail et plaisir, j’ai de jeunes enfants… Je m’identifie très bien à tous ses « débuts » de lignes écrites par M.Lussier, mais aucunement à la direction qu’il en a donnée…
Merci M. Lisée, vous me rassurez…

C’est drôle – moi, je préfère toutes les autres universités sauf McGill, car ils se passent beaucoup de choses là-bas le vendredi soir (échanges sexuels et bien d’autres choses).

D’ailleurs cela a déjà fait la manchette des journaux. Il ne faudrait pas l’oublier.

A moins que Jérôme Lussier et ces amis faisaient partis de ce groupe. Alors là s’est autre chose. Il fait ce qu’il veut de sa vie lui et ses amis.

Pour moi, ce type présente une autre façon de faire la guerre, rien de plus, rien de moins.

Tiens toi!.

J’aime beaucoup les deux textes, qui doivent être lus ENSEMBLE. Je pense que Julie, un peu plus tôt, ne l’a pas compris.

Je ne vois pas aucun des 2 textes comme extrémiste ni proche d’une idéologie rigide. En fait, je vois celui de M. Lussier comme un appel au changement et au recadrement des priorités québécoises, alors que M. Lisée semble vouloir nuancer ce recadrement pour rappeler que l’ajout de nouvelles préoccupations ne nous oblige aucunement à abandonner les anciennes.

Je me trompe dans mon interprétation?

Bref, merci M. Lisée pour vos nuances et votre plume exceptionnelle. Le Québec DOIT continuer d’évoluer et de s’améliorer, mais vous nous rappelez bien que nos priorités ne viennent pas nécessairement et obligatoirement freiner cette évolution.