François Legault et le journalisme inutile

C’était le 2 juin 1980. Jeune journaliste au service radio de la Presse Canadienne, j’avais appris que le critique économique de l’opposition libérale à Québec, l’éminent professeur André Raynauld, allait démissionner le lendemain.

M. Raynauld, acceptez mes plus plates excuses.
M. Raynauld, acceptez mes plus plates excuses.

Faisant un Woodward-et-Bernstein de moi (les limiers qui ont révélé le scandale du Watergate), j’appelai Raynauld pour lui demander si c’était vrai. Trop honnête pour mentir, le député refusa d’infirmer ou de confirmer. (Quel rapport avec Legault ? Patience.)

« Vous comprenez, lui dis-je du haut de mes 22 ans, qu’en ce cas, refuser de démentir me laisse conclure que c’est vrai. » Puis, fort de ma source et de ce non-démenti, j’informai la Terre entière que le député Raynauld allait, dans moins de 24 heures, annoncer son départ.

Une heure plus tard, les journalistes de la presse parlementaire à Québec accrochaient Raynauld à l’entrée du caucus des députés et lui faisait avouer que, oui, il quittait.

Le lendemain, je me suis senti tout croche. Quel gain tangible le droit du public à l’information avait-il tiré de cette annonce prématurée ? Aucun. Le pauvre professeur Raynauld, qui ne serait jamais ministre de quoi que ce soit, devait avoir deux beaux moments en politique. Son entrée et sa sortie. Je lui en avait ravi la moitié. Et pourquoi ?

Pour annoncer, quelques heures à l’avance et en catastrophe, ce qui devait être un événement public, transparent, expliqué par son principal protagoniste, à son rythme et par une déclaration soigneusement préparée.

Je venais de pratiquer le journalisme inutile. Je me suis juré que je ne m’y reprendrais plus.

Détestable, inévitable

Le journalisme est admirable lorsqu’il révèle au public des faits importants que le pouvoir (politique, économique, social) voulait lui cacher. Encore plus admirable lorsque, à force d’enquête et d’intelligence, il met au jour des phénomènes insoupçonnés ou explique ce qui était inexpliqué.

Mais la recherche du scoop pour le scoop est l’inévitable et détestable scorie du processus. La publication, ce vendredi, d’extraits du manifeste de François Legault tombe dans cette catégorie.

Il s’agit d’un groupe de personnes qui ont longuement travaillé sur des idées, et sur un texte, qu’ils veulent rendre public ce lundi, en répondant à toutes les questions.

En quoi le droit du public à l’information est-il servi par la publication prématurée de ce texte et sa présentation par des journalistes qui font leur propre tri, choisissent leur propre emphase sur tel ou tel aspect, plutôt que de laisser les auteurs s’exprimer d’abord eux-mêmes ?

Aucun. Au contraire. Dans ce cas, le journaliste s’insère entre l’information et le public et offre une version appauvrie de ce que devait être l’événement, si on l’avait laissé se dérouler comme prévu.

Un des beaux cas dans l’histoire québécoise était l’obtention par des journalistes, la veille de sa publication, du livre blanc de René Lévesque sur la souveraineté-association. « On a travaillé toute la nuit », m’a dit un grand ami qui était sur le coup. Il était très surpris de mon manque d’enthousiasme.

Je tique tout autant lorsque le New York Times obtient une copie de l’autobiographie de Bill Clinton avant son lancement ou lorsqu’un quotidien concurrent — c’est arrivé — obtient la copie du dernier livre d’enquête de Bob Woodward avant que ce dernier n’en divulgue les meilleurs morceaux dans son propre quotidien, le Washington Post.

Il s’agit là, non de la divulgation de documents secrets, mais de la divulgation de documents qui sont sur le point d’être largement diffusés. (Transparence totale: On a voulu faire le même sort à mon livre Sortie de secours, en 2000.)

Cette pratique est-elle inévitable ? Absolument. La mécanique même de la pratique du journalisme suppose qu’on veuille « sortir la nouvelle » le plus tôt possible et, nécessairement, avant son concurrent.

Un journaliste qui obtient la copie du manifeste de Legault détient un « scoop » qui, non seulement fait vendre de la copie (voir la une du Journal de Montréal de samedi), mais démontre qu’il est un bon journaliste.

S’il fallait que, par respect pour Legault et pour le public, ce journaliste décide de ne pas publier cette information, il court le risque qu’un de ses collègues concurrents, lui, n’ait pas ce scrupule. Sa retenue n’aurait servi à rien et, informé, son patron lui passerait tout un savon.

« Fucker le game plan »

La situation est encore plus compliquée que ça. Il arrive régulièrement que des pouvoirs donnent une information confidentielle à un journaliste prématurément pour:

– Obtenir deux ou trois jours de couverture, plutôt qu’une. Le jour de la fuite, puis le jour du débat sur la fuite, puis le jour de l’annonce officielle.

– Tester une idée. C’était une spécialité du gouvernement Bourassa: faire couler un projet de réforme pour  jauger la réaction, puis décider d’aller de l’avant ou de faire marche arrière en fonction des commentaires.

Mais il y a aussi une pratique du journalisme inutile, voire nuisible, qui consiste à constamment anticiper le processus de décision gouvernemental et à éventer de quelques jours l’annonce de politiques.

Un des plus grands limiers du journalisme québécois, auquel on doit d’innombrables et utiles scoops, Denis Lessard, de La Presse, appelle cette technique — qu’il pratique — « fucker le game plan ».

Le gouvernement a travaillé des mois sur une politique. Il s’apprête à l’annoncer, à l’expliquer, à répondre aux questions, à faire, parfois, un huis-clos avec les journalistes pour que les experts soient à leur disposition.

La politique sera ensuite critiquée ou encensée — sûrement les deux — et examinée sous toutes ses coutures.

C’est le game plan. Dans la phase de préparation de la politique, plusieurs hypothèses ont été évoquées, par les fonctionnaires, les cabinets, les élus — et proposés par les lobbies et les contre lobbies. Pour qu’une discussion fructueuse ait lieu, ses participants doivent avoir la possibilité d’être audacieux. D’avancer des idées qui dérangent. Le processus d’élaboration de la politique fait le tri, accepte et rejette, combine et décide.

Le journalisme inutile, ici, rend public les hypothèses les plus choquantes ou innovantes, en cours de discussion. C’est parfois parce qu’un des participants au débat veut faire tuer cette idée en la coulant à la presse. C’est parfois parce que le journaliste a beaucoup insisté pour avoir cette information et — dans un cas célèbre — parce qu’il sait dans quelle poubelle les versions successives sont jetées.

Mais l’effet secondaire de cette pratique est de tétaniser l’innovation dans le processus de discussion interne. D’appauvrir le bassin d’idées neuves, de peur de la fuite.

Ce qui passe et ce qui reste

Voilà l’environnement dans lequel évoluent les femmes et les hommes politiques. Ils doivent répondre de leurs erreurs véritables — et ils en font. Ils doivent se défendre quotidiennement devant une opposition qui n’a que du mal à dire de leur travail — c’est systémique.

Alors même qu’on les accuse de ne rien faire, ils préparent fébrilement, en coulisse, les politiques qu’ils veulent présenter, c’est certain, sous leur meilleur jour. Mais avant même qu’ils puissent avoir ce moment où ils livrent le fruit de leur travail, des parcelles d’information se retrouvent dans les gazettes — et alors ils doivent rectifier un tir qu’ils n’ont pas encore tiré — ou encore leur labeur est divulgué avant même qu’ils ne puissent le faire eux-mêmes.

En cinq ans dans les coulisses du pouvoir, de 1994 à 1999, j’ai pu constater le niveau de frustration que cela impose à des êtres humains qui sont convaincus d’œuvrer pour le bien public et ne comprennent pas pourquoi leur chemin est jonché d’autant d’obstacles.

Venant du journalisme, j’étais sidéré de voir à quel point les responsables politiques étaient affectés par la couverture journalistique. (L’ancien éditorialiste Michel Roy a eu la même expérience lorsqu’il est devenu conseiller du Premier ministre Mulroney.)

Il faut un peu de recul pour comprendre que les politiques restent, la couverture journalistique passe. Le livre blanc de René Lévesque est enraciné dans l’histoire. Sa publication prématurée, non. Le manifeste de Legault sera un des événements politiques majeurs du début 2011. Le scoop de Quebecor, non.

La couverture journalistique, avais-je pris l’habitude de dire aux députés et ministres qui s’en plaignaient, c’est comme la température. Il ne sert à rien de s’en plaindre, il faut seulement s’habiller en conséquence.

Reste que, en théorie, si les journalistes vivaient, personnellement, deux expériences, ils pourraient devenir moins prompts à pratiquer le journalisme inutile.

Le premier est d’être critiqué nommément dans un journal, de préférence par une source anonyme. Cela m’est évidemment arrivé. On ressent une perte de contrôle de sa propre image que seuls les personnages publics connaissent. Très, très désagréable. À la longue, on s’habitue. Mais ça ne devient jamais normal.

Le second est le suivant:  il faudrait qu’un ministre obtienne un des premiers jets de l’article que le journaliste prépare sur lui ou une de ses politiques — avec les fautes, les informations non vérifiées, les phrases incomplètes.

« Comme c’est mal écrit et ridicule », dirait le ministre. « Du travail bâclé ! »

« Mais, répliquerait à bon droit le journaliste, je n’ai pas fini de travailler, ce n’est qu’un brouillon » !

« Je n’ai que fucké ton game plan » rétorquerait le ministre. C’est le jeu, non ?

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Ooooooohhhh….que c’a sent le spin à plein nez votre billet. Vous oubliez une chose très importante: ces documents de travail ne tombent pas par hazard entre les mains des journalistes. Ils sont souvent coulé par quelqu’un. Et ce (ces) qqun ont généralement un agenda la-dedans. Combiens de fois le parti au pouvoir a coulé de l’info à des journalistes pour « tester » l’eau? Combiens de fois une « annonce » est faite pour mieux la nier 24 heures plus tard? (Serge Ménard, cette semaine?)

Fucké le game-plan fait souvent parti du « game-plan ».

Vous êtes soit naif, sois profondément malhonnête dans votre critique du métier, pour mieux défendre vos maitres politiques, M. Lisée.

En effet !

Ça me laisse perplexe et doigts figés.

À l’instar ou comme la star Jacques Dutronc, j’y pense et puis j’oublie. C’est la vie, c’est la vie.

J’ai hâte à demain pour tout savoir.

Monsieur Lisée,
Je trouve votre mea culpa touchant. Je me demandais justement si les journalistes étaient conscients du mal que cette pratique engendre. Vous confirmez que le fantasme secret de tout journaliste est de devenir une star par qui le malheur des autres arrive ou est annoncé. En faisant tomber un gouvernement ou que sais-je encore. Rien pour élever l’âme. Les petites choses amusent les petites personnes.

Je comprends… Je suis d’accord… Mais on ne peut pas dire que FL est très malin avec les médias depuis le début de ses « réflexions ». Il a l’air du gars qui roule en plein hiver avec ses pneus d’été. Pourtant il sait comme tout le monde qu’on est en février. Ha oui, c’est vrai, vous parliez justement de température…

On va voir ce qu’il va sortir du chapeau lundi. Sans avoir pris connaissance de ce qui est contenu dans le manifeste, il est difficile de juger s’il s’agit d’un ballon d’essai ou d’une couille dans le piano du « game plan ».

Mais, l’hypothèse de la fuite calculée dans le cadre d’un plan de communication n’est pas farfelue.

« Scoop » de TVA, poussé sur Twitter par le nouveau compte de @Jean_Lapierre, suivie d’un vidéo sur YouTube qui a fait le tour, l’entrevue avec @lavoiegi du Soleil samedi, la couverture des journaux Quebecor, le lancement à Place Royale, le site web, la tournée des régions…

En convoquant les députés pour lundi 9h, c’est ironiquement (ou consciemment) Jean Charest qui a fucké le « game plan » de MM. Legault et Sirois. Les débats sous baîllon d’une loi spéciale pour forcer le retour au travail des procureurs de la Couronne va dominer le news cycle lundi et une partie de la semaine.

Il est écrit : «Le manifeste de Legault sera un des événements politiques majeurs du début 2011.»

Pas certain si ce manifeste continue, après la conférence de lundi, a être à l’eau de rose, un enfer de bonnes intentions assez floues sauf pour l’augmentation des profs, ce qui les rendrait meilleurs maintenant et pour le futur, par des évaluations et des objectifs gouvernementaux.

Les autres sujets comme : Favoriser le français, les études, l’économie, les arts et s’attaquer au déficit. Est-ce que nos partis politiques actuels sont contre ? Augmenter les tarifs de l’Hydro-Québec, M. Charest s’y est attaqué et semble continuer à favoriser cette action. What else ? Ignorer le problème constitutionnel, l’ADQ a déjà fait ça pendant plus de 10 ans.

Pourquoi ne pas tenter de présenter une solution constitutionnelle rassembleuse, à la place de déclarer qu’il n’y a rien à faire, du genre » Le fruit n’est pas mûr comme le PLQ le fait «

Le journalisme inutile : bien que l’élégance et le contexte en souffrent, tant qu’on rapporte des faits, ce n’est pas bien méchant. Mais quand on les substitue par des opinions, des prédictions, du remplissage ou même de la fiction, les plaçant au même niveau que les faits, ça me pose un problème.

À mon sens, l’information doit s’écrire au passé, pas au futur.

Et avouons-le, il s’est écrit beaucoup, beaucoup de futur sur François Legault au cours de la dernière année…

Si j’étais un ministre, je dirais aux journalistes: « Vous m’apprenez la nouvelle, allez questionner le paparazi, il semble en savoir plus que moi sur moi-même et sur mes projets! »

Vous me rappelez de mauvais souvenirs M. Lisée.

Je me rappelle de la planification de l’ouverture de l’entreprise qui avait été faite avec la plus grande attention avec un groupe qui m’ont aidés. Je ne connaissais rien des médias et personne ne m’a renseigné. C’était pourtant vital.

Une semaine avant l’ouverture une journaliste d’un petit journal power minable de vieilles nouvelles se présente. J’avais 27 ans. Bien polie elle commence à me poser des questions sur l’entreprise. Tout innocent je me suis dit un de plus sa intéresse les gens et je réponds aux questions.

La semaine d’ensuite, le jour de l’ouverture officielle, la TV, le journal régional et la radio étaient absents. Évidemment mon groupe était là aussi.

Alors je leur demande : mais pourquoi ils ne sont pas présents. Mais c’est simple m’a répondu l’un d’eux, tu as donné le scoop. Bien oui la gagne de cave, ils avaient oublié de m’avertir.

L’ouverture avait lieu le lundi et le scoop avait été fait le vendredi. Cinq mille piasses chez le diable en partant.

À lire le commentaire de Monsieur Roberto Vitous, j’ai l’impression qu’il a reçu une copie prématurée de votre blogue. Personnellement, je lis dans votre texte:

« Il arrive régulièrement que des pouvoirs donnent une information confidentielle à un journaliste prématurément pour:

– Obtenir deux ou trois jours de couverture, elle.

– Tester une idée.
… »

Cet article est en quelque sorte une entourloupette maladroite d’influence d’opinion et cela m’étonne de vous au point de vous écrire… Ce que j’aimerais comprendre plus à fond, c’est la raison du retour à un certain conformisme. Je me demande ce que vous craignez et pourquoi vous avez besoin de tenter d’influencer l’opinion publique sur cette question. Pourquoi avez-vous besoin d’un rôle de spin doctor avoué en cette matière. J’ai l’impression que l’infrastructure même de la présentation du billet est mise en scène. Comme vous le savez, en 2011 la perturbation du «game plan» est la plupart du temps une mise en scène qui fait partie d’un ballon sonde.Ce n’est qu’une étape de validation. Et pourtant vous le savez : et vous savez que nous en sommes au courant. I don’t get it. C’est comme si vous nous demandiez d’être mis sous observation et que cette demande a quelque chose de rassurant. Je sais que je me répète mais qu’est-ce que vous voulez au juste? Où voulez vous nous amener? Est-ce reliée à la sortie prochaine de certains documents via la version leaks québécoise? Il y a de la crainte et un mouvement à rebours derrière ce billet?

@Roberto Vitous

M. Lisée n’oublie rien du tout, il aborde dans son billet-même les « révélations » que vous lui proposez (cf « Il arrive régulièrement que des pouvoirs donnent une information confidentielle à un journaliste pour […]tester une idée »). C’est parfaitement conscient de ce contexte, et le mentionnant explicitement, qu’il a écrit ce texte sur les inconvénients de la culture du scoop.

Avant de l’accuser d’être naïf ou malhonnête, faudrait d’abord avoir lu le billet…

Texte très inspirant. Une trop rare fenêtre ouverte pour le bénéfice des personnes qui ne sont pas initiées au «milieu» sur la réflexion éthique essentielle à la pratique responsable du journaliste. Le où un journaliste cesse de se poser ce genre de questions avant de publier il s’expose à commettre des torts inutiles. C’est une responsabilité partagée, je crois, avec l’institution qu’est la salle de presse (pas le lieu physique mais l’institution, c’est-à-dire le savoir et l’expérience collective des journalistes d’une publication, structuré et encadré avec des normes de prudence et d’éthique auto-imposées), dont le rôle est de questionner, soupeser et compléter la démarche du journaliste.

Le problème est plus grave que cela. Je vous suggère de lire « Le cinquième pouvoir » de Ignacio Ramonet, sur le site…. http://www.monde-diplomatique.fr/2003/10/RAMONET/10395

Cette analyse démontre qu’il n’y a plus de véritable journalisme et que les citoyens doivent désormais s’organiser entre eux. Un très grand nombre de gens éveillés détestent le journalisme actuel.

Bonne lecture et regardez la biographie de Ignacio Ramonet pour constater qu’il n’est pas le premier venu….

Le journalisme est essentiel, il ne faut jamais l’oublier.

Mais quiconque s’informe sait fort pertinemment que LE JOURNALISME INUTILE pullule et pénètre tous les interstices de l’univers médiatique.

JSB, sociologue des médias

Pourriez-vous nous expliquer pourquoi Denis Lessard a le gros des scoops à Québec?
Est-ce qu’il travaille plus que les autres? Ou est-ce que le bureau de Jean Charest s’en sert pour mesurer la température de l’eau?

Dans un autre ordre d’idée: Est-ce un hasard si le tandem Legault-Sirois a choisi ce lundi pour faire son lancement officiel, le jour même où Lucide Bouchard (celui qui avait recruter Legault comme ministre) devient officiellement président de l’Association pétrolière et gazière du Québec ?

Merci monsieur Lisée pour ce petit tour guidé dans les méandres de la désinformation.

Où en sommes-nous avec « l’information » aujourd’hui?

Se pourrait-il que la concentration des médias, la politique éditoriale, la convergence, fassent en sorte que le message est de plus en plus contrôlé pour ne pas dire manipulé?

Je pense que c’est le pouvoir de la mafia planétaire qui décide de la teneur du message, en décidant du contenu dans leurs médias.

Je crois que l’information filtrée, infiltrée, travestie, manipulée, trafiquée, ressemble davantage au conditionnement des masses actuellement, quand ce n’est pas leur abrutissement.

Une vaste « entreprise » de lavage de cerveaux?

Bienvenus dans le nouvel ordre mondial?…

@youlle:

La journaliste avait très bien fait sa job. Il n’est enseigné nul-part en journalisme que les politiciens, entrepreneurs ou gens d’affaires décident d’eux-même oû, quand et comment la nouvelle doit sortir.

Au pire, vous auriez-dû dire à la journaliste: on vous donne les détails lundi, au plaisir de vous voir à notre conférence de presse.

Et si personne ne s’est présenté, c’est que même en dépensant $5000 ou cinq millions, si le/la journaliste a autre chose à couvrir ce matin la, c’est sa décision, pas la votre.

C’est ce qui arrive quand on s’improvise « relationiste média ». Votre attaque envers la journaliste est mesquine, et ne fait que démontrer que vous n’avez rien saisis de votre travail. Vous devriez plutôt la remercier d’avoir malgré tout écrit un beau texte sur votre projet, une semaine à l’avance.

Je trouve que le projet de Legault est intéressant. En sortant les idéologies politiques des problèmes on peut opter pour la meilleure option pour chacune des questions individuellement.
Il faudra se souvenir par contre que quand on demande la participation des gens, on doit ensuite en tenir compte.
J’aimerais bien que ce plan soient porté par des indépendants qui se présenterons pour le réaliser et qu’à partir de ces élus un chef soit nommé. Si tous les élus travaillaient dans le même sens on avancerait plus vite.
Donc a chaque 4 ans, il y aurait une consultation populaire pour établir un nouveau plan. Entre temps bien sur il y aurait un blog sur lequel les citoyens pourraient y faire évoluer des questions en fonction des nouvelles réalités et que les élus restent a l’écoute des opinions de la population. Ce qui m’amène a une autre question. Qui doit participer et contribuer a ce plan. Les citoyens et-ou les groupes, entreprises qui ont des intérêts a faire valoir. On sait ou sa nous mène d’avoir de trop grandes orielles pour les épanchements des lobbys.
Je pense que l’appareil d’état devrait représenter les citoyens en espérant qu’ils cessent de voir l’état et les entreprises comme des pourvoyeurs. Il faut qu’on tiennent compte de l’économie d’une manière réaliste, autant en terme de protection de l’environnement qu’en terme de développement des entreprises.
Le fait de reformuler la question de la séparation et du fédéralisme pourra peut-être ralier plus de gens. Mais on est pas en négociation collective pour les différents groupes de la fonction public on devrait être en consultation populaire sur la vision et les besoins de la population. Alors de parler d’augmentation pour les profs avant même que les citoyens se soit prononcé sur leur priorité c’est comme offrir un bonbon pour faire avaler la coupure des commission scolaires. Attendez jai mal interprété, si on décentralise l’éducation c,est qu’on donne la responsabilité a qui? Les écoles ou les commissions scolaires?
En éducation une priorité selon moi c,est de laisser tomber les exigences de performances pour accéder a des connaissances. Si on réussi on doit y avoir accès. De mettre des conditions supplémentaires pour accéder aux sciences de l’environnement, chimie, physique, math ts et sn c’est fermer les portes a nos jeunes alors qu’ils n’ont même pas la maturité de décider ce qu’ils veulent faire, au contraire donnons leur du support, croyons en leur capacités, épaulons les sur le chemin de la réussite et faisons comme les collèges anglais ex dawson, donnons plusieurs options en sciences. Il y a plusieurs option de curriculum d’études en sciences qui y sont offertes et pas dans les cegep francophones. Arrêter de dire a nos jeunes qu’ils n’ont pas le potenteil et les aptitudes ils sont qui pour les juger. Dans des grands groupes tout ce qu’ils ont ce sont les résultats d,examen. Et si c’est la pression (et ça en rajoute pas mal de se faire dire qu’on est pas capable, la pression de devoir absoluement avoir des notes et pas juste des notes de devoir se situer par rapport aux autres…1ou2ième rang cinquième), cette compétition n,est pas un moteur de motivation pour tout le monde, pour certains ça a l,effet contraire, surtout quand on parle de jeune sans connaissances, sans expériences derrière eux de ce qu’ils sont capable réellement. Au lieu de dire allez y on croit en vous, on va vous aider, vous êtes capable, ne vous découragez pas. On leur dit regarde tu n’es pas dans les 2 premiers cinquièmes, ou tes notes ne sont pas assez hautes cest inutile… et dire qu’on paie pour ça c,est partout au public comme au privé on te calle au lieu de constater tes efforts, tes réussites et t’encourager a persévérer. C’est dévastateur pour les jeunes. Les parents doivent ramer 2 fois plus pour leur donner la motivation de continuer a mettre des efforts. Ils ne sont pas tous prédestiné pour le travail manuel, pour les arts oula culture. Même s’ils n’obtiennent pas les meilleures résultats de la classe il faut tenir compte de ce qu’ils aiment, de ce qui les passionne, de ce qui les motive.

C’est devenu comme normale car avant chaque annonce importante où évènement politique il y a comme une fuite, cela crée un spin dans le but d’attirer l’attention donc de fournir les médias pendant deux jours.

Pour ce qui est de ce mouvement je n’ai rien contre Legault mais je me méfie beaucoup de Sirois vs le bien commun . Ce mouvement risque de nous diviser plus que de nous rassembler.

Le problème du Québec est présentement Charest ,le Plq et tout ce qui est fédéraliste. C’est ce qui nous paralyse et nous conduit nul part.

Il y a un bon moment que l’élégance n’a plus cours dans le domaine des médias, ni ailleurs finalement. Je ne parle évidemment pas de mode, mais de l’élégance du geste qui vient avec le respect de l’autre.

M. Lisée, étant moi-même journaliste dans un quotidien montréalais, je suis forcé d’admettre que l’idéal journalistique n’est que très peu abordé, dans la vie de tous les jours.

Qu’on en soit rendu à se féliciter d’être le premier à parler d’un tit-cul de 6 ans qui se noie à Drummondville et à avoir publié la première photo d’un ruban de police autour d’une scène de crime ou qu’on soit tellement fier d’étiquetter PRIMEUR ou EXCLUSIF sur n’importe quelle babiole, n’importe quelle annonce/déclaration/donnée publique, ça démontre à quel point, comme vous dite, que le désir de devancer un compétiteur prime sur tout.

Incluant la complète véracité des faits.

Je suis tanné d’entendre des commentaires sur le fait qu’une nouvelle débilement insignifiante doit être faite prestement et pratiquement bâclée, quitte à n’avoir comme intervenant que d’anonymes vox populi, dans le seul but de sortir cette nouvelle. « Demain on corrigera le tir, on prendra les réax, mais ton chiffre, sors-le! »

Ne connaissant pas ce député Raynauld, j’ai instantanément eu un malaise en commençant la lecture de votre billet: l’homme était-il atteint d’une maladie mortelle (ou n’importe qui de sa famille proche?) et voulait-il en parler le lendemain, expliquer qu’il était humain, malgré sa fonction politique? Comment vous auriez-vous senti, le lendemain?

Comment s’est senti le premier à avoir faussement tué Pat Burns la première fois, et le premier qui a reçu l’assignation d’aller cogner à sa porte pour prendre les réax à vif?

Je suis parfois mal à l’aise de faire partie de ces fuckeux de game plan, mais en même temps, c’est bien vu d’être le premier à annoncer que Charest ou Marois ou Deltell fera une déclaration sur un sujet donné.

L’avantage, le seul, c’est que ça empêche par moment le spin des PR, ça permet d’en savoir un peu plus que le message officiel, ça donne un peu plus de transparence. L’exemple du gouvernement fédéral le démontre bien, c’est une boule opaque sans véritable coulage.

Si l’instantanéité prenait un peu de recul et permettait un peu plus l’enquête, nos primeurs seraient, comment dire, un peu plus le fun, un peu plus Woodward-et-Bernsteiniennes.

@ Roberto Vitous

« Au pire, vous auriez-dû dire à la journaliste: on vous donne les détails lundi, au plaisir de vous voir à notre conférence de presse. »

Exactement et parfaitement.

« Votre attaque envers la journaliste est mesquine… »

Je n’ai jamais attaqué la journalise en 30 ans M. Roberto Vitous. Relisez!

« C’est ce qui arrive quand on s’improvise “relationiste média”et ne fait que démontrer que vous n’avez rien saisis de votre travail. »

Je ne me suis pas improvisé de quoi que ce soit et ce n’était pas mon travail, j’ai payé 5 000$ pour faire ce travail. Dans cette équipe il y avait justement un ex journaliste et je ne me gênerai pas pour dire journaliste conseiller minable. Ce sont eux qui ont mal fait le travail et je les ai mis à la porte. C’est sans compter qu’ils ont eu de grosse misère avec la paye.

« Vous devriez plutôt la remercier d’avoir malgré tout écrit un beau texte sur votre projet, une semaine à l’avance. »

JAMAIS!

Ils ont payé pour et aussi très cher. Je les ai simplement mis à la porte.

Ces power journaux hebdo sont presque tous minables. Ce dont je me suis rendu compte plus tard. Faire de la pub dans ces fantômes est une perte nette. Allez voir dans les entrées de condos ou d’appartemnts partout sur la rive sud de Montréal et ailleurs en région, le concierge met le tout des plubli-plastisac à la poubelle après quelques jours sans que personne n’y ait touché.

Ici il en a un indépendant d’un gars du coin qui est sorti il y a deux ans. Il épaissit et le power minable amincit à quelques feuilles. Ce qui fait qu’on le regarde de moins en moins.

je crois que la venue possible de Legault fuck la game.Un troisième partie va diviser le vote de mécontentement contre le parti libéral et probablement lui permettre de revenir au pouvoir comme c’est arrivé à la mairie de Montréal.

Merci d’avoir abordé cette question. Je suis regulièrement frustrée d’entendre un ou une journaliste nous annoncer que « M. Untel dévoilera sa nouvelle politique demain ». Et le lendemain, on donne quelques secondes à M. Untel pour nous communiquer son information. Cela sauverait du temps si on cessait de nous parler de ce qui sera annoncé demain et on pourrait en consacrer davantage au fond de la question le moment venu.

Bonjour,
Dans le merveilleux monde du journalisme et de ses quotidiens au Québec, nul n’arrive à la cheville du Devoir avec des UNES sensationnelles concernant le petit monde du politique au Québec pour avoir dès le lendemain un rectificatif à la page A8. La rumeur courant déjà en étant relayée en boucle par tous les autres, souvent un rectificatif est peine perdue car le ciment est déjà pris le lendemain avec cette propension des québécois de tout prendre au 1er degré…. Au plaisir, John Bull.

Bonjour!Bloguistes JFL. J’espère bien que les passages obligés du PM,Ministres Justice/Sécurité/
Trésor sont bien en selle. Suite à la loi baillon envers ses propres Procureurs et Juristes. Qui avaient osé demander, tout simplement, une Commission d’enquête indépendante sur l’industrie de la construction. Enfin, que l’on dit à haute voie « Dégage » ing.-conseil(locaux surtout)/Villes et Villages/Infrastructures de 43G$ (on se lèche les babines):Can/Qc/Municipalités,tous sans le sou. On sort la Carte Visa à 20% et un autre 20%
pour les commissions du « chacun son tour »:Service virtuel du MTQ « Offres et Soumissions publiques »,frappées du sceau Duchesneau, expulsé de l’aéroport PET/Dorval.

Excuser le détour pour arriver à « François Legault
et le journalisme inutile ». L’intro de JFL était réussi pour expliquer les méandres, états d’âme des journalistes d’aujourd’hui, munis des nano-outils-éclairs- des « comm ». Tous basés sur le TGV
de l’appréhension,la dévinette et non sur les faits. Et quand on dit « un article de fond », il est souvent contaminé avec habilité par des demi vérités qui forcent l’admiration et souvent l’adhésion du lecteur/auditeur/audioviseur. Exemple:Un article de fond d’un/e journaliste de la PC signé(rare):revue politique de fin d’année/
fin déc.2010,parue « à la une » dans Le Devoir. À savoir le % requis par Mme Pauline Marois lors du prochain Congrès national d’avril 2011 (anticipation/névrose).Lors d’un Congrès du PQ, aucun règlement comme tel indique le % exigé-sinon le 50% plus un vote des ayants droit sur place- comme d’ailleurs avoir ou pas un Pays indépendant: c’est la règle internationale qui s’applique. J’exclus,ici, la loi fédérale Dion sur la Clarté. Élue ou choisie (faute d’opposant)par tous les adhérants en règle au PQ (leg du PM P.-M.Johnson), Mme Marois n’a pas à fixer d’avance un % pour sa Direction du PQ. Même si certains anciens Chefs du PQ avançaient un %, sauf M. Jacques Parizeau. Libres à eux et à leurs dépends ou même à leur égo, simplement. Cet article de fond laissait clairement entendre que Mme Marois doit dépasser le % eu par ses ex-Chefs du PQ pour assumer encore la Direction de son Parti politique. À la prochaine.

Il y a trop de journalistes inutiles.
L’information en continu pervertit le journalisme et instrumentalise le valeureux serviteur de l’information qui finit par confondre le droit du public à l’information avec la recherche du scoop à tout prix pour permettre à son boss d’engraisser son auditoire.

Vous critiquer Francois Legault pour ses déclarations.imaginé je suis fédéraliste et je pense comme lui. Vous êtes pas capable d’apprécier quel qu’un qui na pas les même idées que vous.Les séparatistes vous êtes des éluminer..arrêté de rêvé en couleur.. regardé ce qui ce passe dans le monde. on vas ce séparé pour être dans la merde. vous êtes toute des intélecs avec de l’argent et empêcher le Québec de progresser et mettre des divisions dans les familles. P.Marois est tellement minable avec ses questions pour toujours retardé le gouv.elle est tellement excité une vrai folle.. Son mari Blanchet demandé lui donc ou il faite son argent ..avec les anglais D’ottawa Campeau et cie. speculations.. Patricia Rochon.