Immigration: comment Québec accueille des francophones fantômes et de futurs chômeurs

Ahurissant : on sait depuis des années qu’il est essentiel pour l’avenir du Québec de bien choisir, puis de bien intégrer les immigrants. On discute avec une intensité renouvelée depuis trois ans de leurs difficultés d’intégration et de l’impact de leur faible connaissance du français sur nos équilibres linguistiques.

Bienvenue au Québec !
Bienvenue au Québec !

Avait-on tort de croire que quelqu’un prenait des notes, au ministère de l’Immigration ?

De toute évidence, oui. Le Vérificateur général a remis, ce mercredi, un bulletin chiffré désastreux au ministère de l’Immigration. Selon les vérifications de son équipe, le ministère n’a pas la note de passage :

• Entre 40 et 57 p. cent des dossiers (de 11 826 à 16 853 dossiers) comportaient des erreurs dans l’attribution des points de la grille de sélection ou ne contenaient pas tous les éléments nécessaires pour justifier les points attribués.

C’est grave à au moins deux titres :  pour l’avenir linguistique du Québec et pour le succès de l’intégration économique des nouveaux arrivants.

Des francophones fantômes ?

D’abord, cet extrait du rapport taille en pièce la crédibilité des chiffres du ministère quant à la connaissance réelle du français chez les immigrants choisis :

À défaut de tests linguistiques reconnus ou d’autres évidences pour évaluer les connaissances linguistiques du candidat, le conseiller les apprécie lors de l’entrevue de sélection. Encore une fois, les points attribués (maximum de 22 points : 16 pour le français et 6 pour l’anglais) sont laissés au jugement du conseiller à l’immigration et les informations dans le dossier ne permettent pas toujours de justifier l’attribution des points.

Par exemple, il est difficile de comprendre pour quelle raison un candidat a obtenu 6 points sur 16 en français quand les notes du conseiller mentionnent que l’entrevue de sélection s’est déroulée essentiellement en anglais et que le candidat comprenait à peine le français.

Il est tout aussi difficile de justifier l’attribution de 16 points à un candidat qui a été sélectionné sur dossier, alors que son dossier ne contenait aucun commentaire du conseiller ni aucune autre évidence de sa connaissance avancée du français.

Comment importer des chômeurs

Selon le VG, le ministère fait un travail médiocre quand il s’agit de bien apparier les candidats à l’immigration avec les besoins de main-d’œuvre du Québec.  Il indique :

• Seulement 9 p. cent des candidats sélectionnés présentaient un profil répondant aux exigences dans les domaines de formation privilégiés par le Québec ;
• 65 p. cent des travailleurs qualifiés sélectionnés n’ont eu aucun point pour le domaine de formation.

Le VG ne se gène pas pour faire un lien entre ce tri fautif et le taux de chômage élevé des immigrants au Québec.

Le ministère de l’Immigration est particulièrement inepte, dans un contexte international ou beaucoup d’autres pays, aux prises avec des défis semblables — mais sans la précarité linguistique que vit le Québec — ont montré beaucoup plus d’intelligence et d’efficacité dans leurs politiques.

Voici le tableau où le VG compare les politiques du Québec avec celles, beaucoup plus rigoureuses, y compris en matière linguistique, de pays… anglophones !

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Je le dis avec tout le sérieux dont je suis capable : mal gérer l’immigration, c’est, pour les nouveaux arrivants, échouer à notre tâche d’assurer la réussite de leur intégration, donc leur qualité de vie; c’est, pour le Québec, prendre un risque inacceptable pour l’avenir du français.

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tant qu’a avoir une politique d’immigration aussi
mal conçue on aurait du laisser ça au fédéral.

Monsieur Lisée, je vous félicite pour votre article bien documenté. Celui-ci confirme l’impression d’incompétence que m’a laissée Madame James, lors de ces deux interventions à l’Assemblée nationale aujourd’hui. Un enfant du primaire aurait sans doute mieux répondu aux questions de l’opposition au sujet de l’immigration. Et que dire de Madame Saint-Pierre mais, çà c’est un autre sujet…tout aussi pitoyable.

Je suis atterré et fort attristé par ce que révèle le rapport du vérificateur général sur l’incurie, jusqu’ici insoupçonnée, de notre ministère de l’immigration.

L’on voudrait noyer le fait français au Québec que l’on ne ferait pas mieux.

Merci monsieur Lisée pour nous l’avoir signalé.

C’est peut-être vrai il y a des lacunes ou des erreurs dans tout système. Mais loin de jeter l’opprobre et l’anathème sur les immigrants ou leur pseudo-formation en les qualifiant de francophones fantômes. Je ne suis pas d’accord Monsieur Lisée avec tout le respect que je vous dois et le sérieux dont vous faîtes montre.

Il y a un sérieux problème d’intégration des nouveaux arrivants.Et pourtant la barrière linguistique n’y est pour rien. C’est de vrai francophones avec une excellente formation acquise dans des universités françaises et francophones qui ont subi tout un contrôle avant d’obtenir le fameux C.S.Q (certificat de sélection du Québec).J’en témoigne.

Si c’est une main-d’œuvre servile et utile aux entrepôts que le Québec a besoin il fallait s’y prendre autrement.

En revanche votre conclusion est tout aussi intéressante. L’avenir du français et du Québec passera à mon avis par notre intégration socio- professionnelle.

Par ailleurs un défi est posé à l’immigrant : ne pas s’isoler et ne pas se décourager. Personne ne doit se dédouaner de ses responsabilités. Mieux vaut faire amende honorable de part et d’autres et œuvrer pour notre Québec futur en ouvrant un boulevard pour notre insertion professionnel.
Bien sincèrement!

Encore une autre réalisation de l’État social-démocrate québécois…

Beautiful…just fu…. beautiful!!!

Et dire qu’il y en a pour en redemander.

Le but ici n’est plus l’immigration. C’est l’assimiliation. Pour ceux qui croient que je suis souverainiste, je leur dis: voilà votre problème. Vous n’êtes pas capables d’absorber l’immigration. Pour ceux qui croient que je suis fédéraliste: vous vous mettez le doigt dans l’oeil en esseyant de noyer les Québécois. Ils reviendront plus forts.

C’est n’est pas le oh! Ca-Na-Da qui formera les immigrants. Parce qu’il est là le problème: on veut soumettre le Québec. Mais on oublie notre société, l’intégration des nouveaux arrivants est devenu une une démarche politique. Voilà ce qu’est devenu le fédéralisme, au malheur de tous. Car les indépendantistes, eux, ont un programme. Une vision. Si les fédéralistes ne voient que l’immigration comme solution, j’abandonne.

Pour vos « réflexions » je me suis permis d’aller sur le site de notre Ministre de l’Immigration et de modifier les objectifs liés à cette fonction de la manière suivante :

Yolande James
Ministre de l’Immigration
et des Communautés culturelles

Les fonctions de la ministre en matière d’immigration consistent plus particulièrement à :

1.
définir des objectifs quant au nombre de ressortissants étrangers anglophiles admissibles au cours d’une période donnée en tenant compte des objectifs stratégiques d’anglicisation subtile et graduelle du Québec ;

2.
informer, recruter et sélectionner les immigrants anglophiles et faciliter leur établissement au Québec dans le but de diminuer graduellement le poids de la langue francaise au Québec et à terme
de « Louisianiser » le Québec ;

3.
veiller à la sélection des ressortissants étrangers anglophiles qui désirent s’établir temporairement au Québec;

4.
prendre les dispositions nécessaires pour que les personnes qui s’établissent au Québec acquièrent, dès leur arrivée ou même avant qu’elles ne quittent leur pays d’origine, la connaissance de la langue anglaise, pour favoriser l’usage stratégique de la langue anglaise par les immigrants;

5.
favoriser l’intégration linguistique anglophone, sociale anglophile et économique anglophone des immigrants à la portion anglophone de la société québécoise.

Les fonctions de la ministre en matière de communautés culturelles consistent plus particulièrement à :

6.
soutenir les communautés culturelles pour favoriser leur pleine participation à la portion anglophone de la société québécoise;

7.
encourager l’ouverture de la société au pluralisme anglophile ;

8.
faciliter le rapprochement interculturel entre les Québécois anglophiles.

Finalement, après relecture de ce pastiche, tout cela ne me semble pas très loin de la réalité.

Guy LeVasseur
Rimouski

Bonjour à Vous
Mr Lisée merci pour l’information de qualitée et rigoureuse que vous nous offrer. Le VG risque de perdre son enploie et se faire remplacer par une copine ou un ami de la clique à patronnette de charest. C’est devenue une évidence, la mission de patronnette de charest est de réduire par tout les moyens la présence des francophones au Québec on le voie mème au festival d’été de Québec ou les Artistes francophones son marginalisés, à la caisse de dépot, à hydro québec qui on des ententes spécials avec l’université Mc-Gill pour la coopération proffessionelle, le financement et les subventions dans les universités qui désavantage les francophone, la fusion des municipalitées en 2002 qui a eu comme résultat de diminuer en nombre la présence des francophones dans le monde politique au québec, à la radio, à la télé, partout le français semble etre de trop. Quand mème révoltant lorsqu,on sait qu’au québec la source de revenue des taxes et des impot provient pour 80% des québecois francophone. Cela est assé clair charest est la pour écraser le québec par tout les moyens possible, patronnage, passe droit, corruption, mensonges, incompétence, taxation dirigée, insulte, la peur, l’humiliation, gaspillage, faveur et j’en passe. est-ce un hazard de voir les mots, Québec et je me souviens etre plus petit sur les nouvelles plaques d’immatriculation automobile? ou les mats de drapeau du québec devant les édifices publique moin haut, par soucie d’économie? Il y avait devant l’école national aérospatial à st-hubert, un cegep, une formidable fusée en forme de fleur de lis, elle a disparue l’orsque que l’intitution a changer sa politique pour inclure l’anglais dans les cours, mème les symboles y passe.

le Québec n’accueille pas des francophones fantômes et de futurs chômeurs tout simplement c’est la provaince la plus pauvre dans tout les domaines,avec un gouvernment et une société nul et borné. conseil quitter le Québec et ne penser plus de faire un avenir dans cette provaince ..merci

Nous nous doutions que ce ministère était géré comme a la va comme je te pousse maintenant nous avons la confirmation ! Jean Charest a été vite sur la gachette pour augmenter les objectifs d’immigrants a plus de 50,000 mais il a oublié de se donner les outils et les moyens de bien évaluer ces immigrants et de bien les intégrer …C’est décourageant de voir ce gouvernement faire les choses a moitié et de pousser les problèmes par en avant ….La seule chose qu’il réussi est de remplir sa caisse électorale et de récompenser ses amis …..

Hé bien. Il faut maintenant ajouter Yolande James à la liste des ministres incompétents.

Quel gouvernement de lavettes! On reconnait un leader à sa capacité de s’entourer de têtes fortes. Charest s’entoure de moutons bénis-oui-oui sans colonne. On voit ce que ça donne.

Le travail de notre assimilation se poursuit depuis 250 ans. Que le Québec devienne un pays.

Bonjour,

Avez-vous lu les récents travaux du démographe Marc Termote suggérant qu’une immigration mal gérée n’amenait pas une hausse réelle du P.I.B.

L’accueuil de nouveaux arrivants à des niveaux oscillants entre 45 000-55 000, est dérivée des projections de pénuries de main d’oeuvre active futures.

Mais ces projections étaient établies sur des horizons de 40 ans!

Pourrait-on attendre que les taux de chômage, d’activité et taux d’emploi rejoignent les critères du plein emploi ( 4-5 % de chômage) avant d’ouvrir les vannes comme en ce moment.

Comme dirait le sociologue Guy Rocher, c’est une question de cohésion sociale.

Raphaël Erkoréka

Pas étonnant quand on sait que ce qui compte pour les cadres d’un ministère, ce qui peut leur valoir une prime à la fin de l’année et une promotion éventuelle, c’est l’atteinte des objectifs à tout prix et cela au moindre coût.

Voilà comment ça fonctionne : beaucoup d’esbrouffe et de la vision à court terme.

Et l’avenir du Québec dans dout ça ? L’important c’est de faire semblant de s’en préoccuper.

« Evidence » se dit « preuve » en français. Il faudrait le dire au vérificateur, surtout lorsqu’il s’aventure à fouiller dans les méandres des critères de compétence linguistique.

Ce désastre n’est pas difficile à comprendre. Et il est difficile à comprendre que vous soyez ahuri Jean-François. Moi ce qui m’ahurit, c’est que vous soyez ahuri… À chaque semaine, semaine après semaine, vous faites la preuve dans votre blogue par un ensemble de références et de vignettes (les clips du samedi) qu’en fait l’anglais c’est la vraie affaire.

Il résulte en bonne partie de l’équivoque savamment entretenue sur le fait que le français est nécessaire pour fonctionner dans la société québécoise, mais qu’au fond ce n’est pas nécessaire.

Il résulte dans le fait que l’équivoque est tellement imprimée dans l’inconscient qu’on applique des critères en sachant pertinemment qu’au fond ça ne change rien. N’importe quel fonctionnaire se dit, pas grave, quand je téléphone à ma mère, elle parle français.

Il résulte dans le fait que la reddition de compte dans la fonction publique est une sinistre farce. N’importe quel fonctionnaire sait très bien que quoiqu’il arrive et quoiqu’il fasse, il ne subira aucune conséquence négative de son travail bâclé.

Il résulte dans le fait qu’au gouvernement du Québec, ceux qui sont en charge du dosier de la langue sont tout simplement des jovialistes et des inconséquents.

Les immigrants ne cessent de nous dire que pour se trouver un emploi au québec il faut parler anglais…

Alors sortons de notre ahurissement et exigeons de la cohérence du gouvernement. Après on aura pas besoin de faire de crise de nerf.

Il ne faut pas demander à un peuple qui n’a même pas le courage de se donner un pays d’être linguistiquement exigeant envers ceux qu’il accueille sur son territoire. Encore moins quand un Gouvernement Libéral tient le volant à *deux mains*.

Le slogan du Québec, en matière d’accueil et d’intégration est *Faites comme chez vous*!

On ne vous embêtera pas, *anyway*.

Enfin la vérité! Je n’en suis pas du tout étonné. J’ai moi-même travaillé au ministère de l’Immigration et des communautés culturelles (MICC) un certain temps et je peux vous confirmer que ce qui vient de sortir n’est que la pointe de l’Iceberg. Tous les efforts du MICC sont concentrés pour atteindre les quotas d’immigration. Si les dossiers sont mal traités, ce n’est pas tant la faute des fonctionnaires, mais plutôt celle des supérieurs qui donnent le mot d’ordre d’accepter le plus d’immigrants possibles pour ne pas perdre la face (imaginez que le MICC ne réussit pas à atteindre ses quotas astronomiques!). Tout ça, c’est sans compter le nombre effarants d’études et de rapports, produits par certains professionnels du MICC, qui restent sur les tablettes et qui sont censurés parce que les conclusions ne vont pas dans le même sens que les volontés de Yolande James, la plus incompétente ministre de l’Immigration et tous les temps.

Il y aurait beaucoup à dire sur l’intégration des Français bien francophones, mais qui sur le marché du travail, doivent être « parfaitement bilingues », notion très abstraite (très bon accent ou capables de se faire comprendre ?
Peut on être parfaitement bilingues quand chaque métier à son propre jargon ? ).
A noter également les nombreuses « maisons à loueZ » : sauver la francophonie, c’est maitriser sa langue.

Tout d’abord, serait-il utile de réévaluer le nombre d’immigrants à recevoir chaque année?

Parce que depuis 10 ans on nous casse les oreilles que l’on va devoir remplacer plus de 700,000 travailleurs (parce que les BB vont quitter pour la retraite.

Mais ce n’est pas vrai:
La crise économique aidant les BB demeurent en poste.

Le nombre de sans-emploi dans l’industrie manufacturière et de chômeurs est tout à fait énorme et ne se résorbe pas.

Exemple la grosse industrie: Bombardier et als….ils ont mis des milliers de travailleurs à pied. On rapporte qu’ils décrochent des contrats à coup de milliards mais aucune nouvelle du réembauchage de ceux mis à pied….

Malgré l’évidence, la ministre James une anglophone (elle n’a pas les mêmes nouvelles en français et en anglais, faut quand même lire le Devoir et The Gazatte pour voir la différence à moins d’être convaincue que The Gazette représente l’influence chez la ministre) ne se pose pas la question de la réévaluation du nombre d’immigrants requis.

D’autre part il y a lieu qu’un média s’intéresse de plus près à ce ministère d’abord pour connaître si cet organisme est d’accord avec le rapport du DG et si oui, quels correctifs apporter et le cas échéant d’accepter un suivi par l’Ombudsman(mais pas d’origine libérale).
Et si on n’est pas d’accord avec le rapport dire pourquoi. Puis est-ce qu’un moratoire sur l’immigration serait souhaitable?

Un aspect souvent oublié est celui qui nous indique que plusieurs immigrants qui arrivent au Québec quittent après quelques années le Québec pour le ROC. L’ajout du « payez si vous quittez » permettrait de récupérer des sommes qui leur furent consacrées pour l’accueil et la formation (carte de santé, formation, BS etc….)
Les citoyens du Québec ou de la nation n’ont pas à assumer les frais consacrés à l’immigrant qui traverse la frontière pour s’installer ailleurs.

D’autre critères devraient également entrer en jeu comme la capacité d’intégration de certains groupes ethno-religieux au Québec d’aujourd’hui.

Plusieurs groupes en effet ne permettent aucune mixité soit raciale, soit religieuse.C’est le cas, entre autres, de l’Islam, qui n’accepte aucun mariage interreligieux. Tous doivent se convertir afin de prendre pour époux (ou pour épouse) un musulman (c’est la cas de Richard Bergeron de projet Montréal!).

Sans unions mixtes, comment intégrer ces communautés à long terme ?

Certains groupes, comme les latinos, n’ont pas ce problème et devraient être privilégiés lors de la sélections au détriment des groupes qui ont une moins grande capacité d’intégration.

« IMMIGRATION »: Vous voulez plaisanter, M. Lisée? Je suis le dossier de l’immigration depuis plus d’une bonne décennie et je crois comprendre assez bien le problème.
Ça explique en partie, la justification de la péréquation. Nous devons laisser entrer plein d’immigrants à saveur Canadian, autant que possible. Nous devons ensuite voir à leur bien-être, les instruire, les soigner, pour enfin permettre à l’Ontario de choisir les meilleurs pour combler les emplois qu’elle ne parvient pas à combler.

Le problème: la richesse vient maintenant de l’Alberta. L’Ontario n’est plus la pourvoyeuse importante à la péréquation. Il serait peut-être temps que l’on limite la capacité de McGill et de Concordia à former des travailleurs pour exportation et se concentrer sur la formation professionnelle pour nos besoins à nous.

Quant à votre surprise de voir le bordel qui règne au sein de ce ministère, je répète: vous plaisantez, M. Lisée? C’est ça le gouvernement Charest.

Comme autre preuve, je vous suggère de prendre connaissance de l’article de Denis Lessard dans La Presse d’aujourd’hui, en page A10.
Je vous pose la question: Croyez-vous qu’il est intelligent de croire qu’il y a un rapport entre l’assurance santé canadienne et l’assurance médicaments du Québec comme le fait Raymond Bachand.
À mon avis, dire que Pauline Marois est hypocrite plutôt que de répondre à une question est typique de ce gouvernement.
Ignore-t-il que la Loi de l’assurance santé relève d’Ottawa et qu’elle est contraignante à cause des contributions fédérales, alors qu’il en est autrement de l’assurance médicaments qui est typiquement québécoise… comme l’assurance auto?

Excellent billet, M. Lisée!

J’invite les lecteurs de votre blogue à lire mes conseils d’ami aux immigrants qui s’installent au Québec ( http://bit.ly/a0VVvx ), dans mon blogue « Les Québécois ne veulent plus draguer. »

Au départ tous les nouveaux immigrants au Québec devraient parler français et s’engager à respecter notre langue nationale dans tous les emplois .
En plus nous devons éviter les 100% non intégrables comme les musulmans polygames .

Bonjour M. Lisée…
Je vous écris directement du Mexique 7h27 AM (heure mexicaine)
Comment pouvons-nous faire confiance à ce gouvernement qui n’arrête pas de nous trahir, mentir, tricher ?
Bourassa n’était pas de toute évidence le seul tricheur, n’est-ce pas?
Je suis en train de lire vos textes dans l’ACTUALITÉ que je reçois (version papier) et sur Internet… ainsi que le rapport du V.G. (merci pour le lien)sur la prétendue sélection (??) des immigrants par les fonctionnaires – incompétents ou biaisés – sinon téléguidés par la Ministre Yolande James et son chef magouilleur Jean CHAREST…:-(

Quand et comment mettrons-nous DEHORS ce gouvernement… avant que la RÉVOLUTION violente n’éclate au Québec ?

Le joyeux retraité de Mazatlán, Sinaloa.

êtes-vous au courant des démarches entreprises par des profs de francisation , des cégeps et l’ass, pour l’intégration des immigrants, suite à des coupures de cours de francisation qui prennent effet dès septembre procahin???

Diviser pour régner, créer le chaos, la confusion, voilà l’oeuvre du grand bâtisseur et ses suiveurs. Augmenter sans discernement aucun le flot d’immigrants en territoire québécois sert la cause des saboteurs au pouvoir en détruisant la cohésion sociale. Bref, les fourbes se servent des immigrants et de l’argent sale pour forcer l’assimilation de la nation québécoise au modèle multiculturaliste canadian.

En 1995, nous avons été battus par des tricheurs qui nous ont lancé en pleine face qu’à la guerre, tous les coups sont permis. L’argent et l’arrivée massive de nouveaux arrivants, naturalisés au mépris des lois fédérales, à la vitesse grand V, ont permis au « non » de l’emporter de justesse, mais en toute injustice.

Aujourd’hui, nous constatons que l’argent sale gangrène tout le système et que l’immigration est instrumentalisée à des fins de déstabilisation. Pour ces motifs, je me permets d’affirmer que ce gouvernement est, à sa face même, illégitime.

Qu’attendons-nous pour les virer?

Monsieur Lisée

Je le répète, cette immigration massive n’est pas pour régler nos problèmes de main-d »oeuvre mais pour servir de clientèle aux libéraux du Québec (PLQ) dans d’éventuelles élections ou pour un prochain référendum. Elle vise aussi à détruire notre cohésion collective et sociale puisque la plupart de ces nouveaux arrivants ne s’intègrent pas à la majorité québécoise mais à la minorité « CANADIAN » du West Island. Avec l’argent de nos impôts, nous finançons notre propre minorisation au Québec, il faut le faire! Les Canadiens de Montréal vont régler ça! Québécois, réveillez-vous!!!

André Gignac le 13 mai 2010

Monsieur Lisée

Dans mon précédent billet, j’avais oublié de mentionner ceci: Les Québécois ne sont même pas capables, présentement, de se débarrasser de ce gouvernement corrompu qui nous gouverne; imaginez l’effort que ça va leur demander pour faire l’indépendance du Québec. Il m’a fait plaisir!

André Gignac le 13 mai 2010

Le 6 pts en français (dans le cas des non-francophones) ou le 6 en anglais (dans le cas des francophones) peut faire toute la différence en bout de ligne entre l’acceptation et le refus
Faut savoir que le ministère a des quotas à remplir et que le nombre de candidats de qualité est restreint, surtout dans les pays francophones

Effectivement, à la lueur des décisions révoltantes du gouvernement Charest et par le fait même, du ministère de l’Immigration, on ne peut pas être surpris de voir la difficulté d’intégration, autant professionnelle, sociale que linguistique, qu’affrontent les immigrants. D’une part, on les attire avec le miel de la facilité de la vie au Québec, de l’intégration linguistique aisée et du soit disant « besoin » de leur expertise, pour ensuite leur cracher au visage en ne reconnaissant que très peu leurs diplômes et leur formation, tout en coupant dans les budgets de la francisation. 5 Millions de dollars ont été retirés de la poche du ministère pour servir à Dieu sait qui… et les immigrants comprennent bien vite que sans l’anglais, ils ne pourront pas trouver d’emploi à leur mesure. Ça, on ne leur avait pas dit…

Si, et seulement si, ce qui n’est pas prouvé, on a besoin d’immigrants, on devrait aller les chercher dans des pays aux cultures et traditions plus près des nôtres, comme par exemple les Européens de souche latine ou encore de Sud-Américains. Et commencer par attirer ici les francophones hors-Québec.

Quand on voit le fiasco de l’immigration non-intégrée en Europe, on est en droit d’être très sélectifs et circonspects ici au Québec.

Un très grand nombre d’immmigrants déjà ici sont non-intégrés socialement et sur le marché du travail. En attendant que le Gouvernement se soit assuré de l’intégration de ceux qui sont déjà ici, je demande un MORATOIRE IMMÉDIAT de l’immigration.

Pour avoir travaillé avec le MICC et avoir occupé un poste dans ce domaine durant 4 années, je peux vous dire que lorsque vous osez dire au ministère que leurs politiques d’immigration et d’intégration ne valent rien et vont amener le Québec à vivre de sérieux problèmes sociaux dans un avenir proche à cause des programmes d’intégrations non appropriés, à un financement et un mode d’attribution des subventions plus que douteux, il vous coupent les vivres pour vous faire disparaître définitivement. Je suis bien content de voir le rapport du vérificateur, cependant ce n’est qu’un dixième du scandale qui finira par arriver le jour où certaines personnes aurons leur mots à dire publiquement sur ces pratiques qui sont en place depuis deux ans et que les médias daigneront s’y intéresser.

Qui sont les sans génies qui font entrer au pays tant de gens qui vont finalement ne pas trouver de travail ou avoir des jobbines qui ne les satisferont pas. Fichtre, 70 % de ces immigrants sont des immigrants économiques. Ils viennent ici pour faire la piastre pas pour travailler pour des peanuts. Ils sont frustrés de ne pas avoir ce qu’ils veulent, ils se sentent discriminés, crient au racisme quand le vrai problème c’est qu’on fait entrer des gens qui n’ont peut-être pas le profil nécessaire au marché de l’emploi, quand ils ne peuvent même pas s’exprimer dans la langue de la place. On n’est pas obligé de faire entrer tant d’immigrants chaque année quand le marché de l’emploi n’est pas favorable. Pas capables de s’ajuster aux changements du marché les bureaucrates. Mais des bureaucrates ça ne réfléchit pas, ça fait partie des définitions de tâches. On n’est pas satisfaits de la situation,nous québécois car notre langue est en péril et les immigrants ne sont pas contents car ils ont des jobs minables. Wow j’adore la façon qu’on a de gérer comme ça tout le monde est malheureux tantitadidadam , bien tous les insatisfaits vont peut-être s’écoeurer de ce gouvernement de lavettes et on pourra peut-être convaincre quelques immigrants de ne plus voter pour le PLQ. À quand le PAYS DU QUÉBEC? Maintenant que j’y pense, j’espère qu’on saura mieux le gérer que maintenant seigneur!
J’espère aussi que notre bon sens va revenir et ne pas exiger du petit travailleur qui travaille dans la petite entreprise au coin de la rue d’être parfait bilingue quand ce n’est VRAIMENT PAS nécessaire. C’est sûr, il va voir des touristes et des gens de l’extérieur de la province tous les jours, en plus il va sûrement lui faire une déclamation philosophique à son client. Ben voyons…

Évidemment, je voulais dire au pays du Québec dans ma première phrase (réflexe) mais pour moi Québec c’est mon pays pas le ROC.

@steve

Votre message se confirme de façon ironique dans le fait que vous ortographiez province, provaince.

Si le français recule, c’est possiblement aussi parce qu’une marge de plus en plus large de francophones ne font plus l’effort d’apprendre leur langue. Il y a une dizaine d’erreurs dans votre commentaire d’une cinquantaine de mots.

Votre argument est également irréfléchi dans son ensemble. Je ne crois pas que nous soyons «nuls et bornés», mais que par vos conclusions, vous affichez un mépris autodérisif irréprochable.

Une société n’est que le produit de l’ensemble de ses citoyens. En ce moment même, nous sommes à une époque charnière de notre économie. Jamais, de toute notre histoire, avons-nous été plus riche qu’aujourd’hui. On peut avoir des opinions sur la façon de gérer cette richesse, mais cette idée qu’on est pauvre est aussi vieille que le Québec né pour un p’tit pain. Si vous voulez voir c’est quoi un État riche qui s’est ruiné, rendez-vous au Michigan, à Flint et à Detroit. Le Québec n’a réellement pas de quoi avoir honte, plusieurs sont parti en 1976 et on est, malgré tout, resté foncièrement aussi riche et créatif qu’avant. Ce qui frustre bien des analystes du ROC qui croyait qu’on s’effondrerait sans l’aide de leurs grandes entreprises (et de leurs banques).

Pour ce qui est de l’immigration, je ne crois pas qu’elle fonctionne. Tout comme elle fut un échec monstrueux à travers l’Europe. Qu’on chante avec La Bolduc, dans son classique raciste: http://www.youtube.com/watch?v=xtUPZBN7Q_s

Les chiffres démontrent que la moitié des assistés sociaux de Montréal sont immigrants.
Il faut que l’immigrant ait une limite de 3 ans pour se trouver du travail ici, sinon il retournera travailler dans son pays.

J’attire votre attention sur le séminaire sur les pénuries de main-d’oeuvre tenu mardi dernier par l’Institut de recherche en économie contemporaine (IREC):
http://www.irec.net/upload/File/main-doeuvre-120510.pdf
En fouillant sur le site de l’IREC vous trouverez la présentation du démographe Marc Termote.
Son propos m’a rappelé mon premier (et unique!) cours de démographie dans lequel j’avais été convaincu que les politiques natalistes n’ont pas d’impact réel sur la courbe des naissances (à l’exception des politiques brimant les libertés individuelles telles que nous les concevons ici).
Car, à entendre M. Termote, le Québec prend des vessies pour des lanternes en croyant que sa politique d’immigration va permettre de « régler » ou « d’atténuer » ses problèmes de natalité, de langue ou de pénuries supposées de main-d’oeuvre. En vérité, dit-il, aucune étude sérieuse ne vient soutenir la corrélation qu’on voudrait établir entre immigration et accroissement de la natalité ou de la richesse collective.
Quant à la langue et les pénuries de main-d’oeuvre ce sont des débats qui ne sont pas tranchés, mais à l’évidence il faut cesser de faire porter aux personnes immigrantes une responsabilité supérieure à celle des natifs dans ces débats…

Il me semble que le seul bon critère pour un immigrant, c’est qu’il sache démêler un candidat libéral des autres candidats sur un bulletin de vote…

@ Réjean Labrie:

Entièrement d’accord avec vous et même plus: la même règle devrait s’appliquer à TOUS les Québécois qui sont champions du BS: Limite de 3 ans à vie sur le BS; ensuite, au travail!!!

Bonjour
En tant qu’immigrant Français, je m’aperçois que les employeurs privilégient systématiquement les candidats locaux (pas confiance en l’immigrant, saura t il s’intégrer, la culture est différente, il est pas d’ici etc etc)
Depuis 3 ans que je suis ici, j’ai travaillé 1 an seulement, et avec difficulté pour trouver un travail payé plus que 9,50$ / h
Le gouvernement nous assure que notre profil est recherché et une fois sur place, à part serveur, commis il y a pas grand chose.
Bref, c’est très difficile et démoralisant

Je suis immigrant et francophone. Je sais que la majorité des immigrants du Québec proviennent de pays francophones et je ne suis pas d’accord avec la critique du vérificateur général sur ce point. On connaît les pays membres de la francophonie, pourquoi on va encore demander à un francophone de passer des tests de français comme si le processus d’immigration n’est pas déjà assez compliqué? Celui qui fait passer l’entrevue est capable de s’apercevoir si le candidat parle suffisamment le français ou pas.

je découvre une chose c que méme à l’entrevue y’a des gens qui réussissent à l’examen sans qu’ils le méritent au hasard

Je pense aussi que le conseiller au cours de l’entrevue peut nettement évaluer le niveau linguistique du candidat.
Pour l’emploi,c’est vrai que c’est difficile, il faut persévérer pour faire valoir ses compétences.
Mon frère n’a pas eu besoin de reconnaissance de ses diplômes pour occuper un poste d’ingénieur en génie conseil dans une grande entreprise.
Bonne chance à tous !