Indépendance: la franchise d’Amir

L'Assemblée constituante ? Une fausse bonne idée !

Je n’ai pour ma part aucun doute qu’Amir Khadir souhaite que le Québec devienne indépendant. Mais il a attiré l’attention sur les faiblesses de l’approche de Québec Solidaire dans une entrevue ce jeudi en affirmant :

« Une fois qu’on a défini notre projet de société, est-ce qu’on a besoin de l’indépendance comme outil ou pas? Alors, vous voyez que, dans notre perspective, c’est l’indépendance si nécessaire, mais pas nécessairement… »

Je le dis à mes amis de QS depuis des années: leur proposition d’Assemblée constituante qui mènerait à une constitution ensuite soumise à un référendum est une belle idée sur le papier. Lorsque le papier, l’encre et les auteurs sont réunis sur le Plateau. Mais dans la réalité politique québécoise en son entier, c’est une recette qui mène inévitablement à l’échec. Pourquoi ? Parce que les fédéralistes ne se laisseront pas faire.

Croyez-vous un instant que Paul Desmarais, le Parti libéral du Québec et du Canada, le gouvernement fédéral et le Parti conservateur et toutes les forces opposées à l’indépendance vont bouder le processus ? Au contraire.

Qui dit Assemblée constituante dit élections des constituants au suffrage universel.

Qui dit élections dit candidats avec des positions opposées.

Et il est certain que les forces fédéralistes vont se concerter pour envoyer à la Constituante une grande quantité de gens qui auront pour seul objectif de faire capoter toute possibilité que la discussion 1) se mène dans l’harmonie 2) conduise à la souveraineté.

Plutôt que le bel exercice démocratique imaginé par QS, cette assemblée sera celle de l’opposition entre visions irréconciliables.

Amir ajoute dans son entrevue que c’est « le peuple » qui va trancher. Il a raison. Il faut trancher, dans un référendum.

Penser que « le peuple » peut arriver à un consensus sur un sujet aussi crucial est un leurre. Entraîner les Québécois dans cette voie, c’est les entraîner vers un échec cuisant.

Et pour paraphraser Amir, je dirais que non seulement est-il certain que l’approche de QS ne mènera « pas nécessairement à l’indépendance », mais il est certain qu’elle n’y mènera absolument pas.

C’est peut-être désolant. Mais c’est comme ça.

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33 commentaires
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L’idée d’une Constitution avant l’indépendance est la bonne, mais sans constituante. Elle devrait être adoptée par le PQ en partenariat avec les autres partis souverainistes pendant que les fédérâleux croupissent dans l’opposition.

L’approche présentée par QS n’est peut-être pas parfaite, mais je dois dire par contre que l’idée d’avoir une proposition concrète de constitution à présenter lors d’un éventuel référendum me paraît séduisante. Il me semble que ça concrètiserait le projet et permettrait d’éliminer une part de peur de l’inconnu de l’équation. Évidemment, cela ouvre la porte à des désertions pour cause de désaccord sur les détails, mais en même temps il va bien falloir la définir un jour, cette constitution…

Lâchez-moi avec Paul Desmarais ! Pensez au Passage obligé de Charles Sirois.

L’Assemblée constituante n’est pas le bébé d’Amir Khadir mais de l’autre coalition, la Coalition pour la constituante que l’on retrouve à son site avec des candidats dans 35 comtés.

Je partage certaines de vos inquiétudes par rapport à l’Assemblée constituante.

« Qui dit Assemblée constituante dit élections des constituants au suffrage universel. »

Je croyais que c’était parmi des volontaires, sélection au hasard. Faudra que je surveille mes lectures.

Le peuple québécois est multinational, les premières, la deuxième, la troisième, … Par la faiblesse du nombre, une force, et les forces d’inertie, une faiblesse, c’est comme vous dites.

Donc, aussant se le dire, élection référendaire, dans sa version adoucie mandat à l’Assemblée nationale puis référendum « just in time », à flux tendu.

Franchement Monsieur Lisée… Des assemblées constituantes de par le monde ont entraîné des changements en profondeur malgré les forces en puissances: il n’y a qu’à penser au Vénézuela ou à l’Islande, par exemple.

Mais bien sûr, il faudra avant tout changer les règles qui pourrissent notre semblant de démocratie: financement public exclusivement aux candidats et partis (même dans le cas d’élections de membres de l’assemblée constituante).

De même, il faut resserrer la loi concernant la couverture médiatique des campagnes électorales pour assurer un traitement équitable des différentes option. L’on sait trop à quel point les médias de masse peuvent contribuer à faire élire ou battre un parti ou un candidat. Si QS (ou ON) avait eu, dès sa fondation, le quart de la couverture médiatique accordée à la CAQ… Le statu quo confère un pouvoir politique démesuré aux grands groupes médiatiques convergents qui sont aussi à la solde d’autres intérêts financiers.

Ça m’étonne de ne pas vous entendre sur ces enjeux de première importance.

L’assemblée constituante constitue selon moi le meilleur véhicule pour faire prendre conscience à la population de l’importance de l’indépendance. Il faut arrêter d’attendre après les bavures fédérales pour raviver la flamme souverainiste. Ça ne peut que donner une flamme vacillante et de courte durée. Il faut reprendre en main ce rêve en permettant au gens de se faire, en commun, les visionnaires de leur projet pays.

C’est une critique valable et intéressante du projet d’assemblée constituante de QS. Il est vrai que si une assemblée constituante était formée dans le climat politique actuel, il est certain qu’il déraperait.

Par contre, une chose qu’il faut prendre en compte, c’est que le jour où QS prend le pouvoir, c’est que le climat politique a drastiquement changé et que le cynisme bat en retraite.

Le citoyen reprendra sa place au sein des institutions démocratiques, et je crois qu’il est raisonnable de penser que ça puisse contribuer à garder les représentants à cette assemblée constituante de bonne foi.

Il suffit d’avoir un peu de perspective, et le projet marche 🙂

le QUÉBEC est sans constitution donc indépendant ! depuis 1968 la common law qui est la loi de la terre au CANADA ne s’applique pas au QUÉBEC !

Entièrement d’accord. Faut-il rappeler à QS que le Québec n’est toujours pas, après près de trois décennies, signataire de la constitution canadienne. Faut-il rappeler qu’aux dernières élections fédérales, il a été démontré que les Canadiens hors-Québec pouvaient se donner un gouvernement majoritaire à leur goût sans égard au Québec? Faut-il rappeler que toute promesse d’un fédéraliste d’aller à Ottawa réformer quoique ce soit afin de faire entrer le Québec dans l’honneur dans la famille canadienne est vouée à l’échec lamentable. C’est ce que prouvent les dernières élections fédérales, nos fédéralistes n’ont plus aucune crédibilité auprès du reste du Canada, sauf si c’est pour dénigrer le Québec ou accepter des ententes inacceptables ou accessoirement faire front commun avec les autres provinces selon leur bon désir. Le Québec est devenu une moquette sur laquelle le reste du Canada s’essuie les pieds.

Croire que nous pouvons négocier quoique ce soit en toute bonne foi avec le reste du Canada est un mirage politique. C’est bel et bien fini. Il en reste qu’une seule solution possible avant de se suicider collectivement en tant que peuple.

Pour véritablement comprendre la position de QS sur l’indépendance, il faut lire la plateforme. Alors, il faut lire le préambule qui stipule que les éléments de la plateformes ne sont soumis à aucune hiérarchie. On peut faire la promotion de ces 14 thèmes, mais il n’y a pas encore d’organisation politique pour justement permette de comprendre la vision politique intégrale de cette plateforme et ses conséquences culturelles, économiques et sociales, au contraire d’un parti, (par exemple ON) qui place clairement l’indépendance au centre, comme l’archet à partir duquel tout se met en place.

Pour véritablement comprendre le projet indépendantiste de QS, il faut lire le PV de ses congrès, justement pour comprendre le projet dans la plateforme dans son ensemble. Lors du 5e, à la décision 7, les membres ont démocratiquement préféré l’option A à l’option B sur la question nationale.

Je laisse le soin aux lecteurs d’en prendre connaissance, c’est à la page 15, les fédéralistes trouveront que c’est une perte de temps (quoi de plus normal), mais les indépendantistes vraiment intéressés seront déçus :

http://www.infoll.net/qs/2011-03_6e_Congres/5eCongres-QS-Laval-PV-pour-adoption.pdf

Une telle décision revient à attendre les «conditions gagnantes» , si QS peine à aller chercher 20% du vote, comment pourront-ils un jour rassembler 60% pour une option indépendantiste à laquelle ils ne sont pas eux-même convaincus.

Si une chose est essentielle, on doit en faire la promotion. Ce conseil vaut pour le PQ ou ou QS.

Pourtant, penser faire un référendum victorieux avec des citoyens qui n’auraient pas eu l’occasion de se prononcer sur les grandes lignes de la constitution de leur futur pays me semble encore une funeste illusion.

Au référendum de 1995, qui nous a été volé par une mince majorité de 0,58% respectée par le camp du Oui, les Commissions sur l’Avenir du Québec avaient évidemment manqué de temps pour traiter de divers points essentiels sur la nature et la structure du nouveau pays.

Je crois que le Parti Québécois fait une erreur dans la présente campagne en n’incluant pas l’article 1-3 sur la constitution dans sa «plateforme». Toutefois, pour que ce soit démocratique, il faut inverser les sous-articles (a) et (b): l’Assemblée constituante doit PRÉCÉDER l’adoption de la constitution par référendum, évidemment…
http://pq.org/sites/default/files/programme2011.pdf

Si un prochain gouvernement du PQ veut sérieusement réaliser un Québec libre et dynamique, une de ses priorités devrait être l’organisation de cette vaste consultation qui pourrait durer quelques années et se terminer par l’adoption de la constitution par notre Assemblée nationale suivie d’un référendum afin qu’elle soit approuvée par la nation.

L’indépendance serait alors atteinte en pleine connaissance de cause. Sinon, comment pense-t-on sérieusement y arriver ?

Jean-Luc Dion
Ingénieur retraité

Comme bien d’autres qui ont réfléchi et écrit sur la question, je crois qu’une majorité de 75% des membres de l’Assemblée constituante doit être choisie par tirage au sort parmi les citoyens qui se seront inscrit sur une liste nationale tenue par le Directeur général des élections au cours d’une période bien définie.

On pourrait penser que les citoyens inscrits devraient satisfaire des conditions minimales de qualification, telles que de savoir lire et écrire et pouvoir répondre à quelques questions simples sur le fonctionnement de notre système de gouvernement.

Le 25% restant pourrait être formé de parlementaires également tirés au sort. Au total, je verrais environ 300 personnes formant la Constituante, sans compter un certain nombre de personnes-ressources pour assurer le bon fonctionnement.

Il me semble que la démocratie serait ainsi respectée assez correctement et que le peuple pourrait avoir confiance au travail de cette assemblée.

Pour véritablement comprendre la position de QS sur l’indépendance, il faut lire la plateforme. Alors, il faut lire le préambule qui stipule que les éléments de la plateformes ne sont soumis à aucune hiérarchie. On peut faire la promotion de ces 14 thèmes, mais il n’y a pas encore d’organisation politique pour justement permette de comprendre la vision politique intégrale de cette plateforme et ses conséquences culturelles, économiques et sociales, au contraire d’un parti, (par exemple ON) qui place clairement l’indépendance au centre, comme l’archet à partir duquel tout se met en place.

Pour véritablement comprendre le projet indépendantiste de QS, il faut lire le PV de ses congrès, justement pour comprendre le projet dans la plateforme dans son ensemble. Lors du 5e, à la décision 7, les membres ont démocratiquement préféré l’option A à l’option B sur la question nationale.

Je laisse le soin aux lecteurs d’en prendre connaissance, c’est à la page 15, les fédéralistes trouveront que c’est une perte de temps (quoi de plus normal), mais les indépendantistes vraiment intéressés seront déçus :

http://www.infoll.net/qs/2011-03_6e_Congres/5eCongres-QS-Laval-PV-pour-adoption.pdf

Une telle décision revient à attendre les «conditions gagnantes» , si QS peine à aller chercher 20% du vote, comment pourront-ils un jour rassembler 60% pour une option indépendantiste à laquelle ils ne sont pas eux-même convaincus.

Si une chose est essentielle, on doit en faire la promotion, clairement et avec détermination. Ce conseil vaut pour le PQ ou QS.

Une analyse trop pessimiste qui renforce l’immobilisme.

Bonjour M. Lisée. Je ne le cacherai pas, je suis un fervent solidaire et je suis un adepte de la méthode de l’assemblée constituante. Votre analyse, analyse qui a été servie maintes et maintes fois par certain-e-s péquistes et fans de J-Martin Aussant (notez que JMA propose aussi le processus de constituante pour l’écriture de la constitution, mais son comité constitutionnel est composé d’experts savamment désignés par le parti au lieu de gens élus), recèle deux erreurs des plus fondamentales. J’en fais ici la démonstration.

D’abord, pour que le mécanisme d’assemblée constituante puisse être déclenché, il en va nécessairement de l’élection d’un gouvernement solidaire. Or, vous semblez associer la concertation des forces fédéralistes au seul processus de constituante en délaissant tout ce que l’élection d’un gouvernement solidaire pourrait amener comme <> des forces fédéralistes. C’est un oubli fondamental que vous faites ici, car, comme nous l’avons vu un peu avant 80, les intérêts fédéraux sont prêts à bien des opérations et des malversations afin de discréditer la seule élection d’un gouvernement souverainiste.

Ceci étant dit, l’élection d’un gouvernement solidaire se fera seulement à un moment précis: moment où l’électorat constatera l’importance de construire note pays de projets et où ce même électorat réalisera tous les détours intellectuels utilisés par les fédéralistes pour tenter de diriger l’électorat, que ce soit par la peur ou par les menaces. L’avènement de Québec solidaire au pouvoir, considérant que QS risque d’être encore longuement diabolisé par nos oligarchies médiatiques distributrices de pensées uniques, ne peut se faire sans une conscientisation majeure de la part de la société civile québécoise, conscientisation qui trouvera son reflet autant dans un scrutin électoral que dans un scrutin pour un quelconque comité constitutionnel. Je crains donc que l’infiltration des forces fédéralistes dont vous redoutez dans le processus de constituante ne soit alors que très peu probable dans ce contexte.

Deuxièmement, le processus de constituante est clair sur le vote référendaire, soit le fait qu’il y aurait deux votes. Il y en aurait un afin d’appliquer la constitution telle que rédigé par les assemblées populaires et le comité élu au suffrage universel et il y aurait un deuxième vote, vote portant uniquement le statut du Québec en lien avec la constitution récemment rédigée. Même en concédant votre hypothèse, il reste que l’accession à l’indépendance n’est pas lié au comité constitutionnel dans le processus, mais il est bien lié à la simple volonté populaire. Il faut aussi, à un certain moment, faire confiance aux capacités intellectuelles de notre peuple et lui fournir les instruments de sa propre libération pour qu’il puisse en faire le meilleur usage possible.

Nous revenons donc à une logique référendaire, mais appuyé par l’écriture collective de la constitution du pays du Québec. Cette démarche est tout à son honneur, car elle permet de régler la majorité des problèmes qui ont surgi lors du référendum de 95, l’imposition constitutionnelle étant un des accrocs ayant le plus contribué à l’échec de son établissement. De plus, il ne faut pas oublier que plusieurs questions de fond n’ont pas été répondues en 95, contribuant à l’instauration d’une incertitude dans la mentalité populaire au niveau des risques entourant le projet de souveraineté. Le processus de constituante permet de réduire considérablement ces incertitudes en rendant le débat constitutionnel ouvert et accessible à tous et à toutes. Pour ceux et celles ayant peur d’une réplique de la Commission Bouchard-Taylor, nous pouvons tout de suite vous rassurer, cela n’est pas à même de se produire, l’écriture d’une constitution d’un nouveau pays ne pouvant tout simplement pas susciter les mêmes aspirations sociales que le libre déversement d’anecdotes personnelles à saveur d’intolérance raciale.

Sur ce, j’espère avoir éclairci certains points qui étaient source de confusion dans votre analyse. Merci pour votre compréhension.

Raphaël Langevin
Candidat pour Québec solidaire dans Portneuf

Votre jupon dépasse, M. Lisée.
Le PQ, avec son référendum, ne fera jamais l’indépendance. Tout politologue le moindrement féru et honnête, aura tôt fait de vous démontrer qu’un référendum gagnant, pour l’indépendance, est une impossibilité.
J’étais au PQ dans les années ’70.
Les Parizeau, Joron et combien d’autres étaient opposés au référendum, stratégie qui nous est venue des fédéralistes par Claude Morin.
Les opposants, dont M. Parizeau, sont venus tout près de démissionner. Ils sont restés pour M. Lévesque.
Quelques semaines avant sa mort, à des proches, René Lévesque confiait : « C’est Parizeau qui avait raison. »
M. Lisée, je suis certain que je ne vous apprends rien ici. Vous savez déjà.
Alors admettez donc que le PQ, avec son référendum, ne fera jamais l’indépendance.
En tant que blogueur, vous avez toujours dit que vous teniez à la vérité. Comme journaliste aussi, vous avez toujours protesté de votre franchise.
Comme politicien pourquoi ne pas continuer à dire la vérité?

Surpris que M. Lisée ne fasse pas mention du projet de Constituante de la Coalition pour la Constituante, officialisée en fin juin 2012. On explique justement comment éviter l’élection des membres de celle-ci et donc leur manupulation possible. Plusieurs constitutions sont en élaboration à travers le monde et nous avons l’avantage de pouvoir encore nous exprimer même si nous faisons face à des groupes de presses qui ont un grand pouvoir de mousser leurs intérêts propres et non ceux de la population.

BobOScope # 3

« Lâchez-moi avec Paul Desmarais ! Pensez au Passage obligé de Charles Sirois. »

La rallonge de Démarais voulez dire?

Malheureusement, et à mon grand regret, vous avez raison M. Lisée. Mes voisins marchent vers la CAQ parce qu’ils en ont ras le bol de la pusillanimité de leurs concitoyens. Comme disait la chanson de « Perrine la servante., « ça s »prend sans le demander ». Nous ne pouvons continuellement parler fort et faire les gros bras mais ensuite dire que « tout compte fait, on pourrait bien faire encor un p’tit boutte ». Ou bedon on fonce ou bedon on cesse d’en parler pis on continue de crier « Hourra » au Forum devant une bande de joueurs de hockey qui parlent toutes les langues sauf le français.

En réponse à Simonack,

Simonack ! Vous n’y allez pas avec le petit bout du siphon de toilette ferait dire à Jean Perron Pascal Beausoleil pour que ce qui doit être évacué soit évacué. Un bémol, croupiraient au lieu de croupissent.

En réponse à Charles Gill,

Aussi franc que ça, quel serait son pseudonyme ? C’était pas inutile de répéter.

En suggestion à ceux qui aurait renoncé de voter cette fois pour le PLQ question d’alternance peut-être, dans quelque 35 comtés il y a l’autre coalition, la Coalition pour la constituante.

En réponse à Raphaël Langevin,

j’ai hâte d’avoir le temps de vous relire après le 4 septembre.

Et finalement, en réponse à Youlle,

Salut ! la rallonge ce n’est pas un passage obligé, le rythme de passage d’une génération à l’autre étant devenu ce qu’il est devenu. Passons de relève à suite. C’est une question dit-il de code génétique, lisez Darwin je pense pour en savoir davantage. S’il s’en trouve, il s’y trouve.

Il y a constituante et constituante : constituante, sans manifs et constituante sur fond de mobilisation.

Quand les politicards prendront conscience qu’il ne suffit pas de gagner des électeurs (et des candidats – qui aiment parfois surtout les projecteurs et le pouvoir) mais aussi des MILITANTS.

Et ça demande plus de travail : disons que pour convaincre de nouveaux électeurs, il faudrait savoir sortir du ronron.

La seule voie possible c’est de ne pas s’intéresser exclusivement aux indécis mais à la masse considérable de gens qui ne votent pas ou plus. Pour l’instant : à part QS, je ne vois aucun parti qui s’intéresse vraiment aux non -votants.

S’il n’y a pas de mobilisation et de gains parmi ceux qui ne votent pas – ce qui ne semble pas préoccuper le PQ, on va continuer à faire du sur-place (et comme chacun sait, qui n’avance pas recule.)

– Pourquoi deux fois «non» aux référendum du PQ alors ?

Les gens se demandent comment les deux référendum sur la souveraineté ont bien pu être perdus par le Parti québécois?

Ce à quoi je répondrai, que ce n’est pas en faisant une campagne marketing de 30 jours à la course, de dernière minute et vulnérable aux attaques que l’on construit des appuis stables à l’indépendance.

Mais par la convocation d’une large Assemblée constituante inclusive et mobilisatrice telle que Québec Solidaire le propose, et qui plus est, faite sur plusieurs mois, voire même plusieurs années, pour définir le pays avant de l’adopter.

Les indécis votent «non», parce que vous leur demandez un chèque en blanc et de voter tête baissée, pour ne pas dire les yeux bandés, et qui plus est, en excluant les citoyens du processus pour vous enquérir de ce qui les feraient voter «oui».

D’autre part, le PQ est très mal placé pour faire la leçon à Québec solidaire sur la question nationale, puisqu’en plus d’avoir biffé l’«Article Un» se son programme, sa position est on ne peut plus vague.. pour ne pas dire d’un «flou artistique» ..comme le disait Jacques Parizeau.

Pour ce qui est des appuis…

Le PQ n’a pas toujours été à «35%»…

Lui aussi, il a commencé quelque part.

Et au fur et à mesure que Québec Solidaire se fera connaitre..

Nos appuis augmentons tout autant, croyez-moi !

Christian Montmarquette
QS-Montréal

.

Bonjour M. Lisée,

Je m’intéresse au projet de constitution du Québec depuis un certain temps. J’ai même créé une plateforme documentaire sur le sujet: http://consttutionqc.org

Or, il s’avère que le projet de constituante a été évoqué par de nombreux intellectuels et souverainistes aguerris qui n’aimeraient pas voir cette idée tassée aussi facilement du revers de la main. Je ne serais pas prêt à discréditer l’idée alors qu’elle n’a pas été essayée et qu’elle a fait ses preuves ailleurs. L’idée effraie certainement des souverainistes de la première ligne qui ne voudraient pas perdre le contrôle sur le «produit final». En réalité, vous avez la frousse que le consensus québécois ne se trouve pas là où vous voudriez qu’il se trouve. Il faut alors faire confiance au peuple québécois et respecter ses choix et ses aspirations. C’est à cause de cet élitisme souverainiste que le Québec stagne à définir son statut politique. Il faut arrêter de penser que seuls les souverainistes savent ce qui est bon pour le peuple.

Et qui dit qu’il n’existe qu’une seule manière de nommer une constituante? Le tirage au sort parmi des volontaires est une des possibilitées. Il est alors envisageable de trouver la manière la plus adéquate pour éviter les «infiltrations» que vous évoquez. Vous avez employé ici un raccourci intellectuel pour nous effrayer avec Paul Desmarais.

Je sais que vous soutenez une autre stratégie d’accession à la souveraineté, mais cela n’est pas une raison pour employer des raccourcis intellectuels. Pensez-y comme il faut à la constituante, c’est pas bête du tout. Et après deux référendums ratés, il serait temps d’essayer une stratégie différente… Non?

@ BobOScope

« …la rallonge ce n’est pas un passage obligé… »

J’ai l’impression que vous n’avez pas compris.

La rallonge, l’extension du PLC si vous voulez. Ou alors le plan B.

Les gens de power ne sont pas des caves, ils n’accepteront certainement pas de perdre le contrôle. Ils savent bien qu’après tout ce qu’ils ont fait faire à Charest, que ce dernier perdra ses élection.

Ils n’est pas question de génération, mais du pouvoir de power qui n’a pas d’âge.

Alors la solution de remplacement du PLC c’est qui d’après vous?

Un parti Libéral fédéral de moins dans les pattes et un parti Libéral provincial minus qui sert à diviser.

CAQ c’est coalition et regardez bien ce que sera la coalition, la coalition Legault/PLC fera si un des deux gagne minoritaire.

Quant à QS, je répète: séparatiste à des centaines de conditions ce qui veut dire fédéraliste avant toutes ces conditions.

Il n’y aura qu’une seule chose qui fera du Québec un pays et c’est la l’explication ou la promotion, la publicité si l’on veut.

L’économie du Québec est contrôlée d’ottaOua, de Toronto, de Calgary, de Nou York, de Londres et enfin de Houston. Le Québec est colonisé et son développement contrôlé, ralenti par des gens aux intérêts non-favorables aux gens d’ici, les Québécois-es.

Où serions-nous si René Lévesque n’avait pas livré bataille pour la nationalisation de l’hydro-électricité ? [Les néolibéraux manœuvrent pour sa privatisation. Ouao ! Jackpot !!]

Ainsi, seuls les gestes donnant plus d’autonomie et de contrôle des affaires du Québec aux Québécois-es peuvent nous faire avancer, nous sortir de la stagnation, des dangers de recul par les manigances d’une p’tite minorité d’ici aux intentions machiavéliques.

Il faut sortir de la ‘constipation’ cadna-dian, de ce cadna-da abusant du Québec pour développer le ROC et alors, prendre ainsi nos affaires en main, cela pour le meilleur du Québec entier.

« Finies les folies ! » Fini l’engraissement des voisins étrangers ‘wasp’ !

Donc, QS, qu’est-ce que c’est que ça, là, sinon une nuisance, à ce moment-ci où, c’est la Souveraineté, l’objectif, l’essentiel ?!?

Le ‘harper government’ ne tergiverse pas, lui mais plutôt, il PREND le contrôle de sa main DROITE au nom de multinationales étrangères prêtes à nous écraser pour l’argent. L’heure est grave !

Une Assemblée constituante qui s’étalera sur plusieurs mois, voire plusieurs années… cependant que le gouvernement de QS va gouverner le peuple en vertu d’une loi constituante qui n’a jamais été validée par les voix référendaire du peuple, et qui par conséquent n’est pas démocratiquement légitime… y consentir veut dire qu’on valide le fait qu’une loi s’impose par dessus la tête du peuple, ce qui valide le contraire de la primauté de la souveraineté du peuple et qu’il est indifférent de fouler aux pieds cette primauté démocratique. Ce qui est tout sauf défendre et protéger la démocratie, puisqu’on admet, en gouvernant le peuple en vertu d’une légalité qui n’est pas celle du peuple, qu’on peut impunément bafouer la suprématie démocratique de l’Autorité démocratique suprême du peuple… ce qui est un non-sens et corrompt tout processus constituant démocratique.

Ce qu’invoque M. Lisée n’est qu’un conséquence de cette contradiction incontournable.

OUI, il faut un référendum pour invalider tout État qui n’a pas obtenu l’aval référendaire du peuple, ce qui fait s’effondrer la prétention démocratique de l’État illégitime actuel et qui restera illégitime tant et aussi longtemps qu’il sera incapable d’obtenir le clair OUI référendaire des Québécois,es.

Vive Lénine, vive Staline et leurs petits copains du QS, Moi l’approche communiste archi intello du QS.. très peu.., merci.
Ça se défini comme le peuple.. pis quoi encore.!!!

Vous êtes le plus sûr moyen, rapide d’aller dans le mur. À ce rythme là, vivement le NPD, pour se protéger de vous.

Ce n’est pas le seul leurre de QS. Il en a bien d’autres. Ainsi sa formule de taxer les riches. C’est bien beau mais une fois que tout le monde est riche, qui taxe-t-on?

À monsieur Montmarquete qui se demande comment il se fait que le PQ a perdu deux référendums. Monsieur Parizeau a donné la réponse déjà, maladroitement peut-être mais la réponse là, confirmée par la commission Gomery pour le prouver.

Dans le programme du PQ, il est aussi question de constituante. Que cette campagne électorale permettre d’ouvrir le débat sur cette question. Quelqu’un des instances du parti Québécois aurait-il l’amabilité de m’expliquer les différences d’avec QS. Non pas tant parce qu’il s’agit de l’enjeu central du 4 septembre, mais parce que ça pourrait venir plus vite qu’on le pense cette constituante. M’est avis que si le PQ veut garder le cap sur l’indépendance, il aurait intérêt à maintenir une mobilisation large des forces souverainistes. Les partis qui ont cette approche dans leur arsenal gagnerait à s’entendre avant d’enclencher la démarche et d’affronter le clan fédéraliste. C’est une nouvelle stratégie qui avec un peu d’imagination et d’eau dans son vin garderait l’enjeu ouvert jusqu’à ce que la constitution soit soumise au peuple. Je privilégie pour ma part que ce soit dans les meilleurs délais. Battre le fer quand il est chaud…je reste péquiste pas seulement pour me débarrasser de Charest, mais parce que je crois encore que l’expérience acquise au fil du temps va conduire au pays que l’on veut se donner comme peuple. La souveraîneté doit appartenir au peuple du Québec, pas au PQ, à QS, à ON; les partis sont des outils; les outils servent à améliorer les machines, pas à les détruire.

« M’est avis que si le PQ veut garder le cap sur l’indépendance, il aurait intérêt à maintenir une mobilisation large des forces souverainistes »

Les souverainistes l’ont pu emporter parce qu’ils étaient capables de démontrer que l’indépendance aiderait les Québécois à conquérir leur liberté culturel ET À SORTIR DE LA MISÈRE – la souveraineté était perçue comme une double promesse : préservation culturelle et au minimum, un projet social-démocrate (impôt progressif, liberté d’association syndicale, etc). Relisez le programme de la révolution tranquille ! Le souverainisme sans projet social dans lequel les non votants pourraient se retrouver – ne l’emportera jamais.

C’est triste, mais c’est comme ça.

La faiblesse de QS, c’est la question culturelle (quoique le PQ ne soit pas si époustouflant sur cette dimension – il vivrait plutôt sur ses acquis en profitant de son ancrage plus ancien et du fait qu’artistes et intellectuels de la Révolution tranquille (qui ont aujourd’hui 70 ans et plus) choyés par les médias – parce qu’ils ont des « valeurs sûres » – se reconnaissent toujours dans le PQ.

À l’inverse, le PQ est faible sur les enjeux sociaux qui intéressent les 40 p. 100 d’électeurs qui ne votent pas : ceux que n’importe quel parti doit gagner pour sortir de la dynamique actuelle, où le plus évident est la méfiance généralisée envers les partis et les acteurs politiques.

Ainsi, cette méfiance envers le parti majoritaire refait surface aussitôt qu’une élection est gagnée – obligeant les politiciens et leurs attachés à investir bien plus d’énergie dans l’image et le « récit » que dans les dossiers.

@ redoute # 27

« Vive Lénine, vive Staline… Moi l’approche communiste archi intello du QS.. très peu.., merci.
Ça se défini comme le peuple.. pis quoi encore.!!!

Vous êtes le plus sûr moyen, rapide d’aller dans le mur. À ce rythme là, vivement le NPD, pour se protéger de vous. »

Non Monsieur, un nom! one name! Stifen Harpeur

Vive le Canada et la reine des Canadians.

Thing big…

D’accord avec vous, « Les gens de power ne sont pas des caves, » mais ils n’ont pas le contrôle, juste de fortes connexions de part et d’autres. Ils n’ont pas ressuscité le PLC pour le printemps 2011 contre le PCC, manque d’intérêt ?

D’accord avec vous, le pouvoir de la finance n’a pas d’âge; c’est le deuxième plus vieux métier du monde et il est dans la boite de vitesse du premier.

À l’aide du simulateur de Bryan Breguet et de mon observation de la faveur des internautes sur le twitter, le facebook et le site des partis politiques québécois, je me suis convaincu mardi dernier que le PQ remplacera le PLQ, avec 76 élus contre 26 pour le PLQ, 21 pour la CAQ, aucun pour les verts, un pour QS et un pour Option nationale. Une coalition PLC/CAQ ne serait pas majoritaire. Je revois cette conviction lundi prochain et les deux suivants.

Si les tableaux de chiffres vous intéresse autant que moi :

http://www.laqueste.wordpress.com

QS n’est pas aussi fondamentalement séparatiste que le PQ et pressé/déterminé qu’ON. Il ne serait pas opportuniste de sa part de bouder 50 % des souteneurs d’élection depuis 1976.

@ BobOScope

« D’accord avec vous, “Les gens de power ne sont pas des caves,” mais ils n’ont pas le contrôle… »

Vous pensez vraiment que Chatest peut désobéir à power? vraiment?

Quand je dis que power ne sont pas des caves, c’est pour dire qu’il est absolument inadmissible pour de tels personnages que le ti-coune que l’on met au monde n’obéisse pas à la lettre et au pas, et il est absolument sûr qu’ils ont pris leurs précautions pour que leurs investissement politique passe dans le trou et ne fasse pas volte face.

Libre à vous de croire qu’ils n’ont fait qu’un guess mais, quand on y met le$ paquet$ sur pion il n’y a pas de pardon.

« QS n’est pas aussi fondamentalement séparatiste que le PQ… »

Bien sûr, c’est leur dernier recours et encore, c’est ce qu’ils disent. Leur vision, essayer le fédéralisme avec notre charte pis si sa ne marche pas on pourrait envisager la séparation.

Peu importe ce qu’ils feront avec le fédéral le Québec perdra et sur le côté social aussi. De plus ce jeu qu’il font c’est être assis sur deux chaises. Une chaise séparatiste et une chaise fédéraliste. C’est pour cela qu’ils se tiennent debout peut-être.

Depuis Duplessis que le Québec essaye avec le fédéral. Duplessis, Lessage, Johnson, Bourrassa, Lévesque, Bourassa et Mulroney, le Bloc, Parizeau, mais pas Charest. Soixante ans à donner une chance au Canada, 60 ans.

Ne comptez surtout pas sur moi pour donner ENCORE une autre chance aux canadians dans 25 ans.

QS coure deux lièvres et n’en aura aucun.