Harper et Israël : des reproches… discrets

Depuis 2006, le gouvernement Harper n’a jamais rappelé le gouvernement israélien à l’ordre pour des gestes unilatéraux pouvant nuire au processus de paix. Comme l’expansion des colonies en Cisjordanie et à Jérusalem-Est.

Se taire fut d’ailleurs son premier réflexe, la semaine dernière, lorsque Israël a répliqué au vote des Nations Unies sur la Palestine en autorisant la construction de 3000 habitations à Jérusalem-Est et dans une zone qui couperait la Cisjordanie en deux.

Toutes les grandes capitales ont aussitôt réagi et condamné PUBLIQUEMENT le gouvernement Netanyahu. Ottawa s’est contenté de dire qu’il n’aimait pas les gestes unilatéraux, sans exprimer de reproches précis.

Samedi, lorsque le premier ministre Benjamin Netanyahu a téléphoné son homologue canadien pour le remercier de l’appui du Canada, le bureau de M. Harper s’est empressé de le faire savoir au moyen d’un message Twitter. Ce n’est qu’aujourd’hui, cependant, qu’ils ont cru bon faire savoir, à travers le Globe and Mail, que M. Harper avait profité de cet appel pour exprimer sa désapprobation au sujet de l’expansion des colonies. Discret, je vous disais.

Il faut dire cependant que mercredi, aux Communes, le ministre des Affaires étrangères, John Baird, a commenté la position israélienne, du bout des lèvres et en attaquant l’Autorité palestinienne au passage. «Le geste que l’Autorité palestinienne a posé aux Nations Unies et les discours provocateurs qu’elle y a tenus entraîneront sûrement une réaction de la part d’Israël. Ni l’action initiale ni la réaction ne faciliteront le processus de paix; nous ne soutenons ni l’une, ni l’autre», a-t-il dit.

Notez qu’il répondait au Bloc québécois, le seul parti qui ait jusqu’ici soulevé la question de la reprise de la colonisation et du silence du Canada…

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M. Harper, notre P.M., que nous ne voulons pas au Québec, félicite Israël publiquement et lui fait de léger reproches privément.

M. Harper a un gros penchant,contre les vilains méchants qui sont tous dans le même camp, évidemment.

On sait qu’au U.S.A le président a les mains liés en ce qui concerne Israel…en serait-il de même dans le ‘Canharper ‘ ? Si oui comment s’y ont-ils pris !?

Mme Cornellier, est-ce que l’ambassade du Canada est dans la capitale nationale, Jérusalem? Non. Elle est à Tel-Aviv. Cela ne me semble pas très discret…

Et quelle serait l’utilité de bomber le torse et « condamner PUBLIQUEMENT le gouvernement Netanyahu ». Qui sommes-nous pour « condamner » un autre gouvernement démocratique? Ne devrions-nous pas réserver ces anathèmes pour les douzaines de régimes planétaires qui sont bien plus délinquants qu’Israel?

« Que celui qui n’a pas péché soit le premier à jeter la pierre à la femme adultère » disait un Juif populaire en Judée et en Samarie, ou faudrait-il que je dise « Cisjordanie », un mot qui n’a de signification que pendant 19 ans (de 1949 à 1967), mais que des journalistes comme vous et d’autres répètent ad nauseam comme s’il s’agissait d’une constante universelle?

Harper et les Réformistes de tradition évangeliste sont proche d’Israel comme les Républcaines aux É.U. Ils mêlent leurs réligion à la gouvernance, se qui repugne la majorité des Canadiens. J’ai honte d’être Canadien quand j’écoute les discours anti-palestiniens et pro-israelien de Harper et Baird, ils vont détruire la réputation de notre pays dans l’opinion mondiale.

« Expansion des colonies (sic) en Cisjordanie (sic) et à Jérusalem-Est » (Cornellier) Quel langage outrancier. Qu’est-ce que la Cisjordanie et Jérusalem? C’est la Judée-Samarie et Jérusalem: la terre ancestrale du judaïsme. Mais pour Mme Corneiler, un Juif en Judée est un « colon » (comme s’il s’agissait d’un Belge au Congo!) et son village une « colonie ». Aberrant!

Au lieu de nommer les choses telles qu’elles l’étaient dans la résolution 181 de l’ONU en 1947, Mme Cornelier se fait partisane en utilisant un terme éphémère et dépassé, Cisjordanie, qui ne s’applique véritablement qu’entre 949 à 1967.

Nous sommes en 2012, 45 ans après! Les journalistes français nommaient-ils le Canada « Nouvelle-France » en 1805? Bien sûr que non…. Pourquoi donc cette fixation « cisjordanienne », sinon pour nier les liens centraux, multimillénaires et continus des Juifs à la Judée et à la Samarie?