Idéologie budgétaire, prise 2

En novembre 2008, le ministre des Finances, Jim Flaherty, n’en démordait pas. Alors que la crise économique était à nos portes, il n’avait qu’une chose en tête : éviter que le gouvernement fédéral affiche un déficit. Son remède? Mettre la hache dans ses dépenses, vendre des actifs, plafonner les paiements de péréquation et le salaire des fonctionnaires tout en suspendant leur droit de grève et les recours judiciaires en matière d’équité salariale. Contrairement à ce qu’à peu près tout le monde lui recommandait, le ministre préférait réduire les dépenses de l’État de 4,3 milliards plutôt que de les maintenir ou de les accroître pour soutenir l’économie et favoriser la relance.

Mais le gouvernement conservateur était minoritaire et l’opposition ne l’entendait pas ainsi. Libéraux, néo-démocrates et bloquistes étaient prêts à voter contre l’énoncé économique et à défaire le gouvernement. Le gouvernement Harper a évité ce vote de confiance en invoquant la prorogation (avec crise parlementaire à la clé) et est revenu quelques mois plus tard avec un plan de relance économique dont il se vante encore aujourd’hui.

L’histoire semble vouloir se répéter cependant. Mardi, M. Flaherty a soutenu que l’incertitude économique actuelle l’incitait à garder le cap.

«Dans une période d’incertitude pour l’économie mondiale, l’une des contributions stratégiques que le gouvernement peut faire pour soutenir la confiance et la croissance au Canada est de maintenir notre solide situation financière et fiscale, a-t-il plaidé. On va garder le cap. On va s’en tenir à notre plan.»

En d’autres mots, il persiste à vouloir éliminer le déficit une année plus tôt que prévu. Il est vrai que même si les finances fédérales sont en bon ordre, Ottawa n’a plus la marge de manœuvre qu’il avait en 2009. Cela ne justifie pas toutefois d’accélérer la lutte au déficit comme le gouvernement se prépare à le faire.

Pour y parvenir, le gouvernement veut trouver d’ici l’hiver prochain assez d’économies pour réduire ses dépenses annuelles de 4 milliards d’ici 2014-15. Le problème est que ces compressions s’ajouteront à d’autres imposées depuis quatre ans et à un gel des budgets de fonctionnement des ministères, décrété il y a plus d’un an. Ce corset pousse déjà plusieurs ministères, le dernier en date étant celui de l’Environnement, à éliminer des programmes et à réduire leur personnel. L’addition des économies récurrentes de 4 milliards laisse présager un exercice difficile. On assistera à une réduction encore plus accentuée des dépenses de l’État au moment où l’économie aurait peut-être besoin d’un répit.

Le pire, faut-il le répéter, est que ces nouvelles compressions ne serviront qu’à éliminer le déficit une année plus tôt que prévu, ce que rien n’exige sauf le désir des conservateurs de mettre en œuvre certaines promesses électorales coûteuses. La prudence dicterait plutôt, avant de mettre le pied sur l’accélérateur, d’attendre et de voir la direction que prendra l’économie.

Mais voilà, les conservateurs sont majoritaires et peuvent en faire à leur tête.

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On ne peut pas éliminer le déficit public par le seul truchement d’une compression des dépenses de l’État. Ce qui permet de réduire les déficits durablement et même à terme de parvenir à des budgets excédentaires, c’est d’accroitre les recettes de l’État. On peut accroitre ces recettes par le biais d’augmentations d’impôts et de taxes ou bien miser sur l’accroissement du pouvoir d’achat des citoyens, ce qui signifie une hausse des revenus d’emplois et une perspective de parvenir au plein emploi (ou quasi plein emploi) ce qui accroit le nombre des contribuables ce qui a généralement un impact positif sur la consommation.

C’est vers cet objectif que tend la politique initiée par Jim Flaherty qui estime qu’en n’augmentant pas le fardeau fiscal (hormis la contribution à l’assurance chômage) et en réduisant encore l’impôt des entreprises, on a de bonnes chances de parvenir à améliorer la situation de l’emploi et donc les recettes de l’État. Qui plus est avec un taux directeur de la banque du Canada qui devrait rester bas. Les gens devraient pouvoir continuer d’acquérir des biens immobiliers (un secteur important de l’économie canadienne) et les entreprises devraient pourvoir emprunter à bon prix pour pouvoir se moderniser, améliorer leur productivité et conquérir de nouveaux marchés.

Il s’agit de la part des Conservateurs d’un pari sur l’avenir qui pourrait marcher. Le fait de parvenir rapidement au déficit zéro devrait assurer à la devise canadienne de rester forte, ce qui attire les capitaux et les investisseurs. Ce qui aussi contribue à la création ou au maintient des emplois.

Aussi la politique économique des Conservateurs n’est-elle pas incohérente et franchement la seule chose qui pour moi reste un peu déficiente, c’est le volet social qui gagnerait à être développé pour façonner un Canada plus uni et plus solidaire capable de relever de nouveaux défis plus verts.

Vs vs souvenez d’Harper au sommet du Pacifique au Pérou en pleine crise économique en 2008? « Tout va bien Madame la Marquise: Le Canada ne sera pas touché par la crise mondiale »

Quelques mois plus tard, on passait d’un surplus budgétaire de 10G à un déficit de 24G. Puis à 42G, pour finalement atterrir à 50G!!! 50G sur un budget de 280G

Trois ans plus tard, on est à 30G. En trois ans, Harper a ajouté 120G à la dette nationale!

Et c’est pas fini. Harper va nous acheter des beaux de guerre à 30G et de beaux F35 à 35G.

Pendant ce temps, les péquistes sont en train de détruire le seul instrument qu’on avait pour sortir du Canada à Harper.

Les conservateurs avaient annoncé tambours et trompettes ces coupures budgétaires de l’ordre de 4G$ récurrentes tout au long de la campagne électorale, mais sans en préciser la teneur.

Les canadiens ont voté massivement pour un gouvernement conservateur fort, stable et majoritaire.

Les québécois ont voté massivement pour les néo-démocrates. Les québécois ont décidé collectivement de passer de l’opposition perpétuelle à l’opposition officielle. Grand bien nous en fasse maintenant…

Les conservateurs vont réaliser exactement ce qu’ils avaient promis. Sur ce point leur mandat est clair.

Les canadiens les ont élus, québécois, subissez-les maintenant.

Et ne venez pas me dire que vous en êtes surpris et que vous tombez des nues!!!

Vous avez raison, c’est très bien les dettes, ça renforcit un pays.

Les Européens et les Américains l’ont compris, c’est pourquoi leur situation économique est si enviable.

Tant qu’à se faire casser les oreilles avec des crises après crises, de récession après récession et tout aussi bien dépression, on perd son temps. Le système est foutu…usa Zone euro en sont des bons exemples. Aussi bien bâtir un système nouveau lequel ne tiendra pas compte des banques privées. Bâtissons un nouveau système économique et laissons choir les petits Flagherty et Bachand.

Et en 2006-2007 lorsque les conservateurs annonçaient une coupe d’une point de pourcentage de TPS, ils prévoyaient se priver de 6 à 7 milliards en revenu par années – le gouvernement s’est privé de 12,5 milliards de revenus de TPS l’an dernier.

Et ça ne prendrait que des coupes de 4 milliards dans les dépenses pour rétablir l’équilibre ? Ben voyons donc, Monsieur Flaherty. Vos estimés de croissance sont beaucoup trop optimistes. Vous allez nous entrainer dans le gouffre de l’endettement encore plus que vous ne l’avez déjà fait.

Je préfére l’idéologoie de Flagherty et Harper à l’idéologie gréco-romaine qui consiste à payer des intellocrates à ne rien faire, à se corrompre jusqu’à la moelle épinière et à envoyer la facture à ses enfants et petits-enfants.
C’est peut etre la raison de la récente hausse de natalité en Occident: générer de nouveaux taxés !!

Quelqu’un a déjà mentionné qu’il fallait parler avec prudence de ce que l’on sait, et s’abstenir de parler de ce que nous ne connaissons pas…

Et je ne fais pas ici référence à l’auteur de cet article…