Gérald Tremblay et Louise Harel face-à-face

Il a été réélu à la mairie de Montréal avec 37% des voix, après une campagne entachée par des allégations de corruption. Elle se retrouve, encore une fois, sur le banc de l’opposition, mais promet de « poursuivre le combat ». Comment Gérald Tremblay et Louise Harel voient-ils l’avenir de la métropole ?

Photos : Louise Harel : Paul Chiasson / PC - Gérald Tremblay : Matt Dunham / PC
Photos : LH : Paul Chiasson/PC – GT : Matt Dunham/PC

 

 

 

 

 

Ce qui m’irrite le plus à Montréal aujourd’hui, c’est…


… la déficience des transports en commun.

… le retard pris depuis des décennies dans
l’amélioration de la qualité de vie des citadins :
infrastructures, logements
abordables, transports en commun.

 

Le principal défi de Montréal dans les 10 ans à venir, c’est…


… réussir l’Exposition universelle de 2020, puisque je veux
que Montréal obtienne ce rendez-vous international.
Ça va permettre de canaliser les énergies.

… qu’elle prenne sa place parmi les grandes métropoles
du monde. Il y a beaucoup de gestes à faire, comme mettre
l’accent sur nos créateurs.

 

Les anglophones de Montréal sont…


… ambivalents. Ils ne peuvent pas accepter le manque
de transparence de l’équipe Tremblay, mais résistent à l’idée
que je devienne leur maire, car je suis souverainiste.

… un peuple fondateur de la ville. Ils ont un rôle important
à jouer, tout en respectant le fait que Montréal est
une ville de langue française.

 

Imposer un péage aux automobilistes pour entrer à Montréal, c’est…


… une mauvaise idée. Tout le monde est le bienvenu à Montréal.
La bonne idée, qu’il faut analyser, est d’imposer
un péage pour sortir de Montréal.

… une bonne idée, mais ce doit être un péage régional. Plusieurs
options sont possibles. Il doit y avoir un débat serein sur la manière de
financer les transports en commun dans la région métropolitaine.

Le meilleur coup de pouce que le gouvernement du Québec pourrait donner à Montréal, c’est…


… le prolongement de la ligne bleue du métro vers Anjou
pour dynamiser ce secteur de la ville.

… nous aider à diversifier nos sources de revenus. Il a déjà
donné un coup de pouce lorsqu’il a reconnu que Montréal
est la métropole du Québec.

La structure administrative actuelle de Montréal, c’est…


… la lourdeur incarnée. C’est la seule ville où
les arrondissements sont des quasi-villes.

… une structure qui résulte de beaucoup de chambardements
depuis huit ans.

 

Les services offerts aux résidants de Montréal sont…


… décevants. Le taux d’impôt foncier est le même pour tous,
mais on peut être des citoyens de seconde classe selon
les arrondissements. Le niveau de service varie énormément.

… en constante amélioration. Il y a encore du travail à faire, mais
ça évolue. Par exemple, la ville est beaucoup plus
propre qu’avant.

 

La place de Montréal dans le monde, c’est…


… en déclin. Surtout quand on se compare
aux grandes villes nord-américaines.

… la deuxième métropole francophone. Il faut continuer à
prendre notre place dans la francophonie.

 

La place de Montréal dans le Québec, c’est…


… un exemple de diversité culturelle,
qui fait sa signature.

… le moteur économique de la province.

 

Je voudrais embellir Montréal en…


… faisant un concours audacieux. À Málaga, en Espagne,
on détermine chaque année la plus belle rue, et les
contribuables de cette rue sont exonérés d’impôt
foncier durant l’année !

… réinventant la ville. C’est ce qu’on fait avec nos
grands aménagements, comme le Quartier
des spectacles et la Société du Havre.

Ce que j’aime le plus des banlieues de Montréal, c’est…


… leur contribution à l’Agence métropolitaine de
transport et leur volonté de faciliter le transport
entre les banlieues et Montréal.

… que nous sommes des partenaires pour améliorer la
qualité de la vie. Il y a une volonté de travailler ensemble au
développement économique de la région et au
transport en commun.

 

L’époque de Jean Drapeau, c’est…


… l’Expo, le métro. Mais c’est aussi une période sombre
de la démocratie montréalaise, puisque les locataires
n’avaient pas le droit de vote. Ce droit a été acquis en 1970.

… Montréal qui prend sa place dans le monde, notamment
avec l’Expo 67 et les Jeux olympiques. Mais c’est aussi
le début du retard dans l’entretien de nos infrastructures.

 

Richard Bergeron, le chef de Projet Montréal, c’est…


… un verbomoteur.

 

… un homme qui a une vision et une expérience en matière
de transport en commun.

 

Ce qui me manque le plus de la politique provinciale, c’est…


… mes amis, mes collègues.

 

… absolument rien ! Je préfère le contact personnel avec les
citoyens en politique municipale.

 

Quand j’entends le nom du maire Labeaume, je pense à…


… Robert Lepage et au Cirque du Soleil.

 

… la réussite du 400e anniversaire de notre capitale.

La plus grande qualité de Gérald Tremblay, c’est…


… son humanisme.

 

Le plus gros défaut de Gérald Tremblay, c’est…


… son incapacité de décider.

 

La plus grande qualité de Louise Harel, c’est…

… l’importance qu’elle accorde aux plus démunis.

Le plus gros défaut de Louise Harel, c’est…

… Je n’aime pas parler des défauts des gens.

 

Les gens devraient voter pour moi parce que…


… ils vont retrouver confiance en leur équipe municipale
et recouvrer la fierté d’être montréalais. Je vais faire le ménage.

… après huit ans, on a un bilan exceptionnel pour les Montréalais. On a redressé
les finances, investi dans le logement abordable et les infrastructures,
et on a de grands chantiers en cours.

Photos :
Louise Harel : Paul Chiasson / PC
Gérald Tremblay : Matt Dunham / PC

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