Gérald Fillion est-il bolchévique ?

C’est la publicité de Radio-Canada qui le dit. Le journaliste économique Gérald Fillion est « le plus cité au Québec quand il est question d’économie ».

Fillion: un danger pour le grand capital?
Fillion: un danger pour le grand capital?

L’affirmation est basée sur une étude d’Influence communication d’octobre 2009. Si Claude Picher et Alain Dubuc étaient morts, ils se retourneraient dans leurs tombes! D’autant que, selon Influence, Fillion « est devenu une véritable vedette de l’information économique ».

Et voici que l’über-animateur-économique de Radio-Can publie ce mardi dans son carnet de quoi souffler encore la vedette aux plumes économiques babyboomesques dans le festival des plus cités 2010. Je n’ose paraphraser, alors je cite:

Imaginez si on décidait d’augmenter le taux d’imposition de tous les millionnaires du monde. Un pour cent de 39 000 milliards [la valeur totale des avoirs des millionnaires], c’est 390 milliards de dollars. Deux pour cent, c’est 780 milliards de dollars.  Non, mais! On en réglerait-tu des problèmes avec une taxe mondiale de 1 % ou 2 % sur la fortune totale des millionnaires de la planète!

Non, mais ! Il veut Faire payer les riches! comme le disaient, en transe, les m-l de mon adolescence ! Non, mais ! Il veut s’en prendre aux gagnants du capitalisme, leur prendre le gain gagné à la sueur de leur front !

G. Fillion doit parler des autres, là-bas dans les pays riches, non? Oui et non, car il enchaîne avec une application locale:

Est-ce que cette idée devrait faire son chemin ailleurs dans le monde, y compris chez nous, particulièrement au Québec, où nombre d’économistes et de gens d’affaires se disent inquiets du niveau de la dette publique?

Juste du Gros Bon Sens

Bon, je ne veux pas taquiner Gérald plus longtemps. Il ne fait que reprendre dans son carnet la lettre que viennent d’envoyer 45 millionnaires américains au président Obama. Ils ont la lucidité de demander qu’on fasse appel à leurs gargantuesques fortunes pour régler les problèmes budgétaires, plutôt que de rogner sur les prestations des chômeurs et les salaires des infirmières et des pompiers.

L’idée d’un prélèvement sur l’obscène fortune des terriens les plus riches n’est pas neuve. Avant même la crise, Hervé Kempf, parmi d’autres, soulignait qu’un prélèvement de 5% de la fortune des 10 000 millionnaires mondiaux suffirait à atteindre les objectifs du millénaire, dont celle de réduire de moitié (pas éliminer, réduire de moitié) la pauvreté extrême dans le monde. Une proposition que je reprenais dans Imaginer l’après crise.

Évidemment tant que les gauchistes, comme moi, proposent d’augmenter la ponction fiscale sur les grandes fortunes, on nous accuse de vouloir ramener la lutte des classes. Mais lorsque Warren Buffet, Bill Gates et Ted Turner disent la même chose, comme ce dimanche sur ABC, on a l’air un peu moins extrémistes — Gérald et moi.

Le site de l’appel des 45 millionnaires américains, qui réclament de repayer le niveau d’imposition qu’ils avaient sous Bill Clinton, donc avant les baisses de Bush, inclut ces quelques faits intéressants:

Seulement 375,000 Américains ont des revenus de plus de un million de dollars par an.

Entre 1979 et 2007, les revenus du 1% des Américains les plus riches ont augmenté de 281%

Pendant la Grande Dépression, les millionnaires avaient un taux marginal d’imposition de 68%
En 1963, ils avaient un taux marginal de 91%
En 1976, ils avaient un taux marginal de 70%
Aujourd’hui, ils ont un taux de 35%

44% des membres du Congrès sont millionnaires

Évidemment, une taxe spéciale de 1 ou 2% des revenus (ou des actifs) des millionnaires québécois ne générerait pas des sommes importantes, compte tenu de leur petit nombre.

Cependant le bolchévique chroniqueur économique Gérald Fillion a raison de poser la question suivante:

Est-ce que les dirigeants du G20 devraient étudier l’idée d’une taxe harmonisée sur les fortunes millionnaires pour ne pas désavantager les pays du monde qui seraient tentés d’augmenter ces impôts, mais qui seraient inquiets de perdre un peu de leur compétitivité?

Si quelqu’un d’entre vous est un ami Facebook de Nicolas Sarkozy, le chef d’État qui préside le G20 pour l’année à venir, — oui c’est à toi que je m’adresse, F.D. — merci de lui transmettre la suggestion du journaliste économique le plus cité au Québec.

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Bonjour.
Maintenant que nous savons que la richesse a tendance à s’accumuler vers le haut de la pyramide (ici légale,plus ou moins)avec les conséquences plutôt fâcheuse actuelles,en économie et en environnement.
Pouvons nous imaginer maintenant si ce même argent empruntait une autre voie. Visionnez.

http://le-revenu-de-base.blogspot.com/.

Le revenue de base coupler au concept de la’’ durée dans le temps des
objets’’ c.à.d. aussi longtemps que les technologies peuvent nous le
permettre, en opposition à leur obsolescence programmé, sont les outils qui
vont nous permettre de changer les paradigmes de l’économie actuelle.

Amusez-vous.

En 1976, 1% des Américains controlaient 9% de la richesse nationale
Aujourd’hui, 1% des Américains contrôlent 24% de la richesse nationale
Les USA, une république de bananes?

Gérald Filion fait très bien son travail. Il fait partie du club sélect de chroniqueurs économiques québécois ne succombant pas totalement au syndrome des déclinologues/lucidos-parano/libertarianos-autrichiens/gréco-québécois qui sévissent partout au Québec. C’est tout à son honneur et ça ne fait pas de lui quelqu’un de réfractaire au développement économique.

Il mérite pleinement sa réputation: il connaît bien ses dossiers et les explique clairement. Je crois qu’il a aidé d’innombrables Québécois à comprendre la crise actuelle et je crois que plusieurs pays auraient eux aussi besoin de leur Filion.

Un séparatistes qui veut qu’un gouvernement mondial dicte les taux d’imposition à des états souverains.

Hé bien, on est pas à une contradiction prêt. Il faudrait se libérer d’Ottawa pour tomber sous le joug d’un gouvernement encore plus éloigné et centralisé.

En passant, pour que les USA équilibre leur budget en taxant les riches, il faudrait faire passer le pallier supérieur d’imposition à 134% !!!

http://blog.heritage.org/2010/10/07/you-can%E2%80%99t-tax-the-rich-enough-to-close-the-deficit/

Faire payer les riches, effectivement, un slogan pour les gens déconnectés de la réalité dont font partie les socialistes, les communistes et les bolchéviques. De la rhétorique pour les populistes et les démagogues.

Parce que dans la réalité, les crise budgétaires ont été solutionné par les coupure des dépenses du gouvernement.

Depuis une trentaine d’années, plusieurs pays ont réussi à diminuer substantiellement leur déficit. En moyenne ces 7 pays ont réduit leur déficit de 8% en pourcentage du PIB. Y a-t-il une recette à utiliser ? Il semble évident que c’est du côté des dépenses que les efforts des gouvernements ont été concentrés. En effet, au cours de ces périodes on observe en moyenne une baisse de 7.4% des dépenses en pourcentage du PIB. Quant aux recettes de l’État, il est surprenant de constater qu’elles ont augmenté de seulement 0.8%.

http://info.financierebn.com/fbn/files/fbnfbnpdf/fr/2/AE_bulletinhebdo2.pdf

En passant, si Buffet ne sait pas quoi faire de son argent, il peut faire un don au gouvernement des USA. Pas besoin d’attendre que les impôt montent pour donner l’exemple.

Mais il ne le fera pas car Buffet n’est qu’un hypocrite.

C’est peine perdu pour les libertariens, même si tous les hommes riche de la terre supplierais le gouvernement de les taxés, ils ne plieraient pas… Ensuite, ils vont traiter tous le monde avec des idées socialisante d’idéologues et d’extrémistes.

@David, c’est une question d’équité et justice sociale plus encore que de budget.

Les riches souvent sont riche sur le dos des pauvres, c’est la vérité que tu peut ignorer.

‘YOU CAN’T HANDLE THE TRUTH!’

@ David
Il n’y a aucune contradiction dans le fait qu’un indépendantiste Québécois veuille participer a des programmes politique internationaux! Faire l’indépendance pour s’ouvrir sur le monde, ça vous dit quelque chose? Pour une bonne partie des souverainistes, l’indépendance nationale doit se faire pour que le Québec devienne un État-Nation et sois reconnu comme pays au même titre que les autres pays de l’ONU. Le souverainisme en Europe s’approche beaucoup plus de votre perception des choses.

En passant, que la SEULE taxation des riches n’est pas suffisante pour rétablir l’équilibre budgétaire ne signifie pas qu’il n’y a pas une bonne petite somme à aller chercher là dedans! D’ailleurs, personne ici n’a parler de retourner au niveau de 1963 à ce que je saches. N’ayez pas peur, vos riches favoris continuerons à vivre dans le super luxe. On est TRÈS LOIN du régime communiste.

Voler l’argent des riches pour la remettre aux amis du pouvoir? Un vœux pieux de votre part Jean-François.

@Alain Audet

Merci pour ce lien. Ça commence bien une journée de travail et de réflexion!

Je pense beaucoup à Michel Chartrand. Lui, nous parlait de revenu minimum garanti et aussi, des criminels qui pillent nos ressources, HA!…

S’il est vrai comme dit David que « dans la réalité, les crise budgétaires ont été solutionné par les coupure des dépenses du gouvernement», faudrait qu’il nous dise, David, qui a casqué suite à ces coupures…

Contrairement à la croyance populaire, non démentie par les Fillion de ce monde, les riches ne dorment pas avec leur argent, celui ci n’est pas caché dans des voutes ou dans des matelas. Non mesdames et messieurs cet argent ne dors pas, il est placé, investi, prêté, dépensé. D’une façon ou d’une autre cet argent sert à alimenter la productivité et la création de la richesse nécessaire au maintient et à l’amélioration du niveau de vie. Si vous croyez que prendre de force cet argent (que les méchant riche ont tout de même gagné) pour le confier aux mains de politiciens qui ont déjà largement prouvé leur incompétence et leur manque de clairvoyance va améliorer les choses vous devez en fumer du très très bon…

Plus sérieusement, parlant de Gérald Fillion, le traitement de l’information économique à Radio-Canada (et au Québec en général) est profondément désolant. Je suppose que ça en dit long sur la mentalité au Québec en ce qui a trait à l’économie, le droit à la propriété est tellement incompris qu’il en est presque méprisé . Pendant ce temps même à CBC vous avec le Lang&O’Leary exchange… Pauvre Québec!

Augmenter de 1 ou 2% le taux d’imposition des millionnaires? Excellente idée. Les millionnaires avec un coeur ne réchigneraient d’ailleurs pas. Ca n’empêche pas pour autant les plouks qui ne le sont pas, comme TheVide Gagnon, de s’opposer à une telle mesure.

Libertabonarien va!

De toute façon, il n’y a pas grand monde qui ne pensent pas que l’idéologie marxiste est théoriquement meilleure pour une société que le capitalisme. Le problème, c’est que le monde est naturellement paresseux, c’est pour cela qu’il ne veut pas mettre l’effort nécessaire pour pratiquer le marxisme. Au lieu de travailler à parfaire le travail que Lénine, Trotsky et Staline ont commencé, ils ont préféré s’investir à détruire leur travail et leur réputation. En tout cas, j’ai beaucoup aimé la déclaration de ces quelques millionnaires américains et je suis d’autant plus heureux que cette déclaration survienne sous un gouvernement démocrate, plus précisément celui B. Obama qui est un peu plus à gauche que la majorité des Américains.

Méphistau: bien dit. D’autant mieux dit qu’on a prélevé des milliers de dollars à l’Américain moyen pour sauver les actifs des milliardaires !!

« Faire payer les riches, effectivement, un slogan pour les gens déconnectés de la réalité dont font partie les socialistes, les communistes et les bolchéviques. »

Et faire payer la classe moyenne et les moins nantis est un slogan (appliqué en plus) pour les gens déconnecter de la réalité dont font parie les néo-libéraux, les soit-disants libertariens et les ultra-conservateurs.

En passant, il y a quelques années, Statistiques Canada nous apprenaient qu’en 30 ans, le taux d’imposition effectif des 50 plus gros revenus du Canada et du Québec était passé de 4% à 1%.
1% !!!!!
Il n’est pas question de faire payer les riches, mais peut-être de leur demander de faire leur part. Surtout que ce sont eux qui bénéficient le plus du gouvernement. Juste annuler les baisses d’impôts des dernières années ne les imposerait pas plus qu’ils l’étaient avant (quand leur fortune croissait quand même plus vite que la nôtre); ce ne serait pas une hausse d’impôt, mais bien une annulation d’un privilège accordé récemment.

J’aurais une autre proposition complémentaire:

Étant donné que
1) depuis plusieurs décennies, l’un des domaines où les dépenses ont le plus monté est le marketing.
2) tout le monde s’entend pour dire que la surconsommation est la cause du sur-endettement et, par conséquent, de la fragilisation de l’économie
3) que le principal incitatif à la surconsommation est le marketing

Je propose qu’on applique une taxe sur toutes les dépenses de marketing (est-ce que la TPS et la TVQ s’appliquent à ces dépenses ? sinon, il suffit d’étendre ces taxes à ce « service »).

Je crois qu’il est difficile de s’y opposer. Si on nous dit que les grosses entreprises n’ont pas d’argent, ici on ne pige que sur de l’argent qu’elles ont ont, puisqu’elles le dépensent.
Ensuite, aucun risque à nuire à la capacité d’être concurrentiel puisque les mêmes règles s’appliqueraient à toutes les entreprises qui vendent au Québec, même les étrangères qui n’ont pas de bureaux ici.

Pas que je sois contre le principe d’en demander plus aux riches, mais faut distinguer imposer le revenu et imposer les actifs.

@David, depuis maintenant plus de 30 ans, la hausse du PIB/capita ne semble profiter qu’aux plus hauts échelons des revenus, et plus on est haut plus ça grimpe: plus haut quintile, décile, pourcent, centième de 1%.

Ex: The share of total income going to the top 1 percent of earners, which stood at 8.9 percent in 1976, rose to 23.5 percent by 2007, but during the same period, the average inflation-adjusted hourly wage declined by more than 7 percent
http://www.nytimes.com/2010/10/17/business/17view.html

Serai-je moi aussi, «pauvre» de moi, un bolchévique enragé et un marxiste-léniniste attardé si je dis au moins deux choses.

Premièrement, il faudrait que d’une manière claire, nette et déterminée, les gouvernements, appuyés par des hordes de citoyens et citoyennes (les citoyennes sont souvent les plus pauvres), se décident à taxer résolument les «revenus» (bien acquis?) des crésus et nababs les plus cossus (les plus «crosseurs»?).

Une telle taxation serait une bonne idée, plus gentiment réformiste que vraiment subversive et décapante.

Mais (et c’est mon deuxième point) le vieux bolchévique «partageux» que je suis (c’est sûrement ce dont on va m’accuser) tient quand même à manifester un sain scepticisme. Ce que je n’ai jamais compris, ce que je ne comprends radicalement pas, c’est comment des humains ont pu mettre en place un système économique qui fait en sorte que d’aucuns gagnent des fortunes mirobolantes alors que d’autres, très nombreux, n’ont presque rien. Comment quelqu’un peut-il, en toute honnêteté, en toute équité «démocratique», engranger des milliards de dollars?

Les inégalités économiques font en sorte que la démocratie dont nous sommes si fiers est minée et affaiblie par la puissance «ébaubissante» de certains qu’on appelle parfois les maîtres du monde ou, si l’on veut, les PKP.

On me dira que les diverses sociétés dites «communistes» ont échoué et je ne vais pas en disconvenir. Ces sociétés ont été despotiques, pas vraiment égalitaires et elles n’ont tenu aucun compte des nécessités écologiques et environnementales.

Je suis néanmoins de ceux et celles qui pensent que le système actuel, malgré la «générosité» de certains riches, est incapable de régler les problèmes environnementaux, est incapable de déboucher sur un environnement sociétal plus équitable, moins inégalitaire.

MAIS ALORS, QUE FAIRE?

Relire Lénine serait une perte de temps!

Réfléchissons et agissons!

JSB, sociologue des médias

Tout ça est une question d’influences.Ce n’est pas demain la veille que les gouvernements Charest et Harper morderont la main qui les nourrit.
Il est tellement plus facile pour les gouvernements de taxer la masse moutonnière que de faire rendre des comptes au berger.

Pensez seulement aux dirigeants du G20 et à son petit président Sarkosy qui se paient des party à grands frais lors de leurs réunions bidons, sans initier aucune mesure sérieuse sur l’évasion fiscale des entreprises et des plus riches vers des paradis qu’on dit « fiscaux » qui privent les trésors publics des démocraties occidentales de centaines de milliards de dollars.
Ensuite on essaie de culpabiliser le citoyen qui travaille au noir.

Bref ce que dit Gérald Filion ,le prof Lauzon l’affirme depuis des années. Évidemment être un économiste assoçié à l’UQUAM fait moins sérieux qu’être journaliste économique à Radio-Canada…

Tout le monde produit directement ou indirectement des richesses
Mais un petit nombre de cancéreux systémiques capitalistes monopolisent une trop grande part de ces richesses produites par toute l’humanité en bafouant la moindre démocratie dans toutes les violences policières et guerrières
Oui plus il y a des pauvres indigents plus il y a des très riches opulents et méprisants
Et rien ne sert de demander la santé mentale pour des riches qui se croient et se prennent pour Dieu en multipliant leur pouvoir sans fin contre tous
S’ils proposent un certain partage c’est pour éviter l’adoption de lois justes pour tous qui les empècheraient de voler légalement et ce n’est pas du tout pour vraiment partager entre tous en respectant certains paramètres de décence économique comme par exemples des gains minimaux et maximaux comme exemple de un à cent et jamais de un à plus que cent un
Gérald Fillion comme ces prédecesseurs ne pourront jamais vous expliquer cela

@ the Ubbergeek

Justice sociale ?

En quoi parasiter son prochain c’est de la justice ?

Prenons l’exemple de Bill Gates, le président de Microsoft. Le salaire moyen des employés de Bill Gates est de 49 000$ et Microsoft compte 89 000 travailleurs. Autrement dit, chaque année, Microsoft verse environ 4,4 milliards de dollars en salaire. La fortune de Bill Gates, qui s’élève à 54 milliards de dollars, a été amassée sur une période de 35 ans, ce qui représente un revenu moyen de 1,5 milliard de dollars par année. En bref, les salaires versés par Microsoft sont supérieurs aux revenus de Bill Gates ! Et le portrait serait encore plus frappant si je tenais compte des dividendes versés aux actionnaires.

Et l’on voudrait nous faire croire que le monde serait meilleur si Bill Gates n’avait jamais vu le jour, parce que sa fortune serait illégitime ou indécente.

Bill Gates n’est pas devenu multi-milliardaire en volant les gens, il est devenu multi-milliardaire en enrichissant des centaines de milliers de gens.

Dire que les riches ont fait fortune en rendant les gens plus pauvre, c’est un dogme communiste.

@ Xavier Daffe-Bordeleau

Ce que propose Lisée (une taxe mondiale), c’est la négation de l’État-Nation.

Faut croire que le bolchevisme a le vent dans les voiles. La droite libertarien en voit partout!

Faut croire lorsqu’on parle d’équité, nous sommes communisme… au même titre qu’un libertarien est bolchévique en défendant les membres du parti, c,est à dire les mieux nantis! Je crois que c’est Lénine qui disaient d’eux qu’ils étaient les idiots utiles…

@Pierre Brasseur
Les riches ne font pas seulement « investir »… mais tirent les prix vers le haut. Henri Ford à compris qu’il était préférable de vendre un million de voiture à $500 en dégageant $50 de profit par unité que 1 000 voitures à $10 000 eu dégageant $9 000 par unité.
L’important, c’est d’avoir 1 millions d’acheteurs et Ford commença en doublant le salaire de ses employés.

Dans le monde occidental, on peut toujours couper les dépenses pour se relever de la crise. Ça va grandement aider un pays comme la Chine où les salaires doubles ces temps-ci. À moyen terme, le pôle de l’économie mondiale va se déplacer de l’occident vers l’Asie plus rapidement avec ces politiques de coupure et rescription des dépenses.

@ P. Lagassé

La classe moyenne surtaxée c’est un mythe.

Au Québec, 3,6% des contribuables gagnent plus de 100 000$/an. Ce 3,6% de contribuables a payé 6,4 milliards de dollars en impôt, ce qui représentait 30,8% de tous les impôts perçus chez les particuliers.

Les 20% des contribuables les plus riches, revenus supérieurs à 51 056$, ont contribué à hauteur de 70,0% des impôts perçus chez les particuliers.

Les 40% des contribuables les plus riches, revenus supérieurs à 32 591$, ont contribué à hauteur de 91,4% des impôts perçus chez les particuliers. Autrement dit, les impôts prélevés chez le 60% des contribuables restants, revenus inférieurs à 32 591$, ne représentent que 8,6% des impôts perçus chez les particuliers.

Bref, une proportion importante de la population profite des avantages/programmes sociaux qui sont payés par une minorité.

Voilà pourquoi le modèle québécois est devenu une vache sacrée: une majorité de la population peut contraindre une minorité à payer les factures.

@ Léon Blanc-Sec

Donc tu dis qu’il y a 30 ans, on avait une meilleure qualité de vie ?

On s’en fou des écart de richesse et de quoi a la plus grande part du revenu. Ces statistiques n’ont aucune valeur. Ce qui importent c’est la progression du niveau de vie.

L’Alberta est la province qui a le plus augmenter ses écart de richesse depuis quelques décennies. C’est aussi la province qui a le plus enrichi ses pauvres !

Mieux veut l’inégalité dans la richesse que l’égalité dans la misère.

Y aurait-il de nos politiciens dits « lucides » capables d’un peu de solidarité au Québec en suppliant les millionnaires de notre colonie chérie de verser un petit pourcentage (1%) de leur fortune pour éponger la dette publique ? Laissez-moi en douter; ils ont toujours préféré quêter les grenailles de la péréquation canadienne en retour des taxes et impôts ($50 milliards/année) versés à Ottawa par les Québécois.

Au Canada, 1% de la population a 13% de la richesse. Quand même moins dramatique qu’aux États-Unis devenus une république de bananes en termes de répartition de la richesse

http://www.winnipegfreepress.com/canada/breakingnews/ultra-rich-getting-richer-while-middle-class-stagnates-report-says-111096344.html

That’s the conclusion of a new study based on income-tax forms filed up until 2007, showing that the richest one per cent of Canadians took home 13.8 per cent of all incomes claimed that year

« Fillion c’est la Pravda » Hummm humour du 4ième degré.

Ce qui est incontestable, c’est d’entendre un homme comme M. Buffet avouer que « les Riches » ne contribuent pas assez à la Société. Ici l’intention n’est pas de les voler et de les saigner à blanc mais de les amener à contribuer à leur juste part. Après tout, le Riche ne s’enrichit que s’il y a une classe moyenne.

Le plus beau des raisonnements c’est d’entendre nos libertariens canonner « Eh bien s’il veut en donner plus, qu’il en donne ». Il s’agit d’une vision simpliste d’une proposition que tous devraient au moins être en mesure d’écouter. Rien de mieux pour discréditer une thèse que de la railler, Certains ici sont des experts dans ce domaine.

Quant à savoir si Fillion et Buffet sont des bolcheviques, qu’on instaure au plus sacrant la Commission McCarthy, je suis certain qu’ensemble on pourra trouver des tonnes de copies (pardon, de communistes).

Petite précision pour j.c.virgi. Le professeur Lauzon de l’Université du Québec U??? À Montréal n’est pas économiste il est comptable. Ce n’est pas la même formation.

@ Lange

Pourquoi Buffet a besoin qu’on augmente son taux d’imposition s’il veut donner au gouvernement ?

Ce soit, s’il le désire, il pourrait donner son entière fortune au gouvernement américain.

Voici l’adresse:

Gifts to the United States
U.S. Department of the Treasury
Credit Accounting Branch
3700 East-West Highway, Room 622D
Hyattsville, MD 20782

http://www.fms.treas.gov/faq/moretopics_gifts.html

@ David

Je suis de ceux qui considère qu’un État Nation peut souverainement décider de délégué un pouvoir de taxation a une institution internationale par solidarité pour les autres êtres humains avec lesquels nous partageons la planète et qui vive trop souvent dans la pauvreté.

Voilà en faite ce qui me dérange dans la logique libertarienne, tout est toujours blanc ou noir. Libertés individuels absolue, sinon il s’agit d’un régime autoritaire et totalitaire. Si l’on taxe les riches, c’est nécessairement pour les dépouiller de l’entièreté de leurs richesse et créer un régime communiste et égalitariste pure. Si l’on crée une taxe internationale, il s’agit nécessairement d’une négation complète de l’État nation. Bref, pente fatale par dessus pente fatale… digne des plus grand sophistes de l’antiquité.

@David

Pardonnez-moi je viens de réalisé qu’il s’agit plutôt du faux dilemme que de la pente fatale… qui est de toute façon souvent utilisé aussi.

Excellente analyse.toujours bien informer avec des éléments probants et chiffrés. Il y a quelques émissions intelligentes dans le paysage audiovisuel québécois, il faut le reconnaitre. Et l’émission de Gérald Fillion tout comme votre émission scientifique sur Canal Savoir en font partie. Émettre cette idée de prélèvement sur les fortunés de la planète au lieu de toujours s’en prendre aux contribuables de la classe moyenne ou populaire n’est pas Bolchévique, ni maoïste. C’est du bon sens.Et pourtant je ne suis pas gauchiste, même si j’apprécie la gauche modérée, réaliste et progressiste.

@David,

« il y a 30 ans, on avait une meilleure qualité de vie? »

Pour la qualité de vie c’est subjectif. Mais les chiffres disent qu’en moyenne, en dollars constants, les salaires n’ont pas vraiment progressé depuis 30 ans. Il était possible sur un salaire de s’acheter un bungalow à Montréal, une auto, la femme reste à la maison s’occuper des enfants. Les revenus des ménages ont quand même pu progresser, surtout parce qu’on a mis les femmes au travail (il y a 40 ans la femme qui travaillait alors que son mari avait une bonne job était relativement rare, de nos jours c’est une jeune femme au foyer qu’on trouve étrange). Plus récemment pour suivre la parade les ménages s’endettent.

Dans l’après-guerre, le PNB/capita progressait et c’est tout le monde qui en profitait, dans tous les quintiles. Depuis une génération, ce n’est que le premier quintile (et encore c’est concentré à l’extrème frange des plus riches).

Je ne suis pas un communiste, j’ai toujours travaillé dans le privé et je m’en tire très bien. Mais je constate que le système économique où l’on vit présentement n’est plus celui de la prospérité de la classe moyenne. C’est une économie-casino où une minorité touche un gros lot de plus en plus faramineux: vedette du divertissement, athlète exceptionnel ou dirigeant d’entreprise, suivi d’une caste de scientifiques et d’administrateurs en demande. Pour la majorité des gens par contre, faut pédaler de plus en plus pour rester sur place.

« On s’en fou[sic] des écart[sic] de richesse […] Ce qui importent[sic] c’est la progression du niveau de vie. »
Ce n’est pas très différent de ce que je dis. Je n’ai jamais pensé que le commis de dépanneur devrait faire le même salaire qu’un cardiologue. Si tout le monde, du concierge au plombier au VP finances progresse, pas de problème.

Tout ça pour dire que ça ne me scandaliserait absolument pas qu’on demande une contribution un peu plus importante à ceux qui ont profité en quasi-exclusivité de la progression de l’économie depuis maintenant une génération.

@David

« En bref, les salaires versés par Microsoft sont supérieurs aux revenus de Bill Gates ! Et le portrait serait encore plus frappant si je tenais compte des dividendes versés aux actionnaires. »

Êtes-vous réellement en train de soutenir qu’il est « frappant » que la somme des salaires de 89 000 travailleurs soit supérieure à celle de leur patron ? Le contraire ferait-donc, à vos yeux, plus de sens ?

@David

La classe moyenne, ce n’est pas gagner moins de $32 000!

Si l’idée est d’imposer plus les moins de $32 000, c’est idiot.

Si l’idée est que les moins de $32 000 se font vivre, c’est idiot.

Si l’idée est qu’ils vont se forcer à gagné plus de $32 000 si l’on leur enlève certains avantages… il va manquer de monde a exploiter à $10-$12 de l’heure au Québec et plusieurs entreprises vont être en rupture de main-d’oeuvre… à moins que l’idée est de les faire travailler à 60-80 heures/semaine pour gagner plus!

Ça, et les paradis fiscaux. Bien que je ne sois pas très chaud à l’idée d’un «nouvel ordre mondial», s’il faut cela pour contrer l’effort du capitalisme mondialisé, je suis pour.

Et en passant, aux libertariens du tout qui continuent de «croire» que le capital ne se concentre pas au sein d’une minorité parasitaire, pourquoi donc alors, l’étude parle t-elle d’une minorité de 0.15% de la population mondiale, et je parle de ces fameux «10 000 000» de millionnaires?

N’importe quoi! Le capital, dans le système capitaliste, se concentrera toujours au sein d’une minorité, qui comme par hasard, sera ici nommée bourgeoisie par Karl Marx, en fonction du fait qu’elle détient, vous constaterez, les moyens de production!

Seule solution? Révolution! Débarrassons-nous du capitalisme, avant qu’il ne se débarrasse lui-même de nous! D’ailleurs, ce n’est pas si loin que ça, avec la privatisation de la santé!

http://reactionismwatch.wordpress.com/

@ Lange

«Après tout, le Riche ne s’enrichit que s’il y a une classe moyenne.»

Et des gens à exploiter de leur labeur, via la propriété privée des moyens de production, achetables seulement quand on a les moyens.

Bref, sans pauvres, sans travailleur, pas de riche du tout. Et aucun employeur surtout!

Une solution? Les coopératives! Pour se débarrasser à jamais de l’exploitation de l’être humain par l’être humain, et de la concentration des richesses au sein d’une minorité parasitaire, sans laquelle la demande et l’offre des êtres humains pourraient tout de même continuer d’exister!

Révolution sinon!

J’apprécie davantage l’intelligence et le sens de la nuance de Fillion que les tirs échevelés des libertariens sur tout ce qui ne confirme pas leurs dogmes simplistes.

Bolchevique…. non mais! C’est de la démagogie que vous faites, monsieur Lisée, car c’est manipuler un terme. On est loin, très loin du bolchevisme, et si c’était une blague à l’intention de vos détracteurs, je la trouve de mauvais goût… On est encore dans le capitalisme, et si cette mesure est logique, elle est nécessaire mais largement insuffisante à régler les problèmes du capitalisme. Pour sortir de ces problèmes, il faut sortir du capitalisme, c’est à dire ne plus fonder le travail sur la notion « d’emploi » et personnaliser les relations économiques, entre autres.

@ Xavier Daffe-Bordeleau

Donc tu défends l’idée que l’ONU (par exemple) pourrait se substituer aux décisions du gouvernement légitimement élu d’un pays ?

Pour toi ce ne serait pas une dérive autoritaire ?

@ Léon Blanc-Sec

La qualité de vie n’a rien de subjectif. Qu’on pense à l’augmentation de l’espérance de vie, c’est assez objectif comme mesure !

On pourrait aussi penser à l’âge de la retraite qui a diminué e manière importante.

Et on pourrait aussi penser à la réduction importante du taux de pauvreté.

On pourrait aussi penser à l’accession à la propriété car contrairement à ce que tu dis, il y a plus de propriétaire aujourd’hui qu’il y a 30 ans.

La progression de l’économie a profiter à tout le monde, c’est démagogique de dire que seul les riches ont fait des gains.

@ Benton

Un couple qui gagne 64 000 pour toi c’est trop pauvre pour faire partie de la classe moyenne ?

@ Raymond Campagna

La plus simpliste des idées c’est de dire « il faut taxer les riches ». Simpliste, démagogue et populiste.

C’est la perpétuation du mythe voulant que l’économie est un « zero-sum game ».

En Chine, de 1981 à 2005, la pauvreté est passée de 84,0% à 15,9%, soit une baisse spectaculaire de 81%. Par contre, durant la même période, les écarts de richesses se sont accentués, l’indice GINI passant de 29,1 à 41,5.

Si l’on demandait à un gauchiste de choisir entre la « Chine de 1981 » et la « Chine de 2005 », il porterait probablement son choix sur la « Chine de 1981 ». Ce qui prime pour les gauchistes c’est l’égalité, même si cela implique une égalité dans la misère…

Si l’on demandait à un capitaliste (où à un Chinois) de choisir entre la « Chine de 1981 » et la « Chine de 2005 », il porterait probablement son choix sur la « Chine de 2005 ». Qu’importe si la société est moins égalitaire, ce qui prime pour les capitalistes (et les Chinois) c’est la réduction du taux de pauvreté.

On peut observer la même chose aux États-Unis. En 1968, le revenu médian des Américains les plus riches était 4,33 fois supérieur au revenu médian des Américains les plus pauvres. En 2004, ce ratio est passé à 5,58 ce qui représente une augmentation de 28,9%.

Par contre, en 1968, le revenu médian (ajusté à l’inflation) des plus pauvres était de 23 100$. En 2004, ce revenu (toujours ajusté à l’inflation) se chiffrait à 27 200$, soit une progression de 17,7%.

Dites-moi, si vous étiez un pauvre à quelle époque préféreriez-vous vivre ? En 1968, les écarts de richesse sont moins marqués, mais votre revenu n’est que 23 100$. En 2004, les écarts de richesse se sont accrus, mais votre revenu est maintenant de 27 200$.

Selon les socialistes les écarts de richesse mettent en péril les fondements de la société. Encore une fois, l’exemple américain montre à quel point cette affirmation est fausse.

La lecture des derniers billets de David me conforte dans mon appréciation du professionalisme de monsieur Fillion.

@David

Donc la solution pour gagner plus de $100 000 serait de vivre à trois!

Pour le reste, pour votre nouveau dada, « Zero-sum game », ça c’est simplisme….

En passant, en 68, les riches américains payaient beaucoup plus d’impôts qu’en 2004, de l’ordre d’au moins 2 fois plus! C’est sûre qu’eux, ils préfèrent 2004. (Sans compter l’écart de richesse)

Définitivement, les riches d’aujourd’hui contribuent beaucoup moins à la société…

@ Raymond Campagna

Le professionnalisme de Fillion ?

Tu na pas encore réalisé que Fillion avait confondu « revenu » et « actif ». Une erreur impardonnable.

Le 39 000 milliards ce ne SONT PAS des revenus, ce sont des actifs !

@ Benton:

Tu crois que l’économie est un « zero-sum game » ? C’est ce que tu essaye de dire ? parce que ton dernier commentaire est plutôt confus.

Mais tu ne réponds pas à la question.

Si tu es un « pauvres ». Voudrait tu vivres avec un revenu de 23 100$ dans une société égalitaire ou avec 27 200$ dans une société inégalitaire (en dollars constant).

C’est une question fondamentale que la gauche évite systématiquement.

Tu dis aussi que les riches contribue moins à la société.

Prenons Steve Job.

-iPod
-iTunes
-iPhone
-iPad

Et tu oses dire que la contribution de Steve Job n’est pas significative ???

À Alain Audet, votre commentaire # 1,

Merci pour cette précieuse référence.

Le visionnement en-ligne, JUSQU’À LA FIN, de cette présentation vidéo, d’un peu plus d’une heure, en vaut vraiment la peine et montre comment le système proposé peut facilement fonctionner et être mis en application dès que désiré dans chaque pays:

http://le-revenu-de-base.blogspot.com/. »

Je crois que cette formule proposée du revenu-de-base représente vraiment la solution la plus facilement applicable, la plus viable et la plus équitable pour tous les individus de chaque pays de la planète.

@ David
Oui et non, il y a un risque à centraliser une partie du pouvoir à une institution internationale. Cependant, que les États cède une partie infime de leur pouvoir de taxation (qui leurs serait, fin de compte, bénéfique) n’a rien d’autoritaire.

@ Xavier Daffe-Bordeleau

Si un état dit: « nous on ne taxe pas les millionaire parce que nous voulons les attirer chez nous », il fera quoi ton gouvernement mondial.

Il va accepter la décision d’un gouvernement légitime et démocratiquement élu ?

@David

$23 100 à $27 000, la différence ne paie même pas la prime d’assurance maladie!

Pour le iPod, iPad, iTune et iPhone, il ne faut pas confondre l’avancée technologique et avancée sociale.

Si vous pensez que le iPod va sauver l’Afrique… ou même l’Amérique, c’est votre opinion.