Le français au Québec: En route vers l’imprudence!

Tout est affaire de contexte.

Le premier ministre Jean Charest a parfaitement raison.

Il faut « contextualiser », a-t-il dit, l’étude publiée vendredi dernier  et qui rappelle que le français n’est déjà plus la langue maternelle de la majorité des habitants de l’île de Montréal et ne sera plus la langue parlée à la maison par la majorité d’ici 20 ans.

L’étude met déjà, un peu, ces chiffres en contexte en signalant le déclin significatif du français parlé à la maison dans les banlieues de Montréal.

J’affectionne pour ma part une image pour illustrer la situation:

On peut penser à un canot (l’île de Montréal) avançant sur une rivière qui débouche sur une énorme chute (l’anglicisation).

Dans les années 60, lorsque 85% des jeunes immigrants choisissaient d’être éduqués en anglais, le canot avançait à, disons, 50 noeuds. Les pagayeurs s’empressèrent de freiner cette course folle, notamment grâce à la loi 101.

Ainsi, en 2011, le canot n’avance plus qu’à 25 noeuds. Extraordinaire succès, applaudissent, de la rive, les optimistes.

Pour l'instant, tout va bien !

En réalité, les pagayeurs réussiraient à ralentir jusqu’à 1 nœud qu’ils ne pourraient échapper à la chute. La seule vitesse du succès est 0, à défaut d’avoir la capacité de faire demi-tour.

Deux arguments sont avancés pour atténuer la portée des mauvaises nouvelles.

Ce n’est pas grave: on gagne au jeu des transferts linguistiques!

« On gagne! », disent-ils, brandissant le chiffre de 51%. Il concerne les « transferts linguistiques » – soit la décision prise par un Québécois allophone de passer, à la maison, de sa langue d’origine (l’espagnol, l’arabe) au français ou à l’anglais. Pour la première fois, en 2006, ces transferts se sont fait majoritairement vers le français. Oui, une majorité très très claire de 51%!

Évidemment, si vous avez un bain d’eau chaude à 90 degrés et que l’eau qui arrive de votre robinet est de 51 degrés… Vous comprenez.

Il est vrai que ce 51% inclut les immigrants arrivés il y a longtemps — qui passent massivement à l’anglais — et ceux qui sont arrivés plus récemment — et qui passent massivement au français. On peut donc escompter que la majorité pour le français sera de plus en plus claire avec le temps. Mais le bain aura le temps de tiédir considérablement dans l’intervalle.

Le problème? Si les transferts linguistiques sont un référendum sur le français et l’anglais, on doit à la vérité d’indiquer que le taux de participation est exécrable. Seulement 38% des allophones font ce transfert. Donc, 62% gardent leur langue d’origine à la maison. C’est énorme.

Ce n’est pas grave: ils parlent français !

Un jour talonné par ma maintenant collègue blogueuse Manon Cornellier sur les taux d’assimilation des francophones hors-Québec, le premier ministre Jean Chrétien avait trouvé une bonne réponse:

«Il y a des gens qui abandonnent comme il y en a qui l’apprennent. Il y a des pertes et des gains. » Il y a, ajoute-t-il, « de nouveaux adeptes qui entrent ».

Donc, le fait que des anglophones aient appris le français comme langue seconde en Alberta ou en Ontario compense pour la chute du nombre de gens qui parlent le français à la maison. Des pertes et des gains. C’est la même chose.

C’est la contextualisation qu’on nous sert aujourd’hui. Le français sera minoritaire sur l’île et est en baisse en banlieue, mais ça ne fait rien car ceux qui parlent une autre langue à la maison ont le français comme langue seconde.

Mon amie Françoise David a même indiqué que, puisque tant d’allophones parlent le français à la ville,  on ne pourrait s’inquiéter que si la proportion de Montréalais parlant français au petit-déjeuner avec leurs enfants chutait à… 20%. Donc, pas question de sonner l’alarme avant que 80% des habitant de l’île ne parlent une autre langue en tartinant leurs roties. Et encore, ce n’est pas certain.

Françoise a été chaudement applaudie par deux signatures de La Presse, André Pratte, éditorialiste en chef, et Alain Dubuc, ex-éditorialiste en chef. C’est fâcheux, car le débat linguistique québécois des 60 dernières années nous a offert une constante: la page éditoriale de La Presse s’est systématiquement opposée à toutes les mesures proposées pour assurer le renforcement du français, estimant à chaque fois que ces mesures étaient excessives et que tout n’allait pas si mal après tout.

Son refrain est désormais bien connu: « tout ce qui a été fait jusqu’à maintenant était justifié, mais cette fois-ci, c’est trop. »  Or une lecture rétrospective de ce courant d’opinion révèle que ce qui est aujourd’hui accepté comme juste et raisonnable était considéré exagéré lorsqu’il fut introduit.

Pourquoi c’est grave !

Mais pourquoi, cette fois-ci, Françoise, André et Alain ont-ils tort ? Il est vrai que le français langue seconde est plus que jamais enchâssé dans la vie des allophones québécois. Le bilinguisme — non — le trilinguisme y est la norme. Mais il existe une différence de nature entre être un francophone, donc être membre d’une communauté linguistique minoritaire, et connaître le français.

La première résultante d’une minorisation des francophones sur l’île est : l’affaiblissement de la volonté de défense du français.

En effet, tous les sondages, récents comme anciens, révèlent des différences notables entre l’intensité avec laquelle les francophones, les allophones et les anglophones appuient (ou rejettent dans le dernier cas) les efforts du Québec pour protéger et promouvoir le français.  La règle est relativement stable : lorsque 80% des francophones sont favorables à une mesure (la prédominance du français dans l’affichage commercial, par exemple), les allophones y sont moitié moins favorables, à environ 40%, alors que, chez les anglophones, il faut diviser par quatre, six ou par huit, selon les questions. Au total, si le nombre de francophones baisse et que le contingent allophone augmente, la société québécoise sera globalement moins convaincue de la nécessité de protéger le français.

Chez un peuple sur la défensive, dont les gestes de préservation de sa langue subissent un procès permanent, la volonté de « tenir » est une denrée précieuse.  Les francophones, c’est normal, ne sont jamais eux-mêmes unanimes.  Leur volontarisme linguistique est d’ailleurs une entorse à leur comportement général fondé sur un admirable « vivre et laisser vivre » qui motive leur ouverture générale au changement, leur permissivité face à leurs adolescents et leur tolérance marquée (nettement plus qu’au Canada anglais) des choix individuels, notamment homosexuels.

C’est pourquoi ils ont tendance à oublier, entre deux crises linguistiques, les motifs qui ont justifié leurs exigences en matière de langue. C’est ainsi que, régulièrement, une majorité de francophones se prononce en faveur du libre choix à l’enseignement anglophone pour tous, alors que les dispositions balisant ce choix sont essentielles à leur survie linguistique.

L’augmentation du contingent allophone est donc le précurseur d’une baisse de volonté politique de défense du français. Lorsqu’on parle italien chez soi, et aussi bien français et anglais à la ville, pourquoi s’opposer à l’idée que Montréal devienne officiellement bilingue ? Que le libre choix soit étendu à tous à l’école ? Qu’on soit servi en français ou en anglais dans un grand magasin ? On peut penser, vivant au Québec, que cela devrait être autrement. Mais il est difficile de demander à ces concitoyens de se mobiliser durablement pour défendre… une de leurs langues secondes.

Je vous offre une autre image:

une communauté linguistique est une forêt. Ses membres qui ont le français comme langue d’usage — à la maison, avec les enfants — en sont les racines. C’est du solide. Ceux qui ont le français comme langue seconde sont les feuilles. C’est magnifique.

Mais le jour où viendra la tempête…. Vous comprenez.

Ce n’est pas grave: il n’y a pas d’anglicisation!

On nous rétorque que tout cela a peu d’importance car, si la proportion de francophones chute effectivement et que la proportion d’allophones augmente, la proportion d’anglophones, elle, a également tendance à baisser. Il n’y a donc pas d’anglicisation.

En fait, c’est encore plus intéressant. Montréal est une machine qui importe des immigrants dont près de la moitié n’ont aucune connaissance du français au point d’entrée, en anglicise un bon nombre, puis les exporte sur le reste du continent. C’est cette exportation qui nous sauve. Sans elle, l’anglicisation serait galopante.

L’étude de Marc Termotte est claire. La capacité d’attraction du français — l’indice de vitalité — est de 1,09 à Montréal. L’indice de vitalité de l’anglais est bien meilleure: 1,43.

La loi de la gravité linguistique est-elle inopérante ?

À mesure que, sur l’île de Montréal, puis en banlieue, on remplacera les arbres à racines par des arbres à feuilles, à mesure que la volonté collective de défense du français s’étiolera, trouvera-t-on un moment de grand vent ? Arrivera-t-on à un point de bascule ? Si oui, la descente vers l’anglicisation pourra s’accélérer et ne trouver devant elle que bien peu de résistance.

Une autre image, pour finir:

le Québec francophone du XXIe siècle est semblable au coyote du dessin animé. Courant vers sa proie, il a sans le savoir quitté la terre ferme, est passé de la falaise au précipice. Il est, un moment, suspendu dans les airs, dans l’instant où la gravité n’a pas encore réclamé son dû.

Il y a ceux qui espèrent que la gravité, dans ce cas, sera éternellement inopérante.

Si vous êtes de ceux qui croient que la loi de la gravité existe encore, rendez-vous à un prochain billet.

 

Comment éviter ça...
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Certains Québécois peuvent bien parler le russe ou le chinois, à la maison ou sur le trottoir, entre eux, si ça leur est plus facile, à condition de parler français au travail et dans tous les services privés et gouvernementaux, au Québec.

Faudrait simplement réduire l’immigration et la franciser pour qu’elle parle mieux français et puisse mieux travailler à la place de trop chômer.

Faudrait commencer par élire le PQ francophile à la place du PLQ anglophile et à genoux devant ses chers électeurs de l’Ouest de Montréal et de Westmount.

Cette étude montre que les immigrants maîtrisent de plus en plus le français donc les nationalistes inventent une nouvelle crise en disant qu’à la maison ils ne parlent pas français.

C’est quoi la solution, mettre une police dans chaque maison pour s’assurer que les immigrants n’utilisent pas une autre langue que le français?

J’ai hâte de lire votre prochain billet, car je trouve celui-ci excellent, très juste.

Merci pour cette analyse monsieur Lisée.

J’aimerais que vous sachiez que j’étais immigrant au Québec pendant des années. J’ai même fait mes études à l’Université de Montréal. Lors de passer à la recherche d’un emploi, j’ai été dit la même chose par trois grandes entreprises québécoises : « nous n’embauchons pas les anglophones avec un accent » (Je suis né aux États). D’ailleurs, je travaille en français maintenant à l’extérieur de la belle province. Il faut plutôt qu’on accepte l’autre, si l’on veut que la langue française soit encore langue majoritaire.

» Pour la première fois, en 2006, ces transferts se sont fait majoritairement vers le français. Oui, une majorité très très claire de 51%! »

Faudrait demander l’avis de Stéphane Dion à savoir si c’est à cette majorité qu’il faisait référence quand il a fait adopter la loi sur la clarté.

Deux anecdotes:

1) Stéphane Dion qui commente un recensement de Statistique Canada annonçant l’inexorable déclin des francophones au Canada: « le nombre se stabilise. » Probablement parce qu’il approche de zéro? Il y avait aussi l’argument de la « masse critique de francophone suffisante pour survivre » de Jean Chrétien. Le rythme avec lequel le français déclinait ne changeait pas mais c’était le temps de nous pondre une perle d’un bel bel orient pour sauver la face.

2) On se souviendra des arguments anti-souveraineté comme « si on fait l’indépendance, on va perdre ce vaste espace francophone ». L’argument? Comme à peu près personne ne parle français hors-Québec, on perd l’opportunité de franciser tout ce beau monde! Je vous jure, il y en a qui vous lancent encore ces âneries comme s’ils y croyaient…

@ Gilles Bousquet (# 1):

« Faudrait simplement réduire l’immigration… » (sic)

Comme les facistes des années ’30 quoi…

On a besoin de tout l’apport des immigrants au Québec.

LE principal facteur de la réduction (si réduction il y a ce dont je suis loin d’être convaincu!!!) de l’utilisation du Français sur l’Ile de Montréal est l’exil des francophones vers les banlieues où ils contribuent, avec la complicité de nos gouvernements, y compris le P.Q. à l’époque, à la destruction de NOS belles terres agricoles qui ne représentent plus que moins de 2% de NOTRE territoire et augmentent la pollution automobile et empoisonnent NOTRE athmosphère de façon désastreuse.

Faudrait-il empêcher l’exil vers les banlieues? Forcer le retour des francophones à Montréal?

Qu’en pensez-vous

J’ai peine à nous reconnaître. Le français est-il encore une valeur précieuse pour nous ? La perspective de l’assimilation ne semble plus une catastrophe pour les Québécois et semble même nous laisser indifférents… Dans notre histoire collective serons-nous ceux qui auront baissé les bras ? Plus tard, les historiens cherchant les origines de la disparition de la culture québécoise mettront-ils en relief les années que nous vivons ?

Pour quelqu’un qui habite en province, une visite à Montréal ressemble étrangement à un séjour à Toronto ! Les Montréalais se vantent d’habiter une grande ville moderne, cosmopolite, et ouverte sur le monde ; maintenant, ils commencent à se rendre compte que le monde, en Amérique, est anglophone. Ils ont beau pagayer contre le courant, la rivière ne coulera pas dans l’autre direction : ce n’est qu’une question de temps, notre langue deviendra acceptée, mais en général ignorée et, parfois, méprisée. On n’arrête pas «le progrès» …

Nous devrions mieux franciser les immigrants…
Nous devrions mieux choisir nos immigrants…
La question qui tue : Avons-nous vraiment besoin de l’immigration?

La recherche depuis quinze ans sur les performances économiques des immigrants montre qu’elles sont mauvaises et qu’elles ne vont qu’en se détériorant.

Depuis des lunes, nos politiciens nous disent que nous avons besoin de l’immigration.
Les journalistes répètent sans cesse que nous avons besoin de l’immigration.
Sur quoi se base-t-on pour faire pareille affirmation? Sur quelles études? Sur quelles recherches?
Jamais ne nous donnent-ils de sources de renseignement. C’est un lieu commun.
Et si l’immigration avait un impact négatif? Et si l’immigration était à proscrire? Pendant des siècles n’a-t-on pas saigné les malades qui avaient de la fièvre alors que c’était la pire chose que l’on pouvait leur faire? Et si l’immigration était pernicieuse?
Prenez la peine de lire : Le Remède Imaginaire (Pourquoi l’immigration ne sauvera pas le Québec) Les auteurs: Benoît Dubreuil et Guillaume Marois. Éditeur : Le Boréal

Tous les prétextes sont bons a ce gouvernement de pleutres et de nuls POUR NE RIEN FAIRE devant toutes ces mauvaises nouvelles …. Les dommages sont déja très grand et on peut se demander s’ils pourront être réparés après dix ans d’inertie …..

Ce qui est vraiment abominable c,est que 900 diplômés n’ont pas eu de place au cegep dans le Grand-Montréal a l’automne 2011. Ceux qui réussissent malgré qu’on leur enléve les math, les sciences, tout ce qui peut ouvrir sur des perspectives d,avenir pour lesquelles ont ouvre les portes à l’imigration en ouvrant trop grnad ils finissent par occupper les places disponibles dans nos écoles et ainsi obtenir tout les meilleurs emplois. CHarité bien ordonné commence par soi-même.
Qu’on enléve le passage obligé vers les cegep et fasse un pré-universitaire selon le choix de carrière de l’élève. Et bon Dieu qu’on prenne les moyens de donner la formation générale complète au cegep. Faire un choix de carrière a la négative pas ceci, pas celà alors qu’ils se font couper les ailes a partir de la séquence de mathématique imposée par des critères injustifiés. La réussite est le critère nécessaire et non l’excellence. C’est là que décroche les garçons. Pour la plupart ils sont moins performants que les filles et devoir compétionner et subir l’humiliation les démotivent davantage. Et ainsi malgré que les garçons en majorité préfèrent les domaines scientifiques et de génie ils n’y ont pas accès.
Le français quand a moi est bien secondaire a la nécessité de bien former nos jeunes de leur permettre de développer leurs talents dans leurs champs d’intérêts ils seront ainsi bien plus actif professionnellement ce qui nous reviendra au centuple.
Oui la langue est importante. On l’a vu venir de loin comme un train a grande vitesse qu’on tarde a mettre en marche. Au lieu de construire des routes dans le grand-nord mettre les infrastructure d’u TGV-MONORAIL popur le transport des biens et des personnes sera beaucoup plus rentable SOCIALEMENT, ENVIRONNEMENTALEMENT et ÉCONOMIQUEMENT.
p.s. L’ordre des valeurs n’est pas le fruit d’un hasard. Faire du français langue de travail. Obliger les immigrants a s’établir dans les régions pour 5 ans minimum et a acquérir la maitrise du français durant cette période pour être éligible à l’obtension du statut d’immigrant reçu. Comme un permis de conduire. Alors on leur renvoie la responsabilité. Tu veux immigrer, tu as la responsabilité de devenir un citoyens engagé dans la communauté. Il faut que ça soit claire on immigre au Québec et non au Canada. Au Québec la langue officielle est le français donc langue de travail, langue de service (pour les service provinciaux et privés) et langue d’étude est le français. Donner une bonne formation de l’anglais langue seconde a tous au niveau du primaire par le biais de camp d’été des sessions de 6 semaines bien structurées disponible a chaque année durant le premier cycle du primaire et de 3 semaines au deuxième cycle. Ils seront bilingue mais a l’école ça sera français. Pour ce qui est des formation technique et universitaire pas de problème ils peuvent aller dans leur choix, chimoins s,Ils le veulent. Du moment que des institutions soient en nombre suffisant pour recevoir tout les diplômées. Ils manquent à leur obligation. Ils doivent fournir les services d’éducation pour tout les élèves. Qu’ils changent les règles tout de suite pour pouvoir répondre aux besoins. Une année de pré-universitaire disponible dans toutes les universités et dans les écoles secondaires public s et privées (ça peut-être après les classes de jours dans avec des horaires condensés et non ventillée pour les écoles qui n’ont pas les ressources d,espace a ce moment. Les profs du cegep seront très solicités et les finissant vite embauchés mais en offrant 2 horaires ils pourront combler les besoins. Pour ceux qui n’ont pas reçu la formation nécessaire pour faire leur choix offrir l’année d’intégration pour combler les lacunes du secondaire a une formation générale complète disponible au secondaire ou a l’université selon leur choix. On ne doit pas planifier les services en fonction des besoins de ceux qui les donnent mais d’abord en fonction des besoins de ceux qui les reçoivent.

Contexte U* à Lisée

Image dramatique d’une chute assurée que celle du Roadrunner sur un nuage se moquant de la loi de la gravité. Plus réaliste pour illustrer le déclin du français au Québec, celle d’un canot luttant contre le courant.

Pour moi, le maintien du français sur l’île de Montréal passe par une prolongation de la remontée du taux de fécondité (que j’aime mieux appeler taux d’engendrement) pour une meilleure désignation de ce dont il est question, la survie pure et dure d’un patrimoine génétique et par le fait, la survie et le développement d’un culture québécoise pas si pire, chèrement gagnée. Une majorité en pays, quoi !

Vite de même, avec 3 600 bébé de plus aux Québec par année, nous en sommes à 88 000 en 2010 après avoir été à seulement 72 010 en 2000. Le taux de fécondité est passé de 1,37 en 1986 à 1,73 en 2010. Jacques Henripin suggère se rendre à 2,25 pour que survive le Canadien-français. Le nombres de femmes en âge de donner naissances a chuté d’environ un tiers entre 1957 et 1992. Même si les naissances ont augmenté, notre force d’engendrement a décliné.

Une voix plutôt qu’une loi pour appuyer celle vieillissante de Jacques Henripin. Ne compter pas sur le gouvernement Charest, il a été appelé et n’a pas répondu. Du du du.

* U comme dans urgent de remplacer des arbres à racines par des arbres à racines.

Très juste cette corrélation entre l’intensité avec laquelle les francophones défendent leur langue et la diminution de la proportion des francophones sur le territoire de l’île de Montréal. Bravo, Jean-François Lizée.
On ne peut demander à quelqu’un qui ne se sent pas minoritaire ou menacé ou qui n’a pas subi en sa chair propre l’opprobre de la défaite et toutes les injustices qui viennent avec de défendre avec la même énergie notre survie et la nécessité du français.

» La démographie, c’est le destin » (A. Comte)

Je traduis :

« Demography is destiny »

Le déclin démographique, voulue par Charest, c’est la première raison pour faire tomber ce gouvernement.

La deuxième, tient à la corruption généralisé instaurer par le régime libéral et qui remet en cause l’intégrité des institutions de l’État. Quand les enjeux portent sur des centaines de milliards (Hydro Qc, les ressources, etc) on ne parle plus de corruption à la petite semaine, mais bien de trahison de l’intérêt supérieur du Québec.

De la gravité de la situation, et ce que le PQ devrait faire:

http://www.vigile.net/Une-Nation-face-a-son-destin

« C’est quoi la solution, mettre une police dans chaque maison pour s’assurer que les immigrants n’utilisent pas une autre langue que le français? »

Non, mais peut-êter s’assurer que la connaissance du français soit incontournable au Québec.
Présentement, on envoie le signal aux immigrants que la connaissance de l’anglais est obligatoire et nécessaire, alors que celle du français est facultative et pas vraiment importante.

Petit exemple: plusieurs entreprises FRANCOPHONES exigent une bonne connaissance de l’anglais pour TOUS ses employés (même ceux sans contact avec le public ou des clients et n’exigeant pas de rédaction de textes en anglais). Alors que les mêmes compagnies FRANCOPHONES engagent des unilingues…anglophones.
Est-ce logique ? Imaginerait-on la même situation dans n’importe quel autre pays ?
Imaginez cette situation en France, en Italie, en Chine, au Japon, en Allemagne, etc.

Mais surtout quel signal est-ce que cela envoie ?

Anglais: Bonne connaissance nécessaire pour vivre au Québec
Français: langue folklorique pas vraiment importante

Si vous êtes allophone, quelle langue allez-vous apprendre et vers laquelle allez-vous vous tourner pour vous intégrer et intégrer vos enfants ?

M. Lisée,

J’endosse encore une fois vos propos. Je pense que la situation linguistique au Québec sera toujours grave pour ceux et celles qui tiennent pour important de pouvoir utiliser le français dans tous les domaines de leur vie.

Je pense aussi qu’il y de jeunes adultes et des ados évidemment qui n’ont jamais connu, comme vous et moi, des expériences comme celles auxquelles nous avons été confrontées dans les années soixante, c’est à dire qu’être francophone devenait un obstacle à l’avancement professionnel.
Ce qui expliquerait leur tiédeur face aux dangers de la situation linguistique et aux mesures qui devraient être prises.

«Plus vous saurez regarder loin dans le passé, plus vous verrez loin dans le futur.»
[ Winston Churchill ]

« la page éditoriale de La Presse s’est systématiquement opposé à toutes les mesures prises pour assurer le renforcement du français, estimant à chaque fois que ces mesures étaient excessives et que tout n’allait pas si mal après tout.

Tellement vrai! Comment expliquer que, depuis 40 ans, depuis le Bill 63, le plus grand quotidien français d’Amérique se soit toujours opposé au renforcement du français?

Comment expliquer qu’Alain Dubuc, fils d’un des premiers souverainistes au Québec, ait pondu autant d’éditoriaux contre le français?Comment expliquer qu’André Pratte, qui a voté OUI en 1995, soit devenu autant anti-français?

—-
Les données de l’étude, basées sur le recensement de 2006, sont déjà périmées.

Depuis 2006, le Québec a accueilli 250,000 immigrants. 3% de la population du Québec.
Ensuite, l’étude compte comme francophones les 100,000 Français qui vivent à Montréal.
Bref, la situation est nettement pire que celle décrite par l’étude

Analyse intéressante. J’ai particulièrement apprécié l’extrait dans lequel on explique que chaque mesure visant à promouvoir l’usage du français était vue comme exagérée au moment où elle a été prise, mais qu’avec le temps se développe une unanimité quant à son efficacité. J’ai souvent lu des articles dans la presse anglophone affirmant que la loi 101 avait permis de rassurer les Québécois au sujet de leur avenir linguistique (et qu’elle avait donc contribué à « sauver » le Canada)… alors qu’en 1978 on la comparait plutôt aux lois de Nuremberg.

Quant à votre commentaire sur La Presse, c’est très bien vu. À quand un billet sur l’absence de discours souverainiste dans les grands médias imprimés du Québec? Sur la désinformation, la censure, la manipulation? Il n’y pas que Pratte et Dubuc… les pages d' »opinions » sont particulièrement odieuses dans leur choix de lettres à publier.

@David: la solution est simple: l’indépendance. D’ici là, les immigrants recevront un message contradictoire et schizophrène (il faut apprendre le français parce qu’on est au Québec et/ou l’anglais parce qu’on est au Canada – ou mieux, à Montréal). Dans ces conditions, comment blâmer les immigrants de favoriser la langue de la majorité?

Il saute aux yeux que tant que le Québec ne sera pas un pays, notre assimilation à l’anglais s’effectuera inexorablement.

D’une part, les immigrants arrivent avant tout au Canada, prêtent le serment d’allégeance à la Reine et se voient rapidement obligés d’apprendre l’anglais pour travailler dans les petites comme dans les grosses entreprises.

D’autre part, les «de souche» ne voient pas que la liberté de choisir la langue d’enseignement ouvre la porte à l’anglicisation galopante. Au lieu d’insister pour obtenir un enseignement du français de qualité pour tous au primaire, ils s’ingénient à trouver des formules d’acquisition de l’anglais et d’autres langues étrangères le plus tôt possible pour leurs enfants.

L’anglais se lit et s’entend de plus en plus dans toutes les sphères de la vie. Ce serait déjà inquiétant si nous étions un pays clairement identifié comme francophone, contrôlant son immigration et ses orientations linguistiques dans tous les domaines. On pourrait se demander, comme on le fait parfois pour le français de France, quel est l’avenir de notre langue dans le contexte de la mondialisation.

Bien évidemment, tant que nous ne serons qu’une province, de plus en plus ridiculisée dans le grand tout canadian, nous risquons l’assimilation.

Il faut absolument lire «Le français dégringole» du démographe Charles Castonguay pour prendre toute la mesure du recul du français chez nous.

Je suis né au Québec…
Si cela m’a pris 16 ans pour avoir un permis de conduire, 18 ans pour avoir le droit de boire et de voter, pourquoi en est-il différent pour un immigrant? Qu’un immigrant soit traité comme un enfant jusqu’à ce que cela fasse 18 ans qu’il est au Québec. Ensuite, Donnez-lui la nationalité et les droit dont joui un adulte, s’il n’a pas démontré un comportement anti-social. Ça nous donne le temps de mettre dehors les oeufs pourris.

Si pour les optimistes, la proportion de 51% des transferts linguistiques vers le français constitue une majorité très claire, j’espère que ces gens se souviendront qu’une majorité de 51% en faveur de la souveraineté, lors d’un éventuel référendum, sera aussi très claire.

@g. bousquet: le pq francophile!!! désolé mais ça semble une illusion; le pq a tellement peur de déplaire aux allophones, de passer pour des ultras (voir l’opinion de david)qu’ils reculent devant toute décision impopulaire. ils auraient pu invoquer la clause nonobstant pour protéger le français et ils ne l’ont pas fait.
triste à dire mais même françois legault a des positions plus claires que le pq.

l’anglicisation c’est pas grave: c’est pas grave c’est à montréal; c’est pas grave parce que on a la loi 101; c’est pas grave parce que les immigrants apprennent le français!!! ils ne le parlent pas à l’extérieur, au travail, entre eux ou avec les francophones mais c’est pas graves parce qu’ils pourraient…
c’est pas grave parce qu’il y a tellement de choses plus graves à régler: la construction, la polution, harper, les emplois et surtout surtout charest le dit et maintenant marois aussi il y a l’économie… et quand l’économie va tout va! ou comme le chantait félix leclerc « VENTRE PLEIN N’A POINT DE RAGE » ou comme on disait autrefois du pain et des jeux: tant que le canadien gagne ou est le problème?
d’ailleurs pas de joueurs francophones (pas assez bons pour jouer à montreal mais assez bons pour jouer ailleurs) pas de problèmes; pas de services en français dans les restaurants à montreal, pas de problème on n’est pas là pour faire de la politique mais pour manger….
c’est tellement pas graves que toutes les supposées élites autres que politiques sont disparues du discours social; ou sont les artistes supposément gardiens de la cultures? partis quémander à ottawa en anglais probablement! ou partis apprendre à chanter en anglais pour pouvoir passer à la radio!

tant qu’à La Presse, vaut-il vraiment la peine de discuter de son penchant politique quand on n’a qu’à se rappeler le discours tenu en 95 disant que La Presse est un journal fédéraliste qui prend position claire et partisane pour la fédération canadienne; aujourd’hui La Presse prend position pour l’économie sur la culture; suite logique non?

Êtes-vous vraiment obligés de publier un commentaire comme celui d’Yves Legault?

« Qu’un immigrant soit traité comme un enfant jusqu’à ce que cela fasse 18 ans qu’il est au Québec. »

Complètement ridicule. Si un ADULTE de 30 ans immigre à Montréal, vous proposez sérieusement de le traiter comme un enfant jusqu’à l’âge de 48 ans?

Je ne comprends pas que le peuple Québécois, par ses institutions et son gouvernement lui-même, contribut à sa propre disparition…lente bien surrrrrrrrrrrrrrr…mais certaine.

En effet, lorsque le peuple Québécois reçoit, toutes proportions gardés, deux fois plus d’immigrants que les USA…et qu’il en reçoit trois fois plus que la France, nous avons de SÉRIEUSES questions à se poser. Ces deux grands peuples ont déjà des difficultés à intégrer les nouveaux arrivants. Et nous alors???
Minoritaires en Amérique du Nord, sommes nous suicidaires?
Est-ce que quelqu’un veut notre minorisation constante afin de tuer toutes velléités de prise en mains du pays du Québec…?

Nous avons déjà, comme peuple, joué dans ce film là. En effet, jusqu’en 1849, le Canada du temps était majoritairement composé de francophones.
Une majorité de locuteurs anglais (Irlandais, Écossais et Anglais) servirent à nous faire la « job » pour le Canada….maintenant, on tente de nous la faire au Québec, dans le dernier bastion francophone d’importance du Canada…un belle louisianisation.
Il y a URGENCE dans la demeure!!!
Le PEUPLE QUÉBÉCOIS DOIT SE RÉVEILLER OU PÉRIR!!!

Vraiment il n’y a pas de pire sourd que celui qui ne veut pas entendre.

Il faut lire entièrement le commentaire de Lisée. Ceux qui ne le lisent pas entièrement et qui font des commentaires comme on peut en lire certains, alors c’est de la malhonnêteté intellectuelle. Dans d’autres cas c’est la pure xénophobie, voire du racisme qui se montre le bout du nez.

Parler d’immigration est toujours un sujet qui permet à certaine personne de se manifester. Dommage !

«Quand j’entends discourir des cons au restaurant, je suis affligé, mais je me console en songeant qu’ils pourraient être à ma table.»
[Frédéric Dard]

Vous errez en vous attaquant à Mme David, parce que vous n’avez pas retenu tout son discours. QS s’est positionné aussi sur la protection et la promotion active du français:

– Il faut renforcer le français en petite enfance.
– Il faut renforcer le français au travail.
– Il faut s’assurer que tout soit en place pour une francisation massive des nouveaux arrivants.
– Il faut préserver et appliquer les mesures déjà prises pour la protection du français.

Je ne sais pas de quelle autre façon vous espérez induire l’usage du français à la maison, pour que nos racines soient plus fortes, mais il y a des limites à dire au monde quoi faire dans la sphère privée. Des limites dont vous ne parlez pas, que vous ne semblez pas reconnaître.

L’état du français sera toujours inquiétant au Québec, on pourra toujours utiliser un angle ou l’autre pour nourrir la peur de l’assimilation. Cette peur est justifiée, mais on ne peut pas raser la forêt parce qu’une menace s’y abrite.

Proposez des solutions intelligentes et respectueuses des personnes qui veulent parler la langue qui les habite, et alors vous trouverez une bonne oreille chez QS. Autrement, votre discours de peur se banalise et n’apporte rien de constructif pour la préservation du français.

L’unique solution : faire du Québec un pays. On aura nos lois; on fera nos choix, on empêchera le français de dégringoler et on contraire on le renforcera (ce qui ne nous empêchera pas d’apprendre un ou plusieurs autres langues, comme en Europe; on décidera si on veut ou non des immigrants. Et on déghettoisera Montréal pour que le Québec des régions ait aussi sa part d’immigration.

@Yves Legault

C’est la première fois que je l’entend celle-là.
Une «solution» applicable seulement si la société d’accueil est affligée de mollesse éthique et juridique. Par ailleurs, refuser pendant 16 ans un permis de conduire à un immigrant n’est pas pour favoriser son intégration (éminemment souhaitée) au marché de l’emploi, surtout en région.

Finalement, en quoi votre commentaire contribue-t-il à la réflexion sur le thème du français au Québec?

La Grande Répulsion.

Le choix d’une seconde langue, fonctionnelle et d’affaire, est une question de rêves et de séduction.
Est-ce qu’il y a quelque chose de séduisant dans la francophonie?
Est-ce que la France de Sarkosi fait rêver?
Est-ce que la Suisse aux trois langues et la Belgique aux deux langues sont séduisantes?
Est-ce que les anciennes colonies francophones, aux multiples dialectes, font rêver?

Est-ce que le Québec est séduisant?
Sa Télévision, qui est une fenêtre sur la société, montre des infrastructures délabrées, des salles d’attente d’hôpitaux, et une corruption dignes d’un pays en voie sous-développement!
Son Cinéma, qui est un reflet de sa société, surréaliste, surjoué et/ou surréalisé, montre une société qui est souvent « borderline », crispée par les « invasions barbares » dans un contexte de « chute de l’Empire Américain », traversant un « âge des ténèbres »!…
Sa Chanson qui représente son imaginaire d’aujourd’hui : Bof!
Sa littérature? Trop typée!
Bref, y a t’il quelque chose de sexy au Québec?… Les bars? Ouais OK!…

Et si même les jeunes futurs enseignants n’aiment pas suffisamment la langue française, au point d’échouer les tests de français à l’université : que peut-on demander à un nouvel arrivant?

Que peut-on faire pour rendre le Québec francophone désirable? Au lieu de discuter, depuis trente ans, des mêmes désirs d’indépendance…

Pour un nouvel arrivant, l’Anglais est la langue du rêve Américain! L’anglais c’est l’Amérique, la richesse, la Californie, Los Angeles…Encore que, à Los Angeles, il vaut mieux savoir parler l’Espagnol!…

La principale raison pour laquelle nous voulons que le Québec soit un pays, c’est justement celle-là : le FRANÇAIS !
Le Québec pays FRANÇAIS en Amérique du Nord !
Le Québec nouveau pays FRANÇAIS dans le cercle des nations à l’O.N.U.
Le Québec, deuxième pays FRANÇAIS en importance dans la Francophonie internationale !
Tous sauraient que c’est en FRANÇAIS que ça se passe au Québec !

Fini la province de Québec minoritaire francophone dans un pays Canada majoritairement anglophone !
Il en serait fini pour toujours de ces immigrants qui exigent que l’on s’adresse à eux en anglais puisqu’ils ont émigré au Canada, un pays officiellement bilingue !
Terminé ce passage par les C.E.G.E.P. et les universités anglaises à Montréal, pour parfaire leur anglais avant d’aller vivre aux États-Unis ou ailleurs au Canada !
Surtout, surtout il en serait fini pour toujours des jugements de la Cours Suprême à l’encontre de la Charte de la langue française au Québec !
Nous vivrons enfin dans un Pays normal, maître chez lui dans le domaine crucial de la langue officielle de l’État québécois !

Tous les étrangers qui décideront de venir s’établir au Québec sauront avant même de quitter leur pays, qu’ils émigrent dans un pays FRANÇAIS. Fini les ambiguïtés et les malentendus !
Ils comprendront que pour bien s’intégrer au Québec, ils doivent parler FRANÇAIS partout.
Ils le feront même à la maison afin de se pratiquer entre eux et mieux maîtriser ainsi cette langue complexe !
Même les anglophones de souche, qui n’auront pas décidé de partir, devront admettre qu’ils ne sont plus l’extension, au Québec, de la majorité anglophone canadienne, mais que dorénavant ils ne forment plus qu’une minorité comme les autres. Une minorité de + ou – 9 % ! Soit une personne sur dix !

Naturellement le gouvernement d’une République québécoise française prendra tous les moyens nécessaires d’un pays normal pour sauvegarder et protéger la langue officielle du nouvel Etat indépendant, le FRANÇAIS !
Dans ses ambassades et ses bureaux à l’étranger, une sélection rigoureuse par des fonctionnaires francophones, de tous les futurs immigrants en fonction de leur intérêt à parler FRANÇAIS !
L’exigence pour eux de connaître les rudiments minimums du FRANÇAIS avant même d’émigrer au Québec !
L’obligation pour eux, dans un délai de quelques années, de bien maîtriser le FRANÇAIS pour l’obtention de la citoyenneté québécoise !
L’accueil de milliers et de milliers d’étudiants étrangers venant poursuivre leurs études supérieurs en FRANÇAIS dans les universités Mc Gill et Concordia dispensant la majorité de leurs cours et de leurs programmes dans un excellent FRANÇAIS !
Le FRANÇAIS partout dans la fonction publique,dans tous les milieux de travail, dans l’affichage, sur les ondes dans l’espace public, à la radio, à la télévision, sur la toile, dans les commerces, dans les menus et le service dans les restaurants, dans les musées et tous les lieux culturels etc etc !

Le pays du Québec deviendrait alors un État FRANÇAIS très attractif !
Il est normal de croire que des milliers de francophones des provinces canadiennes viendraient s’établir au Québec pour y vivre et s’épanouir en FRANÇAIS !
Il est fort possible que des milliers de citoyens Français décident de venir vivre au Québec, suite à l’arriver au pouvoir en France d’un gouvernement d’extrême droite ! Ou simplement pour partager avec nous notre joie de vivre et notre niveau de vie nord-américain !

Pour reprendre l’image du début de votre article comparant le français à un canot entraîné par le courant, Montréal (et par extension tout le Québec) serait alors plutôt comparable à l’île de Montréal elle-même qui résiste au flot impétueux du Saint-Laurent depuis des millions d’années et pour toujours, dans l’ordre normal des choses ! Fini le danger de l’anglicisation galopante !

Luc Lemoine

Ah…les séparatistes québécois et le Français…la seule branche à laquelle ils croient pouvoir encore s’accrocher pour ne pas tomber de leur arbre de plus en plus dénudé.

NOUS sommes TOUS responsables de la situation supposément pénible du français au Québec. Nous le parlons mal, nous l’écrivons mal, nous l’enseignons mal et nous transportons sur nos épaules près d’un Million d’illettrés. Et ça n’a rien, mais RIEN à voir avec le reste de notre pays, le Canada. C’est 100% NOTRE responsabilité.

La coupable? La loi 101 du Parti québécois!

Nous avons cru, bien à tort, qu’une fois votée, nous pourrions aller dormir sur nos deux oreilles et laisser faire… Nous en voyons aujourd’hui les résultats.

Comme dans n’importe quelle airuation, lorsque l’on surprotège et donne des privilèges à certains, ils ont tendance à tenir le tout pour acquis et à s’asseoir sur leurs auriers et les Québécois francophones ne font pas exception.

SANS loi 101, nos ancêtres ont été capables de nous donner la langue française. Leur sommes-nous si inférieurs avec nos diplômes de l’UQUAM en socio et avec nos portables-tablettes?

Voilà où nous ont mené les gouvernements gauchisto-interventionistes québécois!

Pas besoin d’étude pour voir que le français est en déclin à Montréal, suffit de marcher dans les rues.

Dans le commerce où je travaille, qui accueille entre 5000 et 8000 clients par jour, (jusqu’à 10 000 la fin de semaine), 45 à 50% des clients ne font que baragouiner le français ou ne le parle pas.

Et le commerce se trouve dans un quartier francophone!

Mais le pire, environs 30% de mes clients ne se forcent même pas pour dire un «bonjour» et un «merci». Beau respect de la langue française.

Ceux qui vivent à Montréal et qui prétendent que le français n’y est pas en danger ne font que jouer à l’autruche.

« BIS »

« Tant qu’un peuple n’est envahi que dans son territoire, il n’est que vaincu, mais s’il se laisse envahir dans sa langue, il est fini. » Louis de Bonald

« L’indépendance ne nous tuera pas, mais l’absence de solution à notre question nationale nous tuera certainement. Ce sera une mort lente, par désagrégation, par épuisement. » Gordon Lefebvre

@Terrail

L’anglais fait rêver les Français en Amérique? lol
Dans ma vie, je n’ai pas rencontré 10 Français qui parlaient anglais courramment,sans faire rire.
Les Français qui vivent aux États-Unis sont des critiques virulents de la société américaine (société d’obèses, de racistes, de zélotes religieux, repliée sur elle-même, etc)

Je vous suis généralement avec intérêt pour vos positions tranchées et intellectuellement rigoureuses, mais cette fois-ci je suis déçue par votre texte intentionnellement effrayant. À partir d’un portrait statistique qui ne parle que froidement du présent, vous extrapolez à la hâte une apocalypse… Vous voulez sans doute mobiliser, réveiller, mais vous aliénez au passage les allophones comme moi en ne faisant que dénoncer sans proposer de solution. Je tenterai de vous répondre dans les nuances que je suis habituée à reconnaître dans votre plume. 2 points à soulever, donc:

1) Il est naturel que des immigrants veuillent utiliser leur langue maternelle à la maison! Opter pour le français à la maison ne se fait, d’expérience et selon mon observation, qu’à la deuxième génération. L’immigration représente déjà un exil assez douloureux et marquant dans la vie d’un immigrant, vous ne pouvez pas vous attendre que des parents cessent de parler dans leur langue maternelle à leurs propres enfants! Je ne crois pas qu’il faut s’horrifier l’usage d’une langue tierce au petit déjeuner, comme vous le dites. Je crois qu’il faut reconnaître cette réalité et ne pas s’en offusquer. Ce choix ne dénote pas un refus de s’intégrer et ne devrait pas être dénoncé, mais bien accepté dans un élan de compréhension envers ces gens. Mettez-vous à leur place: si vous émigriez en Flandre, parleriez-vous flamand à la maison, avec tout ce que les conversations familiales, quotidiennes, ont d’intime?

2) Il reste que ce phénomène est persistant, et que souvent, même la 2e génération ne passe pas au français. Parlons donc solutions possibles afin de favoriser la francisation, pour éviter de se lamenter sans rien proposer. Faut-il agir en amont? Mettre davantage mettre l’accent sur le français dans le recrutement d’immigrant? Resserrer le robinet pour diminuer l’ensemble du flux d’immigrants? Voilà des questions intéressantes et à mon avis légitimes, qui devraient être abordées avec délicatesse. Mais je crois qu’il faut aussi améliorer l’éducation et l’accueil des immigrants qui sont déjà au Québec. Je ne parle pas que de services institutionnels gouvernementaux ici: il faut veiller à ce que l’intégration se fasse, au niveau humain, de manière harmonieuse et sans hostilité. Ce que vous ne favorisez pas en vous déboîtant presque l’épaule tellement vous tirez le signal d’alarme avec abandon. Vous vous adressez aux francophones en alimentant leur insécurité naturelle, à grand renfort de statistiques alarmistes sur les méchants zimmigrés qui vont envahir leur pays… Bien au contraire, c’est quand les québécois démontrent positivement leur fierté envers leur héritage et une volonté de partager leur culture que les immigrants décident d’adopter le français à la maison, et pas autrement.

@Alice Zuquim
Je suis d’accord avec ce que vous dites. Je ne blâme aucunement les allophones. Et j’annonce pour un prochain billet des solutions. Merci de me lire avec autant d’attention.
JFL

L’analogie des feuilles et des racines est une belle image qui cache la même vieille opinion douteuse à l’effet qu’il y a deux classes de citoyens au Québec. Les vaillants canadiens-français, catholiques et pures laines, gardiens de la survie de la nation, et les Autres, ces étrangers qui, même parlant un parfait français, sont une menace, simplement car il ne défendent pas assez et n’aiment pas assez le français, et ce, même s’ils parlent la langue bien souvent parfaitement.

Je n’ai rien contre la protection de la langue, mais jusqu’où souhaitons-nous aller? Imposer le français à la maison? Fermer nos frontières et limiter l’immigration qu’aux seuls Français, Belges, Suisses et Marocains francisés? Nous sommes peut-être une machine à exporter des immigrants anglicisés, mais sommes-nous prêts à fermer ou franciser Concordia et McGill?!

Montréal est une métropole bilingue, elle l’a toujours été et le sera toujours. Si la protection du français exige que Montréal passe de métropole internationale et bilingue à grande ville de province française homogène, je pense qu’une majorité de Montréalais choissiront l’assimilation tranquille à l’isolement rétrograde.

Bonjour,
Bien beau de vouloir un Québec francophone en vous légiférer et encadrer l’immigration pour ce faire. Mais encore, il faudrait à tout le moins savoir le français en le parlant et en l’écrivant correctement. Et ce n’est pas tout, avoir assez de vocabulaire pour comprendre la langue de Molière ! Bien Oui ! Bien à vous, John Bull.

Le mouvement séparatiste est complètement affaibli et le pauvre Lisée tente de le ranimer en attisant les peurs linguistiques. Quelle tristesse!
Étant moi-même immigrant, je trouve les commentaires des petits nationaleux à la Curzi, Lisée, etc franchement déguelasses. Ç’est une des raisons pour laquelle j’ai bougé à Toronto. Et le fait d’entendre ces gens cités plus haut blâmer les immigrants démontre à quel point je suis chanceux d’avoir quitté ce merdier.

« Pour un nouvel arrivant, l’Anglais est la langue du rêve Américain! » (Pierre Terrail #30 )

À observer où va le rêve américain mieux vaut apprendre bien d’autres langues que l’Anglais.

Ce n’est pas vrai qu’il faut maîtriser ou avoir une très bonne connaissance de de l’Anglais pour travailler au Québec NI AUX USA.

J’ai connu bien des gens qui baragouinaient l’anglais et qui avaient des postes très important aux USA, en particulier des Chinois et des vendeurs. Bien des techniciens chinois qui viennent réparer de la machinerie au Québec et aux USA ont une énorme misère à parler et à comprendre l’anglais et sa marche.

On nous dit que les gens communiquent en anglais à l’international. C’est plus souvent qu’autrement vrai. Mais cet anglais set souvent difficile à comprendre pour les Américains et les Anglais. Quand on va dans une exposition internationale on comprend que ce n’est pas demain ni dans 100 ans que l’anglais sera la langue de la planète.

Devoir absolument maîtriser l’Anglais est un vieux complexe Québécois qui date de la colonisation anglaise.

De toutes façon dans dix ans nous pourrons discuter avec au moins 25 langues sans difficultés et c’est déjà très bien commencé.

Ce n’est pas vrai que la plupart des pays vont abandonner leur langues pour l’anglais. D’ailleurs la Chine et les Allemands ont envoyé un message très clair à ce sujet cette année.

Gavin
« nous n’engageons pas d’anglophones avec un accent »
permettez-moi de douter de cette affirmation.

@ Alice Zuquim #32

Quand les immigrants arrivent au Québec, c’est au Canada qu’ils fait serment d’allégeance et non pas au Québec. Alors au Canada c’est en anglais que sa se passe.

Sont ils porté vers le langue canadienne du serment ou vers le français?

Idem pour la souveraineté alors que une grande majorité de francophones Québécois le sont.

J’ai une partie de ma famille qui à émigré et je dois vous dire qu’ils ont dû apprendre rapidement à respecter les coutumes de de leur pays d’adoption.

Si vous pouviez nous faire part de votre expérience j’aimerais bien.

Si on est rendus à me dire quelle langue je dois parler à la maison, avec mes enfants, pour être considéré un québécois « solide », « enraciné » et « authentique », alors, soit, je suis fédéraliste et fier de l’être!!!

Ecrire que Jean-françois Lisée donne raison à Jean Charest est tendancieux.

Il ne lui donne pas raison, il dit tout simplement qu’il faut, d’après lui, tout comme dit vouloir le faire Jean Charest, situer les résultats de l’ étude publiée récemment dans un contexte plus vaste.

Ce n’est pas dutout pareil.

Il est évident que Lisée et Charest sont loin de partager le même point de vue sur la situation de la langue française au Québec.

Pourquoi l’immigration?
Tout le monde dit que nous avons besoin de l’immigration. On se base sur quoi pour affirmer telle chose? Quelles sont les études qui démontrent que l’immigration est essentielle économiquement et démographiquement?
Pendant des siècles, on a dit que le soleil tournait autour du soleil et tout le monde le croyait. Puis un hurluberlu a prouvé le contraire.
Selon les rapports économiques de l’ONU nous sommes devant une situation où il y aura moins de travail « disponible » pour une population mondiale toujours plus grande.
Pour ceux qui veulent fouiller la question plus avant,prenez la peine de lire : Le Remède Imaginaire (Pourquoi l’immigration ne sauvera pas le Québec) Les auteurs: Benoît Dubreuil et Guillaume Marois. Éditeur : Le Boréal

@John Bull

Vous faites remarquer qu’avant d’exiger le français on devrait pouvoir maitriser cette belle langue. Alors, pouvez-vous m’expliquer ou me refaire votre première phrase :«Bien beau de vouloir un Québec francophone en vous légiférer et encadrer l’immigration pour ce faire.» Cette phrase me fait penser à ces lamentables traductions qu’on retrouve trop souvent sur les feuillets d’instructions de produits importés. Seriez importés John Bull ? De l’Angleterre peut-être ? Allez mon petit John, reprenez-moi ça le plus vite possible qu’on y comprenne quelque chose.

«Un intellectuel est un type qui est rassuré quand il n’est pas compris.»
[Pierre PERRET]

Le Québec doit pas devenir une région anti-immigration. Montréal est une ville d’un rayonnement international formidable et le Québec n’a pas le poids démographique de l’occuper et de le faire fonctionner. Soit Montréal devient de moins en moins comme New York et de plus en plus comme Halifax (et le Québec devient une autre région du nord-est du continent nord-américain qui s’abandonne graduellement), ou l’on trouve des solutions qui assurent une meilleure intégration des immigrants sans freiner l’immigration. Les Québécois sont un peuple avec un apport important pour ce continent en ce qu’ils conservent une langue autre que l’anglais et une culture concrètement différente. Si cette culture se perd dans le bois en s’isolant, elle est vraiment perdue pour de bon.

La bonne nouvelle c’est que l’anglais n’est plus en croissance à Montréal, justement parce que les allophones, obligés d’aller à l’école en français, trouvent cette langue plus utile. Il faut leur faire preuve de bonne foi au lieu de leur montrer du doigt constamment. C’est ça qui va nourrir en eux un sentiment antifrancophone et leur pousser à se concentrer dans des forteresses anglophones de l’île.

L’idée que le Québec a besoin de plus de francophones de langue maternelle est dépassée; elle est un vestige du nationalisme catholique qui voulait augmenter le taux de fécondité pour avoir un maximum de pratiquants catholiques en Amérique. En tant que souverainistes, nous devons surveiller plutôt le rôle de français dans la place publique, car dans un pays moderne, on laisse les gens la liberté de parler la langue qu’ils veulent à la maison.

Plus sur http://montrealamerica.blogspot.com/Le Québec doit pas devenir une région anti-immigration. Montréal est une ville d’un rayonnement international formidable et le Québec n’a pas le poids démographique de l’occuper et de le faire fonctionner. Soit Montréal devient de moins en moins comme New York et de plus en plus comme Halifax (et le Québec devient une autre région du nord-est du continent nord-américain qui s’abandonne graduellement), ou l’on trouve des solutions qui assurent une meilleure intégration des immigrants sans freiner l’immigration. Les Québécois sont un peuple avec un apport important pour ce continent en ce qu’ils conservent une langue autre que l’anglais et une culture concrètement différente. Si cette culture se perd dans le bois en s’isolant, elle est vraiment perdue pour de bon.

La bonne nouvelle c’est que l’anglais n’est plus en croissance à Montréal, justement parce que les allophones, obligés d’aller à l’école en français, trouvent cette langue plus utile. Il faut leur faire preuve de bonne foi au lieu de leur montrer du doigt constamment. C’est ça qui va nourrir en eux un sentiment antifrancophone et leur pousser à se concentrer dans des forteresses anglophones de l’île.

L’idée que le Québec a besoin de plus de francophones de langue maternelle est dépassée; elle est un vestige du nationalisme catholique qui voulait augmenter le taux de fécondité pour avoir un maximum de pratiquants catholiques en Amérique. En tant que souverainistes, nous devons surveiller plutôt le rôle de français dans la place publique, car dans un pays moderne, on laisse les gens la liberté de parler la langue qu’ils veulent à la maison.

Robert J
montrealamerica.blogspot.com/

Vous citez notre supposée « tolérance marquée (nettement plus qu’au Canada anglais) des choix individuels, notamment homosexuels. »

La plupart des homosexuels que je connais soutiennent pourtant mordicus que leur préférence sexuelle n’est d’aucune façon un choix. Vous auriez pu prendre un autre exemple: l’avortement par exemple, qui dans bien des cas (pas tous, évidemment), est effectivement un « choix » que nous « tolérons » très bien. Peut-être même mieux qu’au Canada anglais, je ne saurais le dire.

Mais aucun lien de cause à effet ici avec notre besoin économique effréné d’immigration…

M. Lisée, j’aimerais vous raconter une anecdote:

Lorsque je vivais aux États-Unis, nous avons rencontré une famille de Québécois établis là-bas depuis quelques années pour le travail. Voici en gros à quoi ressemblait la conversation qui a eu lieu durant le psychodrame des accommodements raisonnables:

Moi: Et avec vos enfants, vous parlez toujours en français?

Amie: Ah! Mais bien sûr! On cherche par tous les moyens à s’assurer qu’ils parlent et écrivent bien le français. On ne permet aucun anglais à la maison.

Moi: Donc même avec l’école en anglais c’est possible?

Ami: Pas toujours facile, c’est certain. C’est pour ça qu’on pense les transférer à une école du système français l’an prochain, il y en a une bonen pas très loin. Il faut ce qu’il faut pour s’assurer qu’ils n’oublient pas leurs racines!!!

Moi: Très impressionnant. En passant, vous avez vu les dernières nouvelles sur la commission Bouchard-Taylor?

Amie: Je sais, c’est navrant. Mais selon moi, le vrai problème, ce n’est pas la population anglo de souche. C’est plutôt les immigrants qui résistent à adopter le français comme langue première à la maison et qui s’obstinent à parler l’indien ou le chinois au lieu de s’intégrer. Il faut trouver un moyen de changer ça.

Et c’est à ce moment que j’ai eu une révélation: au fond, même s’il est douloureux de l’admettre, nous sommes collectivement plutôt hypocrite sur ce sujet. Qu’en pensez-vous M. Lisée?

À tous ceux qui veulent limiter, voire réduire l’immigration au Québec:

Vous êtes tous en bonne compagnie car Le Pen pense exactement comme vous…

Pas beau ça?

@Nicolas 47

Votre anecdote est plutôt tendancieuse, car à ce que je sache, l’anglais n’est pas menacé d’assimilation aux États-Unis… Alors, pourquoi toujours s’autoflageller comme Québécois, toujours être gênés de se tenir debout? Mauvaise conscience chronique issue de notre passé judéo-chrétien? Pour conclure, une citation du très regretté Pierre Falardeau: « Dans un pays mou, où la grande stratégie politique consiste d’abord à ne pas effrayer les mous, on a facilement l’air d’un dur. Dans un pays qui piétine, qui fait du surplace, il suffit simplement de vouloir mettre un pied devant l’autre, comme n’importe quel humain normal, pour se faire traiter de pur. De toute façon pour ceux qui ne vont nulle part, on a toujours l’air de vouloir aller trop loin. »

@François I

Est-que l’immigration est utile au Québec?
Est-ce que l’immigration est essentielle au Québec?
Quelles sont les études démographiques scientifiques qui permettent de conclure que nous avons besoin de l’immigration?
Quelles sont les études démographiques qui prouvent que l’immigration est bénéfique au Québec?
La recherche depuis quinze ans sur les performances économiques des immigrants montre qu’elles sont mauvaises et qu’elles ne vont qu’en se détériorant.
Alors un citoyen concerné et un contribuable averti a toutes les raisons du monde de chercher réponses à ces questions sans qu’on le taxe de raciste à la LePen.

Selon moi, la montée de l’anglais a aussi à voir avec la grandissante popularité d’internet. La lingua franca y est l’anglais. Que ça se transpose dans la réalité, ce n’est pas surprenant.
Cela dit, une moins grande concentration des immigrants dans la région de Montréal tout en gardant un nombre fixe d’immigrant (mettons le nombre de cette année) pourrait freiner (et même renverser!) la tendance. Les régions sont moins perméables à cette anglicisation. Mais pour cela, il faut qu’il y ait un plan de développement économiques dans ces régions. Les mines, c’est bien, c’est un beau départ, mais ça prend aussi d’autres industries dans ces régions.
La seule fois où j’ai vu un jeune immigrant haïtien qui avait grandi en Gaspésie et qui avait un accent gaspésien à couper au couteau, je me suis dit que la francisation des immigrants est possible.

Bonjour,
Bien sûr, Monsieur carré, écrit d’un seul jet, d’un seul trait, ce commentaire aurait dû se lire : Bien beau de vouloir un Québec français en voulant légiférer et encadrer……. Avec plaisir’John Bull.

Et alors M. Lisée, vous voulez quoi de plus de nous? Nous qui choississon de parler français avec beaucoup de plaisir d’ailleurs, qui essayons très fort de nous batir une place ici (et sachez-le, ce n’est pas évident!), qu’à la limite partageons la plupart de vos valeurs…
Que doit-on faire de plus pour vous satisfaire? Devenir quelqu’un d’autre? Vraiment? Alors à quand la création de votre police de la langue? Cette police que, comme celle des Ayatollahs, viendrait surveiller ma vie privée… dites-le nous enfin pour qu’on puisse déménager à temps M. Lisée…

Je crois que je viens de mettre le doigt sur ce qui me chicotait dans votre panégyrique sur la « tolérance des choix individuels » pratiquée par les québécois dans mon commentaire précédent (reproduit plus bas).

Après tout, les immigrants qui préfèrent se rabattre sur l’anglais après s’être installés ici (ou décamper ailleurs, ce dont vou semblez vous réjouir pour des raisons que je m’explique mal… économiquement parlant) n’effectuent-ils pas en effet un « choix » individuel — celui de fonctionner dans une langue qui n’est pas celle de la majorité de la société au sein de laquelle ils se trouvent — que nous devrions, en bons Québécois — vraiment Québécois et même patriotiques — tolérer?

Lequel de ces deux droits a préséance sur l’autre: le droit des individus à mener leur vie comme bon leur semble en assumant leurs choix, ou le droit d’une majorité à imposer aux individus récalcitrants ses normes? Là est, encore et toujours, le noeud de la question…

Mon commentaire précédent:

Vous citez notre supposée “tolérance marquée (nettement plus qu’au Canada anglais) des choix individuels, notamment homosexuels.”

La plupart des homosexuels que je connais soutiennent pourtant mordicus que leur préférence sexuelle n’est d’aucune façon un choix. Vous auriez pu prendre un autre exemple: l’avortement par exemple, qui dans bien des cas (pas tous, évidemment), est effectivement un “choix” que nous “tolérons” très bien. Peut-être même mieux qu’au Canada anglais, je ne saurais le dire.

Mais aucun lien de cause à effet ici avec notre besoin économique effréné d’immigration…

N’est-il pas plus juste de dire que certains québécois appartenant à une certaine famille politique

M. Lisée vous faites des affirmations fausees qui viennent à l’encontre des faits établis par les statistiques.

Vous dites que l’immigration n’a pas un apport important a l’économie! C’est faux!

Le Quebec reçoir 300 millions pour intégrer les immigrants choisis MAIS le Québec depense 90% de cet argent pour maintenir les jobs des Québeçois!

Les immigrants choisis apportent au moins 7000 CAN a leur arrivée, l’argent (du sang frais) pour l’économie du Québec:

5000 immigrants * 7000 CAN = 35 000 000 CAN.

Vous devez savoir aussi qu’un immigrant reçois 1/2 du salaire du pour le travail qu’il effectue, alors il travaille pour payer le salaire d’un Québecois.

La France a reconnu qu’un immigrant (non choisi)
crée un job pour un Français!!!

Cela est encore plus valable pour tous les pays qui veulent des immigrants.

Vos téories sur l’immigrations sont fausses et de mauvaises foi.

L’immigration a contribué beaucoup à l’économie du Québec depuis 1960 et spécialement dans les derniers 15 – 20 ans.

Récement on a publié une étude mondial qui démontre qu’au Canada il y a le plus grand taux de de diplomés payé avec des salaires de 25 K (salaire d’ouvrier).

Les autres pays, même s.ils n’ont pas une politique d’immigration choisie, ils intégrent les ingénieurs, profs, médecins.

Il faudrait expliquer pourquoi la situation des immigrants qualifiés au Québec est differente?

Le rejet, par les Québeçois, des immigrants qui sont beaucoup plus instruits et plus compétens – voila l’explication!

Les immigrants parlent le Français littéraire, vous savez très bien qu’ils maîtrisemt mieux la langue française que ceux qui ont été éduqués au Québec. Alors, pourquoi mentez vous ?

Un vrai intélectuel dit la vérité!

Les craintes de M.Lisée et autres quant à l’usage du français à Montréal, ville et région, sont fondées. Cependant, il y a des limites à obliger l’usage d’une langue dans une société de droit.

Si les Québécois continuent à ne pas se reproduire suffisamment pour assurer une stabilité de la population et si le nombre de nouveaux immigrants reste élevé années après années, alors il est normal que la population de Montréal ,et un jour du Québec, se transforme. Vieillissement puis réduction de la population «de souche» et augmentation du nombre des néo-Québécois. Si les Québécois de souche française veulent continuer à former une majorité claire au Québec, ils doivent se reproduire suffisamment. C’est incontournable.

Comme le répète M.Ricard #10 et #47, il n’est pas obligatoire d’admettre autant d’immigrants.

@ François Beaulé

Pouvez-nous nous dire si les gens qui émigrent en France ou en Allemagne sont obligés ou pas d’apprendre le langue du pays?

La moindre chose dans tous les pays quand est de conformer à la langue et aux coutumes du pays.

Mais voilà les immigrants qui viennent s’installer au Québec immigrent au Canada et non pas au Québec. C’est là que se situe le problème de la langue au Québec. La langue « officielle » au Canada est l’anglais pet non le français.

Le français hors Québec est à toute fin disparu.

M. Beaulé, pardon mais, le français ET l’anglais sont les 2 langues officielles du Canada, c’est même dans la constitution. Ça ne marche pas tellement à Vancouver parce que ça manque beaucoup de francophones. Faudrait en exporter là, dans ce beau climat, principalement les retraités et les « pas employés » pour aider les Canadiens de cette province éloignée, à pratiquer l’autre langue officielle du pays.

Quand j’entends, au complexe Desjardins de tout jeunes asiatiques ou maghrébins converser en
français, je me dis que ce sont des francophones.
Quelle que que soit la langue parlée par leurs
parents. Les statistiques faisant état de la langue d’origine ne sont pas dépourvues d’intérët, mais certaines utilisations frolent
la xénophobie.

Je ne me peux pas,

après modération,

Quelle langue parlerez-vous à Montréal dans une régénération, 30 ans, 2038, 430 ans après la fondation de Québec, 396 ans après la fondation de notre métropole, est-ce utile de rappeler ces événements. Poser la question, c’est se le demander diraient Les Grandes Gueules.

Une étude incroyable qui n’a pas encore coûté un sou à la ville de Québec, contrairement à Clotaire Rapaille, révèle que le français ne serait pas en si mauvaise position mondiale tout de même en 2058, espoirs organiques du côté de l’Afrique, en compétition avec l’arabe, le chinois et la langue majoritaire ou officielle en Inde, pas l’anglais.

Organique, c’est un clin d’oeil à Charles Sirois de la Coalition pour l’avenir du Québec.

Bonjour,
Tant de choses sont imposées partout au niveau planétaire, mais imposer de parler une langue, nulle part autre qu’au Québec. Où est la liberté d’expression et que fait on des droits individuels face à une certaine tyrannie de la majorité, sacrebleu ? Bien à vous, John Bull.

M. Robert Lachance, admettons que le dernier descendant des Canadiens-français ait arrêté de parler français le 20 septembre 1930. Vous et moi, parlerions alors anglais aujourd’hui, comme nos cousins qui ont émigré en Nouvelle-Angleterre.

Suit à cette constatation, est-ce que vous seriez prêt à vous suicider aujourd’hui par dépit, comme Canadien comme les autres « from coast to coast » ? À vous inscrire dans un cours accéléré de français en espérant en faire la promotion pour retourner au français ? À aller travailler la mine basse, pensant aux beaux jours francophones perdus à jamais ? Ou à émigrer en France ou en Afrique ? Quoi exactement, s.v.p. ?

Tient encore.

M Bull pouvez-nous dire quelle langue est imposée au Québec?

Vous savez M. Bull y a des dretteux et des gaucheux qui disent et écrivent des choses qui nous font penser à la psychose.

Faut faire attention et être perspicace un petit peut.

@john bull (sacrebleu)

Quel est l’article de loi qui IMPOSE (votre terme) de parler une langue au Québec ?

Quelle est cette clause « bully » ?

Le plus grand danger pour la survie de la langue française au Québec vient des francophones eux-mêmes qui parlent un genre de créole, exotique certes, mais si peu français.

@ mario cas
septembre 18, 2011 à 22:01

« Le plus grand danger pour la survie de la langue française au Québec vient des francophones eux-mêmes qui parlent un genre de créole… »

Hé bien c’est nouveau. Maintenant le français du Québec ressemble au créole.

Tout un changement! Vous devriez communiquer avec Radio Canada.

M. ou Mme Youlle, entre le créole et le chiac et l’argot parisien dont voici un exemple :

“La fille que je sors avec”, tournure anglaise avec mots français pour vouloir dire “ma blonde”, ce qui serait plus joli “même si la fille ne l’était pas” et plus rapide aussi à dire, même si nous avions, quand même, très bien compris, en québécois de souche, que la fille sortait avec le gars en question.

Nous aurons fini de nous angliciser, quand nous parlerons tous anglais, ce qu’ont déjà compris nos jeunes prolifiques compositeurs musicaux Québécois francophones internationaux qui s’activent principalement et souvent, exclusivement en anglais, pour le son et le pognon.

Nous sommes pris entre l’évolution et la résistance…pour longtemps, séparés du Canada ou pas.

@ Gilles Bousquet

« M. ou Mme Youlle, entre le créole et le chiac et l’argot parisien dont voici un exemple :

“La fille que je sors avec”, tournure anglaise avec mots français pour vouloir dire “ma blonde”, ce qui serait plus joli “même si la fille ne l’était pas” et plus rapide aussi à dire, même si nous avions, quand même, très bien compris, en québécois de souche, que la fille sortait avec le gars en question. »

« La fille que je sors avec » ne vient pas nécessairement de l’anglais. Quand les gens ne sont pas instruit le mot « que » est souvent employé parce qu’il signifie n’importe quoi pour eux. Je dois vous dire que dans mon coin ces expressions sont rarement employés. Depuis les années 60 le français c’est grandement amélioré au Québec. Il est aussi vrai que la langue ici est grandement influencé par l’anglais.

« Nous sommes pris entre l’évolution et la résistance… »

Si vous pensez que l’évolution est de passer à l’anglais vous risquez d’être dans la grande erreur. Ici il y a une volonté un mouvement du reste du Canada pour abolir le français, mais à la grandeur de la planète pour protéger la langue du pays c’est exactement le contraire.

Aux États Unis l’espagnol est en nette progression et eux aussi commencent à réclamer des lois pour protéger l’anglais.

En le séparant du Canada, le Québec ne sera plus séparé, il sera un pays entier. Alors il pourra légiférer pour que l’on ne fasse plus obstacle à la langue officielle comme une majorité de pays.

J’ai un extrait de wikipédia qui devrait faire plaisir à John Bull (je sais… il ne répond JAMAIS quand on remet ses textes en question):

« Mart Rannut, vice-dean of research at the Department of philology of the University of Tallinn, in Estonia, recalled the influence of Quebec’s expertise in the field of linguistic human rights and language planning which helped countries that have gained independence from the former Soviet Union and concluded that « Bill 101 indirectly touched one sixth of the planet » »

http://en.wikipedia.org/wiki/Charter_of_the_French_Language

Eh oui. Les anciennes républiques soviétiques devaient se défendre contre une culture envahissante (dans leur cas, le Russe). Et c’est de l’expertise Québécoise dont ils se sont inspirés.

Alors bon, ce « imposer de parler une langue, nulle part autre qu’au Québec. », c’est n’importe quoi.

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