Haïr les pauvres, parce que c’est moins compliqué

Non seulement le lobby des pauvres n’est pas très puissant (engager un influent libéral, ça coûte cher!), mais en plus, tout le monde s’en méfie.

Photo: Coombesy/Pixabay
Photo: Coombesy/Pixabay

PolitiqueLe centre de désintoxication Mélaric a fermé ses portes la semaine dernière, à la surprise générale de tous ceux qui ne lisaient pas le journal en mai 2015.

On savait depuis l’annonce de la réforme de l’aide sociale que ça allait arriver, mais savoir quelque chose à l’avance n’a jamais empêché un gouvernement de faire une face de chevreuil aveuglé par les phares quand ça arrive finalement.

Et ce n’était qu’un début: plusieurs centres n’accueillent plus que les toxicomanes et les alcooliques qui ont les moyens de payer leurs frais de séjour et leur thérapie. Au Québec, se sortir du trou est allé rejoindre le caviar, la décapotable et le popcorn de cinéma dans la liste des biens de luxe. Formidable.

Il faut se serrer la ceinture et choisir avec soin là où on «pitche» nos milliards les yeux fermés. La prochaine fois, le junkie, tu t’envoleras en fabriquant des avions plutôt qu’en prenant de la drogue. C’est tout. En attendant, pense aux baisses d’impôts que tu vas avoir bientôt, ça va te changer les idées. Si tu paies de l’impôt.

Cette réforme, c’est le genre de truc conçu par des gens qui sortent la tête mouillée en plein hiver pour économiser sur l’électricité du séchoir à cheveux. «C’est vraiment super tout l’argent que j’épargne!» nous expliquent-ils entre deux quintes de toux de leur cinquième bronchite.

Grâce à cette idée si bête que même Alain Dubuc se met à dire du mal des politiques économiques des libéraux (notez la date!), le Québec va économiser, tenez-vous bien, six millions de dollars.

Dégager six millions quand on est un gouvernement, c’est comme trouver un vieux billet de cinq dollars dans ses poches en ressortant son manteau d’hiver en novembre: c’est pas ça qui va virer un budget à l’envers.

Comparons, pour le plaisir.

On va donner deux milliards  à TransCanada pour une centrale au gaz, et on n’ose pas imaginer combien de trillions on leur donnerait si ladite centrale était ouverte en plus.

La STM a dépensé 7,6 millions pour un bidule en plastique dont personne ne veut, la plus grande part de ce montant ayant servi à mettre au point une machine à voyager dans le temps permettant de ramener en 2015 une technologie de 1995.

À l’hôpital Charles-LeMoyne, on peut distribuer deux millions de primes injustifiées à des médecins pendant huit ans, sans même s’en rendre compte. Des primes que les disciples d’Hippocrate n’auront pas à rembourser, contrairement à cette arnaqueuse de l’aide sociale qui vivait comme une reine en quêtant sans déclarer les faramineux 25 sous qui atterrissaient dans son chapeau.

Le monde politique doit être surpris de la réaction négative du public. Habituellement, les politiciens, les policiers et les fonctionnaires peuvent frapper sans s’inquiéter (métaphoriquement et littéralement) sur les gagne-petit. Tout le monde s’en fout.

Non seulement le lobby des pauvres n’est pas très puissant (engager un influent libéral, ça coûte cher!), mais en plus, tout le monde s’en méfie.

Dans une récente étude de la Commission des droits de la personne, 49 % des répondants ont dit avoir une opinion négative des prestataires de l’aide sociale. La moitié des participants à l’étude considéraient même normal qu’un propriétaire se méfie de locataires qui seraient soutenus par l’aide sociale.

Oui, il faut se méfier des pauvres. Ils sont trop paresseux pour se trouver une job, mais ils travaillent quand même tous au noir juste pour nous niaiser. Les assistés sociaux vivent grassement sur notre bras, mais ils le font dans des taudis et des quartiers sales pour ne pas que ça paraisse. Sacrés ratoureux.

Une partie des Québécois semblent croire que le Québec pourrait se sortir du pétrin budgétaire s’il s’attaquait aux «maudits BS». Pourtant, même si le quart des assistés sociaux (un sur quatre!) fraudait, ça ne ferait quand même que 725 millions de dollars. Penser qu’on peut rembourser la dette en coupant les «BS» qui fraudent, c’est comme penser pouvoir payer l’hypothèque de sa maison en roulant ses cinq cennes. J’espère que t’as un plan B.

Pendant ce temps, Oxfam nous apprend qu’un groupe sélect de 62 personnes possède un avoir équivalent à celui de la moitié la plus pauvre de la population mondiale et que le 1 % le plus riche a plus que les 99 % restants combinés.

Rien de suspect ici. Pas de raison de croire qu’un proprio devrait se méfier d’un homme en veston-cravate qui voudrait lui acheter son immeuble d’habitation.

Et pendant que le «BS» se promène le portefeuille vide, le plein de fric se balade avec le politicien et le pouvoir dans sa petite poche, en tentant de nous convaincre que ce sont les pauvres qui nous empêchent d’être riches.

Je n’ai peut-être pas les valeurs à la bonne place, mais j’ai de la difficulté à m’émouvoir du coût de l’aide sociale et de ses quelques fraudeurs quand il y a 47 milliards de capitaux québécois qui se font bronzer le dividende dans des paradis fiscaux.

Même que des fois, je me dis que si on voulait vraiment combattre la pauvreté, ce serait plus intelligent de courir après les riches plutôt qu’après les pauvres.

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Ça reflète tellement le fond de ma pensée. Une élite qui dirige pour l’élite tout en méprisant les pauvres.

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Je rappelle à tous que ce gouvernement d’amateurs avait promis qu’il n’y aurait pas de perte de services. Bon, on savait tous qu’on nous mentait en plaine face mais je suis certains que certains les croyaient…

D’ailleurs, je ne suis pas en situation de pauvreté et j’ai perdu des services. Un exemple: nous avions une clinique santé-voyage relativement bonne au CSSS près de chez nous. Elle a fermée et nous devons maintenant aller au privé.Trois problèmes:
1) Il y a déjà une petite problématique du fait que plusieurs personnes ne se vaccinent pas suffisamment. Ce ne sera rien pour aider.
2) le privé va vous trouver toutes sortes de vaccins à prendre. Faut bien vendre des extras…
3) on a coupé un service…

Cet article fait la démonstration à quel point l’endoctrinement avant le savoir fait fl du bon sens!
Ça démontre également à quel point peu de gens réfléchissent et se laisse influencer par n’importe quoi par manque ou peu de discernement pour démêler tout ça, on se laisse aller à la facilité et au conformiste social…

Votre article serait pertinent en 1890, quand chaque individu d’une société ou d,un village représentait un fort pourcentage de mains d’œuvre a lui seul et donc l’investissement social sur cette individu représentait un gain potentiel important. Mais aujourd’hui, quand un père de famille peine a nourrir ses enfants en travaillant 50 heures semaine, tout comme celui qui reste a la maison mais qui ne travail pas et possède ainsi 100% de son temps, il y a un débalancement entre l’effort fourni et le revenu qu’un individu reçoit. Nous devons faire des choix et redistribuer l’argent de ceux qui TRAVAIL, vers ceux qui contribuent a la société, sans avoir un salaire représentatif de leurs efforts. Pour les autres qui parasités notre société, tant pis. Nous devons vivre dans une méritocratie

Vous dites: Redistribuer l’argent de ceux qui travail ……

Justement l’argent de ceux qui travaillent est en grande parie redistribuer dans des paradis fiscaux par ceux qui possèdent les forces de ceux qui travaillent…..

Avez-vous bien lu l’article ? IL y a 47 milliards de $ produit par les forces de ceux qui travaillent qui s’envolent vers des paradis fiscaux tandis qu’en coupant le BS à ceux qui fraudent on ne récupérerait au max 725 millions de $.

Autrement dit au moins avec le BS on investit 725 millions dans l’économie, car ces BS dépensent leur chèque dans des commerces locaux, tandis qu’avec les paradis fiscaux on regarde la force de notre travail s’accumuler dans les coffres d,une petite minorité.

Je vous donne quand même raison sur une chose, notre société ressemble de plus en plus au capitalisme sauvage de 1890

Mike, ça fait longtemps que les économistes et médecins et même certains politiciens ont compris qu’un BS coûte moins cher qu’un itinérant. Rien donner aux personnes les plus pauvres coûte pas mal plus cher dans les mois qui suivent. Quelques uns se trouverient un job, vrai, mais les 3/4 qui restent se retrouveraient à l’hopital, dans la rue puis à l’hopital, ou dans un squat pis à moment donnée à l’hopital. Si on continue votre raisonnement, à la limite, on ne les soignerait pas quand ils arriveraient à l’hopital parce que ça coûterait moins cher et que c’est eux qui se sont mis dans la m.
Sans compter ces Acurso qui nous f. de plusieurs milliards et que tant de Québécois admirent en secret. Un seul voleur en cravate, ça coûte plus cher que tous les BS qui restent à rien faire.

Et le 1% le plus riche qui n’a jamais vu ses coffres aussi pleins alors qu’ils se grille sur son yacht en se tappant des putes de luxe mérite 42% du PIB et 42% de votre temps de travail tandis’que les 7% les plus pauvres qui n’ont jamais vu leur frigidaire aussi vides ne méritent pas un maigre 3% du PIB, 15 minutes de travail par jour alors qu’ils tirent le diable par la queue pour survivre comme ils le peuvent.

Alors qu’ont produit assez de bouffe au niveau mondial pour nourrir 18 milliards de personne en utilisant des techniques archaïques dépassées par la culture verticale 10 fois plus productive et/ou efficace dans son utilisation de resources, sans terre arable, sans pesticide, ni herbicide, ni pétrole, mais que la moitié des 8 milliards actuels crèvent de faim?

Alors qu’ont a assez d’abris pour que tous les sans abris en aient 6 chaque et les réfugiés pareils, mais qu’ils gêlent en ce moment dans la rue ou se font larguer des bombes sur la tête?

Alors qu’ont jette assez de vêtement pour vêtir même ceux dans des déserts des pieds à la tête plusieurs fois, mais que plusieurs portent des torchons et se gêlent les couilles?

C’est votre méritocratie ça? Elle est belle la méritocratie quand elle échoue de distribuer même les 3 besoins de base de manière la moindrement décente.

L’économie basée sur les échanges et la monnaie, c’est un système qui a échoué, qui échoue et qui continuera d’échouer de par ses problèmes structurels inhérents à sa nature.

Je tenais à préciser que la population mondiale qui souffre de malnutrition n’est pas si élevée, ce serait plutôt environ 15% selon la FAO (une organisation de l’ONU): http://www.nipccreport.org/articles/2010/dec/Hunger.png

Cette donnée arrête en 2010, mais le nombre d’individus qui vivent dans l’extrême pauvreté (moins de 1$ par jour) est en baisse importante au cours des 5 dernières années.

On est loin de crier victoire, mais en ce moment la seule chose qu’on peut raisonnablement anticiper qui pourrait renverser cette tendance positive est le réchauffement climatique.

Wow vos corrections et précisions viennent à point SPL.
Justement et dans le même sens, la situation de mon voisin s’améliorera quand même un peu cette année. Et voilà un exemple et une preuve de ce que vous affirmez…!!!???
En effet, il pourra se payer 1 sac de pommes de terre et 2 douzaines d’oeufs de plus que l’an passée…car il n’achètera plus aucune autre sorte de légumes, car il a encore moins d’argent de disponible pour le faire que l’an dernier.

Je ne sais pas si vous êtes un humoriste ou un sans coeur, très loin du vécu des gens…les moins nantis, ayant que les statistiques en admiration, mais sincèrement, votre commentaire …. je dois m’arrêter ici, c’est mieux, la pauvreté cynique des mes expressions ne seraient de mise ici.

Question comme cela: qui est-ce qui détermine qui contribue à la société (et à quel point). Méritocratie… un terme floue pour que des personnes justifient leur salaire. Et je ne parle pas de couper la classe moyenne ici… Disons simplement que les plus riches doivent regarder la classe moyenne du même œil que vous le faites pour les plus pauvres. Réformes dans la structure, oui. Réforme par des coupures… cela mène à une hausse du taux de crime.

Merci de cette excellente analyse éclairante et remplie de compassion ce qui nous manque par les temps qui cours.

Le maire de Montréal, Denis C, qui voulait en finir avec l’itinérants, je me demande bien comment il va s’y prendre pour réussir, avec tous les centres qui ferment. Je commence à comprendre que c’est simplement parler pour parler, ou pendant les fêtes, se montrer accueillant, innovant, chaleureux. Mais il y a un « après » ces gens sont toujours dans la rue et demande que l’on arrête de se faire de la petite politique sur leur dos.

Lorsque son stade de baseball ouvrira, en échange de leur travail, uniforme fournie lorsqu’ils seront en fonction contrairement aux employés d’hôpitaux qui peuvent les porter pour allez se chercher un lunch au snackbar du coin et revenir travailler à la salle d’opération…en ne s’ ayant pas toujours lavés les mains correctement avant. Lorsque fermé, ils pourront utiliser les installations pour y dormir sur le sol et se nourrir des restes dans les poubelles et les conteneurs. Ainsi il pourra se vanter en plus que son stade ne produit pas de déchets.

Je t’appuie dans ton discours cher ami!

Je souhaite aussi voir disparaître ces infâmes préjugés qui nous grugent notre bon sens jours après jours…

Située près d’Agapè, une filiale de centraide ou on distribue de la nourriture et une ressourcerie,dans ma petite boutique du Chemin Royal à Beauport, j’acceuille des gens qui « font avec ce qu’ils ont « .

Et ces personnes ont beaucoup plus à offrir et à partager que bien des gens nantis centré sur le nombril.

Je continuerai à faire valoir mon point : pour partager l’ART des GENS.

Puisque sans les GeNS, il n’y a pas d’ART et sans l’ART des GENS….. Il n’y aurais pas d’ ARGENT!

Bientot on pourra remplacer le B.S. par « classe moyenne » dans votre article, qui commence à être étouffé par le coût de la vie au Québec, surtout les jeunes familles qui doivent payer encore et encore s’ils veulent avoir des services descents!!! (Santé, éducation, frais de garderie)

Je comprends où vous voulez en venir, mais pourquoi verser dans l’exagération grossière quand on peut apporter de vraies données sur la situation de la classe moyenne?

Vos statistiques disent-elles que les salaires, les revenus, les avantages sociaux, les conditions de vie en général, au net, n’ont cessés de décroître durant les 40 dernières années…pour les moins riches et la classe dites moyenne, mais que tout cela s’est accrus par jusqu’à 8-900 pour les mieux nantis et même plus pour certains!
Je suppose que non!
On ne doit pas consulter les mêmes statistiques.
Un rêve serait que ceux de la classe moyenne, cesse de se surendetter pour suivre le marché et le courant dicté par les plus riches à leurs profits, en cessant durant les 6 prochains mois de mettre-à-jour, de mettre-à-niveau, de remplacer et d’utiliser tous leurs appareils électroniques pour usage personnel, de loisir et de divertissement.
Juste à cause de cela, plusieurs des mieux nantis apprendraient, entre autres, à entendre pour voir un médecin et à devoir couper pour payer leurs médicaments même si tous au Québec avons une sorte d’assurance santé!

L’art d’imposer une idéologie qui laisse place à toutes les vicissitudes . C’est plus facile de trouver un coupable et de s’y attaquer lorsqu’on sait qu’il,à peu les moyens de se défendre. C’est la bataille entre David et Goliiath et penser que parfois David peut rapporter des victoires.

Bonjour. Je me nomme Sophie et je suis une assiter sociaux. Je trouve désobligeant votre façon de parler des BS car nous nw sommes pas tous des incapable ! J’ai un handicap de naissance qui fait que j’ai une contrainte sévère a l’emploi. Mais je travaille pourtant 20h/ sem (programme emploi Québec ).. donc je trouve ça irrespectueux votre article pour tout ceux qui voudrait travailler et sortir du bs mais qui peuvent pas! Oui yen a beaucoup des paresseux.. mais nous ne sommes pas tous ainsi. Merci

Madame, si vous faites allusion à cette phrase de l’article : « Oui, il faut se méfier des pauvres. Ils sont trop paresseux pour se trouver une job, mais ils travaillent quand même tous au noir juste pour nous niaiser. Les assistés sociaux vivent grassement sur notre bras, mais ils le font dans des taudis et des quartiers sales pour ne pas que ça paraisse. Sacrés ratoureux. », je pense que l’auteur était simplement ironique et se moquait plutôt de ceux qui pensent de cette façon. Mais vous avez raison, on est pas sur le BS par choix et sûrement pas parce qu’on est trop paresseux.

Sophie, tu devrais relire l’article, Mathieu Charlebois dénonce plutôt le manque d’ampathie généralisé devant la pauvreté.

Bonjour Sophie, je crois en fait que l’auteur de l’article ne fait qu’utiliser le sarcasme. Les commentaires qu’il semble établir d’une manière désobligeante sont en fait là pour ridiculiser les non-sens de ceux qui se plaignent des assisté(e)s sociaux. Vous en faites beaucoup et des histoires comme la votre devrait être émise plus souvent pour sensibiliser les gens!

Ou 40 millions pour illuminer le pont Jacques-Cartier. Ou plus de 600 000$ pour restaurer un kiosque de fanfare Mordecai Richler…

Pleinement d’accord avec tout ce que ce texte explique et sous-entend. Par contre, il y a un petit problème dans le style rédactionnel qui mise fortement sur l’ironie. Ce n’est pas à la portée de tout le monde de comprendre, malheureusement. À preuve: le commentaire laissé par Sophie ce 20 janvier. Je ne veux pas juger l’auteure du commentaire, loin de là. Simplement exposer un fait: c’est difficile de bien communiquer sa pensée sur un sujet délicat en utilisant ce mode d’expression. Au théâtre et en humour, ça passe mieux, on dirait… Ceci dit, excellente recherche et propos bien documenté. Dommage que les interprétations puissent ainsi laisser croire au lecteur le contraire de ce qui est dans l’intention de l’auteur.

Excellent article, malheureusement peut de journalistes osent aborder ce sujet qui semble tabou au parti libéral du Québec et celui du Canada.

Jean Paré….Sophie….Simon…Merci de vos réflexions qui obligent à la réflexion…. Pour avoir un monde meilleur, il serait intéressant de regarder les autres et de se dire….tous ces gens ce sont des moi ….Bien entendu, c est plus facile de se dire: ca ne me concerne pas. L indifference est de l ignorance !

C’est TOUT le Québec qui est pauvre.

Le responsable? Le « modèle québécois » que personne n’imite par ailleurs. En voyant les piètres résultats de notre économie stalinienne hyper centralisée et étatisée, on n’a pas à se demander pourquoi car c’est maintenant officiel: au Canada, c’est au Québec que l’on a le revenu disponible LE PLUS BAS!!! On est pire que les Maritimes tabarn..!

Lorsque comparé aux 50 états américains et aux 10 provinces canadiennes réunis, on est classé parmi les 4 endroits les plus PAUVRES.

On s’enfonce de plus en plus dans la pauvreté et dans la médiocrité et plusieurs personnes (syndicats, groupuscules de pression de gauche, écolos verdoyants, etc…) ne veulent SURTOUT PAS QUE ÇA CHANGE. Que voulez-vous, on a des privilèges (i.e.: subventions et autres dépendances étatiques) à protéger au détriment de la richesse et de la liberté collective et individuelle.

Nos écoles produisent des cancres et des illettrés fonctionnels à la pelle mais faut surtout pas remettre en question la compétence des profs, nos infrastructures payées de véritables fortunes se disloquent et ça nous a pris une vingtaine d’années à nous en rendre compte et à réagir (c’est un magasine anglo, Patriquin dans le MacLean’s, qui a mis le feu aux poudres au grand désarroi de nos socialistes étatistes francos pour qui qui la corruption au Québec était inexistante! Rappelez-vous Lisée à TLMEP…), nos files d’attente dans les « urgences » sont dignes des queues devant les boulangeries du temps de Staline en URSS, nous gaspillons des fortunes colossales dans des projets totalement ahurissants genre éoliennes, cimenterie Port-Cartier (hyper-polluante en plus!), projet loufoque des hydroliennes, taxes « vertes » de toutes sortes qui sont en fait un leurre de plus pour subventionner d’autres projets complètement pétés, et j’en passe et de meilleures et on s’étonne que nous avons des pauvres???

Nous sommes DÉJÀ PAUVRES collectivement et si ce n’était de la péréquation et des dépenses du fédéral au Québec, nous aurions rejoint la Grèce dans le peloton de la misère depuis longtemps.

Haïr les pauvres??? Peut-on vraiment se haïr soi-même?

Les lucides nous ont donné la voie à suivre il y a des années de cela mais le choc n’a pas encore été suffisamment violent. Nous nous empêtrons petit à petit dans la pauvreté et dans la mouise mais nous ne nous en rendons pas vraiment compte vu la petitesse des pas. Certains « riches » s’entêtent à vouloir demeurer au Québec contre toute logique? Vite, il faut les dépouiller de LEURS avoirs que l’on soupçonne d’avoir accumulé, sans preuve aucune, de façon illicite. Bref, avoir du succès et devenir fortuné au Québec, c’est intolérable et on se demande pourquoi nous avons autant de pauvres?

Nous connaissons les données et les solutions, à NOUS de les mettre en place et surtout, cessons de nous apitoyer sur notre sort et de blâmer les « autres ». Nous sommes responsables de nos propres malheurs.

Monsieur Charlebois je vous lève mon chapeau. Non seulement vous êtes humaniste, mais vous savez aussi compter. Beaucoup de politiciens devraient s’inspirer de vous. Ne sont-ils pas élus par la majorité des citoyens pour le profit de cette dite majorité? Hélas tout le monde sait avec qui ils s’accoquinent: des cerveaux comptables pour qui ne comptent que l’argent et ce, par tous les moyens y compris écraser le pauvre. J’admire les gens qui sont comme Françoise David et vous: ceux qui ont à cœur le bien de tous. Merci pour ce beau texte!

« Ne sont-ils pas élus par la majorité des citoyens pour le profit de cette dite majorité? »
Non et non monsieur Flamand.
Est-il déjà arrivé qu’un gouvernement Canadian ou Québécois ait été élu par la majorité de ceux qui étaient inscrit sur la liste électorale? Peut-être Duplessis?
Et non nos gouvernements ne gouvernent pas pour la majorité. Et si ça arrivait, comme si Québec Solitaire était élu pour gouverner, sans adoucir considérablement l’application de ses idéologies, très vite le Québec deviendrait très solitaire condamné et mis au pilori par le monde de la finance et les autres gouvernements.

Bravo, excellent commentaire. Il faudrait que les québécois sachent lire pour qu’il y ait des pressions sur les politiciens libéraux. C’est malheureux car la devise du Québec :Je me souviens, c’est juste bon pour les plaques d’auto.

Je travaille dans une centre de réadaptation comme Mélaric et je suis capable de voir les ravages de cette réforme. Ce gouvernement est odieux dans ses choix. Le gouvernement des médecins par des médecins. Les pauvres ne sont rien pour eux. Qui exploite le système ? Les assistés sociaux ou les médecins ?

C’est simple, les pauvres n’ont qu’à lire le dossier du dernier numéro de L’Actualité « Comment devenir RICHE en 2016, 14 pages de conseils payants ». Fini les problèmes.