Godin-le-magnifique

J’ai dû ruminer plusieurs jours, après avoir vu le film Godin, avant de savoir précisément ce que j’en pensais, et pouvoir vous le dire.

À voir et à débattre.
À voir et à débattre.

Ce qui frappe énormément, au début du film, sont des images du jeune Godin. À 29 ans, cigarette au bec, au volant d’une voiture rouge tape-à-l’oeil, le jeune progressiste/journaliste/poète exsudait l’arrogance de la jeunesse, ses certitudes, sa séduction.

Dans ces images 35mm tournées par Gilles Groulx, tout l’avenir d’un Québec nouveau, à la veille de naître, semble comprimé dans le personnage.

À le voir s’exprimer en entrevue avec sérieux et assurance, à le voir produire une poésie à la fois proche et dénonciatrice du réel, à le voir devenir le compagnon de la splendide et enivrante Pauline Julien, à le voir arrêté en octobre 1970 pour délit d’opinion, on s’attend à ce que ce prologue soit suivi par un feu d’artifice, une grande oeuvre sociale, politique, littéraire.

Comme tous les récits des artisans de l’indépendance des années 70, 80 et 90, l’arc narratif se rompt sur l’échec référendaire de 1980, puis de 1995.

Privée de victoire à la mesure de leur talent et de leur promesse, leur histoire doit se replier sur des parcours, voire des réussites, qui, chez d’autres, suffiraient amplement à satisfaire le récit mais qui, chez eux, n’ont que le goût de l’incomplétude.

Le documentariste Simon Beaulieu tente hardiment de compenser ce défaut structurel irréfragable en introduisant la notion de progrès vers l’étape finale, cette indépendance encore à venir et à laquelle son héros travaille jusqu’à la fin.

Mais le fait que Godin soit victime de cancer, donc privé de la capacité de participer à la suite des choses, amplifie le malaise. La vie est doublement injuste envers lui.

Pour illustrer combien Godin est un battant qui continue, malgré le mal qui ronge son corps, à poursuivre son combat politique et son activité de député de proximité sur le Plateau, Beaulieu nous fait entendre un extrait de discours de René Lévesque sur l’urgence d’agir.

Il s’agit du Lévesque de 1968, au début, donc, de son combat indépendantiste. L’extrait est cependant remarquable, non par l’espoir porté sur l’avenir, mais par le ton excédé de Lévesque face à ceux qui ne comprennent pas le bien fondé de son projet.

Je ne l’avais jamais entendu ainsi. Et peut-être est-ce mon oreille, davantage que son ton, qui est ici en cause. Mais écoutez d’abord:

(il faut aller jusqu’aux applaudissements, pour la portion utilisée dans le film)

« Puisque l’avenir, il va être là de toutes façons ! »

Le sentiment qu’on en retire, dans le contexte du film, est que Lévesque est furieux à l’avance du fait que, en 2000, ni Godin ni lui n’auront atteint leur objectif.

Ainsi, de film à la gloire de la persistance, le documentaire devient un film sur la frustration.

Ma conclusion: allez le voir. Peut-être y trouverez vous autre chose que moi. Peut-être le ressent-on autrement si on est jeune ou vieux.

Si oui, revenez me l’écrire. Si non, écrivez-le moi aussi.

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Salut Jean-François,

Soit certain, j’irai voir le film.

Je ne suis pas vieux mais disons que j’ai découvert mon histoire beaucoups trops tard. J’aimerais bien un jour avoir la chance de voter pour un parti (indépendentiste ou non) avec 1/10 de la conviction que Godin ou Levesque avaient.

Ma conclusion fut:

Beau mais triste… puisqu’on y montre le Québec, du temps où il voulait encore vivre.

Un très beau discours !
Mais, comment cet homme remarquable pouvait-il être aussi sombre et ne pas applaudir le magnifique discours de Pierre Bourgault au congrès de 1971, alors qu’il aurait pu facilement dire les mêmes choses pourtant tellement vraies?
Voir : http://www.youtube.com/watch?v=JF4vUJ1sB-w&feature=related
Ça peut aider à comprendre pourquoi le Québec tourne en rond depuis tant d’années et pourquoi nous sommes encore enlisés dans la glu unitariste canadienne qui nous étouffe…
Ne pensez-vous pas ?

De grâce, blogueur Lisée, retirez cette vidéo. Trop déprimant! Trop dur pour nos contemporains! Trop cruel pour les successeurs de RL!

Je n’ai pas vu le film « Godin-le-magnifique ». J’ai vu et écouté l’extrait du discours de René Lévesque dont vous nous faites le cadeau. Ce Lévesque furieux dont vous parlez, l’est pour notre passé, pour son présent et… pour le nôtre, c’est-à-dire l’avenir qui était le sien, à savoir notre passé récent et notre présent.

Je suis surpris que vous espériez voir cette génération parler, penser, « persistance ». Ce qui est pur anachronisme.

Leur présent était fait d’imminence, non de persistance. La persistance était pour ces héritiers de 200 ans de persistance, un legs des générations qui les avaient précédés, non un projet, un chantier. Ils pensaient être les héritiers d’une persistance à laquelle leur projet devait en quelque sorte mettre fin, puisque la souveraineté de l’État devait permettre de vivre l’avenir doté de ce qu’il faut pour assumer ses responsabilités sans avoir à persister dans la résistance à l’occupation, à tolérer qu’on vive dans une maison de fou.

C’est du reste leur erreur. Ils ont tout misé sur l’imminence annoncée, intériorisée, vécue comme une libération qui devait venir comme de soi, du seul fait d’en énoncer l’évidence. On a tout misé sur l’imminence de la concrétisation de la souveraineté de l’État capable d’incarner la souveraineté démocratique du peuple que nous étions, que nous sommes toujours, sans autre forme de persistance.

C’est leur erreur, parce que cependant qu’ils s’entêtaient à mettre de l’avant la souveraineté de l’État, de manière si persistante, obstinée, contre toute évidence d’imminence, il NIAIENT la primauté effective de la souveraineté démocratique du peuple, aussi sûrement et durablement que ne l’avait fait, que ne le faisait l’État ILLÉGITIME du Canada toujours soumis à l’autorité abusive de la Couronne britannique, qui n’a jamais NI sollicité, NI obtenu le OUI de la démocratie québécoise.

Il a fallu 50 ans de lutte avant que l’on comprenne que l’imminence s’était évanouie, que s’était disloquée l’intériorisation de cette conviction. Lui, nous avec lui, en 1980, après la défaite référendaire cuisante, toujours crispé sur cette imminence, il nous avait dit, « À la prochaine fois ! ». Et nous y avons cru, pas question qu’il renonce à cette imminence.

Il nous a fallu y presque parvenir 15 ans plus tard, en 1995, pour comprendre que cet « imminentisme » devait cesser de gouverner nos actes. Et encore… on s’y raccroche encore en pensant toujours imminent cet avènement qu’il suffirait de provoquer encore et encore, mieux, de telle manière, plus qu’une autre, nous triturant le cerveau, nous querellant sans cesse, alors que l’on se satisfait d’un Programme de gouvernance provincialiste qui n’ose annoncer quelqu’imminence que ce soit… mais on y croit encore, malgré tout, contre toute évidence, en pensant confusément qu’il suffirait de provoquer une crise pour que, magiquement, ce que 50 ans de travail n’ont pas su provoquer, surgisse la souveraineté de l’État. Alors que Jacques Parizeau nous a plutôt dit le 6 juin 2009, que les crises c’est utile, mais bien embêtant… Il faut plutôt remettre sur le métier notre ouvrage…

La persistance n’était pas l’objet de cette génération qui se croyait affranchie de toute hérédité, qui pensait pouvoir refaire le monde en tout. Elle est nôtre aujourd’hui la persistance. Ce legs n’a sauté une génération. La persistance à laquelle leur victoire annoncée devait mettre fin, fut celle de leurs devanciers dont ils voulaient se distinguer, et est aujourd’hui nôtre, celle de leurs héritiers. Forcément la frustration ne peut que les gagner s’il leur faut persister. Ils ont cru pouvoir s’en passer. Elle ne peut que vous apparaître.

Quant à moi, la perte de l’imminence de la souveraineté de l’État est une chance unique et tout sauf source de frustration. Du reste, ce peuple s’en accommode fort bien, car lui, sait très bien que la persistance n’est pas du côté sombre d’imminence perdue.

Nous avons la chance de contempler la conséquence de cette perte. La souveraineté de l’État n’adviendra pas dans les conditions actuelles. Pourquoi ? Parce que nous nous sommes lancés dans la bataille, sans s’assurer que tous les États se soumettent à la même règle de la légitimité démocratique, happés que nous avons été par l’imminence de la victoire, alors que les dés sont pipés d’avance si la même règle ne prévaut pas pour TOUS les États. Si l’un n’a qu’à fédérer les NON à l’autre, alors que l’un s’impose sans avoir à solliciter et obtenir le OUI de la démocratie québécoise, comment penser pouvoir gagner dans de telles circonstances ? Comment avons-nous pu le croire ?

Maintenant que nous savons à quel point il est facile de fédérer des NON et difficile d’obtenir un OUI, comment persister à foncer encore sans que les mêmes règles ne s’appliquent réciproquement à tous les États aspirant à gouverner le gouvernement qui gouverne ce peuple souverain ? N’est-il pas temps de revoir tout ça ? Hors toute frustration, car le fait d’avoir foncé, noble tâche quand on ignorait ce que nous savons maintenant, devient pure folie, maintenant que nous savons ce que nous ne savions pas.

Pas étonnant que d’aucuns se tiennent loin de cette folie. Pas étonnant que la désaffectation, la démobilisation, le découragement, le fatalisme soient de la partie et participe à la stagnation paralysante qui nous afflige, faute de rompre avec l’imminentisme.

Lévesque en parle déjà, nous vivions et nous vivons dans un État à la démocratie « tronquée » au sommet. Une fracture qui sectionne la moelle épinière démocratique de ce peuple. Une lésion qui « paralyse » son corps politique, économique, culturel et identitaire. J’ai été frappé de l’entendre prononcer ces mêmes deux termes entre parenthèse qui sont au coeur de mes convictions profondes. Sa fureur l’a fait foncer, pensant pouvoir gagner la partie sans que les règles ne prévalent pareillement pour toutes équipes jouant au même jeu sans respecter les mêmes règles.

Mais aujourd’hui, nous qui avons cessé de foncer tête baissée, nous pouvons nous assurer que la même règle prévale pour TOUS les États, avant de foncer, non pas seulement l’État abstrait à venir doit s’y conformer, mais aussi l’État concret présent, en toute et naturelle réciprocité équitable. Or, cet État ne l’a jamais sollicité ce OUI que nous nous sommes entêtés seuls à solliciter. Et pourquoi cet État abuseur ne l’a-t-il pas sollicité ? Parce qu’il se sait INCAPABLE de l’OBTENIR ce OUI. Le Canada ne passe pas au Québec.

À nous maintenant de fédérer les NON à cet État illégitime. À nous de mettre de l’avant la primauté effective de la souveraineté démocratique du peuple, seule Autorité démocratique suprême sur son sol national. À nous d’appeler ce peuple à exprimer sa VOLONTÉ libre qui refuse l’État ILLÉGITIME actuel. Une VOLONTÉ inexprimée cependant. Voilà pourquoi nous devons trouver comment l’exprimer, puisque nous avons omis d’appeler ce peuple à se poser dans l’État, quel qu’il soit, en tant que seule valide et légitime Autorité démocratique suprême sur son territoire national, happés que nous avons été par une imminence contrée, volée, perdue.

Persister est le lot de ce peuple. Persister est aujourd’hui notre lot, donc, notre héritage. Persister à mettre de l’avant la primauté effective de la démocratique souveraineté de ce peuple est une persistance qui n’a rien de frustrant cependant. Elle est, sera, doit être toujours le lot de tout peuple, car la souveraineté démocratique, comme la paix, n’est pas un état stable. Il n’est pas une telle chose qu’un Éden souverain. La souveraineté du peuple sera toujours menacé et il nous faudra toujours y travailler, quel que soit l’État présent ou à venir. Ce qui est engageant, responsable. Tout sauf déprimant.

C’est le destin des civilisations humaines : travailler à civiliser nos instincts, nos cultures qui n’ont encore pas su civiliser autrement que dans un patriarcalisme débilitant, le désir hégémonique des uns par rapport à la convivialité des autres, ce qui peut faire vivre de manière civilisée, égalitaire, fraternelle et sorenelle, homme et femme, peuples et nations, dès lors responsables face à leur propre survie maintenant que nos civilisations savent que leur développement peut provoquer jusqu’à la destruction de la nature elle-même, donc en même temps provoquer la fin de toute vie sur terre. Et ce n’est plus par l’Armagedonne foudre atomique que cette fin du monde peut advenir, mais bien du seul collectif et personnel fait de consommer encore comme nous l’avons fait depuis toujours, toujours happés par la croissance irresponsable. Du seul fait irresponsable de chacun de nos actes consommateurs, responsables que nous sommes de nos actes personnels et collectifs conséquence de notre parti-pris démocratique. Personne d’autre que chacun de nous est responsable. Responsable de tolérer un État à la démocratie tronquée au sommet alors que nous pouvons l’INVALIDER, puisqu’il n’en tient qu’à nous.

Cette responsabilité dont parlait Lévesque en 1968, est actuelle, prégnante, aujourd’hui, quel que soit l’État qui prévale. Nous sommes responsables même si l’État souverain n’est pas advenu. Cette responsabilité est irréductible et s’applique ICI et MAINTENANT. Elle se trouve à NIER la primauté démocratique de la souveraineté du peuple, tant et aussi longtemps que l’État à venir nous servira de prétexte à agir de manière irresponsable quant à la primauté de la souveraineté démocratique du peuple que nous sommes.

Ce n’est pas l’État qui fonde le peuple, mais bien l’exact contraire, c’est le peuple souverain qui fonde l’État souverain. S’il peut le fonder le peuple, cet État souverain, il PEUT aussi, forcément, INVALIDER tout État qui n’a pas obtenu son libre et clair OUI.

Si la fureur de René Lévesque a un sens, elle doit nous inciter à cesser de vivre par procuration irresponsable happés par un rêve. Nous devons cesser de croire possible fonder un État alors que nous sommes incapables, faute de s’y être attaqué, d’INVALIDER un État qui NIE la primauté effective de la souveraineté du peuple, seule habilitée à fonder l’État souverain que nous appelons de nos vœux.

Voilà pourquoi il nous faut appeler les délégations au Congrès national du PQ à AJOUTER à l’actuel programme de gouvernance provincialiste un Programme COMMUN d’État digne de ce nom qui appelle ce peuple à EXPRIMER sa VOLONTÉ LIBRE afin d’INVALIDER l’État dont il ne veut pas, et donc tout État qui n’a pas NI sollicité, NI obtenu le OUI de la démocratie québécoise.

L’AMENDEMENT 101 est en mesure de le faire.

http://www.jesignequebec.com/detail-petition.php?id=77

On m’a déjà raconté que Godin avait toujours une petite chaufferette dans la poche, histoire de toujours avoir la main bien chaude lorsqu’il serrait celle des autres, même en hiver. Est-ce une légende urbaine?

Je vais aller voir le film bientôt.

Je connais et je vis cette histoire triste. Je n’aime pas cette histoire triste. Donc, je n’irai pas voir ce film pour vérifier si elle est vraiment triste. J’ai d’autres choses à faire et en construction.

Incompréhensible et terriblement frustrant que des Québécois aient préféré Trudeau à Lévesque en 80…

J’étais dans cette foule lors de ce discours…
Comme Lévesque, comme Godin, comme Bourgault,comme Lecors, comme des milliers d’autres, je continuerai
à prôner la souveraineté du Québec.
Si nous voulons, dans cette ère de mondialisation,
avoir droit au chapitre, il nous faut d’abord exister.
Le Québec est un état innovant qui contribue à l’avancé de la science dans le monde dans bien des domaines; qui produit des choses nouvelles, des appareils, des inventions souvent très étonnantes.
Mais, à date, le Québec a été incapable de produire une politique correspondant à son génie et absolument nécessaire à sa plénitude. Mais cela viendra. La souveraineté, comme toutes les autres choses, cela s’apprend.

Il avait bien raison je pense. C’était un appel quasi solennel à exorciser la peur de l’avenir. À l’époque on se battait contre une majorité réactionnaire et réfractaire à ce qu’ils appelaient une aventure aventureuse.

Aujourd’hui je pense que c’est pire. On se bat contre l’amnésie de certains (en trouve même ici) d’une part, et d’autre part contre une certaine insouciance.

Le bétail ne sait pas qu’il entre dans l’abattoir.

Vous avez tout à fait raison, c’est un film à voir et à faire voir à toute la jeune génération qui est à la recherche d’un projet d’avenir !
Ce documentaire devrait être livré dans nos écoles, cégeps où l’Histoire du Québec est méconnue de nos jeunes.
Bravo à vous, vous avez toujours les bons mots pour convaincre !

Merci pour cet extrait. J’irai certainement voir ce film.

Lévesque était jeune et sûrement excédé face aux indécis. Comment se sentirait-il donc aujourd’hui, après toutes ces années où son Québec tourne en rond et s’étourdit comme pour ne pas voir qu’il s’en va tout droit dans le mur?

La chus tannée de vous entendre brailler pour la séparation… toujours sans plan sans recette réaliste. Vous connaissez ma postion quand à la néecssité pour moi de garder une armée Canadienne, un territoire soudé en protégeant nos frontières en faisant du développement durable d’une côte à l’autre, en agrdant un dollard fort (c’est pas mon problème si les améticains n’ont pas les moyens d’acheter nos produits??? vous voulez dire ressources car ils continuent de garder les job et les gros profits. Si on les fabrique ici les produits il achèteront ce qu’il peuvent on vendra ailleurs. Fini de donner nos ressources à bas prix.). L’accès a l’éducation public et les soins de santé public. Des impôts pour assumer nos besoins commun et réparti selon les besoins économiques. Le bilinguisme d’une côte à l’autre et le développement de transport rapide d’une côte à l’autre. Oublier le train ça n’est pas efficace pour notre climat, le gel, les inondations, l’entretien enlever la neige. Ça doit absolument être suspendu. Je vais vous la donner la recette.
Premièrement il va falloir piler sur vos gros égos et accepter qu’On doit non seulement le faire avec l’aide des autres canadiens mais dans leurs intérêt aussi.En signant des traités qui respectent tout le monde et constituent un avantage pour tout le monde. Pas en forçant ou en mettant des pressions indus.
Il faut que ça se fasse par un parti fédéral. Oubliez le bloc. On ne négocie pas une entente en gang avec une personne incapalbe de reconnaitre les besoins et les limites des autres aussi. Comment préparer un win-win.
Bien sur il faut faire sortir les gens pour voter. Mais comment trouver un parti qui réponde au préoccupations de la grande majorité malgré les différence d,un endroit a l’autre.
Les gens agées et les jeunes ont un parti commun vous ne l’avez peut-être pas réalisé. Mais pour les uns c’est la postion environnementale, pour les autres les protections sociales qui rejoingne les lignes de ce parti. Bien sur il sagit de voter pour un parti qui va répondre minimalement aux priorités de tout le monde. Dans la mesure ou les Québécois une nation reconnue et plus d’autonomie sur son territoire i on prend ça comme point de raliement, ou programmes sociaux ou protection de l’environnement en tenant compte que ce sera un gouvernement de transition qui aura pour objectif de conclure un nouveau partenariat au Canada d’une côte a l’autre un fédéralisme renouveler qui garde la confiance des investisseurs d’ici et d’ailleurs. En mettant au centre le développement durable de l’économie canadienne, le bilinguisme, le transport(autant urbain qu’interrurbain).
Ce parti c’est le NPD. songez-y sérieusement les jeunes (pour l’environnement, j’en ai sous mon toit), les gens agés(pour les pensions), les gens d’affaires(pour le transport qui facilite les échanges commerciaux et la circulation des biens), les gens des régions(le transport et le développement régional), les gens des centres urbains (le transport et l’accesibilité des produits et marchés).
Évidement ça prend un chef qui a le respect des gens et le moins d’aversion. M. Layton est correct et M. Mulcaire lui serait un excellent successeur.
Je ne change pas mes valeurs, j’ai toujours dit qu’il n’y a pas un parti qui regroupe toutes mes valeurs (et que pour mes priorités mon choix c’est conservateur). Mais si les gens mettent du leur et veulent participer a une alliance d’une côte à l’autre, j’appuierai.

J’ai été très ému par ce documentaire, j’y ai retrouvé des passages de ma vie parmi les plus exaltants. J’étais membre de l’exécutif du P.Q. de Mercier lorsque Godin nous a fait part de son intention d’être candidat à l’élection de 1976. Je suis ensuite devenu président de l’exécutif puis j’ai participé au référendum de 80 avec Gérald. J’ai pu ainsi être assez proche de Gérald, de Pauline et aussi de Claude et Yolande Leblanc, à qui le film est dédié. Il y avait également toute une bande de militants de ces années là. Que de beaux souvenir et quelle belle époque…!

M. Lévesque, comme M. Duceppe, avait souvent l’air enragé. Les micros devaient en avoir peur. Ils manquaient d’humour, pour mieux prendre la vie et faire passer leurs messages.

M. Lévesque aurait eu avantage, tout en demeurant sérieux, ne pas trouver dramatique que notre niveau de vie pouvait être à la douzième place dans le monde et non, à la deuxième.

Le revenu moyen du Québécois francophone bilingue est maintenant aussi élevé que celui de l’anglophone bilingue…au Québec. Tout ça a été fait, principalement, grâce au PQ…à l’intérieur du Canada, ce qui n’a pas aidé à l’idée de séparer le Québec du ROC.

La fin de semaine passé, je suis allé voir le film « Godin ». Étant trop jeune quand le Parti Québécois a été lu pour la première fois en 1976, j’ai été très ému de voir les gens sautés de joie. La phrase de ce film: J’aimerais mieux avoir 10 emplois en français qu’une centaine en anglais ou quelques choses du genre. Un gars qui se tenait debout.

J’aimerais bien retrouver la soirée électorale de 1976(au complet) pour que je puisse regarder ce moment de l’histoire et partager le tout avec des amis.

Ces jours-ci, les ténors des grands partis canadiens mettent en garde les électeurs contre un « retour aux années 1970 ». La Constitution serait un « débat du passé ».

C’est pourtant précisément cela dont les Québécois ont besoin : retrouver leur énergie et leurs aspirations des années 1970 pour mieux affronter les défis du XXIe siècle. Comme l’a rappeler le chef du Bloc : pour appartenir à un grand ensemble, il faut d’abord exister.

Ce film a lui seul devrait être un chapitre dans un manuel d’histoire du Québec.

Concernant la video de Lévesque, ce qui m’a frappé, c’est qu’en 1968, il nous a décrit la réalité de 2011. Une vision incroyable!

Vers la neuvième minute, il nous dit ce que sera notre héritage du Canada si on persiste à refuser la souveraineté du Québec:

« …Un ralentissement plutôt qu’une accélération. Une paralysie grandissante, au lieu d’un mouvement dynamique… ».

@ Gilles Bousquet
Vous avez raison, il faut arrêter de faire peur à ceux et celles qui ont peur d’avoir peur, continuez votre combat contre la peur ainsi en guérirez-vous plusieurs…

Il y a 43 ans et à l’heure de la campagne électorale fédérale actuelle, ce vidéo est toujours aussi pertinent sinon plus.

Ce pays est plusi dysfonctionnel qu’il ne l’a jamais été. De plus les politiciens fédéraleux et sans scrupules comme Harper et Charest surfent sur les vagues de boue constitutionnelle

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@ Luc Archambault

Imaginez-vous devant les gars de la construction (pas tous) et ceux qui travaillent « à shop » (pas tous). Imaginez-vous maintenant devant la majeure partie de la population dont le QI est celui qui est moyen et répétez leur votre discourt de votre # 5.

Je vous assure que vous aurez quelques votes et que vous perdrez vos élections et votre référendum. Autrement dit le petit peuple comme disait René Lévesque ne vous comprendra pas et fera confiance à d’autres Jean Crétien.

Il est là au complet le problème du PQ et de la souveraineté. Ne pas être capable de se mettre à la hauteur du petit peuple comme Lévesque était capable de le faire et il n’était difficile à battre.

Godin aurait été probablement été un meilleur communicateur pour faire la souveraineté.

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« Incompréhensible et terriblement frustrant que des Québécois aient préféré Trudeau à Lévesque en 80… » (Jean François Côté)

Pour moi ce n’est pas un mystère. Le grand PET méprisait le petit peuple, mais savait le séduire.

M. Carré souligne la phrase suivante : « J’aimerais mieux avoir 10 emplois en français qu’une centaine en anglais ou quelques choses du genre. Un gars qui se tenait debout. »

Pas fort. Vaut mieux travailler en anglais que chômer en français M. Carré, c’est Mme Paillé qui nous l’a dit au débat des chefs francophone.

J’ai juste vu la bande-annonce et ça m’a fait pleurer. Un peu peur de voir ce film, très très déprimant pour moi.

Je crois qu’une personne très déterminée peut avoir l’air enragée. J’ai bien observé monsieur Lévesque et je peux affirmer qu’il n’avait vraiment rien d’un enragé. Monsieur Duceppe n’a rien d’un enragé non plus, mais il sait ce qu’il veut et ce que nous voulons.

Un être déterminé, décidé, peut sembler enragé mais cela n’a rien à voir avec la rage et tout à voir avec le cri du coeur.

Moi je suis un homme en colère mais je ne suis pas enragé. Ma colère ne me domine pas, elle me stimule, elle m’anime. Ma colère est la colère des résistants, une colère enracinée dans l’humus de la liberté intérieure en voie de réalisation.

Celui qui est en colère n’a peur de rien, il avance sans même songer à faire demi-tour et surtout pas, à abandonner.

J’ai l’âme sauvage et Godin est mon frère.

La nouvelle droite québécoise celle de RLQ de la capitale et des radios privées, du CAQ de Legault tentent de transformer le PLQ en parti de gauche tant leur offre à droite sera forte tout en évacuant la question du Québec! Ils frapperont un mur inévitablement parce que le Québec ne sera jamais un État américain ou un nouvel Alberta tant qu’il sera français.

Monsieur Luc Archambault dans son texte confronte justement à cette droite irresponsable, une réalité qu’elle devrait intégrer pourtant naturellement, la persistance depuis deux siècles d’une nation de langue française au Québec.

Le film Godin c’est plus qu’un film sur un homme ou sur une cause qui forcément à été monopolisée par un parti politique c’est aussi un film sur une nation dominée à travers un processus constitutionnel d’une démocratie parlementaire mais dominée quand même puisque le Canada est issu en tant qu’État de la colonie britannique d’Amérique du Nord définie ultérieurement en tant que dominion. Colonie qui a bloqué le rayonnement possible de populations de langue française à l’Ouest et à l’Est du Québec. Ce qui comprend d’une part l’Ontario, la Saskatchewan, la Colombie britannique et d’autre part les Maritimes.

Godin le film donc le projet indépendantiste résulte d’un constat: l’isolation de la province de Québec dans le Canada.
Sur le plan ici et maintenant, il suffit de suivre la campagne électorale fédérale à travers le réseau de base CPAC sur le câble télé pour observer la place du Québec et des francophones dans cette couverture électorale du Canada pour y constater que la seule concession accordée au Québec se trouve dans cette obligation de chefs anglophones de partis fédéraux de parler le français. Constatation analogue que l’on peut faire d’ailleurs pour le débat français des chefs.

Godin est un film réalisé par un jeune réalisateur qui rappelle que les nouvelles générations devront prendre la relève pour faire du Québec un pays ou simplement maintenir la résistance obligatoire aussi frustrante soit
telle sous peine de voir le Québec transformé en régions francophones isolé et marginalisé par un Montréal devenu métropole anglophone.

Ps: À noter ce sondage virtuel envoyé en rumeur par J.Lapierre de TVA qui procure 39% pour le
CAQ-ADQ, 24% pour le PQ, 23% pour le PLQ, 14% pour QS. Un sondage rumeur propulsé comme par hasard à quelques heures du congrès péquiste.

Quel leader brillant et inspirant qui par conviction a donné sa chair au projet qu’il défendait. Voilà pourquoi il fut si vénéré par ce peuple en devenir qu’est le Québec. Une équipe formidable qui aura marqué l’imaginaire de l’ensemble des pays industrialisés.

Le projet de Nation est toujours là bien sûr. C’est pourquoi il soulève autant de passion et d’opposition. À chaque fois que j’entends les détracteurs du projet de pays libre, je souris à l’influence encore présente de cet immense parti politique qui représentait de si près les espoirs de justice et d’équité de ce grand peuple que nous formons.

Et lorsque Duceppe (ou un autre leader de sa trempe) jugera qu’il est temps de foncer à nouveau vers notre objectif commun, alors nous soutiendrons le nouveau projet d’indépendance du Québec avec la même force et la même conviction. Puisque, contrairement à la petite politique mesquine qui sévit au pays, le projet d’indépendance allie le coeur et l’esprit. Et fait vibrer en chaque homme et en chaque femme, le sentiment de fierté et du chemin parcouru depuis la lutte des patriotes.

Je crois M. Lisée que vous avez oublié comment pouvait s’exprimer un personnage public avant la venue du « politically correct ». Il semblerait que pour une rare fois, M. Lévesque n’avait tout simplement pas peur d’exprimer sa pensée et n’avait pas non plus besoin des grimaces qu’il a développées par la suite pour contredire son discours. Peut-être serions maintenant indépendants s’il avait pu commencer à s’assumer lui-même au lieu d’emprunter ce personnage de « petit homme » un peu gêné d’être là.

ce film m’a fait pleurer, beaucoup. c’est un film sur la tristesse. du temps qui passe, de la fragilité de la vie… de l’espoir écrasé… de la défaite… mais aussi d’une certaine nostalgie de la flamboyance… celle de l’amour, celle de l’espoir aussi.

Godin parle, dans ce film, du « monument à bâtir »… que pour lui ce monument est l’humain, une plus grande justice pour l’humain, un désir de justice empreint de tendresse et de respect pour son prochain.

Il dit que ce n’est pas le béton, les firmes d’ingénieurs et consorts qui devraient « l’emporter »… — je ne me souviens pas exactement des mots utilisés, mais… bref: c’est eux qui ont gagné.

Il parle aussi de projet plus grand que soi; qu’une vie réussie devrait être liée à un projet plus grand que soi…

Pauline parle de vie impossible sans les autres, sans « faire » avec les autres…

Tout ça, est-ce encore possible de le rêver ? Et de le « faire arriver » ?

Je ne sais pas…

Mais une chose est certaine: nous avons perdu.

Perdu un pays, et une belle occasion de « faire » avec et pour les autres, en lieu et place d’un chacun pour soi désolant, morose, cynique, etc.

C’est le congrès de fondation du PQ à Québec en 1968. J’y étais. C’est là que le programme a été écrit. Lévesque est en maudit et excédé. Alors! Il y avait et il y a encore de nombreuses raisons d’être en maudit et excédé. Il n’était pas seul. Pensez-vous qu’un tel projet peut naître sans être en maudit et excédé? Si nous avions été heureux et contents, il n’aurait pas été raisonnable de vouloir en changer. Vous êtes bon M.Lisée, mais des fois vous vous compliquez la vie. Sauf erreur!

Ce qui est bouleversant dans ce documentaire effectivement, c’est la lutte identitaire, qui vient des trippes d’hommes et de femmes, qui n’aboutit pas(l’image de la foule abasourdie silencieuse après l’échec du référendum est forte). C’est un homme qui met le bien commun avant son propre intérêt – quand je suis sortie, j’avais plusieurs sentiments: de la tristesse après les images de la fin personnelle de G. Godin, de l’incompréhension pour le succès qui n’était pas arrivé avec toute cette conviction et cette lutte, comme qch qui s’acharne…je voyais aussi avec enthousiasme la politique comme je la conçois: projet qui dépasse le simple individu.Je me demandais aussi si faire de la politique de cette façon est possible de nos jours où règnent les corporatismes…., mettre le bien commun devant son enrichissement et celui des copains qui te font élire. Que de ménage!
Quelle est cette peur du changement qui te fait si peur, Québec? Je crois, qu’à l’image d’un individu, une société fonctionne mal si elle se connaît mal ou ne s’estime pas. Une phrase de Gilles Duceppe m’a frappée cette semaine: Pour être unis (avec le Canada), il faut exister. Bingo!
Merci pour l’extrait de R. Lévesque. Fort.

Grand merci monsieur Lisée pour cette vivante rétrospective du passage de cette tonifiante et stimulante boule d’énergie que fut René Lévesque dans la vie politique québécoise.

Le Québec a-t-il déjà (?) ou peut-il encore engendrer un tel acteur : si culturellement ouvert, si empreint d’humanité et de sens commun (au sens le plus large), si parfaitement bilingue, si merveilleux communicateur, si naturellement convaincant etc. etc. ?

Dire que cdertains des personnages politiques de son entourage, hautement admirés et quasi adulés encore aujourd’hui, sont ceux-là même qui l’ont politiquement assassiné.

Suite à mon commentaire précédent :

Et ceux qui ont politiquement assassiné René Lévesque ont fait des rejetons que l’on retrouve dans l’aile radicale actuelle du PQ, qui ont dans leurs gênes, c’est-à-dire dans leur mentalité politique, d’assassiner leurs leaders.

Le PQ saura-t-il trouver le remède ou la thérapie de choc requise lui permettant de se guérir à temps de ce cancer bientôt mortel ???

J’ai écouté cet extrait et je n’ai pu m’empêcher de comparer son esprit avec celui du livre d’histoire scolaire de M. Vaugeaois, « Histoire Canada-Québec » (et de combien d’autres documents sur le même sujet!).

Notre histoire en est une de frustration tout du long. Il faut être « fait fort » pour en apprendre sur notre histoire parce que c’est rempli d’élans rompus au moment de la détente.

Malgré tout, il faudra que j’aille voir « Godin », quitte à sortir du théâtre avec un sentiment de tristesse et de frustration.

Mme Cordon cite M. Duceppe : «Pour être unis (avec le Canada), il faut exister. Bingo! »

Ça veut dire et ça donne quoi concrètement ?

Au sujet des airs d’enragés, Mme Marois me semble très déterminée mais pas du tout enragée.

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