Francos: « on n’a jamais tant entendu parler anglais à Mtl »

70%

Le chiffre est massif. Et il vient d’une source sûre. Appelés à déclarer s’ils sont en accord avec la phrase « je n’ai jamais entendu autant parler anglais à Montréal« , 70% des francophones disent OUI. (Même le quart des anglophones et 29% des allophones sont d’accord !) Autre révélation:

36%

Plus du tiers des francophones (36%) affirment qu’il « est difficile de se faire servir en français à Montréal« . Imaginez, un sur trois, dans une ville francophone ou les anglophones affirment à 80% pouvoir tenir une conversation significative en français. C’est quand même bizarre !

Shocking ! Ces données viennent d’un sondage commandé à Léger par le très fédéraliste directeur de l’Association d’études canadiennes Jack Jedwab, et payé par… The Gazette, pour démontrer combien le sondage de L’actualité sur les Anglos était — comment dire? — excessif !

Avant d’aller plus loin, quelques remarques ludiques. On a reproché à notre sondage CROP/L’actualité/98,5FM de fonder nos conclusions sur un échantillon de 560 anglos. Jack en consulte… 250. On a reproché à CROP d’avoir utilisé un panel web, plutôt qu’un sondage téléphonique (j’y reviens plus loin en réponse à Charles Castonguay). Léger utilise pour Jack… un panel web.

Surtout, on nous a accusé d’avoir traité les Anglos en « ennemis » — accusation ridicule. Mais quelle aurait été la taille des rochers avec lesquels on nous aurait lapidés si nous avions osé poser la question suivante, présente dans le sondage Jedwab/Gazette:

Croyez vous que les Anglophones constituent la menace principale à la langue française à Montréal ?
Ouf ! Question dure !
51% des francophones répondent non et 44% oui.

Objectif, nous contredire. Verdict ?

Le but du sondage était évidemment de contredire nos propres conclusions. Jack/Gazette y arrive-t-il ?

En posant quelques questions différemment, on trouve en effet des différences significatives.

Test # 1: L’avenir du travail en anglais à Montréal

Question L’actualité: Compte tenu de la mondialisation et du pouvoir de la langue anglaise, ce n’est qu’une question de temps avant que l’essentiel du travail soit réalisé en anglais à Montréal.

Réponse: 54% des Anglos sont d’accord, 46% sont en désaccord

Question Jedwab/Gazette: Éventuellement, la majorité des Montréalais travailleront en anglais

Réponse: 25% des Anglos d’accord, 75% en désaccord

Quelle conclusion en tirer ? Je postule que les deux sondages sont valides, sinon ni CROP ni Léger n’aurait accepté de les faire. Donc, on ne peut conclure qu’une chose. Hors contexte, à froid, 75% des Anglos pensent que le travail ne se fera pas, un jour, majoritairement en anglais. Mais il suffit de mentionner « le pouvoir de la mondialisation et de l’anglais » pour faire doubler le nombre de répondants qui estiment que, oui, cela va arriver. Ce n’est donc pas une opinion, à froid, très solide.

Mais c’est une question de prédiction, pas de vœu. La suivante est plus signifiante car elle tient du vœu, ou de l’acceptation d’une situation.

Test # 2: L’avenir de la vie en anglais à Montréal

Question L’actualité: Je suis en paix avec l’idée que Montréal deviendra une ville où l’anglais prédominera, alors que le reste de la province conservera son charme francophone.

Réponse: 59% des Anglos sont d’accord, 41% sont en désaccord

Question Jedwab/Gazette: Je n’aime pas l’idée que Montréal deviendrait une ville principalement anglophone.

Réponse: 55 % des Anglos sont d’accord, 38 % sont en désaccord

Qu’en conclure ? D’abord, un dénominateur commun: un minimum de 38% d’Anglos aiment l’idée que Montréal va devenir principalement anglophone. Ce n’est pas rien. Pour passer de ce 38 à notre 59% que s’est-il produit ? Votre jugement vaut le mien. On demandait d’adhérer positivement à l’idée — « Je suis en paix » –, alors que Jack oblige le répondant à contredire — « Je n’aime pas ». C’est plus difficile et cela entraîne davantage de confusion (vous n’aimez pas la lèpre, d’accord ou pas d’accord?). De notre côté, nous ajoutons que le Montréal anglo serait toujours entouré d’une province au charme francophone, ce qui a pu dorer la pilule à certains.

Test # 3: Il n’y en a pas !

Nos questions les plus signifiantes portaient sur l’acceptation, par une majorité d’Anglos, du droit de compagnies montréalaises à embaucher des cadres supérieurs unilingues, même si cela signifiait d’imposer l’anglais aux salariés francophones. Jack/Gazette n’offre aucune reformulation à cette question précise.

Une majorité affirmait aussi que la ville de Montréal ne perdrait pas son âme si le français n’y était plus prédominant. Une question forte qui allait au cœur de la perception qu’ont les Anglos de l’originalité de Montréal. Pas de nouvelle tentative ici non plus. Dommage

Le regard critique de Charles Castonguay

Rien ne s’écrit sur la langue au Québec sans subir le regard perçant de Charles Castonguay, et c’est bien ainsi. Dans un récent article de L’Aut’Journal, Charles nous reproche trois choses.

D’abord, d’avoir utilisé un Panel Web pour notre sondage CROP. « Pareil panel ne représente que lui-même », écrit-il, reprenant des arguments très sérieux utilisés contre les sondages par Panel Web dont j’avais moi-même discuté avec la sociologue Claire Durand dans une entrevue de mars 2011.  Cependant, depuis, même Claire a dû admettre que les sondages web réalisés avant la campagne électorale de mai 2011 avaient été aussi précis que les sondages par téléphone — dont on sait qu’ils ont du mal à suivre les seuls abonnés des cellulaires. Léger affirme de son côté que ses sondages web était de 2% plus précis que les sondages téléphoniques. Voilà l’état du débat.

Ensuite, Charles nous reproche d’avoir « pris soin d’écarter tous les métissés anglais-français de type anglophone francisé ou francophone anglicisé, pour ne retenir qu’un noyau dur d’anglophones (langue maternelle) persistants, qui continuent à parler surtout ou exclusivement l’anglais à la maison, additionné d’allophones (langue maternelle) anglicisés, qui ont choisi l’anglais – et non le français – comme leur nouvelle langue d’usage. »

Nous plaidons coupable. Nous n’avons pas eu l’idée saugrenue de considérer comme « Anglo » un allophone francisé. Nous avons pensé aussi que ce serait bizarre de juger de la qualité de l’enseignement du français dans les écoles en demandant à des Anglos de langue maternelle française s’ils pouvaient parler… leur langue maternelle.

Mais qu’a cela ne tienne, et que Charles se rassure, les écarts sont très faibles. À la question de savoir si les entreprises devraient avoir le droit d’embaucher des cadres unilingues anglais, l’échantillon qui inclut les Anglos de langue maternelle française est d’accord à 59% (et 63% sur l’ile de Montréal) et l’échantillon qui les exclut est d’accord à 63% (et 64% sur l’île de Montréal). Chez les jeunes, la proportion passe de 70% avec les Anglos de langue maternelle française à 74% sans eux. Donc, les tendances sont très lourdes, quelle que soit la découpe.

Charles, toujours prêt à rendre service, a raison de m’indiquer que je suis trop enthousiaste avec les couples. Je note qu’un anglophone sur deux qui vit en couple le fait maintenant avec un francophone. Il me fait remarquer que c’est un sur trois, car celui qui est en couple avec un autre Anglo est, disons, deux. Je note donc pour la suite: un Anglo sur trois est en couple avec un franco. Un couple sur deux qui contient un Anglo contient aussi un franco. Dans tous les cas, c’est une situation en forte progression.

Merci Charles.

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Les anglophones dans les sondages sont sondés à la base parce qu’ils le sont par la langue maternelle anglaise maintenue à l’âge adulte ou comme langue d’usage choisie à la maison. Le reste appartient aux nuances où un certain risque de confusion est toujours possible.

L’essentiel qu’il faut penser sans que ce ne soit accusé d’être de l’émotivité c’est que dans un monde qui a fait de l’organisation sociale et commerciale le but et les moyens de la vie humaine, il ne fait pas de doutes que l’anglais devenue langue de l’économie et de la science par effets du rapport de force géopolitique; l’anglais trouve un terrain fertile à Montréal.

L’anglais prend la place du français à Montréal en tant que norme de pouvoir non démocratique à travers l’économie dans un cadre politique où le gouvernement libéral ne croit que dans cette circulation des affaires et trouve dans la population anglophone un électorat captif. L’attraction de l’anglais à Montréal est non démocratique parce qu’il s’ouvre à un processus lent et rapide par la suite à un probable génocide culturel de la seule nation non anglophone d’importance du continent jusqu’à la frontière du Mexique à la limite d’être hors continent.

Cette nation québécoise repose sur une moyenne pour l’instant de 6 millions et demie contre des centaines de millions d’anglophones sur le continent. Tout cela est connu mais justement sur un continent où le marché détermine les préférences et les choix culturels dominants, que CBC au Canada voit ses émissions locales peu regardées face aux productions américaines exprime aussi que la culture anglophone canadienne pèse peu contre l’américaine.

Le rouleau compresseur de l’anglais est limité actuellement dans tout le Québec par la réalité dominante du français comme langue d’usage mais voilà si Montréal devient davantage encore une ville anglophone, le Québec sera coupé en deux et à ce moment le processus d’assimilation des francophones se poursuivraient jusqu’au nord du Québec car ce ne sont pas les minuscules îles de St Pierre et Miquelon qui appartient à la France qui pourrait renverser la tendance!!

C’est une question logique qui touche la survie d’une nation rien d’autre. Pas une affaire de méchants nationalistes fleurs de lysés pourvus d’intention perverses contre la communauté anglophone de Montréal.

Deux sondages qui finissent par parler finalement du réel malgré la formulation contradictoire des questions.

J’avoue ne pas avoir trop compris la sortie de Charles Castonguay. Lui auriez-vous fait naguère une jambette qu’il n’aurait pas appréciée. Ce serait quand même étonnant de votre part. Quand sur la ligne de front, le coup de feu vient de l’arrière de nos lignes, il y a de quoi s’interroger. Il serait éminemment souhaitable que vous ayez une conversation privée avec lui pour dissiper tout malentendu.

Il y a 10 ans , je suis arrivé dans un nouveau quartier: Parc-extension! J’étais ravie, je me croyais en voyage tout le temps…mais le temps a passé… Je ne trouvais que de la farine de pois chiche pour mon veau marengo et ma soeur, lorsqu’elle me rendait visite, passé 9 heures, aucun dépaneur du quartier vendait un ptit pinard de fin de soirée sous prétexte que…vous savez cette histoire avec alah… Bref, finalement plusieurs Héritant ont commencé à rendre la vie insupportable, jusqu’au jour , chez mcdo, coin hutchison-jean-talon, demandant gentiment d’être servis en français, les clients m’ont tabassés! oui! Tabassé! Me disant que la lois 101 était : parler les 2 langues. Ouf! Je n’étais pas bienvenue chez moi. Et on mélangeait N-B et QC! aye aye! Je ne vous parle pas de ma petite de 3 ans en pleure lorsqu’elle a croisée dans l’allée de l’épicerie une burqua noire! Ça m’a pris des heures la consoler, tentant de lui raconter que ce n’était pas la mort … Bref, j’ai quitté depuis 4 mois mon quartier et je vis très loin maintenant, dans la vallée de Jacques-Cartier. Oui, Montréal me manque parfois férocement mais d’autre fois mon coeur s’emballe, lorsqu’au Marché du village, il n’y a que du français autour de moi avec toute les couleurs que seul le Québecois peut faire naître! C’est magique et je suis maintenant encore en voyage…comme avant dans Parc-ex mais enfin chez nous…

Je ne comprends pas que vous n’ayez pas encore réalisé que votre crédibilité sur un tel sujet est toujours biaisé.

C’est un beau débat qui perdure mais je crois qu’il s’actualise de plus en plus avec la mondialisation
la langue anglaise est la langue qui est le plus utiliser ex:notre compagnie a joint un grand groupe Australien étant la seule usine parmi les vingt toutes télé-conférences E-mail et autres communications se font en anglais mais en français pour les clients et employés locaux ce qui représente environ 10% de cette activité ,beaucoup de Cie s’internationalise maintenant.Quand on se retrouve au resto ou bar avec les Australiens,Américain,Chinois,Indiens,devinez quelle langue nous parlons.

Une question à toutes ces statistiques : et? Si le français a besoin de protection pour survivre, alors ça montre toute la (non) importance qu’il a dans le coeur des francophones

Jack Jedwab, l’ami des canadiens français. Yes of course Ah ahah ah ah ah ah ah ah! Jack Jedwab. Wow!

Et The Gâzette, grande amie des canadiens français. Surtout si ils sont babelingues. On dit babelingues comme dans Babel, tsé la place ousseque personne ne se comprenait. comm quand tu demande en français une pinte de lait dans un dépanneur à Môrial.

Et finalement c’est fou comme y nous aiment. Mais quesse tu veux, l’anglais, si tu parle pas anglais, surtout au Québec, surtout à Môrial, t’es fini. T’as pas d’avenir. Tu travaillera jamais. No future!

Dans le temps, le bon Jack faisait comme si c’était pas vrai. Il l’a dit à Sherbrooke pis il a levé les feutres.

Maintenant l’autre Jack, l’ami de la Gâzette, et de Mc Pherson qui lui nous aime encore plus, ben Jack des études canadiennes y fait semblant. Semblant qu’il nous aime et qu’il a peur pour nous et pour notre langue. Il tremble pour nous Jack, il en grelotte. D’un Jack à l’autre le fun est pogné au boutte dans l’absurde.

Roule tes manches oncle Thom, déroule le rebord de ton café Tim, pis roule tes manches de camarade vu que tu appartient à L’intenationale socialiste comme te l’a rappelé monsieur Ziegler l’autre soir.

Les chiffres parlent d’eux-mêmes. Et voici un témoignage qui les confirme: depuis quelques années ma fille de dix reçoit des soins médicaux à l’Hôpital pour enfant de Montréal. Je dois dire que le la qualité du service est formidable tout comme le personnel. Vivre aux États-Unis, je serais ruiné. Mais il arrive très souvent que les chirurgiens-juniors et certains membres du personnel s’adressent à nous uniquement en anglais. Ils ne représentent pas la majorité, loin de là, mais c’est dérangeant à la veille d’une opération. Même si j’ai vécu à Londres deux ans et que je parle aussi bien l’anglais que le français, la situation m’interpelle au point d’exiger un traducteur. Autour du forum, il m’arrive de ne pas laisser de pourboire dans les restos pour non-assistance en français à un Québécois perdu dans l’ouest de Montréal et qui ne trouve personne pour le servir dans sa langue. No french no tips!

Vous négliges une chose importante.

Les mariages mixtes anglais-français donnent droit d’accès à l’école anglaise pour les enfants. Plus il y a ou aura de tels mariages, plus les écoles anglaises se rempliront au détriment des écoles françaises. Progressivement, les écoles françaises se videront.

C’est inéluctable, c’est une question de temps. Journalistes, politiciens et chercheurs craignent d’en parler. Tous se sont soumis au discours visant à abolir les deux solitudes. Pourtant c’est l’existence des deux solitudes qui consiste la mailleur barrière.

Dans un couple quel qu’il soit, après l’attrait initial et la baise, lorsqu’il faut régler des problèmes de couple, il faut une langue commune pour se parler ; sinon on ne peut régler aucun problème grave en restant ensemble. Si tous ou presque (au Québec) peuvent parler anglais, il n’y a plus de barrière linguistique au sein du couple, et la langue française devient inutile dans la plupart des couples anglais-français.

Qui va oser étudier cela et en parler ?

Qui va oser promouvoir le retour aux deux solitudes ? Monsieur Lisée, je doute que cela vienne de vous.

La question #2 était chargée émotivement dans le sondage l’Actualité mais elle était beaucoup trop vague dans celui de The Gazette. N’importe qui de « politically correct » aurait répondu « en désaccord » à la version The Gazette, mais aurait pu répondre « en accord » avec celle de l’Actualité puisqu’elle fournissait la justification pour rendre son choix acceptable.

Mon interprétation (ça vaut ce que ça vaut): dire qu’on envisage le déclin du français à Montréal n’est pas politically correct mais est quand même perçu comme inéluctable par un bon nombre de personnes. Sans aller jusqu’à dire que nos anglos le souhaitent, faut être naïf pour croire que la possibilité les dérange! C’est nous, les francophones, qui avons de quoi à perdre, pas eux!

Montréal est majoritairement anglophone depuis quelques années. Ce ne sont que les pirouettes statistiques qui peuvent affirmer le contraire.

Parmi ces pirouettes, on en dénombre quelques unes assez courantes:

1- Les étudiants qui, bien que de passage pour la plupart, agrandissent artificiellement le nombre de francophones.
2- Les travailleurs. J’ai fréquemment vu des études incluant les banlieusards (la plupart francophones).
3- La langue parlée à la maison. Cet indicateur est trompeur puisque les allophones deviennent « neutres » dans le calcul. Or, on constate que leur langue d’usage est le plus souvent l’anglais.
4- Le retrait de certaines villes. Il est fréquent que Westmount (par exemple) soit exclue du calcul de la « langue parlée à Montréal ». On ne comptabilise que la ville officielle, qui inclut la quasi-totalité des quartiers francophones, tout en excluant la moitié de l’île.

Bon, les études ne sont pas toutes de bonne foi. Mais il faut remarquer que la vérité dans ce dossier à un impact politique potentiellement explosif. Pas étonnant que l’Office de la langue française (noyautée par les nominations partisanes libérales) soit muselée. Pas étonnant non plus que les anglophones s’acharnent à minimiser leur nombre réel (ils vont jusqu’à affirmer qu’ils parlent français dans les sondages! Nous savons qu’ils sont nombreux à exagérer leur capacités pour des raisons politiques). Pas étonnant non plus que ce n’est plus un débat de nature démographique discuté entre démographes, mais un combat de perception discuté par les tenants d’idéologies politiques (Jedwab et Lisée).

Et la vérité dans tout ça? Montréal est majoritairement anglophone depuis plusieurs années, et le français recule dans toutes les sphères de la société montréalaise. C’est une tendance lourde, aiguisée par la hausse du coût de la vie dans la métropole et le pouvoir d’achat plus grand des anglophones venus d’ailleurs. Le phénomène ressemble celui d’Ottawa – on comptait tous les francophones de la province dans le calcul de la langue parlée de la ville. Pendant ce temps, les franco-Ontariens ont vu leur nombre fondre de 500 000 à 125 000 en moins de dix ans.

Une petite note sur le dossier de l’assimilation.

Pendant longtemps les francophones hors-Québec on eu un effet « tampon » sur la conversion de la population francophone du Québec vers l’anglais. Pendant que leur nombre diminuait, le Québec restait sensiblement à l’abri d’une perte de vitesse du français.

Maintenant le nombre de francophones aux frontières du Québec n’est plus aussi significatif et a subi une assimilation galopante. Cet effet assimilateur a maintenant atteint Montréal (et avant cela les régions limitrophes).

Et ceux qui tenteront de vous dire que les populations franco-Ontariennes et néo-Brunswickoises sont en bonne santé, rappelez-vous ceci: Avril Lavigne et Dan Aykroyd sont des Franco-ontariens. Mais je doute qu’ils puissent se commander un café en français.

« on n’a jamais tant entendu parler anglais à Mtl » (sic)

Je serais porté à dire, comme le mouton gris: Et quoi???

Si les gens qui parlent Anglais en public sont bilingues mais qu’ils choisissent de parler Anglais entre-eux qu’est-ce que ça peut bien vous foutre??? Hein?

Ils ont le droit non?

Voudriez-vous instituer une police de la langue qui enverrait dans un camp de rééducation toutes les personnes prises en flagrant délit de parler Anglais (ou même de penser ou rêver en Anglais!) en public Monsieur Lisée?

Vous devenez pathétique…

Votre comparaison des questions de l’Actualité et de Gazette illustre bien à quel point il est facile d’orienter les résultats d’un sondage par la formulation des questions.

Autrement dit: Prudence extrême avec les grands titres des médias sur les résultats de sondage ! allez lire vous-mêmes le sondage, question par question. Et demandez-vous comment on aurait pu reformuler les questions (ou même ne changer l’ordre) pour obtenir des résultats (potentiellement) différents.

Ce n’est pas pour rien que plusieurs affirment que les sondages sont très (trop) souvent des « outils de gestion » de l’opinion publique.

Lorsque la loi 101 est entre en fonction elle devait respecter les anglos qui pourtant n’était pas présent en nouvelle France et ce même si historiquement parlant non jamais respecter les Québécois. Présentement si les chiffres ne mente pas les anglaises de Montréal ont eu une moyenne de 55 enfants , une belle fraude et oui une autre perpétré par une élite Québécoise fidèle a leurs compte de banque. Charest tu t’appelle pas John pour rien……..

(((l’esprit de jouissance l’a emporté sur l’esprit de sacrifice. On a revendiqué plus qu’on a servi. On a voulu épargner l’effort; on rencontre aujourd’hui le malheur)))
Général petain avant que le labrador soit céder aux allemands ho excuser moi je voulais dire Montréal occuper ho encore une erreur la France occuper a ce moment en France occuper les bordels ce sont multiplier ajourd hui il appelle sa des clubs de danseuse contact ………Amusons les sa sert a sa un clown

La menace de l’anglais à Montréal? de la poudre aux yeux! Parlez-en à nos deux « super » éditorialistes de Power corporation, Allan Dubuc et Andrew Pratt, qui ne cessent de nous dire qu’on s’énerve pour rien! Ou vivent-ils pour nous dire depuis tant d’années que presque tout se passe bien ici et que ce sont des énervements de paranos. On n’a qu’à s’ouvrir les oreilles et faire du métro ou du bus pour constater que nos grands penseurs de La Presse sont dans les papates commesur bien des sujets qu’ils traitent.La progression de l’anglais à Mtl galoppe! Petite anecdote de l’incohérence du système éducatif face à la langue. J’ai un parent proche, de souche on ne peu plus pure laine du Saguenay, marié à une fille de Québec pure laine elle aussi comme on dit, ayant 4 enfants. La famille revenue d’un séjour de travail de 2 ans en Colombie britanique et comme le petit dernier a fait ses premières classes en anglais là-bas, à son retour à Mtl, tous les enfants, même celui de 16 ans, peuvent compléter toutes leurs études en anglais. Yes sir! On est-tu assez pâte molle à votre goût? Vive la reine! Pis continuons de même, we are full equiped with John The Charest!

Comme m’a déjà dit une hôtesse de l’air unilingue anglophone: «it’s just normal to speak english in Canada!» Alors, il n’est donc pas normal de parler français au Canada.

Entrez dont dans le rang et adopter l’attitude du moutongris #6…

En ce trentième anniversaire du rapatriement de la constitution et en ce soixantième anniversaire de l’accession au trône de Sa Majesté la Reine du Dominion du Chef du Canada. Plus que jamais: «One country, one flag, one language!» It is so simple (ça serait si simple).

Deux générations ; il ne nous reste que deux générations. Nous avons encore le prévilège de gémir dans notre langue.

Et les anglos, et les gens d’autres horizons planétaires, n’ont rien à y voir. Nous sommes les seuls responsables de ce qui nous arrive.

Un peuple qui se dit « non » deux fois à lui-même ; deux fois !

Benoît Duhamel.

1) Élisons le PQ de Madame Marois dès que possible pour que son excellent programme puisse être voté et appliqué. C’est la meilleur sinon la seule façon d’assurer la pérennité d’un Québec français.

2) Impliquons nous au fédéral avec le NPD de Thomas Mulcair. Une fois élu premier ministre, il sera encore plus agréable de vivre dans un Canada coopératif, financièrement fort et respectueux de ses composantes culturelles.

3) Une fois le PQ élu majoritairement, laissons les indépendantistes préparer des référendums d’initiative populaire sur l’indépendance du Québec, ils ne pourront, de toutes façons, recueillir que de moins en moins d’appuis, même des québécois francophones.

Longue et agréable vie à tous les québécois, francophones, anglophones et allophones, et longue et agréable vie à tous les canadiens de toutes provenances, auxquels je souhaite de vivre en paix avec eux-mêmes.

Claude Pelletier, Mtl-Rsmt
https://profiles.google.com/claudepell#claudepell/about

Un nouveau restaurant Grill n go vient d’ouvrir sur la rue Fleury. Les employés ne parlent qu’anglais derrière le comptoir. Je ne peux affirmer s’ils s’adressent aux clients en anglais, n’ayant pas commandé de mets. Pourtant, il n’y a pas plus franco que la promenade de la rue Fleury.

Je sais pas si c’est ma tronche mais tout le monde m’aborde en français quand je vais me promener du coté de Montréal. J’ai des amis, des collègues qui font le même parcours et qui se font aborder plus souvent qu’autrement en anglais. Même qu’une fois, au bar du St-Hubert de la Catherine, y a un amerloc qui m’a abordé en français ( difficile) et qui parlait à la serveuse qu’en anglais. qu’est-ce que ça serait si j’avais une tronche de star?

Il faut dire aussi que même phénomène commence à se répendre dur la rive sud de Montréal.

«Une question à toutes ces statistiques : et? Si le français a besoin de protection pour survivre, alors ça montre toute la (non) importance qu’il a dans le coeur des francophones»

La protection de la langue n’est pas le propre du Québec. Les législations linguistiques qui existent dans plusieurs États américains témoigne-t-elles de la (non)importance que l’anglais a dans le cœur des anglophones américains? Au pays de la libre entreprise, les citoyens de la Californie ou de la Floride ne devraient-ils pas plutôt laisser jouer, sans contrainte, la loi «naturelle?» du marché linguistique?

Même si je suis d’accord avec l’idée que nous devons être vigilent sur la place du français au Québec, particulièrement dans le milieu du travail, je sursaute toujours quand j’entends qu’il est difficile de se faire servir en français à Montréal. Je travaille au centre-ville et je sors tous les jours dîner à l’extérieur, surtout dans les foires alimentaires. Ce que je constate, c’est que je n’ai aucun problème à commander tous les jours en français même s’il est vrai qu’il y a des employés avec lesquels il ne serait pas possible de tenir une conversation.

Ce qui m’insulte le plus, c’est de voir les francophones commander en anglais, systématiquement, sans d’abord s’essayer en français. C’est là un manque de fierté qui me fait peur. Les quelques fois où j’ai essayé de faire remarquer aux gens qu’ils créaient eux-mêmes un problème en faisant ça, je me suis plus ou moins fait traiter d’extrémiste. C’est à nous francophone de s’affirmer au quotidien si on veut être pris au sérieux.

La Gazette et les anglos sont en perpétuel combat contre toutes les opinions qui démontrent la perte du fait francais a Montréal ….. Ils ont carrément peur contre les réactions politiques et la prise du pouvoir par le PQ qui s’est engagé a faire le ménage dans la charte …. Ils n’ont pas finis de pisser dans leur culotte avec leurs sondages manqués …..

Tant qu’il sera normal aux yeux d’une majorité de Québécois que l’imposition à tout un chacun de l’anglais par les anglophones dans leurs relations tant dans le privé que public, comme s’ils vivaient à Toronto, que les Québécois feront fi de conventions et règles internationales convenues dans tous les pays concernant le respect de l’usage de la langue nationale commune,la langue anglaise au Québec s’imposera jusqu’à rendre la langue nationale des Québécois complètement inutile.

Pourquoi, à l’instar des Anglais et des Rocanadians du Québec, les Québécois d’origine autre qu’anglaise n’auraient-ils pas le droit d’imposer l’usage de leur langue nationale d’origine respective à tout un chacun dans toutes leurs relations privées comme publiques, partout au Québec ?

En 2012 au Québec, vivons-nous toujours dans le paradigme du modèle relationnel « conquérant vs conquis », soit celui de la conquête de la Nouvelle-France par les Anglais en 1759 par lequel le conquérant impose sa loi aux conquis ?

P. Lagassé a tout a fait raison, tout ce que cela illustre c’est a quel point un sondage peut être manipulé dans un sens ou l’autre.

Pour débattre de la situation du français a Montréal, on devrait selon moi laisser les opinions profondes (et les procès d’intention) pour s’en tenir a l’essentiel: quel est le pourcentage de Montréalais qui parlent le français au travail et en société, sans égard a la langue maternelle. Si vraiment le français langue d’usage chute dans le Grand Montréal, alors on a un problème.

Mais personne ne semble etre en mesure de nous donner de vraies statistiques fiables, car on insiste encore et toujours sur le concept de langue maternelle ou de »première langue officielle parlée » qui selon moi n’ont rien a voir avec la réalité du francais langue publique commune. Quel est le pourcentage d’habitants du Grand Montréal dont le français est la langue officielle la plus utilisée dans la vie de tous les jours vs l’anglais????

Les francophones n’aiment pas Montréal; même les jeunes professionnels vont maintenant en masse vers le Quartier dix30 ou les nouveaux quartiers de Laval. Les jeunes familles francophones sont quant a elles de plus en plus loin, a Ste-Julie ou St-Colomban. C’est alors normal qu’on ait l’impression que Montréal s’anglicise quand les hipsters ontariens s’installent dans les quartiers centraux du plateau/mile-end…

Mais, overall, est-ce vraiment représentatif?

Le combat c’est quoi au juste, la préservation de l’équilibre ethnique et linguistique sur le plateau, a Verdun et a Ahuntsic?

@ François 1
Je trouve ça beau d’entendre parler anglais, mandarin, espagnol ou toutes autres langues lorsque je circule à Montréal. Le problème qui est identifié par les défenseurs de la langue française est le fait que l’on se fasse servir d’abord en anglais dans un commerce, que notre patron soit unilingue anglais, qu’un québécois s’adresse en anglais à un commerçant alors qu’il habite au québec depuis des années, etc. Les moins de 50 ans (et j’en suis)n’ont pas connu l’époque pas si lointaine où tu n’avais pas accès aux positions professionnelles supérieures dû à une connaissance insuffisante de l’anglais. Le retour du balancier approche et on fait peu de chose pour l’arrêter. Je suis malheureusement conscient que pour beaucoup de francophones, la protection de la langue n’est pas une priorité. On préfère faire de l’argent envers et contre tout, consommer en détruisant sa culture. Je suis inquiet ? oui ! Parano ? s’il faut que je sois perçu ainsi pour défendre ma culture, j’assume !

@Jean Rêve
C’est sûr que si vous portez un béret, un gilet rayé blanc et noir avec une baguette sous le bras, posez-vous pas la question !

@Nancy Chauvette

Vous semblez toute douce et à peine audible et on vous traite d’extrémiste ! Ahoye ! La prochaine fois, excusez-vous d’être ce que vous êtes.

@tous
Il vous faut vraiment des statistiques pour comprendre ? Vous me faites penser au gars qui saute en bas du 50e étage et qui se dit au 14e, 13e ,12e … «So far, so good»

@François 1
À côté de la coche comme d’habitude …

Monsieur Lisée,

Petite parenthèse, pour la logique statistique en ce qui a trait à un anglo en couple sur deux ou trois, je crois que c’est vous qui avez raison. Si on dit 1 sur 3, cela implique que les deux autre sont obligatoirement ensemble alors que le conjoint pourrait être chilien, chinois, tchèque…alors que un sur deux peut signifier avec un franco or not. Ou bien un sur quatre; deux anglos ensemble, un avec un franco et l’autre avec le tchèque…Une chose est certain pour ma part, la logiqur du un sur trois ne tient pas la route.

Et dire que l’ami Stéphane Dion trouve que tout va bien pour le français! Tout aussi Idéologue dans son genre que notre Stephen Harper!!!

» Au pays de la libre entreprise, les citoyens de la Californie ou de la Floride ne devraient-ils pas plutôt laisser jouer, sans contrainte, la loi «naturelle?» du marché linguistique?
»

Si ma belle-famille est typique, alors ces craintes sont non fondées. D’ici 2-3 générations, l’espagnol aura disparu chez les jeunes. Aussi, la migration nette du MExique est maintenant à zéro

« Le problème qui est identifié par les défenseurs de la langue française est le fait que l’on se fasse servir d’abord en anglais dans un commerce, que notre patron soit unilingue anglais, qu’un québécois s’adresse en anglais à un commerçant alors qu’il habite au québec depuis des années, »

premier cas : change de commerce
2e cas : change de job
3e cas : voir le 1er

Puisque AUCUNE loi n’empêchait le francophones d’accéder à des postes supérieurs/ à partir leur propre entreprise, alors ils n’ont qu’eux à blâmer pour leur « infériorité »

@ Marco Couture (# 28):

Merci de votre réponse.

Comme je l’ai écrit ici à quelques reprises, je vais dans « l’ouest » de Montréal régulièrement et je peux vous assurer qu’en plusieurs années de fréquenttion, je peux compter sur les doigts d’une seule main les fois où j’ai été obligé de m’exprimer an Anglais pour me faire servir.

Oh…certes…j’ai été souventes fois abordé en Anglais dans l’ouest (mais le plus souvent c’est en Français que l’on m’aborde…je dois avoir une tête de franco!) mais lorsque je répondais en Français, mon interlocuteur « switchait » au Français immédiatement.

Cette « crise linguistique de Montréal » est totalement artificielle et provoquée par les séparatistes en mal d’une cause à défendre, aussi fragile soit-elle.

Veut-on vraiment empêcher 2 bilingues de parler ou penser, ou rêver entre-eux en Anglais? Et avec quelle mesure étatique coercitive y arrivera-t-on?

@ Jacques B (# 31):

« À côté de la coche comme d’habitude … » (sic)

…et si vous développiez votre « pensée » un p’tit peu plus juste pour voir?

@Chosebine

De la part de Charles Castonguay, c’est ce qu’on appelle : « cherchez des poux ». Ce qu’il faut retenir de l’affirmation de Lisée, c’est qu’un couple sur deux est mixte (Anglo-Franco) et c’est ce que concède Charles Castonguay en disant :

« il est vrai que le nombre de couples avec un conjoint anglophone et un conjoint francophone est à peu près égal au nombre de couples avec deux conjoints anglophones ».

Ça, je le répète, c’est Charles Castonguay qui le dit. Alors s’il persiste et continue en rappelant le cas de figure « Anglo-Anglo », pourquoi ne rappelle-t-il pas le cas de figure « Franco-Franco » ? Tant qu’à mêler le monde, allons-y carrément !

@Michel Vézina

Ajoutez à cela, notre chère Christine St-Pierre, ministre de la couture et responsable de la langue. Quelle Farce !

Bonjour,

Voici un super site de recherche d’emploi de type professionnel dans les domaines des communications à l’intention des francos…ET la plupart des entreprises sont francos……http://www3.infopresse.com/jobs/

Parmi les compétences requises dans la plupart des postes… »maîtrise du français ET de l’anglais… parlés et/ou écrit »… J’adore le français…mais arrêtons de berner le peuple…Le français …n’est pas assez pour ceux qui veulent » accéder aux postes « supérieurs »… comme dit notre collègue blogueur …À moins de faire affaire avec les pays des la francophonie…(Yes, why not?…De bons « deals » en Afrique…Why not?)

Bref, je crois que je vais aller promener mon chien… polyglotte ..Il dit « ouah », « woof » et même « wau »…et, surtout, il est très heureux à Montréal avec des chiens d’autres races!

Bon week-end à tous (« week-end » accepté grâce aux Français par le Petit Robert)

Ouf! personne n’avait lu mon commentaire! 🙂
Je vous aime les bla bla! 🙂
je suis d’une mère espagnole, d’un père québecois. Une mère qui après a marié un Français et j’ai donc prise patrie des fois là bas des fois ici. Revenu, j’ai re-quitté pour étudié en allemagne. Je sais plus quelle langue je préfère. Mais je sais qu’un pays qui s’aime, parle sa langue et se pose pas la question. Mes enfants parlent 3 langues.. et c’est le français ici, avec mamie; l’espagnol et tonton; l’allemand! Quand je parle c’est français. C’est claire et cela l’est pour mes enfants. Et vous savez quoi? Ils trouvent ça « hass been » l’anglais ….va voir ailleurs veille gribiche de westmont! l’anglais c’est out 😉

Avec 1/4 étudiants de McGill qui viennent du ROC et 1/4 qui viennent d’autre pays c’est pas vraiment ‘shocking’ que les francos au centre Ville entend anglais. Ajoute les Anglos qui sont integrés assez pour vivre a l’est du St. Laurent et les Francos si confortable d’habiter a l’ouest de L’ile, même au West Island (pas nouveau, car c’etait le cas dans les années 70, mais beaucoup des gens refusent d’accepter la realité historique) le seul chose qui est drôle est le fait que les adultes dans une metropole pensent que c’est affreux d’entendre une autre langue.

@lemoutongris #34
Si ce que vous décrivez est exact, alors pourquoi plusieurs États ont senti le besoin de se doter de législations pour affirmer la prédominance de l’anglais?

« @lemoutongris #34
Si ce que vous décrivez est exact, alors pourquoi plusieurs États ont senti le besoin de se doter de législations pour affirmer la prédominance de l’anglais? »

Xeénophobie, quoi d’autre? Le courant conservateur est fortement contre l’immigration parce que ça vole des jobs (ce qui n’est pas le cas) et parce que plusieurs peuvent profiter des programmes sociaux

« Je n’aime pas l’idée que Montréal deviendrait une ville principalement anglophone.

Réponse: 55 % des Anglos sont d’accord, 38 % sont en désaccord

Qu’en conclure ? D’abord, un dénominateur commun: un minimum de 38% d’Anglos aiment l’idée que Montréal va devenir principalement anglophone. Ce n’est pas rien. »

Et bien voilà, à cause de ce malheureux paragraphe je suis passé d’indécis à convaincu que M. Lisée et l’Actualité cherchaient à mettre des mots dans la bouche de leurs répondants. Parce que c’est exactement ce que M. Lisée fait dans le passage ci-haut. Le fait que 38% répondent NON à la question initiale ne veut en rien signifier que ces 38% répondraient OUI à la question: « Aimez-vous l’idée que Montréal va devenir principalement anglophone? ». Faire ce lien de manière aussi désinvolte démontre un manque flagrant d’honnêteté intellectuelle. En tant que lecteur assidu de ce blogue, je suis déçu.

Why is it always Anglos vs Francos!
Nous devrions lutter pour une province bilingue… là réside notre force. Laissez tomber cette rivalité qui date d’il y a trop longtemps and let’s work to embrace and peacefully marry both cultures.

D’accord avec vous (Sophie), en autant que les autres provinces en fassent autant…Éducation ou immersion obligatoire(?) en deux langues « coast to coast »…Pourquoi la santé serait-elle universelle et non pas l’accès universel aux deux langues officielles? Est-ce que le fils de notre très respecté D. Suzuki doit passé (obligatoirement) son français à la fin du secondaire alors que le mien a dû passer son examen d’anglais à la fin du sien…
Mon chien métissé et polyglotte (épagnol-bouvier-doverman…Très laid en passant)d’Outremont (belle banlieue juste à côté de Westmount) serait d’accord avec ça…:-)
Mais bons ici on ne veux pas passer pour les seuls à faire l’effort…Je comprends…Je sors encore marcher mon pauvre chien!

Il faut avoir la tête dans le sable pour ne pas voir que Montréal devient de plus en plus anglophone. Même moi qui suis à la retraite je le perçois. J’ai même été incapable de me faire servir en Français au coin des rues Christophe Colomb et Jarry. Naturellement, j’ai pas acheté.

Comme immigrante de longue date (45 ans) venant d’un pays où nous devons aussi défendre le fait français (la Suisse), j’aimerais juste souligner que le problème me semble résider en grande partie dans un problème « génétique », à savoir que pour les anglophones il va de soi que « les autres » doivent comprendre l’anglais et qu’eux n’ont pas à se plier à l’apprentissage d’une autre langue, quelle qu’elle soit. Évidemment au Québec la situation est plus cruciale, car nous sommes virtuellement tout seuls (6 millions?), alors qu’en Europe, il y a plus de 70 millions de francophones. C’est vrai aussi que, voulant être accueillant, nous avons la mauvaise habitude de passer à la langue de Shakespeare dès que nous détectons un accent étranger, voire que nous lisons un nom qui pourrait être non francophone. Ayant fait partie de divers milieux tant professionnels que de loisir, j’ai toujours été frappée par le fait qu’il suffise d’avoir une seule personne de langue anglaise pour que toutes les personnes présentes se mettent à parler cette langue, même s’il y a des francophones dans le groupe qui la maitrise mal! Et ce qui me choque le plus, c’est que pour les « anglos », c’est normal et qu’ils protestent si on essaie de modifier la situation. Soyons justes, c’est vrai que certains font des efforts, mais la plupart ont encore, comme je le disais précédemment, ce sens de la « suprématie de l’anglais » profondément dans leur ADN! Y a-t-il une transfusion de sang pour cela?

Jean-François Lisée est l’exemple parfait des petits napoléons manqués dont regorgent les rangs du PQ, et QS. Ils, tout comme la grande majorité des « intellectuels » du Québec, sont encore accrochés aux stéréotypes du Canada anglais longtemps périmés. Il y a trente ans le Québec jouissait encore de son image un brin libertine, colorée et aventurière. Depuis longtemps pourtant, le ROC l’a dépassé à bien des égards, le Québec post-PQ étant devenu sclérosé, bureaucratique, pincé et guindé…néo-duplessiste quoi, tout comme M. Lysée.