Frais de scolarité : une nouvelle approche, payante pour l’étudiant, l’immigrant, l’État et la société

Pour ceux que ça intéresse, je reprends ici la proposition de réforme globale des frais de scolarité dont j’ai parlé au Téléjournal de ce jeudi. Dans ce texte, les chiffres ne sont pas à jour mais la proposition reste, je crois, d’actualité.

(Extrait du livre Nous, JF Lisée, Boréal, 2007)

Comment y mettre 500 millions $ ?
Comment y mettre 500 millions $ ?

La volonté québécoise d’ouvrir tout grand les portes de l’éducation supérieure a conduit à une politique de frais de scolarité les plus bas sur le continent et à une politique de prêts et bourses les plus généreux d’Amérique.  C’est notamment ce qui a contribué à faire passer le Québec, en moins de quarante ans, des derniers aux premiers rangs dans le monde industrialisé pour son taux de diplômation universitaire.

On sait par ailleurs qu’il manque à nos universités, au bas mot, 400 millions de dollars par an pour suivre le rythme de la qualité nord-américaine. Certains proposent de déréglementer complètement les frais de scolarité, comme aux États-unis et en Ontario. Ils tripleraient ainsi rapidement, surtout dans les sciences médicales et pures, offrant aux universités une salutaire injection de fonds. D’autres estiment que puisque le Québec est passé en 40 ans d’un état de sous scolarisation chronique à la tête du peloton des pays industrialisés, les frais de scolarité à  rabais y sont pour quelque chose. S’il faut les changer, ce devrait être pour les abolir, comme en France, disent-ils.

J’estime pour ma part que les frais de scolarité faibles sont un impôt perçu essentiellement sur les revenus de la classe moyenne et bénéficiant essentiellement aux enfants de la classe moyenne, qui vont à l’université. Quelques étudiants pauvres prennent ce train. Ce n’est pas choquant en soi. Mais le sous-financement des universités pose un réel problème. Augmenter les frais de tout ou partie des 400 millions manquants, ce serait pousser les étudiants vers les banques, où ils s’endetteraient d’autant (à fort profit pour les banques). Ce serait donc rendre tous les finissants accrocs à l’endettement personnel, qui est pourtant un des grands problèmes de notre époque.

Un résumé de la proposition faite à la caméra du CNJ-PQ en 2009:

Pensons autrement et réglons un autre problème de notre social-démocratie : nous permettons à nos jeunes de devenir, disons, dentistes ou gynécologues à peu de frais (ils paient 1 800$ de frais de scolarité par an, il en coûte entre 13 et 25 000/an $ pour les former), et des dizaines d’entre eux nous quittent ensuite pour pratiquer ailleurs, ou les salaires sont nettement plus élevés. Notre social-démocratie finance les services des riches. Ce n’est pas être de gauche, c’est être bête. L’augmentation prévisible de la pression continentale pour le recrutement de nos cerveaux, en échange de très hauts salaires, met notre investissement social à risque ou nous pousse à la situation absurde vécue au Québec à l’automne 2007 : soit un gouvernement québécois forcé à crever ses plafonds de dépenses parce que ses médecins spécialistes, ayant obtenu une formation de grande qualité mais à peu de frais grâce aux frais de scolarité minimes, menacent de quitter le Québec pour de plus hauts salaires, et obtiennent ainsi une parité salariale avec leurs collègues ontariens. Mais comme le coût de la vie au Québec est nettement moindre qu’en Ontario (-14%), le niveau de vie de nos médecins spécialistes sera nettement plus élevé (+14%) que celui de leurs collègues ontariens. C’est un cas extrême de beurre, d’argent du beurre, et de camembert au surplus.

En outre, dans la perspective d’une vague d’immigration de jeunes étudiants étrangers que nous voudrons intégrer comme citoyens, la structure de nos frais de scolarité doit être modifiée de façon à laisser cours, bien sûr, à la liberté individuelle de mouvement, mais de façon aussi à protéger l’investissement social dans l’éducation et à inciter à la rétention du plus grand nombre.

Je propose donc, pour nos propres étudiants et pour les 25 000 étudiants étrangers par an que je propose d’attirer, la création de trois filières d’études supérieures :

  1. La filière solidarité

Cette filière ne s’applique qu’aux étudiants étrangers. Le Québec accueille au titre de la solidarité internationale 11 000 étudiants étrangers exonérés de frais de scolarité parce qu’ils viennent de pays (dont la France, mais également plusieurs pays africains) avec lesquels le Québec a une entente de réciprocité en éducation supérieure ou parce qu’ils profitent d’une pratique d’exonération de frais de scolarité supplémentaires assumés par le Québec pour des fins de solidarité économique avec des pays émergents.

Dans la mesure où le Québec entend accroître son aide internationale aux pays émergents, il appert qu’à somme égale, le Québec pourrait aider un plus grand nombre de jeunes de pays en voie de développement s’il augmentait son programme d’exonération de frais que s’il investissait cet argent autrement. En effet, les infrastructures post-secondaires québécoises existent, seront bientôt sous-utilisées, le coût marginal serait donc minime.

Dans cette filière, le retour de l’étudiant étranger d’un pays émergent (donc pas la France) dans son pays d’origine est favorisé, car il s’agit d’une aide directe aux pays du Sud. Cependant, le Québec y trouve son compte à deux titres : pendant que ces étudiants sont au Québec pour leur formation, ils participent à la vie économique et culturelle québécoise; à leur retour dans leurs pays d’origine, ils contribuent au rayonnement international du Québec.

2. La filière « coûts réels »

Pour tous les autres étudiants, québécois et étrangers, au point d’entrée à l’université, donnons le choix. L’étudiant pourra choisir de payer le coût réel de ses études (avec un léger profit pour l’État), tout compris. L’étudiant en médecine paiera plus cher (23 000$/an) que celui en théologie (4000 $/an), et tous les deux nettement davantage qu’aujourd’hui. (Mais puisque les coûts au Québec sont toujours plus bas que dans les autres métropoles nord-américaines, nous serons toujours très compétitifs.) Lorsque cet étudiant, payeur et endetté, terminera ses études, il fera ce qu’il voudra et pourra pratiquer à Toronto ou à Seattle si le cœur lui en dit.

Mais s’il travaille au Québec, pendant les 12 premières années de son activité professionnelle générant, disons, au-delà de 75 000 $, on lui versera un crédit d’impôt équivalent, au total, au tiers de ce qu’il a versé en frais de scolarité. Une incitation pour qu’il reste au Québec.

Le diplômé disposera d’une période de 20 ans, après l’obtention de son diplôme, pour se prévaloir de ce crédit fiscal, c’est-à-dire qu’il pourrait séjourner à l’étranger pendant huit des 20 premières années de sa carrière sans perdre ce droit.  S’il quittait le Québec en début de carrière, il aurait ainsi une forte incitation à y revenir après quelques années.

Pour un diplômé collégial professionnel (un cours de trois ans), la période serait moitié moindre, soit, disons, 6 ans sur 15.

3. Le Contrat citoyen

Revenons au point d’entrée. L’étudiant aura aussi le choix de signer le Contrat citoyen, en vertu duquel il paiera les frais de scolarité, ridiculement bas, actuels et indexés (ou gratuits). Donc, endettement minimum. En échange, il s’engage, pour 12 de ses 20 premières années d’activités professionnelles (6 sur 15 pour le diplôme collégial professionnel), à œuvrer au Québec, soit dans un lieu que l’État lui désigne s’il est dans une profession publique (professeur, médecin, réglant ainsi largement le problème de répartition régionale) soit simplement au Québec pour les professions de régime privé.

Lorsque son revenu dépassera, disons, 75 000 $ par an, il paiera sur 20 ans ses « frais de scolarité différés » équivalents au total aux deux tiers du coût réel de ses études. Cet étudiant aurait aussi le loisir, à tout moment, de “ racheter ” ses droits de scolarité, au point où il en serait rendu dans les années de travail écoulées.

Sous ce régime, il serait offert à l’étudiant étranger d’être en tout point considéré comme un étudiant québécois : même accès aux frais de scolarité actuels, indexés, ou gratuits  – même accès au régime de prêts et de bourses, même droit de travailler, même accès à l’assurance-médicament, accès immédiat au statut d’immigrant reçu et à la procédure d’accession à la citoyenneté.

Bref, un système qui augmente fabuleusement les revenus universitaires, qui fait reconnaître par les étudiants la valeur ajoutée par leurs études, qui n’endette que ceux qui décident de l’être, qui retient nos diplômés au Québec et qui permet un accès financièrement aisé pour les milliers d’étudiants étrangers qu’on veut intégrer chez nous.  Et puisque, en bout de course, les diplômés paieraient leur juste part de leur éducation (les deux tiers, la société payant l’autre tiers), il serait normal que les salaires versés soient compétitifs avec ceux du reste du continent, à niveau de vie égal. Une raison de moins de partir, une raison de plus de venir – et de revenir.

Il est plus que probable que, si on appliquait ces deux dernières filières à tous les étudiants,  l’immense majorité des étudiants québécois choisiraient  la filière citoyen, sans coût supplémentaire pour l’État québécois, mais avec une conscience nouvelle de l’investissement que la collectivité québécoise consent dans leur éducation.  Avec les étudiants qui choisiraient la filière Coûts réels, l’État récupérerait une partie des sommes actuellement englouties dans l’éducation de futurs citoyens américains ou canadien anglais.  J’ai fixé la barre à 12 des 20 premières années, elle pourrait être 13 ou 14, il s’agit de s’entendre sur une période clairement stipulée.

Il y aurait beaucoup à dire sur la façon d’affiner la proposition. La hausse de revenus n’est pas immédiate pour les universités, par exemple, qui doivent attendre qu’une partie des diplômés entrent sur le marché du travail pour payer leurs « frais de scolarité différés ». L’État a la capacité d’anticiper ces revenus et de faire des « avances » considérables aux universités pour augmenter graduellement leur financement en attendant que le nouveau régime atteigne sa vitesse de croisière[1].

Pour les professions où nous sommes en pénurie – médecins, spécialistes – un quatrième régime pourrait être proposé. Pour l’étudiant intéressé, l’État assumerait, non le tiers de la somme comme dans les autres cas, mais les deux tiers, le reliquat devant être payé en frais de scolarité différé. En échange, l’étudiant diplômé accepterait de travailler comme salarié et également pendant 12 de ses premiers 20 ans de carrière, dans un lieu ou une région que l’État lui désignera et à un niveau salarial moindre, qui pourrait être un pourcentage (disons, 75%) du salaire des collègues de sa profession qui ne participent pas au programme.

Adaptée au contexte particulier du Québec, il s’agit d’une extension à tout le système des frais de scolarité de pratiques existantes à plus petite échelle aux États-Unis et en France.  Aux États-Unis, le GI Bill fait en sorte que l’État fédéral verse environ 10 000 dollars par an, pendant quatre ans, aux soldats américains qui suivent une formation quelle qu’elle soit. En échange, le soldat s’engage à servir l’armée américaine, à temps plein, pendant quatre à six ans – et donc à y risquer sa vie.  Un régime similaire est en place pour les réservistes américains.

En France, où les frais de scolarité sont presque inexistants, l’État paie aux futurs enseignants, pendant leurs études qu’ils poursuivent jusqu’au plus haut niveau dont ils sont capables, une rémunération de deux à trois mille dollars par an, en échange de quoi ces diplômés s’engagent à travailler pour l’enseignement national français, à l’endroit choisi par l’État, pour une période de dix ans.  Un programme similaire, donnant/donnant, existe également pour des infirmières françaises, légèrement rémunérées pendant leur formation de trois ans en échange de l’engagement de travailler à un endroit précis pour une période équivalente.

Il est probable, si on vise l’objectif de 25 000 étudiants étrangers par année, qu’il faille construire sur ce socle d’autres incitatifs, prendre par exemple en charge une partie des coûts d’installation, selon la condition économique de l’étudiant étranger concerné.

L’engagement étant flexible, l’étudiant étranger serait toujours libre de verser ce qu’il doit et de quitter le Québec. Mais dans la mesure où il trouve un emploi local à la sortie de ses études, l’incitation sera forte de rester un an pour profiter du premier crédit fiscal. Et pourquoi pas du second, et du troisième…

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[1] Il y a aussi les objections fondées sur la fraude – qu’est-ce qui empêchera un étudiant de signer le contrat citoyen puis de prendre la poudre d’escampette – et de la dette – les étudiants en médecine s’endetteront davantage (comme ailleurs sur le continent) au prix fort chargé par les banques. Je propose de prendre ces deux problèmes en tandem, non sans noter au passage que le système actuel est également ouvert à la fraude. Cela dit, je crois normal que les étudiants qui empruntent pour payer leurs frais d’hébergement ou de voiture se tournent vers les institutions financières. Mais le paiement des frais de scolarité doit rester du ressort de l’État. C’est envers l’État que l’étudiant contracte sa dette, et l’État lui charge le taux d’intérêt, réduit, dont il bénéficie lui-même sur les marchés. La dette de l’étudiant est intégrée aux informations fiscales le concernant. Elle peut donc faire partie des accords fiscaux internationaux qui essaiment ces dernières années. Comme sa contravention pour excès de vitesse obtenue à New York poursuit maintenant le conducteur jusqu’à Rimouski, la dette fiscale contracté par le diplômé sera difficile (mais rien n’est impossible) à éviter.

Les commentaires sont fermés.

Je vous ai vu hier soir au Téléjournal. Vous avez démontré un talent incroyable à réconcilier la gauche (Anne Lagacé Dowson) avec le centre-gauche (Liza Frulla). Si seulement vous étiez fédéraliste, vous seriez le chef idéal pour le NPD. Dommage.

M. Lisée,
La différenciation que vous proposez est élitiste, néfaste, et nie le principe d’égalité des chances. Le sous-financement des universités est un mythe habilement déconstruit par notre fédération nationale. À l’heure actuelle, s’il « manque » 400 millions, c’est qu’on encourage les universités à faire des déficits et qu’aucune reddition de compte digne de ce nom n’existe; autrement dit, les administrations universitaires ne sont pas redevables à qui que ce soit et utilisent la Commission de l’éducation pour plaider pour une hausse de frais : plus on taxe directement les étudiants, moins le gouvernement a d’affaire à contrôler nos dépenses. Et ces dépenses, ce sont le béton, la publicité : la concurrence. On s’en fout des débouchés pour les étudiants, ce qui intéresse la CRÉPUQ, c’est leur argent. SVP, voir ma lettre ouverte parue ce matin dans le journal Métro http://www.journalmetro.com/chroniqueurs/article/1021691 Le-debat-ne-fait-que-commencer et notre communiqué conjoint aeenap pgss : http://cnw.ca/wU4R
http://www.scribd.com/doc/67312114/Fr-Note-Comment-les-recteurs-ont-triche-a-l-examen-le-sous-financement-des-universites-deconstruit

Une belle proposition. Tellement sensée qu’elle n’a aucune chance d’être adoptée (cynisme, je sais; j’essaie de me soigner)

J’ai déjà eu la chance de prendre connaissance de votre suggestion que je trouve extrêmement appropriée et pertinente.

En fait je ne comprends pas pourquoi nos dirigeants politiques ne mettent pas en application vos suggestions. Est-ce que c’est parce que vous ne faites pas parti de ti’zamis du parti?

«La vérité est comme le soleil. Elle fait tout voir et ne se laisse pas regarder.»
[Victor Hugo]

@ Anaïs Valiquette L’Heureux

Mais vous rendez-vous compte que vous ne réponez rien à la suggestion de M. Lisée. Tout ce que vous faites c’est de nous faire écouter votre cassette.

En quoi vous opposez-vous à la suggestion de M, Lisée ? C’est bien beau d’être contre. Mais encore faudrait-il que vous sachiez vous-même à quoi vous vous opposez.

Vous parlez sans doute très bien à en juger par votre écriture mais devriez aussi apprendre à écouter et à lire. Sans doute vous seriez plus écoutée.

Quant à moi votre commentaire est non avenu, hors d’ordre.

«Il te montre la Lune et tu regardes son doigt.»
[Proverbe africain]

@ JL : #1

Il n’est tout de même pas fou !

«Il est plus facile de briser un atome que de briser un préjugé»
[Albert Einstein]

Bonsoir,

En me tapant entièrement votre billet, tout en étant plongé dans vos pirouettes d’intellectualisme qui vous font faire de la haute voltige, avec un profond respect, je me disais tout de suite en réfléchissant dans le jargon populiste : Oui, bien sûr, sacrebleu ! Que le tout se défend bien sur papier ! En étant déménagé dans le Québec profond depuis une année et demie, j’eus un léger vertige en me disant qu’à des centaines de kilomètres à la ronde autour de moi, à peu près personne ne peut se taper votre texte et d’en dégager une perspective. Ayant fréquenté le milieu intellectuel de Montréal pendant 45 ans, je suis maintenant sur le vrai plancher des vaches en région avec le vrai monde du Québec comme disent les politiciens et, malheureusement, je crois que ceux ci n’ont pas tort.

L’intellectuel vit du haut de sa tour d’ivoire en partageant son savoir et ses élucubrations tout à fait cérébrales avec ses pairs tout simplement. tout comme cette logique comptable qui dit tout soit : Actif – Passif + Capital.

Bien sûr, ces élucubrations élitistes peuvent bien se défendre sur papier entre intellectuels seulement, mais vous oubliez Monsieur Jean François Lisée que nous sommes au Québec et que le Québec n’a absolument rien à voir avec tous les autres pays de la francophonie et de loin. Manier le verbe comme vous faites si bien est accessible à un québécois sur cent si ce n’est pas plus.

En étant essayiste, vous devez savoir que cette haute voltige dans la rigueur fait vendre seulement trois cent copies au Québec pour devenir un best seller. Quoi que l’on dise, quoi que l’on fasse, le Québec pense petit au figuré comme dans la vrai vie tout comme son P’tit Québec.

En furetant ce soir sur Vigile.net différents textes, j’eus malheureusement cette inavouable honte en lisant un texte d’un étudiant universitaire québécois à l’étranger qui traitait d’une rencontre entre différents étudiants francophones de plusieurs pays de la francophonie au niveau planétaire. Et l’animateur, pour bien faire comprendre à ces étudiants étrangers un reflet de la parlotte québécoise leur montra tout simplement un vidéo des Têtes à Claques soit de mémoire, Walli Waller ! Je n’ai même pas osé cliquer pour écouter la vidéo, c’est tout dire !

En terminant, dans cette logique infernale, nous pouvons dégager une ligne directrice, soit que la plupart des québécois sont habitué à recevoir et veulent la lune toujours pour des peanuts. Et cela s’avère vrai partout dans ce rôle de victimisation joué depuis des siècles par le nationalisme québécois qui oriente la démarche citoyenne vers la mamelle de l’État. L’État Protecteur ! Avant de vendre un tel projet à nos congénères, il faudra sur bien des décennies faire de la pédagogie de masse sur tout ce qui grouille et grenouille au Québec, malheureusement. Bien à vous, John Bull.

Votre proposition est visionnaire et empreinte d’une idéologie d’écologie citoyenneté.

J’affirmerais cependant que le gouvernement n’aurait pas besoin d’y chercher à pomper une partie de son manque à gagner de 400 millions… cette somme et beaucoup plus se trouve dans les revenus astronomiques que génèrerait la nationalisation de toutes nos ressources naturelles (minérales, énergétiques, aquifères, forestières), ou au moins une augmentation drastique et systématique des redevances applicables directement sur les volumes extraient (et non sur les profits comme actuellement).

Si nos richesses naturelles nous appartenaient, s’en serait fini de la dette nationale en moins de temps qu’il en faut pour épeler le mot génération!

J’ai fait mes études via les forces canadiennes avec obligation de 7 annees de service post étude.
Je trouve que cette formule était tres bien pour mon avenir.

Heureux que vous profitiez de l’actualité et de L’actualité.com pour nous remettre Nous d’actualité.

Excellentes suggestions. À adopter rapidement. Mais je doute que les fédérations étudiantes prennent même le temps de vous lire en entier. Tout avoir et ne rien payer ou presque,c’est leur objectif. Désolant.

Dans ce volet de notre vie politique et économique, vous démontrez, monsieur Lisée, qu’il faut faire preuve d’imagination et d’audace.

Mais voilà, l’imagination et l’audace constituent des denrées bien rares chez nos hommes et femmes politiques actuels. Et quand ils en sont dotés, tout se passe comme si le système les forçait à les cacher le plus loin possible sous le boisseau.

Augmentation des frais de scolarité: solution unique?
Les universités manquent d’argent. Augmentons les frais de scolarité. Ce n’est qu’une des solutions possibles. Et possiblement la dernière à laquelle nous devrions avoir recours.
Combien efficaces nos universités sont-elles? La moyenne des heures de classe des professeurs en titre est la plus basse de tout le continent. Pourtant les résultats de la recherche ne sont pas plus mirobolants qu’ailleurs.
Quant à la gestion même, il faudrait jeter un regard approfondi sur le fonctionnement de nos universités. Ce n’est pas parce que quelqu’un a un doctorat en andragogie, en chimie ou lettres, qu’il sera un bon administrateur. D’ailleurs, l’UQUAM et son Îlot Voyageur en est un bon exemple. C’est sans compter les primes de départ mirobolantes octroyées à des recteurs.
Le monde universitaire accuse des lacunes. Lesquelles? Il n’est pas besoin de poser de diagnostic, nous avons la solution : augmentons les frais de scolarité. Les dirigeants universitaires le veulent; les hommes d’affaires le veulent; le PLC le veut. C’est la solution.

L’instruction à pas cher est un choix de société. Si nous devons toucher à la facturation universitaire, faisons cela intelligement : proportionel aux couts réels.

1. La proposition n’est pas dénuée d’intérêt pour ce qui est des étudiantes et des étudiants provenant de l’étranger et que l’on souhaiterait retenir au Québec.

2. Mais, Monsieur Lisée, il me semble que le souci de vouloir créer des incitatifs pour contrer le phénomène de « l’exode des cerveaux » relève davantage d’un souci de cohérence interne à la proposition que d’un souci de venir à bout d’une situation posant empiriquement un problème (présence réelle d’un tel resquillage).

Le fait que les étudiantes et les étudiants ont davantage d’opportunités économiques pour aller travailler à de meilleurs salaires ailleurs, n’implique pas nécessairement qu’ils vont le faire. Déjà à l’heure actuelle, ce phénomène d’exode n’est pas clairement démontré. Une des raisons qui semble justifier le fait qu’il n’y ait pas véritablement d’exode repose sur l’hypothèse qu’une bonne partie des étudiants et des étudiantes au Québec préfèrent travailler et vivre dans un endroit où l’on parle français/québécois.

Les cerveaux auxquels on réfère souvent comme étant en exode sont ceux des doctorants, des chercheurs et des hauts spécialistes, etc. Ces derniers, vous en êtes conscient, étant vous-même chercheur universitaire, vivent une réalité différente de celle de la majorité des étudiantes et des étudiants dans nos universités. Pour plusieurs étudiantes et étudiants nouvellement graduéEs, la possibilité d’un emploi futur, emploi qui serait situé au Québec, passe en grande partie par l’internationalisation de leur curriculum. Dans beaucoup de domaines, il y a tout simplement trop d’étudiants pour ce qu’il y a de postes permanents offerts au Québec. De plus, il me semble un peu trop réducteur de penser que c’est davantage le salaire que les opportunités de vraiment faire ce qu’ils veulent faire qui attire ce genre de cerveau à partir.

3. Dans un autre ordre d’idée, je comprends que l’on tend généralement à discuter du problème par un prisme normatif qui individualise le cout de la formation universitaire sur l’individu, mais c’est cette vision, qui dans une perspective sociale-démocrate, nous mène à vos conclusions.

Au lieu de voir l’étudiant comme un investisseur, pourquoi ne le définir le bénéficiaire d’un Régime collectif d’épargne-étude payé par ses parents ? Vous le dites vous-même au début de votre billet, les frais de scolarité sont «un impôt perçu essentiellement sur les revenus de la classe moyenne et bénéficiant essentiellement aux enfants de la classe moyenne». Pourquoi parler des familles et des enfants de la classe moyenne, mais ensuite utiliser des arguments qui reposent presque entièrement sur des individus qui n’auraient plus ces familles et qui seraient seuls devant la vie. Les seules personnes que ça peut réellement embêter, ce sont les personnes qui n’ont pas d’enfants, mais nous les entendons rarement râler contre les allocations familiales.

L’éducation est un processus consistant à rendre autonomes. Quelqu’un qui est encore aux études, et c’est évident même dans la définition donnée par le Régime d’Aide financière au Québec, est considéré comme étant encore sous la dépendance de ses parents. Pour plusieurs personnes présentement à l’Université, une hausse des frais de scolarité se traduit par une hausse des dépenses de leurs parents pour leur éducation. En regardant le portrait de cet angle, je ne vois pas en quoi il est scandaleux, par exemple, de partir du Québec après avoir fini ses études. C’est comme si on demandait à quelqu’un qui venait de sortir de l’hôpital de faire des travaux communautaires pour rembourser ses soins. Envisager le financement de l’éducation comme une responsabilité mutualisée et solidaire (comme l’Ass. Maladie), est beaucoup plus cohérent avec le vécu concret de population québécoise et nous évite de tomber dans le piège d’abstractions qui nous amènerait à inventer toutes sortes de modèles complexes de financement (Ce la n’enlève rien à la qualité de votre proposition, mais il faut arrêter de chercher des pouls où il n’y en a pas, non ?).

Désolé pour ce long commentaire,

OJ

Excellentes idées. Il faut explorer de nouvelles avenues comme celles exprimées par M Lisée pour améliorer le système d’éducation supérieure au Québec.

D’autre part, il existe au Québec un scandale systémique et récurrent : alors que la population anglophone du Québec est de moins de 10 % de la population totale, les cégeps et universités anglophones du Québec reçoivent 26 % des subventions gouvernementales. Ce qui revient à dire que les universités francophones ne reçoivent pas la juste part qu’elles devraient avoir.

Continuer à financer les cégeps et universités anglophones au triple (26 %) du taux (8 %) de la proportion des vrais anglophones au Québec est carrément criminel envers la majorité québécoise!

C’est une idée qui a certainement du mérite, mais je crois que les programmes coop devraient être développer davantages. Charger les vrais coûts et permettre aux entreprises de profiter de main d’oeuvre débutant et aux étudiants de mettre en pratique leurs acquis. Plus avantageux pour tout le monde. Ils peuvent ainsi payer leurs frais en faisant de manière plus constructives. que de cumuler des dettes.
Et d’être certain de poursuivre dans des études qui vont satisfaire à leurs intérêts.
Ou peut-être parce qu’ils produisent et consomment moins de cochoneries ils ont besoin de moins travailler.
Quand on produit et achètent de la qualité, on consomme moins mais mieux, et peut profiter de la liberté de son temps et la sécurité économique d’avoir des épargnes. Ce n,est pas ce qu’on consomme qui coute cher mais ce qu’on jette.
Des produits de mauvaise qualité ne dure pas.
L’économie mais a l’abris du besoin.
Consommer ce qui est nécessaire et non le superflus créer un meilleur équilibre.
Mettez ça dans toutes les sphères d’activités et on aura des économies et des vies plus équilibrés.
Les excès intoxiquent et créer des déséquilibres.
La croissance a tout prix ne donne rien de bon, c’est l’équilibre qu’on doit viser. À commencer par des prix plancher et plafond, autant dans les salires que dans les intérêts. Diversifier, produire ce qu’on a de besoin et se payer socialement ce qu’on a les moyens de se payer. On ne peut pas toujours remettre l’équilibre budgettaire a demain. Ce sont des erreurs qui engendre des manques à gagner toujours plus grands.
On doit faire avec ce qu’on a. Se payer des infrastructures, des bâtiments, des transports, des biens de consommation et des entreprises durables. Développer une économie durable et solide c’est investir, compter sur nos ressources et le développement de nos compétences (humaines, intellectuelles, culturelles et industrielles).
On est jamais si bien servi que par soi-même.

En tant que résident en médecine graduant cette année, je peux vous dire que les contrôles étatiques visant à régulariser l’établissement de professionnels dans des régions désignées est un leurre.

J’en ai surtout contre votre idée de répartition des effectifs. L’example des jeunes médecins au Québec est le meilleur example. Nous sommes déjà soumis à pratiquer dans des régions administratives désignées (lire régions éloignées) et d’effectuer des tâches désignées (lire gériatrie, CLSC etc…) par ce qui est appelé PREM (Plan Régionaux d’Effectifs Médicaux) et AMP (Activités Médicales Particulières). Le constat est celui d’un échec, et la pression monte présentement pour réviser ces programmes causant maintes distorsions. Example concret parmis tant d’autres: Un jeune médecin n’acceptera pas de quitter sa femme ingénieure dans un centre urbain et sa jeune famille pour travailler à plein temps et s’investir pleinement dans une région à 10 heures de route, afin d’y poursuivre des activités désignées auxquelles il n’est pas intéressé. Dans les faits, ces jeunes médecins « font leur temps » en travaillant à temps partiel ou au minimum de ce qui est exigé pendant la période requise, entrainant une diminution de productivité. Il n’est pas rare non plus que des « deals » se fassent avec les directeurs des DRMG (Département Régional en Médecine Générale), avec tout le manque d’éthique que cela implique.

C’est mal connaitre la nature humaine que de penser qu’un gouvernement central peut, à la soviétique, décider de ce qu’un individu va faire et où le faire. Nous faisons face à une explosion d’opportunités pour les jeunes de cette génération, plus créatifs que jamais embrassant la mondialisation.

Oui à la hausse des frais de scolarité selon le domaine d’étude et ce qui en coûte. Non à encore plus de bureaucratie déconnectée des vrais intérêts personnels. Ce modèle est un échec en médecine, il le sera avec les autres groupes professionnels.

L’analyse est intéressante. Elle part néanmoins du constat du sous-financement, qui est contesté (principalement par l’IRIS). Il serait intéressant de développer votre argumentaire en vue d’expliquer en quoi vous rejeter les constats de l’IRIS.

L’analyse suppose aussi qu’un système d’éducation post-secondaire a principalement une fonction économique. Comme lieu de production d’employés, une université supportée par un État envers qui l’on acquiert des dettes accueillera prioritairement des étudiants qui pourront espérer avoir un emploi prospère qui leur permettra de rembourser ces dettes, soit: génie, administration, médecine et droit. À la limite, exit les autres programmes. Un tel aboutissement serait peu souhaitable dans un système d’éducation post-secondaire dont la mission serait le développement du savoir, qui, par définition, ne demande pas seulement un regard critique, mais aussi une diversité des connaissances.

Finalement, ce changement radical dans la manière de financer les universités aurait évidemment un impact sur l’accessibilité et la distribution de cet accessibilité. Un exercice de simulation rigoureux serait de mise.

Des frais de scolarité plus élevés à l’entrée et une ristourne monétaire à partir d’un fond pour la réussite universitaire. Le but étant de diminuer l’endettement.

Le fonds serait financé par un impôt postuniversitaire, d’environ 1%, perçu auprès de l’employeur et de tous les employés possédants un diplôme universitaire.

Je vois cela comme un modèle québécois de philanthropie à saveur humaine comparativement au modèle anglo-saxon qui est plus institutionnelle et discrétionnaire.

De plus, la modulation des versements des ristournes se feraient en fonction des perspectives salariales pour le domaine d’étude choisi (ex: Perspectives salariales basses = plus grande ristourne) et aussi de prendre en compte le niveau d’endettement de l’étudiant.

Je préfère nettement cette méthodologie à la vôtre. Car elle est moins complexe, plus universelle et ça évite un trop grand nombre d’arbitraires.

La politique du juste prix.
Le vrai prix pour des salaires justes et équitable
Frais de:
scolarité et de garderies
(de base public 100% privé 30%, autres selon %)
services médicaux
(de base public 100% privé 30%, autres selon%)
médicaments
(de base essentiels 100% autres selon%)
logements
(coop autosuffisant durable ou privé % selon capacité)
transports
(bus et monorail intégré provincial% selon capacité)
Tout le monde a accés à l’éducation, garderies, soins, médicaments, logements coop ou privé, transports en commnun
accès autoroute payages
électricité
alimentation de base produits Québec
(lait, oeufs, fruits et légumes)
abonnement sportifs
services spas
divertissements culturels et sportifs
Tout les prix des produits et services sont chargés selon le juste prix (basé sur les salaires équitables et une saine gestion pas de frais abusifs ou de profits abusifs), payés avec la carte crédit du gouvernement du Québec, un pourcentage est payé directement par le gouvernement selon les services préapprouvés, le choix de fournisseurs public, coop ou privé selon notre capacité de payé et la situation familiale et les choix de couverture qu’on fait comme payeur de taxe. On peut choisir de faire financer tel ou tels types de services par le gouvernement à taux fixe de 5%.
Donc fini les chèques de bs, de chômage, de pensions, de crédits d’impôts de toute sorte et de monde dans la rue. Puisque des logements sont disponibles à la nuit, à la semaine, au mois et à l’année au priblic, en coop ou au privé selon un cathalogue de fournisseurs accrédités et des services préapprouvés selon des modalités d’accessibilité selon nos moyens.
Les gens doivent savoir querls sont les vrais prix et les payer s’ils en ont les moyens. Avoir des garderies a 7$ donne l’illusion a bien des gens qu’ils ont les moyens d’avoir 3-4 enfants alors que dans les faits il ne porront pas assumer leurs frais pour l’ensemble des besoins auquels ils devront faire face.
Trop de gens vivent au dessus de leurs moyens et une fois pris dans l’engrenage ne sont plus capable de faire autrement.
Mettre de l’ordre dans les finances du gouvernements imposent aussi que les particuliers ajustent leur niveau de vie et assument leurs responsabilités selon leurs moyens.
On doit charger les responsabilités financières envers les victimes et la société en cas de criminalité. Assumer ses frais d’incarcération. On doit remettre la notion de responsabilité individuelle, autant envers nos soins de santé, qu,envers nos responsabilités civil.

Cette solution à la soviétique me fait lever le poil sur les bras.

On pourrais commencer par couper tout simplement les programmes de subvention aux étudiants étranger. Il y a 7000 français qui viennent étudier au Québec chaque année, la moitié vont dans le secteur anglophone pour apprendre l’anglais. La réciprocité fait que seulement 500 étudiants québécois partent pour la france. Méchant déséquilibre. Commençons par ça.

On leur paie les études en espérant les retenir pour qu’ils paient des impôts ici… ça marche pas.
Ma solution serait de couper les subventions, baisser les impôts et recruter les étrangers déjà formés qui ont du talent en leur offrant de meilleurs salaires moins imposés.

Je couperais partout au Québec sauf en éducation, c’est pour moi fondamental. Mais devant le manque de financement je garantirait la gratuité aux meilleurs, des tests d’entrée et un financement selon les résultats scolaires. Financer et encourager le talent. Faire payer l’incompétence.

Le Québec finance les études de 11,000 étudiants étrangers! Une année universitaire coute en moyenne 16,000$. Comme l’étudiant étranger en paie 2,000$, la facture est de 154 millions par année!
Vous en connaissez beaucoup de pays aussi gogo?
Savez-vous combien paie un Québécois qui étudie aux États-Unis?
J’ai une nièce qui étudie au London Economic School (M. Parizeau connait bien). C’est 25,000$ par année. Aucun passe-droit pour la p’tite Canadienne. C’est à part le cout astronomique des loyers à Londres.

@Denis Drouin
Vous dites du commentaire de Anaïs Valiquette L’Heureux qu’il est hors propos, mais je ne vous suis pas – peut-être pourriez-vous expliquer davantage. Personne d’autre jusqu’à maintenant dans ses commentaires ne remet en question l’ampleur du « besoin » des universités. Considérant le fait évident que les universités sont devenues de grosses businesses (achat effreiné de machinerie, cycle infernal du financement de recherche, expansions immobilières surprenantes… au point qu’on se demande parfois ce qu’il reste d’affection pour l’enseignement pur et simple), il me semble qu’il faille traiter de cette question pour avoir le droit de prétendre apporter des solutions à ce problème.

@ novis

Je ne dis pas que le commentaire de Anaïs Valiquette L’Heureux n’est pas valable. En effet il y a sûrement plusieurs problèmes à régler dans la gestion de nos universités ce qui pourrait fort probablement assainir leurs finances.

J’ai par contre trouvé que son commentaire n’était pas pertinent en regard de la proposition de M. Lisée. Mise à part sa première phrase où elle écrit : «La différenciation que vous proposez est élitiste, néfaste, et nie le principe d’égalité des chances.», rien dans tout le reste de son commentaire ne vient l’étayer, plus, rien n’est écrit portant sur la proposition de M. Lisée.

En fait, je trouve que le commentaire de Mme Anaïs Valiquette L’Heureux correspond exactement au style des déclaration programmée que font les politiciens aux journalistes. Quelque soit la question posée le politicien le moindrement habile en communication partira sa cassette pré-enregistrée conformément aux impératifs de communication du groupe. Dans ce sens-là Mme Anaïs Valiquette L’Heureux a fait une bonne job.

«La vraie générosité envers l’avenir consiste à tout donner au présent.» [Albert Camus]

Aucune université francophone québécoise n’apparaît dans le top 300 du palmarès international des universités.

Seule McGill y apparaît…

Ça ne sonne pas de cloche?

Bonjour,

En m’étant procuré la plupart de vos essais ainsi que de les avoir lu attentivement excepté les deux derniers, je crois, je serais infiniment curieux de lire l’armada de tous les discours et textes que vous avez commis pour Messieurs Jacques Parizeau ainsi que Lucien Bouchard alors que vous étiez leur conseiller politique et rédacteur en chef. Simplement pour constater le fossé existant entre l’essayiste que vous êtes et le rédacteur en chef que vous fûtes pour ces anciens Premiers Ministres afin de rejoindre le dénominateur commun par le populisme nécessairement obligatoire au Québec afin de faire passer le message. Ce serait tout un must, Monsieur Jean François Lisée !

En effet, afin de tenter de revenir sur le fond de votre billet, des chercheurs universitaires pour la très grande majorité de 3 ème cycle ont germé en grand nombre au Québec depuis la soi disant révolution tranquille qui nous sortait de la prétendue Grande Noirceur. Ces chercheurs et penseurs agissent en silo dans chacun leur expertise dans de savantes perspectives qui passent à des lieux au dessus de la tête de la populace qui, comme affirmait votre pendant en littérature, Monsieur Jean Larose en écrivant son essai de la Petite Noirceur, celle que nous vivons ici au Québec qui est de loin beaucoup plus insidieuse que la supposée Grande Noirceur. Serions nous plus avancé présentement que dans les années 1960 au Québec ? Malheureusement, je ne le crois pas.

En outre, avant les années 1970, partout dans le Québec, les québécois en très grande majorité se prenaient en main en étant obligés d’être débrouillards et futés car aucune mesure sociale existait ici, contrairement au reste du Canada. Les mesures sociales presque au complet furent amenées par le Parti Libéral de Monsieur Robert Bourassa fortement appuyé et aidé par Monsieur Pierre Elliot Trudeau. Sous l’égide de Monsieur John Diefenbaker pourtant Progressiste Conservateur de l’époque dans la très à gauche Saskatchewan Canadienne, la péréquation Canadienne arriva une décennie auparavant afin d’aider les provinces les plus pauvres dont le Québec d’accéder à la modernité.

Par ailleurs, qu’est ce que certains québécois firent de ce flot d’argent continue arrivant à pleines pelletées de la mamelle de l’État devenu Providence ? Ayant connu au milieu des années 1960 beaucoup de québécois surtout dès 1970 avec les programmes d’Initiatives Locales et d’Initiative Jeunesse de l’époque qui sont restés totalement accrochés aux mamelles de l’état depuis ce temps, l’Aide Sociale aidant plus de merveilleux HLM en plein coeur du Plateau Mont Royal s’il vous plaît. Tandis que d’autres se foutant totalement de la PROMISCUITÉ se partagent une humble chambrette à trois tout en utilisant le même ordinateur et la même vaisselle en s’en faisant un point d’orgueil dans la soixantaine avancée, faut le faire ! Afin de paraphraser Feu Maurice le Noblet Duplessis, l’éducation avancée, il y en a malheureusement qui n’en ont jamais voulu car l’omniprésence de la mamelle étatique comblait leurs besoins primaires.

Cependant, que faire avec votre exposé qui s’adresse tout à fait en silo à la base ? Tout comme la plupart des mesures sociales qui advinrent au Québec, une grande majorité de québécois veulent le beurre et l’argent du beurre à l’exemple d’en haut, soit du gouvernement. N’est ce pas Monsieur Jacques Parizeau dans un célèbre discours à New York qui déclara aux interlocuteurs médusés : Tant que nous serons dans la Fédération Canadienne : We have to milk the COW ! Soit de traire la vache Canadienne !

En conclusion, afin de résumer ma pensée, est ce que le Québec était prêt au début des années 1970 d’accéder à cette modernité en ayant des mesures sociales mur à mur tout comme le reste du Canada ? J’en doute fortement car le nationalisme aidant fit que beaucoup de québécois de tout âge voient et vénèrent l’État protecteur comme une mamelle, si ce n’est que du leurre : Hors du Québec : Point de salut ! Bien à vous, John Bull.

Un étudiant acadien ou franco-ontarien qui veut venir étudier à l’université au Québec doit payer trois fois plus cher qu’un Francais, un Algérien, un Marocain, un Tunisien, un Belge, un Haitien, un Congolais, un Coréen, un Camerounais, un Ivoirien, un Égyptien, un Espagnol (de Catalogne), un Gabonais, un Guinéen, un Indien (de l’Inde s’entend), un Israélien, un Italien, un Libanais, un Luxembourgeois, un Madagascien, un Malien, un Mauricien, un Mexicain, un Nigérien, un Rwandais, un Sénégalais, un Togolais et un Vietnamien. Ouf !

http://www.mels.gouv.qc.ca/sections/publications/publications/Ens_Sup/Affaires_universitaires_collegiales/Affaires_etudiantes/PaysQuotasExemptionsMontantForfaitaire2010.pdf

Si vous venez de tous ces pays, vous allez payer les mêmes frais qu’un Québécois, soit 1 083,90$ par trimestre. Le Québec a signé des ententes avec tous ces pays dans le but d’attirer des étudiants francophones pour sauver les jobs de notre nomanklatura menacée par la dénatalité des années 90. Mais si vous avez le malheur d’être un frère Franco-Ontarien ou un Acadien, alors là les pleutres qui nous gouvernent vont vous demander trois fois plus, soit 2 929,05$. Incroyable mais vrai.
http://www.etudes.umontreal.ca/payer-etudes/droit-scolarite.html

Le choix que nous avons fait dans les années 60 d’établir des frais de scolarité bas pour les universités et gratuit pour les collèges était bon. Ça répondait à un critère d’accessibilité qui était défaillant à l’époque.

Cela a été une réussite parce que ça a sorti le Québec du marasme de la domination cléricale qui ne voulait que des curés, des médecins et des avocats de langue française au Québec alors que nous manquions d’ingénieur, d’administrateur et bien d’autres diplômés. Bien sûr, je généralise.

J’ai été surpris d’apprendre que nous serions au premier rang des diplomations universitaires dans le monde industrialisé. Ça me rappelle un prof qui nous demandait si le Québec pouvait supporter plus de 15% de diplômés universitaires.

Les frais de formation universitaire présentement ne sont pas juste. En proportion, il coute beaucoup plus cher pour former un médecin, un ingénieur et autre scientifique qu’un prof de français, un avocat, un publiciste ou même un comptable. On comprend aussi que ces professionnels n’ont pas tous la même espérance de gain une fois la formation complétée.

Mais si tous les médecins au Québec ont un bon revenu, il n’en va pas de même pour les autres professions. Il est injuste alors d’augmenter les frais de scolarité de façon uniforme : c’est une subvention déguisée encore à ceux qui auront un revenu très supérieur.

Je sais que les ordres professionnels publient régulièrement un bulletin indicatif du revenu de la profession, pourquoi ne pas les utiliser pour ajuster les frais de scolarité en conséquence. Cette idée en vaut bien d’autres. Elle aurait l’avantage de charger un frais équitable en proportion du revenu projeté tout en comblant le manque récurant des finances des universités. Après tout, les jeunes gueulent facilement contre les frais de scolarité mais si on fait le tour des stationnement de nos illustres institutions, on se rend compte que le parc auto est récent et que les marques de voitures ne sont pas les plus économiques ni à l’achat, ni à rouler.

Monsieur Lisée, votre perspective est fort intéressante, mais – et ce n’est pas étonnant venant d’un mandarin/technocrate – excessivement bureaucratique et, au final, pas si avantageuse que ça.

Je ne reviens pas sur les options 1 et 2 : là-dessus, je partage entièrement vos vues. Par contre, votre «Contrat « citoyen »» (il faut bien redoubler ici les guillemets) a plutôt l’air d’un contrat d’affaires entre les étudiants et l’État. En fait, il s’agit du statut quo PLUS des contraintes actuellement inexistantes. Je crois que je n’ai pas besoin de vous apprendre que vous ne vous ferez pas d’amis dans les cercles étudiants. La mesure est d’autant plus inique qu’elle offre la pleine et entière liberté aux plus riches et une double contrainte aux moins fortunés (un contrat plus l’endettement). Soit dit en passant, les frais de scolarités, d’un point de vue étatique, ont beau être «ridiculement bas» comme vous le dites, mais le résultat final du point de vue de l’étudiant – une moyenne d’endettement d’environ 15 000$ par tête de pipe – est délétère. On a tendance à croire, à tort, qu’un diplôme entraine immédiatement un emploi bien rémunéré. Ce n’est pas vrai, à fortiori depuis le début de la crise économique en 2008. On a beau permettre de différer le remboursement, la dette, elle, ne s’efface pas pour autant. Beaucoup d’amis ont d’ailleurs interrompu leurs études (qui s’annonçaient dans bien des cas brillantes académiquement parlant) pour trouver un emploi et rembourser leurs dettes devenues, à leur avis, astronomiques. Que ce soit vrai ou pas, l’impact psychologique d’une dette dans les 5 chiffres est indéniable : on troque l’audace et le risque pour la sécurité.

En plus, vous en rajoutez une couche en faisant signez un contrat de plus (celui avec l’institution financière à qui on devra rembourser) avec des contraintes supplémentaires. Si votre objectif est d’embraser les universités, vous vous y prenez savamment.

Vous avez beau jeu de vous draper dans le sous-financement des universités pour légitimer votre position, le jupon de l’idéologie de l’utilisateur-payeur dépasse largement. Partout dans le monde occidental c’est la bourgeoisie qui a imposé la scolarisation obligatoire pour pouvoir trouver des ouvriers qualifiés en assez grand nombre. Malheureusement, il leur a fallu payer l’addition par le biais de l’impôt. Ce besoin est encore plus criant que par le passé, mais, cette fois-ci, il y a une solution toute simple et nettement plus efficace (lire asservissante) qui permet d’éviter l’impôt : l’endettement. Toutes vos entourloupettes comptables ne changeront strictement rien au fait qu’au final, la décision qui fait qu’un service est gratuit et un autre non est idéologique. Si la gratuité scolaire était concevable au Québec dans les années 60, je vois mal (à moins bien sûr de placer au-dessus de tout les acquis des riches) comment elle peut ne pas l’être après des années d’enrichissement collectif.

Un véritable Contrat citoyen consisterait à offrir la gratuité scolaire (assorti d’un programme de bourses) aux étudiants choisissant cette option. Il est facile d’établir des modalités souples pour éviter les «excès» (4 années gratuites pour le bacc, 2 pour la maitrise, 4 pour le doctorat) et on s’épargne l’atroce et dysfonctionnel programme de prêts et bourses. J’ai constaté l’absurdité (des jeunes réduits à poursuivre leurs parents en cour!) de son fonctionnement étant étudiant et mon jugement n’a pas changé d’un iota depuis que je suis devenu prof.

McGill et l’Université de Montréal ensemble on un budget de recherche plus gros que tout ce qui se fait à Toronto.

On sait que ce qui coûte cher, en génie surtout, ce sont les maîtrises et le doctorat. Ce ne sont qu’eux qui touchent aux équipement de recherche. C’est la recherche qui coûte cher et qui fait passer le bac pour une grosse dépense.

Or, de cette recherche on en tire pas grand chose. Toronto tire bien avantage de la recherche en monétisant les résultats, innovation d’entreprise, licence de brevet, revente de brevets etc.

Au Québec on a le plus faible taux d’entrepreneuriat et d’innovation pourtant on a le plus gros budget de recherche, trouvez l’erreur.

Pourtant ceux qui ont le plus haut taux de succès en démarage d’entreprise ce sont ceux qui ont une maîtrise ou un doctorat. C’est là justement qu’il est le plus rentable et le moins risqué de soutenir la création d’entreprise.

Notre culture a vraiment une déficience en économie.

Compliqué, compliqué, compliqué… Contrat citoyen, calcul des salaire, ajustement, payer au deux tiers… payer au complet. Mon pauvre cerveau y voit des pirouettes impraticables

Je crois qu’il est pertinent pour une société d’offfrir la gratuité scolaire à ses citoyens. Et j’estime que c’est faisable.

Que ceux qui partent travailler ailleurs paient leurs études en entier point. Tous les bénéficiaire de la gratuité contribueraient à l’activité économique, scientifique et artistique de notre province.

Est-ce suffisant? Non. Mais il faut faut comprendre que l’argent ne se trouve pas uniquement dans la poches des étudiants.

Prenons, pour exemple, l’argent que nécessite la gestion d’une méduse bureaucratique comme la ville de Montréal.

Prenons encore l’argent versé en trop pour la construction et la réfection de nos infrastructures.

Prenons les coûts de décontamination des terrioires exploités par les minières.

Prenons les garderies à sept dollars pour tous, y compris pour les familles aisées qui n’en éprouvent pas le besoin.

Prenons le nombre effarant de cadres intermédiaires dans l’administration publique.

Prenons le gaspillage de nos ressources énergétiques.

Prenons îlôt voyageur.

Prenons le financement public des écoles privés.

Prenons le financement public des « soins » donnés aux couples infertiles.

Parlons enfin du coût de nos indécisions, de notre déni, de notre incompétence en matière de gestion, de l’absence de vision d’esemble etc.

400 millions c’est le prix d’un amphithéâtre, c’est bien moins que les 8 milliards en papiers commerciaux que le Québec a perdus, c’est à peu près ce que le Québec économise depuis qu’on « jase » à propos de la corruption dans l’industrie de la construction….

Autrement dis, y a de l’argent à aller chercher quelque part. Gérons mieux, soyons plus intelligents, usons d’originalité, soyons consciencieux et arrêtons de mourir comme des caves.

Une idée innovante de JF Lisée, qui a le mérite d’introduire un peu de réalité économique dans le débat, (la gratuité est un concept qui engendre du gaspillage et qu’il n’est pas bon de promouvoir).

Une petite addition au débat: ce qui est étudié n’est pas neutre pour les perspectives futures. Plusieurs travaux d’économistes américains le démontre, (voir l’article du 5 novembre 2011 à 7h05 sur le site http://www.marginalrevolution.com). Encore là, un peu de réalisme économique au niveau étatique et INDIVIDUEL serait le bienvenu.

Cher Monsieur Lisée,

Il est grand temps que quelqu’un de sérieux deviennent responsable de faire une vérification objective et transparente de la gestion et des dépenses des Universités au Québec.

Le soi-disant trou de $400 million mériterait d’être scruté de près notamment à la lumière:

1) de la débandade de plus de $500 millions de « l’îlot voyageur » de l’UQAM sans que personne ne soit tenu responsable;

2) de la vente fort litigieuse et à perte du 1420 Mont-Royal par l’Université de Montréal au groupe immobilier Catania pour en faire des condos de super luxe à flanc de Mont-Royal: le « Château Maplewood »;

3) de la décision de l’Université de Sherbrooke d’ouvrir des locaux à Longueuil;

4) de la décision de l’Université de Montréal d’ouvrir des locaux à Laval;

5) de payer au recteur de l’Université Concordia une prime de séparation indécente à la suite de son congédiement pour cause.

Le coût des nouveaux locaux que l’UdeM est en train de se faire construire au-dessus de la gare de triage à Outremont est de l’ordre de $1 milliard…

Il y a beaucoup de « petites planques » et de magouilles dans nos universités qui échappent à toute forme de contrôle de la part du Peuple québécois.

Il est scandaleux qu’on veuille charger la barque des étudiants pour toutes ces folies financières alors qu’on sait très bien que la démographie est telle au Québec que ceux-ci devront payer une considérable proportion de leurs revenus futurs en impôts pour payer les pensions, les soins de santé et tous les services qui seront fournis à la génération de ceux qui nous auront légués un système financier global en faillite, une économie gravement malade et une planète à l’agonie…

Si il y a une chose intellectuellement décente que la génération des « boomers » peut encore faire c’est de DONNER aux générations qui s’avancent vers la ligne de feu autant de connaissance que ceux-ci sont capables d’absorber afin de régler les problèmes immenses dont ils hériteront…

Z

P.S: Une simple petite taxe sur les transactions boursières et bancaires couvrirait sans trop de difficultés le soi-disant sous-financement des Universités québécoises et aurait pour effet bénéfique de freiner un peu la spéculation…

L’université s’est ce qui se rapproche le plus du symbole de la fraternité. Mais, on essaye de plus en plus d’en faire un lieu de haute compétitivité où l’individualisme est maître, avant toute chose, pendant et après nos études.

Ce qui fait qu’on voit très peu de philanthropie et qu’une fois sur le marché du travail, l’égocentrisme des universitaires fait son oeuvre. On ne veut pas payer un pourcentage d’impôt supplémentaire et on ne fait pas de dons, à titre individuel, pour son alma mater.

Si une nouvelle méthode de financement doit naître, ce sera selon un mode de coopération entre les universitaires.

Sortant de l’université, je veux payer un pourcentage d’impôt spécifiquement dédié pour qu’un écrivain,un philosophe, un enseignant, tous en somme, puissent recevoir un motant d’argent, afin de réduire leurs taux d’endettement, tout en offrant un sentiment de gratitude à leur réussite.

L’affiliation par le sentiment de gratitude est le meilleur moyen de productivité pour une société.

L’accès aux études post-secondaires est un droit inaliénable.

Il est inconcevable que des milliers de jeunes ne puissent accéder aux études supérieurs pour des raisons financières.

Tout doit être fait pour permettre la gratuité scolaire. L’entrée aux études supérieurs ne doit être déterminé que par le talent et le travail des étudiants. Rien d’autre.

Comment y arriver?

Mettre fin au mythe du sous-financement des universités.

Les universités ne sont pas sous-financées, elles sont mal financées.

Premièrement, s’il y a sous-financement, ce n’est pas un sous-financement comptable, mais concurrentiel. La rhétorique utilisée par les tenants de la hausse des frais est celle-ci: «Les université en Ontario ont 2 milliard de budget et les université au Québec en ont 1.5 milliard. Nos universités sont donc en déficit de 1/2 million».

Deuxièmement, il faut réorienter une partie du financement destiné à la recherche vers l’éducation. La recherche est très coûteuse et sert généralement les intérêts d’entreprises profiteuses qui préfèrent payer des brevets à faible coûts au lieu d’investir eux-même en R&D. La recherche ne rapporte que 0.25% des revenus de l’université, alors qu’elle constitue 26% du budget. Rappelons que dans le reste du Canada, c’est 21% du budget qui est destiné à la recherche.

Troisièmement, nos universités dépensent éhontément son argent dans des projets d’infrastructures peu rentables et douteux. L’îlot des voyageurs en est le parfait exemple. Autres dépenses douteuses, les bonis et avantages étranges donnés aux administrateurs des universités.

Quatrièmement, 26% du budget provincial voué aux études supérieurs est destinés aux collèges et universités anglophones qui ne représente que 9% de la population. Ces collèges et universités sont sur financés, tandis que nos universités francophones arrivent serrés.

Finalement, si l’on veut absolument augmenter le budget des universités, regardons ailleurs que dans les poches déjà vides des étudiants. Une augmentation sur les redevances de nos ressources naturelles suffirait à combler l’écart concurrentiel avec les autres universités canadiennes. La nationalisation permettrait probablement la gratuité scolaire. L’ajout d’un palier d’impôts pour les gens faisant 500 000$ et plus suffirait aussi.

Les solutions sont simples. Ça ne donne rien de s’embarquer dans des contrats de citoyenneté, de coûts réels et autres patente à gosse qui ne feraient qu’alourdir la bureaucratie déjà trop grande.

Il est bien beau que l’étudiant prenne conscience de l’investissement qu’il représente pour la société, mais il faut également que la société prenne conscience de l’apport des diplômés. Gagner un salaire plus élevé toute une carrière durant, c’est aussi payer davantage d’impôts toute une carrière durant. La dette se paye d’elle-même dès que le diplômé demeure au Québec.

Il ne devrait exister qu’une filière : la gratuité, laquelle serait dans TOUS les cas accompagnée de deux choix. D’une part, les étudiants désireux de quitter le Québec pourraient le faire en s’engageant à rembourser la totalité du coût de leur formation augmenté de 10%, de l’autre, les étudiants souhaitant s’établir au Québec verraient leur « dette sociale » fondre au fil des rapports d’impôts (selon un pourcentage établi dès le départ, peut-être 10%/année).

De cette manière, celui qui quitte le Québec n’a rien coûté et, de plus, aide à financer la formation d’une autre personne, et celui qui reste ne voit aucune différence, puisque toute sa vie, comme c’est le cas présentement, il contribue naturellement au développement de la société québécoise.

« Notre culture a vraiment une déficience en économie. »

Parce qu’on a consevré une pensée de colonisé: On attend béatement que les grosses corporations (souvent étrangères) viennent « créer des emplois ». Et pour cela, on est prête à tout pour satisfaire leurs demandes les plus loufoques.

Il suffit de regarder la gestion des ressources naturelles: On contruit et entretient (à nos frais) routes et chemins de fer, on aménage des ports et aéroports, on accorde des avantages fiscaux énormes, on donne notre électricité <a prix coûtant, etc.
En échange de faibles redevances (Normandeau se "vantait" que le Québec était le 3e endroit le plus intéressant au monde à ce chapitre. Le fait même qu'on s'en "vante" et que personne ne trouve à redire en dit long). Redevances qu'on ne collecte même pas.
Lisez le rapport du V-G sur l'industrie minière: On paie plus que cela nous rapporte (incluant impôts et taxes des travailleurs).

Alors qu'il suffirait à l'État de participer à au moins 51% à tous les projets en ressources naturelles pour que cela soit, énormément, plus payant et qu'on garde le contrôle des opérations.

Comme pour la recherche pharmaceutique: Subventionnée à 85% (en bonne partie par les universités), on laisse les brevets aller aux pharmaceutiques (étrangères) qui nous chargent ensuite le prix fort pour ces nouvgeaux médicaments.

Et que dire des investissements étangers ? Entre 90% et 95% de ces investissements servent à acheter des entreprises (souvent québécoises) déjà existantes. Création d'emplois ? Zéro. Et même généralement pertes d'emplois (les investisseurs voulant amortir le plus rapidement possible leur placement).

Et les lois, comme la fiscalité, pèsent beaucoup plus lourds sur les PME que sur les grosses entreprises (souvent étrangères). Faussant la pseudo-concurrence en faveur de ces dernières. Résultat: Les PME québécoises disparaissent, englouties par les géantes transnationales.

Mais notre pensée de colonisés trouve cela normal: Il faut faire un pont d'or et "encourager" les transnationales à venir exploiter notre pays pour qu'on en retire les miettes (une poignée d'emplois…quelques fois).

Tant qu'on gardera cette mentalité, il est vain de croire qu'on voudra, individuellement, développer des entreprises quand, collectivement, on bave et on rampe devant les gros capitaux étrangers.

M. Lisée,

Je suis abasourdi devant les commentaires de ceux et celles qui trouvent votre proposition compliquée.

La majorité des citoyens, par exemple sont capables de choisir entre acheter une automobile, la louer à long terme ou la louer à court terme. En plus, s’ils décident de faire un achat, ils doivent décider entre l’achat comptant ou faire un emprunt. Mais ça ne s’arrête pas là. Ils doivent en plus déterminer ce qu’ils feront avec leur ancienne voiture, la donner en échange, en réduction du coût d’achat en tenant en compte l’impact sur le calcul des taxes de ventes, la vendre eux-mêmes ou la garder. Toutes ces étapes impliquent un processus d’évaluation complexe qui la plupart du temps se fait d’une façon appropriée. Et je n’ai même pas évoqué le processus visant à être correctement assuré.

Un tel processus d’achat n’est pas ce qu’on pourrait appeler simple. Des millions de citoyens acquièrent une automobile un jour ou l’autre.

Alors je pense que des universitaires ou de futurs universitaires qui ont les capacités intellectuelles pour plonger dans des études
complexes devraient avoir amplement les capacités de comprendre un système basé sur la proposition de M. Lisée.

«On a toujours tort d’essayer d’avoir raison devant des gens qui ont toutes bonnes raisons de croire qu’ils n’ont pas tort.»
[Raymond Devos]

M. Lisée,

Voilà une solution de gauche efficace. Mais c’est trop logique et plein de bon sens pour que ça passe la rampe.

@ François 1 (#26)

Dans le palmarès suivant, l’université de Montréal se retrouve au 102e rang et Laval au 201 rang.

http://www.tuxboard.com/classement-de-shanghai-2010-2011/2/

Dans cet autre, ces mêmes universités se classent respectivement en 137e et 316e place.

http://www.topuniversities.com/university-rankings/world-university-rankings/2011?page=2

Comme quoi tout est relatif et que ces tests ont quelque chose de subjectif.

Pour ma part, j’ai toujours affirmé que ce n’était pas la renommée seule de l’université que l’on fréquente qui fait la qualité d’un diplôme, mais bel et bien le sérieux que l’on met dans ses études.

Mais vous semblez être de ces francophones qui s’amusent à mépriser tout ce qui est francophone en général et québécois en particulier. Vous semblez avoir du plaisir à essayer de trouver en défaut les québécois, de les tournés en ridicule et jouir de la médiocrité des certains.

Essayez donc d’être plus positif, la vie vous semblera moins lourde…

Très intéressant, surtout que j’avais déjà pensé à un système semblable (contrat de résidence au Québec après études contre coûts minimes d’études), mais le vôtre est bien plus sophistiqué et complet.

Faire payer les étudiants au fort prix réduira le nombre d’étudiant, ce qui fera en sorte que le sous-financement ne sera pas réglé. C’est mettre en place sorte de spirale inflationniste puisque les étudiants vont se faire rare, ce qui va provoquer une hausse des frais, qui va réduire le nombre d’étudiants, etc. Spirale dont les seuls qui seront prémunis seront ceux qui peuvent déjà se payer un diplôme de Harvard…

De plus, cette solution-spirale ne règle pas le problème de rétention…

J’aime bien votre solution, mais pour qu’elle devienne praticable, il faudrait la préciser.

Aussi, bien qu’il vous semble préjudiciable d’augmenter les salaires en santé (par exemple), ce serait un pouvoir attractif immense afin de conserver nos cerveaux. L’appât du gain et son corollaire, la peur de perdre, sont des moteurs puissants du comportement humain, il faut savoir les mettre à son service…

M. Legault n’avait-il âs la solution, il y quelques années?
Voici une de ses affirmations:
« Posons la question clairement : est-il possible pour le Québec, dans le cadre fédéral, d’investir comme il le faudrait en éducation tout en assurant un financement adéquat du système de santé ? La réponse est non. Le déséquilibre fiscal, les dédoublements et les choix budgétaires du gouvernement fédéral nous privent des ressources qui nous permettraient de le faire. La seule façon de faire de l’éducation une grande priorité nationale tout en mettant fin au sous-financement en santé, c’est de rapatrier nos impôts et de faire nos propres choix. Bref, c’est de devenir souverain. »

Il vous manque une filière: l’esquive

Les étudiants, à la fin de leurs études, après avoir bénéficiés de nombreux prêts, font tout simplement faillite.

Les frais de scolarité au Québec sont RIDICULEMENT BAS eet devraient être, AU MOINS, ajustés à la moyenne canadienne:

http://www.antagoniste.net/2011/11/14/frais-de-scolarite-degeler-les-mentalites/

Oui…oui…je sais; nos universités francophones paraissent très mal dans les divers palmarès des universités (en fait, elles sont pourries!) mais si elles avaient plus de fonds, peut-être pourrait-on espérer qu’elles y fassent une figure acceptable?

Puisqu’il y a moins de natalité au québec et qu’on la compense en recevant davantage d’immigrants en age d’immigrer (études fini) le nombre d’étudiant devrait être à la baisse.

Au Québec s’il y a un domaine qui explose en terme de coûts ce n’est pas l’éducation, le réel problème c’est la santé.
Je ne dit pas qu’il n’y a pas de problème en éducation mais j’essaie de remettre les choses en perspective.

Le modèle québécois d’une société éduqué, progressiste, du partage de la richesse… foutaise.

On le voit très bien que la vielle génération est prète à couper les jeunes sans s’attaquer au problème qui explose: la santé.

À comparé des autres provinces l’éducation est moins importante pour les québécois, si on coupe, ça va paraitre directement. Il faudrait corriger notre culture avant de couper.

Ça me dérange beaucoup qu’on coupe maintenant alors qu’on perd des milliards en corruption et collusions, 25 à 30% des frais de constructions et dépassements de coûts. Ça en fait des profs et des médecins en moins.

@ Pierre Tremblay (# 45):

Vous avez partiellement raison mais selon moi, c’est TOUT le gouvernement qu’il faut réformer.

Il faut enlever des pouvoirs et de l’argent des mains des vendeurs de chars de seconde main que sont nos politiciens et redonner aux Québécoises et aux Québécois la LIBERTÉ de choix et le pouvoir de dépenser sagement LEUR argent, pouvoir et liberté que leur a extorqués les gauchisto-interventionistes.

Imaginez! La gauche veut déplacer encore PLUS de pouvoir et de NOTRE argent à…Jean Charest et à…Stephen Harper.

Déconnectés vous dites?

Un des plus haut de diplômation universitaire du monde industrialisé ? Ça donné quoi.Un des plus faible taux entreprenarial du monde industrialisé.

Je vais vous dire quoi ça donné un haut taux de diplômation universitaire.

Un haut taux de bureaucrates,un haut taux de gratteux de papiers,un haut taux de lologues,et une des plus grosses dettes du monde industrialisé.

Pas quoi se réjouir d`un haux de personnes qui ont les 2 pied dans même botine.

@ jackwood (# 47):

Comme vous avez raison…

Le problème du Québec est que la plupart des diplômes n’ont pratiquement aucune valeur à l’extérieur de note petite province.

Combien de chefs d’entreprise internationales sont impressionnés par un diplômé en sciences sociales de l’UQUAM?

Nos universités francophones n’apparaissent même pas dans le palmarès des 200 meilleures universités au monde.

McGill, ELLE, qui vit pourtant dans le même Québec que les autres y aparaît et en très bonne position en plus!!!

Ça en dit long sur la valeur des diplômes que les universités francophones québécoises distribuent.

Ahlalala ce qu’il ne faut pas lire…

@François 1, jackwood

@ jackwood (# 47):
Comme vous avez raison…

Comme dirait Bernard Landry, asimus asinum fricat

C’est proprement ahurissant, François 1, de vous voir encenser l’ode à l’ignorance de jackwood. Regardez les revenus moyens et le taux de chômage des diplômés universitaires, au Québec comme partout au monde. Je ne sais pas, jackwood, si les diplômés universitaires ont les 2 pieds dans la même bottine, mais en tout cas ils bossent, et font de l’argent.

Le problème du Québec est que la plupart des diplômes n’ont pratiquement aucune valeur à l’extérieur de note petite province.

De kessé? Le Québec a ses problèmes, mais la valeur des diplômes universitaires québécois à l’étranger ne fait pas le top 200.

Un problème bien plus important selon moi, ce serait les mythes tenaces sur l’éducation universitaire. Des gens qui demandent stupéfaits, « t’es allé à l’université? Mais ça coûte tellement cher! »… venant de gens qui ont dépensé 3000$ pour un cours d’électronique d’un an dans un collège technique privé. Ou encore les gens qui pensent que l’université, c’est juste des lologues bureaucrates.

Bon question de parler d’ancrer la discussion dans le réel… Mon alma mater c’est l’informatique à l’université de Montréal. Plus d’une centaine de diplômés du DIRO sont maintenant professeurs d’université dans une dizaine de pays. Ça vous va comme reconnaissance internationale sur la valeur de la formation qu’on y reçoit?

Combien de chefs d’entreprise internationales sont impressionnés par un diplômé en sciences sociales de l’UQUAM?

Question purement rhétorique! Car combien de chefs d’entreprise internationales sont impressionnés par un diplômé en sciences sociales d’où que ce soit?

Curieusement, on a véritablement posé la question à des chefs d’entreprises internationales, et mystérieusement HEC Montréal, université-québécoise-francophone-donc-minable figurait au 46ème rang (
http://www.nytimes.com/imagepages/2011/10/20/education/20iht-SReducEmploy20-graphic.html). Ce qui n’est pas vraiment surprenant, puisque son programme de MBA est considéré comme un des meilleurs au monde (cf http://www.forbes.com/sites/kurtbadenhausen/2011/08/10/the-best-international-business-schools)

Nos universités francophones n’apparaissent même pas dans le palmarès des 200 meilleures universités au monde.

Est-ce que ça fait partie des slogans d’endoctrinement de libertarien-Québec? Arrêtez de le répéter, c’est faux. SensCommunRugueux a déjà montré que l’Université de Montréal se situe, suivant le classement de Shanghaï, au 137e rang (http://www.shanghairanking.com/Institution.jsp?param=University of Montreal – à remarquer sa progression nette depuis < 10 ans).

Passons sur la fausseté de vos arguments. Faut bien comprendre une chose. Ces classements, tout amusants qu'ils soient, trient les universités suivant leurs activités de recherche et non d’enseignement: est-ce que les profs ont un Nobel? est-ce qu’ils ont des subventions? est-ce qu’ils publient? est-ce dans les revues les mieux cotées? Or les universités, tant francophones qu’anglophones, ne jouent pas forcément la game de la recherche. Cherchez Concordia ou Bishop’s dans le haut de ces classements, vous ne les trouverez pas non plus. Ça ne veut pas dire que leurs diplômes sont sans valeur et leurs diplômés mal formés. Sherbrooke par exemple n’est pas un grand centre de recherche, mais ils ont un excellent programme de stages et leurs diplômés arrivent sur le marché du travail bien préparés, que cela impressionne les chefs d’entreprise internationales ou non. Chez nous (une grosse multinationale), on en embauche.

McGill, ELLE, qui vit pourtant dans le même Québec que les autres y aparaît et en très bonne position en plus!!!

À moment donné faut tenir compte de ce qu’on peut appeler des contingences historiques. McGill est l’institution universitaire par excellence d’une communauté éduquée et extrèmement prospère, très bien appuyée et financée depuis une couple de siècles.

C’est peut-être utile de rappeler à certains que dans les années 50, les francophones etaient moins éduqués que les… Noirs américains! On avait un retard incroyable à rattraper – suite au « dirigisme social » qu’a constitué la révolution tranquille c’est maintenant fait – mais les institutions et les mentalités ne changent pas en un tour de main. On s’en reparle dans 50 ans.

Ça en dit long sur la valeur des diplômes que les universités francophones québécoises distribuent.

En passant, en informatique le même classement de Shanghaï cote l’université de Montréal au-dessus de McGill (http://www.shanghairanking.com/SubjectCS2011.html).

Désolé, je n’ai pas de complexe. Vous?

Presque pas complexé le monsieur François 1.
Il y a des lunes, Albert Memmi a fait son portrait dans un de ces livres: « Portrait du colonisé »

Je vais vous citer 2 fois:
1)«L’augmentation prévisible de la pression continentale pour le recrutement de nos cerveaux, en échange de très hauts salaires, met notre investissement social à risque ou nous pousse à la situation absurde vécue au Québec à l’automne 2007 : soit un gouvernement québécois forcé à crever ses plafonds de dépenses parce que ses médecins spécialistes, ayant obtenu une formation de grande qualité mais à peu de frais grâce aux frais de scolarité minimes, menacent de quitter le Québec pour de plus hauts salaires, et obtiennent ainsi une parité salariale avec leurs collègues ontariens.»
2) «Dans cette filière, le retour de l’étudiant étranger d’un pays émergent (donc pas la France) dans son pays d’origine est favorisé, car il s’agit d’une aide directe aux pays du Sud. Cependant, le Québec y trouve son compte à deux titres : pendant que ces étudiants sont au Québec pour leur formation, ils participent à la vie économique et culturelle québécoise; à leur retour dans leurs pays d’origine, ils contribuent au rayonnement international du Québec.»

Dans le premier cas, la valeur est essentiellement l’argent. Dans le second cas, la valeur n’est pas économique, elle est culturelle puisqu’ils retournent dans leurs pays d’origine. Votre texte est très avant-gardiste. Je pense cependant que les gens qui liront votre texte dans cent ans le trouveront aussi bizarre, question mentalité, que nous certains textes d’il y a cent ou deux cents ans.

Le néolibéralisme est en train de tuer la poule aux oeufs d’or. Le train avance à vitesse grand V et c’est un mur qui l’attend. Les gens qui ont des pouvoirs vont tout faire pour que ça continue. Ils ont le système de leur côté et la répression qui n’attend que ses ordres au besoin.

Les valeurs vont changer au cours des siècles et il ne sera plus question de penser que les problèmes sont strictement des questions d’argent. Les pouvoirs en place avancent comme des chevaux avec des oeillères. Tout ce qu’ils voient devant eux, c’est comment faire plus d’argent avec ou sans les autres.

Nous sommes les enfants de René Descartes et du cartésianisme qui fait de nous des esclaves de la raison qui réprime souvent à la fois émotions et sentiments. Pour ma part, de l’ordre dans les émotions rend la raison et les sentiments plus en harmonie.

Je m’excuse de vous vomir ce que je pense, mais c’est vraiment ce que je pense. Un jour viendra peut-être où on mettra les bonnes choses aux bons endroits. Ce que je dis est un peu confus, je le sais. Mais je suis en train d’écrire tout ça à chaud. Veuillez me pardonner, espérant que vous comprendrez quelques bribes de ce que j’ai à dire.

Bon courage avec votre proposition,

JM

Je ne suis pas certain, monsieur Jacques Morissette, où vous vous positionné ? Je comprends l’image du vomit, c’est fort, mais pas clair. Pour le reste, surtout notre « descendance » de Descartes… c’est une analyse très grossière, un peu nihiliste, mais pas dans le sens « idéologique », mais plutôt dans le sens de l’image que Dostoievski en fait : une mode passagère, critique, mais jamais réellement et profondément nihiliste. Je trouve, en acceptant votre vomissure, que monsieur Lisée ouvre enfin une réflexion qui échappe à la seule forme avec laquelle on pensait ce problème. C’est ce que vous avez appelez d' »avant-garde ». Les tristes poubelles (radios) et celles, ceux qui se sentent inclus dans leur aura, les journalistes en général, et même les étudiants grévistes, abordent ce sujet sur un seul plan : une sorte de ligne reliant les deux points Nous/Eux, et où chacun tente de déterminer où devrait-on installer la barre de ration des dépenses. Il y a d’autres dimensions, et Jean-François Lisée s’est permit d’en explorer les horizons, d’y trouver quelques solutions possibles et de les proposer. Ce devrait être salué et surtout analysé plus sérieusement. Voilà.

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