François Legault veut donner un nouvel élan à sa campagne électorale

REPENTIGNY, Qc – Douze jours après le début des élections, un tout premier grand rassemblement caquiste a eu lieu, dimanche, à un jet de pierre de la circonscription de François Legault, qui tente de donner de l’élan à sa campagne.

Devant un auditoire conquis d’avance, le chef de la CAQ s’est engagé à revoir «une par une» toutes les annonces faites par Pauline Marois au cours des six derniers mois si son parti prend le pouvoir. «Je m’engage à annuler tous les projets qui ne sont pas prioritaires. Ça a été un feu d’artifice de milliards de dollars qui a été fait. Je vais réparer ce gâchis», a-t-il promis.

François Legault affirme qu’il annulera notamment l’importante aide financière accordée par le gouvernement Marois pour permettre à la cimenterie de Port-Daniel, en Gaspésie, de voir le jour.

«On me dit que l’entente n’est pas finalisée. Le gouvernement investit 450 millions pour créer 400 emplois, soit plus d’un million par emploi. Je trouve que ça a aucun bon sens. Je vais essayer d’annuler ce projet-là et plusieurs autres annoncés depuis six mois par Mme Marois», a fait savoir François Legault.

Il se dit prêt à assumer les conséquences de cette décision, soit par des «règlements à l’amiable» ou en payant des «pénalités» pour les projets déjà signés. Le chef caquiste assure qu’il «respectera de manière responsable la signature du gouvernement».

Attaques contre PKP, Marois et Couillard

Le rassemblement caquiste s’est déroulé une semaine exactement après l’entrée fracassante de Pierre Karl Péladeau dans la course électorale. François Legault n’a d’ailleurs pas manquer d’attaquer le candidat-vedette et sa chef.

«Mme Marois, on apprend à vous connaître. On sait que vous aimez ça les deals, les mises-en-scène. Mais il y a des limites dans la vie à renier ses principes pour gagner. Votre deal avec Pierre Karl Péladeau est inacceptable», a soutenu Legault, exigeant au magnat de la presse de faire un choix entre ses propriétés médiatiques et la vie politique.

Le chef caquiste n’a pas non plus épargné son adversaire libéral. «Philippe Couillard, il n’y a rien de neuf à proposer. Il ne veut pas toucher aux commissions scolaires, encore moins aux agences de santé. Il veut garder toutes ces structures bureaucratiques. Chaque matin, il allume des lampions pour qu’on parle juste d’une chose, la vieille chicane entre le oui et le non», a-t-il lancé à ses militants.

Ce premier événement de campagne important de la CAQ et qui rassemblait plus qu’une poignée de militants se déroulait dans la circonscription de Repentigny, voisine de celle de M. Legault

En 2012, François Legault a remporté la victoire dans l’Assomption par une courte avance de 1078 voix sur son adversaire péquiste d’alors Lizabel Nitoi. L’ancien député bloquiste, Pierre Paquette, est aujourd’hui sur les rangs et il a promis de livrer une chaude lutte au chef caquiste. Le chef caquiste a décrit son adversaire comme un «ancien dirigeant syndical qui veut dépenser encore plus».

Malgré les sondages de la veille, qui placent la CAQ troisième loin derrière le Parti québécois et le Parti libéral, le chef a soutenu que rien n’était joué puisqu’il reste encore 22 jours à la campagne, «22 jours pour permettre enfin au Québec de retrouver son élan».

Ressources limitées

Pendant son discours, François Legault était entouré d’une centaine de ses candidats, dont il a vanté le travail. Il reste que bon nombre d’entre eux doivent composer avec des ressources limitées sur le terrain, ont indiqué plusieurs organisateurs locaux de la CAQ.

«On a pas d’argent, pas de local électoral. C’est sûr que ça nous aiderait d’être plus visibles et les gens viendraient nous voir. On a zéro comme budget», a indiqué un organisateur d’une circonscription du 450, qui se trouve à proximité de Montréal, et qui est pourtant prenable pour la CAQ. Selon lui, cela viendra compliquer les efforts pour effectuer du pointage auprès des électeurs et ainsi faire sortir le vote le 7 avril.

L’entourage de François Legault confirme que dans un effort de réduction des coûts, il a été décidé pour certaines régions de regrouper les services pour plusieurs circonscriptions dans un seul et unique local électoral.

Mais local ou pas, la Coalition compte miser sur un autre type de visibilité au cours des prochains jours pour faire passer son message. Le parti fait le pari que la présence de François Legault à l’émission Tout le monde en parle, dimanche soir, à l’émission En Mode Savail, lundi soir, et au débat télévisé plus tard cette semaine permettra de faire connaître les idées caquistes. Depuis une semaine, la polarisation autour du débat sur la souveraineté a porté ombrage aux propositions du parti.

Les commentaires sont fermés.

1- François Legault a autant de charisme qu’une roche gris et commune.
2- François Legault propose beaucoup de « démolition » sur à peu près tout les sujets. Lorsqu’il parle de ses progets, je retiens seulement qu’il veut: changer, fermer, mettre à pieds, ne pas renouveler et le reste du même genre…
3- François Legault se propose souvent devant les caméras comme s’il était le seul et unique candidat de valeur de son parti. Et puis souvent il s’en rend compte et se croit alorsd obligé de préciser: qu’il a un équipe, des candidats et candidates de qualités et le reste. Mais ce n’est plus crédible. Il est trop tard. D’autant plus que cette façon de faire c’est répétée trop souvent.
4- Lors de la journée de la femme, cette façon de s’entourer de femmes, de leur donner la main et de les embrasser une à une, de préciser que sa femme n’était pas jalouse, faisait assez vieux jeux et mononcle…en laissant sous-entendre toutes sortes de blagues douteuses à la place de nous présenter alors une équipe de femmes de valeurs et prestigieuses chacune dans leur domaine, qui se présentaient sous la banière de son parti. Assez triste et dépassée!
5- Son scénario à deux sous reproduisant avec son épouse le moment ou Madame Marois a (tassée) prise la place maladroitement de PKP pour répondre à la question d’une journaliste est aussi lamentable et de mauvais goût.
6- Mais le fait de garder dans ses rangs un candidat (il me semble que c’était François Bonnardel) qui nous a menti sur son site internet sur ses diplômes universitaires est inacceptable, même s’il avait corrigé par la suite.

Je n’ai jamais eu une grosse appréciation pour ce parti même sous son premier chef.
Pensez-vous que j’ai changé d’idée?
Et je n’ai pas abordé les sujets sérieux: ce ne serait pas mieux !