Français : interdit de s’alarmer !

Dans 21 ans, les résidents de l’île de Montréal qui parleront le français en mangeant leurs céréales le matin ne seront plus que 43 %, soit une chute de 10 % par rapport à 2001.

Le document Curzi
Le document Curzi

La ministre Christine St-Pierre estime que le rapport du péquiste Pierre Curzi sur le français, dont sont tirés ces chiffres, est « alarmiste » et que le député « joue les Cassandre ». La ministre de la culture sait sans doute que, même si personne ne l’écoutait, Cassandre avait toujours raison.  Elle doit savoir qu’un alarmiste est quelqu’un qui dissémine des bruits et des nouvelles alarmantes, mais souvent justes.

Une question me vient à l’esprit. À partir de quel moment devrions-nous être alarmés ? Lorsque la proportion de francophones sur l’île sera de 40 % ? 35 % ? 30 % ? Qu’on nous donne un chiffre, pour qu’on puisse régler nos sonnettes d’alarme.

Le document, intitulé Le grand Montréal s’anglicise, fondé pour une large part sur les travaux de Charles Castonguay et de Marc Termotte, offre un portrait sans fard de l’évolution linguistique. Il montre que, malgré les progrès, la plupart des indicateurs témoignent d’un affaiblissement du français. C’est vrai à Montréal, mais également dans la couronne.

Des pistes d’action

Le document ne livre pas de pistes d’action, cela viendra plus tard, dans l’élaboration du programme péquiste. Cependant le choix des auteurs en faveur du prolongement de la loi 101 au Cégep est manifeste.

Quelle que soit la vertu de cette mesure, on sent bien, à la lecture de l’ensemble du portrait, qu’elle n’aura qu’un impact marginal sur la situation globale.

Le document établit clairement ce que les démographes savent, soit que les principales variables qui font ou défont le français à Montréal sont, par ordre d’importance : 1) la composition linguistique de l’immigration ; 2) l’exode des francophones vers les banlieues; 3) l’exode des anglophones vers le Rest of Canada. La loi 101, les transferts linguistiques, l’affichage et tout le dispositif législatif ont un impact, mais pas autant que ces trois facteurs.

Or, le document semble lancer la serviette sur la composition linguistique de l’immigration, affirmant, citant Termotte, qu’on ne peut avoir plus de 35 % des immigrants ayant le français comme langue d’usage. On sent là un déficit de volontarisme car, si c’est vraiment le cas, on ne voit pas comment renverser durablement la tendance à l’anglicisation.

Sur l’exode des francophones vers la banlieue, le document est muet sur des mesures de redressement. La question fut timidement soulevée dans un autre document péquiste, celui portant sur la création de richesse. On pouvait y lire : « Une des raisons qui incite les jeunes familles à quitter l’île, c’est le coût élevé des propriétés influençant ainsi la proportion des francophones sur l’île de Montréal. »

Un objectif national légitime

La question est de savoir si le Parti québécois aura le cran d’affirmer, pour la première fois de son histoire, que le maintien sur l’île de Montréal d’une majorité de francophones est un objectif national légitime, à la fois sur le plan linguistique, sur celui de la capacité d’intégration des nouveaux arrivants et sur le plan de la cohésion sociale ? Puis, ce principe étant posé, saura-t-il  discuter ouvertement de mesures d’application générale aptes à atteindre ce but (j’en ai discuté ici) ?

Le document Curzi est donc une contribution valable au débat linguistique québécois, une première étape. Il a raison de s’alarmer, et on espère qu’il ne subira pas le même sort que les avertissements de cette pauvre Cassandre.

Les commentaires sont fermés.

La stratégie multiculturaliste porte ses fruits.
Hého les folkloriques! Le français c’est du passé. À moins que…

Nous sommes dans une double minorité. Minorité au Canada, où l’anglais est la seule langue parlée (et où le français est relégué à une langue d’étranger) et minorité au Québec, où le bilinguisme n’avantage que les anglophones.

Si je m’installe ailleurs, vais-je apprendre la langue marginale du coin? C’est-à-dire, par exemple, vais-je apprendre le catalan en Espagne? Le nééerlandais en Afrique du Sud? Le romanche en Suisse? Mais non. Apprendre une langue c’est déjà un sacré effort, pour autant qu’elle puisse servir dans tout son potentiel.

Le problème ici c’est qu’en plus d’être la langue principale du pays, l’anglais est la langue de l’Amérique du nord et du monde. La difficulté de préservation est encore plus aride.

Si, et bien seulement si, le Québec devient indépendant, la langue devient LE principale vecteur. Au pays-bas, c’est le Néerlandais. En Finlande, le finnois. Pas l’allemand ni le russe: les structures politiques régissent la langue.

Une seconde langue au Canada sera toujours une langue qu’on apprends si on a le temps. Pas une nécessité.

Pas surprenant qu’après les études obligatoires en français, les immigrants parlent mieux l’anglais… ils baignent dedans. Ils vivent au Canada. Et au Québec par circonstances.

«Elle doit savoir qu’un alarmiste est quelqu’un qui dissémine des bruits et des nouvelles alarmantes, mais souvent justes.»

Je dois dire que cette définition… me semble ridicule.

Si j’ai bien compris, ce que Glenn Beck annonce tous les jours à la radio, à la télé et dans ses livres, c’est souvent juste? Les alarmistes en tout genre ont rarement raison en fait, mais ils vendent plus de livres.

Cela dit, vous avez tout juste pour le propos de votre article. J’ai une amie américaine qui s’est installée ici il y a 6 ans dans NDG. Elle vient tout juste d’obtenir son statut d’immigrante, mais n’a rien appris de la culture d’ici depuis qu’elle est arrivée, sauf ce qu’elle en lit dans The Gazette. Ce qu’elle dit cache une vérité évidente par contre, c’est trop facile de vivre en anglais exclusivement à Montréal. Typiquement Américaine, elle n’a pas attendue qu’on lui donne du travail, elle s’est partie à son compte. Sa clientèle est anglaise, ses amis sont anglais, son voisinage est anglais, elle ne se prive de rien. C’est triste, mais c’est ainsi. J’essaye maintenant de lui démontrer que ça vaut la peine de suivre un peu plus la politique au Québec… et de découvrir la culture locale qui est quand même très riche. Les Américains sont, de façon générale, bien plus ouverts à l’indépendantisme québécois qu’on ne le croit. Ils sont passé par là après tout. Ce qui est arrivé au lieu, c’est qu’elle s’est installée ici, a ouvert The Gazette et pérore déjà ce qu’elle y entend. L’isolationnisme anglophone s’entretient ainsi depuis toujours. Les anglophones de Montréal, ce ne sont pas des Anglais, c’est des Latins comme nous, des Italiens surtout. Je ne comprends pas quelle opération de charme il faudra faire pour qu’ils comprennent que ça va dans le sens du bien commun qu’on s’unisse pour parler tous la même langue. Une civilisation stable et prospère, vieille de 400 ans, ça mérite d’être respectée et préservée. Il y a en fait si peu de vrais Anglais à Montréal, c’est infime comparativement aux vrais Français.

Derrière les raisons futiles données par cette ministre de la contre culture , se trouve le désir de ne rien faire pour ne pas déplaire a leurs électorats captifs les anglos et une majorité d’allophones . En ce sens la ministre plait a son patron et garde ainsi son job …..

Bien envoyé, continuons à leur sonner les cloches!

Cela dit, en ce qui concerne l’obligation au cégep francophone pour tous les immigrants, il me semble que cela s’impose.

J’en tire mon jugement de mes voisins immigrants. De plus en plus francophones tant que les enfants ont fréquenté l’école en français — même les parents se sont mis au français –, mais depuis que les enfants fréquentent le cégep anglophone, leur français se perd rapidement, ça se perd vite une langue seconde… Ils ont des amis qui ne parlent pas le français, même les francophones de leurs amis cégépiens leur parlent en anglais, surtout quand ils sont en bande bien sûr. Au cégep anglophone, la langue de ‘travail’ et des rencontres donc, est l’anglais.

Et ne parlons pas des chommes et blondes, le cégep est l’âge des premières amours, qui se déroulent donc en anglais. Ce qui laisse des traces… Et par la suite, l’université est invariablement en anglais.

On est piégé par nos bons sentiments.

Obliger les immigrants a s,installer en région, les obliger a suivre et réussir des cours de français, a envoyer leurs enfants dans des programmes d,immersions en français, obliger les stations de radio a diffuser plus de musique en français (y compris la musique de noel), imposer le français comme langue de travail, développer des coopératives d’habitation et du logement social en imposant un minimum d,occupation de langue francophone, mettre en oeuvre des moyens d’empêcher les getthos(ce qui a pour conséquence que les gens peuvent vivre ici sans jamais dire un mot français), ne pas permettre le développement d’institution et d’entreprise basé sur un service en anglais uniquement (hopitaux, écoles, cinéma, maisons de retraitre, radio etc), le français (québécois) doit avoir priorité partout. Fini l’éducation et les gardeires en anglais pour les immigrants, immersion en français point à la ligne. Faire passer des tests d,évaluation linguistique aux citoyens et les forcer a suivre des cours, ceux qui ont le moyen de payer, paient pour les autres on subventionnent selon les revenus.

Tout d’abord mettons une chose au clair, il faut relever ce que la ministre St-Pierre dit.
Toutefois ce qu’elle dit n’a aucune valeur. C’est la position du parti libéral …alors.

Lorsque j’entends la pub de son ministère interprété par l’humoriste Louis-José Houde qui en résumée dit qu’il aime cela se faire servir en français et qu’il remercie le marchand de l’avoir servi en français dans un état francophone et qui est tributaire de la population francophone, on peut même pas tirer des conclusions et les mots n’ont plus de sens.
Et mes sens me disent que la ministre St-Pierre est une incompétente et qu’il ne rete plus que l’action-citoyenne. Et que la ministre ne s’en mêle plus. Assez de niaisage.

Il n’y a pas que la Ministre St-Pierre qui estime que tout ce beau monde est alarmiste. Il suffit de lire La Presse depuis quelques jours pour constater que nos bons fédéraleux essaient encore une fois d’endormir tout le monde. Le francais à Montréal? Y’en a pas de problème, regardez ailleurs!

Les accomodement raisonnables? Y’en a pas de problème! Rregardez ailleurs pendant qu’on agit en douce pour satisfaire certains groupes!

La construction au Québec? Y’en a pas de problème! Regardez ailleurs pendant que nos petits amis font la pluie et le beau temps et remplissent nos caisses électorales!

Les garderies au Québec? Y’en a pas de problème! Regardez ailleurs pendant que l’on accorde à nos petits amis d’alléchantes concessions privées tandis qu’ils financent notre parti!

Vous voyez bien, vous les alarmistes, on nage dans la fumée mais il n’y a aucun feu!

Il n’y a qu’une seule solution au problème de la langue française au Québec, c’est L’INDÉPENDANCE au plus sacrant sinon nous disparaissons comme peuple! Est-ce assez clair? Un peuple qui ne contrôle pas son immigration est voué à voir diminuer sa population d’origine et sa cohésion sociale; c’est un suicide collectif. La minorité anglophone du Québec est la cause du cancer linguistique au Québec. Subventionnons leurs universités, leurs cégeps et leurs hôpitaux au prorata de sa population soit environ 8% de la population québécoise. Et tant que cette minorité ne s’intégrera pas à part entière à la majorité québécoise, elle prendra de l’expansion à notre détriment. Seule l’indépendance peut mettre fin à cet apartheid. En concluant, je voudrais mentionner que les dirigeants politiques québécois sont des lâches et des peureux dans le dossier linguistique. Charest protège sa clientèle électoraliste (anglos et immigrants) tandis que le PQ n’a pas assez de colonne vertébrale pour tasser la minorité anglophone; il craint les répercussions ou réactions négatives. Plus que le PQ et le PLQ attendront pour résoudre le problème linguistique au Québec, plus le boomerang les frappera de plein fouet.

André Gignac le 9 avril 2010

Un de mes petits fils est membre d’une équipe de basket- atome de Longueuil-qui s’est rendue en finale lors d’un tournoi à DDO ( ce sont les intiales de ce délinquent québécois, Dollard- des -Ormeaux) dans le West-Island. L’équipe a perdu en finales alors qu’on a remis les trophées aux gagnants. Toute la cérémonie s’est déroulée en anglais.
Quand j’ai rouspété- tout bas- les parents francophones de la Rive-Sud m’ont soufflé à l’oreille;
« c’est pas grave »
..des cocus heureux…

Sans l’exode des anglos et des immigrants vers l’Ontario et l’Alberta depuis 1970 nous serions déjà minoritaires au Québec car c’est ce que financent les fédéralistes avec nos impôts depuis déjà 1763 ;
Sans l’indépendance le Québec continuera à être anglicisé par Otttawa et son émissaire Charest
L’unique solution en entendant l’indépendance serait une grève en refusant au Québec de parler anglais et en poursuivant les patroneux qui exigent de parler anglais pour qu’un Québecois ait droit de travailler au Québec .
Mais pour tenir avec succès un tel combat de francisation il faut contrôler les médias car même les ministres de Charest collaborent à angliciser le Québec en offrant des services en anglais .
Pour ma part depuis toujours je refuse de parler anglais au Québec et j’impose ma langue française nationale Québecoise avec une grande fierté.

Madame St-Pierre est manifestement une inculte. Cassandre prédit en vain la chute de Troie. Elle ne fut pas crue, mais elle avait raison.

La seule chose qui me turlupine dans cette histoire, c’est que je crains comme la peste qu’une fois de plus le PQ quand il reprendra le pouvoir, accouche d’une autre souris, et ne fasse pas ce qu’il faut vraiment faire. Parait que, dit-on en certains milieux, Pauline hésite…

Quand aujourd’hui je vois et entends l’ex premier ministre Landry faire l’apologie du CEGEP en français pour tous, je me souviens aussi que quand il était au pouvoir et premier ministre, il nageait dans l’angélisme. Et voilà pourquoi nous sommes dans ce merdier aujourd’hui…. Est-ce que Pauline va tomber dans cette marmite tiède quand elle sera au pouvoir ?

Mais rappelons-nous que chaque fois que le PQ a été au pouvoir il s’est comporté en grand naïf. En face ils ne le sont pas. Madame Payette le rappelle avec pertinence dans le Devoir de ce matin.

Est-ce qu’on peut apprendre quelque chose du passé ? je le souhaite. Et je me croise les doigts…

Lire les commentaires me décourage un peu. Étant francophone ayant grandit dans la banlieue je vois plutôt mon unilinguisme comme une faiblesse dans un monde compétitif ou le multilinguisme est un atout. Je pense que la pire des solutions pour faire valoir les intérêts du Québec serait de permettre un prolongement de la Loi 101 au milieu collégial(CEGEP). Je suis allé au Collège Dawson pour justement bénéficier d’une éducation anglophone qui me permettrait de devenir bilingue. Je trouve alarmiste de penser que je vais perdre mon sens de la protection de la langue française en ayant acquérir des connaissances supplémentaires essentiel pour quiconque est saisi d’ambition et veux évoluer dans le milieu du travail. Je crois justement qu’en étant bilingue et en intégrant les hautes sphères du travail, on peut justement s’assurer de la présence du français dans ce milieu et être présent dans le milieu anglophone pour faire valoir les intérêts des consommateurs francophone qui vivent en banlieue. Il est utopique de penser qu’un Québec moderne pourrait survivre sans l’immigration et sans une adaptation au monde moderne qui est de plus en plus tourner vers le multilinguisme, et spécialement la langue du travail, soit l’anglais. Donc, c’est avec beaucoup de scepticisme que j’aborde les solutions élabores par les commentaires suite a cette article.
Un étudiant universitaire très concerné !

encore une fois on monte aux barricades!
mais quand arrive le temps de voter et que le premier ministre promet des réductions d’impôts, où sont tous ces contestataires? pour qui votent-ils? à ce que je sache, le parti libéral a eu une majorité de votes…
idem pour la souveraineté… où sont-ils tous ces gens qui veulent maintenant sauver la nation?
en fait, au québec on préfère sa petite vie tranquille avec promesse de baisse d’impôt qu’aux grands débats linguistiques; on ne veut pas de troubles…
et puis ceux qui pensent que le pq ferait mieux…WOW…
le pq ferait pire avec son obsession de plaire à tous et surtout ne pas passer pour un parti intolérant… et son obsession de prendre le pouvoir au prix de compromis… le pq a-t-il fait plus pour protéger la langue de travail que les autres depuis que la cours suprême a fait fondre la loi 101?
pourquoi la ministre st-pierre devrait s’inquiéter de la situation quand pauline ne s’en occupe même pas?
pis tous ces gens qui acceptent de ne jamais parler de souveraineté parce que ça pourrait nuire à leurs chances de se faire élire…
pis tous ces québécois tranquilles qui ne veulent pas parler de la souveraineté parce que ça fait des chicanes, pire ils croient que ça nuit à l’économie et l’économie c’est bien plus important que la langue…
non ça prendrait un parti qui défend la langue plus que sa volonté de compromis pour le pouvoir… un parti qui défend la souveraineté plus que son obsession de prendre le pouvoir…
autre chose que la parti libéral qui a trop d’amis dans l’économie et pas le pq qui ne se rappelle même plus pourquoi il existe…

ouin, à chaque année 20 000 francos quittent l’île pour le 450 et sont remplacés par 35 000 immigrants. Au bout d’une vingtaine d’années le PQ crie alarme, mais que fait-il pour enrayer la principale cause qui est l’étalement urbain ? Il en parle jamais car le 450 est rendu un bastion du PQ.

Que propose-t-il ? Plus de règlements de francisation pour les petits commerces (inutiles et bureaucratique à l’extrème) et la fermeture de 4 CEGEP anglophones. Ça ne changera rien sauf pour repartir une guerre linguistique et éloigner davantage les allophones du PQ.

Ce qui prouve que le PQ est un parti pareil aux autres, il dit rechercher la souveraineté mais en réalité il cherche à protéger sa base électorale grandissante dans le 450 aux dépends des appuis à la souveraineté.

Avec qui les nouveaux immigrants sur l’île vont-ils pratiquer leur français quand les francos vont en si grand nombre en banlieue ? Ça on n’en parle jamais mais on aime sonner l’alarme quand la proportion de francophones diminue car on veut se dépeindre comme seuls défenseurs du français alors qu’on est souvent son pire ennemi. Paradoxal mais vrai.

La solution pour renverser le déclin du français au Québec est simplement d’allonger la loi 101 pas seulement aux CEGEPS mais aussi aux universités. La langue de travail est apprise dans ces deux établissements, pas dans les écoles primaires et secondaires. S’il est difficile d’entendre la loi 101 aux universités, une autre solution est de réduire les subventions aux CEGEPS et universités anglophones. L’argent économisé ainsi pourrait donc être investi dans les CEGEPS et universités francophones.

Il faut aussi investir et améliorer l’enseignement de l’anglais comme langue seconde dans les CEGEPS et universités francophones. Comme Jean-Pierre Charbonneau dit, il est plus préférable que le Québec produit des francophones bilingues plutôt que des anglophones bilingues.

Comme au temps de l’implémentation de la loi 101 en 1977, j’espère que le PQ a le courage de proposer de telles mesures, même au risque de se faire traité comme raciste, xénophobe, et blah blah blah.

@M. Gignac

En quoi l’indépendance stopperait l’étalement urbain et augmenterait le nombre de familles francophones sur l’île ? Pourquoi le PQ refuse de reconnaître la vrai source du problème et s’acharne sur la petite minorité anglophone de 8 % ( elle était de 15 % voilà une génération à peine).

Vous blâmez une minorité qui est en pleine décroissance démographique pour tous nos maux et prescrivez l’indépendance comme étant une sorte de cure magique à une maladie que vous êtes incapable de diagnostiquer correctement.

Est-ce que la petite famille franco du plateau attirée par l’industrie du bungalow pas cher de banlieue devrait renoncer à vendre à un anglo ou un allo ?

La solution réside dans la revanche des berceaux. Il faut faire encore plus d’enfants, c’est le moyen le plus sur d’assurer la pérénnité de la langue.
Les immigrants font beaucoup d’enfants qui vont choisir de vivre en anglais parce que c’est la langue du travail présentement, essayez de trouver un emploi à Montreal, si vous ne parlez pas l’anglais.
On ne pourra pas toujours compter sur les lois pour les forcer à faire instruire leus enfants en français.
De toute façon rien ne garantie qu’un immigrant ayant fréquenté l’école française, fasse du français sa langue parlée au petit déjeuner.

Les cégeps anglophones débordent. Le Plateau s’anglicise à vue d’oeil. Les universités et cégeps anglophones du Québec reçoivent plus du quart des subventions, alors que les vrais anglophones sont moins de 10% de la population du Québec. Situation injuste et inquiétante.

Avec 55 000 nouveaux immigrants par année, dont la moitié des allophones s’anglicisent à toutes fins pratiques, imaginons la situation dans 10 ou 20 ans …

Il existe au Québec un scandale systémique et récurrent : alors que la population anglophone du Québec est de moins de 10 % de la population totale, les collèges et universités anglophones du Québec reçoivent 26 % des subventions gouvernementales. Ce qui revient à dire que les universités francophones ne reçoivent pas la juste part qu’elles devraient avoir. Le Québec finance lui-même son assimilation à l’anglais.

Pour une question de justice envers la majorité, il est grand temps que le réseau d’enseignement anglophone au Québec ne soit subventionné qu’au prorata de la proportion de véritables anglophones au Québec, et ce à tous les niveaux : primaire, secondaire, et surtout aux niveaux collégial et universitaire.

Le temps presse. La moitié des allophones vont au cégep et à l’université en anglais, et commencent ainsi leur vie sociale et adulte en anglais : la meilleure recette pour qu’ils restent anglophones le reste de leurs jours! Alors, avec 55 000 nouveaux immigrants par année, proportionnellement plus que tout autre pays qui n’est même pas menacé de survie, la tendance est très inquiétante pour le peuple québécois. Imaginons la situation dans 10 ou 20 ans si un vigoureux coup de barre n’est pas donné …

Va-t-on pour une fois s’interroger sur le degré de subvention des universités et des cégeps anglophones du Québec eu égard au poids démographique des vrais anglophones du Québec? Trois universités anglophones pour quel pourcentage de vrais anglophones?

À quand une Commission d’enquête sur cette situation absurde?

Ce n’est sûrement pas M. Charest qui va la mettre sur pied, lui qui reçoit l’appui quasi unanime (sinon rhodésien) des anglophones et des allophones anglicisés.

En tant que Québécois, voulons-nous rester ce que nous sommes, ou accepterons-nous de nous diluer dans la mer anglophone?

À nous de décider, et d’agir en conséquence en exigeant d’être servis en français, en exigeant un engagement ferme des partis politiques en faveur de la langue officielle du Québec, le français.

Quant à l’immigration, il y a un grand principe : « Immigrer dans un pays est un privilège, pas un droit. » Et ce privilège doit se mériter.

Dans le cas du Québec, ce privilège se mérite par l’engagement de la part de l’immigrant d’apprendre la langue officielle qui est le français s’il ne la connaît pas suffisamment. Et la citoyenneté québécoise ne devrait être accordée qu’aux immmigrants qui connaissent suffisamment la langue française, politique analogue à celle qui est appliquée dans de nombreux pays.

Si la cause du français vous tient à coeur, soyez au rendez-vous de l’évènement ‘Québec vs Cour suprême: La loi 101, notre seule voix’, le dimanche 11 avril, à 13:00, au Monument National, 1182 boulevard St-Laurent.
Plus de gens seront là, plus le reste de la population se rendra compte que c’est fini le temps du verbiage, on passe à l’action!

lagentefeminine: Ce que vous écrivez est juste. Le seul problème que j’y vois, et il est majeur, c’est que ces mesures vont frapper un mur avec le Parlement canadien et la charte canadienne. Seul un Québec indépendant peut aller de l’avant comme vous le souhaitez.

Je suis généralement présenté comme conciliant. On m’a même traité de traître. parce que j’ai dit – et expliqué – pourquoi l’indépendance du Québec n’est plus une priorité.

Sur la question de la langue, toutefois, je soutiens l’analyse de Louis Préfontaine: http://les7duquebec.wordpress.com/2010/04/09/la-langue-dans-nos-mains/

Cela tout en gardant mes réserves quant aux modalités d’application des stratégies qui devraient en découler; je crois même qu’on devrait un peu plus loin…

Voir mes textes :

http://nouvellesociete.wordpress.com/2008/09/17/188-quebec-francais-1/

http://nouvellesociete.wordpress.com/2008/09/18/189-quebec-francais-2/

» McGill – ou tout autre institution – recevra des subventions proportionnelles à la part de ses activités académiques et de recherche qui auront lieu en français. Pour le reste, elle dépendra de son financement privé, avec lequel elle aura toute discrétion d’agir. Même chose pour les institutions juives, même chose pour quiconque veut enseigner en tout autre langue. »

Pierre JC Allard

La Cour Suprême du Canada n’a pas cessé d’amoindrir les impacts de la Loi 101 qui n’est maintenant que l’ombre de ce qu’elle devrait être. Ses décisions ont généralement, pour ne pas dire entièrement, été basées sur la Charte canadienne des droits et libertés.

Ajoutons que le Parti libéral du Québec est loin d’être enclin à mener des batailles linguistiques en faveur du français pour des raisons évidentes dont celle de ménager son électorat anglophones qui a l’habitude de voter en bloc pour lui.

Même si nous mettons dans la balance la force assimilatrice de l’anglais qui s’observe planétairement, nous devons constater que le deux premiers phénomènes mentionnés, les jugements de la Cour Suprême et un gouvernement libéral, sont les principales raisons du déclin du français au Québec et particulièrement dans la région de Montréal.

De ces constations, il s’en suit que deux solutions peuvent naturellement être déduites. Premièrement le renforcement de la Loi 101, dont l’intégration de l’enseignement collégiale doit se faire d’urgence. Mais une condition essentielle à la mise en œuvre de cette première solution est de se débarrasser du présent gouvernement libéral avec ou sans Jean Charest à sa tête. Jamais un gouvernement libéral n’acceptera de renforcer la Loi 101. Aujourd’hui, seul le Parti Québécois pourrait le faire.

Portons maintenant notre regard vers Ottawa. Existe-t-il au fédéral un parti politique (à part le Bloc québécois qui, par définition, jamais ne détiendra suffisamment de pouvoir) qui acceptera de modifier la Charte canadienne des droits et libertés pour favoriser l’application intégrale de Loi 101 renforcée.

Conclusion. Si nous voulons sauver le français au Québec et principalement dans la région de Montréal, il est nécessaire, à court terme de remercier M. Charest et de changer de Gouvernement. À long terme, seule l’indépendance du Québec peut contrer les velléités assimilatrices d’Ottawa envers le Québec francophone. Ceci ne nous mettre pas automatiquement à l’abri du déclin du français mais permettra à la Nation québécoise d’adopter et mettre en force les mesures nécessaires pour y arriver.

Il est difficile pour une personne qui passe de lectrice de nouvelle à élue dans un comté automatique du PLQ de penser autrement, ce serait un suicide.
En fait on doit au plus vite mettre le monsieur qui a les 2 mains sur le volant hors du char et mettre en place un gouvernement qui représente les francophones et pas les intérêts d’une minorité du Québec.

Le plus gros problèmes est la clientèle automatique des libéraux et conservateurs dans la région de la ville de Québec.
Les fonctionnaires assurés de leur place en français et de leur pension, se foute royalement des problèmes de Montréal et vont voter encore pour ces gouvernements qui en fait veulent par leurs votes se séparer de Montréal qui est une injure à la tranquillité de Québec.

Il est important d’être nombreux à la manifestation pour renforcer la loi 101: qu’elle soit maintenant appliquée à toutes les écoles subventionnées du Québec, y compris les écoles privées, et dans les cégep. C’est un rendez-vous pour défendre notre langue ce dimanche, 11 avril 2010, à 13:00 au Monument National, 1182, boul. Saint-Laurent à Montréal.

La langue française représente un élément important pour l’ensemble de la population du Québec mais nous devons nous poser la question à savoir si nous avons pris les bonnes décisions pour la conserver au cours des quarante dernières années. Pour qu’une langue demeure une priorité pour une population, il faut, en premier, que celle-ci se regénère par elle-même, sinon ce serait rêver en couleur que de penser que l’immigration viendra s’intégrer facilement à cette langue. L’immigration passera toujours par la facilité.

Pourquoi en sommes-nous rendu aux statistiques que Pierre Curzi nous a présentées cette semaine? La réponse est simple: la population francophone du Québec a choisi de ne plus se reproduire au cours des dernières décennies, c’est à dire, nous avons décidé de ne plus faire d’enfants. Nous devrons donc payer cette baisse du français au cours des prochaines années pour notre égoisme collectif.

Je crois qu’il est illusoire de croire que nous pouvons redresser la situation car nous avons pris trop de retard. Il serait préférable et plus sage de mettre nos énergies à améliorer notre économie par le REDRESSEMENT des structures politiques du Québec en éliminant la bureaucratie exagérée.

Je reproche ce phénomène non pas au gouvernement ou aux immigrants, mais aux jeunes francophones sans appartenance ni identité nationale. J’en connais plusieurs – surtout dans la vingtaine – qui semblent s’enorgueillir de parler l’anglais en voulant s’ouvrir sur le monde. Pourtant, il n’est pas impossible d’être parfaitement bilingue tout en protégeant sa langue – j’en suis la preuve. À chaque fois qu’un francophone courbe l’échine et accepte de parler anglais parce que son interlocuteur ne voit pas l’utilité d’apprendre le français au Québec, c’est notre descendance et notre héritage qui en prend un coup.

On vient d’annoncer que l’emblème du Québec sera dorénavant un condom, ce qui reflèterait mieux la politique Québécoise. Un condom a beaucoup de place pour l’inflation, ça arrête la production, détruit la nouvelle génération, protège bien des trous-de-cul et vous donne un sentiment de sécurité pendant que vous vous faites fourrer…. Dehors les Libéraux!

Tous ceux qui votent fédéraliste au Québec votent pour ceux qui refusent à Ottawa que la nation Québecoise ait le droit d,imposer sans langue nationale au Québec .
Mais ces anti lois 101 sont tellement menteurs et hypocrites et osent dire qu’ils sont des vrais Québecois à la canadian
Charest et sa gang votent fédéralistes

Une leçon de l’Histoire: les Métis se sont toujours faits bidonnés des deux bords. A quand la promotion des anglos (&allos) qui s’expriment en français dans l’espace public québécois, i.e. les médias (et la démotion des francos(&allos) qui le font en anglais). Et quand apprendrez-vous l’Histoire des minorités francos pour ne pas répéter leurs erreurs?

Un assimilé de l’Ouest canadien

Curzi, comme bien d’autres, parle du pourcentage de francophones DONT LA LANGUE MATERNELLE EST LE FRANÇAIS. Les francophones dont la langue maternelle sont, bien sûr, à leurs yeux, des suspects, et ils ne comptent pas dans le tableau linguistique. Aux yeux des plus bornés des péquistes (mais ils n’ont pas tous les mêmes opinions), il n’y a rien à faire, ces gens suspects ne seront jamais de vrais francophones et ils menaceront toujours la majorité, le fameux nous…
Pourquoi? Ça serait à expliquer, mais ces gens sont trop occupés à se plaindre de 15 femmes qui portent le niqab au Québec (plutôt que de chercher à donner de l’emploi aux dizaines de milliers d’immgrants diplômés qui parlent français mais ne réussissent pas à trouver un travail correspondant à leurs compétences).
Puis, ces statistiques sont reprises à droite et à gauche, et transformées, comme dans cet article: il n’est plus question de personnes dont la langue maternelle est le français, mais de francophones tout court… Quelle pirouette idéologique! Et aussitôt qu’une personne est critique par rapport à ceux qui tiennent ce discours, elle se fait dire qu’elle veut empêcher les débats… Un peu d’honnêteté!

J’aurais dû écrire: Les francophones dont la langue maternelle N’EST PAS LE FRANÇAIS sont, bien sûr, à leurs yeux, des suspects, et ils ne comptent pas dans le tableau linguistique.

« La PEUR…dernier refuge des séparatistes! » (François premier)

Depuis 40 ans les fédéralistes sèment la peur et des épouvantails.

La PEUR, seul argument, seul refuge des fédéralistes.

@ LeCanardHasBeen

« Et quand apprendrez-vous l’Histoire des minorités francos pour ne pas répéter leurs erreurs?

Un assimilé de l’Ouest canadien »

Vous avez raison LeCanard.

Voyez-vous la droite du Canada n’a jamais voulu que nous apprenions notre histoire.

La droite ou fédéraleux du Québec ne la croient pas, en ont honte ou en ont peur, comme des Elvis Gratton.

Montréale prende le chemin de Bruxelle mais en chemin inverse ! Bruxelle était majoritairement flamand au 19ième. Bruxelle est devenu Francophone à plus de 80 % aujourd’hui !

Les flamands ont compris la leçon et utilisent des mesures radicales pour contenir la poussé francophone !

oui on les traite de raciste mais leurs méthodes sont efficaces car elles ont stoppé la francisation massive du Brabant

Les Québecois doivent fortement s’inspirer des méthodes flamandes pour limiter le nombre d’anglophones à montréal

La derniere fois ou il y a eut un changement majeur dans le but de noyer les députés francophones du Québec dans la masse anglophone, comme Harper désire le faire.. de ce temps ci… c était en 1840 lors de l Acte d Union du Haut et du Bas Canada…..
Sachant aujourdhui, que ce sont les memes, au Commune, a Westminster qui faisaient la Premiere Guerre de l Opium a la Chine! 1839-1842….Je dirais ceci a Pierre Curzy…..
Pierre! Si tu détectes une odeur de caramel….Bouches-toi le nez!…et sauve toi vite!…Meme si on te traite de raciste!…Lol!….

hey les quebecois j’ai le droit de parler anglais a la maison et a l’exterieur sauf quand il faut parler a un employer. les quebecois exagerrent. tout le monde connait le francais de nos jours. Juste a cause qu’ils entendent des gens parler anglais ils pensent que leur langue va plus exister. les quebecois seront toujours de meme

victorserge vous vous prennez pour qui en disant que les quebecois doivent limiter le nombre d’anglophones a montreal? vous avez un probleme que je parle anglais?

Toujours des études plus alarmantes les unes que les autres. Si les francophones ne fuyaient pas autant montreal, peut-être que le français serait majoritaire. Les francophones ont déserté montréal pour aller en banlieue et en région ne se rendant à montréal seulement pour aller au centre Bell ou au Festival de Jazz.
Ma première langue n’est pas le français elle est la deuxième. Ma troisième langue est l’anglais. Pour pouvoir perfectionner mon anglais j’ai été dans un cégep anglophone. Rien ne m’empêche de me trouver un travail en français ou en anglais étant donné que maintenant je maitrise ces 2 langues. L’ouverture d’esprit mes amis, et je ne suis pas obligée de parler français ou anglais chez moi si ça ne me tente pas….

La question de la langue nous l,aurions réglé le 30 Octobre 95 en devenant un pays.Nous serions entrain de bâtir ce pays ,cela aurait créé une fierté,un enthousiasme pour ce que nous sommes et pour ceux qui veulent se joindrent à nous dans la langue francaise.

Malheureusement tout le contraire s’est produit,le Québec est comme sur un déclin tranquille,il y a pour plusieurs Québécois cette attirance vers l’anglais qui n’est pas saine et il y a ceux qui ne veulent pa se joindre à nous et adoptent l’anglais.C’est tout croche,rien ne marche ,nous n’allons nul part et celui qui parlait de »trou noir » pendant la campagne référendaire :Jean Charest,nous y conduit dans ce trou un p’tit peu plus tout les jours….

Y a pas un clause dérogatoire?

Pourquoi on l’utilise pas?

Je pense que ca fait le tour de la question.

Le reste n’est que politique. Les politiciens voudraient que les juges décident autre chose que ce qu’une loi faite pour protéger les libertés individuelle est sensé faire.

L’imposition d’une langue est une réduction de libertée et il est normal que cette décision passe par la clause dérogatoire.

le constat est plus qu’alarmant pour la Province qui a l’autonomie en matière de sélection des immigrants.Si tous ceux qui arrivent à Montréal sont hyper qualifiés avec des diplômes obtenus dans des universités francophones, malheureusement la réalité économique veut que l’unilingue anglophone qui se débrouille en français a plus de cote que le francophone avec un anglais fonctionnel.
Il ne faut pas se voiler la face.quand les ordres professionnels sont verrouillés, quand accéder à un emploi qualifié devient de la sinécure pour un diplômé étranger francophone, il ne faut pas s’étonner que Montréal (la vitrine économique de la Province)s’anglicise.
Et pourtant, Comparativement les autres provinces avec moins de folklores intègrent mieux les diplômés étrangers détenteurs(excusé de peu)d’un C.S.Q.

Tout n’est pas perdu! Nous sommes ici, ensemble pour en témoigner. Qui se donnerait même la peine d’écrire un seul mot si il ou elle était convaincu de la futilité de la démarche.

Nous avons commis, nous commettons erreurs par-dessus erreurs. Ça c’est pour le passé. Que pouvons-nous faire ici, maintenant. D’abord rester calmes et sereins afin d’être en mesure de réfléchir intelligemment, pour mieux convaincre. Ce qui arrive n’est pas la faute des anglais ou autres nations. Ce qui arrive ne dépend que de nous.

Ce qui arrivera ne dépendra que de nous également. Inutile de paniquer tout en cherchant des coupables partout y compris dans nos propres rangs. Cela est totalement contreproductif.

À deux reprises en quinze ans, notre pays nous a été offert sur un plateau d’argent, vrai ou faux?, oui ou non? Tout ce que nous avions à faire c’était un trait de crayon sur un bulletin de vote, point. Qu’avons-nous choisi? On a majoritairement choisi de faire confiance à celles et ceux qui, la main sur le coeur, nous promettaient le véritable changement. Voyez où nous en sommes aujourd’hui…

Donc, à partir de maintenant que décidons-nous? Selon moi, la seule et unique alternative dans le contexte actuel consiste à nous dire oui, dire oui au Québec, à notre langue française, aux pleins pouvoirs et à tout le reste… pour le meilleur et pour le pire car, bien évidemment, la liberté a un prix, tandis que l’esclavage c’est l’annihilation.

À partir du moment où nous serons maîtres chez nous, nous pourrons commencer à travailler à l’édification du Québec de tous les québécois sans aucune exception. Celles et ceux qui ne voudront pas participer au projet collectif auront toute la liberté de partir, le monde est vaste. Ils seront également libres de revenir vivre avec nous et ils seront alors à nouveau chez eux, parmi nous.

La système canadian c’est comme le parti libéral provincial, une immense supercherie. Le Québec appartient aux québécois/ses mais nous ne le savons pas, nous n’en sommes pas encore conscients. Prenons d’abord conscience que l’État du Québec est à nous, reconnaissons-le nous-mêmes d’abord, affirmons-le et agissons en conformité avec notre conviction.

Le Canada ne peut rien faire pour nous empêcher de devenir un peuple libre et souverain si nous le décidons. La charte des Nations-Unies est fondée sur ce principe universel. Notre destin repose entre nos mains.