Hockey et identité (2) Argent public, oui, arnaque, non !

C’est maintenant officiel. S’il y a de l’argent public dans le futur Colisée de Québec, il sera doublement québécois: de la ville et de la province. Mais pas canadien. Harper a dit Niet. Si les électeurs de Québec veulent que leur part des impôts fédéraux servent à l’amphi et aux futurs Nordiques, une seule solution: l’indépendance du Québec.

Et la question revient: faut-il mettre des sous des contribuables dans un tel projet? L’État québécois dépense à lui seul plus de 600 millions de dollars par an pour la culture, les artistes, les musées, l’opéra. Je suis pour. La culture ne peut pas s’autofinancer. Même nos films les plus courus seraient déficitaires sans aides publiques, car notre marché est trop petit pour absorber tous les coûts.

La culture avec un grand P et un grand H.
La culture avec un grand P et un grand H.

L’État investit près de 260 millions dans la construction d’une nouvelle salle pour l’Orchestre symphonique de Montréal. Quelque 1 900 mélomanes pourront y prendre place. Bravo. C’est de la culture avec un grand « C  ».

Mais pourquoi les 14 000 partisans des Nordiques (l’assistance moyenne à leurs matchs, à l’époque) n’ont-ils pas droit à une somme équivalente pour construire l’aréna qui pourrait faire revenir leur équipe ? Pourquoi est-il interdit d’investir dans la culture populaire avec un grand « P » — ou avec un grand « H » ou un grand « N », en l’espèce ?

Investir, oui, se faire avoir, non !

On répond ces jours-ci que la différence entre les Nordiques et l’OSM tient au profit. L’OSM n’en fait pas. PKP, lui, en fera. Certes, maisdans le reste de la culture subventionnée — cinéma, télé — les producteurs privés partent aussi avec une partie de la caisse publique.

Mais je m’emballe. Alors je me résume. Comme je l’indiquais hier:

1. Le retour à Québec des Nordiques serait un bien commun considérable pour tout le Québec
2. La prise de conscience par le Canadien de son rôle identitaire est une urgence
3. Le regain d’intérêt pour le hockey chez les jeunes québécois vaut mieux, pour les faire jouer dehors, que cent campagnes anti-obésité
4. L’utilisation, sensée, de fonds publics pour atteindre ces objectifs ne pose pas de problème de principe
4. On ne veut pas se faire avoir par les promoteurs

Je pose donc comme principe que l’investissement public dans le sport national québécois est un moyen envisageable — si on ne peut atteindre nos objectifs par d’autres moyens — mais que les Québécois doivent être collectivement présents à la fois dans la colonne investissements et dans la colonne profits.

Pour Québec, le problème réside évidemment dans la distinction faite entre l’amphithéâtre et l’équipe. Les contribuables paieraient pour l’amphi, PKP partirait avec les profits de l’équipe. Euh… pas exactement. Puisque la Caisse de dépôt possède 45% de Quebecor Média, qui auraient les droits de télédiffusion des Nordiques, une partie de l’argent imprimé reviendrait à la Caisse, donc aux Québécois.

Reste que je suis loin d’être convaincu que Québec fait la meilleure affaire possible dans ce dossier. Le chèque en blanc pour la construction de l’amphi me semble précipité et élevé.  L’arrimage entre les futurs profits et l’investissement est indirect et, compte tenu des possibilités d’échappatoires entre les filiales Quebecor, incertain.

Quoique nous différions sur plusieurs points, je reprends à mon compte les questions posées par mon collègue Pierre Duhamel, dans sa Lettre à mes amis de Québec, de vendredi:

Faut-il un amphithéâtre tout de suite pour des Jeux olympiques qui auraient lieu, en cas de miracle, en 2022, et plus plus vraisemblablement en 2034 ?

Si c’est pour une équipe de hockey et l’organisation de spectacles, en quoi serait-il déraisonnable de demander à l’entreprise qui deviendrait propriétaire de l’équipe et au promoteur qui utlisera l’équipement de devenir propriétaires, en tout ou en partie, du nouveau Colisée et de rembourser les fonds publics ?

Le maire Labeaume et le premier ministre Charest veulent distinguer le financement dans l’amphi et la venue des Nordiques. Que la ville de Québec ait un amphi digne de ce nom, c’est essentiellement son affaire et les contribuables québécois ne devraient pas contribuer de façon exceptionnelle à ce projet.

Lorsque (si) Québec devenait officiellement la ville hôte des Olympiques d’hiver, cela serait différent, et pour Québec et pour Ottawa.

Le bien commun que j’identifie comme considérable est, spécifiquement, la venue des Nordiques. Il serait envisageable, là, et là seulement, que les contribuables soient davantage impliqués. Alors, il faudrait à mon avis poser la question de l’investissement public dans l’équipe et dans son amphi, et la question du retour sur investissement public de l’équipe et de l’amphi.

Sinon, et comme c’est engagé, nous sommes dans un exemple classique de socialisation des pertes et de privatisation des profits. Donc, dans une arnaque.

Le Canadien, un market failure, une approche graduée

D’un strict point de vue d’affaires, aurait-il été préférable que les vendeuses de chez Eaton, dans les années soixante, acceptent de parler français à leurs clientes, dans un marché majoritairement francophone ? Évidemment.

De même, les majors américains se sont battus becs et ongles contre la loi québécoise les forçant à présenter le même jour au Québec des versions françaises et anglaises de leurs films. (Ils avaient menacé de retirer Star Wars de nos écrans!) Pourtant, une fois la mesure appliquée , leur part de marché a augmenté.

C’est ce qu’on appelle un market-failure, une incapacité de la main invisible du marché de reconnaître son véritable intérêt. En l’espèce, l’anglicisation du Canadien de Montréal est à la fois une insulte à son public et une idiotie pour l’entreprise.

Au moment du rachat de l’équipe par les frères Molson, on a fait grand cas de la francophilie des acheteurs. En rétrospective, on voit qu’il s’agissait d’une pure opération de communication. Et on trouve dommage que l’achat se soit fait sans l’offre de prêt du gouvernement de Québec, deux leviers qui auraient pu peser sur les orientations linguistiques de l’équipe.

Je serais cependant curieux de savoir si le Fonds de solidarité des travailleurs de la FTQ, qui est propriétaire minoritaire des Canadiens à hauteur de 50 millions $, a fait quelque représentation que ce soit au sujet des pratiques linguistiques du Canadien. (Je suis d’autant plus intéressé que je suis personnellement actionnaire du Fonds, dans mon REER.)

Je note cependant que l’autorité politique québécoise n’a jamais seulement demandé aux propriétaires et aux dirigeants du Canadien de modifier leurs politiques. Ces derniers n’ont jamais été convoqués au bureau du Premier ministre pour s’expliquer.

Je me souviens du jour de 1998 où nous avions appris que les grands magasins du Centre-ville avaient décidé d’abandonner l’affichage unilingue français pour introduire de l’anglais (avec le français prédominant). C’était leur droit. Mais Lucien Bouchard les a convoqués en fanfare à son bureau et ce mouvement a été stoppé net. Il leur a fait honte. (Il était très bon là-dessus.)

Que devrait demander Jean Charest (peut-être avec l’appui d’une motion l’Assemblée nationale) aux frères Molson ?

1. De repêcher, à compétence égale, des joueurs québécois;
2. De démontrer un effort réel pour enseigner des rudiments de français à ses joueurs et administrateurs;
3. D’établir la nette prédominance du français dans les communications à l’intérieur du Centre Bell.

Et s’ils disent non ?
Alors qu’on envisage une prise de participation de l’État québécois dans la propriété de l’équipe, genre de Golden Share (invention de Margaret Thatcher) qui donnerait au représentant de l’État voix au chapitre de manière très balisée, sur les politiques générales, y compris sur la cession de l’entreprise.

Je gage que la simple discussion de cette possibilité rendra son exécution superflue…

Voilà ce qui me semble faisable, dans l’état actuel du jeu. Il me reste encore à vous dire ce que j’estime optimal pour l’avenir de nos deux équipes.

Demain: Pourquoi pas une participation populaire ?

Hier: Hockey et Identité: Ce qui est souhaitable.

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M. Lisée je suis entièrement d’accord avec vous. De plus, j’ai bien hâte de lire votre prochain billet sur le sujet. En effet je suis convaincu qu’une structure communautaire (coopérative) bien montée, selon des principes de saine gestion reconnus pourrait être favorablement mise en place. L’exemple de Desjardins devrait nous inspirer.

Mr.Lisée,

La question que je me pose, est-t’il plus profitable d’investir dans une équipe spectacle, ou le sport amateur qui profite plus à l’ensemble des jeunes québécois, dont le sport leur est inaccessible faute de moyens financiers de la part des parents qui pleurent parce que leurs enfants n’ont pas cet accès, et en plus, quels talents qu’on se prive.

PS, si jamais vous vous présentez à une élection, je vous accorde mon vote.

1. Le retour à Québec des Nordiques serait un bien commun considérable pour tout le Québec

Considérablement cher, oui. Tout le Québec n’inclut certainement pas les veuves du hockey et ceux qui ne croient pas au revival de la rivalité Canadien vs Nordiques.

Question identité et représentativité, voulez-vous bien me dire en quoi les freres Statsny était un modele d’engagement sportif québécois?

2. La prise de conscience par le Canadien de son rôle identitaire est une urgence

Une urgence pour qui? Maurice Richard et ses partisans qui mangent les pissenlits par la racine? Come on, on n’est plus dans les années mille neuf cent tranquille, bout de cierge!

3. Le regain d’intérêt pour le hockey chez les jeunes québécois vaut mieux, pour les faire jouer dehors, que cent campagnes anti-obésité

Assurez-vous de faire en sorte que les arenas soient accessibles et faites des crédits d’impots pour les parents qui achetent de l’équipement sportif, ce sera bien plus efficace que le fantasme Mtl-Qc.

De plus, parlant de modeles a donner aux jeunes, les joueurs des années 50,60,70 et 80 n’étaient pas aussi dopes au ca$h.

4. L’utilisation, sensée, de fonds publics pour atteindre ces objectifs ne pose pas de problème de principe

De quels principes on parle? Je n’en ai vu aucun d’invoque ici. Nada. Meme l’argument de l’indépendance du Quebec pour récuperé les taxes et impots payés a Ottawa est farfelu. Et apres on se demande pourquoi les jeunes decroche de cette politique de l’indépendance débilitante.

Si un joueur du CH représentait bien l’espoir d’une revolution de velours et d’une séparation de deux entités nationales distinctes dans la paix et l’harmonie, c’était Jaroslav Halak, joueur issu de la Slovaquie.

La république tcheque et slovaque, ca vous dit quelque chose? Ben non, ben trop occupé a citer le Kosovo en exemple… le Kosovo!

Misere… de toutes les raisons de faire l’independance, la construction d’un amphithéatre en plein marasme économique avec des fonds publics en est une tres mauvaise. Vraiment irresponsable et sans-dessein. Bref, tres provincial comme travers. Quand c’est rendu que je suis obligé d’avouer en public que Maxime Bernier et Stephen Harper ont raison de mettre un stop aux folies du mere Labaume et aux entourloupes d’un PM de province aux abois, c’est que ca tourne pas rond en queque part…

My gosh, quand c’est rendu qu’on compare le financement de l’OSM a la construction d’une réplique du Centre Bell a Québec pour pres 130 millions de plus avant meme le premier coup de pelle, pas besoin d’etre un génie pour savoir qui va se faire fourrer dans cette histoire-la.

Les Québécois reçoivent plus du fédéral qu’il ne paye et c’est pas encore assez…

Quand c’est rendu que la gauche affirme que le droit à une équipe de hockey est devenu fondamental, je pense qu’on peut parler de dérapage…

Mais c’est pas très différent de certains régimes politiques autoritaires qui, a une certaine époque, investissaient massivement dans le sport parce que c’était devenu un outil de propagande et de cohésion national.

Bonsoir Jean-François. Excellent papier, sur un sujet – notre sport national – qui n’intéresse hélas pas assez les indépendantistes québécois, qui ratent ainsi une belle occasion de se rapprocher un peu de notre peuple…

Contrairement à ce que vous écrivez, le Fonds de solidarité FTQ est actionnaire de l’entreprise Le Club de hockey Canadien, à hauteur de 50 millions$. Ayant longtemps travaillé au Fonds, je me réjouissais de cet investissement, pensant qu’il aiderait à rendre le Canadien davantage québécois et francophone, si tant est que cela soit possible. L’ironie de la chose, c’est que la mission du Fonds est d’investir au Québec pour créer des emplois ici. Or, on ne peut pas dire que le Canadien crée actuellement beaucoup d’emplois pour des joueurs québécois… Il y a un sérieux coup de barre à donner et j’espère que les dirigeants du Fonds s’en préoccupent. Le PQ et le Bloc devraient aussi s’impliquer dans ce dossier.

De demander à Charest de prévilégier la nation Québecoise au lieu des canadians revient à demander au diable de protéger l’Église catholique au lieu des sans Dieu .
Le fédéral avec la complicité de Charest désavantage le Québec dans tous les ministères en plus de soutenir à fond les anti Québecois du Québec comme les Canadians qui nous imposent l’unilinguisme anglais avec un mépris colonial datant de 1763
Seule solution pour le développement du Québec et notre ouverture au monde c’est l’indépendance et ne plus laisser aux canadians d’Ottawa nos impôts et le moindre pouvoir sur notre Territoire National, notre culture nos médias et nos loisirs

Voila qui est courageux comme approche, monsieur Lisée. Et je partage tout a fait votre point de vue.

Je considere d’ailleurs qu’une participation populaire dans la propriété d’une équipe professionnelle est une excellente chose. Je pense notamment a Barcelone, au *foot*. D’autres exemples existent. Car que l’on se le dise une fois pour toute: l’actuelle direction du CH n’est pas du tout francophile. On nous a endormi avec les intentions de la famille Molson. Et quand on connait l’histoire de cette famille au Québec……enfin..passons.

Quand a la classe politique québécoise, John James Charest en tête, elle est depuis longtemps discréditée. Je la vois mal adopter ce qui serait souhaitable comme attitude dans ce dossier.

Bref, il ne reste que la pression populaire pour faire évoluer les choses. Pas celle des fefans qui cautionnent tout ce que l’organisation fait ou dit; je pense plutôt à celle du grand public.

Intéressant pour ce qui est du Canadien de M.

Mais pour Québec, j’ai quelques doutes. Si un amphithéâtre était nécessaire et rentable, ne serait-il pas souhaitable que le public investisse (pas subventionne) massivement dans celui-ci ?

On pourrait créer un organisme gérant cet amphithéâtre où l’actionnaire principal serait le gouvernement, provincial de préférence. On pourrait le louer pour toutes les activités privées, y compris du hockey professionnel, moyennant retribution et laisser la place gratuite pour toute activité culturelle publique, ce qui donnerait aussi à l’amphithéâtre une vocation culturelle.

S’il est rentable de posséder un amphithéâtre comme à Montréal, pourquoi se couper de recettes constantes? En affaires, il faut savoir saisir l’occasion, non?

Ceci dit, il faudrait que ce soit rentable et la venues d’une équipe professionnelle est une condition sine qua non à la rentabilité. Dans l’état actuel des prédispostitions des gérants de la LNH, il y a peu d’espoir…

Plus globalement, la « socialisation des pertes et la privatisation des profits » est un aspect fort des canadiens. Donner au privé ne nous reviens jamais ou si rarement, par contre, des expériences comme HQ nous démontrent qu’investir avec le pouvoir de la nation pour saisir les options d’affaires est rentable pour tous.

On devrait changer pour un modèle différent, celui de la « socialisation des profits ».

Ce qu’il y a plus scandaleux ce n’est pas tant le fait que Québec (la ville) n’ait pas son équipe de hockey dans la très capitaliste National Hockey League, mais que LE Québec n’ait pas droit à une équipe pour compétitionner lors des championnats mondiaux ou lors des Jeux Olympiques, comme la Slovaquie, la Finlande, la Norvège, la Suède, la République tchècques jusqu’à la principauté d’Andorre, Macao et Hong-Kong.

Le Canada connaît très bien l’importance d’avoir des équipes nationales pour consolider l’identité canadienne et ne s’en prive pas par ailleurs. A tous les Jeux Olympiques, c’est une orgie et un débordement de propagande sur l’unité canadienne.

Au hockey, il n’y a pas une partie sans qu’on nous force à écouter l’O Canada, cet hymne qui nous a été volé par les Anglais, comme on l’a fait avec Maurice Richard, dont la série télévisée du petit Robert Guy Scully faisait partie du programme des commandites.

Pierre Cloutier

Équipe (payée par PKP): 150M$
Stade (public et déficitaire) : 400M$
Total: 550M$

Privé: 1/4, mettons.

D’après l’idée proposée:
Pertes=100% publique.
Profits=100% privés.
Chroniqueur chum d’un avocat qui run le village et qui va empocher (pas le chroniqueur)= content.
Fils de l’autre qui est contre le gouvernement qui fait des règles (ce qui est contre le capitalisme lol)= content

Supposons que le stade se bâtisse et que les gouvernements ne veuillent pas se faire [*].

Si on donne 51% du club à PKP, de 150M$, ce serait 75M$. Le gouvernement a 75M$ du club (moins les miettes).

Donc:
Nordiques=
75M$=PKP
Gouvernements (3 niveaux)=75M$
Total 150M$

Stade (mois les pourcentages du club):
Ça donne 50M$ pour la ville,
180$M pour la province,
75M$ pour PKP,
Total 305M$.

Il manque 95M$ pour le fédéral.
Et 18.5% du stade à PKP.
Et des futurs SUPER profits(lol) du stade.
*cela n’inclus pas le nom du stade

P.s.
Québec, cette super belle vieille ville et superbe banlieue, c’est 715 000 personnes dans la région.
La 7e région du Canada.

Greensboro-High Point, NC MSA, c’est la 71 région des USA. On suppose que Lady Gaga s’arrête là dans sa tournée. Elle pis Elvis.
Même population. Scrollez up dans cette liste, jusqu’à ce que vous connaissiez une ville. Juste de nom.

Liens:
http://en.wikipedia.org/wiki/List_of_the_100_largest_metropolitan_areas_in_Canada
http://en.wikipedia.org/wiki/Table_of_United_States_Metropolitan_Statistical_Areas

Un autre exemple de ce qui se faire sur ce thème. Bon c’est du foot (soccer) mais pourquoi ne pas l’envisager pour le Hockey ?
Voici l’adresse Internet :

fr.sports.yahoo.com/18082010/79/arsenal-les-supporteurs-peuvent-devenir-proprietaire-du-club.html

M. Lisée, vous dites :Le regain d’intérêt pour le hockey chez les jeunes québécois vaut mieux, pour les faire jouer dehors, que cent campagnes anti-obésité.

JE vous suggère de lire cet article :

The health and socioeconomic impacts of major multi-sport events: systematic review
http://www.bmj.com/content/340/bmj.c2369.full
This article aims to assess the effects of major multi-sport events on health and socioeconomic determinants of health in the population of the city hosting the event. The available evidence is not sufficient to confirm or refute expectations about the health or socioeconomic benefits for the host population of previous major multi-sport events. Future events such as the 2012 Olympic Games and Paralympic Games, or the 2014 Commonwealth Games, cannot be expected to automatically provide benefits. Until decision makers include robust, long term evaluations as part of their design and implementation of events, it is unclear how the costs of major multi-sport events can be justified in terms of benefits to the host population.

Bonjour,
Je crois Monsieur Lisée que vous avez dépassé votre dose de caféine ! En suivant votre plan, le Québec se verra obligé de dévêtir Paul pour habiller de haillons Pierre et tous seront perdants. Le Québec est pauvre en riches et très riche en pauvres, La masse monétaire disponible pour les loisirs est mince car pour remplir des salles hors Montréal, seuls des humoristes peuvent le faire. Ce besoin de se faire chatouiller par le rire est symptomatique d’une société en désarroi.Et quand le bon peuple dégarnira ses goussets pour voir du hockey en plus des humoristes, que restera-t’il pour tous ceux qui sont de près ou de loin reliés à la culture qui vacillent déjà sur le socle et exigent des subventions pour survivre. Au plaisir, John Bull.

Edit, il faudrait déduire les investissements de chacun des palliers des gouvernements et etc. dans le stade de mon dernier post.

Anyway, vous voyez le principe.

Le Canadien est une organisation privée qui joue dans la LNH qui fout du Québec et même du Canada. Le commissaire du LNH, Gary Bettman, rêve de faire de la LNH une réussite dans les États-Unis. Il préfèrerait déménager toutes les équipes canadiennes vers les États-Unis si cela est rentable. Heureseusment, le hockey n’est pas populaire dans les États-Unis pour l’instant, mais il pourrait le devenir un jour. De plus, les billets sont très chers à Montréal pour avoir le droit de regarder une partie du Canadien au Centre Bell à cause du fait que les joueurs de la LNH demandent beaucoup de l’argent; il sera difficile pour les gens de la petite ville de Québec, de soutenir une équipe qui peut gagner dans un tel climat économique.

Rester dans le LNH de Gary Bettman est de la folie. Au diable le Canadien et le LNH.

Si les Québécois ont besoin du divertissement sportif, pourquoi ne pas soutenir le football universitaire du Québec comme le Rouge et Or d’Université de Laval à Québec qui est très renommé et qui utilise près à 100 % les joueurs québécois? Si nous voulons la rivalité Québec-Montréal, pourquoi ne pas promouvoir les parties Rouge et Or/Carabins d’Université de Montréal (autrefois appelée Université de Laval à Montréal)? Le réseau universitaire du Québec compte aussi d’autres sports d’équipe comme le hockey, le basketball, le soccer, etcétéra.

Il y a aussi les Alouettes de Montréal (football professionnel) et l’Impact de Montréal (soccer professionnel) qui sera bientôt dans le MLS. Pourquoi ne pas militer pour que des équipes à Québec soient établies pour rivaliser contre les Alouettes et l’Impact au but de créer d’autres instances de la rivalité Québec — Montréal que le Québec aime si bien.

Quand il a fait l’annonce à l’effet que le gouvernement du Québec contribuerait à la construction du nouveau Colisée, John James charest a pris bien soin de mentionner qu’il srait normal que la Capitale Nationale du Québec dispose d’un amphithéatre digne de ce nom.

Peut-être qu’il avait pris un café corsé, ces mots dans la bouche de John James Charest, dans le contexte de son bilan politique au sujet de la Nation québécoise, c’est assez surprenant merci.

quand à la FTQ Jean-François s’interroge : «Je serais cependant curieux de savoir si le Fonds de solidarité des travailleurs de la FTQ, qui est propriétaire minoritaire des Canadiens à hauteur de 50 millions $, a fait quelque représentation que ce soit au sujet des pratiques linguistiques du Canadien.».

Ça a bien l’air que non. La FTQ s’est même désolidarisé de l’idée d’appliquer la Loi 101 aux entreprises de moins de 50 salariés lors de la consultation publique sur le sujet il y a une couple d’années.

Un autre example d’un mode de financement différent. Encore c’est en Espagne, le FC Barcelone. Les supporteurs peuvent acheter des participations et même s’impliquer dans la gestion du club. À toute fin pratique, les «socis» contrôlent le Barça.

Pourquoi pas au Québec, à Québec ?

Mais il est très difficile de sortir des sentiers battus.

« Pour frayer un sentier nouveau, il faut être capable de s’égarer.»
[Jean Rostand]

Bonjour,

Il faut des sports pour amuser le peuple en général. Je de ceux-là.

Toutefois, je crains que comme contribuable, nous devons donner souvent. En effet, parfois c’est au niveau municipale (moins de taxes ou pas du tout), au niveau provinciale et fédéral par les déductrions d’impôts (les compagnies déduisent les frais de publicité et de billets et loges de leurs impôts.

Alors, que faire? Si le hockey est une valeur canadienne et québecoise, allons de l’avant… Sinon, laissons faire.

Si on veut une autre équipe de LNH,Québec et Hamilton le méritent.

Donc, ma propre réflexion ne donne aucune réponse sinon de me demander jusqu’à quel montant je suis prêt à contribuer par moi-même? par mes impöts au niveau provincial? et ensuite au fédéral?

» Le Québec est pauvre en riches et très riche en pauvres,… »

Mais plus pauvres en pauvres que les USA.

Un amphi/édifice public n’est jamais évalué pour des fins de fiscalité municipale et son locataire non plus , bien évidemment!
Évasion planifiée????
Quand le maire Labeaume projette cet édifice AVANT de négocier quelque bail que ce soit , il met sa ville à genoux devant les promoteurs de sport commercial qui, seuls, pourront occuper plein temps ou presque, son nouvel édifice vide.
La charrue devant les boeufs , qu’on disait autrefois

Il ne faut pas s’emballer avec le retour des Nordiques de la LNH. Je doute fort des retombées économiques d’une telle équipe pour Québec avec un plafond salarial qui frise maintenant le 60 M $/an. Cela représente plutôt un gouffre financier annuel additionnel pour la région de Québec sans compter que les M $ qu’on va avoir besoin en commandites privées (loges, pubs et autres) ne seront pas disponibles pour d’autres secteurs dont la Culture qui rapporte beaucoup plus pour la ville de Québec tout en maintenant des milliers d’emploi que le salaire de 24 joueurs de hockey professionnels. La question, le Québec a t’il les moyens de se payer 2 équipes professionnelles de hockey? Je crois que non. La preuve a été faite en 1996 avec le départ des Nordiques. Les Québécois doivent se raccrocher à des valeurs identitaires plus fortes et moins éphémères qu’un club de hockey. Cela dit le Colisée doit être remplacé mais pas forcément en fonction d’une équipe professionnelle ou de jeux olympiques éventuels.

Le capitalisme est voué à mourir, comme toute les formes d’économie avant lui. Mais tant qu’il est là, il ne marchera pas autrement: Nationaliser les pertes et privatiser les profits. À ce compte là, je ne veux pas des Nordiques et je fais un effort rationnel difficile pour abandonner mon « allégeance » au Club de Hockey Canadien dont je suis fan depuis 35 ans, et qui se câlisse de l’ identité francophone des québécois. Sauf pour les apparences, bien sûr, ce qui est pire, puisqu’ ils insulte notre intelligence. -« Ja souis Poal Mââreaah » Ouais, ouais…

Chèrs-es amateur-e-s et de politique et de sports.
Règlons l’amateur politique ADQ Mario Dumont de Cacouna/Rivière du Loup. Ce loup politique a toujours été- presque seul- à se voir à la télé
durant l’entièreté de sa longue carrière avec ses
courtes formules-choc : « ce n’est pas sur mon écran radar pour le moment – l’indépendance ». Il venait de mettre fin à sa carrière politique – qui pour un court temps semblait brillante – 02 ans. Il est encore à la télé la nuit et sans radar.

Quant au hockey et à l’identité, il faut vite choisir entre ligue nationale ou celle de l’olym-
pisme. Dans le ler cas de figure, la ligue nationale se replit uniquement sur des aspects économiques des parties. Le prometteur et le joueur. Il n’y a plus d’identité comme telle et le
public – en Amérique du Nord – compte peu. Tant pour le prometteur que pour le joueur. Qui eux rechecent uniquement le plus haut gain. Soit le
placement sportif – bâtiment + équipements d’une
part; et le salaire du joueur, qui évolue selon son rendement sportif dans le temps. La solidarité du lieu ou région, sa langue ou sa culture n’ont plus les assises d’antan. J’opte dans ce cas pour l’entreprise privée. Mais, en Europe, le Club et ses milliers d’adeptes remplacent l’entreprise privée, tout en suivant les règles de cette dernière.

Dans l’autre cas de figure, le sûr aspect olympique. Joint aux activités ludiques, culturels, sportifs – tel que l’hockey – exigent
Tout. Tous les niveaux politiques. Ville/régions fédérales comprises/et entreprise privée y soient
obligatoirement. Comme Montréal et Vancouver. Sa-chant d’avance que l’aventure annonce des déficits plus ou moins importants. Et que le public ou payeurs de taxes payera ses cigarettes
plus chères. Et que Jean-Marc Fournier, nouveau ministre de la Justice et ancien député de Châteauguay/18 ans fermera le yeux puisqu’il était bien en territoire amérindien, soit à Oka.

et sportifs – tel

Votre commentaire M. Lisée n’a pour but que votre allégeance politique indépendantiste. Non la ville de Québec n’a pas besoin de cet Amphithéâtre, ma ville se porte à merveille depuis le départ de Nordiques. L’économie de ma ville fait des jaloux à travers notre province et je ne vois pas pourquoi nous retournerions dans cet esprit d’imbécilité de la rivalité Québec-Montréal. Au-lieu de se crier des bêtises, nous(la ville de Québec)accueillons des montréalais, des gens de partout dans le monde qui viennent dans ma ville voir cette merveilleuse ville de Québec. Alors si vous voulez retourner dans le passé et être imbécile grand bien vous fasses, moi je préfère l’évolution de ma ville sans le hockey professinel, les Remparts, le rouge et or et les Capitales et les évènements artistique font notre fièrté.