Femmes au pouvoir

On a déjà beaucoup parlé de l’élection samedi d’Alison Redford à la tête du Parti progressiste-conservateur albertain. Propulsée du même coup au rang de première ministre, elle porte à quatre le nombre de femmes dirigeant un gouvernement provincial ou territorial au Canada. Les trois autres sont la conservatrice Kathy Dunderdale, à Terre-Neuve, la libérale Christy Clark, en Colombie-Britannique, et Eva Aariak, au Nunavut, un territoire où il n’y a pas de partis locaux. Aucune des trois premières ministres provinciales n’a encore été élue à son poste, mais cela pourrait changer le 11 octobre prochain, à Terre-Neuve.

Autre élément intéressant, le parti qui rivalise de près avec celui d’Alison Redford, le Wildrose Alliance Party, est aussi dirigé par une femme, Danielle Smith. Kathy Dunderdale aurait pu affronter une femme cet automne, mais la libérale Yvonne Jones s’est retirée peu de temps avant le déclenchement des élections pour combattre un cancer du sein.

On retrouve aussi à la tête de partis d’opposition provinciaux la chef péquiste Pauline Marois, la conservatrice prince-édouardienne Olive Crane, la néo-démocrate yukonnaise Elizabeth Hanson. La néo-démocrate Andrea Horwath dirige le troisième parti ontarien, mais elle pourrait détenir la balance du pouvoir après les élections provinciales de ce jeudi, 6 octobre.

Cette émergence au sommet ne se traduit toutefois pas par une flambée de candidatures féminines pour le poste de député. À Terre-Neuve, seulement 22 % des personnes qui briguent les suffrages cet automne sont des femmes. À l’Île-du-Prince-Édouard, ce pourcentage atteignait 30 % lundi. En Ontario, seulement quatre femmes de plus qu’en 2007 sont en lice et au Manitoba, deux de plus, selon l’organisation À Voix Égales.

À l’échelle fédérale, la percée néo-démocrate du 2 mai dernier a favorisé une remontée de la représentation des femmes avec l’arrivée de neuf députées de plus pour un total de 76 sur 308.

 

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