Ignatieff rabroué par ses partisans

Le succès que Barack Obama a eu sur la Toile en 2008 a inspiré de nombreux politiciens partout sur la planète, Canada inclus. Plusieurs élus fédéraux ont fait leur entrée sur le réseau social Facebook. Pour s’y faire voir ou y diffuser leur message. Le chef libéral Michael Ignatieff est un de ceux-là. Il y a démarré un «fan club» qui lui permet de rejoindre des gens qui n’iraient peut-être pas sur le site officiel du Parti libéral du Canada. Ses fidèles n’ont pas besoin d’être membres de Facebook pour y adhérer.

Pour combattre la  torpeur estivale, son équipe a invité les fans, jeudi, à afficher sur leur page Facebook un message disant qu’ils appuient Ignatieff «parce que le monde entier veut le Canada à son meilleur». L’appel a fait rapidement réagir les fans anglophones, et pas toujours favorablement. (L’absence de commentaires en français soulève d’ailleurs un doute sur l’efficacité d’un fan club du genre. Les francophones y seraient-il rébarbatifs ? Le député libéral Denis Coderre a pourtant du succès sur Facebook. Et il est difficile de croire qu’il n’y ait aucun francophone parmi ses 15 383 fans de Michael Ignatieff.)

La critique la plus fréquente des fans a trait à la raison invoquée pour appuyer le chef libéral, raison qualifiée de superficielle. On veut des politiques, des idées, un programme. Matthew écrit : « Michael, I’m a fan of yours and everything, but what’s with this? Seems kind of shady and somewhat forced. There isn’t even an election going on.» Steve renchérit : «Obnoxious request. Create some inspiring liberal platforms and we’ll go from there.» Kevin en rajoute : « I can’t support a political party when I have no idea where it stands on the issues. And no, being Anti-Harper is not a policy position.»

Ces critiques reflètent ce qu’on entend de plus en plus souvent dans les médias traditionnels où chroniqueurs et éditorialistes exigent du chef libéral qu’il abandonne les généralités et expose ses solutions de rechange. Michael Ignatieff a bien fait deux discours cet été. Au Stampede de Calgary, il a pris la défense des sables bitumineux, sans dire toutefois comment il comptait assurer une exploitation respectueuse de l’environnement. Mercredi, à Londres, il a profité d’une conférence sur le libéralisme pour expliquer ce qu’être libéral signifiait pour lui. Malgré la profondeur du propos, ce dernier discours n’a eu à peu près aucun écho dans la presse. Comme quoi il est difficile d’attirer l’attention quand on est dans l’opposition, quand le Parlement est en vacances et que trop de gens croient que les idées n’ont pas la cote. Le PLC n’aide pas beaucoup son chef non plus. Aucun de ces deux discours n’était encore sur le site officiel du parti ce matin.

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Ça ressemble de plus en plus à un pétard mouillé cete grandiloquence. C’est un homme grand. Est-ce vraiment un grand homme ?

« chroniqueurs et éditorialistes exigent du chef libéral qu’il abandonne les généralités et expose ses solutions de rechange »

Elle est bonne cella-là ! Si Ignatieff exposait son plan de rechangenul nul doute que les chroniqueurs et éditorialistes trouveraient, comme ce fut le cas pour Dion, que le plan est trop difficile à expliquer à leurs lecteurs !

Stephen Harper est premier ministre du Canada. C’est sur ses gestes et les conséquences de ces gestes que les chroniqueurs et éditorialistes devraient se pencher. Monsieur Ignatieff s’occupera d’expliquer lui-même son plan aux Canadiens lors de la prochaine campagne électorale.

non depuis quelque temps on n,entend pas parlé mé m.Ignatieff et dire ce qu,il ferait pour mettre de l,ordre.

Ignatieff est un inconnu. Ignatieff s’est imposé. Ignatieff n’a pas d’idées. Ignatieff est comme son parti : mort. Ignatieff a commis un bouquin… qui ne se vend pas, du moins en français car, dans la librairie grande surface ou je travaille, pas un seul exemplaire ne s<est vendu. Un seul en anglais vendu a un fan!!! Ignatieff essaie de tout son etre de paraitre sympathique, niet, il a l<air d<un mechant taureau. Qui sera le prochain a gouverner le Canada, encore Harpeur?

Je suis un nationaliste Québécois,cependant je serais pret a voter libéral (chose que je n’ai jamais faiteen 50ans)si leur programe électoral nous promettais la réouverture de la constitution et y inclurais des closes irrévocables :La non ingérance dans les champs de compétence des provinces,l’autonomie complète en éducation,en soins de santé,et tous les autres champs de compétence que le Québec réclame depuis Duplessis,seul Charest fléchi un genoux et si on le laisse la trop longtemp il fléchira les deux.Je crois que toutes les provinces seraient fières de récupérer leurs droits,sauf peut ètre Terre Neuve,s’ils ne sont pas heureux avec nous qu’ils retournent ou ils étaient avant d’ètre admis comme province Canadienne.

Pour être tout à fait honnête, je dirais que M. Ignatieff en fin stratège et en homme pas trop pressé et un peu au dessus de ses affaires, semble attendre que le pire de la crise économique soit passé et que la majorité des canadiens en aient leur ras-le-bol de M. Harper et co. pour se faire élire à la manière d’un Pierre-Éliot Trudeau lors d’une élection régulière qui a plus de prestige à ses yeux. Aurons-nous d’autres choix le moment venu. Je ne le crois pas à moins d’élire le Bloc Québécois, ce qui me semble improbable. Mais cette attitude n’est pas très courageuse à mes yeux.

Le Parti libéral du Canada, en effet, a besoin d’un peu plus de contenu que « Nous ne sommes pas Harper ».

Au début des années soixante, plusieurs penseurs libéraux se sont réunis à Kingston pour tenter de définir les orientations de ce parti-là. C’est la dernière fois qu’un tel événement s’est produit chez les Rouges. Dommage, parce qu’il en est ressorti une orientation centre-gauche qui était à la base des politiques de l’éventuel gouvernement Pearson. N’en déplaise aux Trudeauistes, je crois vraiment que Lester Pearson était notre dernier grand premier ministre fédéral.

Avec Ignatieff, je vois le contenant, mais pas encore de contenu. Au moins Dion, aussi détestable était-il, avait une politique environnementale.

En tant que Québécois, je me trouve depuis 1993 à voter Bloc par défaut. Les Conservateurs (qui ont cessé même de faire semblant de s’appeler « progressistes » font de la petite politique de droite qui n’a aucun attrait pour moi. Les Néo-démocrates sont relativement sympathiques mais malgré Mulcair, n’ont pas de racines ici. Les Libéraux, grâce à leur coup de force constitutionnel de 1981 et leurs manigances pour saboter Meech en 1990, ne méritent pas la confiance des Québécois.

Alors à M » Ignatieff, je lui dirais « Donnez-moi une raison de voter pour vous. Prenez Pearson comme modèle et montrez-nous du vrai respect. Sinon, vous n’aurez pas mon appui … ni celui de la majorité des Québécois.

Ignatieff a une politique, c’est celle de l’affreux George « doubia » Bush et il a honte, avec raison, de l’exprimer. Les pro-guerre-pro-torture-pro-polution ne sont pas assez nombreux au Québec et au Canada pour lui assurer une élection.