Il y a 20 ans, les Québécois disaient «noui» au Canada

Dans un an, nous fêterons le 20e anniversaire du scandale des commandites, la «réponse» de Jean Chrétien à la volonté de changement des Québécois.

Photo: Tom Hanson/La Presse Canadienne
Photo: Tom Hanson/La Presse Canadienne

PolitiqueQue de surplace parcouru depuis le référendum de 1995. Il y a 20 ans, les Québécois disaient «noui» à une question complexe sur la souveraineté assortie d’un partenariat économique.

Je suis retombé sur la une du Devoir du 31 octobre 1995. En manchette: «Le Québec divisé». Titres des trois textes secondaires: «La prochaine fois c’est bientôt, dit Bouchard», «Nous devons maintenant améliorer le Canada, dit Johnson» et «Chrétien: au Canada de ne pas laisser tomber les Québécois».

On attend toujours… Autant pour le changement promis que pour le prochain référendum. Personne n’avait prévu qu’une victoire aussi serrée du camp du Non allait déboucher sur deux décennies de statu quo.

Lise Bissonnette, alors directrice du Devoir, possédait l’une des plumes et l’un des esprits les plus vifs de l’époque. «La vie politique reprendra donc son cours, au sein d’institutions inchangées parce qu’une fragile majorité les appuie toujours», écrivait-elle avec une certaine justesse.

Comme tant d’autres, elle croyait à tort que les 49,4 % d’appuis au Oui allaient permettre au Québec de retrouver «une place centrale dans un pays qui la lui niait allégrement». «Si les leaders canadiens ne prennent pas acte de ce fait, si le “changement” dont ils ont balbutié le mot en fin de campagne ne marque pas un retour au pacte fondateur du Canada, au rétablissement de cette place centrale du Québec dans l’expérience canadienne, tous savent, désormais, que la marche vers la souveraineté continuera, avec une légitimité incontestable», écrivait-elle.

Et pourtant, non. Après le référendum de 1995, les Québécois n’ont rien demandé de plus, et le gouvernement fédéral n’a rien proposé de nouveau. Rien, sinon un programme de visibilité accrue du Canada au Québec.

Ce ramassis d’unifoliés sur les sites et édifices fédéraux portait un nom: le programme des commandites. Dans un an, nous fêterons le 20e anniversaire de ce scandale. Des publicitaires voraces se sont empiffrés dans ce buffet ouvert qu’était le programme de visibilité, en prenant bien soin de laisser de généreuses miettes au Parti libéral du Canada (PLC).

C’était la «réponse» de Jean Chrétien à la volonté de changement des Québécois. Le scandale, disséqué à la commission Gomery, a fait monter l’appui à la souveraineté à un peu plus de 50 %, tout en confinant le PLC au Québec à un purgatoire qui a pris fin le 19 octobre dernier.

Le référendum? Lorsque le chef caquiste François Legault a lancé son «sacrez-moi patience avec ce sujet-là», lors de la dernière campagne provinciale, il résumait au fond la pensée politique des Québécois des 20 dernières années. À la suite du premier référendum, en 1980, on a essayé au moins de faire bouger les choses. Les négociations constitutionnelles, le déplorable rapatriement unilatéral de la Constitution, l’accord du lac Meech, en 1987, et sa version édulcorée de Charlottetown, en 1992, témoignaient d’une volonté de régler la question québécoise.

Pierre Elliott Trudeau a adopté la méthode forte avec le rapatriement de la Constitution sans l’accord du Québec. Brian Mulroney a voulu ramener le Québec dans le giron fédéral «dans l’honneur et l’enthousiasme» avec Meech. L’échec des fédéralistes, libéraux ou conservateurs, a conduit au référendum de 1995, qui apparaît plus que jamais comme celui de la dernière chance.

Dans sa remarquable entrevue de fond avec le journaliste Michel Lacombe, feu Jacques Parizeau affirmait que sa génération et la suivante avaient dit ce qu’elles avaient à dire. Selon l’ancien chef souverainiste, il appartient maintenant aux 30 à 40 ans (et même aux plus jeunes) de définir leur projet de société.

Justement, les jeunes sont les moins intéressés par ce «champ de ruines» qu’est devenue la souveraineté. L’appui au projet indépendantiste bat de l’aile dans la tranche d’âge où il bénéficiait jadis des plus forts appuis.

Au lendemain de la cuisante défaite d’un Parti québécois dirigé par Bernard Landry, en 2003, le politologue Jean-Herman Guay avait suscité une petite commotion dans les milieux souverainistes. Il attribuait le recul du PQ, crédité du tiers des voix, à la disparition des «raisins de la colère».

Le programme du PQ a été «largement réalisé», disait-il. «Le projet souverainiste n’a pas abouti, mais il a néanmoins provoqué des changements importants dans la structure économique de la société.» Guay n’est pas le seul à penser que le Québec a réussi sa révolution — culturelle, sociale et économique — sans achever sa révolution politique.

Lors de l’élection d’avril 2014, le PQ de Pauline Marois n’a récolté que le quart des appuis. Son pire résultat à vie. En incluant les résultats de Québec solidaire (7,6 %) et Option nationale (0,7 %), les partis souverainistes ont récolté le tiers des voix, comme en 2003, alors que le PQ occupait seul ce terrain.

Et on se demande pourquoi le gâteau souverainiste ne lève plus. C’est simple, le réservoir d’indignation des Québécois est vide. La situation d’oppression économique, politique et linguistique vécue par les Québécois avant la Révolution tranquille n’existe plus.

L’insécurité identitaire, moteur du PQ, n’est pas la tasse de thé des plus jeunes. Le «nous» et le «vous», le Québec et le Canada, l’unifolié et le fleurdelisé: ces antagonismes sont de moins en moins présents dans le discours politique contemporain, à telle enseigne que le nouveau chef péquiste, Pierre Karl Péladeau, a l’air venu d’une autre planète lorsqu’il agite les épouvantails de la Charte canadienne des droits et libertés et du multiculturalisme à la mode de Trudeau, père ou fils. Pense-t-il vraiment que les Québécois vont faire ou défaire un pays sur ces vieilles rancunes?

Pour le 20e anniversaire du référendum, les ténors souverainistes ont ressorti les affiches de la campagne de 1995, qu’ils ont légèrement modifiées. En dessous du Oui, le slogan «Et ça devient possible» a été remplacé par «Le Québec, mon pays».

Les modalités d’accession à la souveraineté seront dévoilées au plus tard en 2018, a expliqué M. Péladeau. Avant de parler de mécanique, les souverainistes devront convaincre les électeurs que leur projet de pays en vaut la peine, au-delà du recyclage de vieilles affiches.

Le statu quo convient parfaitement à une majorité claire d’électeurs. C’est l’héritage lourd et durable du 30 octobre 1995.

Les commentaires sont fermés.

Pourtant PKP a raison. Le multiculturalisme ne passe pas chez les Québécois et il s’agit d’agiter le nikaq pour faire monter les votes (parlez-en à Thomas…..)
Le problème, c’est qu’agiter le nikab est à droite et que les 4 partis souverainistes (PQ, QS, ON et Bloc) sont campés à gauche et ont une peur bleue d’utiliser l’arme de destruction massive
Y’a un grand vide sur l’échiquier politique: un parti de droite nationaliste. Son apparition changerait la donne.

Ben hâte de voir la réaction de PKP lorsque Justin va ouvrir la porte à 25,000 Syriens prochainement. Va-t-il se cacher sous le tapis? Ou donner une voix à la majorité québécoise hostile à l’opération?

L’indépendance du Québec ce n’est pas un choix de Gauche ou de Droite, c’est un choix entre l’Indépendance et la Dépendance, l’objectif premier c’est de nous prendre totalement en main, ensuite nous ferons comme tous les autres peuples normaux du monde et nous vivrons selon nos valeurs et intérêts à gauche ou à droite ou entre les deux.

Le lendemain de l’indépendance du Québec nous serons libérés :
1. des énormes pertes de temps organisées que sont les éternelles batailles stériles que la province doit livrer avec Ottawa pour faire le moindre pas en avant
2. nous serons enfin libérés de cette cristallisation entre indépendantistes et fédéralistes, autre élément qui nous brûle beaucoup d’énergie depuis toujours.
3. les partis politiques se réorganiseront, la dynamique changera totalement, les changes sont grandes pour que soit instauré un mode de scrutin électoral mieux adapté aux multiparité

Et nous serons enfin en meilleure posture pour assurer un meilleur futur aux Québécois.

Je vais vous dire une chose: à voir comment nos différents gouvernements provinciaux ont gèré le pauvre Québec depuis les 50 dernières années, je remercie le ciel à tous les jours que notre gouvernement fédéral existe encore et qu’il puisse faire la gestion d’une partie de nos deniers.

Le lendemain d’une plus qu’hypothétique séparation du Québec, nous croulerons sous les dettes, nous reculerons du 3e rang au 35e rang (et je suis généreux ici!) mondial, nous continuerons à nous chicaner avec le Canada et ce sera même PIRE vu la reaction du ROC (on a la politique de notre géographie), il y aura partition du Québec, les Inuits insisteront pour demeurer au sein du Canada, etc…

Il y a longtemps que les Québécois ont mesuré les coûts d’entrer dans votre cage à homards et ils croient sagement que le jeu n’en vaut aucunement la chandelle; d’ailleurs, la dernière élection fédérale où le parti séparatiste a RECULÉ à moins de 20% en est une autre preuve pétante.

Merci d’avoir pris la peine de faire ce très bon résumé des arguments clés des fédéralistes contre l’indépendance du Québec au cours des 50 dernières années.

Pouvez vous maintenant nous expliquer comment la fédération a aidé le Québec durant cette même période de temps ? Pouvez vous nous aligner 3-4 de ces bons coups qui inciteraient le Québec à apprécier d,être dans la fédération au point de vouloir y rester ?

@ Claude Lafontaine le 6 novembre 2015 à 9 h 07:

PLUS de $20.0 MILLIARDS PAR ANNÉE de péréquation et de dépenses fédérales au Québec pour un.

Avoir le privilège d’appartenir à l’un des 2 ou 3 meilleurs pays au MONDE dont le passeport est le plus respecté AU MONDE (qualité de vie, démocratie, espérance de vie, croissance économique, tolérance et justice sociale, stabilité du système politique, etc…) pour deux.

Le Québec jouit, à l’intérieur de la fédération canadienne, d’une autonomie que lui envient plusieurs autres endroits dans le monde qui aspirent à l’indépendance dont l’Écosse, le Catalogne, etc… pour trois.

Ententes commerciales internationales dont le traité de libre-échange avec les USA et le tout dernier traité trans-Pacifique. Participation dans plusieurs autres ententes économiques dont celle du très Britannique Commonwealth dont même votre Parizeau voulait en continuer la bonne marche.

Innombrables contributions aux efforts de maintient de la paix au niveau international.

Mobilité inter-provinciale incomparable.

Etc…etc… Bref, les avantages sont tellement nombreux que j’en aurais pour des heures et des pages.

Surtout que de votre côté, vous n’avez qu’une cage à homards à nous offrir…

Imaginez…se faire planter par Trudeau père et ensuite se faire planter par Chrétien…

Pas facile la vie de séparatiste…

Vous terminez votre texte en disant que la majorité se contente du statuquo. Peut-être en est-il ainsi mais comme une épine dans le pied, la souveraineté continue de terrifier les fédéralistes, et plutôt que de vouloir la solutionner pour de bon, ils l’ignorent. L’évènement qui pourrait changer la donne se produira un jour. Une insignifiance qui aura l’heure de regrouper une majorité de québécois, de faire basculer cette majorité. Quel est-il? Est-il une guerre avec un enrollement obligatoire? Est-il un passage forcé d’un pipeline? Est-il une immigration libérée de toute intégration? Est-il une religion immodérée? Est-il l’assassinat d’un leader apprécié? Est-il l’étouffement de l’expression publique de ce peuple?
La souveraineté vient d’une somme de petits agacements, de l’ignorance des uns, de la surdité des autres… Le projet devenu plus rassembleur, le jour ou tous y trouveront des espoirs, des rêves. Quand la démocratie Canadienne mettra un dirigeant trop à droite bien que supporté par la plus petite majorité des gens, même si sa députation la lui procure cette majorité parlementaire. Le jour oû les gens s’ouvriront les yeux.

Vous écrivez « Quand la démocratie Canadienne mettra un dirigeant trop à droite bien que supporté par la plus petite majorité des gens, même si sa députation la lui procure cette majorité parlementaire »… c’est déjà arrivé depuis presqu’une décennie et les Québécois se sont tournés vers qui? Trudeau fils…

Quand deux camps opposés ont avantage tactiquement à répandre le même mensonge (exemple, une certaine gauche comme une certaine droite tirent avantage du mensonge « George Orwell était un homme de droite »), ce mensonge a d’autant plus de chances de s’incruster, de gagner, de remplacer la vérité.

De même pour l’intox martelée par les deux camps dans l’après-référendum de 1995 : « Il n’y a pas polarisation ».

Ce commentaire de Brian Myles sur le référendum de 1995 SEMBLE bien balancé, mais en fait il manque singulièrement de vitriol, comme pratiquement tous les commentaires qu’on peut lire sous la plume de nos teneux de tribune.

Il n’est question nulle part de l’hystérie rhétorique chauffée à blanc, des explications conspirationnelles de ce que fait l’adversaire séparatisse ou fédéralisse, ni du débagoulage patriotard simplet qui tenait lieu de pensée à la plupart des militants en carte du Oui et du Non dans l’après-1995 (à de rarissimes et louables exceptions près de part et d’autre), ni de Sheila MinCulCopps, l’antifasciste en peau de lapin qui déguise les enfants en drapeaux, ni de son équivalent séparatiste Gérald Larose qui voulait se servir des cours d’histoire pour faire de la propagande séparatiste dans les écoles, ni de la trajectoire pourtant si symptomatique de l’avocat Guy Bertrand qui passe de l’aile la plus maniaquement forcenée du nationalisme québécois (séparation unilatérale, élection référendaire) à l’aile la plus maniaquement forcenée du nationalisme canadien (partitionnisme), ni de la menace de Bouchard de tenir aussitôt un autre référendum (« neverendum »), ni du fait que Chrétien se met à clamer que 50% + 1 n’est pas un seuil décisif PENDANT la campagne référendaire – alors qu’on était à seulement quelques jours du scrutin ! -, enfin il n’est question nulle part du fait qu’Ottawa entérine, avalise le délire grand-serbe de la partition du Québec en cas de victoire du Oui (traduction: « Si tu votes du mauvais bord, je déclenche une guerre civile », autrement dit le chantage aux charniers). Aval qui fut suivi de peu par cri de guerre cinglé « PARTITION NOW ! », qui est rien moins que notre équivalent local de ce que Turati (ou Bissolati, ça dépend des sources) avait baptisé en 1922 « contre-révolution préventive et posthume ».

« If the partitionnists are crazy, then the separatists are crazy ! » (Si les partitionnistes sont fous, alors les séparatistes sont fous). Cette rhétorique spéculaire (de ‘specuum’, miroir) est d’époque ; elle est de Robert Libman, et elle décrit parfaitement l’état d’esprit qui régnait alors chez les militants de part et d’autre (à quelques rarissimes exceptions je le répète, exceptions malheureusement repliées sur elles-mêmes comme des violettes).

Dès lors qu’il s’agit de ce dossier de l’unité du Canada versus la séparation du Québec, seul un idiot peut faire confiance à l’un ou l’autre des deux camps. Voilà la leçon numéro un de la polarisation qui a suivi le référendum de 1995. Polarisation qui a bien eu lieu, contrairement à l’intox lénifiante martelée par les deux camps, sur un ton involontairement comique de dignité outragée.

La solution ? Je la tiens de mon ennemi séparatiste Bernard Landry., qui dans un rare moment de lucidité – sur lequel il n’est jamais revenu, hélas – proposait de placer le processus sous égide internationale. En tant qu’électeur du Non, je préférerais évidemment qu’il n’y ait pas de troisième référendum ; mais comme j’aime la démocratie au moins autant sinon davantage que le Canada, si jamais il devait y en avoir un – si par exemple on se retrouvait dans la même dynamique infernale d’avoir les nationalistes de Trudeau à Ottawa et les nationalistes de Péladeau à Québec – alors ce sera mon devoir de citoyen de battre le tambour pour disqualifier les deux camps avec le maximum de morgue possible (je n’aurai qu’à puiser dans toutes les déclarations incendiaires et irresponsables des années 1995-1999, qui sont à faire dresser les cheveux sur la tête) afin que ce soient des puissances étrangères, ou l’ONU, qui aient la haute main sur le processus. Ainsi les tricheurs, les menteurs du Oui comme du Non seront disqualifiés d’office et le résultat sera fiable.

L’indépendance POLITIQUE du peuple québécois est une question d’honneur et de dignité (self-respect, comme diraient les habitants à l’ouest de la rivière des Outaouais). De cette indépendance politique découle toutes les décisions de nature sociale, économique, culturelle, environnementale, qu’elles soient bonnes ou mauvaises pour le peuple québécois, et pour la préservation de son identité propre en cette terre d’Amérique. Peut-on fabriquer des mensonges lorsqu’il est question d’honneur et de dignité?

Ah mais vous pouvez parler d’honneur et de dignité avec les autochtones du Québec et de la façon qu’ils vivent le colonialisme à la Québécoise!

« Peut-on fabriquer des mensonges lorsqu’il est question d’honneur et de dignité? »

La réponse courte est : oui. Je me méfie un tantinet de l’honneur, au nom duquel on a f commis tant de sottises à travers les siècles, sur tous les continents ; mais pour ce qui est de la dignité en tout cas, elle me semble difficilement compatible avec le mensonge. « Il en va de la vie des peuples comme de la vie en général : le mensonge rabaisse l’amour. » – Comte Sforza.

La raison pour laquelle la fin ne justifie pas les moyens, c’est que les moyens conditionnent la fin. C’est pourquoi, par exemple, moi qui suis résolument fédéraliste, je suis un antipartitionniste si résolu : car une unité politique maintenue par de tels moyens – la peur et le chantage – ne peut être qu’une illusion d’unité et non l’unité.

Le mensonge « pour la bonne cause » mine et rabaisse la cause que l’on veut défendre – in fine, lui nuit terriblement et peut même la mener à la ruine complète.

Vous avez raison, l’unité canadienne est une illusion soutenue par la peur (Jean Garon trouvait les Québécois pissous et je suis d’accord avec lui) et le chantage, et cette illusion est gobée par tous les François 1 de cette contrée.

Bref, aucun argument crédible à fournir…

Le Cirque du Soleil, Céline Dion, Adèle, Xavier Dolan, Jean-Marc vallée, Philippe Falardeau, Dany Laferrière, Coeur de Pirate, Assassin’s Creed Syndicate, Nicolas Duvernois, etc…rayonnent TOUS au niveau INTERNATIONAL et ce, à l’intérieur de notre beau et grand pays, Le Canada. Et ils parlent TOUS Français.

Cette simple liste est la preuve par quatre que le séparatisme québécois tel que défendu aujourd’hui est totalement désuet et dépassé.

Et on n’a même pas encore parlé des arguments économiques…

Vaut mieux être sage et hardi que sage et pissou. Pour reprendre les mots de l’un de nos héros québécois: les gagnants ne lâchent jamais, les lâcheurs ne gagnent jamais.

@ François 1 le 8 novembre 2015 à 4 h 51 min

Bref, le Québec a une chambre confortable dans la grande maison canadienne. Dommage qu’il doive parler en anglais aux repas en famille. Que voulez-vous, c’est le prix à payer pour être dans le plus meilleur pays du monde, n’est ce pas?

@ Claude Perras le 8 novembre 2015 à 10 h 14 min:

« Parler Anglais à la table »???

ARCHI-FAUX!!!

Harper débutait TOUTES ses conférences en FRANÇAIS et de plus, notre nouveau Premier Ministre vient tout droit du QUÉBEC et il maîtrise parfaitement le Français.

Votre combat d’arrière-garde est totalement dépassé et vieillot. Comme l’a dit Justin: « Nous sommes en 2015! ».

@ François 1 le 11 novembre 2015 à 4 h 54 min

Le bilinguisme au fédéral à Ottawa, une vraie farce (20 ans d’observation). L’arrivée de Trudeau fils n’y changera rien en 2015. Une institution bilingue, ça n’existe pas. Elle peut donner des services dans les deux langues mais elle prend le caractère et la façon de penser du groupe majoritaire qui la compose. Pour citer un commentaire d’un auteur dont j’oubli le nom, le bilinguisme est un état instable entre deux états d’unilinguisme et je rajoute, une illusion que les fédéralistes essaient d’entretenir.

Si le fait que votre héros Stephen Harper commençait ses discours en français vous a ému, pauvre vous.

En passant, comment va la thérapie pour traiter votre pathologie anti-souveraineté?

Au 3e paragraphe du texte, vous parlez d’une victoire serrée du camp du OUI… Êtes-vous en train de réécrire l’Histoire, monsieur Myles?

Il s’agit d’une erreur que nous venons de corriger.
Merci,
L’équipe de L’actualité

La vérité c’est quelques jours avant le référendum de 1995 les sondages donnaient le OUI gagnant entre 50 et même 60%, hier soir à l’émission de R.C TMEP l’invité John Parsella amené à commenter les résultats du référendum a clairement dit :
« Si le vote avait eu lieu une semaine plus tôt le OUI aura gagné »
et vous savez comme moi qui est John Parisella : un fervent fédéraliste, un ex-conseiller de Robert Bourassa, un acteur dans le camp du NON en 1995, un homme qui commet mieux que nous tous les dessous de la politique, ce qu’il a dit est crédible.

Les québécois, sur la fin de la campagne référendaire, quelques jours avant le vote avaient très bien compris la question et avait clairement entrevu laquelle des options leur permettait d’améliorer le plus leur sort : l’indépendance du Québec ou son maintien dans la fédération.

Alors qu’est-ce qui a provoqué le virage de dernière minute qui a fait basculer la tendance au point de faire passer le NON d’un poil au-dessus du 50% ?

La réponse à cette question nous la connaissons c’est essentiellement le résultat des interventions d’Ottawa et des autres canadiens dans le processus démocratique qui était en cours au Québec, entre québécois. C’est le résultat de l’influence de ces interventions de toutes sortes, hautement antidémocratiques. Après coup nous avons entendu en politicien du camp du NON répondre candidement à un journaliste qui lui demandait pourquoi ils avaient agi ainsi dire : « À la guerre tous les moyens sont bons pour gagner »… sous entendu au diable les règles démocratiques lorsqu’elles nous nuisent.

Sans ces influences illégitimes ce n’est NOUI que les québécois ont répondu en 1995 c’est un OUI franc, que les sirènes du NON sont venus influencer à la dernière minute. Le pire, si les politiciens hors Québec n’étaient pas intervenus plus tôt c,est qu’ils étaient convaincus que le camp du NON, mais québécois alors dirigé par Daniel Johnson fils allait comme d’habitude pouvoir s’en sortir seul en trouvant au besoin un stratagème qui viendrait brouiller les pistes et/ou dérouter les leaders du camp du OUI, ils nous prenaient pour acquis… comme d’habitude.

Autre chose remarquable et que nous avons intérêt à nous souvenir pour la suite, c’est l’influence direct qu’Ottawa a eu sur les médias anglophones hors Québec, rappelez vous la directive de Chrétien aux politiciens du ROC mais AUSSI aux médias du ROC : « Ne vous mêlez pas de ce débat, laissez les québécois régler ça ensemble » et ces médias ont joué le jeu des fédéralistes tout au long de la campagne, jusqu’au moment où Ottawa quelques jours avant l;e vote sentant que le résultat du vote n’allait pas dans la direction qu’ils auraient voulu change sa directive de 180 deg et donne à tout ce beau monde le signal d’y aller maximum boucane et de n’importe quelles façons pour influencer le vote…. avec le résultat que nous connaissons.

La morale de l’histoire c’est que lorsque les québécois finissent par voir clair dans la différence entre les deux options et lorsqu’ils se font confiance l’indépendance prend vite le dessus. le HIC c’est que la stratégie des fédéralistes qui consiste à claironner que l’indépendance est une option désuet, qu’elle est morte, que les québécois ne veulent plus en entendre parler etc… fonctionne, en fait on ne trouve pas UN fédéraliste qui veut s’aventurer à expliquer aux québécois en quoi / pourquoi / comment le fédéralisme à la canadienne est préférable pour les québécois à leur indépendance, ils ne veulent tout simplement pas en discuter, ils se limitent à essayer de défendre le statu quo avec les arguments habituels, en discréditant l’indépendance.

En 2015, il ne reste au Québec qu’un parti politique officiellement Fédéraliste ( le PLQ ), 3 autres sont officiellement Indépendantistes ( PQ, QS, ON ) et la CAQ est officiellement Nationaliste même si son chef lui est un indépendantiste convaincu. Ça signifie tout de même quelque chose qu’autant de chefs politiques qu’on peut présumer honnêtes soient convaincus que l’indépendance est la meilleure option pour le futur du Québec !

Nous savons aussi ce qui joue en faveur du statu quo : notre mode de scrutin au Québec, qui fait que même avec multiples partis indépendantistes c,est le parti fédéraliste qui passe parce que 1. la division des votes joue en sa faveur et 2. qu’il peut compter sur un noyau fort de circonscriptions qui votent systématiquement à plus de 90% pour eux peu importe ce que le PLQ a eu comme bilan et peu importe ce qu’il propose.

Il faudra bien un jour sortir de ce mode là et de ce club là (celui de la fédération) où nous n’arrivons pas à nous entendre nos supposés partenaires.

Il est aussi probable qu’à la onzième heure, les frileux ont décidé d’aller dans le camp du non. Les manoeuvres du fédéral avec le love-in de Montréal étaient tellement grosses que je doute que plusieurs électeurs aient été impressionnés au point de voter non. Par ailleurs il faut aussi pointer du doigt les ténors du oui qui se sont fait berner par le fédéral – c’était prévisible qu’ils feraient n’importe quoi pour « sauver » le Canada et ils auraient dû prévoir ça mais ils se sont fait avoir comme des grands naïfs – on aurait dit des chevreuils éclairés par des phares de voiture!

Enfin on ne peut blamer les Canadiens de se battre pour conserver leur pays – c’est de bonne guerre et on peut les comprendre tout comme il est parfaitement compréhensible que les Québécois qui aspiraient à l’indépendance travaillent ardemment pour arriver à leurs fins. Il est possible que la démocratie bancale du Canada ne soit pas adaptée pour ce genre de débat politique…

Ah…le mythe du référendum volé par les gros méchants anglos d’Ottawa… C’est qu’il a la vie dure pour certains séparatistes en manque d’explication pour leur DÉFAITE!

D’ailleurs, depuis ce référendum, tous les sondages confirment que la cause n’intéresse plus qu’entre 30% à 40% des Québécois et même PIRE: à la dernière élection fédérale que je considère comme référendaire et représentative de la position des Québécois sur l’échiquier Canadien, le Bloc québécois séparatiste n’a réussi qu’à attirer moins de 19% des électeurs (i.e.: 81% des Québécoises et des Québécois ont voté CONTRE le Bloc!!!).

Need to say no more…

« Ah…le mythe du référendum volé par les gros méchants anglos d’Ottawa. »

C’est un mythe quand les borgnes fanatisés de la classe militante – qu’ils militent pour le Oui ou pour le Non- ne voyaient (et ne voient toujours, dans bien des cas) la tricherie et le mensonge que d’un seul bord alors qu’il s’en trouvait des deux bords. À l’époque, je me disais : «Puisqu’ils aiment tant militer, pourquoi ne pas les inviter à militer pour l’expulsion de la racaille polarisée dans leur camp respectif ?» J’obtenais toujours des réponses comiquement indignées du genre : « Pis les séparatisses, ils sont pas hystériques, eux autres!? » « Pis les fédéralisses, ils sont pas hystériques, eux autres!? » Qu’ils soient du PLC ou du PQ, les encartés ne sont vraiment pas des lumières, dites donc. Chacun des deux camps prétendait justifier son hystérie par l’hystérie du camp d’en face et, surtout, croyait me berner avec cette rhétorique débile, qu’un enfant de six ans pourrait réfuter.

Mazaryk : «Lorsque nous appelons un Tchèque, c’est un homme qui doit répondre. Nous ne devons idolâtrer pas même notre patrie.» Mais en pleine hystérie post-référendaire, allez essayer d’expliquer ce principe antifasciste aux exaltés apoplectiques du PLC et du PQ !!

À la prochaine polarisation du genre, croyez-moi, je ne serai pas pris au dépourvu. C’est complexe, car il faut savoir marcher (voter Non ou voter Oui) et mâcher de la gomme (lutter sans merci contre l’hystérie militante). Il faut un certain entraînement, mais c’est juste un tour de main à attraper…

Vous dites:
« Que de surplace parcouru depuis le référendum de 1995. » Est c’est facile de le valider.

Puis:

« Je suis retombé sur la une du Devoir du 31 octobre 1995. En manchette: «Le Québec divisé.» Titres des trois textes secondaires: «La prochaine fois c’est bientôt, dit Bouchard»; «Nous devons maintenant améliorer le Canada, dit Johnson» et «Chrétien: au Canada de ne pas laisser tomber les Québécois». » C’est une autre misérable réalité

C’est pourtant simple ce que les québécois ont réclamé et réclament encore lorsque leurs chefs politiques ne font pas l’autruche et qu’ils se préoccupent des intérêts des québécois avant tout.

Depuis 1971, bien après les acquis de la révolution tranquille, le Québec réclame plus de pouvoirs / plus d’autonomie : http://archives.radio-canada.ca/sports/national/clips/5726/ et la reconnaissance d’un statut particulier en matière de langue et de culture pour être en mesure de protéger et d’assurer la survie de sa culture et langue françaises, ceci étant absolument nécessaire étant noyé dans la mer anglo-saxonne nord Américaine.

45 ans plus tard le Québec a au cours des dernières décennies eu partiellement gain de cause en matière de Main d’oeuvre, le Gouv Harper a reconnu il y a quelques années que le Québec était un peuple, mais nous sommes encore bien loin de la reconnaissance qui permettrait au Québec de bien protéger sa spécificité culturelle. De ce coté là le Québec a agi en instaurant la loi 101 en 1977 qui a à n’en pas douter a amélioré notre sort mais la Constitution canadienne et la Cour Suprême aidant a à multiples reprises charcuté cette loi du Québec et donc limité la capacité du Québec d’agir de ce coté là. Y’a pas de doute, devant les multiples refus du ROC de reconnaitre un statut particulier au Québec là-dessus, seul un Québec indépendant pourrait mieux assurer la protection de sa langue et sa culture.

D’un point de vue strictement économique, il est assez évident que les investissements qu »Ottawa a historiquement fait au Canada et qu’on peut qualifier d’économiquement structurants il les a fait majoritairement hors Québec, ce qu’Ottawa offre au Québec à la place c’est le prix de consolation : de la péréquation.

Et ça continue, une partie des taxes et impôts perçus par Ottawa au Québec servent toujours à structurer l’économie d’autres provinces : Ontario ; Automobile, Alberta : Hydrocarbure; Maritime : Industrie navale; Terre-Neuve : Hydro-électricité etc… Pire depuis l’ère de Paul Martin Ottawa fait de plus en plus de transferts aux provinces de façons « discrétionnaire », sans règles précises, retours d’ascenseur peut-être, on ne sait trop.

Pour envenimer la situation à la grandeur de la fédération, il y cette autre réalité qui est le Déséquilibre Fiscal entre Ottawa et les province, Ottawa dans son désir de centralisation, retient en taxes et impôts beaucoup plus que ce qu’il aurait besoin pour s’acquitter des responsabilités qui sont de son domaine de compétence, mais il ne cède pas d’un iota là-dessus, ce qui lui permet de faire la pluie et le beau temps.

Tous s’entendent là-dessus, pour remédier à ces problèmes importants (du moins ce que le Québec perçoit comme des problèmes importants) il faudrait réouvrir la constitution, reprendre une ronde constitutionnelle comme ils disent, le HIC c’est que TOUS les premiers ministres répètent à qui veut les entendre : « Ce n’est pas possible, le fruit n’est pas encore mûr pour ça »; En fait nous devons décoder qu’il n’y ‘a pas de volonté politique de changer les choses.

Devant une telle situation, il est assez normal que des politiciens du Québec qui priorisent les intérêts économiques du Québec envisagent de quitter la fédération, puisque tout ce qu’elle peut nous assurer c’est de CONTINUER à faire du surplace, où pire et je crois que c’est ce qui nous arrive, de dégrader d’avantage notre sort.

Pour le Québec, la fédération est en fait un partenariat de dupe car :
– La constitution canadienne l’empêche de bien protéger sa langue et sa culture
– Économiquement parlant, en laissant Ottawa décider de ce qu’il veut bien supporter comme développement économique dans la fédération, Québec doit se satisfaire de péréquation alors qu’il pourrait faire beaucoup mieux et plus vite en étant indépendan.

Qu’est-ce que nous espérons encore de ce club là !

Nous avons brûlé littéralement des dizaines de politiciens qui nous recommandaient la bonne option, certains y sont presque arrivés, les québécois sont en partie responsables du surplace que nous faisons les grandes décisions (acceptation ou refus de l’indépendance ) étant entre leurs mains. On peut se contenter du statu quo, pour certains ça a l’air moins dérangeant et moins risqué que l’alternative (l’indépendance), mais lorsqu’on analyse bien le statu quo il est au contraire très risqué et représente à long terme la moins intéressante des options, à la fois culturellement et économiquement.

On doit aussi remarquer que les jeunes ne vivent plus dans le même environnement que les plus vieux dont je suis. Leur monde est pluri-ethnique avec internet et les communications incroyables qu’il permet. La société québécoise a changé considérablement et les nouveaux arrivants n’ont pas nécessairement envie de participer à un exercice de démantèlement du pays qui les a accueilli. C’est vrai que plusieurs respectent la volonté du peuple québécois de vouloir son indépendance mais si on se met à leur place, on comprend aisément que c’est difficile pour eux de comprendre le mouvement indépendantiste, surtout par manque de contexte et probablement aussi d’intérêt (sauf quand un référendum se pointe).

Il faut aussi dire que le nationalisme se vend moins bien aujourd’hui pour toutes sortes de raisons et les débats sur le niqab et sur les soit-disant accommodements culturels peuvent donner le frisson à ceux qui croient fermement aux droits individuels. Un mouvement d’indépendance est toujours fondé sur des droits collectifs et il arrive quelques fois que les droits individuels soient affectés.

Enfin, ce qui rend le projet encore plus difficile c’est le succès du PQ qui a réussi quand même à transformer profondément le Québec et en faire un état beaucoup plus français qu’il ne l’était en 1970, ce malgré l’immigration croissante. Le PQ a réussi à moderniser l’état québécois au point où Duplessis ne le reconnaîtrait certainement pas! Son succès dans le cadre de la fédération canadienne a peut-être en partie causé son échec en 1995 – d’où le manque d’intérêt aujourd’hui pour des changements constitutionnels qui paraissent carrément abstraits pour la majorité des citoyens.

Plusieurs disent et répètent que les jeunes (en les mettant tous dans la même catégorie) ne s’intéressent plus ou pas à l’indépendance du Québec, que les jeunes d’aujourd’hui se considèrent comme des citoyens du monde, qu’ils ne sont pas intéressés à se battre pour défendre leurs particularités (culture et langue) et que d’un point de vue économique ils sont tous devenus partisans du « me, myself and i » au diable les valeurs de partage et le nationalisme, qu’ils sont plutôt du genre « au plus fort la poche et on fera sa vie où ça rapportera le plus économiquement », on ne s’occupe pas de politique « on laisse les autres nous organiser ».

Je ne crois pas qu’on peut coller cette étiquette là à tous les jeunes québécois, je les crois plus intelligents que ça, eux comme ceux qui les ont précédés ont besoin de projets emballants et réalistes pour réagir / embarquer / se mettre en marche, ils voudront certainement comme nous améliorer leur sort et celui de leurs enfants, ceux qui présentement se définissent comme des citoyens du monde d’abord finiront bien par réaliser que la diversité culturelle qu’il y a dans le monde qui fait la richesse du monde et que pour ça il faut que chacun des peuples qui composent ce monde travaille à protéger / garder vivantes les particularités qu’ils ont, faire de nous des clones à la grandeur de la planète n’est pas souhaitable et je crois que les jeunes qui n’ont pas encore réalisé ça ne manqueront pas de le découvrir un moment donné.

Les avancés que le Québec a fait depuis la révolution tranquille, et ils sont dû un peu à tous les partis (PLQ, l’ancien parti Conservateur et le PQ), sont dus au dynamisme des québécois, et je suis conscient que certains se servent de ça pour dire que le Québec peut très bien évoluer à l’intérieur de la fédération, mais ce n’est pas vrai. C’est après de longues luttes avec Ottawa que les artisans de la révolution tranquille ont obtenu plus d’autonomie là où ils le jugeaient nécessaire, mais suite à son arrivée au pouvoir autour de 1968 P.E Trudeau a vite mis le pied dans la porte, fini le plus d’autonomie que le Québec continuait de réclamer d’Ottawa. Plus de 45 ans plus tard le Québec fait encore face au mur dressé par Trudeau père et l’espoir est nul de pouvoir obtenir ce qui nous serait encore nécessaire (vital en fait ) pour survivre culturellement (langue et culture) et pour améliorer notre sort économique.

Je suis convaincu qu’une bonne proportion de jeunes voient déjà cette réalité et seront prêts à se battre pour que le Québec continue d’avancer, logiquement ils ne peuvent accepter que le Québec continue à faire les frais de cette fédération figée.

Vous parlez d’autonomie. Hum…

Le Québec jouit DÉJÀ d’une autonomie incomparable dans le monde et lorsque nous nous attardons aux « réalisations » québécoises dans, justement, ses champs de compétences exclusives comme l’éducation, la santé, les routes et infrastructures provinciales, etc… force est de constater que nous sommes chanceux que le Québec n’en ait pas plus et que notre gouvernement fédéral puisse s’occuper des choses supérieures.

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