Fiscalité des entreprises: réplique du patronat

Par souci d’équilibre, voici la réponse de l’ancien ministre libéral John Manley, maintenant pdg du Conseil canadien des chefs d’entreprise, à l’étude du Congrès du travail du Canada sur la fiscalité des entreprises. Dans un texte publié par le site iPolitics, M. Manley indique qu’au cours des deux dernières années,  le rythme des investissements dans la machinerie et les équipements a atteint un sommet en dix ans  et que le secteur privé a créé 429 000 emplois. Il ajoute que 35 entreprises membres de son organisation disent avoir l’intention d’investir 100 milliards $ entre 2011 et 2013, soit davantage que la valeur combinée des plans de relance économique fédéral et provinciaux.

L’ancien ministre dit que la part des revenus de l’État venant des entreprises ira en augmentant au cours des prochaines années, croissance aidant, et que le Canada se situe dans la moyenne de la trentaine de pays membres de l’OCDE lorsqu’il est question de fiscalité des entreprises. Il ne précise toutefois pas que, selon le gouvernement conservateur, le Canada offre toutefois un des plus bas taux d’imposition des pays du G7, sinon le plus bas.

Il conclut en lançant une pointe en direction du président du CTC, Ken Georgetti. M. Manley reconnaît que les actionnaires ont eu droit à des dividendes plus généreux depuis que le fardeau fiscal des entreprises a diminué, mais il rappelle que cela profite à beaucoup de fonds de pension dont bien des syndiqués dépendent pour leur retraite.

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Comme quoi l’on peut faire dire ce que l’on veut à des statistiques dépendamment de l’angle sous lequel on les regardent ou de la mauvaise foi avec laquelle on les analysent.

Encore une façon de perpétuer l’illusion que la richesse accumulée va retombée comme la vapeur dans les nuages qui déferle en pluie (l’effet percolateur) sur le bon peuple.

La richesse accumulée ne retombe pas dans mon porte-feuille, non plus que dans celle des futurs retraités syndiqués, mais se rend tout simplement dans des destinations exotiques tel que les Bahamas, le Leichtenstein ou les Îles Caïmans.

Sinon, pourquoi les actionnaires et les pdg de ce monde ont réussis à s’en mettre plein les poches ces dernières années et que pendant la même période mon REER lui a fondu comme neige au soleil?

On nous rabâche que les pensions ne sont pas suffisantes et en plus ils veulent diminuer les prestations et ils délocalisent. Ils sont où les avantages pour la personne physique dans tout ça?