Imaginer l’après-crise, version vidéo

Attention, pour les mordus seulement : j’ai prononcé une conférence de 10 minutes, suivie de 10 minutes de questions, sur ma contribution au livre collectif dont vous connaissez le titre, lors des Rendez-vous de la coopération 2010. Ils l’ont filmée. La voici. (Et oui, je sais que je dois perdre du poids.)

Les commentaires sont fermés.

Très interressant comme conférence. Surtout qu’elle explore d’autres avenues que la taxation éhontée de la classe moyenne pour dégager plus d’argent pour les entreprises privées qui gravitent autour du gouvernement, tel que le pratique celui de Charest.

Évidemment ces solutions ont peu d’écho dans la population parce qu’elles ne bénéfiçient pas du matraquage médiatique dont profite les néo-libéraux de l’Institut Économique de Montréal.
Ça me surprendrait que le TVA Nouvelles de 18hrs fasse une chronique journalière des nouveaux défis et de la nouvelle économie qui devrait remplaçer l’ancienne façon de faire les choses..
Il faut trouver un moyen pour en assurer une plus grande diffusion dans la population.

Les actions perfides du dernier budget Charest et le ressentiment populaire face à ce budget ouvrent cependant la voie à une recherche de solutions nouvelles dans la population.
Les partis d’opposition devraient en profiter pour faire avançer une autre façon de gouverner parallèlement à la critique sans merci du pire gouvernement que le Québec ait connu.
Vous avez raison ,il faut sortir du négativisme et regarder vers l’avenir.

Pour ce qui est de votre poids, le chandail n’aide surement pas mais c’est au niveau des cheveux que je m’inquiéterais s’il y a lieu à votre place…

Monsieur Lisée
Vous faites le poids. Vous maniez bien l’épée ( moyens de dépasser le capitalisme par le coopératisme par exemple). Vous vous servez bien du bouclier: vous retournez l’argumentaire néo-libéraliste par une analyse qui oblige les tenants de cette idéologie à sortir de leur positionnement confortable.
Le Québec a besoin d’intellectuels qui ne craignent pas de se frotter à la réalité actuelle. Vous êtes l’un de ceux-là.

Sans complaisance
Merci

Bonjour!

Suite au visionnement de votre présentation, vous me donnez le goût de comprendre l’univers coopérativiste.

Cela dit, vers la fin de votre allocution, vous mentionnez la période dite des « trentes glorieuses » (de J. Fourastié). Vous nous remettez en mémoire tout l’univers positif que ces années ont amenées à la croissance de l’humanité.

Peu après, vous décrivez l’univers néo-libéral qui y succéda.

Je crois qu’une des sorties de crise souhaitable, se trouverait dans le fait d’épingler les arguments qu’ont employé les penseurs néo-libéraux de l’époque pour discréditer la structure des trente glorieuses.

Si j’ai bien compris, dans le réquisitoire on pouvait trouver: 1) sur-inflation
2) stagnation de la croissance
3) régulation monopoliste
4) montée du chômage structurel
5) déficits/dettes publiques

etc…

Le fait de trouver des réponses à ce réquisitoire anti-interventionniste serait d’après-moi une des façons de sortir de ce monde néo-libéral dans lequel nous baignons depuis 30 ans.

Raphaël Erkoréka,
Débardeur, port de Montréal

À vous entendre, lorsque vous parlez d’envoyer les Desmarais travaillés dans la mine à tour de rôle, on ne peut s’empêcher de vous rapprocher aux Khmers Rouges ou à Pol Pot, qui envoyèrent riches et intellectuels travaillés à la campagne.

Si on exploite celui qui ne croit pas au bon socialisme/communisme jusqu’à la mort, celui qui ne croit pas à l’idéologie que l’État embrasse, cela est des plus équitables.
Il faut contraindre ceux qui réussirent seuls sans l’aide de l’État ou sans grande éducation pour que seuls les politiciens et quelques biens-pensants solidaires (vous incluant) puissent mieux diriger la société.

Lorsque vous dites qu’il n’y a que les coopératives comme bon modèle social, on ne peut s’empêcher de croire que vous avez fait vos classes chez les marxistes qui souhaitaient voir que des kolkhozes ou des usines où la production est décidée par de grands architectes.

Lorsque vous dites ne pas croire au capitalisme, vous mélangez, comme Michael Moore, corporatisme et capitalisme libéral.

Le corporatisme va dans le sens de ce que vous prônez, soit d’encourager avec les deniers publics et des lois les «bonnes» entreprises.

Le capitalisme libéral est celui qui, avec un rôle limité des politiciens ou des juges à celui d’arbitre de dernier recours, n’engage pas de mêler deniers publics et actions gouvernementales dans la vie des gens et de leurs entreprises personnels.

Félicitation M. Lisé.
Enfin on se lance dans des propositions de solution.
Rapidement,le système coopératif est bon, mais aujourd’hui l’individualisme est bien ancré et la peur des gens de perdre des acquis rendra difficile cette implantation.
La surconsommation individuel est un de nos premiers problèmes a régler, il est cependant impossible d’arrêter de consommer. Il faut partir d’où est rendu le consommateur pour occulter la peur.
L’idée de base est d’abord de stabiliser la demande et la seule façon de se faire est de prolonger dans le temps la durée de vie de tout les objets d’utilité courante qui nous entoure et non d’en priver le consommateur.

De cette façon la peur du consommateur de perdre ses acquis devient moins évidente, il devient plus réceptif au changement.

Le coopératisme entre ici dans le jeux, si 3 millions de consommateurs,dans le cadre d’un appel d’offre, exige que tel ou tel produit doit avoir une garanti de 40 ans, les entreprises soumissionnaires assurés d’un volume vont se précipiter pour satisfaire le cahier de charge.

Si la durée de vie de l’objet est de normalement 5 ans l’effet rechercher se répercuteras après la 5ième année, car dès lors il y a 3 millions d’objets qui ne seront pas renouveler et ainsi la pression sur la demande en ressources va diminuer. La dynamique bien appliqué va nous amenez à une décroissance graduel sans risquer la perte de qualité de vie.
C,est une explication brève évidemment, il faut inscrire la démarche dans une stratégie vraiment élaboré avec tenants et aboutissants et chacun y trouveras son compte la planète en premier.

Merci

C’est évident que le système capitaliste entre en gare.
Que ce soit un système de coopération ou tout autre système qui tient compte du nombre croissant de l’humanité et des ressources, soyons sérieux: tant que les banques privées vont contrôler les devises et l’économie…rien à faire.
Dans les temps d’aujourd’hui et compte-tenu de la situation il est plus que temps d’être dans un état indépendant et créer une banque d’état.
S’appliquer à trouver une autonomie complète.
Et la dette pour faire peur aux gens eh bien on va effacer l’ardoise.
Y’en a marre de leurs hos…. de folies.

Effectivement un document très intéressant. je trouve que les idées que vous énoncez se rapprochent des idées émises par Hervé Kempf qui dans «Pour sauver la planète» opine à l’efet que «les défis de l’heure exigent de sortir de la logique du profits maximal et individuel pour créer des économies coopératives visant au respect des êtres et de l’environnement naturel».

Et je pense que, outre votre livre bien entendu Jean-François, en complément si je puis dire, on a aussi intérêt à prendre connaissance de la théorie économique de Veblen dont l’originalité est de renverser l’axiome originel de l’économie classique. Cela converge tout à fait avec les idées que vous mettez de l’avant.

Il est bien possible que les dépravations du capitalisme finissent par nous conduire vers une économie plus humaine. Mais cela ne se fera pas tout seul. Il faut comprendre d’abord et passer à l’action. Ce qui n’est pas facile dans un contexte où la surconsommation est devenu mode de vie.

La seule ressource limitée sur notre belle planète est l’énergie. Le restant est illimité, car nous les humains, essentiellement, nous déplaçons des atomes.

Rien ne se perd, tous les atomes que nous avons consommés ont simplement été transformés. Nous avons les moyens de transformer tous les atomes sur cette planète, que ce soit des poubelles ou autres, en une forme que nous désirons, et ça, pour le bien de l’humanité.

Revenons à l’énergie, c’est la ressource qui est limitée en ce moment, mais limitée sur tellement long terme, voir des millions d’années que c’est pratiquement illimité sur l’échelle historique.

Au mois de mars 2010, à St-Jérôme, j’ai participé à une conférence qui s’intitule:

Pour en finir avec les pénuries
Une chronique des bonnes nouvelles pour l’humanité

Vous pouvez la consulter sur notre site web:
http://batisseursdenations.org/

Monsieur Lisée, vous décrivez là d’excellentes réformes qui s’imposent de toute évidence. Mais une véritable révolution dans les comportements devient également essentielle et je ne la vois pas encore venir…
Dans l’immédiat, un gouvernement du Québec responsable et libre aurait pu déposer récemment un budget comportant les mesures proposées dans le document à l’adresse suivante au lieu du désastre annoncé :

http://grandslabours.blogspot.com/2010/03/mesures-budgetaires-urgentes.html

En particulier :

# Application ferme de la loi sur les redevances minières – Plusieurs centaines de millions de $/année à récupérer. On sait depuis les révélations du vérificateur général du Québec au printemps 2009 que l’État du Québec DÉPENSE PLUTÔT des dizaines de millions de $/année pour assurer les profits des compagnies minières qui ne payent pas de redevances;
(…)

# Unification des deux projets de Centre hospitalier universitaire (C.H.U.) à Montréal – Un seul C.H.U. de langue française intégrant les chercheurs de l’U. de Montréal et de l’U. McGill – Économie d’environ 3 milliards de $ en 5 ans…;
(…)

# Pour plus de justice, établissement d’au moins 6 paliers de taux d’impôt sur le revenu;

# Pour plus de justice, établissement d’un taux de taxation progressif sur les produits et services. Par exemple, de 0 à 100% variant de façon CONTINUE selon les groupes de produits. Ainsi, une petite voiture économique neuve de 12000$ pourrait être taxée à 3%, et une grosse voiture de luxe ou un V.U.S. de 80000$ pourrait l’être à 80%. Un bijou de 50$ pourrait être taxé à 9% et un de 1000$ l’être à 80%. Un manteau de fourrure véritable : 100%, etc.
(…)
Mais ça prend beaucoup de volonté, d’intelligence et d’audace pour aller dans ce sens… Au-delà de nos capacités ???
* * *

Une des choses qui porvoque la surproduction et surconsommation est la propriété individuelle. Si on a acces à des biens de qualité en nombre suffisant au moment ou on en a de besoin pour la durée dont on en a de besoin. Ça veut dire qu’ils peuvent être utilisés par d’autres durant le reste du temps. Un peu comme le principe de la bibliothéque publique. Si on a des logements, des habitations de villégiatures, des transports en communs, des automobiles, des accessoires de sports (véhicules récréatifs, bateaux, motoneige, chevaux, accès à des cours, films, vêtements pour occasions spéciales etc.) toutes ces choses produites en trop grands nombres, qui encombrent la planète et épuisent les ressources qui deviennent des biens de qualités durables, accessibles en prix et en nombre suffisant sur réservation que ce soit dans le mode coopératif (idéalement) ou privé (en location) sur conditions d’utilisation responsable évidement. Plus de gens auraient accès à de meilleures conditions de vies à moins de frais. Evidement plus les horaires de travail et de fréquentation scolaire seront flexibles un plus grand nombre pourra en profiter. Puisqu’on évite ainsi que tout le monde en ait besoin en même temps et donne des plages de services plus grandes. Si vous et vos enfants pouvez harmoniser vos horaires et vous réserver plus de temps commun libre, il devien donc possible de liberer un plus grand nombre de semaines pour vivre ailleurs et voir autre chose. Finis la production de biblots à 1$, l’inutile et le gaspillage perd la cote.

Il faut réfléchir plus longuement au retrait de l’Impôt sur le revenu. Car si on surtaxe la consommation les gens risque d,aller consommer ailleurs comme ça se fait actuellement avec les EU. Il faut qu’il y ait un impot obligatoire pour tous pour assumer les services communs, surtaxes la surconsommations oui mais en trouvant une façon d’éviter les fuites de capitaux vers l’étranger. Et surtout éviter que ce soit les étrangers qui deviennent propriétaires ici. Trouver moyen de conserver l’exploitation et la transformation de nos ressources Par les gens d’ici, Pour les gens d’ici, et que ce soit seulement les surplus qui soit exportés. Ces surplus doivent répondrent à des besoins raisonnables et non a une surconsommation comme c,est le cas pour les ressources énergétiques, minières, forestières, surproduction fabrications industrielles (plastiques, électroniques etc etc) en ce moment.

erratum coopératif(idéalement), privé(location) et copropriété. Les 3 peuvent coexister. La réduction de la surconsommation en résultera quand même du moment qu’on impose des normes de fabrication durable et la responsabilisation de rendre disponible les biens inutilisés.

Je crois bien que vous avez raison M. Lisée. À long terme( 2ou 3 générations) le système économique actuel ne peut conduire qu’à toutes sortes de catastrophes. La croissance continue excessive vue comme une réussite ne peut pas être supportée par les ressources planétaires telles que nous les connaissons aujourd’hui. Elle engendre elle-même la surconsommation excessive que nous observons de plus en plus et qu’on essaie de banaliser par tous les moyens.

Nous devons trouver par exemple un moyen de nous débarrasser des spéculateurs qui n’apportent rien à l’économie réelle et qui sont autant de cancers dans notre société. La sacrosainte main invisible du marché, régulatrice de l’économie n’est qu’un mythe que plusieurs spécialistes ont déboulonné depuis quelques temps déjà. Plus, on s’en réfère comme certains parents brandissent encore le bonhomme-sept-heures pour que les enfants naïfs aillent se coucher, laissant aux parents tout l’espace pour bien faire ce qu’ils veulent. En réalité elle est une main de marionnette manipulée par ceux-là même qui veulent nous faire croire en ses vertus.

Effectivement, les solutions pourraient venir d’une redéfinition de l’ensemble de nos valeurs humaines et sociales. La surconsommation au seul profit des géants financiers qui mettent tous leurs outils pour la maintenir doit-être dénoncée, voire combattue.

L’économie sociale et solidaire (l’approche coopérative que nous connaissons bien notamment au Québec) parait être une avenue tout à fait intéressante. Mais il ne faut pas se leurrer. Il serait extrêmement surprenant de voir une grande partie de ces grands bonzes de la finance se faire harakiri pour nos seuls beaux yeux. Ils n’hésitent pas à déclarer la guerre à tous groupes qui font obstacles à leurs visées. Alors ne soyons pas dupes. Ils protègeront becs et ongles leurs empires financiers et justifieront leurs actions criminelles par des raisonnements idéalistes sur la liberté et la démocratie. Mais, comme toujours, à leur seul profit évidemment.

Éloquente démonstration de l’alternative au capitalisme prédateur. Comme vous le démontrez clairement, ce qui assurait la pérennité du capitalisme sauvage tenait dans les avantages outranciers qui auront conduit à la dégradation des ressources limitées. Fermer une mine en laissant les lieux pollués et dégradés appartient en effet à une autre époque.

Mais les résistances sont nombreuses car passer de la cupidité à la coopération demande réflexion et les actionnaires exigent des conseils d’administration la maximation de leur investissement, sans égard aux conséquences environnementales et sociales.

Aussi, les systèmes fonctionnent puisqu’ils sont organisés en réseaux. Charest et la FTQ, les garderies privées et Tomassi, etc. Il convient donc de créer des réseaux sains de collaboration à l’effort d’enrichissement collectif et de limiter la surconsommation. C’est simple et limpide. Comme un changement de paradigme.

Vous faites le poids Monsieur Lisée et c’est Monsieur Parizeau qui doit être fier de vos progrès ! On peut dire de vous deux que sans être pratiquants de la simplicité volontaire, vous avez tout de même du coffre.

Toute l’humanité doit passer
1) de la cueillette à l’agriculture
2) de la chasse à l’élevage
3) de la pêche à la pisciculture
4) de l’objet éphémère à l’objet durable
5) de la capitalisation à la coopération
6) du gaspillage à la récupération
7) du commerce destructif des multinationales au commerce équitable
8) de la consommation exaspérée à la simplicité volontaire
9) du vol légalisé au partage véritable
10) du mal généralisé au bien universel dans le respect des individus des nations et de toute l’humanité vers une parfaite complémentarité de toute l’humanité avec la nature et le monde des esprits .

La technologie et les methodes existent pour la collaboration de masse et le developement source libre(open source), il s’agit selon moi d’un changement presque comparable a la revolution industrielle mais dont la puissance et l’impact potenitel semblent vraiment incomprise ou sous-estimé.

En ce moment le development Open Source n’est supporté d’aucune facon(financiere, logistique, operationel, coordination), et pourtant, comme ca a la bonne franquete des outils tel que Wikipedia, WordPress, Open Office, et d’autres, ainsi que des tutoriels (et des jeux, sans valeur educative pour l’instant) voient le jour en offrant un service *utile* et *gratuis* concu par une communaute de collaborateurs benevoles.

Avec un investissement microscopique et un peu de volonte politique le Quebec pourrait connaitre une explosion de productivité sans precedant, une numerisation des dossiers des patients en sante pour un cout 100 moindre que celui actuel qui ne va nul part, se doter d’un curiculum d’education en ligne et multimedia gratuit et ludique qui augmenterais l’apprentissage de la population(tant les etudiants que les adultes s’interessant a un domaine x), grandement faciliter les initiatives et la mise sur pieds de projets de cooperation et le micro-financement transparent de ceux-ci. Le potentiel est immense.

C’est votre très belle personnalité – dans l’ensemble – c’est ce que les gens regardent et, surtout ce que vous avez à dire.
Ils se disent: EN VOILA UN CANDIDAT QUI A LA PRESTANCE D’UN PREMIER MINISTRE!

Votre poids semble tout à fait normal et pour ce qui est des cheveux – c’est la sagese qui les fait blanchir!

Il faudrait faire la diffusion de votre livre sur les campus universitaires, aux étudiants du secondaire, les CEGEP, etc.: « Imaginez l’après crise » que je m’empresse de me procurer demain!

Lorsque le capitalisme est bien exploite il n y a rien de plus beau. Par exemple Microsoft le cirque du soleil l,industrie pharmaceutique etc. Reveillez vous J-F! presentement en occident c’est l’exploitation du cerveau humain qui devient populaire et, on est pas obliger de detruire des forests pour ca.