Identité et estime de soi : piliers d’une future majorité souverainiste

(Je présente ici le texte intégral du texte
produit pour le colloque des 20 ans de Meech organisé
par les IPSO et le Bloc Québécois le samedi 8 mai 2010)

Avez-vous lu le dernier budget de Colombie-Britannique ? Moi, oui. J’ai eu le choix de la langue de lecture. La province, dont le slogan est « The Best Place on Earth », présente ses textes, tableaux et chiffres en trois langues : l’anglais, le mandarin, le pendjabi.

Autant vous dire que le français y est encore moins présent qu’à la cérémonie d’ouverture des Jeux Olympiques de Vancouver. Les francophones de Colombie-Britannique sont des gens actifs, dynamiques, attachants. Mais ils sont peu nombreux. En fait, le français n’y est pas la première langue minoritaire. Vous le savez, c’est le mandarin. Il n’est pas la deuxième langue minoritaire, c’est le pendjabi. Il n’est pas la troisième, c’est le coréen. Il n’est pas la quatrième, c’est le tagalog, langue des Philippins. Il n’est pas la cinquième, c’est le vietnamien. Il n’est pas la sixième, c’est le perse. Le français y est la septième langue minoritaire.

langues-ontario
Ontario, langues maternelles parmi les non-anglos, 2006.

Je vous entends objecter : c’est la Colombie-Britannique. Un micro-climat linguistique, balayé par les vents du Pacifique. Pourtant. Le recensement de 2006 a confirmé qu’un cap historique a été franchi dans le Rest of Canada. Pour la première fois de son histoire, le français n’y est plus la première langue minoritaire. C’est vrai en moyenne. C’est vrai aussi dans le cœur du pays: l’Ontario.

Le chinois (il est plus précis de dire « les langues chinoises », car il y en a plusieurs) y est désormais la langue maternelle de 18% des non-anglophones, devant le français, avec 13%.La marginalisation démographique des francophones hors-Québec sonne lentement le glas de la place spéciale dont bénéficiait le français, depuis Pierre Trudeau et Brian Mulroney, dans l’univers canadien. Combiné au reflux démographique du Québec au sein de l’ensemble canadien — hier le tiers du pays, maintenant moins du quart, bientôt un cinquième — le fait français ne peut simplement plus maintenir la magnifique fiction qu’a représentée l’idée d’un pays bilingue.

Ce pays dont l’idéal trudeauiste, hors des bureaux gouvernementaux d’Ottawa et de Toronto, n’existe dans la rue qu’à deux endroits: à Montréal et en Acadie.

Un argument fédéraliste majeur, en déclin

Quel rapport entre cette évolution démographique et l’avenir du mouvement souverainiste québécois ?Il s’agit d’une variable, parmi plusieurs autres, qui lime les fondations de l’idée fédérale au Québec. Une partie de l’électorat nationaliste modéré, notamment parmi les francophones de plus de 50 ans, s’accrochent à l’idée d’un Canada bilingue, d’un pays où le français a un statut, voire un avenir. Ce message leur a été transmis avec constance depuis les années 60 par l’existence, au sommet de l’État canadien, d’un French Power réel : Trudeau, Mulroney, Chrétien, Martin. Au tournant du siècle, la majorité des juges de la Cour suprême étaient francophones. Ce temps est révolu.

Outre-Outaouais, on réduit sans état d’âme la proportion de sièges du Québec à la Chambre des Communes – légèrement sous son poids démographique réel. On se demande s’il est vraiment indispensable que les membres de la haute cour, qui doivent régulièrement décider de l’applicabilité de la loi 101, puissent entendre les plaidoiries dans la langue de Molière. Ce n’est que la pointe de l’iceberg.

Le Canada est au monde le pays qui reçoit, de loin, le plus d’immigrant per capita. En 2006, 20% des résidents étaient nés à l’étranger, proportion qui pourrait passer à 28% d’ici 20 ans grâce à un afflux surtout asiatique. Voilà un contexte où les notions de « peuples fondateurs » et les raisons qui font que le français, plutôt que le chinois ou le tagalog, a des droits particuliers se perdent dans le brouillard d’un passé que le multiculturalisme n’a pas pour mandat d’entretenir.

On l’a vu dans les réactions canadiennes anglaises à la controverse linguistique des Jeux de Vancouver : le pays canadien réel ne réagit plus aujourd’hui à l’idée que le français est un élément important de la réalité canadienne hors-Québec. Ce n’est pas de la mauvaise volonté. Moins encore de la méchanceté. Le français est absent de leur vie sociale, économique, politique, culturelle. Pourquoi en deviendraient-ils des promoteurs sereins lorsque vient le temps d’exprimer ce qu’ils sont, dans une grande cérémonie ? C’est trop demander.Les élites politiques canadiennes actuelles, issues de l’ère Trudeau, présentent encore un remarquable niveau de bilinguisme. Mais hors Québec, seulement 7,4 % des anglophones affirment avoir une connaissance du français. Or cette donnée est gonflée. Car quand Statistique Canada avait eu la mauvaise idée, en 1988, d’insister pour savoir si cela voulait dire que ces Anglos pouvaient « soutenir une conversation assez longue sur divers sujets », le tiers avait déclaré forfait.

Cette question « dure » ne fut jamais réutilisée.

Le dernier recensement est particulièrement pessimiste en ce qui concerne la génération montante. Même ceux qui apprennent le français n’arrivent pas à maintenir ce savoir longtemps, comme l’illustre ce tableau (cliquez dessus pour mieux le voir) :

can-qc-roc

Cela augure mal pour le bassin d’anglo-bilingues disponibles pour combler, dans quelques lustres, des postes de juges, de GG, de haut-fonctionnaires, de député, de ministre, de premier ministre.

Un impact délétère sur le l’identité canadienne des Québécois

abandon-langue

Cette évolution, hier prévisible, aujourd’hui manifeste, ne peut qu’avoir un impact délétère sur l’attachement canadien d’une partie des 40% de francophones qui ont voté Non en 1995. Qui le craint ? Les penseurs du Non eux-mêmes.

Pensez-vous que ce serait un changement majeur dans la nature du Canada ?

Oui, des cerveaux fédéralistes ont vu venir le danger. Ils ont même compris que ces tendances démographiques pourraient mettre en cause la permanence de la loi fédérale des langues officielles. Les sondeurs du très regretté Conseil pour l’unité canadienne avaient donc testé cette hypothèse dès 2005, incluant deux questions dans leur sondage annuel, pour mesurer quelle serait l’étendue des dégâts politiques, si/quand la chose arriverait.

abandon2

Ils ont d’abord voulu savoir si l’abandon de la loi des langues officielles constituerait un changement majeur de la nature du Canada. 81% des Québécois leur ont dit oui. Puis, ils ont voulu vérifier si ce changement serait perçu négativement ou positivement. 86 % des Québécois ont jugé que ce serait un changement très négatif (64%) ou négatif. (Et je suspecte plusieurs séparatistes d’avoir répondu que ce serait un changement positif. Vous les connaissez…)

Avant même que ne survienne ce choc, l’identité canadienne recule au Québec, à la vitesse du glacier qui fond, peut-être, mais dans un mouvement qui semble inexorable.

Le phénomène n’est pas nouveau, mais il est essentiel à la compréhension de la politique québécoise. Le sondeur fédéraliste Maurice Pinard avait le premier révélé l’importance prédictive majeure de ces évolutions. Il a dirigé une série de sondages, repris depuis par d’autres dont le Bloc Québécois, demandant aux Québécois francophones d’indiquer s’ils se considéraient « Québécois », « Canadiens-français » ou « Canadiens ».

Voici la progression, sur 40 ans, de 1970 à aujourd’hui (cliquez dessus pour mieux le voir) :

graphique-identite

Quelle importance ? Elle est majeure. Car lorsque tout est dit, on ne peut voter pour un Québec souverain si on ne se juge pas d’abord Québécois. Sur 40 ans, on observe essentiellement une consolidation du pôle « Québécois » au détriment, jusqu’en 1985 à peu près, du pôle « Canadien », puis du pôle « Canadien-français ».

Au moment du premier référendum en 1980, l’identité québécoise était encore faible, y compris chez les francophones, qui ne furent au net que 50% à voter Oui. Ce qui, reporté sur l’électorat entier, donna 40% de Oui. Pendant le reste de la décennie, alors que l’intention de vote souverainiste était au plancher, l’identité québécoise a connu une progression importante– le pôle « Québécois » de l’identité passant, chez les francophones, à 59% en avril 1990, juste avant l’échec de Meech. Ce renforcement identitaire a fourni l’assise, à compter de 1989, à la résurgence marquée de l’intention de vote souverainiste – devenu majoritaire jusqu’en 1994.

Au moment du référendum de 1995, le pôle « Québécois » était à 62% des francophones. Ce qui, reporté sur l’électorat entier, donne presque exactement le résultat référendaire. Beaucoup d’autres variables sont en jeu, évidemment. Mais cela nous indique que lorsque toutes les forces politiques sont mobilisées et que la conscience de l’enjeu est maximale dans l’électorat, le résultat s’approche au final de l’auto-définition identitaire.

Les fédéralistes le savent, et c’est ce qui explique la grande campagne identitaire fédérale déployée de 1996 à 2005 et connue sous le nom de « commandites », avant que le mot « scandale » y soit accolé. On en perçoit peu les effets dans le tableau qui ne concerne que les francophones. Mais j’ai démontré, dans mon livre Sortie de Secours, que l’impact avait été majeur dans l’autodéfinition identitaire des allophones québécois – la progression de leur identification comme « Québécois » ayant alors cessé.

Le scandale, lui, a choqué les francophones et a détruit, en un an, l’effort fédéral réalisé à grand frais pendant les neuf années précédentes. Ce doit être le plus grand chagrin du couple Dion/Chrétien. En 2005, l’année du scandale, l’identité québécoise a atteint son niveau record de 69%. Cette montée fut accompagnée par des majorités souverainistes dans l’opinion cette année-là. Plus important encore est le niveau enregistré cette année, en période de reflux de l’intention de vote souverainiste : 67%. C’est significativement plus élevé que le niveau indentitaire sur lequel les souverainistes pouvaient compter en 1995.

Nous détenons une seconde série, un peu différente, qui éclaire et étoffe cette démonstration pour la dernière décennie. En juin 2009, CROP a réalisé pour le nouveau groupe l’Idée fédérale, animé entre autre par André Pratte, un sondage qui évaluait l’évolution identitaire un peu différemment, demandant à tous les Québécois s’ils se considéraient « seulement » ou « d’abord » Canadiens ou Québécois ou s’ils s’attachaient également aux deux identités. Cette option d’une identité « égale » offre aux Québécois modérés la porte de sortie rêvée et dilue le résultat en évitant le choix forcé qu’imposait Pinard – et qui préfigure le référendum.La série n’en est pas moins révélatrice quant à la tendance. Elle révéle qu’en 11 ans, la proportion de Québécois se disant «seulement» ou «d’abord» Canadiens a chuté de 6 points, à 21%. C’est beaucoup et très révélateur. Cela indique un lent mais significatif limage de l’attachement des Québécois envers le Canada.

La proportion de Québécois se disant également « Canadiens et Québécois » fut stable à 26%. Mais la proportion se disant «seulement» ou «d’abord» Québécois a grimpé de 3 points, passant de 47 à 50%.

Ce n’est qu’un avis, mais j’estime que la reconnaissance par le parlement fédéral de l’existence de leur nation conforte les Québécois dans leur volonté d’être plus autonomes, plus Québécois et, demain, plus indépendantistes. Pierre Trudeau et Jean Chrétien avaient compris qu’à force de nier le caractère national du Québec, les nationalistes modérés finiraient par douter eux-mêmes de l’existence de leur nation. Les trudeauistes jouaient d’une part de la fragilité identitaire d’une partie de l’électorat et d’autre part de leur promesse d’un Canada français fort, donc d’une offre identitaire compensatoire.

La reconnaissance de la nation par le Parlement– même si 75% des Canadiens hors-Québec s’y sont opposés – a permis à toute la classe politique québécoise, y compris fédéraliste, de reprendre à son compte le concept de nation et interdit aux chefs fédéraux d’en nier l’existence, ce qui oblitère 20 ans de travail trudeauiste. Le déclin manifeste du statut du français hors Québec est en train de faire disparaître leur promesse d’un Canada accueillant pour le français. Le dispositif identitaire trudeauiste est cassé. Ce n’est pas anodin.

Un autre progrès : l’estime de soi économique

Le sondage CROP/Identité fédérale recelait une autre trouvaille. En pleine crise économique et malgré un long conditionnement quant à leur incurie économique congénitale, les Québécois affirmaient à 55%, qu’un «Québec indépendant» aurait fait mieux (14%) ou aussi bien (41%) que le Canada dans la crise économique.

C’est capital, car la crainte face à l’avenir économique d’un Québec souverain fut LE facteur de la défaite du Oui en 1995. Elle n’opère plus, ou alors beaucoup moins. D’autant qu’un autre cap statistique est franchi: il y a désormais moins de chômage au Québec qu’en Ontario ou aux États-Unis. Et le Québec a effectivement traversé la crise avec moins d’avanies que le reste de l’Occident – en particulier ses voisins Ontarien et Américain.

De même, ce printemps, une identique proportion de 55% affirme dans le sondage IPSO/Bloc que le Québec a « le capital financier et les ressources pour devenir souverain ». Troisième pièce à conviction, le sondage CROP réalisé ce printemps pour l’émission Le Verdict, de Radio-Canada. On a demandé aux Québécois s’ils jugent le Québec, comparativement aux autres pays industrialisés, dans une situation « comparable » (52%)  « avantageuse » (20%) ou « moins avantageuse » (28%). Compte tenu du discours ambiant sur les ratés du modèle québécois, — et en pleine campagne de presse sur « le Québec dans le rouge — il est simplement héroïque que les Québécois soient au total 72% à juger le Québec en aussi bonne ou meilleure posture qu’ailleurs.

En un mot : le Québec se détache du sentiment d’infériorité économique qu’il a toujours traîné comme un boulet.

La volonté politique

Ces éléments importants ne sont rien, évidemment, sans le maintien puis l’émergence d’une volonté indépendantiste populaire, dirigée par une intelligence politique, stratégique et tactique, au sommet.

L’accès du Québec à la souveraineté n’est pas inscrit dans l’histoire. Il sera toujours le fruit d’un effort politique majeur, d’un volontarisme qui, s’il veut limiter le risque de l’échec, n’est pas tétanisé par lui.

Les conditions dans lesquelles se déploiera cet effort sont importantes. L’identité et l’estime de soi économique sont des guides immensément plus sûrs que les variations de l’intention de vote référendaire (variations qui se font depuis 10 ans dans une fourchette nettement plus haute que lors du précédent entre-deux référendums); bien plus encore que la prédiction de souveraineté qu’on demande parfois à l’opinion de faire. Après tout, en 1990, la majorité affirmait la souveraineté imminente. Elle avait tort. Aujourd’hui qu’elle affirme qu’elle n’arrivera pas, pourquoi aurait-elle davantage raison ?

L’identité québécoise et l’estime de soi économique sont les deux piliers d’une future majorité indépendantiste. En 1980 et en 1995, ces piliers étaient trop courts pour nous porter au-delà de la barre majoritaire. Ils ont grandi depuis.  Ils pointent vers l’avenir. C’est une bonne nouvelle.

Laisser un commentaire

Ça ne me surprend pas. Les Canadiens anglais en ont eu assez de dépenser de l’argent et de l’énergie pour apprendre la langue de la minorité qui sans cesse ne considère pas que c,est suffisant et veutse séparer.
Malgré tout ça (grace a la menace commune qui pèse… le voisin qui a tout intérêt a diviser pour régner), l’unité canadienne est toujours tangible. Maintenant c,est aussi nos immigrants qui sont fédéralistes. Ils ont vécu ailleurs les imparties de l’appétie de pouvoir de ce voisin et tiennent mordicus à la paix, le niveau de vie et les richesses du Canada.
En tant de série éliminatoire cette partisanerie est tangible.Les québécois sont aussi partisant des équipes canadiennes que les Canadiens des autres provinces.
Mauvais timing pour faire la promotion de la séparation.

Le taux d’anglophone comme celui de francophone diminue au canada, et le taux de mariage mixte augmente encore plus vite que la proportion d’immigrant. Alors si vous avez des gens proche conjoint, beau frères, belles soeurs enfants adoptés il y a de bonne chance que vous ayez envie sinon besoin d’apprendre leur langue et leur culture pour mieux échanger et comprendre (réunions de famille et visites à l’étranger obligent). La proportion de canadien qui voyagent à l’étranger régulièrement pour leur travail et les exigences linguistiques de leur poste amène un bon nombre de personne a apprendre d,autres langue par nécessicité(sièges sociaux, partenaire, clients…obligent).
Quand on interprete des donnés il est essentiel de se questionner sur le pourquoi et parfois même s’il y a de forte corrélations statistiques il n’y a aucun lien de causalité. Les explications sur les variables qui causent une situation peuvent être inconnu des chercheurs surtout si on a que des questions fermées et pensent qu’on connait déjà les réponses mais qu’on veux juste les appuyer de chiffres.

Excellent article. Mais il y a des bémols importants concernant cette analyse. Pour en avoir déjà discuté avec Pierre Drouilly (qui est à l’origine de la majorité de l’étude présentée ici), l’appui à la souveraineté est une donnée complexe qui nécessite un alignement des astres assez exceptionnel.

D’abord, l’appui à l’indépendance est une notion «perdante»; c’est-à-dire que devant le statu quo, elle nécessite un effort plus grand de la part de l’électeur. Ainsi, il est plus facile de voter non. Contrairement à un choix référendaire où l’on choisit «A» ou «B», la question de la souveraineté n’est qu’un choix «A», le choix «B» n’étant que le statu quo.

Pour cette raison le camp fédéraliste s’abstient de présenter une contre-offre (exemple: une alternative constitutionnelle); cela pourrait devenir destructeur et enlever l’avantage paresseux du non.

Deuxièmement, chaque variable qui semble aller dans le sens d’un appui à la souveraineté (tel que présenté dans cet article) est trompeur. À cause justement de la paresse du vote «non». Car les voteurs doivent avoir «la combinaison gagnante» qui fait en sorte qu’une cumulation de variables positives à la souveraineté amène l’électeur à voter «oui».

Je m’explique: par exemple, l’électeur peut 1-ne plus avoir peur d’une économie québécoise souveraine 2-considérer que le bilinguisme canadien est illusoire et 3- se considérer tout de même comme canadien-français.

Dans ce cas-ci, l’électeur a deux variables positives pour le «oui» sur trois. Toutefois, la possibilité qu’il vote «oui» est nettement en deçà de deux chances sur trois.

Souvent, une seule variable suffit pour faire pencher l’électeur à voter «non». Ce n’est que lorsque les trois variables sont positives que l’électeur votera (fort probablement) en faveur de la souveraineté.

Les catégories, si elles sont presque toutes majoritairement positives pour la souveraineté (l’identité, l’économie, la promesse du bilinguisme) ne sont pas partagées uniformément par tous les électeurs.

La quantité d’électeurs à «deux variables sur trois» est grande et n’est pas uniforme ni sectorielle. La variable manquante n’est pas toujours la même, ce qui rend une prédiction excessivement ardue. Et cette fameuse variable manquante est suffisante (jusqu’à maintenant) pour faire stagner l’option du oui.

Ce que démontre cette étude, cependant, c’est que la quantité d’électeurs ayant 3 sur 3, 2 sur 3 augmente de façon stable au détriment du 1 sur 3 et du 0 sur trois. Ce qui laisse présager un score plus grand en faveur de la souveraineté. Mais je ne crois pas qu’on puisse se fier sur les 2 sur 3, au vu de la difficulté supplémentaire à voter oui. Mais tout ça, seul un référendum nous le dira.

Je trouve votre analyse non seulement intéressante Jean-François, mais également, et ça fait du bien, porteuse d’espoir.

Les textes sur ce sujet parus cette semaine dans Le Devoir montrent tous de façon limpide que le Canada s’est construit et cela continue, sans un apport volontaire et consenti des Québécois.

Je pense avec raison qu’il n’y a pas dans ce fait, et comme vous le dites avec raison que d’une part «le fait français ne peut simplement plus maintenir la magnifique fiction qu’a représentée l’idée d’un pays bilingue».

Et d’autre part que la désafection des anglophones mêmes à l’idée d’un pays bilingue «…n’est pas de la mauvaise volonté. Moins encore de la méchanceté. Le français est absent de leur vie sociale, économique, politique, culturelle. Pourquoi en deviendraient-ils des promoteurs sereins lorsque vient le temps d’exprimer ce qu’ils sont, dans une grande cérémonie ?»

C’est pourquoi il n’y a pas de raison pour que nos au Québec nous empêchions de réaffirmer l’importance de la langue qui nous distingue et nous définit.

je remarque que de plus en plus les arguments des fédéralistes qui carburent au fait que les souverainistes seraient hargneus revanchards voire haineux ont de moins en moins de prise. Ce n’est pas parce que je déteste les anglais que je veux un pays. C’est parce que je ne suis pas canadien, parce qu’être canadien c’est être ce que je ne suis pas, un anglosaxon ou un anglophone noyé dans cette mer qui nos entoure.

J’observe un changement en train de s’opérer et vous en exposez les indices dans votre texte. Mon grand père se définissait comme Canadien. Mais on comprend très bien ce que cela signifiait. Nous avons évolué et maintenant nous nous définissons de plus en plus clairement comme québécois et cela veut dire exactement la même chose que ce que disait mon grand père.

Au plan des arguments contre la souveraineté, ceux des fédéralistes s’étiolent sur le fond. C’est pourquoi plusieurs tentent de faire reporter le débat sur ce qu’ils appellent les vrais problèmes du Québec. Mais il est clair que cela ne tient plus qu’à un fil.

Je deviens de plus en plus confiant que nous puissions finir par avoir notre pays. Si nous sommes persistants et habiles.

Et pour ceux qui croient que la peur économique d’un Québec indépendant est LA raison de la défaite du référendum en 95, pensez bien à ceci: cette catégorie d’électeur est restée stable durant la campagne. Dans les dernières semaines, ce sont les Canadiens-français (variable identitaire, normalement en faveur d’une souveraineté assortie d’une association-partenariat avec le Canada) qui a flanché. L’effet Bouchard s’est essouflé dans le dernier droit.

Identité et histoire nationale

François Mitterrand

Un peuple qui n’enseigne pas son histoire est un peuple qui perd son identité

Ah… tout de même… Les Québécois… en dormance… qui apprenent par un sondeur fédéraliste qu’ils sont: Québécois. Et toujours plus.

Notre inconscience de nous a pour résultat que notre devenir nous rattrape malgré nous. Alors qu’ailleurs la dignité et la liberté d’un peuple dépend le plus souvent de sa volonté explicite, elle sont ici le produit de changements qui nous dépassent et que nous constatons, après le fait.

C’est une méthode non-violente d’avoir un destin.

Il reste aux Québécois que la mort lente dans le Canada ou se donner un pays a eux ou ils pourront s’épanouir politiquement , culturellement , linguistiquement et économiquement dans ce grand ensemble qui est l’Aléna et pourquoi pas éventuelement négocier avec la CÉE d’autres ententes que celle d’échange de main-d’oeuvre ……

Si les arguments de l’identité canadienne et de la crainte économiques de voir un Québec indépendant semblent battre de l’aile, les fédéralistes qui oeuvrent dans nos grands médias vont certainement trouver de nouveaux arguments pour dissuader les Québecois de se prendre en main. En particulier, un argument se dessine lentement dans les pages des journaux de Gesca et dont le bulletin de nouvelles télévisé de Radio-Canada fait souvent écho, un argument qui veut que les Québécois n’ont pas les compétences morales pour être indépendant, que leur attachement à leur langue et à leur culture les disposeraient à baffouer les droits des minorités, que leur francophilie n’est en fait qu’une anglophobie refoulée, que ce soucis de protection de la langue est irréaliste dans l’univers de la mondialisation et qu’enfin, ce désir d’être indépendant n’est qu’une folie visant à se replier sur soi.

Nul doute que nos plumistes à gage useront de leur imagination pour nous exposer au grand jour toutes les variations possibles autour des thèmes que j’ai exposés. Nous en avons d’ailleurs eu un prélude quand le PQ a présenté le projet de loi sur l’identité québécoise. Ce n’était là que les premières mesures de cet opus de propagande fédéraliste.

Un travail remarquable. Excellent dans l’intéressant.

Et vous ne parlez même pas des personnalités. Comme celle que les fédéralistes ont recrutée pour l’avenir de leur force(?): Johnny Boy.

Même pas capable de se trouver un chef dans leur camp: ils sont allés cueillir un ennemi chez l’adversaire et se l’imposer à eux d’abord et élu par imposture.

Jusqu’ici on a vu ce que cela a donné: une mafia gouvernementale……. et des conditions gagnantes.

Mais il va falloir faire vite parce qu’au Québec on fond à vitesse grand V.
On est tombé à 79% au recensement de 2006. Au prochain référendum, on va être combien?

M. Lisée,

Votre chronique contient effectivement des bonnes nouvelles. Comme par exemple que les Québécois ont de moins en moins de complexes face à leur capacité de s’assumer. Par contre, il n’y en a pas encore assez qui se définissent comme Québécois d’abord. Il y a là un travail pédagogique à faire.

Je comprends bien votre propos mais je reste septique car ce n’est psa ce que l’on rescent quand nous circulons au centre ville de Montréal. Y entendre parler français est de plus en plus rare.

1) La faiblesse de la minorité ( un tiers) anglosaxonne canadian c’est qu’ils sont dispersés partout et c’est très temporairement leur force .
2) La force de la minorité ( un tiers) francophone est que nous sommes concentrés au Québec et à nos frontières et c’est pour longtemps et pour toujours notre force .
3) La force et la faiblesse des ethnies ( un tiers) c’est que leur seul rêve c’est les USA l’Empire décadent actuel et ils ne s’unissent pas vraiment ni au Québec ni à Toronto . Ils restent bizarrement nationaliste de leurs pays d’origine de sport et de culture .

« Les francophones de Colombie-Britannique sont des gens actifs, dynamiques, attachants. » Il fait bon de lire cela mais quand vraiment en entendez-vous parler??? Et qui entendez-vous parler? Savez-vous *vraiment* ce qui se passe dans une province ou le français est devenu hyper-minoritaire? Et finalement êtes-vous vraiment intéressé à le savoir -vs- gagner des points sur l’échiquier politique qui nous tue…

MédiaManiaque,

Les fédéralistes ne votent pas non par paresse.

C’est de la pseudo analyse.

Les fédéralistes votent non car il croient que le féréralisme peut-être ‘réparé’ et que dans ce fédéralisme le Québec y trouve son compte.

Quand vous pensez à ce qu’implique la réforme du fédéralisme (Pensez aux difficultés de Meech et Charlottetown, aux efforts et à la déception ultime) vous croyez toujours que le fait de voter non est un signe de paresse intellectuelle?

Je crois pas.

Un fédéraliste qui voudrait faire de la pseudo pourrait dire que le fait de vouloir repartir ca sous un autre nom (le Québec souverain) est un réflexe associé à la société de consomation ou il est plus facile de jeter et racheter que de réparer ce qui est en place. Heureusement peu de fédéralistes se permettent une analyse aussi farfelue…

L’attachement à l’idée que le Canada en vaut la chandelle diminue par contre ca c’est clair.

Monsieur Lemay,

En quoi est ce que la présence de l’enemi (sic) de l’autre camp (sic) et d’un gouvernement provincial présentant l’apparence de corruption a t-elle a voir avec le conditions gagnantes?

Vous voulez faire l’indépendance sur a foi de la perfomance d’un gouvernement provincial?

Si l’indépendance était déja faite, vous croyez que ce genre de gens ne tenteraient pas leur stratégies oportunistes de toute facon?

Trouvez les bons arguments, de grâce!

Pour gagner un référendum il est clair qu’un effort doit être fait pour démontrer que pour les allophones, un Québec souverain représente un rapprochement de leurs valeurs, langue exclue, et que leur culture, hybridée dans la notre, bien sur, y trouvera son compte.

Sans cet effort, ces dernier n’adhérerons jamais au projet.

Merci à vous et à vos collègues des intellectuels pour la souveraineté pour ces textes lumineux.

Il est bon de rêver … mais surtout de s’adapter à la réalité toujours changeante … parce que, comme chacun en fait continuellement l’expérience dans sa vie de tous les jours, elle n’est jamais ce que l’on a rêvé, … quoiqu’il est fort possible qu’elle ressemble à ce que l’on a patiemment préparé.

@mediamanique
Très belle analyse.

@montréal
La solution serait si facile si on donnait le vote aux seuls Québécois de naissance. C’est ce qu’on a fait entre autre dans les pays baltes.

Il est bon de rêver … mais il est nécessaire, si l’on ne veut pas être malheureux, de S’ADAPTER À LA RÉALITÉ QUOTIDIENNE QUI N’EST JAMAIS CE QUE L’ON A RÊVÉ, … quoiqu’elle peut finir par ressembler à ce que l’on a patiemment préparé et entretenu.

L’indépendance du Québec va probablement se faire lorsque les fédéralistes nationalistes et les autonomistes seront vraiment dépités.

Ce sera alors bien triste à voir: faire un pays par dépit!

Pourtant, faire un pays, cela devrait être quelque chose d’enthousiasmant.

Le devoir des souverainistes est de présenter ce projet de pays de façon positive et réaliste afin de vaincre le sentiment de dépit qui risque d’affecter les fédéralistes nationalistes et les autonomistes.

Bonjour chez-vous!

En ce Samedi pluvieux et froid et dans cette morosité qui semble affecter , avec raison ,le Québec, Ce texte est lumineux car tout demeure possible et me semble tout près de pouvoir se réaliser. Il y a tout pour que l’on puisse se libérer du Canada ,il ne manque que le chef pour nous y conduire…

En terminant de le lire ,j’ai pensé à René Lévesque.Pour moi c’est lui qui nous a mis au monde et nous a donné cette identité,celle d`être Québécois et de vouloir le demeurer.

Également une pensé pour Lesage,Gérin Lajoie,Parizeau,Laurin, Landry et Lucien Bouchard qui est passé si près…

Aussi à travers ce texte ,je ne peux oublier Trudeau et Chrétien qui pendant trois décennies tentèrent eux l’avortement…

J’ai eu le privilège de vous entendre au colloque du Bloc aujourd’hui. Heureusement qu’il y a des gens comme vous pour nous remonter le moral et nous encourager à poursuivre notre action militante.

Merci!

Le Québec actuel aspire à être une nation à l’intérieur ou à l’extérieur de la fédération canadienne actuelle. Tous les partis québécois, tant au niveau fédéral que provincial, le souhaite. Cependant, nous les Canadiens (je préfère notre nom original!), agissons comme si nous voulions disparaître. Nous avons survécu, non grâce à des politiciens astucieux, mais bien grâce à notre prodigieuse fécondité.

Notre taux de natalité endémique actuel nous condamne à une disparition certaine si nous ne nous réveillons pas. N’ayant pas le luxe de posséder un pays pouvant imposer sa langue aux nouveaux arrivants, si nous nous cantonnons dans l’individualisme et le matérialisme actuel, nous continuerons à nous affaiblir inexorablement. Voilà le message que je souhaite transmettre à Monsieur Lisée, à mes concitoyens canadiens et à nos élites politiques!

@Montréalais

Vous vous méprenez. D’aucune façon je soutiens que le vote fédéraliste naît d’une paresse intellectuelle. Ce que je tente de démontrer, c’est que les variables des sondages de l’IPSO sont trompeuses.

Simplement, dans un référendum qui offre deux options, les deux choix nécessitent un effort de l’électeur. Dans une optique où un référendum oppose un changement au stau quo, une seule option nécessite un effort de l’électeur (d’où l’appelation «vote paresseux»). Il ne s’agit pas ici de soutenir qu’une option est meilleure. Il s’agit en fait de mettre en lumière la difficulté plus grande de convaincre les électeurs à voter pour une option plutôt qu’un statu quo. C’est pourquoi il est plus difficile de convaincre un électeur à voter oui plutôt que de voter non.

Concernant les démarches de Meech (ou de charlottetown), le même phénomène se produit. Le vote «paresseux» étant toujours le statu quo. Il est donc plus difficile de convaincre un électeur d’adhérer à un projet constitutionnel que de conserver l’état des choses. Dans un cas comme dans l’autre, le biais provient du choix unique du référendum.

Si, par exemple, on confrontait une option fédéraliste (comme Meech) à l’indépendance, alors les deux options deviennent un effort de l’électeur: le vote paresseux disparaît (dans une certaine mesure).

Mon analyse porte sur les sondages de l’Ipso. Elle ne porte pas sur la pertinence d’une option ou une autre. Relisez mon commentaire antérieur.

Felicitations pour votre excellente analyse.Tres bonne base pour relancer le processus de l’independance du Quebec. Urgent de convier le PQ, l’ADQ, Solidarite et pourqoi pas les verts a former une coalition et travailler a batir un programme commun permettant de gagner massivement les prochaines elections(+ de 60% des sieges). Cette forte majorite legitimerait un nouveau referendum sur le projet consensuel de Pays defini dans le programme commun.
Ps Pardonnez les carracteres manquant, je vous ecris de l’Expo universelle de Shang Hai 2010 avec un ordi chinois

Felicitations pour votre excellente analyse.Tres bonne base pour relancer le processus de l’independance du Quebec. Urgent de convier le PQ, l’ADQ, Solidarite et pourqoi pas les verts a former une coalition et travailler a batir un programme commun permettant de gagner massivement les prochaines elections(+ de 60% des sieges). Cette forte majorite legitimerait un nouveau referendum sur le projet consensuel de Pays defini dans le programme commun.
Ps Pardonnez les carracteres manquant, je vous ecris de l’Expo universelle de Shang Hai 2010 avec un ordi chinois

GUY LASSONDE

Que de mots inutiles et de palabres pour tenter de ressussiter un mort: le mouvement séparatiste québécois.

Votre propre parti politique s’est même rendu complice du suicide: il a LUI-MÊME, de son propre gré, renvoyé aux calandres grecques son propre article premier. L’article PREMIER bordel!!! Faut le faire! Je me demande ce qu’en penserait votre René Lévesque…

Et que dire de votre virage à droite toute…

Les séparatistes vivent dans l’illusion vaporeuse qu’une circonstance fera en sorte que quelque part dans le temps, 10 ans? 100 ans? 1000 ans? la conjoncture leur fournira les armes pour enfin accéder à leur terre promise un certain grand soir.

Vous avez PERDU 2 référendums avec des questions choisies par vous, à des dates choisies par vous, avec des règles choisies par vous, avec des arguments choisis par vous. Ça vous fait deux (2) défaites où vous avez dû battre en retraite avec la queue entre les jambes. Pas assez? C’est un 3 de 5?

Le Canada est un pays envié par toute la planète et les Québécois sont beaucoup trop intelligents pour abandonner cet oasis pour des propositions plus ou moins honnêtes; d’ailleurs, quand on voit comment les séparatistes se sont acquitté de leurs tâches strictement provinciales lorsqu’ils étaient au pouvoir, on a tout compris.

Le Canada MON pays, le Québec ma patrie!!!

Dans les commentaires sur l’article de JF Lisée dans le journal Le Devoir, il y a même un « Zouf »
paniqué qui nous relance une menace de partition
de l’ile de Montréal !!!!

C’est quand même fascinant de voir réapparaitre à la vitesse de l’éclair la ridicule notion
de « Partition » de l’ile de Montréal dès qu’un argumentaire solide en faveur de la souveraineté
du Québec comme celui présenté par JF Lisée nous est présenté.

Je comprend toutefois la réaction paniquée de pareils hurluberlus.

Dans les faits, le sondage réalisé par pour le BQ et l’IPSO est lumineux de précision

http://blogue.blocquebecois.org/flash/20_ans_Meech.pdf

Ce sondage est un immense choc pour les québecois « fédéraleux nationalisteux mous » en faveur du renouvellement du fédéralisme canadian :

Ils n’ont plus aucun argumentaire.

Il ne leur reste comme vision politique et projet de société que l’indidualisme extrême économique.

Dans les faits, le « Rest Of Canada » ne veut plus rien savoir d’une Nation Québecoise revendicatrice de plus de pouvoirs.

Le seul statu possible qui reste au Québec aux yeux du ROC est celui d’une sympathique minorité linguistique folklorique en déclin, placée
sur le même pied que leurs minorités Chinoises, Hindous, Tamouls, etc….

Guy LeVasseur
Rimouski

Faudrait commencer par savoir ce que nous, Québécois, pourrions vouloir à 60 % et plus. C’est ça le problème à résoudre, avant d’aller le demander au ROC. Une sorte de compromis du genre d’une vraie confédération canadienne d’États souverains qui pourraient bien confier à l’organisme central, les affaires où nous serions minoritaires et presque inutiles comme un siège à l’ONU et notre armée à l’OTAN et autres forums jugés peu significatifs pour un État du Québec, devenu souverain.

La simple séparation du Québec, sans entente préalable, ne serait pas de la tarte à faire avaler au Québec et au ROC.

Le Québec survivra comme nation francophone le jour où il sera souverain sinon il disparaitra c’est aussi simple que ça.
Je demandais à un ami Grec pourquoi sa communauté appuyait autant l’anglais et refusait de reconnaitre qu’ils avaient émigré dans une province à majorité francophone et devaient s’y intégrer.
Il m’a répondu qu’il y avait deux raison. La première est qu’immigrer au Québec est pour plusieurs d’entre eux mettre le pied sur le continent américain et que ça faciliterait leur entrée aux États-Unis.
La deuxième s’applique à presque tous les immigrants. Ce sont des réfugiés économiques et ils choisiront la langue qu’ils croient la plus en mesure de favoriser l’essor économique de leur famille.
Le jour où le Québec sera indépendant les immigrants seront face à une réalité incontournable .Le Québec est un pays francophone.
Ils sauront qu’ils y vivront en français même si rien ne les empêchera d’apprendre l’anglais pour faire face au contexte nord-américain de leur pays d’adoption.
Sans la forte défense de notre nation que représente son indépendance, le Québec sera assimilé. C’est pour moi une évidence.

Monsieur Lisée,

Votre analyse est très bonne. Mais qui va soulever la population pour faire l’indépendance? Certainement pas le PQ ou le Bloc auxquels je ne crois pas. Je reprocherai toujours au PQ d’avoir fait les fusions forcées, me faisant perdre mon identité municipale. De plus, ce parti, sous la direction de la Pauline (responsable de la réforme scolaire qui détruit toute une génération de jeunes à l’école), est trop à gauche. Je suis contre l’abandon des subventions aux écoles privées. Mes enfants ont fréquenté un collège privé (à leur demande) et, comme nous ne sommes pas riches (contrairement à ce que veulent croire les socialistes du PQ), nous avons dû nous priver de plusieurs choses pendant quelques années. Pendant ce même temps, je payais mes taxes scolaires aux commissions scolaires même si mes enfants allaient étudier au privé. Les professeurs du privé connaissaient nos enfants. Notre ainée a fréquenté la polyvalente pendant 3 ans et, lors des rencontres avec les professeurs, il fallait apporter la photo de notre enfant pour qu’ils puissent svoir qui elle était. Cette mesure, entre autre, m’empêchera de voter à un référendum organisé par Le PQ,à moins qu’il rédige un document qu’il s’engagera à respecter sinin 1000 personnes signant une pétition les délogeront du pouvoir. Il devra aussi s’excuser pour le tort fait à la population avec les fusions forcées. Finalement, il devra s’allier à d’autres partis (il ne faut pas que ce soit seulement Québec solidaire ou autres groupuscules tels socialistes ou communistes et même les syndicats à qui il aura promis mer et monde pour avoir leur appui. Sans un consensus élargi, rien ne se passera. Pour ce consensus, il faudra une grande ouverture du PQ et du Bloc et que les Marois et Duceppe aient quitté la politique.

Fascinante lecture. L’opinion émise par « Montréalais » reflète exactement l’avenir de l’évolution de la maturité québécoise toujours timide envers sa langue et ses capacités comme un ado. qui a peur d’accéder à l’âge adulte.

@PM (#24)
« La solution serait si facile si on donnait le vote aux seuls Québécois de naissance. C’est ce qu’on a fait entre autre dans les pays baltes. »

= = =

Over my dead body!

Les pays baltes? Je n’ai pas vérifié la véracité de votre affirmation mais ils ont dû faire face à un problème identique à celui que vivent les Tibétains et les Ouighours en Chine turkmène: la russification chez les uns, la sinification chez les autres.

Bref, Moscou avait entrepris de noyer les Baltes en les rendant minoritaires chez eux; Beijing a entrepris de rendre les Ouighours turcophones et musulmans minoritaires chez eux. Même chose au Tibet.

Rien de tel qui puisse justifier que l’on limite le droit de vote aux seuls Québécois de naissance.

Et là, j’écris du fond de mes tripes. My dad was born as an American citizen, mais avant de mourir, still a proud US born, il votait… pour le PQ.

Deux de mes petites-filles sont nées aux USA. Elles vivent pourtant au Québec, et elles étudient en français; vous souhaitez les priver du droit de voter au Québec?

Bel exemple de tolérance!

Que plus de gens se considèrent Québécois… Et que nous ayons plus confiance en nous… Je me demande bien le poid que cela pourrait avoir lors d’un éventuel scrtutin référendaire. La population viellie et je ne crois pas que cela soit un vecteur de courage.

De plus, le clan du non va sortir ses épouvantails habituels et vous connaissez la suite.

Si la population québécoise était plus éduquée, alors là, nous serions déjà souverain et Charest serait encore au parti conservateur.

La stratégie du PQ devrait aller dans ce sens. On devrait marteler le fait que ce Canada dont les fédéralistes nous chantent tant les louanges est en fait un pays étranger… ce ne sont pas les arguments qui manquent, le séjour prolongé de Harper au pouvoir étant la preuve la plus évidente. Il faut répéter, répéter, répéter que nous ne nous reconnaissons pas dans ce pays.

« L’argent et le vote ethnique ». La donne aura-t-elle changée ? Oui tout de même : l’exaspération à l’endroit du Canada anglais est présente et creuse encore et toujours plus à chaque jour le fossé, comme le soulignait Duceppe hier encore.

Le confort et l’indifférence…

Les difficultés d’intégration au marché du travail des minorités.

Ce qui manque cruellement actuellement c’est un leader charismatique.

Monsieur Duceppe, l’heure sonnera bientôt pour vous, lorsque le fruit sera mûr !

Vous écrivez « L’identité québécoise et l’estime de soi économique sont les deux piliers d’une future majorité indépendantiste. » Jusque là, ça va.

Vous avez aussi écrit « Ces éléments importants ne sont rien, évidemment, sans le maintien puis l’émergence d’une volonté indépendantiste populaire, dirigée par une intelligence politique, stratégique et tactique, au sommet. »

Au sommet ? Dites-vous ? Si le PQ avait eu à le faire, il l’aurait déjà fait. QS et le PI, je n’en parle même pas.

Non, vraiment, vous errez.

Oubliez le sommet, le maintien puis l’émergence d’une volonté indépendantiste populaire, dirigée par une intelligence politique, stratégique et tactique, ne peut se faire que par un mouvement citoyen sans aucune partisanerie, sans autre objectif que de mobiliser le peuple afin que toute sa députation soit tenue d’agir et ne puisse même envisager, sous peine de répudiation, d’ignorer la volonté populaire.

Le pouvoir appartient au peuple.

L’indépendance d’abord !

Encore la Lâcheté

J.F.Lisée essaie dans un article d’être positif, de dégager des lignes d’évolution qui favorisent un statut de pays pour le Québec qui risque la tribalisation ou l’assimilation s’il reste une province canadienne. Les commentateurs frileux, peureux et fédéralistes ne trouveront jamais la grâce et l’honneur dans leurs commentaires si ce n’est la petitesse. Qu’ont-ils à offrir pour les francophones d’Amérique précisément les Québécois, les seuls encore majoritaires dans leur province? M.Lisée, répond avec justesse, rien. Le Canada veut laisser du temps au temps afin que Montréal devienne une vile majoritairement anglophone en espérant progressivement une régionalisation du français au Québec.

Comme dit dans l’article, le seul gain obtenu d’Ottawa, la loi sur les langues officielles dont l’application concrète se limite à l’affichage en français ou bilingue des boîtes de céréales pourrait éventuellement disparaître suite à l’effritement du français partout dans le Canada.

Certaines nations méritent telles de vivres? C’est la question. Du type de raisonnement évolutionniste ou darwinien que je n’aime pas mais qui s’impose à moi devant ces Québécois sans orgueil. Les fédéralistes devraient lire le philosophe Nietzche. La vie mérite plus que la peur et la culpabilité. Heureusement qu’il y a les messages de ceux et celles qui sont sensibles et conscients face au Québec et au monde.

Appeler les francos qui habitent au Québec ‘les québécois’ n’est plus rien. Nous (les anglos) le fait sans aucun hésitation. Vous autres, les péquists, sont bien trop occupés avec les changements de nom. On peut tout appeler la ___ ‘nationale’ si vous voulez, allez-y. On n’est plus dans les années 60 M. Lisée. Il n’y a pas de message important écrit dans le ciel parce que les jeunes québécois s’appellent québécois. Si vous avez jamais l’occasion d’en rencontrer un qui n’est pas un membre de votre mouvement, vous allez le constater. Puisque vous aimez autant les sondanges, vous aurez sans doute remarqué ceux dont le mouvement a subi des pertes importants (soit, les elections). Même le Bloc, à 40%, ce n’est pas trop impressionant quand on y pense. Bref, bien que les gens disent ‘québécois’ quand on leur demande leur nationalité, ils ne votent pas en grand nombre pour le Bloc et le PQ.

Bonjour,

anglais et mandarin, je crois comprendren.
Penjabi, euh, vraiment, est-on encore au Canada?

Explications demandées, si c’est possible.

Bonne analyse Mr Lisée,

Je suis souverainiste, mais je reste un peu pessimiste. Pourquoi? — Premièrement, parce que le temps joue contre l’indépendance du Québec. Cela est à cause du fait que le pourcentage des francophones dans la population du Québec chute d’année en année. De plus, on reçoit 55 000 immigrants chaque année; la plupart d’entre eux voteraient NON dans un futur référendum. Souvenez-vous que seulement 50 000 votes avaient fait la différence entre le OUI et le NON dans le référendum de 1995.

Deuxièmement, les souverainistes ne réussissent pas encore à convaincre les immigrants et non-francophones, comme moi, de soutenir l’indépendance. Je voudrais voir des statistiques qui montrent l’évolution du vote de non-francophones pour l’indépendance du Québec avant d’être optimiste.

Je vois M.Lisée que vous constatez comme moi que la constante à long terme semble en faveur d’une majorité de souverainiste dans un avenir court à moyen terme, toutefois, il semble que le temps commence à presser, je crois que cette tendance lourde n’atteindra plus le sommet de 69 parce que l’immigration est de plus en plus forte et que la loi 101 est de moins en moins appliquée, les immigrants choisissent encore l’anglais comme langue seconde dans des proportions de plus de 50%, font plus d’enfants que nous, ne consomment aucune culture québécoise, ne lisent pas nos journaux,ne regardent pas nos bulletins de nouvelles radio ou télé ne connaissent pratiquement rien de l’actualité francophone autre que le sort des Canadiens De Montréal, se font dire par les Anglos que les séparatistes sont des nazis et certains y croient et d’autres en sont effrayés, je ne veux pas paraître trop pessimiste mais je crois que le temps presse vraiment, une petite porte historique s’ouvre à nous et il nous suffirait que d’un leader qui puissent inspirer confiance et vendre l’option. Sortons dans la rue citoyens pour l’appuyer !

Pierre Blais

Lorsque le débat politique n’attire pas l’attention de l’électeur, celui-ci, s’il fait valoir son droit de vote, inspiré par une habitude ou le devoir citoyen, sera inspiré soit par l’image du chef, de son parti et de la rumeur qui court à son sujet. Je crois aussi que la question référendaire demeure sous-jacente à chaque élection, qu’on aime ou on aime pas en parler.

Mais comme le rappelait Jean Dussault la semaine dernière, il y a probablement plus de gens qui craignent les effets de l’indépendance que de gens inspiré par l’idéal républicain. Inspiré par la peur, il se trouve des hordes de gens pour vouloir coller des timbres sur des enveloppes et faire des appels téléphoniques partisans.

Aux séparatistes:

1- En quoi la séparation du Québec favorisera-t-elle l’épanouissement du Français dans le reste du Canada? En quoi cette séparation soutiendra-t-elle la position de nos frères francophones-acadiens?

2- Où en êtes-vous après 40 ans de jacasseries avec votre Constitution de la République du Québec? Avez-vous écrit la première ligne?

3- Pour faire changement, plutôt que de faire voter les Québécois sur de l’air, pourquoi n’envoyez-vous pas des émissaires dans le reste du Canada (tiens…les bloquistes par exemple; ça leur donnera enfin une raison d’être et ça les désennuira!) pour négocier les termes d’une éventuelle séparation pour qu’enfin le prochain référendum (Si jamais il se produit…) porte sur une proposition concrète, réelle, et tangible quoi!!!

4- Où en êtes-vous avec votre budget de l’An 1
SANS les $8 Milliards que nous procure annuellement notre solide adhésion au Canada?

Nous attendons vos réponses avec un certain intérêt mêlé d’espoir…

@ Guy LeVasseur:

Si le Canada est divisible, le Québec l’est tout également!!!

Une fois enclenché un processus de séparation qui n’a pas un appui presque unanime de la population, on ne contrôle plus grand chose. TOUT peut se produire et il ne faut pas sous-estimer le sentiment d’appartenance des gens à l’une ou l’autre des options. Certaines guerres civiles se sont déclenchées ainsi…

@ François 1

En tant que libertarien, je veux moins de gouvernement dans ma vie.

La façon la plus simple, la plus efficace et la plus rapide d’avoir moins de gouvernement dans nos vies est d’éliminer un palier de gouvernement. (fédéral)

Cessez votre discours contradictoire svp.

Je trouve votre texte trop optimistise car, ayant fait ma carrière dans l’enseignement au niveau collégial, je constate chez les jeunes en grand désengagement vis-à-vis du fait potitique et un repli vers les besoins individuels. De plus, ceux, peu nombreux, qui sont intéressés par le social et le politique sont plus tournés vers les causes environnementales, les pays du tiers-monde et les injustices sociales. Enfin,pour augmenter mon pessimisme , la situation actuelle de la démographie, qui nous amène à accueillir de plus en plus d’immigrants, change aussi la donne. Il ne faut pas demander à des gens qui fuient leur pays, la plupart du temps, en raison de causes de pauvreté ou de dictature politique et/ou religieuse, d’être ouverst à des idées qui peuvent mener à de l’instabilité et de l’insécurité. Même les québecois de souche en ont peur.

Mediamaniaque,

Vu sous cet angle c’est en effet un commentaire tres pertinent.

Le fardeau de la preuve.

Merci de la precision.

@François Premier

« En quoi la séparation du Québec favorisera-t-elle l’épanouissement du Français dans le reste du Canada? En quoi cette séparation soutiendra-t-elle la position de nos frères francophones-acadiens? » #51

La séparation du Qc n’a pas pour but ni n’aura pour effet de favoriser la pérennité du français dans ce qui restera du Canada.

À moins que…

À moins que le Canada et le Qc ne s’entendent alors sur un accord de réciprocité, qui ferait en sorte que les droits des Anglos du Qc ne seraient ni plus ni moins étendus que les droits des francophones au « Canada ».

Ce serait souhaitable mais un tel accord demeure, à mon avis, une utopie.

= = =

« Si le Canada est divisible, le Québec l’est tout également!!! »

Vous vous répétez. Je vais donc devoir encore une fois affirmer ici quelques principes élémentaires de droit:

a) Si le Canada est divisible, c’est parce qu’il est une fédération d’entités régionales qui ont « librement » consenti à y adhérer.

En droit, grosso modo, quand tu as le pouvoir de faire, tu as le pouvoir de défaire.

b) Le Québec n’est pas une fédération de régions administratives. Il n’existe pas de gouvernement régional du West-Island ou du Saguenay.

Au contraire, le gouvernement du Qc a le droit de créer des régions, d’en définir les limites, de modifier ces limites, de fusionner deux régions ou de faire 3 régions d’une seule.

Tout comme le gouvernement du Qc crée les municipalités et villes, et les abolit à sa seule discrétion.

En comparaison, le Fédéral n’a pas le droit de définir les frontières du Québec.

Et le West-Island n’a pas droit de sécession de l’île de Montréal, pas plus que l’île de Montréal ou les régions du Pontiac ou de l’Outaouais n’ont le droit de se séparer du Québec.

c) Le statut de l’Abitibi et du « Nord du Québec » POURRAIT être différent car ces territoires n’appartenaient pas au Québec qui a adhéré à la fédération Canadienne en 1867. »

Cela dit, le Québec a exercé sur ces territoires une politique d’occupation dont le droit international reconnaît qu’elle suffit à asseoir sa souveraineté sur ces mêmes territoires.

Et j’ajoute qu’en refusant de contester au Qc le droit de conclure les Conventions de la Baie James (et autres similaires), le Canada a reconnu la souveraineté du Québec sur SON Nord, ce qui n’est pas anodin.

= = =

Je puis comprendre, François, que vos connaissances du droit constitutionnel et international soient limitées; c’est d’ailleurs le cas de plus de 99% des Canadiens.

Je n’en tire pour ma part aucun mérite, mais c’est là un domaine avec lequel je suis familier depuis la fin des années ’60. Pas de ma faute; mes études ont fait de moi un juriste.

Je ne vous reproche pas d’être mal informé; je vous reproche de persister dans votre diffusion d’idées fausses, après que la fausseté de vos affirmations eut été démontrée (notamment par moi-même, il y a quelques mois).

Dès que j’ai posé un pied sur le sol du Québec, il y aura bientôt 20 ans, je me suis préoccupé de savoir si les caractéristiques de mon nouveau pays permettraient d’évoluer vers l’indépendance rapidement. En effet, devenir un Canadien ne me tentait pas beaucoup.
J’ai donc fait un tour d’horizon sur l’économie du pays, commerce extérieur, démographie, culture et enseignement, etc. Je me suis ensuite rendu compte que les Québécois sont fort créatifs et entreprenants. Bref, je n’ai rien vu dans ce pays, quoi que ce soit qui les voue éternellement au carcan colonialiste.
J’ai même écrit il y a deux ans un petit article sur la question, intitulé :
« Le présent n’est pas éternel »
que l’on peut toujours lire sur :
http://andreserra.blogauteurs.net/blog/2007/10/
Malheureusement, depuis mon arrivée les Québécois m’ont paru avoir renoncé à leur avenir, j’étais quelque peu désabusé. Je ne retrouvais plus ce que j’avais lu sur mes livres d’histoire qui parlaient d’aventuriers fiers et durs à la tâche.
Heureusement, l’étude de Jean-François Lisée est venue fort à propos pour me rafraîchir les idées.
Mais je me suis aussi rappelé le diagnostic que je portais il y a quelques années sur le champ politique québécois. J’avais été très étonné de constater que l’option indépendantiste n’était soutenue que par un seul parti, le PQ. Sur le moment, j’en déduisis que les libéraux étaient fédéralistes. Et puis j’ai trouvé des libéraux indépendantistes, mais qui votaient contre l’indépendance ! Ah bon !
Et là, je me suis rendu compte qu’entre les deux partis, la seule différence était que l’un se prétendait de gauche et l’autre de droite.
C’est là que se trouvait le noeud gordien qu’il fallait trancher.
Le coupable, c’est le système électoral !
Avec un seul tour de scrutin, nous serons éternellement coincés. Ce système aboutit nécessairement en effet à l’émergence de deux partis qui se renvoient sans cesse la balle d’une élection à l’autre.
Avec un système à deux tours de scrutin, il pourrait en être tout autrement. Il pourrait y avoir deux partis libéraux, l’un, indépendantiste, l’autre, fédéraliste, et la même chose pour le PQ, l’un, de gauche, autre, de droite.
Ainsi, comme cela existe dans d’autres pays, le premier tour permettrait de CHOISIR, sans risquer de perdre sa voix, le second tour permettrait d’ÉLIMINER les candidats que l’on ne veut pas, en votant pour le candidat le plus proche de ses idées.
On aurait beaucoup plus de chance de parvenir à une coalition qui ferait l’indépendance !
AS

Alors, l’étude de Jean-François Lisée est venue m’apporter une fraiche bise bienfaisante, qui m’incite à m’investir à nouveau.

http://andreserra.blogauteurs.net/blog/2007/10/

@ François 1

1- Elle favorisera le français en identifiant le pays d’immigration comme étant un État francophone et non plus un état bilingue où apprendre l’anglais suffit pour vivre à Montréal. Ah oui… et on pourra aussi choisir les immigrants sur la base de la connaissance de la langue française ou sur la volonté d’apprendre le français. On pourra aussi mettre la connaissance du français comme un critère d’obtention de la citoyenneté, pas pire hein ? Pour les acadiens, ils pourrons compté sur l’aide d’un état francophone en Amérique. Mais sinon le Québec dans le Canada ne garanti en rien la protection des droits des acadiens.

2- Écrire une constitution unilatéralement sans négocier avec l’ensemble de la population (donc de fédéralistes) est hautement antidémocratique. Une fois le référendum passé nous dicuterons tous ensemble. On appele ça l’esprit démocratique. L’unilatéralisme est une tactique des fédéralistes pas des souverainistes.

3- Le Canada DOIT négocier advenant un oui, c’est la cour suprême qui l’a statué lors du renvoi. De plus c’est dans son intérêt. Tant qu’il n’y aura pas un oui gagnant, le Canada refusera de négocier. C’est une tactique compréhensible et c’est de bonne guerre.

4- Le 8 milliards est une vue de l’esprit. Les économistes le savent, le gouvernement fédérale le sait et le gouvernement du Québec l’a démontrer dans un chapitre complet juste pour vous François ! : Lisez-le donc et sacrez nous patience avec ça ! La péréquation est payé par toutes les provinces (y compris le Québec) mais c’est une programme fédéral payé à même les impôts fédéraux. Donc en partant on est pas à -8 milliards puisqu’on paie 23% du programme total, c’est des mathématiques de base. Ensuite, pour connaître le solde Québec-Canada on ne peut regarder seulement la péréquation. Il faut regarder l’ensemble des dépenses fédérales, surtout au niveau des programmes. Lorsqu’on fait ça on devient pas mal kif-kif.

François 1
Quel 8 milliards? Pas la péréquation quand même?
C’est notre argent

Les 15 républiques soviétiques se sont séparées. Aucune n’a été scindée. Que dale les Tchéchènes

La Tchécoslovaquie a été scindée en deux. Aucune partition.

Un quart de million de morts en Bosnie: aucune partition.

Alors si jamais le 8% d’anglos du Québec ne sont pas contents, ils sacreront leur camp. On ne va pas partionner Montréal pour quelques milliers de mécontents

» En quoi la séparation du Québec favorisera-t-elle l’épanouissement du Français dans le reste du Canada? »

Francois 1er

En quoi demeurer dans le cananda favorise-t-il le français où que ce soit?

Si nous étions dams une cours d’école, je dirais que les souverainistes sont les cools. Les fédéralistes sont les fils à papa. Les souverainistes tentent de convaincre les fédéralistes de s’émeanciper mais y a toujours des agents de la peur à lunettes qui les stool aux profs et vous en êtes un­.

@Francois1 : Tu capotes vraiment avec ton histoire de guerre civile. On a collectivement une sensibilité à fleur de peau. Je connais peu de manifestation dans l’histoire récente qui ait connu des décès, malgré tous les griefs qu’on peut attribuer au travail des policiers et des escouades anti-émeutes.

De plus, pour ton information, l’ONU reconnait le droit de sécession des États fédérés dans l’intégralité de leurs frontières actuelles.

1- On fait pas le pays pour les autres, on le fait pour nous. On peut être un juif sionniste et vivre à Montréal. Un état Québécois favoriserait la pérennité de sa particularité culturelle en ne joignant pas le projet national Canadien. Si les Néo-brunswickois veulent jouer la game du fédéral, que grand bien leur fasse! Mais on a le droit de faire un choix qui nous ressemble. C’est un choix légitime et démocratique.

2- Ça jase, ça jase… Dans les deux dernières campagnes référendaires, le projet de constitution devait se faire après négociation sur le partage des pouvoirs avec Ottawa en cas d’un référendum gagnant. Personnellement, je favoriserait un référendum sur une constitution républicaine. Ça se défend mieux devant les citoyens.

3- En 1995, un comité de négociation était en préparation avec des émissaires de différentes allégeances politiques comme Lucien Bouchard, négociateur en chef, et Gérald Tremblay, ancien ministre libéral sous Bourassa et actuel maire de Montréal.

4- C’est difficile de parler de la nouvelle fiscalité d’un Québec souverain. Avec une seule taxe de vente et un seul impôt, à combien s’élèveraient les taux? Il faut penser qu’avec l’abolition du dédoublement des ministères, des services de l’État et de la bureaucratie, l’État perd nécessairement du poids devant le citoyen. En somme, on évalue à environ 5 milliards les économies dans ce secteur. Qu’en est-il pour le reste? C’est un choix de société mais si on prend en compte que le Québec adopte une politique d’indépendance énergétique, la valeur de ses actifs va augmenter. Il pourrait même devenir imposant.

Mais ça me fait rire, les histoires de péréquation. Personne n’est capable d’expliquer le pourquoi du comment. Ça demeure un argument de peur.

Bien d’accord avec J. C. Virgil qui a mis le doigt sur le bobo. Les immigrants apprennent la langue du plus fort (le bully anglais) car ils croient dur comme fer que sans l’anglais ils ne pourront pas faire d’argent. D’ailleurs, plusieurs québécois le pensent aussi. Je ne jetterai pas la pierre aux immigrants car beaucoup d’anglos de la place sont très réfractaires au fait français et beaucoup de québécois qui parlent et écrivent mal le français sont particulièrement fiers de montrer qu’ils savent parler anglais et qu’ils vont envoyer leurs enfants dans une école anglaise car c’est un «must». Avec une telle mentalité et une base si fragile, je ne vois pas comment on peut devenir souverains. Il faut avoir plus de fierté que ça. Il y a des pays qui se battent pour leur identité et nous, bahhh, on s’assimile bien gentiment et ça nous fait bien plaisir et un chausson avec ca? Il est temps que l’on fasse l’indépendance sinon on peut mettre une croix sur la culture québécoise et le français. Quand va-t-on se décider à se mettre debout et revendiquer ce qui nous revient de droit? Quand va-t-on demander à tous de se conformer aux usages de la place et parler français? C’est triste à dire mais les immigrants ne sont pas venus au Québec protéger une culture ou une langue ou bien faire un pays mais gagner leur vie. On a de plus en plus affaire à un pays courtepointe qui n’aura que pour fil d’attache l’anglais (et encore). Je n’aime pas dire cela mais ça va en faire un beau pays uni ça. Tout ce qu’on veut c’est le pognon et au diable le reste. Ça sent le pays rempli d’opportunistes qui n’ont plus de vision sociale et communautaire. Du chacun pour soi. Loin du moi d’idée d’insulter qui que ce soit mais avouez, nous sommes de plus en plus individualistes, morcelés, atomisés et réduits à des clans sauf lors du travail. Mais en dehors…. Il faut espérer que les nouvelles générations penseront que le Québec est leur terre, et vraiment leur terre et qu’elles vivront en français mais permettez-moi d’en douter lorsque les québécois eux-mêmes ont vendu leur âme. Je veux bien croire que le monde ait changé et qu’il faut s’ajuster mais ce n’est pas une raison pour s’ «aplatventrir» devant tout le monde et se renier comme peuple.

Je respecte beaucoup ceux qui croient en la souveraineté du Québec mais ej crois qu’après deux référendumm, il serait plus efficace pour le Québec d’investir nos énergies pour redresser les structures politiques du Québec et bâtir un projet de société pour établir une vision d’un Québec futur fort et dynamique. Demeurer au sein du Canada n’est pas un désastre. Évidemment, je suis nationaliste pour ma province qui est le Québec mais je suis convaincu que pour obtenir notre part juste du gâteau du Canada, nous devons être représenté par des personnes intelligentes, efficaces et solides dans leurs démarches et ce, que se soit comme province ou comme souveraineté.
Ce n’est pas avec une représentation de personnes faibles que nous obtiendrons gain de cause.

Pour le moment, je crois que nous devons faire preuve que nous sommes au Québec un peuple intelligent, sérieux, travailleur et ayant la volonté de bien établir une province riche et efficace. Quand je dis riche, je ne veux pas parler uniquement du point de vue monétaire mais également du point de vue intellectuel. Présentement, nous sommes perçus de l’extérieur comme un peuple pauvre d’esprit et pas três sérieux. Nous devons commencer à bien nous organiser nous-mêmes avant d’essayer de se tasser dans un coin de pauvreté. Si tous les québecois se tiennent et développe une mentalité de gagnant, nous y parviendrons.

Faut que ça sente nos affaires…

Vous vous souvenez lorsque, petits, vous alliez sur les plages américaines avec vos parents. Vous teniez la main de vos parents en tout temps, vous ne compreniez rien à ce qui se disait. Vous aviez la tête toujours en l’air à chercher à comprendre les réponses de vos parents.

De retour à la maison, il y avait une joie incommensurable, similaire à celle vécue de voir les premières vagues de la mer. Tous les amis parlaient la même langue que soi et le soir au coucher, se glisser dans son lit… Ça sentait nos affaires… Quelle sécurité…

Ça ne sent plus tellement nos affaires à Montréal… Plusieurs décennies plus tard, on se rend compte que la loi sur la langue n’est pas arrivée pas à contenir les élans anglophiles des immigrants. Tous les moyens leur sont bons.

Bizarre mais ce problème ne se pose pas à Paris, Nantes : ni l’anglais ni le mandarin, ni l’arabe accuseront des avancées majeures dans la population… Probablement parce que les immigrants qui ont décidé d’aller s’y établir savent que le français est LA LANGUE DU PAYS et non de la province.

Le Mur de Lachine…

Ça ne peut pas être pire, le mur existe déjà. Allez prendre un café dans un resto de la 20 à la hauteur de Beaconsfield, et, oh surprise, on se retrouve comme chez Morgan ou Eaton en 1962 : « May I help you ? ». Il existe un mur dans le West Island où l’anglais peut officieusement prédominer. Vous ne me croyez pas ? Pourquoi alors les Chinois immigrants connaissent cette zone et ne la dépassent pas ? Seule exception, Brossard où ça sent aussi leurs affaires.

Les Anglophones n’hésiteront pas à dire que nous désirons ériger un mur avec eux; pas nouveau, ils l’ont déjà dit. Mais le mur existe déjà, c’est ce qu’ils ne comprennent pas. Faut expliquer que notre souveraineté, c’est justement l’affaissement de ce mur par l’établissement de relations politiques matures avec eux… Parizeau nous disait aux HEC en 1970 que le Québec était divisé en deux : l’Est de la rue St-Laurent et l’Ouest de la rue St-Laurent.

On devrait parler plus souvent d’une intention politique d’union avec nos voisins proches et plus lointains. Aussi indifférents soient-ils présentement, ils ne pourront pas dire que nous sommes déconnectés d’eux. De fait, c’est la branche « Association » de l’ensemble Souverainté-Association qui devrait leur être annoncée.

Très signifiant le peu d’intérêt de nos voisins aux pèlerinages de monsieur Duceppe. Sommes-nous pris pour acquis ? Je crois plutôt que nous sommes une quantité négligeable et que s’ils viennent à traverser le Québec, ils ne voient pas de différence par rapport à leur place d’origine : ils peuvent évoluer en anglais partout au Québec ! No problem !

Je me demande jusqu’à quel point certains de nos voisins pensent que la langue française n’est que la langue utilisée quand on soupe. Le reste, c’est le Big Business, donc English… Ça expliquerait leur indifférence ça aussi.

Mais qui croire ? Bouchard ou Parizeau ?

Y-a-il déjà eu un avocat souverainiste associé chez Davies Ward Phillips & Vineber ? Peut-être mais un peu gênant pour un associé de cette société de participer à un événement portant sur la souveraineté surtout lorsque cette société a été primée première au Canada dans le Guide to the Leading 500 Lawyers in Canada de Lexpert®/American Lawyer.

C’est peut-être une piste pour nous aider à comprendre pourquoi monsieur Lucien Bouchard (Le Devoir, 22 février 2010) affirmait à nouveau que le projet de souveraineté est irréalisable.

Parfois, la nécessité de travailler dans un environnement particulier nous fait adhérer à des valeurs plus fortement qu’on l’aurait fait normalement. Mais c’est correct : les papas doivent apporter leur part de pitance à la nichée.

Dire qu’un récent livre de Parizeau affirme le contraire : la souveraineté est réalisable ! Avis à ceux qui ne cessent d’intervenir dans le débat avec des arguments économiques. Mais qui croire ! Celui qui a encore besoin de travailler dans un cabinet prestigieux ? Ou celui qui est à sa retraite ?

Mutisme de Pauline (peur du Gros Loup Duceppe ?)

Triste, très triste quand on décide de ne pas participer à l’événement « 20 avant après Meech»… Encore plus triste quand il n’y a même pas de conférence de presse ou de communiqué de presse après l’événement. Comment on va faire pour faire la souveraineté attriqués comme ça ? Divisions dans le camp souverainistes… peur de perdre ses petites chasses gardées…

Effarant, madame Marois, que vous n’ayez pas commenté les statistiques concernant les perceptions de nos voisins à notre égard. Je le sais, les journalistes vous auraient demandé vos conclusions. Ça aurait tout de même été gênant d’exprimer le choix que vous avez retenu : vous rapprocher de plus en plus du pouvoir en faisant la tigresse en Chambre. À qui bon alors prendre trop de risque avec tout ce qui touche la souveraineté…, n’est-ce pas madame Marois ?

Mais le fait de ne pas rester proche de monsieur Duceppe vous fera perdre des points à moyen terme : il pourra mieux prendre son élan pour vous défoncer politiquement… Et je le souhaite ! Monsieur Duceppe demeure la seule carte que nous ayons en main pour nous faire avancer vers la souveraineté. Vous ? Vous êtes trop occupée à faire la tigresse en chambre. D’ailleurs vous pouvez sentir la soupe chaude de vous faire tirer le tapis dessous vos pieds. Monsieur Duceppe s’en vient. Oui madame Marois.

Mais, madame Marois, ce ne sont que des mots alors quand des souverainistes affirment se liguer ensemble pour la cause souverainiste. Peut-être attendez-vous que l’émotion populaire soit plus élevée pour embarquer dans le train…

Il est très clair que la peur est employée à tour de bras par les fédéralistes qui n’ont jamais été capable de démontrer les avantages de ce dernier.

Les commentaires de François 1 en sont des exemples plus que classiques que nous entendons depuis 40 ans.
———-

Habituellement les faiseurs de peurs sont des gens qui ont peur de l’envergure qui sont eux-mêmes des gens sans envergure.

Ce sont eux aussi qui passent leur vie à admirer nos voisins quitte la plupart du temps a en construire une image irréelle pour les rehausser et à rabaisser pays et leur concitoyens.

Avec ces gens, le fédéralisme acceptable pour le Québec est impossible car ils applaudissent chaque fois que le Québec est désavantagé.

Ils passent leur vie à faire de la brume et à attacher des boulets de peur aux jambes leurs concitoyens.

Avez-vous remarqué que les seuls à parler de guerre civile en cas de défaite sont les fédéralistes?

Les fédérâleux n’ont rien à offrir, alors ils se rabattent dans la peur et les menaces de violence.

La vérité est qu’ils sont tellement peureux que si un jour le Oui passe ils vont se terrer chez eux la queue entre les jambes à ruminer leurs idées noires pendant que les autres vont fêter dans les rues.

@ André Serra

Il y a trente ans, mon père disait fièrement et tout heureux que le chien de René Lévesque est mort (la souveraineté). On le dit encore aujourd’hui.

En fait, depuis quarante ans, l’option séparatiste monte redescend et remonte plus haut. Plusieurs fois les Québécois ont eu votre réflexe, mais l’option revient toujours plus forte.

Mes enfants étaient indifférents de la souveraineté à 19 ou 20 ans il y a 6 à 8 ans. Aujourd’hui, sans que je leur en parles, ils sont devenus farouchement séparatistes.

En fait, même si les propos de M. Lisée n’auraient que peu d’impact, disons sur seulement 3% de la population, se serait assez pour gagner un référendum d’ici trois ou quatre ans.

L’économie du Québec actuelle n’a que 45 ans. Elle est très jeune, à ses débuts. À la fin des années 60 les Québécois étaient fringants et croyaient au Québec et à son économie future. Elle s’est réalisée, mais jamais nous aurions pu imaginer que le Québec puisse pousser aussi loin dans la technologie de pointe qui fait grandir son économie lentement mais puissamment.

Il y a cinquante ans, la majorité des Québécois n’avaient même pas terminé le secondaire. Pire encore, une partie n’avaient même pas terminé leur primaire. Normal il n’y avait même pas d’école pour se faire.

Aujourd’hui, ils sont parmi les meilleurs de la planète en science, en maths et en art.

Le Québec a fait un sacré bout de chemin en 60 ans.

Mais aujourd’hui les détracteurs québécois s’emploient à nous ramener de pensée, de mentalité, quarante ou cinquante ans en arrière, comme ils le font depuis deux cent cinquante ans.

Le Québec n’est pas un petit pays. Mais il compte trop de dépendantistes et de peureux qui devraient s’ouvrir les yeux et le cœur à leur vrai pays, le Québec.

” En quoi la séparation du Québec favorisera-t-elle l’épanouissement du Français dans le reste du Canada?”
Francois 1er

Je vous suggère les deux documents ci-dessous. Les chiffres de statistiques Canada sont éloquents

« Le génocide culturel des francophones au Canada, synthèse du déclin du Français au Canada » Les Éditions du Québécois. 2010

« Les héritiers de lord durham » publié par la fédération des francophones hors Québec en avril 1977. (loin d’être une gang de séparatistes québécois)

Je vous demande donc où en est le français à l’extérieur du Québec en ce 40e anniversaire de la Loi sur les langues officielles du Canada? L’enseignement du français comme langue seconde dans les écoles du Canada anglais a certes connu quelque succès. Cela sert trop souvent, cependant, à masquer le recul de l’usage du français comme langue première au foyer.

Laurent Desbois
ex-franco-Ontarien,
fier Québécois depuis trente ans
et canadian… par la force des choses et temporairement …. sur papiers seulement!

François dernier

La peur le début de la sagesse? Mon oeil.

La peur paralyse et empêche d’avancer. La peur est un obstacle à l’innovation et la découverte. La peur est la source de la xénophobie. La peur c’est pour les lâches et les faibles.

La fortune sourit aux audacieux, pas à ceux qui ont peur.

Si l’humanité avait écoutée les peureux, jamais on ne serait allé sur la lune. En fait on se promènerait toujours à pieds : monter à cheval est bien trop risqué. Hé, c’est que ça va vite un cheval. C’est épeurant. Booooh!

La peur finit par se dissiper si tu sais pourquoi tu as peur. Si tu en connais les raisons et les solutions.

Mais quand tu as peur depuis 50 ans et que tu ne fais aucun effort pour comprendre ta peur. Tu es un gros ….* irrécupérable.

*Mettez ce que vous voulez,

@ 69François 1 :
mai 11, 2010 à 5:26
@ Yvon Fleurent:

La peur Monsieur, c’est le début de la sagesse!!! »

La sagesse Monsieur c’est être assez cultivé et assez renseigné ou instruit pour ne plus avoir peur de ce qu’on ne connaissait pas.

@ Yvon Fleurent:

C’est justement ce que l’on connaît des séparatistes qui nous fait si peur et qui nous rend si sages!

@ Laurent Desbois:

Je répète ma question à laquelle vous n’avez su répondre: ” En quoi la séparation du Québec favorisera-t-elle l’épanouissement du Français dans le reste du Canada?”

@ Warren Peace (Guerre et Paix):

Si un « oui » l’emportait nettement à une question claire (ce qui est, vous l’avouerez, du domaine de la fiction la plus délirante…), on aurait fort à parier que tout ce qui se trouve au Québec à l’ouest de la rue Saint-Laurent (j’irais même jusqu’à l’ouest de l’Ile-de-Montréal sauf bien sûr Hochelaga-Maisonneuve et les hirsutes du Plateau…) voudra farouchement (j’insiste sur le mot « farouchement »!) demeurer dans notre beau et grand pays envié de tous qu’est notre Canada.

Dans un tel cas, que ferez-vous dans votre Républik du Québec?

Les déporterez-vous ailleurs comme les anglos l’ont fait en Acadie pour vous approprier LEURS terres? Ferez-vous intervenir l’armée canadienne (ou pire, la S.Q.) comme Trudeau l’a fait (comble de l’ironie non?)? Appellerez-vous les casques bleus à la rescousse? Créerez-vous des camps de rééducation à la bolchévik?

Que vous le vouliez ou non, le Québec, une fois séparé du Canada et sans projet de constitution claire et approuvée par sa population, est parfaitement divisible selon la volonté de ses citoyens et de vouloir imposer bêtement ses vues à une partie de la population contre son gré est la meilleure façon d’ouvrir la porte à une guerre civile. L’histoire est pleine de naïfs avec la fleur au fusil qui ont sous-estimé la force de volonté et de caractère de leurs adversaires.

Oh…en passant et sur un aute sujet: presque 70% des Québécois (ça inclut beaucoup de « de souche » ça monsieur…) veulent avoir le libre-choix de l’école pour LEURS enfants (ils veulent pouvoir les envoyer à l’école anglaise). Pas mal non?

« Je me tue à vous le dire » !

Laissez-le mourir…

Il aime faire partie d’un pays gouverné par un État rétrograde à tous égards. C’est son choix.

Bush tablait sur la peur afin de faire passer ses mensonges de prédateur.

Obama ne parle pas de peur. Il parle d’ouverture à l’autre et d’entraide.

L’analyse de Monsieur Lisée est bien documentée et, me semble-t-il, reflète la pensée et l’opinion de la majorité des Québécois. Je suis d’avis qu’avec la diminution constante du poids démographique du Québec au sein du Canada, les Québécois vont enfin se réveiller et décider de former leur pays, un pays aussi viable, sinon davantage, que n’importe quel autre dans le monde. Bientôt, nous n’aurons plus le choix de nous affirmer comme nation, sinon nous disparaîtrons.

@françois premier #77

a) Pourquoi cette déformation de mon nom (guerre et paix)? Vous ne savez pas vivre?

= = =

b) »Créerez-vous des camps de rééducation à la bolchévik? »

Pourquoi cet amalgame entre indépendance et bolchévisme?

Vous croyez m’insulter en me reliant à la mouvance bolchévique? C’est mon intelligence et la décence que vous insultez! J’appartiens à la famille du droit, et suis retraité d’un Tribunal.

Vous croyez pouvoir m’insulter en m’identifiant aux intellos go-gauches du Plateau, alors que j’habite à 630 km dudit Plateau?

Vous devriez ajuster votre mire!

= = =

« Que vous le vouliez ou non, le Québec, une fois séparé du Canada et sans projet de constitution claire et approuvée par sa population, est parfaitement divisible selon la volonté de ses citoyens »

Moi, François, je ne veux rien. Ce n’est pas de mon opinion qu’il est question, mais du droit.

Que VOUS le vouliez ou non, le Québec n’est pas divisible. I just speak the Law… Et le droit, ce n’est pas vous qui allez le ré-écrire, n’en déplaise à votre auguste personne.

Divisible, le Québec? Si tel était le cas, vous pourriez empêcher la Minganie de sortir du Québec, de proclamer son indépendance et de couper l’alimentation en électricité de l’Île de Montréal?

Vous fabulez. Vous divaguez. Et vous raisonnez comme un enfant de 4 ans…

” En quoi la séparation du Québec favorisera-t-elle l’épanouissement du Français dans le reste du Canada?”

Facile :

En n’étant plus sur la défensive à ce propos sur son propre territoire, le pays du Québec pourra participer à soutenir le français dans les provinces canadiennes, un peu comme la France l’a déjà fait dans le passé avec le Québec.

Mais tant que le Québec est obligé de défendre le français chez lui, il lui est impossible de s’imposer ailleurs. L’indépendance lui donnerait une force d’attraction et un pouvoir de négocier des ententes avec les autres communautés francophones.

Pour ce qui est de ceux qui voudraient rester dans le Canada, ils pourront toujours y aller. Personne ne va les retenir. Es-tu en train de dire que les seuls qui doivent respecter la démocratie (choix de la majorité) sont les souverainistes?

Parce que si on applique ta logique, le Lac Saint-Jean devrait être indépendant depuis le référendum de 1980!

Selon François 1, une partie de l’île de Montréal pourrait demeurer dans le Canada… Pas pire. Comme ça ils seraient obligés de passer les douanes chaque fois qu’ils voudraient sortir de leur quartier pour faire leur épicerie ou aller au cinéma. 🙂

@ Warren Peace:

Je m’excuse d’avoir voulu faire un peu de fantaisie avec votre nom. je croyais que vous aviez le sens de l’humour mais…bon…enfin…

Le droit est une chose bien sûr mais la volonté profonde d’un groupe d’invividus de ne pas se plier à la décision d’un autre groupe peut très facilement dégénérer et vous le savez très bien. D’ailleurs, la création des pays du globe (et les multiples fluctuation des frontières de certains d’entre-eux) en est la preuve pétante. Si les êtres humains l’avaient voulu, les frontières entre les pays n’existeraient pas et nous vivrions tous dans l’harmonie et la fraternité, mais c’est le contraire qui se passe: les frontières existent bel et bien et on a assisté à la création de près de 40 nouveaux pays au cours des 60 dernières années. Pourquoi croyez-vous?

La plupart des pays hôtes ne se croyaient pas divisibles non plus…

@ Matvail:

Vous êtes dans les patates et pas à peu près:

1- Rien, absolument RIEN n’empêchele Québec de « participer à soutenir le français dans les provinces canadiennes… » (sic) AUJOURD’HUI. Pas besoin de se séparer pour faire ça mais les péquistes n’aident jamais les francophones des autres provinces (hôpital de Montfort…) car ça irait à l’encontre leur théorie de la sombre conspiration des gros méchants Anglais.

2- La France nous a ABANDONNÉS!!! Relisez votre histoire Monsieur.

Il y a au moins deux erreurs importantes sur lesquelles j’aimerais attirer l’attention.

1. « C’est vrai aussi dans le cœur du pays: l’Ontario. Le chinois (il est plus précis de dire « les langues chinoises », car il y en a plusieurs) y est désormais la langue maternelle de 18% des non-anglophones, devant le français, avec 13%. »

Non! Le grand graphique en tarte est faux.

Il y a plus d’Ontariens ayant le français pour langue maternelle que le chinois.

Au recensement de 2006, il y avait 510 240 francophones de langue maternelle en Ontario, et 492 970 sinophones (qui parlent diverses langues chinoises).

Source: Gouvernement de l’Ontario. http://www.fin.gov.on.ca/fr/economy/demographics/census/cenhi06-8.html

N’oublions pas que le français est de loin la langue la plus connue après l’anglais. En Ontario en 2006, 1,4 millions de personnes savaient parler le français, loin devant la deuxième langue, l’italien, à un peu moins de 400 000. (Même si on regroupait le chinois comme une langue unique, on resterait en-dessous de 600 000.)

Source: http://www12.statcan.gc.ca/census-recensement/2006/dp-pd/tbt/Rp-fra.cfm?TABID=1&LANG=F&A=R&APATH=3&DETAIL=0&DIM=0&FL=A&FREE=0&GC=35&GID=837983&GK=1&GRP=1&O=D&PID=89189&PRID=0&PTYPE=88971,97154&S=0&SHOWALL=0&SUB=705&Temporal=2006&THEME=70&VID=0&VNAMEE=&VNAMEF=&D1=0&D2=0&D3=0&D4=0&D5=0&D6=0

2. « Mais hors Québec, seulement 7,4 % des anglophones affirment avoir une connaissance du français. Or cette donnée est gonflée. Car quand Statistique Canada avait eu la mauvaise idée, en 1988, d’insister pour savoir si cela voulait dire que ces Anglos pouvaient « soutenir une conversation assez longue sur divers sujets », le tiers avait déclaré forfait. Cette question « dure » ne fut jamais réutilisée. »

C’est faux! Cette question est toujours utilisée au recensement. La formulation utilisée en 2006 était encore:

« Cochez le français ou l’anglais seulement si la personne peut soutenir une conversation assez longue sur divers sujets dans cette langue. »

« Il s’agit de la même question qu’aux recensements de 2001, de 1996 et de 1991. »

Source: http://www12.statcan.gc.ca/census-recensement/2006/ref/dict/pop055a-fra.cfm

Il faut nuancer les propos aussi sur le peu d’anglophones qui parleraient le français.

Par exemple, dans le groupe d’âge de 15 à 24 ans en Ontario:

-15% sont bilingues;
-17% de ceux nés au Canada sont bilingues;
-13% des anglophones nés au Canada sont bilingues;
-16% des allophones nés au Canada sont bilingues (anglais-français, donc trilingues).

Donc on voit que dans les jeunes générations ontariennes, le bilinguisme est loin d’être rare. On voit aussi que les jeunes Ontariens allophones nés au Canada, donc pour la plupart des enfants d’immigrants, sont encore plus nombreux que les anglophones à parler le français. Ils n’ont donc rien contre le bilinguisme.

On peut trouver que ces chiffres devraient être plus élevés, mais on voit tout de même qu’il y a beaucoup plus de bilinguisme chez les jeunes.

Source: http://www12.statcan.gc.ca/census-recensement/2006/dp-pd/tbt/Rp-eng.cfm?TABID=1&LANG=E&APATH=3&DETAIL=0&DIM=0&FL=A&FREE=0&GC=0&GK=0&GRP=1&PID=89449&PRID=0&PTYPE=88971,97154&S=0&SHOWALL=0&SUB=704&Temporal=2006&THEME=70&VID=0&VNAMEE=&VNAMEF=

Si on concentre l’attention sur les Ontariens instruits, le bilinguisme devient encore plus fréquent.

Parmi les Ontariens anglophones ayant entre 25 et 34 ans et détenteurs d’un diplôme universitaire, 23% étaient bilingues en 2006.

http://www12.statcan.gc.ca/census-recensement/2006/dp-pd/tbt/Rp-fra.cfm?TABID=1&LANG=F&A=R&APATH=3&DETAIL=0&DIM=0&FL=A&FREE=0&GC=35&GID=837983&GK=1&GRP=1&O=D&PID=93721&PRID=0&PTYPE=88971,97154&S=0&SHOWALL=0&SUB=755&Temporal=2006&THEME=75&VID=0&VNAMEE=&VNAMEF=&D1=1&D2=3&D3=3&D4=0&D5=0&D6=0

Voici un autre fait intéressant:

En 2000, 6% de la population scolaire ontarienne était en immersion française, c’est-à-dire que, sans être francophones, les élèves suivaient tous leurs cours (histoire, mathématiques, etc.) en français. Il s’agit là d’une volonté forte de devenir bilingues.

Source: http://www.statcan.gc.ca/pub/81-004-x/200406/6923-fra.h

Un dernier chiffre frappant. À la question « Êtes-vous personnellement en faveur du bilinguisme pour votre province? » 70% des Canadiens ont répondu oui en 2006 (et 28% non), y compris 64% des anglophones. Il s’agit d’une augmentation de 13% par rapport à 2003.

Le soutien hors Québec allait de 53% en Alberta à 79% dans les provinces atlantiques.

Source: http://www.ocol-clo.gc.ca/html/evolution_opinion_section_1_f.php

Dans mon dernier commentaire, certains liens ne marchaient pas. Je m’en excuse. Je les corrige ici.

Concernant le bilinguisme chez les Ontariens de 15 à 24 ans, selon qu’ils sont nés au Canada ou non et selon la langue maternelle:

http://www12.statcan.gc.ca/census-recensement/2006/dp-pd/tbt/Rp-fra.cfm?LANG=F&APATH=3&DETAIL=0&DIM=0&FL=A&FREE=0&GC=0&GID=0&GK=0&GRP=1&PID=89449&PRID=0&PTYPE=88971,97154&S=0&SHOWALL=0&SUB=704&Temporal=2006&THEME=70&VID=0&VNAMEE=&VNAMEF=

Concernant l’immersion française en Ontario:

http://www.statcan.gc.ca/pub/81-004-x/200406/6923-fra.htm