Harper : mode d’emploi

Dix ans déjà...

Le premier ministre du Canada semble cyclothymique.

Pendant de longs mois, il peut mener son gouvernement comme une pièce d’horlogerie bien huilée, faire progresser ses dossiers contre vents et marées, marquer des points. On reconnaît alors son sens de la stratégie, son intelligence tactique, sa capacité de communiquer  ses idées à une portion croissante de Canadiens qui en ont fait « leur » premier ministre.

Puis, vient une période de cafouillages, d’annonces bâclées, de dépenses folles, de mensonges éhontés. Où est passé, alors, l’habile capitaine Harper ?

Paul Wells, de Maclean’s, tente de décoder le personnage dans The Harper Decade, un livre numérique dans lequel sont regroupés ses meilleurs textes publiés depuis 10 ans sur le personnage.

Le moment le plus éclairant survient pendant la campagne électorale de 2008. À la fin d’une entrevue, Harper décrit l’édifice qu’il est en train de construire, plus centré sur des valeurs conservatrices que sur une volonté de se débarrasser des libéraux.

« Mon objectif à long terme, dit-il, est de faire du Parti conservateur le parti naturel de gouvernement du pays. Je suis réaliste. Il faut agir de deux façons. D’abord, il faut tirer les conservateurs, le parti, vers le centre du spectre politique. Mais ce qu’il faut aussi faire, si vous êtes sérieux dans votre effort de transformation, est de tirer le centre du spectre politique vers le conservatisme. »

Comme l’écrivait Alec Castonguay dans « La face cachée du plan Harper » (L’actualité, 1er mars 2012), c’est exactement ce que nous vivons 10 ans après que Harper est revenu au Parlement avec l’Alliance canadienne. Son gouvernement crée une « nouvelle normalité », qui n’est plus celle du Canada des Pearson, Trudeau, Chrétien ou même Mulroney.

Mais comment définir cette nouvelle normalité, ce centre plus conservateur ? Dans la même entrevue, Harper montre qu’il sait où il va : « C’est une approche où on privilégie les réductions d’impôts, plutôt que les augmentations de dépenses ; le soutien direct aux personnes, plutôt que des bureaucraties ; la restauration de la fierté dans nos institutions, nos forces armées, notre histoire. Nous voulons emmener le pays vers une définition de lui-même qui est plus en phase avec le conservatisme. »

Wells cite une autre source proche de Harper qui, dès 2006, rêvait à un avenir conservateur. Dans quelques années, disait-il, « les criminels auront des sentences minimales, nous aurons un Parti conservateur uni et doté d’une organisation solide, un Parti libéral divisé, discrédité et peut-être en faillite financière et un NPD en montée ».

Cela donne froid dans le dos, non ? Le Canada de Harper se déploie aujourd’hui sous nos yeux. Wells montre combien, au-delà des virages, zigzags, avancées et reculs, son gouvernement, minoritaire hier, a changé le pays en cumulant de petites décisions : nominations ici, fermetures de postes là…

Depuis le 2 mai 2011, Harper use d’une marge de manœuvre plus forte et accélère la cadence, aussi bien dans ce qu’il déconstruit (l’organisme Droits et démocratie, registre des armes à feu, inspections gouvernementales, etc.) que dans ce qu’il ignore symboliquement (rien pour célébrer les 30 ans de la Charte de Trudeau) et construit (loyauté envers la monarchie et l’histoire militaire du pays).

The Harper Decade se termine par le virage chinois de « Chairman Harper », qui aura, selon Wells, des répercussions sur la stratégie conservatrice en vue des élections de 2015. La vente du pétrole de l’Ouest à la Chine gonflera encore le poids économique et démographique de l’Ouest. En prime : le NPD, nouveau parti d’opposition dominant, comme le voulait Harper, est opposé à la hausse de ces ventes pour des raisons environnementales. Harper souhaite avoir cette bataille avec le NPD et pense en sortir avec une majorité intacte ou plus grande. Pourquoi ? Parce que le centre est maintenant plus conservateur qu’avant.

+

Les conseillers de Harper se seraient inspirés de la stratégie de Richard Nixon : présenter les journalistes, artistes et élites comme des snobs déconnectés et s’identifier à la majorité silencieuse des bons citoyens. Résultat : être critiqué par ces snobs, c’est avoir raison avec le peuple. Imparable.

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À lire votre conclusion, on se demande si, par ex. sur twitter, des libertariens qui-ne-disent-pas-qu’ils-en-sont, ou de faux-prétendus-libertariens n’émanent pas de ce « centre maintenant plus conservateur », engagés ($$ ??) à dénigrer journalistes-etc. dans l’intention inavouée publiquement de préparer/terrasser le terrain pour Chairman Harper…? Ça a peut-être l’air tordu ce que j’écris, mais en tout cas il y a des intervenants, sur les réseaux comme ailleurs dans les médias, qui œuvrent avec un agenda caché. Et qui ne le font pas nécessairement sous pseudo, ou alors sous pseudo ayant l’air d’un vrai nom. M’enfin bref, ceux qui veulent être les plus forts sont prêts à tout pour l’être.

Ces autocrates finissent tous de la mêmes façon ils implosent après que son entourage devient totalement corrompu, alors ils deviennent totalement narcissique ensuite c’est la révolte.

Ça donne froid dans le dos mais le projet conservateur canadien risque de devenir la norme pour des siècles à venir.

C’est surtout en misant sur la mesquinerie ordinaire – et on peut le voir dans certains messages redondants de ce blogue -, que ce projet de société va s’implanter profondément dans l’esprit de l’électorat.

Harper-Charest ont envoyé la police à 6 heures du matin chez A. Khadir, à la résidence duquel de dangereux terroristes se terraient.

Question-piège : qui a prévenu l’équipe des « journalistes »?

.plutôt que les augmentations de dépenses »

Politicien typique; incapable d’être fidèle à ses engagements

. aussi bien dans ce qu’il déconstruit (l’organisme Droits et démocratie, registre des armes à feu, inspections gouvernementales, etc.) »

déconstruction salutaire

« que dans ce qu’il ignore symboliquement (rien pour célébrer les 30 ans de la Charte de Trudeau »

y A PAS de quoi célébrer une charte socialiste qui ne reconnait même pas le droit de propriété

« et construit (loyauté envers la monarchie et l’histoire militaire du pays). »

oui, c’est très ridficule

Autant les conservateurs savent ce qu’ils font, ce qu’ils veulent.

Autant les partis de gauche en principe résolument souverainistes liés au Québec: le PQ, QS et le Bloc dans ce cas circonstance atténuante très affaibli ne savent pas très bien ce qu’ils font.

Pour les partis les plus progressistes à Québec, le refus d’une stratégie d’union risque d’être fatal aux intérêts de ce Québec qui veut vivre en français. L’union de la droite à Ottawa a donné par la fusion de l’Alliance canadienne et du Parti conservateur progressiste, le parti d’Harper.
Le PLQ au Québec se maintient comme un bloc pendant que l’ADQ s’est donné un new look 2.1 par la CAQ. Le PQ comme QS sont incapables de discuter pendant ce temps.

Le programme Harper se réalise du fait de la division du vote du centre et de la gauche canadienne entre le NPD et le PLC. Pendant qu’ici le régime Charest de couleur duplessiste profite de la même division de l’opposition.

Cet article ne peut susciter qu’aigreur chez ceux qui ne sont pas heureux par l’harpérisation ou le charestisme actuel au Québec.
Lorsque des régimes politiques durent trop. Nous créons des néologismes, des nouveaux mots. Bientôt nous vivrons sous l’harpérisation et le charestisme.

Un citoyen pas content.

Essentiellement, Harper est en train de transformer le Canada en le modelant comme le Texas ou les États-Unis du temps de W Bush, en pays très à droite, idéologique (dépenses dans ce qui suit leur ligne de pensée: honorer la Guerre de 1812, honorer la Reine et son jubilé de diamant, subvention aux pétrolières, les F-35, début de contestation sur l’avortement ou la peine de mort, et récemment, changement dans l’assurance-emploi au détriment des travailleurs saisonniers et des Maritimes, etc.) et très partisan (destruction de tout ce qui ne pense pas comme eux: coupures à Radio-Canada, coupes en culture, majorité parlementaire sans le Québec, utilisation abusive du bâillon, destruction du registre des armes à feu, dissolution de Droits et Démocratie parce qu’il n’adopte pas leur ligne d’appui aveugle à Israël, l’affaire Pierre Poutine, et récemment le laisser-faire dans l’affaire Aveos, et j’en passe).
Je veux encore moins de ce pays-là! Quittons-le au plus vite!!

Ce que cela me dit est qu’il est plus facile de manipuler pour parvenir à une fin précise que de lutter pour que se dessine un avenir que l’on juge meilleur.

Un avenir meilleur est forcément multiple car il existe autant de visions de l’avenir que d’individus libres de réfléchir.

Mais si notre but est de réduire l’inflation, réduire la concurrence, créer des occasions de profits pour un groupe restreint de personnes et cela, quel qu’en soit le prix humain ou environnemental, alors une stratégie bien huilée (jouer la carte de la fièreté, de la force et de la responsabilité tout en misant sur la division de nos opposants) suffit amplement. Le défi est de parvenir à faire assimiler par la masse des idées qui, historiquement, servent une élite économique. En ce sens, Joe le plombier est la la plus vibrante incarnation des succès de la propagande.

De l’autre côté, du côté de ceux pour qui le bien commun (relatif) demeure une notion digne d’estime, « avancer » exige une réflexion commune, des consensus et une ouverture progressive des esprits. Il s’agit du plus long chemin.

Harper a réussi comme tous les chefs d’état de droite avant lui. Mais le but qu’ils se sont posé n’intéresse qu’eux mêmes.

Quant aux autres, faire pénétrer un rectangle dans un rond leur apparaît futile

Eh bien alors, je lui souhaite le même sort que Richard Nixon.
J’en veux pas moi de son conservatisme! Son Canada, il me donne froid dans le dos. Je n’aurais jamais cru m’ennuyer un jour de Jean Chrétien. Enfin, presque.
Chrétien avait bien des défauts et son PLC encore davantage avec le scandale des commandies, mais il reste que si nous avions eu Harper au pouvoir en 2003, nous aurions été impliqués jusqu’au cou dans la guerre en Irak. Et ne vous faites aucune illusion, notre dette serait maintenant encore plus astronomique qu’elle ne l’est. S’il y a un poste budgétaire où les Conservateurs ne se gênent habituellement pas, c’est le budget militaire…

Le paralèlle avec la stratégie de Nixon est combien vrai et s’incarne dans ce que nous pouvons observer au quotidien. Personnellement, je trouve cela déprimant et je me questionne sérieusement sur la façon dont nous pourrions « spinner » cette représentation. Pour l’instant, je n’ai pas de solution… Déprimant… Je déteste la sensation d’avoir le bras d’pris dans le tordeur jusqu’au tronc.

Il ne nous reste donc qu’à espérer un scandale à la Watergate pour nous débarrasser de Harper. Ou la souveraineté du Québec…

« Les conseillers de Harper se seraient inspirés de la stratégie de Richard Nixon : présenter les journalistes, artistes et élites comme des snobs déconnectés et s’identifier à la majorité silencieuse des bons citoyens. Résultat : être critiqué par ces snobs, c’est avoir raison avec le peuple. Imparable. »

A remarquez que c’est aussi la straégie des GEndron, Martineau, Dumont et autres Duhaime. Eux autres parlent des « vraies affaires » au nom du « vrai monde » qui fait partie de la « majorité silencieuse ».
D’autant plus précieuse que son silence permet de lui « faire dire » par gourous interposés, n’importe quoi.

La droite religieuse s’est associée avec la droite économique. Mariage de raison, évidemment, où les plus fervents moralisateurs sont côte à côte avec les tenants du capitalisme sauvage et de la marginalisation du pouvoir de l’État.

Cependant, ce mariage est faible et délirant en soi. Car la droite économique n’a pas de code religieux: elle ne veut faire que de l’argent. La droite religieuse, quant à elle, souhaite faire de la société le reflet de ses valeurs, à coup de législations.

À première vue, cela semble être compatible. Mais ce n’est pas le cas. Car la droite économique, pour la plupart du temps éduquée, ne souhaite pas vivre dans une société où l’avortement est interdit, où les musées et l’éducation est policée… elle veut avoir la liberté d’expression, l’égalité des genres et autres libertés semblables.

Quant aux religieux, ils voient d’un bien mauvais œil la décadence et l’opulence de la droite économique, leur mépris des valeurs conservatrices et leurs penchants aux valeurs libérales.

À terme, il y aura une rupture. Qui gagnera? Il semble bien que la droite économique se tait, pour des raisons pécuniaires. Mais cela explique la faiblesse des conservateurs au Québec: la droite ici, est principalement adepte de l’individualisme économique, voire du libertarianisme.

En résumé, si les conservateurs religieux veulent voir leur rêve s’accomplir (contrôler durablement la politique canadienne), il faut soit réduire au maximum le pouvoir politique du Québec, soit s’en débarrasser. Je doute que la droite religieuse soit aussi motivée à supplier le Québec de rester dans la fédération. La droite économique, par contre…

Il ne faut pas s’en faire, Harper est en train d’échapper le ballon.

Le NPD dépasse maintenant les conservateurs en intentions de votes et Mulcair avec son discours sur le « mal hollandais » associé à l’industrie des sables bitumineux qui met à mal le secteur manufacturier en Ontario et au Québec s’attaque résolument à l’électorat ontarien.

Les batailles d’arrière-garde contre l’écologie et le monde moderne pour protéger les bitumineux qui engraissent sa caisse électorale ne peuvent qu’échouer.

Même des conservateurs jugent qu’il va trop loin dans sa croisade contre les environnementalistes et qu’il fait manquer le virage vers les énergies vertes et la nouvelle économie au Canada .

Serait-ce le dernier mandat de Harper ? Je crois bien que oui.

Le « Charte de Trudeau » a force de loi au pays. Ceux qui veulent la changer n’ont qu’à faire preuve d’autant de courage que Trudeau et se présenter en politique en proposant de le faire.

Harper manque encore une fois de jugement. Je n’ai rien contre les célébrations de la Guerre de 1812 mais c’est l’histoire, c’est notre passé.

Je lis à chaque jour des commentaires de gens qui n’ont pas la moindre idée des lois qui nous gouvernent, qui ne connaissent pas la différence entre l’habeas corpus et la présomption d’innoncence, qui clament le « droit de manifester ». A quoi servent des droits quand on ne les connait pas et qu’on ne connait pas leur portée ? Harper et les Canadiens ratent une belle occasion d’informer les citoyens sur leurs droits. Si on les connaissait mieux, on obtiendrait un meilleur respect de ces droits, pour nous-mêmes et pour nos concitoyens.

« avec les tenants du capitalisme sauvage et de la marginalisation du pouvoir de l’État. »

quel capitalisme sauvage?

Les journalistes, artistes, humoristes et autres « élites » sont tout à fait capables de se caler tout seuls. Ils y excellent!

Cela dit, je vais lire ce livre!

En tout cas, dans une province où la raison fout le camp et où les émotions à fleur de peau tiennent lieu de pensée, ç’est rassurant de savoir qu’on a un premier ministre fédéral posé et rationnel.

@ lemoutongris #16

«quel capitalisme sauvage?»

Celui des banques de Wall Street qui ont créé les les CDO,CDS ect. « Ce «laissez faire, laissez courir » dans le secteur financier est toujours périlleux; il eût des effets pernicieux qui ont alimenté cette crise. La croissance débridée des « dérivés de crédit » (CDS), sans supervision, sans transparence, sans imputabilité, s’avère une cause première (et technique) de la crise financière. Ces dérivés de crédit, qui ont atteint en quelques années une valeur nominale de $ 57,000 milliards, se prêtent à toutes sortes d’entourloupettes et manigances. » Yvan Allaire et Mihaela Firsirotu, Plaidoyer pour un nouveau capitalisme

Thomas Mulcair a dit exactement la même chose: qu’il allait amener son parti vers le centre mais aussi tirer le centre vers la gauche.

Quoi de neuf? Ça semble être la stratégie la plus utilisée par les chefs de nos jours…

@le mouton gris

Les socialistes croient que le capitalisme doit être policé pour éviter des abus, à la faveur de la population. Ils ont été les premiers à dénoncer l’abandon de structures étatiques visant la redistribution de la richesse et le fordisme – c’est ce qu’ils ont appelé le capitalisme sauvage.

Les libertariens croient au contraire que l’État nuit au bon fonctionnement du capitalisme et que c’est, justement, son intervention qui provoque les plus grandes égalités.

Les deux ont, en quelque sorte, raison. Mais de façon différente. Les socialistes ont raison de dire que le monde où un capitalisme pur peut s’exprimer (libéré des usages du pouvoir, étatique ou autre) n’a jamais existé et qu’il est donc nécessaire dans ce contexte d’y confronter un pouvoir de force égale pour le réguler.

Les libertariens ont raison dans l’optique où l’État est un instrument de pouvoir qui, combiné aux différentes coalitions économiques, (syndicats ou autres associations), retire le pouvoir réel des individus à négocier leur pouvoir économique de façon libre.

Mais les deux se sont fait avoir par le capitalisme. D’une part, on a effectivement réduit les interventions de l’État visant à « rééquilibrer le système » – à la déception de la gauche.

D’autre part, l’État ne s’est pas rapproché de l’idéal libertarien pour autant. L’État n’a pas cessé de s’ingérer dans le capitalisme: le pouvoir financier a au contraire mobilisé l’État à ses fins comme jamais.

En d’autres termes, les deux se sont fait bernés. Les libertariens l’oublient rapidement, mais de nos jours la majorité des régulations (qu’elles soient législatives ou règlementaires) ne sont pas des instruments de gauche. Ce sont des politiques qui visent à favoriser une minorité économique qui transforme sont pouvoir économique en pouvoir politique.

C’est là le capitalisme sauvage: non seulement le fait d’avoir affaibli l’État n’a pas créé l’idéal de justice promis par les libertariens (qui n’arrivera probablement jamais) mais en plus l’État, libéré d’une partie de la force de la gauche, s’est activé à devenir l’instrument du pouvoir économique.

C’est pourquoi les deux camps ont perdu: les idéaux tels que l’égalité de l’exercice économique individuel, la possibilité de la mobilité sociale fondée sur le mérite, ou encore la juste concurrence fondée sur un rapport égal sont disparus.

Valeurs qui, je vous le rappelle, sont communes aux deux camps. Nous avons un monde qui se dirige vers ce que craignaient les deux : une ingérence de l’État dans l’économie et une réduction de la liberté collective dans ses rapports économiques avec les « plus forts ».

C’est un monde d’oligopoles et de faveurs à l’élite économique que nous voyons apparaître.
Et ça, c’est un capitalisme sauvage.

Amicalement,

Mediamaniaque

M. Lisée,

Il y a quelque chose qui cloche dans cette citation: «Wells cite une autre source proche de Harper qui, dès 2006, rêvait à un avenir conservateur. Dans quelques années, disait-il, «  les criminels auront des sentences minimales […] »»

Cela n’est pas cohérent avec la politique de Harper; ne faudrait-il pas lire plutôt: « […] les criminels auront des sentences MAXIMALES […] »?

Corrigendum: Je comprends maintenant. En 2006 Harper parlait des sentences (pénales) MINIMALES sous un gouvernement … LIBÉRALE. Tout cela se tient donc.;-)

« Celui des banques de Wall Street qui ont créé les les CDO,CDS ect. »

sous l’impulsion de l’État

.“Ce «laissez faire, laissez courir » dans le secteur financier est toujours périlleux; »

Si on exclut Mae/Mac, Fair Lending Act, CRA, HUD, la nationalisation des hypthèques à risque…

J’attends toujours une réponse valide

« L’État n’a pas cessé de s’ingérer dans le capitalisme »

et c’est ce qui cause tous les problèmes

» Les libertariens l’oublient rapidement, mais de nos jours la majorité des régulations (qu’elles soient législatives ou règlementaires) ne sont pas des instruments de gauche. Ce sont des politiques qui visent à favoriser une minorité économique qui transforme sont pouvoir économique en pouvoir politique. »

Ce qui prouve que les libertariens ont raison : la réglementation se fait au détriment de la majorité

« C’est là le capitalisme sauvage: non seulement le fait d’avoir affaibli l’État n’a pas créé l’idéal de justice promis par les libertariens (qui n’arrivera probablement jamais) mais en plus l’État, libéré d’une partie de la force de la gauche, s’est activé à devenir l’instrument du pouvoir économique. »

on appelle ça de l’interventionnisme, ou même du corporatisme

@ loraine King
«Je lis à chaque jour des commentaires de gens qui n’ont pas la moindre idée des lois qui nous gouvernent, qui ne connaissent pas la différence entre l’habeas corpus et la présomption d’innoncence[sic]…». Et bien, Me King, j’aimerais que vous nous expliquiez la différence. Nous, qui sommes de si grands ignares !

@Mediamaniaque: Même si je ne pas certain d’être d’accord avec certaines parties (ex: « Les libertariens l’oublient rapidement, mais de nos jours la majorité des régulations (qu’elles soient législatives ou règlementaires) ne sont pas des instruments de gauche. »), c’est un excellent texte, merci.

Plus que bonne observation !

« Les conseillers de Harper se seraient inspirés de la stratégie de Richard Nixon : présenter les journalistes, artistes et élites comme des snobs déconnectés et s’identifier à la majorité silencieuse des bons citoyens. Résultat : être critiqué par ces snobs, c’est avoir raison avec le peuple. Imparable. »

– Contournable.

– Incontournable.

– « Je ne comprends pas mon correcteur ! »

D’une profondeur insoutenable tant qu’à woire. Qu’était-ce avant Nixon ? Je cherche qui étaient présidents avant ce brave insoutenu ad majorem … ? Inutile de retrouver mon David, Charles-Philippe.

– Son correcteur s’est adapté à une orthographie facile en moins de 2 minutes. Un minimum d’intelligent à exiger. Je le surveille de plus prêt depuis qu’il m’a fait dire autre chose que ce que je voulais dire. Ce qu’il est accommodant.

Place aux Qualifications !

« sous l’impulsion de l’État » (lemoutongris #27)

C’est faux!

« Si on exclut Mae/Mac, Fair Lending Act, CRA, HUD, la nationalisation des hypthèques à risque… »

Encore une fausseté.

Pour le reste c’est la litanie libertarienne classique « C’est la faute de l’état »

Encore une fausseté.

@ lemoutongris

« »Celui des banques de Wall Street qui ont créé les les CDO,CDS ect. »

sous l’impulsion de l’État

“Ce «laissez faire, laissez courir » dans le secteur financier est toujours périlleux;”

Si on exclut Mae/Mac, Fair Lending Act, CRA, HUD, la nationalisation des hypthèques [sic] à risque…

J’attends toujours une réponse valide»

Vos remarques insignifiantes révèlent une ignorance crasse et une démonstration évidente de votre incapacité à comprendre la lecture des textes de ce blogue.

« Vos remarques insignifiantes révèlent une ignorance crasse et une démonstration évidente de votre incapacité à comprendre la lecture des textes de ce blogue. »

Et toi à comprendre comment fonctionne l’économie.

Cette crise est prévue depuis 2002, par Ron Paul 9http://www.ronpaul.com/2008-09-26/ron-paul-on-the-housing-bubble-july-2002/) et par les économiste autrichiens (http://mises.org/freemarket_detail.aspx?control=450&sortorder=articledate) depuis 2003.

Donc, j’attend toujours ne serait-ce qu’UN contre-argument montrant que j’ai tort. et je suis très patient

@ lemoutongris #33

Avec votre #33 vous faites la preuve hors de toudoute que Marc Sauvageau a parfaitement raison.

Pour ce qui est de la crise rien n’était plus facile à prédire.

« vous faites la preuve hors de toudoute que Marc Sauvageau a parfaitement raison. »

c’est sûr, il n’utilise aucun argument, tout comme toi

« Pour ce qui est de la crise rien n’était plus facile à prédire. »

alors pourquoi le gouvernement a continué ses politiques destructrices?

Bonjour M. Lisée

Je vous trouve un peu pessismiste. Oui, M. Harper est habile. Mais il n’est pas imparable. Tout comme Achille il a une faiblesse, au talon. Il faut convaincre ce canada anglais conservateur que tout ce qui arrive dans sa vie est de la faute à Harper. Il faut en fait partir un mouvement dont le nom serait C’est la faute à Harper. On pourrait meme faire des chandails, des tasses, tous avec l’inscription, c’est la faute à Harper et faite une fortune en les fabriquant au Québec, en Ontario, dans les Maritimes et en Colombie-britannique. C’est faisable donc. Mais il faut commencer maintenant pour 2015. Faute de quoi, le Canada deviendra pour longtemps un pays réactionnaire. Et à l’heure de la catatostrophe environnemental qui non pas ne s’annonce, mais va se produire inévitablement, on ne peut se permettre d’avoir au pouvoir quelqu’un qui ne songe qu’à faire profiter de la catastrophe les actionnaires des compagnies pétrolières.

Merci M. Lisée

Répétopns tous: C’est la faute à Harper.

Nicolas Béland

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