Ferment de bisbille au NPD?

Vendredi dernier (23 septembre), le candidat à la direction du NPD, Brian Topp, a rencontré la presse pour présenter deux députés qui se sont ajoutés à sa liste de supporteurs, le Néo-Brunswickois Yvon Godin et le Québécois Alain Giguère. Chacun à leur manière ont trouvé le moyen d’épingler Thomas Mulcair, dont on attend toujours de connaître les intentions. Le premier a dit ne pas avoir apprécié que M. Mulcair demande au parti de mener une campagne de recrutement au Québec. Le second a affirmé que M. Mulcair n’avait pas les appuis nécessaires au Canada anglais pour mener le NPD vers le pouvoir.

La réaction des partisans du député d’Outremont a été immédiate à la sortie des Communes. Au moins quatre d’entre eux ont pris la défense de leur favori, disant qu’il était l’homme de la situation. Certains ont aussi espéré que la campagne ne se transforme pas en chapelet d’attaques personnelles.

Depuis que Brian Topp s’est lancé dans la course, avec l’appui d’Ed Broadbent et depuis de Roy Romanow, on a la nette impression qu’une bonne frange de l’establishment du parti, en particulier les vieux de la vieille, aimerait bien bloquer la voie à M. Mulcair. Malgré ses cinq années à tenir le fort au Québec et à travailler de concert avec Jack Layton pour le renforcer. Comme s’il était un «outsider».

(Un sondage Angus Reid paru en fin de semaine dans le Toronto Star indiquait que le NPD ferait mieux sous la gouverne de M. Mulcair que de M. Topp. Le premier récolterait 28 % d’appuis à l’échelle du pays et 52 % au Québec. Le second se contenterait de 25 % des intentions de vote des Canadiens et de 31 % des Québécois. Fait à noter, les deux feraient moins bien que Jack Layton.)

La sortie de M. Mulcair en faveur d’un effort de recrutement mené par le parti au Québec n’a pas été bien reçue. Le point qu’il tentait de défendre a pourtant beaucoup de justesse. Il y a un déséquilibre flagrant entre le poids politique des néo-démocrates québécois au sein du caucus, où ils sont la majorité, et celui qu’ils détiennent au sein du parti, où ils représentent moins de trois pour cent des membres. Ce décalage est le fruit d’un problème structurel. Le NPD n’a pas d’aile québécoise provinciale, contrairement aux autres provinces. Si rien n’est fait pour donner un coup de barre particulier, les Québécois, qui ont permis le grand bond en avant du NPD le 2 mai dernier, pourraient n’avoir qu’une influence négligeable lors de l’élection du prochain chef.

Une autre façon de corriger ce déséquilibre serait d’adopter un système de pondération régionale comme cela se fait déjà au Parti conservateur et au Parti libéral. Avec un tel système, chaque circonscription a le même poids, sous la forme de points. Tous les membres ont le droit de vote, mais c’est le pourcentage obtenu par chaque candidat qui décide du nombre de points qu’il obtient dans chaque circonscription. Le total de ces points à l’échelle du pays détermine ensuite le gagnant. Ce système peut avoir l’effet pervers d’encourager certaines associations à s’asseoir sur leurs lauriers afin de contrôler l’issue du vote, comme l’avait constaté le Parti conservateur en 2004. Une façon d’éviter ce piège est de s’assurer que pour avoir tous ses points, une association ait un nombre minimal de membres.

Les puristes du suffrage universel des membres protestent contre ces mécanismes, mais ces derniers ont une excellente raison d’être, comme l’expliquait très bien Chantal Hébert la semaine dernière dans le Toronto Star. Sans pondération régionale, les candidats pourraient être tentés de concentrer leurs efforts dans les provinces ayant le plus de membres, au lieu de chercher à se déployer dans l’ensemble du pays et de favoriser ainsi l’enracinement du parti, en particulier au Québec. Si le NPD croit qu’il faut protéger le poids politique du Québec à la Chambre des communes, pourquoi n’est-il pas prêt à s’inspirer de ce principe dans sa propre maison?

Cette question va continuer de flotter dans l’air pendant un moment. Il n’est pas clair toutefois que le conseil fédéral ait le pouvoir d’y répondre. L’adoption d’une pondération reviendrait à modifier le mode de scrutin choisi par les membres actuels et inscrit dans la constitution du parti. Cet obstacle ne peut justifier cependant de s’en prendre, même de façon indirecte, à Thomas Mulcair pour avoir levé le voile sur cet enjeu.

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Si M. Popp a l’étoffe d’un grand chef, il reconnaitrait ce problème publiquement, et appuierait une campagne de recrutement au Québec, financé par le national. Cela aurait pour effet de « tordre le bras » à l’establishment du parti.

S’il ne fait pas cela, il risque de se diriger vers un couronnement, et cela serait néfaste au parti. Avec une campagne à la chefferie dynamique et disputé, le parti y gagnerait énormément en visibilité et en crédibilité.

M. Popp a déjà une grande renommée à l’intérieur du parti, et a déjà une longueur d’avance. Il ne devrait donc pas craindre un affrontement avec Mulcair.

S’il place les intérêts du parti avant les siens propres, alors cela en fera un leader appelant le plus grand respect.

Comment respecter un parti politique qui ne veut même pas augmenter son appui dans une province. Je ne les ai jamais aimé et je l’ai trouve encore plus ridicule qu’avant. Presqu’aussi ridicule que les québécois qui ont voté pour les poteaux oranges la dernière fois.

Il n’aime pas le Québec et c’est de plus en plus évident.

pour le pouvoir ils vont s entredéchirer comme d habitude les québecois seront mis de coté de toute façon on peu se poser la question sans jack pas sur que les québecois vont voter pour les oranges de nouveau car a la dernier élection les gens ont voté contre les conservateur et pas pou les libéraux qui sortaient de scandales et non plus pour le Bloc qui a de la misère a se renouveler et en sous entendu un message par la bande a charest pis sa gagne

Voici d’autres options de carrière pour M. Mulcair si ça ne fonctionne plus avec le NPD: retourner avec le PLQ quand Charest sera parti, le parti libéral fédéral, la coalition de Legault. Ça fait déjà trois nouvelles opportunités.

Les courses à la chefferie sont toujours autant d’occasions de polarisation des points de vues et de déchirement entre les diverses factions qui composent les partis politique.

Ça fait partie de la nature humaine et pas besoin d’avoir lu tout l’oeuvre de Shakespeare et de Sophocle pour s’en rendre compte.

Après l’élection de la nouvelle tête dirigeante, l’heure revient à la réconciliation et aux appels à l’unité du parti.

Bien que M. Mulcair ait fait office de bouclier en soulevant le voile sur l’enjeu de la faiblesse du membership au Québec, cela n’a pas empêché un autre député de la belle province de plonger dans la course.

Les règles du jeu sont claires, limpides et connues de tous les membres du parti depuis plusieurs années déjà. L’on ne peut les changer en cours de route ou durant la joute sans être taxé de tricheur ou de vouloir avantager un clan par rapport à un autre.

Le NPD a réussi à rafler 59 députés au Québec dans ces mêmes circonstances. Si le futur chef demeure à l’écoute de l’aspiration de ceux qui les ont porté au statut d’opposition officielle, il y a bon espoir que cela se poursuive et que le membership augmente dans la province de Québec.

Au cas contraire, les québécois sauront à quoi s’en tenir. Mais s’en souviendront-ils?

Monsieur Mulcair n’a levé aucun voile. Beaucoup de journalistes et d’internautes dont moi-même avaient relevé cette problématique avant qu’elle ne soit abordée par le député d’Outremont.

Monsieur Topp (qui est québécois) était l’invité des « Coulisses du Pouvoir » dimanche, reconnaissait que le Québec dispose d’un nombre de membres insuffisants et entendait une fois élu, corriger ce problème en donnant à son parti les assises qu’il mérite, partout au Canada et plus encore au Québec. A court terme il entend tripler le nombre des membres de la Province, ce qui et un objectif très réaliste et réalisable.

Bien que j’ai été à quelques reprises électeur du NPD et pas seulement le 2 mai dernier (contrairement à beaucoup), je ne suis pas membre de ce parti (ni d’aucun d’ailleurs) aussi mon avis n’est-il pas partisan, si ce n’est que pour moi, la formule de un membre en règle, un vote est la meilleure qui soit.

Personne n’empêche les québécois de devenir dès aujourd’hui membres du NPD ainsi pour l’élection, il y aura 10000 membres au Québec ou peut-être plus. Après tout, toutes celles et ceux qui ont voté pour Jack Layton lui devraient bien cela.

Je suis en revanche étonné qu’on parle si peu de monsieur Saganash qui représente une option convaincante pour celles et ceux qui ne voudraient pas de monsieur Topp comme chef du parti.

Ce sont encore les membres d’un parti qui prennent les décisions le concernant. Les membres du NPD sont bien conscients de l’importance de conserver leurs appuis au Québec ainsi que de la plus grande popularité de Mulcair dans la province. En ce sens, ils en tiendront compte lors de leur choix et, s’ils approuvent quand même Brian Topp, ce sera parce qu’ils restent convaincu qu’il fera un meilleur chef.

D’ici là, je vois mal comment on pourrait justifier un autre système que celui du « un membre, un vote ». Je lisais récemment un membre du NPD en Saskatchewan qui se demandait pourquoi, malgré ses années d’implication au parti, il devrait être sanctionné de l’absence de député NPD dans sa province par rapport au Québec.

Si l’intérêt que les Québécois ont porté au NPD le deux mai dernier est un véritable engagement envers des valeurs sociales-démocrates et non pas un simple coup de tête irrationnel, ce que je souhaite (naïvement me direz-vous?), ils devraient devenir massivement membres du NPD et avoir ainsi leur mot à dire sur le prochain chef. C’est ce que j’ai fait personnellement. Après avoir appuyé le NPD depuis plusieurs années de l’extérieur, j’ai décidé de rejoindre officiellement ses rangs, notamment pour avoir mon mot à dire sur qui dirigera le parti dans les prochaines années.

Et, laissons une chance à tous les coureurs, mais Mulcair n’aura probablement pas mon vote…

Si le NPD continue à faire la sourde oreille et à ignorer les doléances du Québec quant au mode de scrutin du nouveau chef, je ne donne pas cher de sa peau aux prochaines élections. Il va redevenir un tiers parti comme il l’a été avant la dernière élection.
Les québécois n’ont pas voté NPD aux dernières élections. Ils ont voté Jack Layton. Donc, ce fut un vote émotif.
Les membres du NPD du ROC doivent donc agir de prudence s’ils ne veulent pas disparaitre de la carte québécoise aussi rapidement qu’ils y sont apparus.
M.Mulcair n’a peut-être pas le charisme de Jack, mais c’est un fait stratège qui connait bien le Québec et qui est respecté des québécois.

C’est un excellent test, cette course à la chefferie, afin de connaître la vraie nature des néo-démocrates canadiens et leur sentiment envers les québécois. Seront-ils comme les conservateurs et les libéraux ou seront-ils différents? Que feront les élus NPD québécois?

À suivre …

M. Mulcair a fait beaucoup pour l’élection de députés NPD au Québec. Il a joint le NPD pour l’environnement. Moi qui ai souvent voté pour
le NPD ( avant l’arrivée du Bloc, je me demande
si M. Mulcair partage les valeurs du NPD
(autres que l’environnement??

Le NPD a déjà eu une aile québecoise, sous la direction de Roland Morin, qui avait réussi a obtenir 15 ou 16 % du vote lors d’élection provinciale.N’eut été de M. Broadbent qui a pistoné et fait élir un candidat tout à fait inconnu lors d’un congrès au leadership, nous aurions peut-être encore un parti NPD au Québec.Ce parfait inconnu a entièrement disparu de la circulation dans les quelques semaines qui ont suivi le congrès et son élection. Cela fait bien longtemps, mais le mal est fait .

Denise Bourgeois

Le PM Harper doit être mort de rire en constatant les querelles sur le sexe des anges du NPD et la déroute des libéraux! Que ce soit 1 membre 1 vote ou une pondération régionale, rien n’empêche qui que ce soit de recruter des nouveaux membres et si les Québécois ont voté NPD seulement du bout des lèvres, une erreur comme certains le prétendent, alors ils ne prendront pas de cartes de membres et ne voteront pas pour le chef de ce parti de toutes façons.

Quant à la question Mulcair, il a certes contribué à la victoire du parti dans bien des circonscriptions du Québec, tout comme feu M. Layton mais ce n’est pas un ticket pour devenir chef du parti – il doit au moins soumettre sa candidature et faire la campagne au leadership. Les membres vont se choisir un chef qui est, selon eux, le plus susceptible de représenter le parti et de gagner des élections. C’est un peu comme ça qu’ils ont choisi M. Layton.

Mulcair vient du Québec tout comme Topp et maintenant, Roméo Saganash. On devra les juger à leurs actions et leurs plateformes mais on sait que Mulcair est un transfuge libéral et qu’il fait de la politique traditionnelle, un peu démagogue et très opportuniste. On aimerait en savoir plus sur Topp et Saganash, pour le moment mais ils semblent tous les deux beaucoup moins agressifs et moins traditionnels, un peu comme l’était Layton. Est-ce que ça va peser dans la balance? On verra bien.

Enfin, pour ceux qui veulent plus de poids pour le Québec, allez et recrutez des membres! Ça va avoir plus de chances de succès que des mécaniques de pondération arithmétiques et va refléter l’intérêt réel des Québécois pour ce parti.

N’est-il pas significatif que Jack Layton qui a travaillé si longtemps avec Brian Topp ne l’ait jamais invité à se présenter comme candidat dans un comté? Quand on constate que Topp a autant de charisme qu’une tonne de brique, on peut comprendre.

Espérons que le NPD ne commettra pas l’erreur que le PLC a commis deux fois, celle de choisir un chef qui ne passait pas la rampe.

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