Hourra! Insite reste ouvert

Le site d’injection supervisée Insite restera ouvert et continuera d’offrir ses précieux services aux toxicomanes de Vancouver. La Cour suprême vient d’ordonner au gouvernement fédéral de cesser de lui mettre des bâtons dans les roues et de lui accorder l’exemption nécessaire.

La Cour conclut que l’accès à ces services est protégé par la Charte en vertu du droit à la vie, à la liberté et à la sécurité de la personne. Une victoire du bon sens car lutter contre les méfaits de la toxicomanie plutôt que de faire uniquement et sans discernement la guerre à la drogue est non seulement plus humain, mais plus efficace. Enfin une bonne nouvelle!

Petit post-scriptum: c’est le ministre Tony Clement – encore lui! – qui était ministre fédéral de la Santé quand Ottawa a commencé cette bataille rangée contre Insite. Il faut croire qu’il a un don pour les mauvaises décisions. Le recensement, c’est aussi lui.

>> À voir  également :
InSite, vu de l’intérieur <<

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Merci pour le lien au jugement. J’aime lire les jugements de la Cour mais cette fois-ci vous m’avez donné du pain sur la planche. C’est un long jugement. Je présume qu’au Québec et dans les autres provinces on examinera attentivement les sections qui concernent le pouvoir de légiférer du fédéral (criminel) dans une sphère qui empiètre sur les juridictions provinciales (santé):

(71) Lorsqu’une loi provinciale entre en conflit avec une loi fédérale, la doctrine de la prépondérance veut que la loi fédérale l’emporte dans la mesure de l’incompatibilité : Banque canadienne de l’Ouest, par. 69. Bien que le procureur général du Canada n’ait pas invoqué ce principe, il importe de le mentionner. La doctrine de la prépondérance des lois fédérales s’applique lorsque l’application d’une loi provinciale entre en conflit avec celle d’une loi fédérale, ou lorsqu’une loi provinciale contrecarrerait la réalisation de l’objet d’une loi fédérale.

Le jugement de la Cour Suprême placé dans son cadre réglementaire et constitutionnel, s’apparente à des décisions comparables prises ailleurs en Europe, en particulier en Suisse qui dès les années 80 avait pris des décisions adéquates pour venir en aide aux toxicomanes du Canton de Zurich, le problème était devenu tel qu’un Canton pourtant aussi riche voyait les parcs proches de l’Université transformés en « piqueries » à ciel ouvert. Je parle de cela parce que j’avais eu le loisir de séjourner à Zurich à l’époque et cela donnait un contraste terrible de contempler ces personnes souvent en très mauvaises conditions, avec le caractère très ordonné et plutôt cossu du reste de la cité.

Beaucoup de personnes dont on ne s’occupait pas adéquatement ont perdu la vie. Et les autorités Suisse ont rapidement compris qu’un pays qui se tient en première ligne des droits humains, ne pouvait pas laisser sa population sans assistance.

Cela ne change en rien la répression du banditisme qui devrait dans ce domaine probablement être accrue. On ne peut que se réjouir de la décision prise aujourd’hui par la Cour Suprême du Canada qui confirme les droits de soin et de santé publique pour tous les canadiens.

Nota : Vous semblez nourrir des préjugés à l’encontre de Tony Clement 🙂

Et moi qui croyais, comme le veut le mythe séparatiste, que la Cour Suprême Canadienne « penchait toujours du même bord… »!

Eh ben…

Possession de stupéfiants au Canada est un crime, Alors pourquoi on encourage de cette facon la consommation de drogue et ce,sous prétexte LA SANTÉ PUBLIC, en autorisant une maison de piquerie.

On dépense des millions sinon des milliards à combattre la production ou l’importation de ces drogues illicites.

Franchement!

Si on consacre des milliards à combattre la production ou l’importation de telles substances, n’est-ce pas là la preuve que la répression est tout à fait inefficace comme stratégie? Car, sauf erreur, la culture et la consommation de la drogue s’est maintenue un peu partout sur la planète, et ce, malgré la mise en place de stratégies de répression à ce chapitre. Maintenant, il s’agit de déterminer si de telles activités continueront d’enrichir le crime organisé ou si elles peuvent être encadrées par l’État.

À mon sens, plutôt que de dilapider d’autres montants faramineux en matière de répression sans pour autant obtenir des résultats convaincants, il conviendrait d’envisager la légalisation des drogues au Canada mais, hélas, c’est pas demain la veille. Entre-temps, j’estime que la décision de la Cour suprême est tout à fait opportune.

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