Gestion de l’offre: à surveiller

Depuis un bon moment déjà, plusieurs commentateurs anglophones mettent en doute le système de gestion de l’offre qui impose des quotas de production pour le lait et les oeufs afin d’assurer un revenu prévisible aux agriculteurs, en particulier ceux du Québec et de l’est ontarien. Le principal argument mis de l’avant par ces critiques est que ce système est protectionniste et prive les consommateurs de produits à prix plus abordables. Selon John Ibbitson, du Globe and Mail, le gouvernement Harper serait prêt à baisser la garde dans ce dossier.

La raison? Sa volonté d’ouvrir le Canada aux marchés asiatiques en participant aux négociations commerciales du Partenariat Trans-Pacifique. Or, la condition pour participer à ces pourparlers a toujours été, par le passé, la fin des  barrières commerciales dans le domaine agricole, y compris les systèmes de gestion de l’offre. Il n’est pas clair si cette condition tient toujours, mais le Canada a décidé d’essayer de joindre ces négociations quand même et met beaucoup d’efforts à mousser sa candidature. Et selon Ibbitson, le choix serait facile entre l’important potentiel économique d’une éventuelle entente commerciale et la protection des producteurs d’oeufs et de lait d’une province où les conservateurs piétinent. Voilà donc un dossier que le Québec et ses agriculteurs ont intérêt à suivre de près et qui a valu bien des réactions à M. Ibbitson. Réactions qu’il résume ici et qui donnent une bonne idée des différents points de vue.

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Il était temps. Ou je vis présentement en Idaho, le lait et les oeufs sont 2x moins chers (marché intérieur très grand). J’en consomme depuis presque un an et je n’ai eu aucun problème de santé majeur