Harper et Merkel : les parents de la future dépression ?

Au G20, Harper a gagné. Il a réussi à intégrer dans le communiqué conjoint l’engagement d’une réduction de moitié des déficits des pays riches d’ici 2013 puis de leur endettement global à compter de 2016.

Comment nuire à l'économie, par S Harper.
Comment nuire à l'économie, par S Harper.

Son alliée dans la pièce était Angela Merkel, la chancelière allemande, qui impose à ses compatriotes un remède de cheval pour réduire son déficit.

Pour un certain nombre d’économistes, comme Paul Krugman du New York Times, ou Eloi Laurent de Harvard et Étienne Fervaque de Lille qui participent cette semaine à l’école d’été du CÉRIUM Le capitalisme en crises ?, cette décision collective de sabrer dans les dépenses publiques alors que l’économie mondiale n’est pas sortie de la récession équivaut à « coordonner la dépression ».

Certes, comme l’a montré la Grèce, les problèmes d’endettement sont gravissimes. Mais la volonté de rassurer les prêteurs en coupant budgets et salaires, donc en retirant de l’argent dans l’économie, donc en déprimant davantage l’activité économique, ne rassure nullement les prêteurs. Au contraire, la Grèce paie ses emprunts plus chers aujourd’hui qu’avant l’imposition de son régime minceur. Idem pour l’Irlande. Krugman écrit ce matin :

« C’est comme si les marchés financiers savaient quelque chose que les décideurs ne semblent pas comprendre: que si la rigueur financière à long terme est important, couper les dépenses dans le milieu d’une dépression empire cette dépression. »

L’endettement massif, privé et public, accumulé avant la crise et décuplé depuis le début de la crise de 2008 est évidemment intenable à moyen et long terme — et, pour les plus endettés, à court terme.

Il est évident qu’il faudra s’y attaquer mais, comme l’indiquait à l’automne l’économiste du Financial Times Martin Wolf, seulement lorsque le secteur privé aura pris le relais des mesures de relance, lorsque la reprise sera durable, donc à même de générer des sommes suffisantes pour s’attaquer au déficit et à la dette. Et cela, pays par pays. L’idée d’une date de réduction des déficits, donc de frein à la relance, pour tous en 2013 est donc, en soi, anti-économique.

Où peut-on commencer à resserrer ? Ici !

Où donc ces conditions sont-elles réunies ? En Chine, en Inde, au Brésil, certainement. Mais dans les pays industrialisés, il n’y a guère qu’au Canada (et encore plus au Québec, le premier du pays à avoir récupéré tout le terrain perdu depuis le début de la crise) où la reprise semble solide. Que Harper et Charest nous engagent sur la voie d’un meilleur équilibre budgétaire — si cela est fait intelligemment et équitablement, ce qui n’est pas le cas — il y a là une séquence économique logique et saine.

Mais que Harper, par pure idéologie conservatrice, fasse pression sur des pays qui n’ont pas retrouvé leur tonus, cela est un acte économiquement pyromane.

Son intervention est particulièrement malvenue face aux Américains. Le secrétaire au Trésor, Tim Geithner, avertissait juste avant le G20, comme il le fait depuis un an, que les pays industrialisés ne doivent pas faire la même erreur que leurs prédécesseurs de la grande crise. Après avoir financé la relance économique de 1930 à 1937, Roosevelt céda aux sirènes du retour rapide à l’équilibre budgétaire, coupa les dépenses, et replongea les États-Unis dans une récession qui dura jusqu’à la guerre.

Aujourd’hui, aux États-Unis, la reprise est anémique. Les chiffres de l’emploi sont décevants. Le contexte idéologique, dans cette année électorale, empêche l’administration de réussir à faire voter par le congrès un simple supplément pour permettre aux chômeurs de longue durée d’obtenir un prolongement de leurs prestations et aux États de ne pas mettre à pied des centaines de milliers d’employés. Le débat dure depuis huit semaines et depuis maintenant un mois, 1,2 millions de chômeurs sont sans revenu, chiffre qui montera à deux millions dans une semaine.

Dans la lettre qu’il a adressé à ses collègues avant la rencontre, Obama réclamait l’exact contraire de ce qui fut décidé par le groupe:

Notre plus importante priorité à Toronto doit être de protéger et de renforcer la relance. Nous avons déployé un effort extraordinaire pour rétablir la croissance, nous ne pouvons la laisser s’évanouir ou perdre de la force. Cela signifie que nous devrions réaffirmer notre volonté commune d’offrir le soutien de politiques publiques nécessaire […] En fait, si notre confiance en la résilience de nos reprises économiques devait diminuer, nous devrions nous montrer prêt à répondre encore aussi rapidement et aussi fortement que possible pour éviter un recul économique.

Obama souscrivait à la réduction de son propre déficit selon l’échéancier avancé, quoiqu’on puisse douter du réalisme de cet engagement. Mais l’idée de pousser toutes les nations en ce sens en même temps est un non sens.

En vendant son prêche anti-déficits au G20, Harper a rendu la tâche d’Obama plus difficile. Celle de son collègue français aussi.

Car en France, Nicolas Sarkozy est également réticent à suivre ses voisins dans une course à la rigueur, alors même que les indicateurs économiques restent incertains — et le seront encore plus du fait de la réduction de l’activité économique chez les allemands et les britanniques qui pratiquent le resserrement au moment où il faudrait faire le contraire.

Mais Sarko est prisonnier de Merkel qui fait maigrir son État à vitesse grand V, également par choix idéologique, nourri par un souvenir collectif allemand qui craint l’inflation et une attitude selon laquelle, puisque ça va mal, tous doivent souffrir.

(Et on comprend Sarko d’avoir été irrité et de s’être vengé en affirmant que son G20 couterait dix fois moins cher que celui de Harper !)

Le torpilleur ?

Bref, dans cette spirale folle qui nous conduit à ce que Krugman appelle « une nouvelle longue dépression » (moins dure que celle des années 1930 mais au moins aussi longue), Harper est celui qui n’a aucune excuse.

Que son économie, plus régulée que l’américaine, donc ayant mieux résisté à la crise, lui permette, avant les autres, de s’attaquer au réel problème de l’endettement est une chose. Mais qu’il utilise le perchoir du G20 pour pousser des pays qui ne sont aucunement encore dans sa situation à adopter des politiques contre-cycliques, pour rendre la vie difficile à ceux qui tentent d’empêcher leurs économies à sombrer plus avant et à créer, ainsi, une plus grande misère humaine, cela doit être mis à son passif.

Il est en train de torpiller les efforts de ceux qui veulent relancer l’économie, comme il a torpillé le projet d’une taxe internationale sur les banques, comme il a participé au torpillage, en décembre, du sommet de Copenhague sur le climat.

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Il agit comme un dirigeant d’entreprise.
Obama a eu beau injecter des milliards dans l’économie, tout ce qu’on trouvé à faire les entreprises est de sabrer dans la main-d’oeuvre et de racheter leur propres actions. Opportunisme mais non profitable pour la relance de l’emploi.

C’est comme gratter la neige dans cours du voisin…

OUI! Il faut VIRER HARPER ET SON GOUVERNEMENT DÈS QUE POSSIBLE! Mais ce n’est pas avec le Bloc Québécois que ce sera possible. C’est évident, tant et aussi longtemps que le Bloc Québécois remportera la majorité des sièges du Québec, en accord avec la stratégie des indépendantistes qui est d’empêcher le Canada de fonctionner, il sera mathématiquement impossible d’empêcher Harper et ses supporteurs de décider seul, prévisiblement pour encore longtemps, de la pluie, du beau temps et de tout ce qui dépend du gouvernement au Canada.

Vous dites que Harper est un pyromane je dirais plutôt qu’il me fait penser aux talibans détruisant des statuts millénaires.

Vos commentaires sont tout à fait pertinents et justes.

Mais, d’après ce que j’ai entendu des discussions du sommet, un des objectifs principaux que tous recherchent chacun à leur façon est d’assurer et de maintenir la croissance économique sur toute la planète qui in fine profitera à qui ? Aux spéculateurs qui font des fortunes en quelques heures sans jamais rien apporter à l’économie RÉELLE.

J’ai terminé il y a quelques mois la lecture de « Quand le capitalisme perd la tête » de Joseph Stiglitz.

Depuis quelques années, je remarquais que malheureusement notre système économique mené par les grandes institutions financières américaines comme Wall Street et les grandes banques américaines, était le jouet des spéculateurs professionnels. Je déplorais aussi que toutes les grandes entreprises, financières, commerciales ou industrielles n’agissaient qu’en fonction d’une idée universelle et constante de CROISSANCE. C’est comme si l’avenir macroéconomique ne peut s’envisager qu’en terme de croissance tous azimuts. N’est-ce pas là le même principe qu’on retrouve dans la vente pyramidale, pourtant vue comme illogique, et illégale.

Les différents évènements dramatiques vécus dernièrement dans le monde économique indiquent quant à moi un cancer généralisé de notre système. La bourse ( Wall Street et compagnie) fonctionne sans aucune logique. Il est impossible d’en comprendre et prévoir les fluctuations. Les décisions des boursicoteurs, en dernière analyse, ne sont basées que sur les émotions et rien de rationnel. Comment nos sociétés peuvent-elles accepter de dépendre d’un tel système ! Il est évident qu’on fait une place démesurée à l’économie virtuelle et à ses acteurs qui la manipulent à tort et à travers à leurs seuls profits. Qui plus est, ces personnages, ces filous font dans la magouille en manipulant les principes comptables pour éviter qu’on puisse, dans les bilans, s’y reconnaître, voir la vérité et la réalité des entreprises et des organisations.

Il y a trop de choses de pourries dans le présent système économique promu (pour ne pas dire imposé), faut le reconnaître, par les Américains et les Européens pour qu’on puisse y faire confiance. En fait, j’aimerais qu’on réduise à la portion congrue le rôle des spéculateurs et même des activités boursières telles que nous les connaissons maintenant. L’économie RÉELLE doit redevenir la base de notre système économique. La croissance sauvage qui donne naissance à des « bulles » économiques qui inévitablement devront péter, doit être sévèrement harnachée. Il est temps que toute croissance doive s’appuyer sur la réalité, pas sur le virtuel et la spéculation.

La réduction des déficits que réclame Harper, bien que pouvant avoir des effets catastrophiques, n’est qu’une pièce d’un puzzle que nous devrions nous débarrasser et envisager de le remplacer par un autre paradigme plus logique et plus respectueux des êtres humains et de la planète. Le mur s’en vient rapidement et nous devrions avoir de réalisme pour le reconnaître.

La croissance économique continue telle qu’on la promeut aujourd’hui est illogique et sera fatale pour la planète et la majorité de sa population qui vit dans une pauvreté qui nous est inconnue ici.

Vous avez omis le torpillage de la démocratie. Ci on le l’aisse faire nous serions un état totalitaire de droite. La gestion de la sécurité du G20, nous donne une idée de ce qui se passerait. Pour gérer 50 casseurs on arrête 900 manifestants. C’est ce qui arrive lorsque l’on donne ce genre de pouvoir à la force policière. On devient un état policier. Des individus qui ont le même profil mental que ces casseurs.

Et avec la longue dépression qui s’annonce aux États-Unis, en Europe et ailleurs dans le monde, à l’exception du Canada et de quelques autres pays privilégiés, sans parler des graves conflits israélo-arabes possibles à court ou au plus à moyen terme et de la montée notable, et de ses conséquences fort néfastes sur le mode de vie des pays touchés) de l’islamisme belliqueux et de la culture musulmane d’extrême-droite dans plusieurs pays du monde dont le Canada (dans plusieurs de ses provinces dont le Québec), il n’est vraiment pas souhaitable de nourrir l’idée trompeuse et entièrement illusoire d’un avenir meilleur, dans 40, 50 ou 60 ans ou plus (?), dans un Québec indépendant.

Sans parler de la possibilité, non négligeable et même fortement possible, qu’un Québec indépendant, même avec ses riches ressources naturelles, ses installations et équipements publics et industriels, dont plusieurs sont ou seront bientôt à renouveler à fort coût, le niveau de développement de ses réseaux de communication et son niveau de scolarisation relativement élevé, sans oublier son énorme dette brute à long terme, parce que c’est très trompeur de parler d’une dette nette non capitalisable même à long terme, puisse faire parti pour longtemps, avec quelques-unes des provinces du Canada alors démantelé, des pays du tiers monde.

Malgré les signes de reprise chez nous, il est important de noter qu’un des facteurs centraux est le programme d’infrastructure qui se poursuit et qui a permis de sauver les meubles au Québec.

Si on veut réduire les dépenses gouvernementales (par une baisse des transferts, des services ou des investissements publics ou une combinaison des trois) tout en maintenant une croissance de l’output, il faudra en contrepartie que les entreprises prennent la relève et augmentent leurs investissements.

Le problème c’est que l’économie américaine est encore malade et que nos principales exportations s’en ressentent. Bref, ce n’est pas un climat tellement propice aux nouveaux projets.

Donc, nous sommes condamnés à maintenir la stimulation de la demande tant que la situation américaine ne se sera pas stabilisée. Et avec des taux à long terme sous la barre des 5%, nous sommes tout de même dans une meilleure posture qu’au début des années 1980.

Encore la maudite vulgate keynésienne à la noix! Pour stimuler la création de richesse À LONG TERME, il ne faut surtout pas que le gouvernemamaman ne prenne trop de place.

Par contre, un problème majeur chez la drouate conservatrice étatiste est qu’elle souhaite sabrer dans les programmes sociaux pour détourner l’argent vers des programmes corporatistes (e.g. regardez Labeaume agir à Quéebc), plutôt que de produire une baisse significative du fardeau fiscal.

« Que son économie, plus régulée que l’américaine, donc ayant mieux résisté à la crise, lui permette, avant les autres, de s’attaquer au réel problème de l’endettement est une chose. »

Affirmation fallacieuse. Et ce n’est pas parce qu’il y a plus de privé au USA, que ce privé n’y est pas soumis à une lourde réglementation. La principale raison qui a fait en sorte que le Canada s’en tire mieux, POUR LE MOMENT, est que sa banque centrale a beaucoup moins augmenté sa masse monétaire en circulation que dans les autres pays. De plus, la taille trop généreuse du gouvernement au Canada risque d’atténuer la durée et la force de la prochaine reprise, surtout au Québec, où l’État est de plus en plus tentaculaire et obèse.

« Après avoir financé la relance économique de 1930 à 1937, Roosevelt céda aux sirènes du retour rapide à l’équilibre budgétaire, coupa les dépenses, et replongea les États-Unis dans une récession qui dura jusqu’à la guerre. »

Oui, ce sont justement les interventions précédentes de Roosevelt qui ont aggravé la crise qui a suivi!

« Il faut VIRER HARPER ET SON GOUVERNEMENT DÈS QUE POSSIBLE! Mais ce n’est pas avec le Bloc Québécois que ce sera possible. »

Une chance qu’il y a eu le Bloc pour empêcher les Conservateurs de devenir majoritaires. On serait pris avec le retour de la peine et de la criminalisation de l’avortement! Et pensez-vous sérieusement que ça serait mieux avec les libéraux? Suffit de constater ce qui se passe au Québec…

David Gendron, blogueur anarchiste

http://anarchopragmatisme.wordpress.com/

@ Claude Pelletier

Reprochez-vous aux électeurs québécois de voter pour le parti politique qui est, selon eux, le plus apte à les représenter et les défendre à Ottawa ?

Si c’est le cas, vous démontrez d’une façon imparable que le Canada est un pays ingouvernable si on agit démocratiquement en respectant la volonté des citoyens.

Le Bloc n’a jamais agit pour empêcher le Canada de fonctionner. Ce qu’il affirme c’est simplement et logiquement qu’il s’opposera à toute mesure qui nuit aux intérêts du Québec. Donc vous faites la preuve que ce sont les intérêts québécois qui deviennent un frein au fonctionnement du Rest Of Canada, le ROC.

Au Québec nous nous sommes dotés d’un parti politique qui nous convient très bien. Que le ROC en fasse autant, c’est SA responsabilité, pas la notre.

@David Gendron

Ce n’est pas le gouvernement qui prends trop de place mais certains lobbyistes au sein même du gouvernement.

De plus, il y a une loi naturel où ce que le gouvernement laisse, l’entreprise prends la relève. Oubliez les libertés individuelles….

Une autre leçon de l’Histoire au sujet des crises économiques: « Dans toute démocratie, les affairistes génèrent les crises, les gouvernements les règlent… avec plus ou moins de succès, mais jamais le milieu des affaires les règlent d’eux-même, c’est contre-nature! »

L’endettement des États est un problème grave et la stimulation de l’économie semble absolument nécessaire. Et si ce problème et cet objectif était irréconciliable? Il est possible que le capitalisme ait besoin d’une réforme radicale.

Le problème du capitalisme c’est l’obligation de toujours trouver des pays à déposséder pour nourrir justement la voracité sans fin des Big Boss . Avec les nombreux pays émergents ( Russie , Chine Arabie Brésil Indes ) il y a trop de capitalistes et il n’y a plus personne à déposséder, D’ou ces crises sans fin des industries occidentales et des capitalistes anglos protestant du 19Ième siècle . En plus les guerres habituellement servent à s’emparer de nouvelles richesses en plus de faire marcher l’industrie des marchands de canons mais avec les nouvelles guerres axées sur le terroristes ce n’est plus du tout rentable car les armes sont à peu près inutiles .
La pyramide de PONZI fonctionne aussi très mal sur le plan global lorsqu’il y a trop de pays trop actifs dans le capitalisme axés sur le vol des fruits des travaux des autres ,
Donc le capitalisme c’est fini, d’ou l’obligation des pires pays capitalistes d’utiliser les argent de l’économie sociale pour entretenir artificiellement temporairement l’économie des Big Boss.
C’est la fin d’un système dépassé, incapable de nourrir, loger, éduquer et soigner près de la moitié des êtres humains

M. Lisé vous vous faites des illusions quoi que les gouvernements fassent nous n’éviterons pas la dépression. Le système est détraqué, il est trop tard.

En 2009, sans le projet de coalition, je doute qu’Harper aurait mis de l’avant le plan de relance qui a contribué à la reprise. Maintenant, sera-t-il possible d’éviter une rechute si nos partenaires trébuchent ?

Pour une remise à niveau de l’idéologie néolibérale concernant la dette publique et l’austérité budgétaire, voici deux articles intéressants du blogue ‘La pompe à Phynance’ du Monde Diplomatique :

La dette publique ou la reconquista des possédants :
http://blog.mondediplo.net/2010-05-26-La-dette-publique-ou-la-reconquista-des

En route vers la Grande Dépression :
http://blog.mondediplo.net/2010-05-18-En-route-vers-la-Grande-Depression

Tentative de clarification de l’expression »dette nette non capitalisable » aux 4ième et 3ième lignes de la fin de mon commentaire précédent (# 6).

LORSQUE JE DIS, en tentant de prendre un raccourci, dans le but de simplifier : … »parce que c’est très trompeur de parler d’une dette nette non capitalisable » … J’AURAIS DÛ DIRE, en parlant du concept de dette nette, : D’UNE DETTE qui tient compte de la valeur très hypothétique des actifs non financiers, donc non capitalisables parce que non évaluables selon les méthodes reconnues de la valeur marchande, de la valeur économique ou de la valeur de remplacement et pratiquement sans valeur marchande réelle, parce que ne devant être offerts en vente et vendus qu’en cas de crise financière aigüe et en situation de quasi-faillite, soit à un prix de vente de feu ridiculement bas, DONC D’UNE DETTE NETTE QUI EST ÉTABLIE EN SOUSTRAYANT LA VALEUR DE RÉALISATION QUASI-NULLE OU RIDICULEMENT BASSE DES ACTIFS NON FINANCIERS DE LA DETTE BRUTE ACTUELLE du Québec.

N.B.: Le concept de dette nette ne peut en aucun cas et en aucun temps être utilisé, selon moi, pour établir la dette réelle totale du Québec. Seul le concept de dette brute peut en rendre compte de façon juste et précise.

ADMIN : Veuillez ne pas abuser des majuscules. Merci.

C’est l’endettement public (et la création de monnaie) qui seront les parents de la futur dépression !

Cette crise est une démonstration de plus de l’échec du keynésianisme.

Les programmes de dépenses public n’ont qu’un seul objectif, maintenir la bulle. Désolé mais un jour où l’autre elle finira par éclater et plus on repoussera l’inévitable, plus ce sera douloureux.

La force du Bloc amènera des gouvernements où la concertation remplacera le bi-partrisme dépassé et anti-démocratique.

@ Claude Pelletier

Ah, maintenant que VOUS criez, nous pouvons enfin comprendre que vous ne comprenez rien. Merci !

«Le concept de dette nette ne peut en aucun cas et en aucun temps être utilisé, selon MOI, pour établir la dette réelle totale du Québec. Seul le concept de dette brute peut en rendre compte de façon juste et précise. »

L’objectif d’un actif n’est pas nécessairement de le vendre, mais de permettre de pas avoir à l’acheter ! Nos routes, en aussi mauvais état soit-elles, ont une utilité indéniable et quantifiable ! D’ailleurs, quand elles s’effondrent, comme lors du dernier glissement de terrain, il faut les reconstruire, ce qui coûte des sous… Cela démontre qu’elles ont quand même une certaine valeur monétaire.

Peut-être qu’en mettant plus de majuscules, vous parviendrez à convaincre plus de personnes de VOTRE opinion, sait-on jamais…

M. Lisée,

Votre analyse est excellente. Cependant, je vous trouve beaucoup trop optimiste en ce qui concerne l’évolution de l’économie du Canada et du Québec. Les dernières données sur la consommation indiquent un ralentissement, et la Banque du Canada, qui devait annoncer une deuxième hausse de son taux directeur en juillet, semble désormais envisager le report de cette mesure, signe manifeste que tout ne va pas pour le mieux dans le meilleur des mondes.

Richard Le Hir

L’économie moderne a besoin de déficits gouvernementaux pour ne pas tomber en dépression parce qu’il faut stimuler la consommation qui stimule la production qui donne du travail qui permet plus de consommation. Toute la roue sur le « speed ». Faut graisser le moyeu avec de l’argent mais l’argent est dans les poches des plus riches et dans les paradis fiscaux.

Faut nourrir le monstre glouton et insatiable avec des emprunts que demandent nos gouvernements aux riches investisseurs. Est-ce que nos gouvernements vont finir par faire faillite ?

@David

> Cette crise est une démonstration de plus de l’échec du keynésianisme.

Après 30 ans de triomphe néo-libéral tous azimuts, provoquant une crise à tous les 3 ans, c’est un peu fort.

> C’est l’endettement public (et la création de monnaie) qui seront les parents de la futur dépression !

Le problème, c’est que chaque fois que l’on s’attaque à l’endettement du gouvernement (au Québec: 1982, puis 1996), le prix à payer pour la population est de plus en plus lourd, alors que les plus riches en profitent, le tout pour un équilibre budgétaire qui n’est toujours que temporaire. Pour deux raisons:

La première, idéologique et égoïste: Chaque fois qu’un gouvernement équilibre son budget, il baisse les impôts (mesure qui profitent aux riches et aux grosses corporations), ce qui diminue ses revenus, provoquant un nouveau déséquilibre (le budget Bachand est dans la ligne des budgets cherchant à financer ces baisses d’impôt par des coupures de services et des hausses de taxes et tarifs chez le monde ordinaire).

La seconde est le démantèlement des services publics. Chaque fois que le gouvernement veut faire quelque chose, il doit recourir à une entreprise de consultants, payée rubis sur l’ongle, n’ayant lui-même plus l’expertise pour faire lui-même les études nécessaires. De plus ces consultants sont eux-mêmes en conflit d’intérêt, suggérant des solutions pour lesquelles ils peuvent faire des appels d’offre.
On met des infirmières à la porte et il faut en engager du privé, coûtant plus cher et offrant moins de souplesse (ce qui accentue les problèmes de gestion).
Les nouvelles résidences pour personnes âgées sur la Rive Sud seront construits et gérés par des compagnies à numéro, le gouvernement devenant locataire (malgré les 200 millions qui seront versés) pendant 20 ans.
Et les exemples se multiplient. Sans parler des « retours d’ascenseur » aux bailleurs de fond.

Un gouvernement qui démantèle ses services pour recourir ensuite au privé est comme une famille qui veut équilibrer son budget en vendant sa maison pour ensuite la louer. Pour se retrouver avec un loyer encore plus élevé que son hypothèque.

Les deux David sont tellement obnubilés par leurs slogans creux qu’ils prennent des raccourcis avec les faits.

On ne peut sérieusement agiter l’épouvantail du keynésianisme alors que la pensée unique des Chicago Boys ont dominé le débat macroéconomique depuis quelques décennies. D’autant plus que la libéralisation à outrance du secteur bancaire, qui a donné lieu à l' »économie-casino » de la dernière décennie, constitue la principale cause de la crise de 2008.

Le problème à l’heure actuelle n’est pas de juguler l’inflation ou les taux d’intérêt, c’est d’augmenter la demande!

Comment? Il faut réduire le chômage, ce qui augmentera la consommation, les revenus des gouvernements en plus d’améliorer le taux d’utilisation de la capacité manufacturière. En tant qu’agent économique important, l’État a un rôle à jouer dans le redémarrage. Il me semble que c’est évident.

Obama a appliqué votre idéologie économique avec un zèle inégalé et voyez ce que ça donne.

Y a-t-il un gouvernement qui prenne en considération l’ avis de l’ électorat? pourtant on est surtaxés, et nos dirigeants se barricadent de plus en plus derriere une force policiere qui coute une fortune au détriment de notre liberté d’ expression au détiment de la démocratie. Je n’ entérine pas toute cette force déployée ni la violence et si le le pouvais, les taxes que je paie ne seraient jamais utilisées a de telles fins.J’ aimerais qu’ on me crédite ma part qui a servi a financer ce G20.

@ Darwin, votre commentaire # 18.

1) Toute valeur utilitaire et sentimentale que tout spécialiste s’avancerait à vouloir accorder aux actifs non financiers du Québec, autre que la valeur de réalisation suite à une vente effective réelle, demeurerait purement arbitraire et ne pourrait aucunement servir de caution le moindrement acceptable à un ou à d’éventuels groupes de prèteurs dans le cas où le Québec serait acculé à la nécessité de dernier recours de devoir emprunter pour financer son fonctionnement à court, moyen ou plus long terme comme la Californie commence, peut-être à peine, à en faire l’expérience présentement.

La seule possibilité d’obtenir quelque chose, d’alors absolument ridicule financièrement parlant, serait, en cas de nécessité absolue, de carrément vendre l’entité du territoire du Québec avec tous les actifs publics fixes qu’il contient à un autre pays qui l’annexerait alors au sien, parce qu’il serait devenu le propriétaire foncier de tous les actifs publics du Québec, avec toutes les conséquences politiques, économiques et sociales que cela entraîrerait pour les résidents du Québec. À titre d’exemple, nous pouvons penser à l’acquisition de l’Alaska ou de la Louisiane par les États-Unis.

2) Quant à l’usage extensif de majuscules, je réalise bien, comme le fait remarquer l’administrateur ou l’équipe d’administration du blogue, qu’il est préférable de se limiter au minimum acceptable.

@ Darwin, suite à votre commentaire # 18.

Se pourrait-il que vous soyez atteint du syndrome dit de Falardeau, qui pousse la personne qui en est atteinte à descendre bassement tous ceux et celles qui ne sont pas de son avis.

Si c’est le cas, vous pourriez peut-être consulter des souverainistes respectueux de l’opinion des autres, parce que j’ai cru déceler que vous les préférez aux fédéralistes, pour vous aider à corriger ce vilain penchant.

Il y a une logique qui m’échappe lorsque des néo-libéralistes affirme que l’interventionnisme de l’État crée des crises!

C’est comme dire que les cousins gonfsables sont la cause des collisions… parce qu’ils blessent les gens et que la ceinture de sécurité (réglementation) sont la cause des collisions… parce qu’en enlevant le risque, les gens conduisent plus vite!
C’est vrai qu’ils peuvent blesser, mais c’est un moindre mal que de laisser aller les choses….

@Eric
Coupons partout, ça va générer de l’emploi… dans quelques années!!!

C’est comme l’histoire du type qui se noie et que l’autre type sur le bord du quai lui donne des leçons de natation!
Dans ce genre de situation, tu n’as pas le choix de te jeter à l’eau aussi, quitte a lui montrer à nager après….

@Eric:

La crise de 2008 a éclaté plusieurs mois avant qu’Obama soit élu. Elle est la conséquence directe des 8 ans de Bush et, d’une manière générale, des trois décennies précédentes (Reagan, papa Bush et même Clinton qui tous ont appliqués les recettes de l’idéologie néo-libérale).
Si on se rappelle, c’est même cette crise financière qui a provoqué la déroute des républicains.

N’assistons-nous pas à l’avènement d’une dictature, celle de la finance? Le régime dictatorial vient d’imposer sa loi, entre autres à Toronto ce week-end en retirant à la population ses droits fondamentaux. Personne ne s’en inquiète trop, mais c’est ce qui vient de se passer ce week-end, où les policiers bénéficiaient d’un règlement temporaire adopté en secret pour suspendre nos libertés civiles!!!!!!!!!!

> N’assistons-nous pas à l’avènement d’une dictature, celle de la finance?

Elle est déjà installée.
1) Le discours ambiant est « …la réaction des milieux financiers ».
2) Bouchard a, à plusieurs reprises, raconté comment les milieux financiers de New York lui ont imposé en 1996 les politiques désastreuses du « déficit zéro ». Sans consultation démocratique évidemment.
3) Lorsque les milieux financiers se sont plantés en 2008, après près de 3 décennies de profits records années après années, qui a sauvé leurs placements ? Bref, ils prennent tous les risques avec notre argent et en tirent profit, quoi qu’il arrive.
4) Devinez qui sont derrière le budget Bachand ? (soit-disant nouveau « pacte » social auquel s’oppose 80% de la population)
5) Et qui finance Harper ?

etc. etc.

Correction à mon commentaire # 26.

1) À la 3ième ligne du début du 2ième paragraphe: les mots »entièreté du domaine public du Québec » remplacent les mots »entité du territoire du Québec ».

2) Aussi: la partie de phrase qui dit »parce qu’il serait devenu le propriétaire foncier de tous les actifs publics du Québec » est remplacé par »parce qu’il serait devenu le propriétaire ou le créancier hypothécaire de premier rang de tous les actifs publics fonciers du Québec »

A la limite que la population canadienne doive subir ce tyran c’est une chose, mais je ne comprend pas les membres du G20 de le suivre.

Peut-être qu’Harper a gagné une manche et que la France et les USA auront leur revanche à moyen terme.
Car si jusqu’à maintenant le Canada s’en sort mieux, les fermetures au Québec notamment vont faire très mal dans les mois qui viennent et là je parle de celles déjà annoncées et malheureusement il y en aura d’autres.

Ce fin fin d’Harper vient de jouer le peu de crédibilité qu’il avait sur la scène internationnale.

@ Claude Pelletier

«Se pourrait-il que vous soyez atteint du syndrome dit de Falardeau, qui pousse la personne qui en est atteinte à descendre bassement tous ceux et celles qui ne sont pas de son avis.»

Ça m’étonnerait. C’est simplement parce que les gens qui crient me rendent agressif. Le reste, ce ne sont que des suppositions de votre part. Et le fait de mettre des mots qu’ils n’ont pas dits dans la bouche d’un autre, c’est le syndrome de qui , déjà ? Ah oui, c’est le syndrome de Dimitri Soudas ! 😉

Par ailleurs, j’ai donnée un exemple d’actif non réalisable dans mon commentaire, mais seulement parce que vous parliez de ce type d’actif dans votre commentaire précédent.

«donc d’une dette nette qui est établie en soustrayant la valeur de réalisation quasi-nulle ou ridiculement basse des actifs non financiers de la dette brute actuelle du Québec. » (J’ai enlevé les majuscules.)

Il est inexact de dire que les actifs non financiers de la dette brute actuelle n’ont pas ou presque pas de valeur, pour le seul motif qu’ils ne sont pas réalisables. Je vous invite à lire ce document de Louis Gill qui explique très bien les éléments contenus dans la dette : http://www.economieautrement.org/IMG/pdf/Gill_Dette_Heurejuste.pdf .

Ce serait dire que la valeur des «prêts» faits à Hydro-Québec n’ont pas de valeur parce ne sont pas réalisables à court ou moyen terme. Si Hydro-Québec était vendu, ces prêts seraient remboursés. Ce ne serait bien sûr pas une bonne chose de le faire, mais il en est de même de la valeur comptable des actifs non financiers de toute entreprise.

J’aime bien vos slogans «libéralisme à outrance», «30 ans de néo-libéralisme triomphant tout azimuts»…

C’est à croire que les Québécois ont bien digérés la propagande locale.

Réveillez-vous, les banques centrales manipulent toujours vos monnaies, la donnent pour presque rien présentement, donnant l’impression que l’économie est revenue à la normale.

Belle illusion.

J’attends aussi qu’on me dise qu’Hydro-Québec, Loto-Québec, VIA Rail, Postes Canada ou la SAQ furent les victimes de ce libéralisme.

Mes amis, nos gouvernements sont toujours aussi corporatistes qu’avant, croyant qu’en parlant à une poignée d’écolos, de socialistes, au syndicat unique autorisé par l’État en agriculture ou à quelques très grandes entreprises, et en leur donnant votre argent, on vient de solutionner tous les problèmes des concitoyens.

je suis toujours sidéré que des gens comme Kurgman ou Joseph Stiglitz puisse encore bénéficier d’une certaine crédibilité. Après tout, ces 2 type onr défendus des politiques qui sont à l’origine de la crise.

En 2002, les États-Unis doivent composer avec une récession résultant de l’éclatement de la bulle technologique. Voici le remède qui était alors prescrit par le bon docteur Paul Krugman, futur récipiendaire du prix Nobel d’économie, pour sortir les États-Unis de leur marasme économique:

« To fight this recession the Fed needs more than a snapback; it needs soaring household spending to offset moribund business investment. And to do that, as Paul McCulley of Pimco put it, Alan Greenspan needs to create a housing bubble to replace the Nasdaq bubble. »

http://www.nytimes.com/2002/08/02/opinion/dubya-s-double-dip.html

En 2002, des gens ont exprimé leurs inquiétudes sur la santé financière de Fannie Mae et Freddie Mac. Pour plusieurs, l’implication de ces 2 entreprises parapubliques dans le marché des subprimes mettait en péril leur existence.

Pour répondre à ses détracteurs, Fannie Mae et Freddie Mac ont demandé à Joseph Stiglitz, l’économiste préféré des gauchistes, d’évaluer la probabilité de voir ces 2 entreprises connaître des difficultés financières.

Selon Stiglitz, la probabilité de voir le gouvernement être obligé de sauver Fannie Mae et Freddie Mac avec l’argent des contribuables se situait entre 1/500 000 et 1/3 000 000.

À ce jour on estime que le bailout à Fannie et Freddie pourrait atteindre le billion de dollars !

@ Marcel Piuze

J’ai lu l’article de Frédéric Lordon, «En route vers la Grande Dépression ?» à votre suggestion. Il est en effet très pertinent. Il vogue entre pessismisme et optimisme :
– pessimisme pour le moyen terme, et là, j’ai de la difficulté à ne pas être d’accord avec lui;
– optimisme pour le long terme avec la nationalisation du secteur bancaire : là, j’aimerais bien partager son optimisme, mais non, ça bloque tant du côté du manque de réalisme que de la sous-estimation des conséquences, entre autres sur les actionnaires institutionnels des banques…

Cela dit, l’approche de ce texte contribue grandement à mieux envisager les différentes facettes de la crise actuelle. Ne serait-ce que pour cela, je vous en remercie.

@ Darwin, votre commentaire # 25.

1) Le concept de dette nette n’est utilisé que pour sécuriser les gens, il n’a pas d’utilité concrète.

2) Les prêts accordés à Hydro-Québec, comme à toute autre entreprise, le sont uniquement sur la capacité de l’entreprise à générer un revenu, pas autrement.

Votre exemple ne tient donc pas la route.

3) En passant, vous devriez éviter de faire des commentaires désobligents, ça ne vous honore pas. Vous pourriez aussi avoir le courage d’assumer vos rancoeurs et vos comportements agressifs envers ceux qui ne sont pas de votre avis, sans chercher d’excuse et sans chercher à porter la faute sur les autres.

Quelle crédibilité a-t-il (Harper) pour instaurer un climat d’austérité alors qu’il vient de dépenser 1300 millions pour ce ridicule sommet?

G8, G20, G mon voyage…
Cette réunion c’est la permission aux policiers d’arrêter une personne sans mandat, la protection de la clôture a tout prix a n’inporte quel prix, des coûts de sécurité faramineux on parle de 1G$ (tiens on est encore dans les G) une cinquantaire de personnes du Black Block qui ont déstabilisés les policiers du moins qui les ont rendu nerveux.Finalement c’est l’interdiction aux citoyens de manifester leur opposition.
Il faudrait que nos dirigeants retournent dans l’histoire et se demandent pourquoi les Grecs ont inventé la démocratie.

@Matt
Le corporatisme donc vous parlez est le moins menaçant parce que justement, le gouvernement leur parle ouvertement, du moins en parle ouvertement dans les médias. C’est le corporatisme caché des gens d’affaires et du milieu financier où la transparence n’est pas de ce monde qui est le plus a craindre!

Il ne faut pas viser les cibles que certains politiciens ou médias nous montre continuellement.
Tout bon chasseur appelle cela un leurre!

@ Darwin, votre commentaire # 35.

Pour clarifier encore plus la définition de dette nette, en voici une définition plus complète:

La dette nette peut être établie en soustrayant la valeur de réalisation, forcément à un prix de vente de feu ridiculement bas, des actifs publics non financiers et non générateurs de revenus de la dette brute actuelle du Québec.

Je réitère que l’on ne peut tenir compte de toute hypothétique dette nette si l’on veut vraiment connaître la dette totale réelle du Québec qui ne peut, en aucun cas, être sérieusement établie qu’à l’aide du concept de dette brute.

Il faut, entre autres considérations, y penser très sérieusement avant de promouvoir la séparation désormais non souhaitable du Québec du reste du Canada.

Je le répète, un référendum ne peut désormais plus être gagné, oubliez ça un bonne fois pour toutes.

Et cessea vos invectives, monsieur Darwin anonyme, vous allez vous faire des ulcères d’estomac.

Messieurs les blogueurs.

Inspirons nous de Drouin avec ses propos sur la CROISSANCE.
Toute croissance ne fait qu’accroître la course aux ressources planétaire qui sont elles dangereusement en diminution, les océans se vident, la qualité de l’air et de l’eau se dégradent et j’en passe.

Tout est reliés et l’économie n’y échappe pas car elle aussi se nourrit directement des ressources de la planète.

Politiciens,banquiers,financiers, journaliste, blogueurs, »addicte » de la croissance nous mènent droit à la catastrophe. Je regrette M.Lisé mais à ce jour vous êtes sur cette liste de »croissantiste ».

Les écosystèmes en déséquilibre ne fournissant plus nous vivons dorénavant sur le » capital » nous sommes,que nous le voulions ou non, face à la décroissance et la fin des ressources.

Je suis d’avis cependant qu’il reste suffisamment de ressources pour planifier une décroissance intelligente et sans dommage sur la qualité de vie, mais je suis plutôt pessimiste tant qu’à la possibilité d’une réalisation.

Individuellement, chacun d’entre nous sommes conscient que la planète a ses limites mais l’emprise du monde économique et financier sur le »troupeau » nous font oublier tout logique qui nous permettrait de prendre les moyens d’inverser la tendance, inéluctable, au moment où l’on se parlent.

Oserez vous commenter?

@ Darwin, Suite à mon commentaire #43.

Les actifs publics générateurs de revenus (tels les Entreprises ou Sociétés d’État et autres) ne peuvent évidemment pas être inclus dans tout calcul de dette nette parce qu’il ne peuvent en aucun cas et d’aucune façon être donné en caution de prêts.

pourquoi inscrire dans la dette du québec des mon-
tants qui ne seront payable que dans plusieurs an-
nées?on est même pas sur que les bénéficiaires seront là pour les réclamer.A ce compte pour calculer la dette nette du québec ont devrait a-
jouter aux actifs toute cotisation a venir au dif-
férents régimes de retraite.

La dette brute, c’est pour faire peur aux enfants… et donner des ulcères d’estomac!

Ce qui compte vraiment, c’est à qui l’on doit l’argent, sa capacité de payer, la stabilité et la diversités des revenus, sa réputation comme payeur et la richesse en matière première…

Comparer la dette brute de la Grèce à la dette brute du Québec, c’est comme comparer la dette d’un employé saisonnier a un employé permanent spécialisé!

@ Francois premier

A lire la vérite sur la dette:

http://classiques.uqac.ca/contemporains/gill_louis/dette_ontario_selon_OCDE/dette_ontario_selon_OCDE_texte.html

@Claude Pelletier

Voir ci-haut.

L’indépendance du Québec est non seulement possible mais souhaitable au plus vite. Le Canada est un assemblage biologique qui ne tien plus la route. C’est 55000 emplois perdus pour le Québec dans les 5 dernières années à cause des sables bitumineux… C’est loin d’être utile pour notre nation de ne pas contrôler sa destinée, nuisible économiquement et nous empêche de nous développer convenablement.

Pourquoi,diable, les autres pays ont-ils suivi Harper et Merkel? J’ai besoin de faire éclairer mes lanternes. D’autres théories économiques ont pris le dessus?

@David
Un exemple simple:
Il y a un type, Pierre, revenu annuel de $100 000, s’endette disons de $90 000, ce qui est 90% de son PIB disons.
Il y a un autre type, Jean, revenu annuel de $30 000, s’endette disons de $30 000, ce qui est 100% de son PIB disons.

On peut dire qu’en terme de dette brute, ils se comparent en pourcentage de leur PIB.

Or Pierre a emprunté pour s’acheter en gros une maison, disons $45 000 à la banque au taux d’hypothèque de base et un autre $45 000 à sa famille à un peut moins que le taux d’hypothèque.

Jean lui, a emprunté pour s’acheter des meubles, et ce, sur la carte de crédit à haut taux.

Je crois bien que la comparaison s’arrête là!

Se baser sur les analyses/étude de l’IDEM est baisé dès le départ du fait que ces études sont subventionnés par ces entreprises qui justement voudraient prendre la place de l’état dans bien des domaines, la santé en autre.
Ils y vont pour l’intérêt de qui les paient et non l’intérêt de nous renseigner en tout objectivité.

Comme on dit, on ne mords pas la main qui nous nourrit!

@ Pierre-Paul:

Merci encore de mettre en évidence que votre Bloc québécois est lamrentablement incapable de « défendre nos intérêts à Ottawa » comme il le prétend!!! On a besoin d’amis comme vous…

La solution? Voter pour un parti fédéraliste qui est susceptible de prendre le pouvoir et d’AGIR pour le Québec plutôt que de voter pour un tas de balourds ineptes qui ne font qu’encaisser leur paie et leur généreux fonds de pension d’un pays qu’ils prétendent vouloir détruire. D’ailleurs, votre Gilles Duceppe a eu deux (2) occasions de venir ici, au Québec, AGIR plutôt que de jouer au gérant d’estrade à Ottawa et il a CHOOKÉ les 2 fois!!!

Pour ce qui est de l’article du gauchiste Louis Gill (imaginez, il défend la théorie que rembourser nos dettes est la pire des hypothèses!!!), il a droit à son opinion (de la même trempe que celle de Léo-Paul lauzon avec lequel il partage d’avoir enseigné « l’Économie » à l’Université du Québec) mais je ne m’y associe pas du tout, tout comme la plupart des économistes reconnus comme tels, ce que je suis loin d’être. Je vous renvoie à l’article de l’IEDM qui est clair, concis et inattaquable (mon message # 48) et à celui de David (message # 51).

Je recommande l’article « Time to plan for post-Keynesian era » de Jeffrey Sachs
paru dans FT.COM (Financial Times) du 7 juin dernier.

Deux citations:

» US, UK, Ireland, Spain, Greece and others had over-borrowed for a decade, so a decline in consumption after 2007 was not an anomaly to be fought but an adjustment to be accepted. »

« Governments should explain, and the public should learn, that there is little that economic policy can do to create high-quality jobs in the short term. Good jobs result from good education, cutting-edge technology, reliable infrastructure and adequate outlays of private capital, and thus are the outcome of years of sustained public and private investments. »

Keynes, cela marchait « hier », quand les crises étaient plutôt conjoncturelles. Aujourd’hui les crises sont plutôt structurelles. Les « bons vieux temps » ne reviennent plus.

Les gouvernements ne devraient pas prétendre que tout est sous contrôle et peut être réglé avant le prochain sondage ou élection.

@ Benton

Quand la banque refuse de te prêter de l’argent parce que tu es trop endetté, ce n’est pas une analyses/étude baisé de l’IEDM, c’est la réalité choc.

Et c’est à cette réalité que nous sommes tous confronté.

Les keynésiens comme Krugman défendent la politique du subprime: s’endette au delà de ses moyens.

Ton exemple est falacieux parce que si Pierre ne peux payer sa maison, il va la perdre, même si celle-ci vaut 500 000$ !

En passant ceux qui défendent le concept de dette nette doivent réaliser que fondamentalement, ils considère que l’État , pour payer ses dette, devra vendre ses routes, hôpitaux, écoles et autre infrastructure. Voilà un point qui me plaît dans leur discours.

@ David

«En passant ceux qui défendent le concept de dette nette doivent réaliser que fondamentalement, ils considère que l’État , pour payer ses dette, devra vendre ses routes, hôpitaux, écoles et autre infrastructure.»

Conclusion incorrecte. Si j’ai un prêt hypothécaire, cela ne veut pas dire que je vais vendre ma maison pour payer mes dettes, mais simplement que le prêteur tient compte du fait que j’ai une maison pour me prêter et pour m’accorder un taux d’intérêt moins élevé que pour un prêt à la consommation.

De même, les prêteurs tiennent compte des actifs non financiers des états avant de leur prêter.

@ Darwin

Le principe de la dette nette c’est PRÉCISÉMENT que tu peux vendre ta maison pour rembourser tes dettes. C’est pas une grosse nouvelle.

La banque te prête parce qu’elle sait qu’elle pourra revendre ta maison pour couvrir le prix de l »hypothèque. Mais si tu empruntes pour acheter un actif « invendable », ça va te coûter cher (ça non plus ce n’est pas une grosse nouvelle)

Donc, dans le cas présent, ceux qui tiennent mordicus au concept de dette nette disent que le Québec peut vendre ses infrastructures pour payer sa dette.

Parce que si pour toi notre dette c’est comme une maison, alors tu considères que les infrastructure du Qc sont « privatisables ».

La gauche est en train de basculer dans le clan des libertariens (ça c’est une grosse nouvelle) !

D’ailleurs la Grève a annoncé qu’elle allait vendre des îles pour payer sa dette.

@ David

Vous aviez écrit : «l’État, pour payer ses dette, DEVRA vendre ses routes» et vous comparez avec «tu PEUX vendre ta maison». Si vous ne voyez pas de différence entre devoir, une obligation, et pouvoir, une possibilité, c’est bien dommage.

Bien sûr que c’est possible qu’une personne en arrive à vendre sa maison pour rembourser ses prêts hypothécaires ! Mais, d’une part, la situation financière du Québec est bien loin de celle de la Grèce, et deuxièmement, les infrastructures ne sont pas soustraites de la dette brute pour en arriver à la dette nette, mais seulement les actifs non financiers, comme les «prêts» à Hydro-Québec. Et, n’ayez crainte, la gauche préconisera des hausses d’impôts et de redevances, l’élimination de nombreuses dépenses fiscales et beaucoup d’autres mesures bien avant de vouloir vendre Hydro-Québec !

Alors, ne vous réjouissez pas trop vite…

@ David, suite à votre commentaire # 61 @ Darwin.

Bien répondu. C’est clair, net, concis et, surtout, facilement compréhensible par tous.

J’espère que tous les promoteurs de la dette nette, y compris l’économiste et ex-professeur d’économie Louis Gill, accepteront enfin de reconnaître, que ce concept ne peut, même pour une cause si bonne soit-elle à leurs yeux, être utilisé pour rendre compte de la dette réelle du Québec.
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Note à Louis Gill,

En passant, advenant un très hypothétique divorce du Québec du reste du Canada, que je ne souhaite nullement, le Québec serait obligatoirement tenu de rembourser, donc de rajouter à sa dette brute totale, la totalité de sa part de la dette brute totale du Canada à la date effective du divorce.

Correction à mon commentaire précédent.

J’aurais dû écrire :

@ David, suite à votre commentaire #62 @ Darwin.

@David
Je vois que vous n’avez pas saisie (ou pris la peine de comprendre parce que cela n’entre pas dans la dogme IEDM) le sens de mon exemple.

Je ne minimise pas la dette du Québec, seulement qu’elle n’est pas comparable à celle de la Grèce, du moins pas a court et moyen terme. À la rigueur a très long terme si les institutions démocratique québécoises (et canadiennes) sont paralysées (ou instables) comme ceux de la Grèce depuis 50 ans!

Comparer la situation économique et politique de la Grèce au Québec est aussi crédible que de la comparer avec le Portugal, Costa-Rica, Colombie, la Syrie, la Bulgarie, etc….
Peu crédible donc, ce qui n’empêche pas l’IEDM de le faire en défiant toute logique!
Pourquoi ?
Pas parce que l’IEDM est incompétante, il y a quand même certains cerveaux à l’IEDM, mais parce que l’IEDM sait pertinemment qu’une partie de la population veulent plus y croire qu’y comprendre et que la peur est bonne vendeuse.
D’où le dogmatisme de l’IEDM….

@ Darwin, quelques explications suite à votre commentaire # 63 @ David.

1) Un actif financier est un titre ou un contrat, généralement transmissible et négociable (par exemple sur un marché financier), qui est susceptible de fournir à son détenteur des revenus et/ou un gain en capital, en contrepartie d’une certaine prise de risque.

2) Le territoire (c’est-à-dire le sol, avec ses plans d’eau, et les ressources naturelles qu’il contient), les infrastructures ( c’est-à-dire les équipements fixés à demeure ou en permanence sur le sol avec tout ce qui y est rattaché, incluants les routes, les ponts, les bâtiments, les diverses installations, la machinerie fixe et mobile), les inventaires ou stocks de biens physiques et tout le matériel roulant sont ce que l’on appelle des immobilisations, généralement strictement utilitaires dont l’exploitation de certaines peuvent générer ou contribuer à générer des revenus.

N.B.: Les immobilisations, n’étant pas des titres ou des contrats, ne sont pas des actifs financiers comme tels mais les titres de propriété de ces actifs non financiers le sont. Cependant leur valeur étant fonction du besoin, présent ou plus lointain, qu’en a un acquéreur, compte tenu de l’usage qu’il compte en faire et du revenu d’exploitation qu’il pense pouvoir en retirer, peut augmenter ou diminuer grandement selon que le vendeur est en bonne position financière, soit en mesure d’attendre le moment le plus propice pour vendre ou pour louer, ou qu’il est en position de nécessité de vente ou de quasi-faillite comme l’est présentement la Californie.

3)Les prêts à Hydro-Québec sont des actifs financiers qui s’ajoutent à la dette brute totale du Québec.

4) la valeur hypothétique des infrastructures, qui n’ont pas de valeur marchande établie, comme c’est le cas pour patiquement toutes les infrastructures du Québec, doit être soustraite de la dette brute (ou dette réelle) si l’on veut obtenir une dette nette, qui sera toujours purement hypothétique ne l’oublions pas, qui ne réduira pas pour autant la dette brute totale à être remboursée ou renégociée, selon la bonne volonté des créanciers (?), à échéance.

Autrement dit, toute dite dette nette ne réduit aucunement la dette brute ou dette réelle à être remboursée à échéance.

J’espère que ces quelques explications se seront avérées utiles.

@ Darwin

Je vais t’amener un peu de concret.

Tu sais combient chaque québécois paye en frais d’intérêt sur la dette chaque année ?

En 2009, le service de la dette a coûté 1 422$/habitant (5 688$ pour une famille de 4) au Québec alors qu’en Ontario cette somme s’élevait à 716$/habitant (2 864$ pour une famille de 4).

C’est ça la réalité.

Comme pour une famille qui refuse de payer sa carte de crédit, tous les jours on gaspille notre argent en payant des frais d’intérêts.

Je cite Bernard Landry (tiré d’un texte de Claude Piché):

Cette semaine, j’ai reçu un coup de fil fort intéressant de l’ex-premier ministre Bernard Landry, qui fut aussi un des meilleurs ministres des Finances de l’histoire du Québec. Il a été cinglant: il en a plein le dos de ces «négationnistes» (je lui emprunte sa propre expression) qui s’acharnent à minimiser l’importance de la dette publique.

[…]

Pour M. Landry, il est clair que l’approche du ministère des Finances, en appliquant la méthodologie de l’OCDE, fournit un portrait plus juste de l’endettement public des Québécois, et que cela ne sert à rien de le nier: «le problème est très grave».

http://lapresseaffaires.cyberpresse.ca/opinions/chroniques/claude-picher/201003/26/01-4264771-les-negationnistes.php

Ajout d’information à mon commentaire précédent sur la dette.

Bien sûr, si le Québec entreprenait de mettre des éléments d’acifs publics en vente ou en location à long terme pour réduire sa dette brute, comme la Grèce en est rendue à envisager devoir le faire très bientôt pour tenter d’éviter la faillite pure et simple, ou pour accroître sa marge de manoeuvre financière ou faire d’autres investissements publics, mis à part tout investissement générateur de revenus réguliers à long terme permettant de contribuer à renflouer en permanence les coffres de l’État, il recueiilerait un peu d’argent à court terme et réduirait un peu sa dette brute à long terme mais il hypothéquerait son avenir à court, moyen et/ou long terme en conséquence.

Une chose est, toutefois, plus urgente que les autres, et c’est d’empêcher Charest de vendre le Québec à la pièce, en l’empêcant de privatiser tous les actifs publics financiers et non financiers qu’il brûle de privatiser, comme Bourassa voulait le faire lorsqu’il projetait, pour commencer, de vendre aux États-Unis de très importantes réserves d’eau du Québec.

Il faut aussi empêcher Charest de continuer, par l’immigration annuelle, de noyer le fait français à Montréal et graduellement ailleurs au Québec.

Charest veut tout privatiser et mettre le Québec en état de dépendance face à l’entreprise privée, et il faut l’en empêcher à tout prix.

Bien sûr, il y aura toujours des gens comme le comptable Claude Garcia, ex-prés. de la Standard Life qui siège à la Caisse de Dépôt, pour lui
conseiller fortement de le faire en allant même jusqu’à le presser de vendre l’Hydro-Québec pour amorcer le processus.

Correction à mon commentaire # 68.

Au 1er paragraphe, j’aurais dû simplement dire, en parlant de Jean Charest, : »… en l’empêchant de privatiser tous les actifs publics qu’il brûle de privatiser … »

@ David

– Je n’ai jamais dit que la dette n’est pas importante, la discussion ne portait que sur la pertinence de regarder la dette brute et la dette nette, ou seulement la dette brute;
– là vous changez totalement de sujet, laissant entendre que je minimise l’importance de la dette, ce qui n’est pas le cas;
– ce n’est pas parce que j’ai cité Louis Gill sur la composition de la dette que je suis d’accord avec lui quand il compare la dette du Québec à celle de pays de l’OCDE. S’il a raison de dire que le Québec n’a aucun contrôle sur la dette fédérale et qu’on ne peut le rendre imputable de cette dette tant qu’il n’est pas indépendant, il devrait au moins considérer qu’il ne dispose pas seul de l’assiette fiscale (le PIB) du Québec.

«Tu sais combient chaque québécois paye en frais d’intérêt sur la dette chaque année ?»
– la service de la dette du Québec a coûté 6,154 milliards $ en 2009-2010 (http://www.budget.finances.gouv.qc.ca/Budget/2010-2011/fr/documents/PlanBudgetaire.pdf à plusieurs endroits, dont la page 17), soit 786 $ par habitant. Je ne sais pas où vous avez pigé votre 1 422$/habitant, puisque vous ne citez pas vos sources.

Si vous incluez autre chose, ce serait bon de le mentionner, car, comme on ne parle ici que de la dette du Québec, ce serait démagogique de parler des coûts d’autre chose.

Et, pour mettre les choses en perspectives, combien coûtait par Québécois le service de la dette dont vous parlez en 1997-1998 ? Ça permettrait de voir si la situation s’est améliorée ou empirée, et à quel point…

Le Gouvernement MENT effrontément à la population du Québec lorsqu’il promet dans le dernier budget du ministre des finances Raymond Bachand de faire porter 62% de l’effort financier par l’appareil Gouvernemental contre seulement 38% par les contribuables.

Aprè enquête, le député adéquiste de Shefford, François Bonnardel, démontre clairement qu’au contraire ce sont les contribuables qui assumeront 100% de l’effort financier demandé pour atteindre l’équilibre budgétaire et commencer à réduire l’énorme dette du Québec et que le gouvernement, qui doit recourir à des tours de passe-passe comptables pour pouvoir affirmer le contraire, continuera d’accroître ses dépenses annuelles en n’en réduisant quelque peu que la croissance annuelle.

Voir l’article du Jounal de Montréal d’aujourd’hui à ce sujet:

http://lejournaldemontreal.canoe.ca/journaldemontreal/actualites/national/archives/2010/07/20100706-045506.html

@ Claude Pelletier, juste une petite rectification secondaire, Claude Garcia ne siège pas a la Caisse de Dépôt.

Vous avez ici une brève biographie de monsieur Garcia,

@ Jean-Yves Arès

Merci pour l’information complémentaire sur Claude Garcia, mais sa formation et son expérience ne l’empêchent pas de tenter de préparer le terrain pour amener et gagner la population du Québec et le gouvernement Charest, qui ne demande pas mieux, à l’idée que le gouvernement devrait vendre certains actifs générateurs de revenus, dont Hydro-Québec, pour payer très rapidement son importante dette.

Je trouve que ce serait économiquement criminel d’agir ainsi, ce serait un pillage éhonté, peu importe le prix de vente, du trésor patrimonial du Québec et de ses plus puissants instruments de développement économique.

Les ultra libertariens conservateurs Jean Charest, Claude Garcia et cie savent très bien ce qu’il faut faire pour neutraliser et soumettre culturellement et économiquement le Québec pour de bon:

1) noyer le fait français à Montréal et le marginaliser de plus en plus partout au Québec par l’immigration annuelle et l’absence de ressources pour l’apprentissage du français par les immigrants,

2) vendre le Québec à la pièce, c’est-à-dire, vendre Hydro-Québec et tout autre actif générateur ou potentiellement générateur d’importants revenus annuels assurés sous le prétexte d’aider le qouvernement à rembourser rapidement sa dette, accroître sa marge de manoeuvre financière et, le plus ridicule, l’aider à faire des investissements de développement d’actifs générateurs de revenus destinés à renflouer annuellement les coffres de l’État.

Pour faire suite à mon commentaire précédent sur la vente des actifs générateurs de revenus du Québec,

LA PRIVATISATION de Gaz Métro est déjà en très bonne voie d’avancement et cette société créée en 1960, qui a maintenant 180,000 clients au Québec et 136,000 au Vermont et qui a déjà commencé avec succès à diversifier et étendre ses activités dans la distribution d’électricité au Vermont et qui oeuvre sur un projet dans le domaine de l’énergie éolienne,

est exploitée de plus en plus au profit de ses actionnaires privés qui grugent inexorablement sur la part de propriété du Qouvernement du Québec, et tout cela, à toutes fins pratiques sous le boisseau (sans le dire ni le montrer clairement).

Bientôt ce seront la SOQUEM (Société Québécoise d’exploration minière), la SOQUIP (Société Québécoise d’Initiative Pétrolière) et autre précieux actifs qui seront ainsi privatisés en catimini si nous permettons à Jean Charest et à certains de ses acolytes ultra libertariens (genre famille Desmarais et leurs associés) de l’entreprise privée de continuer de s’en occuper.

Correction à mon commentaire précédent sur la privation de Gaz Métro.

Le début du 2ième paragraphe aurait dû être écrit ainsi : LA PRIVATISATION de Gaz Métro est déjà en très bonne voie d’avancement. En effet, cette Société créée en 1960 …

@ Jean-Yves Arès.

Claude Garcia a été un des administrateurs de la Caisse de Dépôt et Placement du Québec de 2004 à 2009.

L’autosuffisance en gaz naturel au Québec est à portée de main et pourrait engendrer des économies de deux milliards de dollars par année à compter de 2015 selon André Caillé, Ex-président de Gaz Métro et d’Hydro-Québec et président de l’Association Québécoise du Pétrole et du Gaz.

«Nous sommes en train de ‘dérisquer’ l’exploitation de gaz naturel au Québec. Nous en avons encore pour quelques années et on pourrait produire à compter de 2015», dit André Caillé, ex-président de Gaz Métro et d’Hydro-Québec qui préside maintenant l’Association québécoise du pétrole et du gaz.

Au cours d’un entretien avec Le Journal de Québec, M. Caillé s’est dit convaincu que le Québec est en mesure d’assumer sa pleine consommation de gaz naturel avec le potentiel des shales gas que contient la Vallée du Saint-Laurent, entre Québec et Montréal.

«On est capable d’être aussi autonome que l’Alberta», lance-t-il. «Encore faut-il avoir un environnement stable et prévisible», ajoute-t-il toutefois.

Ce potentiel gazier est donc plus prometteur que le pétrole gaspésien et il doit être une priorité gouvernementale, selon lui.

Voir l’entretien très révélateur d’aujourd’hui d’André Caillé à ce sujet avec le Journal de Québec :

http://argent.canoe.ca/lca/affaires/quebec/archives/2010/07/20100707-100703.html

Curieux tout de même que l’on ne retrouve pas cette information sur le lien que j’ai placé!

Et bon, ça vas pas bien pour Gaz Métro non plus, vous dites:
«LA PRIVATISATION de Gaz Métro est déjà en très bonne voie d’avancement et cette société créée en 1960…»

Outre le fait que vous pouvez vous procurer des actions de la société Gaz Métro sur le TSX, sur Wiki on explique que la privatisation de Gaz-M a été conclue au printemps 1957…

http://fr.wikipedia.org/wiki/Gaz_M%C3%A9tro

Extrait:
–Le principal distributeur de gaz naturel du Québec est une des conséquences les moins discutées de la première nationalisation de l’électricité au Québec, en 1944. En étatisant la Montreal Light, Heat and Power, la nouvelle commission hydroélectrique de Québec, mieux connue sous le nom d’Hydro-Québec, récupère à la fois les actifs électriques de l’entreprise ; mais elle acquiert aussi un réseau de distribution de gaz dans la région de Montréal.–

@ Jean Yves Arès.

Dans Wikipedia, vous remarquerez aussi le texte suivant : »Presque 40 ans après s’être séparée du secteur du gaz naturel, Hydro-Québec revient dans le secteur le 1er janvier 1997, en faisant l’acquisition d’une participation de 42 % dans Noverco, le holding qui contrôle Gaz Métro. De ce fait, elle revient sous le giron d’André Caillé, qui trois mois plus tôt quittait le poste de PDG de l’entreprise pour devenir le principal dirigeant de la société d’État québécoise. Cette opération s’inscrivait dans une stratégie de convergence de M. Caillé afin transformer le Québec en plaque tournante de l’énergie dans le nord-est du continent nord-américain4. »

Je réalise que je me suis bien mal exprimé en parlant, dans un commentaire précédent, de … la privatisation de Gaz Métro qui était en bonne voie d’avancement …, j’aurais plutôt dû écrire quelque chose comme:

… la privatisation de tous les actifs Gaziers du Québec, d’abord réalisée sous Duplessis en 57, pourrait l’être à nouveau si le Gouvernement Charest trouvait bientôt le moyen de faire vendre par Hydro-Québec les 42 % d’actions de Noverco qui lui permmettent de contrôler Gaz Métro, qui a pris ce nom en 1960 aulieu de fut fondée en 1960.

Quant au passage de Claude Garcia à la Caisse de Dépôt de 2004 à 2009, voici une source parmi d’autres :

http://fr.wikipedia.org/wiki/Claude_Garcia

Au plaisir monsieur Arès.

@ Jean Yves Arès.

En 2004, Hydro-Québec vend ses actions de Noverco à la Caisse de Dépôt, laquelle devient, via la Société en commandite Trencap, le principal actionnaire de Noverco qui contrôle Gaz Métro.

Pour la suite des événements et des nouvelles sur la gaz naturel, qui couperont possiblement l’herbe sous le pied de Jean Charest et de ses acolytes, enfin je l’espère, voir le texte de l’entretien de ce 7 juillet 2010 d’André Caillé avec le Journal de Québec au sujet de l’autosuffisance du Québec en gaz naturel dès 2015 si le gouvernement Charest ne refuse pas de collaborer.

@ David

«Et voici ma source sur les frais d’intérêt de la dette:»

Vous êtes un rigolo vous ! Des données payantes sans préciser lesquelles vous avez sélectionnées !

Et bien sûr, vous ne répondez pas à ma question (Et, pour mettre les choses en perspectives, combien coûtait par Québécois le service de la dette dont vous parlez en 1997-1998 ? Ça permettrait de voir si la situation s’est améliorée ou empirée, et à quel point…), car vous savez très bien (ou l’avez découvert…) que la réponse mettrait à mal vos affirmations… Et votre truc habituel ? Ne pas répondre et poser une autre question… Ça marche peut-être avec vos fans…

@David
Je te ré-explique:
Nonobstant la dette nette ou la dette brute, il y a une marge entre un pays qui paie du 10% sur 100 milliards et un autre qui paie du 5% sur 200 milliards!
Pourquoi l’un paie 10% et l’autre 5% ?
C’est sa capacité de payer.
C’est comme le type qui ne peut emprunter à 20% sur sa carte de crédit et l’autre à 4% sur sa marge hypothéquaire. Toujours la capacité de payer…

En plus, un pays comme la Grèce, pour avoir du financement, au delà de l’intérêt, il « doit » acheter en retour avec l’argent qu’il emprunte des produits, pas toujours nécessaire et a meilleur prix, propre au pays qui « endosse » en quelque sorte l’emprunt.
C’est que la France et l’Allemagne fesait avec la Grèce, ils imposaient leurs conditions.

@ Jean Yves Arès.

Voici, tiré de Wikipedia, un complément très significatif de la feuille de route de Claude Garcia :

»Administrateur de sociétés
Au cours de sa carrière, M. Garcia a présidé les activités canadiennes de la société d’assurance Standard Life entre 1993 et 2004. Pendant son mandat, il s’est fait remarquer pour une déclaration publique controversée durant la campagne du référendum de 1995. Devant des partisans fédéralistes, le 24 septembre 1995, M. Garcia déclare de ses adversaires souverainistes : « il ne faut pas gagner, le 30 octobre, il faut écraser ». Les propos de M. Garcia suscitent une vive polémique dans la classe politique et une manifestation à l’Université du Québec à Montréal, où il siège au conseil d’administration[1].

Il a ensuite occupé un poste de membre du conseil d’administration de la Caisse de dépôt et placement du Québec entre 2004 et 2009. Il était le président du comité de vérification de la caisse, en 2008, alors que l’organisme responsable de la gestion des fonds de retraite publics québécois a enregistré la plus importante perte financière de son histoire. Il a démissionné de son poste en mars 2009 après avoir été informé que son mandat ne serait pas renouvelé par la ministre des Finances du Québec, Monique Jérôme-Forget[2].

Privatisation d’Hydro-Québec
M. Garcia est, avec l’économiste Marcel Boyer, l’un des principaux promoteurs de l’idée de privatiser la société d’État d’Hydro-Québec. Il a rédigé plusieurs articles et rapports prônant les mérites de cette idée dans les journaux. En 2007 et 2009 il a rédigé deux rapports, publiés par l’Institut économique de Montréal, un think tank néo-libéral, où il dénonce le manque de rigueur de gestion de l’entreprise publique et l’attrait que représente la privatisation, faisant valoir que la vente de capital-action dans l’entreprise permettrait au gouvernement du Québec de payer une partie de sa dette[3],[4].

Voir la source de ce texte sur la page web suivante de l’encyclopédie Wikipedia :

http://fr.wikipedia.org/wiki/Claude_Garcia

@ Darwin & Benton:

Vos dissertations sur la dette brute, nette et autres n’est que de la bulls…

Lisez cet article; c’est court, simple, clair et précis dont voici un extrait: « Petite colle: quelle était la dette du Québec au tournant des années 1970? Allez-y. Essayez un chiffre… 100 milliards de dollars? 50? 12? Réponse: 0$. Nous n’avions aucune dette il y a un peu plus de quarante ans. Nous venons d’apprendre mardi que le solde de notre carte de crédit dépasse les 218 milliards de dollars. Et le compteur tourne rapidement. Après avoir lu cette chronique, la dette aura augmenté de 200 000 $! Conséquence: nous payons cette année 7 milliards $ juste en remboursement de la dette. La dure réalité, c’est que peu importe la mesure de la dette que vous utilisez (nette, brute, du secteur public, etc.), le Québec est la province la plus endettée du Canada. Sur l’échiquier mondial, nous sommes le 5e État le plus endetté au monde après le Japon, l’Italie, la Grèce et l’Islande d’après une mesure de l’OCDE. »

http://www.iedm.org/main/show_editorials_fr.php?editorials_id=827

Nous devons aujourd’hui payer pour les élucubrations et les lubies des gauchistes interventionistes si nous voulons respecter ne serait-ce qu’un minimum de justice intergénérationnelle.

@Francois 1

5 milliards

C’est la dette du Québec au début 70.

Il faut remonter à Duplessis pour une dette à zéro. Remarquez qu’à l’époque, on fesait office de tier-monde sans compter que l’éducation et la santé était pratiquement au main du clergé!
Malheureusement pour vous, l’on ne peut revenir en arrière, omniprésence du clergé et l’exploitation des québécois n’est plus de mise…

Aussi, le Québec n’est pas un pays mais une province. Faudrait inclure toutes les états, provinces, régions, départements dans le monde.
Nonobstant cela, pour placer le Québec au 5ième rang, on a pas tenu compte de la capacité de payer…

Autre point, presque tous les pays occidentaux étaient peut endettés en 70, de gauche comme de droite. La crise du pétrole au début des années 70 et la chute du PIB de moitié à la fin des annéees 70 ont plus a voir avec l’endettement que les mesures sociales.

De plus, dans la majorité des pays occidentaux, plus particulièrement au Canada et au Québec, ce sont des gouvernements de droite qui ont le plus contribué par leur politique à l’augmentation de la dette!

Pour terminer, les étude de IEDM sont partiaux, donc pour l’objectivité, faudra repasser.
Malgré tout, je termine sur une citation de l’économiste Mathieu Laberge, un famillier de la rédaction des « études » de IEDM:
« Si vous voulez faire peur à vos enfants, prenez la dette brute par habitant, elle ne tient pas compte de la capacité de payer, ni des actifs du gouvernement. »

@ Darwin

Wow…

C’est pas bien dur de savoir quel donné ont été sélectionné puisque qu’il y a une jolie section précisément sur le « service de la dette ».

Tu critique une source d’info que tu n’a même pas pris le temps de lire.

Et pour répondre à ta 2e question, voici l’évolution de la dette par habitant.

Situation en 1996
Québec: 10 922$
ROC: 9 389$
Écart: 1 532$

Situation en 2009
Québec: 16 482$
ROC: 7 404$
Écart: 9 077$

La situation ne pourrait être plus clair: ça baissé dans le ROC mais ça augmente au Qc.

Tu devras trouver autre chose…

@ Benton

Selon toit une personne avec un salaire de 20 000$ qui s’endette pour s’acheter une maison de 500 000$ prend-elle une décision raisonnable?

Le concept de dette nette est ridicule parce que l’on paye des intérêts sur la dette brute, pas la dette nette.

@ David

«C’est pas bien dur de savoir quel donné ont été sélectionné puisque qu’il y a une jolie section précisément sur le “service de la dette”.»

Je n’ai toujours de précision sur votre définition du service de la dette. À http://www.budget.finances.gouv.qc.ca/Budget/2010-2011/fr/documents/PlanBudgetaire.pdf , on montre bien que le service de la dette est passé de 17,2 % du PIB en 1997-1998 à 9,8 % en 2009-2010.

Baisser près de moitié, c’est quand même pas si mal…

@David

Ce qui est déraisonnable, c’est le banquier diplômé universitaire qui prête $500 000 a un type qui gagne $20 000, par le type de $20 000!

Pour l’évolution de la dette, faudrait voir les retombées de la crise, c’est-à-dire entre 2008 et 2013. Selon les prévisions budgétaire sur 5 entre l’Ontario et le Québec, l’Ontario semble passé en vitesse grand V!

Pour le reste, je me rends compte que vous comprenez pas vraiment le concept du pouvoir de remboursement….

@ Darwin

Le gouvernement Charest a tellement la réputation d’être honnête dans le calcul de sa dette. C’est pas comme si le le vérificateur général l’a a maintes reprisse accusés de manipulation comptable.

Le service de la dette c’est simple: c’est l’intérêt que tu paye sur ta dette !

@ Benton

Le concept de dette nette est ridicule parce que l’on paye des intérêts sur la dette brute, pas la dette nette.

Ne pas rembourser sa carte de crédit ou son hypothèse sous prétexte que tu as la capacité de payer c’est ridicule parce chaque dollars ainsi payer en intérêt est gaspillé.

@David

Je ne parlais pas de dette nette a mon dernier commentaire mais c’est pas grave, pour faire plus simple, disons qu’une dette de $20 000 sur une carte de crédit à 25% ce n’est pas la même chose qu’une dette de $20 000 sur un hypothèque à 4%.

Le PLQ a raté le bateau de réduire la dette au début 2000 par son choix « politique » (gouvernement minoritaire) de réduire l’impôt au lieu de la dette.

Pour le reste, heureux pour vous que vous soyez trop jeune au début des années 90 parce que la dette et les déficits « stucturels » étant autrement plus préoccupante. Que de crises d’anxiétés vous auriez eu…..

@ Benton

Pourquoi c’est différent ?

Dans les 2 cas, plus tu retardes le paiement de cette dette, plus tu vas gaspiller ton argent en frais d’intérêts !

@David
Bon, le gouvernement Charest a fait le choix de réduire les impôts au lieu de payer la dette, on l’a élu pour qu’il « gaspille », c’est notre choix. (Du moins le choix de 37% des électeurs)

Malgré tout, il y a une différence entre « gaspiller » $1000 en intérêt et « gaspiller » $5000 en intérêt… et elle est de $4000!!! (Au cas où vous ne voyez pas la différence…)
Il y a aussi une différence entre un taux d’intérêt de 5% et l’un de 25%. Nonobstant la différence de 20%, cela veut dire que le type qui paie du 25% n’a pas bonne créance.

Ça devient lassant d’expliquer des évidences si simple qu’un enfant 10 ans comprendrait….

@ Benton

Augmenter les impôts pour payer la dette c’est l’équivalent de tuer la poule aux oeufs d’or.

Tu augmentes les impôts, tu ralentis l’activité économique et tu ne gagne rien en bout de ligne.

Le seul moyen efficace de payer la dette c’est de couper dans les dépenses, pas d’essayer d’augmenter les revenus.

Et dire que gaspiller uniquement 1000$ c’est bien parce qu’on pourrait gaspiller 4000$, c’est assez faible comme argument.

Du gaspillage c’est du gaspillage !

C’est pourtant si simple à comprendre…

@David

Décidément, vous lisez tout de travers.

Je n’ai pas parlé de’augmenter les impôts mais de ne pas les réduires….

L’histoire démontre que la réduction des impôts n’amène rien à l’économie, mis à part de l’injustice sociale.
Par contre, politiquement, c’est payant….

@ Benton

Bravo, dans un commentaire de 5 lignes tu es capable de te contredire.

Si la réduction des impôts amène l’injustice sociale alors je dois supposé que leur augmentation amène, selon ton raisonnement, la justice sociale.

Donc pour avoir la meilleur « justice sociale » possible, tu proposes d’avoir un taux d’imposition à 100% ?

@ Benton

Dans les années 20, les présidents américains Warren Harding et Calvin Coolidge avaient entrepris d’importantes réductions d’impôts. Résultat? Entre 1922 et 1929, les recettes fiscales avaient plus que doublé, le taux de chômage avait diminué de moitié et la croissance économique avait atteint le niveau de 4,7% par an.

En 1963, ce fut au tour de John F. Kennedy d’annoncer des baisses d’impôts parmi les plus importantes de l’histoire américaine. La croissance économique annuelle moyenne atteignit alors 6% et les recettes gouvernementales augmentèrent de 50% en cinq ans!

Vint ensuite Ronald Reagan en 1981 avec ses réductions d’impôts. Il gagna également son pari et vit ses recettes fiscales bondir de 400 milliards à 600 milliards en moins de huit ans.

Quant à la réforme fiscale entreprise par George W. Bush en 2003, elle a permis une hausse des recettes de l’État de 311 milliards en deux ans.

Plus près de nous, le gouvernement ontarien de Mike Harris a introduit en 1996 des allègements fiscaux qui lui ont permis d’augmenter les recettes de l’État de 14,4% en cinq ans. De quoi faire pâlir d’envie M. Audet!

Comment expliquer ce phénomène?

Une taxe sur le travail

L’impôt sur le revenu est en réalité une taxe sur le travail. Il nous oblige à partager avec l’État le fruit de notre labeur. Plus l’État s’approprie une partie importante de notre revenu, moins nous sommes motivés à travailler et plus l’évasion fiscale est attrayante. Pour garnir ses coffres, l’État devrait donc favoriser l’incitation au travail, un objectif difficile à atteindre lorsque les taux d’imposition sont trop élevés.

Le contribuable québécois est le plus taxé en Amérique du Nord. De plus, il est considéré comme «riche» et atteint le taux marginal maximum dès que son revenu imposable franchit le cap de 55 280$. À titre comparatif, le travailleur américain doit gagner un revenu de 300 000$US environ avant d’atteindre ce taux marginal maximum. En raison de cette importante ponction fiscale, il est devenu courant que des travailleurs refusent des promotions ou des heures supplémentaires, voire même qu’ils demandent à être payés «sous la table».

Le contribuable québécois est étouffé par le fisc et mérite de voir son fardeau fiscal allégé. Il ne reste plus qu’à espérer que M. Audet remettra les boeufs avant la charrue et trouvera le courage de tenter l’expérience d’une réduction d’impôts.

Nathalie Elgrably is an Economist at the Montreal Economic Institute.

@François 1

La réduction n’impôt n’y a peu a voir, sauf le fait qu’elle s’est toujours faite en période de boom économique!

Les années folles (années 20).
Les trentes glorieuses (années 60).
La reprise dans les années 80.
Le boom économique des années 2000.

Réduire les impôts dans une période difficile aurait l’effet inverse.
D’ailleurs plusieurs économistes américains s’accordent a dire que malgré l’aide du gouvernement aux banques et entreprises, tout ce qu’elles ont trouvées a faire c’est de racheter leurs actions, grossir leurs capitaux et mettre a pied leurs employés.
Rien de bon pour faire redémarrer l’économie.

P.S.: Les recherches/analyses de IDEM et leur porte-parole Nathalie Elgrably sont fait avec partialité, dans l’intérêt des sociétés et non de la société.
Il est utopique de dire a une personne, de par sa nature cannibale, de s’autorégulariser dans l’intérêt de tous ses prochains!!!