Fuyez les crimes violents, venez au Québec !

Nous interrompons, comme chaque vendredi, le lancinant commentaire anti-modèle québécois des plumes économiques locales pour vous transmettre ce bref message d’intérêt public.

Commentateur de droite apprenant que le taux de chômage est moins élevé au Québec
Commentateur de droite apprenant qu'il y a moins de crimes violents au Québec.

Nous avons récemment comparé le taux de crimes haineux en Amérique du Nord et démontré que le Québec était un endroit privilégié. Nous avons depuis peu les statistiques canadiennes et américains sur les crimes violents, en général, dans les deux zones.

Comparons d’abord, parmi les principales provinces canadiennes, l’Indice de crimes avec violence compilé par Statistique Canada.

Cet indice, concocté par Statistique Canada en pondérant la gravité de chaque crime violent pour arriver à ce chiffre, n’est pas comparable au taux calculé pour les États-Unis par le FBI.

Pour se comparer aux Américains, il faut choisir son crime. Ici, le taux d’homicides par 100 000 habitants:

On sait que l’exacerbation des inégalités sociales et l’absence de filet social est un des facteurs d’augmentation de la criminalité. Il y a bien d’autres variables en jeu, bien sûr. Mais au total, vivre dans une société moins violente que d’autres sociétés similaires constitue un bien public considérable, un élément de qualité de vie.

Nous retournons maintenant à notre programme régulier.

Note en petits caractères :
Les billets du vendredi « Temps durs pour les détracteurs du modèle québécois » ne prétendent pas que tout est parfait au Québec, loin s’en faut. L’auteur a d’ailleurs proposé, dans ses ouvrages et sur ce blogue, des réformes nombreuses et importantes visant à surmonter plusieurs des importants défis auxquels le Québec est confronté. Cependant, la série permet de percer quelques trous dans le discours ambiant qui tend à noircir la situation globale du Québec qui, pourtant, affiche d’assez bons résultats comparativement aux autres sociétés semblables.
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Grosse erreur dans le billet.

Premièrement, le niveau d’inégalité du Québec et de l’Alberta et le Québec est presque identique (gini de 0,380 vs 0,383). Donc si la théorie présentée dans le billet était valable, on aurait un indice de criminalité similaire, ce qui n’est pas le cas. En fait quand on compare les indices de gini avec le taux de criminalité, on ne voir aucune corrélation entre les provinces.

Mais ce n’est pas tout. Comparons le Québec à lui-même dans le temps (ce qui permet de réduire le nombre de variables). Depuis 1998, le nombre d’inégalités a passablement augmenté (de 0,372 à 0,380). Pourtant, le l’indice de sévérité des crimes violents n’a pas augmenté durant cette période, il a diminué de manière importante (de 90,5 à 81,0). Donc encore une fois, aucune corrélation.

S’il n’y a pas de corrélation, il st évident qu’il n’y a pas de lien de cause à effet. De plus, si eu lieu de regarder l’indice de sévérité des crimes violents on regarde plutôt l’indice de sévérité tous crimes confondus, le Québec est devancé par Terre-Neuve, l’Île-du-Prince-Édouard, le Nouveau-Brunswick et l’Ontario.

Donc il est assez clair qu’il n’y a pas de relation entre la criminalité et les inégalités et la pauvreté, une observation qui a aussi été faite aux États-Unis:

Did liberals get it wrong on crime?
http://www.washingtonpost.com/wp-dyn/content/article/2010/05/31/AR2010053101640.html?hpid=opinionsbox1

En fait, si on cherche une corrélation, c’est du côté de l’âge médian qui faut chercher. Plus une province a une population jeune (l’Alberta est la province avec la plus jeune population), plus le taux de criminalité est élevé. C’est probablement le même phénomène qui explique la situation aux USA.

Un détournement de fonds de quarante milliards ($40,000,000,000.00) à même la caisse de retraite des travailleurs/euses du Québec, constitue, à mon sens, un crime d’une violence inouïe. 600 permis d’exploitation en catimini par et pour les tizamis, aussi. Et tant qu’à y être, une centaine de permis de forage en cachette, pour de l’uranium, ce n’est pas moins criminel parce que ça n’a ni odeur, ni couleur. Chasser les gens de leur domicile est également criminel. Scraper notre Majestueux Saint-Laurent, ainsi de suite…

Un commentateur prétendait que le parti libéral est un parti dont les politiques sont essentiellement « économiques ». Alors moi je crie, « eau secours! » Nous perdons des milliards et des milliards et ce gouvernement devenu illégitime se spécialise dans l’économie! Ayoye!

Citoyens, citoyennes, les criminels sont au pouvoir et ils sévissent depuis 2003, jusque dans les entrailles de notre mère la terre. Ils s’apprêtent y injecter la mort. Déciderons-nous de les en empêcher?

« Drill baby drill » Normandeau nous ment effrontément tout comme l’actuel gouverne ment qui transforme notre patrimoine en bar ouvert pour vampires en « toxedos ».

La vallée du Saint-Laurent est l’endroit où se concentre notre population et notre agriculture, entre autres activités. Si nous les laissons faire, ils feront de notre vie un enfer!

Au Québec, le crime est en train de devenir un cancer généralisé. Au royaume de l’économie d’abord, même la liberté est « privée »…

Peut-on faire un rapport entre ces données et :
1)le fait que la NRA est un lobby très puissant aux USA ?

2)l’opposition de l’Ouest canadien au registre des armes feu ?

3)la prépondérance du «law and order» tant dans l’Ouest qu’aux USA ?

Bref, peut-on penser que, dans un territoire donné, plus on est politiquement à droite, plus la criminalité violente est forte ou doit-on constater le contraire, plus la criminalité violente est élevée, plus on est à droite ?

On peut aussi faire remarquer qu’il serait très surprenant de pouvoir expliquer ces données par une différence génétique des populations qui vivent sur ces territoires.

Donc, comment expliquer ces chiffres ? Par des politiques sociales différentes ?

Une approche plus social-démocrate pourrait-elle aider à diminuer le niveau de crimes violents dans une société ?

Votre histogramme de l’indice de crime violent par 100 000 habitants (indice pondéré) comporte deux erreurs courantes de présentation. La première est le nombre de chiffres significatifs des données. Une donnée avec un nombre de chiffres significatifs (2 décimales) aussi élevé laisse croire que votre instrument de mesure est précis à la centième décimale. Ce qui n,est pas le cas. La différence entre l’indice du Québec 80,89 et celui de l’Ontario 81,49 n’est pas significative et toute les deux un indice de crimes violents de 81 par 100 000 habitants. Ce qui est nettement plus bas que la moyenne canadienne de 94 ou de la Colombie-Britannique 110. L’autre imprécision est de mettre l’origine de votre graphique à 70 plutôt qu’à zéro. Cette façon de présenter les données amplifie la différence. Faites l’essai en posant l’origine à 80 et vous aurez une amplification encore plus dramatique.

Par ailleurs, il est intéressant en comparant vos deux graphiques de noter que l’indice pondéré de crimes violent de StatCan a pour effet de réduire les différences entre le Québec et l’Ontario en ce qui concerne l’élément de comparaison crimes violents avec homicides confondues.

En fait ce doit être le bon vieux model canayen dans ce cas puisque l’Ontario et le Québec s’équivalent et que, si vous cherchiez un peu plus loin, vous verriez que ces écarts entre les provinces de l’ouest et du centre sont les mêmes depuis une centaine d’années.

On voit ces jours-ci dans ma région ces capsules d’histoire, commanditées par le fédéral, sur nos télés, et plusieurs fois celle sur le premier député juif du Commonwealth (il prit son siège à l’Assemblée nationale du Québec) et je viens de lire justement plusieurs articles sur la vie de Jackie Robinson. Quel cran il avait cet homme, pas seulement pour s’être présenté au stade Delorimier mais avant sa carrière au baseball, alors qu’il était dans l’armée, et après le baseball. Les Québécois sont des gens très accueillants, c’est indéniable.

En fait, ce serait très intéressant qu’on se penche un jour sur le haut taux de criminalité historique de l’ouest canadien. Vous portez notre attention sur les crimes violents, mais, de mémoire, les taux de criminalité y sont beaucoup plus élevés que dans le centre sur à peu près tous les types de crimes mais on ne parle jamais des causes de ces différences. Et pourtant, c’est le même code criminel partout au Canada – ce doit donc être culturel.

C,est ce qui arriverait au Québec avec la méthode d’incarcération à la Harper ou à la USA .
Là ou il n’y a pas de rééducation il y a escalades des crimes violents
Il y a aussi l’aspect justice sociale qui abaisse les crimes en protégeant les plus faibles contre le découragement
Ne devenons pas des bituminables ni des Hongkongiens brittanicus

Le model québécois est bon.

Reste que la gestion québécoise est déficiente. Parlez moi des élèves francophones qui décroche. On pédale aussi vite que le monde entier mais des fois j’ai l’impression qu’on pédale dans le vide.

Oui, nous sommes une société moins violente grâce aux choix que collectivement nous avons fait.

Mais je m’insurge toujours de la façon dont on gère nos écoles et nos hôpitaux. Nos villes, parlez nous de la gestion municipale au Québec.

Les Québécois de gauche ou de droite, publics ou privés, sont des enfant en matière de gestion et de structure. Et tant que je constaterai comment on traite nos garçons à l’école et nos vieux dans les hopitaux et notre argent dans les comités de gestion des arrondidissement, je ne veux rien savoir du model québécois.

La droite est fanatique et irrationnelle, ne perdons pas de temps à vouloir les convaincre.

Oui, nous sommes bien au Québec, et nous voulons le rester, mais il y a des dangers avec les vents de droite soufflés par le ROC et les affairistes québécois, et avec les tendances multiculturalistes qui visent à diluer notre identité québécoise.

Ceux qui disent que c’est épouvantable d’être les plus taxés sans considérer l’ensemble de la situation et les services reçus du gouvernement ont une vision tronquée de la réalité.

Ils me font penser à ces journalistes qui disent comme c’est épouvantable que des gens dans les pays sous-developpés ne gagnent qu’un dollar ou deux par jour, mais sans mentionner qu’un repas au restaurant dans ces pays coûent 25 cents, qu’ils n’ont pas à se chauffer ni à s’habiller pour l’hiver car il fait toujours chaud, etc.

Il faut toujours voir les deux côtés d’une médaille et aussi son pourtour! Mais les dénigreurs de l’État québécois ne sont que trop heureux de salir et rapetissser le Québec.

Malgré les masochistes dépendantistes qui s’acharnent à rapetisser et discréditer le Québec, le Québec demeure un des endroits au monde où il fait le mieux vivre.

Le vrai indice social est l’ INDICE DE BIEN-ÊTRE qui tient compte de tous les facteurs de la vie.

Le Québec a un si bon système et un si bon indice de bonheur que les immigrants veulent y venir à la pochetée.

Ceux que le Québec tuent n’ont seulement qu’à aller voir ailleurs.

Il ne nous manque que d’être réellement maîtres chez nous, et non de voir nos juridictions continuellement empiétées par le Fédéral.

@David :(septembre 16, 2010 à 23:50)

Comme vous savez bien connaître les statistiques, du moins leur mécanique et moi, si peu, peut-être pourriez-vous éclairer ma lanterne. Mais je ne m’attends pas à un cours évidemment.

Alors, voilà ! Dans votre texte vous parlez de corrélation. Vous dites :«S’il n’y a pas de corrélation, il st(sic) évident qu’il n’y a pas de lien de cause à effet.» Alors voici ma question. Est-il possible de tenir en compte dans le calcul de la corrélation d’une certaine notion temporelle. C’est à dire, peut-on établir une corrélation entre deux phénomènes qui sont décalé dans le temps, l’un par rapport à l’autre. Par exemple la quantité de pluie et la crue dans une rivière? Si j’ai bien compris ce que vous écriviez: si je mesure la quantité de pluie tombée aujourd’hui et la différence de niveau d’eau aujourd’hui, je risque de ne trouver aucune corrélation puisque l’accroissement du niveau d’eau de la rivière ne sera observable que dans 2 ou 3 jours par exemple. Comment mesurer ou tenir en compte ce décalage temporel dans l’évaluation d’une corrélation ?

Merci
DD

« L’autre imprécision est de mettre l’origine de votre graphique à 70 plutôt qu’à zéro. Cette façon de présenter les données amplifie la différence. »

Alors que tous lisent les chiffres, pas les dessins en couleur.
Ces chiffres indiquent quand même environ 40% plus que CB et AL
———-

« De plus, si eu lieu de regarder l’indice de sévérité des crimes violents on regarde plutôt l’indice de sévérité tous crimes confondus, le Québec est devancé par Terre-Neuve, l’Île-du-Prince-Édouard, le Nouveau-Brunswick et l’Ontario. » (David)

Ce que David veut nous faire comprendre est que si on met dans le même paquet, un meurtre et une condamnation 0,85 d’alcool, deux crimes, le Québec est devancé par les provinces de l’est.
———————–

Mais un fait reste et la réflexion de Mme King m’inspire, c’est que le Québec et l’Ontario font 2/3 de la population et les provinces de l’Ouest viennent à bout de caler le Canada de d’environ 45% plus sur les homicides.

Depuis 400 ans les Québécois ont la réputation d’être hospitaliers.

Nos logues comparent toujours le taux d’homicide au Québec avec celui des États-Unis. Ca frappe dans le dash: 4 fois moins de meurtres au Québec. Mais jamais les mêmes logues parlent des autres crimes.

Je vous mets donc au défi. Sortez-nous les stats sur les viols, les vols, les fraudes, les assaults. Vous allez faire un saut.

Les États-Unis ont un haut taux d’homicide à cause de certaines grandes villes extrêmement dangereuses (Détroit, Nouvelle-Orléans, Washington) qui gonflent la moyenne nationale. Les petits États blancs comme le Wyomming ou le Dakota ont un taux d’homicide comparable au Québec
Et ils ont surtout un taux de criminalité plus bas que le Québec. Mais ça nos logues n’en parlent jamais.

Comme suite à mon commentaire de 18h24, je dirais que oui David nous a menti. Mais est-ce une grosse surprise ?

Puisque je mentionnais alors: « Mais s’il veut une corrélation encore plus significative, il a juste à examiner celle entre “criminalité” et “taux de propriété d’une arme à feu” » et que je ne veux pas nécessairement que son nez lui serve de corde à linge, je vais le guider vers son prochain commentaire:

http://www.guncontrol.ca/francais/F/faitsdecesrev10.pdf

Je termine avec ceci

Que David ne souhaite pas qu’il existe une corrélation entre criminalité et pauvreté est dans la logique de sa pensée (même si la chose est contredite par les faits). En effet, notre ami David trouve qu’il est souhaitable d’avoir un taux de pauvreté élevé puisque selon lui ça augmente la mobilité sociale (ce qui revient grosso modo à dire que plus il y a d’écarts de revenus, plus les pauvres ont le gout de devenir riches. Une telle théorie a été contredite par les faits (1))

Évidemment, si notre ami souhaite plus de pauvreté et qu’il accepte que ça implique plus de criminalité, il devrait donc assumer qu’il désire plus de criminalité. Or, en même temps, son idéologie milite pour la loi et l’ordre (et donc la répression des criminels) tout en souhaitent ne pas augmenter les revenus de l’état. Big deal!

Notre ami se contredit, et il ne faut pas être très futer pour le remarquer.

(1) http://www.oecd.org/dataoecd/47/2/41528678.pdf

@ Denis Drouin

Dans le billet, on essaye de démontrer qu’il y a une corrélation entre l’indice de criminalité et les inégalités sociales.

Donc, plus les inégalité diminue, plus on devrait voir une diminution de l’indice.

Or, si on compare le Québec à lui même dans le temps (ce qui permet, dans une certaine mesure de normaliser les facteur autre que les inégalité puisqu’on compare une société par rapport à elle-même), on voit que cette corrélation n’existe pas i.e que l’indice de crime au Québec a diminué même si les inégalités ont augmenté (gini).

Pour ce qui est du décalage c’est un point légitime, mais en regardant les chiffres de stats can, ce ne semble pas être un facteur puisque l’indice de crime a toujours diminué durant la période.

@ koldo

C’est quoi le R2 de ton graphique ? Car la corrélation n’est pas du tout évidente, je ne suis pas sur qu’elle soit statistiquement significative. Pour avoir une corrélation il ne suffit pas de faire passer une droite dans un nuage de point.

Et ton graphique a-t-il normalisé l’âge de la population et le niveau d’urbanisation (par exemple).

C’est précisément pour cette raison qu’on ne peut pas simplement faire de corrélation en comparant 2 pays différents, parce qu’il faut tenir compte d’une tonne de facteur qui influence la situation.

Si tu veux vraiment établir une corrélation, tu dois comparer un pays par rapport à lui-même. Bien que toujours imparfait, ceci permet de réduire, dans une certaine mesure, le nombre de variable.

Quand on regarde l’évolution des inégalités et l’indice du crime au Québec, il n’y a pas de corrélation, je te mets au défit de me prouver le contraire.

Et j’ignore pourquoi tu parles de la corrélation entre le taux de criminalité et d’arme à feu puisque le sujet du billet est la criminalité et les inégalités. Je n’ai strictement rien dit sur les armes à feu.

Bref, ce que j’ai affirmer au commentaire #1 reste parfaitement valable tant que tu n’aura pas pu prouver le contraire en répondant à mes questions.

@ Rod

Taux d’homicide (meutre par 10 000 habitants) en 2008

Dakota Du Sud : 4.6
Kansas : 4.04
Colorado : 3.16
Montana : 2.87
Wyoming : 2.25
Minnesota : 2.08
Tous des petits États blancs comment vous dites si bien mais oups que vois-je???? Tous ont des taux d’homides bien supérieurs au Québec.

Québec 1,19

Et n’oubliez pas que vous parliez du taux d’homicide : Les États-Unis ont un haut taux d’homicide à cause de certaines grandes villes ……Les petits États blancs comme le Wyomming ou le Dakota ont un taux d’homicide comparable au Québec…….

Désolé d’avoir mis à mal vos théories comme quoi les petits États blancs des USA sont plus sécuritaire que le Québec.

«On sait que l’exacerbation des inégalités sociales et l’absence de filet social est un des facteurs d’augmentation de la criminalité.»

Cette prémisse est fausse. Ça n’a rien à voir.

Sinon, pourquoi y a-t-il un taux plus élevé d’homicides au Vénézuela qu’aux États-Unis, au paradis du socialisme démocratique?

Pourquoi y a-t-il plus de suicides au Québec et, auparavant, dans l’Europe de l’Est communiste ainsi qu’en URSS?
Si les gens vivent dans un système plus juste, équitable, solidaire par la contrainte, pourquoi commettent-ils un homicide contre eux-mêmes alors qu’ils sont supposément « heureux comme peuple »?

Je ne conteste pas vos chiffres sur les homicides. Je sais d’expérience que Statistique Canada fait un bon suivi de ce type de criminalité, vérifiant systématiquement la validité de leurs informations avec les corps de police où le crime fut commis.
Je ne sais cependant pas s’ils comptabilisent les homicides non-confirmés par les corps de police (j’ose croire que oui malgré cela).

Sur les crimes haineux, il faut faire attention.
Ça fait peu de temps que le Canada compile des données là-dessus et il y a encore une forte sous-déclaration de cela, autant que sur les crimes commis par des groupes criminels.
Certains corps de police ne les inscrivent juste pas (même s’ils ont une part non-négligeable de la population québécoise sur leur territoire) alors que d’autres interprètent mal la notion de crimes haineux.

Mais le Québec a un problème encore plus criant quant à la fiabilité de ses données en matière de criminalité: on ne tient pas compte non plus de la criminalité sur la majorité des réserves autochtones simplement parce qu’ils ne déclarent pas la criminalité de la même façon. Ils n’en font pas la même interprétation et ils ne partagent pas toujours leurs informations « avec les Blancs ».
http://www.securitepublique.gouv.qc.ca/index.php?id=3039

@ Gilbert Duquette & Jean Émard

Voici la liste des états avec un taux d’homicide (meurtre et homicide involontaire; j’ignore si les stats du Québec tienne compte des homicides involontaires) inférieur au Québec…

-New Hampshire: 0,8
-Vermont: 1,1
-Iowa: 1,1

Point intéressant, dans ces états tous citoyens a le droit de porter une arme.

Pas surprenant qu’il y ait moins de crimes au Québec: il ne reste plus rien à prendre. L’État gauchiste nous a déjà tout volé!!!

Les villes les plus pauvres du Canada sont où? Eh oui…au Québec: trois-Rivières et Drummondville!!!

@ Jean Émard

Je ne sais pas d’où proviennent les références de ROD mais je serais plus qu’heureux de vous donner les miennes

Il suffit de taper sur google les mots suivants :

Murder rate suivi de l’état voulu comme par exemple une recherche sur le Montana sera :

murder rate montana

Le site utile sera le suivant : http://www.disastercenter.com/crime/mtcrimn.htm

mt étant l’abréviation de l’état en question.

Vous y trouverez les statistiques suivantes

Year (année de 1960 à 2009)
Population (de 1960 à 2009)
Index de violence
Violent (le nombre de crime violent)
Property (crime contre la propriété)
Murder (meurtre)
Forcible Rape (viol)
Aggravated assault (assaut aggravé)
Burglary (cambriolage)
Larceny- Theft (vol)
Vehicle- Theft (vol de véhicule)

Bonne journée

Gilbert Duquette

Désolé de vous décevoir David mais en 2008 le taux d’homicide au Vermont était de 2.74 (17 meutres sur une population de 621 049)

Pour l’Iowa le taux d’homicide était en 2008 de 2.57 (77 meutres sur une population de 2 993 987)

Le seul taux dont vos données sont exactes sont celle du New Hamshire. Pas fort un sur trois comme moyenne.

Gilbert Duquette

Réponses

-Taux d’homicide aux USA (2005)
White: 3,3
Black: 20,6
http://www.census.gov/compendia/statab/2010/tables/10s0301.pdf

D’accord c’est plus élevé chez lez Blancs américains que chez les Québécois. En fait, si vous enlevez les meurtres commis par les Noirs au Québec (une douzaine par année, sur moins de 100 meurtres) on a un taux inférieur à 1 par 100,000 chez les Blancs québécois

Mais mon point ici c’est que si les Américains ont effectivement un taux d’homicide 4 fois plus élevé que le nôtre (on peut discuter longtemps de la raison) ils ont un taux de criminalité inférieur au nôtre. Mais ça les logues n’en parlent jamais. Jamais, jamais. Ils parlent toujours des meutres et concluent que le système américain de répression est pourri, ne fonctionne pas, et qu’ici, Dieu merci, on est à la fin pointe de la réhabilitation.
D’où mon défi à M. Lysée: comparez les vols, les viols, les fraudes, les assaults, et vous allez faire un saut.
(juste pour le fun, faites un sondage non-scientifique autour de vous: demandez à vos connaissances s,ils ont été déjà violées, s,ils se font déjà voler à la maison, si on a déjà volé leur auto (MOntréal est la capitale nord-américaine)? Vous allez faire un saut!

@ ROD

…Mais mon point ici c’est que si les Américains ont effectivement un taux d’homicide 4 fois plus élevé que le nôtre (on peut discuter longtemps de la raison) ils ont un taux de criminalité inférieur au nôtre….

Indice de crime avec violence aux USA : 457.5

Maintenant voyons un peu les États si généreusement mis en exemple par David :

Vermont : 137.5
New Hamshire : 160.9
Iowa : 288.9

Continuons avec des États blancs qui comme vous le disiez faussement avaient un taux d’homicide égal ou inférieur au Québec

Dakota Du Sud : 276.1
Kansas : 414.2
Colorado : 347.1
Montana : 301.4
Wyoming : 246.2
Minnesota : 263.3

À oui, j’oubliais le Québec : 80.89

Je pourrais continuer ainsi données après données et passer aux crimes non violent jusqu’au craddle crime (vous savez les crimes non répertoriés mais combien violent qui consiste en gros à ceci : Un poupon de 3 ans et moins qui vole la suce d’un autre poupon à la garderie du coin.)

Et à ce niveau (craddle crime) je vous le concède, les USA ont un taux inférieur de 0.0000000001 à celui du Québec.

@duquette

Vols d’auto
Canada: 4,88
USA: 3,87
(et au Québec c’est plus élevé qu’au Canada. On doit avoir un taux 50% supérieur aux Américains

http://www.nationmaster.com/graph/cri_car_the_percap-crime-car-thefts-per-capita

Fraudes per capita
Canada: 2,61
USA: 1,25

http://www.nationmaster.com/graph/cri_fra_percap-crime-frauds-per-capita

Viols per capita
Canada: 733
USA: 303

http://www.nationmaster.com/graph/cri_rap_percap-crime-rapes-per-capita

Et on pourrait continuer avec les autres crimes. Mais ça, les logues n’en parlent jamais. Ils parlent juste des homicides pour conclure que la répression ne fonctionne pas.

Vous avez bien raison M. Lisée, il y a BIEN d’autres facteurs que l’exacerbation des inégalités sociales et l’absence de filet social pour expliquer un phénomène aussi complexe que celui de la criminalité. Je trouve donc intellectuellement malhonnête de votre par de mettre en avant plan ce facteur ( tout en nous balançant des statistiques dont nous ne connaissons même pas la méthodologie de cueillette ), qui, dans les faits, ne fait pas partie des facteurs les plus importants pour expliquer le phénomène. à cet effet je vous suggère des lectures : le livre « Facteurs criminogènes et théories de la délinquance », par Marc Ouimet, professeur de criminologie à l’Udm et, du même auteur un texte avançant certaines expliquations concernant la baisse de la criminalité : http://www.crim.umontreal.ca/cours/cri1600/revue/ouimetscq.pdf

Je crois que vous auriez dû « callé malade » ce vendredi….

« Vols d’auto
Canada: 4,88
USA: 3,87
(et au Québec c’est plus élevé qu’au Canada. On doit avoir un taux 50% supérieur aux Américains »

Quelle violence extrême!

Priver un gars de son char.

Faudrait aussi savoir si ce sont des organisations américaines qui achètent ces chars pour les vendre d’en d’autres pays.

Bof, c’est sûr qu’en moyenne il y a plus de meurtres aux E-U, mais ça dépend où vous êtes, certaines villes ou états font monter la moyenne. Par exemple, les états de la nouvelle-angleterre ne sont pas plus violents qu’ici.

Pourquoi pas une comparaison avec la France? C’est probablement le paradis sur terre pour le blogueur, après le Québec. Et les crimes m’y semblent pas mal nombreux.

@ David,

J’ai cité l’année 2008. donc, mes sources sont exactes car votre document les confirme.

Vermont les chiffre que j’ai avancés pour les crimes violents : 137.5
Les chiffre du FBI : 137.5 en 2008

Pour le ratio des meurtres en 2008 au Vermont 2.7 source FBI mes sources 2.74

Depuis le début de mes intervention, l’année de référence est celle de 2008. Pour essayer de me contedire, vous changer l’Année de référence pour une autre cela est enfantin et malhonnête.

@ Gilbert Duquette

Pourquoi tu as utilisé les chiffres de 2008 alors que les chiffres de 2009 sont disponibles et que le billet cite les chiffres de 2009 ?

Cherry-picking ?

@ David Gagnon

Du tout car selon diverses sources, les données les plus récentes arrêtaient en 2008. Donc, dans un optique rationnel et pour être en mesure de comparer des statistiques d’une même année, j’ai pris celle (2008) qui assurait une continuité.

Le cherry-picling aurait été de prendre des années différentes pour chaque état mais cela je n’ai pas a te l’apprendre toi qui est passé maître dans cet art.

P.S. Le jour où tu commenceras à démontrer un forme d’honnêteté intellectuelle (même envers toi) tu arrêteras de croire que les gens sont tous aussi biaisés que toi.

En préambule, les statistiques de la criminalité revêtent d’un caractére changeant; on peut observer d’année en année des modifications de la réalité criminelle.

A cet égard, l’auteur ne peut prétendre lancer une invitation à qui veut l’entendre, sous prétexte d’être à l’abri de toute criminalité. Selon les statistiques démontrées par les forces policières du Québec en 1996; 49.000 crimes de violence furent dénombrés, ceci temoigne que la criminalité est partout mais les taux au Québec peuvent se présenter bas à l’échelle Canadienne.

Par ailleurs, dans notre société actuelle la criminalité de violence ne peut être considérée comme un phénomène rare. Puisque la majorité des crimes contre la personne ne sont pas rapportés à la police, tels que des agressions sexuelles, vols qualifiés et voies de faits. Les risques de victimisation violente sont fonction du sexe, de l’âge, du statut socio-économique et des habitudes de vie de chacun (Sacco et Johnson, 1990). .

En somme, aucune province Canadienne ne peut se proclamer à l’abri de la criminalité, contrer la violence revient à améliorer la qualité de vie des groupes les plus défavorisés de notre population.

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