Internet: Mes ennemis les pingouins

Je suis un des 28 millions de papas victimes des pingouins.  Vous ne me suivez pas ? C’est que vous n’avez pas dans votre entourage immédiat un garçon ou une fillette de 6 à 12 ans, disposant d’une connexion internet.

Une sollicitation permanente
Une sollicitation permanente

Ils sont, oui, 28 millions de gamins, dont plusieurs dizaines de milliers au Québec à se donner rendez-vous sur le Club Pingouin, un jeu vidéo en ligne qui, à première vue, semble trop beau pour être vrai. Non-violent, convivial, éducatif, collaboratif et, l’ai-je dit?, non-violent.

L’organisme américain Consumer Reports, très sévère, affirme d’ailleurs que de tous les jeux en ligne pour enfants, «Club Pingouin et Webkinz créent la meilleure expérience globale», y compris éducative.

Mais voilà le hic. Le jeu, création de trois Canadiens anglais et rachetée par Disney pour la modique somme de 350 millions $US, appâte les enfants avec moult jeux gratuits. Essentiellement, le jeune se crée un pingouin, en prend soin, le loge, l’habille, le nourrit. Ses amis, à l’école, ont également leurs pingouins. Chacun se connecte à l’autre et le jeu devient réseau social. On se donne rendez-vous, on s’échange des messages, on participe à des fêtes, on accompagne ses pingouins dans des jeux. Jusqu’à un certain point:  le point de rentabilité.

Le pingouin de votre fils, voyez-vous, est victime de discrimination systémique. Il ne peut avoir certains accessoires, il ne peut entrer dans certains lieux, il ne peut jouer à certains jeux parce que l’enfant responsable du pingouin… n’a pas payé ! Oui, pas payé son abonnement de 5,95$/mois. D’autres, eux, ont payé. Votre enfant est poche. Son pingouin en souffre.

L’émission La Facture a diffusé ce mardi un intéressant reportage à ce sujet, posant la question de savoir si le jeu, multinational et multilingue, contrevient à la loi québécoise qui interdit la publicité destinée aux enfants.

pingouin

Il n’y a aucun doute: le jeu, très bien fait — ce qui explique son succès phénoménal — est une longue publicité pour… lui-même. (Pour l’instant, aucun placement de produit Disney.) La chose est choquante car elle reproduit précisément ce que la loi québécoise de 1978 a voulu bannir: des publicités ciblées vers les enfants qui, ensuite, se tournent vers les parents pour susciter un achat.

Le jeu doit-il être déclaré illégal au Québec ? Dans sa forme actuelle, certainement (mon fils n’est pas du même avis, mais qu’il lance son propre blogue !). Cela dit, le fait de devoir payer pour un jeu vidéo n’est pas répréhensible en soi. Disney n’est pas la Croix rouge et de nombreux parents ne rechignent pas à l’idée d’acheter des consoles, jeux, DVDs et autres babioles électroniques.

De même, un grand nombre de jeux vidéos offrent une période d’essai, gratuite, suivie de l’obligation d’acheter si on veut continuer à y perdre son temps. Le problème du Club Pingouin est que la période d’essai est permanente,  la période de vente, infinie. Plus on joue, plus on souffre de ne pas pouvoir payer.

Attendez, il y a pire. Vous avez cédé. Moi, j’avais conçu le projet de laisser mon fils acheter son abonnement d’un mois avec son argent de poche. C’est mon principe: il utilise son argent selon ses choix. Mais c’était avant que je lise Like Taking Candy From a Baby: How Young Children Interact with Online Environments, l’étude de l’organisme américain Consumer Reports. Je savais que les gamins pouvaient acheter sur Club Pingouin des Puffles, des animaux de compagnie dont ils s’occupent ensuite.  Les enfants créent un lien affectif avec leurs petits Puffles. Mieux encore, le jeu leur indique si leur Puffle est content, triste, affamé ou s’il veut jouer.

Devenus membres, ils peuvent en acheter davantage, bien les loger, leur procurer des accessoires. Et quand vous arrêtez de payer ? Votre enfant viendra, les larmes aux yeux, vous montrer le message: «Les biens de votre Pingouin vont être entreposés et pourront être retrouvés lorsque vous reprendrez votre abonnement.»

L’étude cite cette mère affolée:

«Oh mon Dieu, aujourd’hui est le dernier jour du mois et j’ai oublié de renouveler l’abonnement. Mon fils va me tuer si je perds tout son matériel» Elle veut dire l’igloo que son fils a construit dans le Club Pingouin, pendant plusieurs heures — sinon jours — de jeu pour construire toutes les pièces et les remplir des trophées qu’il s’est évertué à gagner.

Et il y a les Puffles, qui ne sont heureux que s’ils sont nourris. Qui va les nourrir ? Ils vont mourir dans l’entrepôt !

C’est une vente à crédit, donc. Et une prise d’otages. Rien ne vous appartient si vous ne faites pas tous les paiements. Mais contrairement au paiement de votre Écran plasma, il n’y a pas de paiement final. Si vous voulez que votre pingouin et vos Puffles ne soient pas enfermés dans un entrepôt obscur, il faut payer les sous (la rançon?) pendant toute votre vie. Heureusement que les gamins grandissent et finissent par découvrir l’existence de Beyonce.

La solution: imposer au jeu que l’utilisateur soit avisé au départ qu’il peut y jouer gratuitement pour x heures. Au delà de quoi, si papa ou maman ne sortent pas la carte de crédit, plus de jeu. A cette condition, et à cette condition seulement, je serai prêt à faire la paix avec les pingouins.

*    *    *

Lecture suggérée: Babes in the Woods, de Caitlin Flanagan, dans The Atlantic Monthly. Elle indique que Club Pingouin abaisse l’âge du clavardage, de l’école secondaire à l’école primaire, et montre comment le site n’est pas aussi sûr qu’il le dit car n’importe qui peut se faire passer pour un jeune pingouin qui se lie d’amitié avec un autre.

Les commentaires sont fermés.

Ne comptez pas sur le gouvernement Charest pour bannir ce jeu qui contrevient à une loi Québécoise. La question est de savoir si on est fou de nos enfants, ou si on se fout de ce qui arrive à nos enfants.

Et puis que voulez vous, ne sommes nous pas à l’aube d’une révolution culturelle ? Peut-être quelques amis du Liberal party ont-ils des parts dans l’entreprise…

je sais c’est méchant. Mais avec tout ce qui se passe que l’on sait et le reste qu’on ne sait pas rien ne m’étonne plus.

Moi là, quand je vais avoir des enfants, je songe sérieusement à me départir de ma télé et de l’ordinateur… surtout quand je vois la dépendance que moi ça me fait. Au moins, je pourrai toujours lire Lisé et d’autres blogues du bureau…

D’abord, deux choses: je n’ai pas regardé le reportage de la SRC (à faire demain!) et je travaille dans l’industrie des nouveaux médias, notamment sur les sites de divertissement jeunesse.

Je comprends les inquiétudes et les réserves vis à vis Club Penguin, mais, en même temps, je me demande comment faire autrement. En effet, on réclame des espaces sécuritaires pour que nos jeunes puissent se divertir sur le Web, mais:
– on ne peut pas leur faire de pub, donc pas de revenus pour le producteur/exploitant du site;
– Reste l’abonnement/vente. Il doit être récurrent, puisque nous sommes sur le Web et qui du Web dit mises à jour régulières, nouveautés occasionnelles et, surtout, coûts de maintenance récurrents. Demander un achat ponctuel est donc hors de portée; il faut pouvoir compter sur un revenu récurrent, d’où l’abonnement.
– En plus, on est habitué à la gratuité. La plus-value de ce genre de plateforme est l’environnement contrôlé, qui demande plus de maintenance, donc coûte plus cher.

C’est comme partout, on ne peut pas avoir le beurre et l’argent du beurre. Dans ce cas précis (mais je n’ai pas vu le reportage), il est possible que la façon de réclamer de l’argent en créant de la pression sur les parents en manipulant les enfants est le noeud du problème. Mais si on suggère que le fait de réclamer un abonnement mensuel pour utiliser un site pose problème, ben là, plus rien ne peut fonctionner! Et votre enfant ira sur Miniclip ou un autre site du genre où des jeux violents ou au goût douteux en côtoient d’autres tout à fait amusants.

Dernière chose: si Club Penguin était le produit d’une petit PME québécoise plutôt que de Disney, ne serions-nous pas plus indulgents?

World of warcraft junior haha!

Bannir le jeu serait plutôt extrême! Par contre, ayant fait l’expérience des MMOs dans le passé, je ne crois pas que je laisserais mes enfants s’abonner. C’est une vrai drogue ces trucs là et je ne crois pas que les gens savent dans quoi ils s’embarquent!

@ Jacques-Michel Desfossés

Quand j’ai vu le titre dans le courriel de la liste d’envoi, je suis arrivé ici le couteau entre les dents! 😛

Je n’ai pas vu le reportage, mais cette façon d’hameçonner les parents par enfants interposés est infecte. Je suis d’accord avec la période d’essai limitée en durée, et tant pis pour le modèle d’affaire de cette compagnie. Il y a bien des maudites limites. Et puis pensez-y, 72$ par année pour rendre votre enfant dépendant à un jeu/réseau social, et le faire passer combien d’heures par année sur un ordinateur… C’est un World of Warcraft pour enfants ce truc-là! Ça prépare une belle génération…

Transparence totale, pour reprendre l’expression de M. Lisée: ces propos proviennent d’un adulte qui passe beaucoup trop de temps sur internet…

@ Gilles de NDH:

« Ne comptez pas sur le gouvernement Charest pour bannir ce jeu qui contrevient à une loi Québécoise. La question est de savoir si on est fou de nos enfants, ou si on se fout de ce qui arrive à nos enfants. »

Typique des irresponsables gauchistes-interventionistes: Le gouvernement doit s’en occuper… Et le jugement que sont censés avoir les parents, qu’en faites-vous?

Voulons-nous vraiment que nos enfants passent des heures à jouer et socialiser de cette façon? Je ne suis pas contre les nouvelles technologies, mais entre la télé, l’internet et les consoles, à quel moment trouvent-ils le temps d’aller jouer dehors? de passer du dans en famille? de lire? Ils doivent aussi passer du temps à l’école…

Le temps passe vite lorsqu’on joue à des jeux… déjà 30 minutes? déjà 1 heure?

En théorie, on peut se débarasser de toutes ces choses. En pratique, on doit avoir nos valeurs bien encrées et savoir limiter et/ou dire non, comme dans bien d’autres situations…

Comme le souligne Jonathan Boivin, la création de jeux en ligne, tout comme la musique, le cinéma et le journalisme, est un métier qui doit se financer.
Je comprends et partage votre réaction à la stratégie de Disney, mais je ne crois pas que ce soit possible ni même souhaitable pour la plupart des parents de vouloir élever des enfants dans un monde sans publicité en 2010.
Une alternative plus réaliste, à mon sens, serait de cultiver leur sens critique et les responsabiliser face à la consommation. Votre idée de payer le Club pingouin à même l’argent de poche me semble très bien. Certains parents choisiront carrément de refuser d’abonner leur enfant, ou de le faire pour une période déterminée. Il faut aussi sensibiliser les enfants à la pression des pairs, un outil de marketing encore plus fort que la publicité directe et qu’aucune loi ne pourrait interdire.

Cette pratique m’apparait immorale et hypocrite. Peut-on demander aux enfants à qui s’adresse ce jeu d’avoir le jugement d’un adulte pour résister aux manœuvres de manipulation marketing ?

Avec les horaires de fous auxquels sont soumis les parents et dans les cas de familles mono-parentales LE parent, les parents sont souvent tellement épuisés (ils ont à peine le temps de préparer le repas, voir aux devoirs et à la douche) qu’ils achètent la paix de toutes sortes de façons. Je ne peux pas les en blâmer.

J’ai un petit-fils de 6 ans que nous recevons souvent à la maison. Je parlerai de ce problème à ses parents et je leur indiquerai que pour ma part je boycotterai le jeu chez-moi ainsi que l’ensemble des produits Disney.

De plus je suis absolument contre tous ces jeux sociaux en ligne pour les enfants et les jeunes. Les parents n’ont aucun contrôle sur les amis avec qui se font les connexions Internet. Cette caractéristiques à elle seule devrait motiver les parents à bloquer l’accès à ce site.

Les pingouins sont bien plus dangereux qu’IGOR de Saputo. En fait, tout ce site devrait être simplement interdit par la loi.

Dans le monde des jeux en ligne massivement multi-joueurs (MMO) il existe 2 modèle d’affaires dominant:
> Par abonnement (World of warcraft) où vous acheter le jeu (60$) et vous devez payer un abonnement mensuel (15$/mois).

> Jeux gratuis avec micro-transactions (Maple Stories, Mafia Wars, Farmville). Le jeux est gratuis, mais vous pouvez acheter des objets spécial ou personnalisé votre personnage (de façon temporaire généralement 30 jours) si vous payer avec de la vrai argent.

Dans le cadre de Club pingouins, c’est un mixte des deux qui le plus suitable pour des enfants si on exclus un jeu totalement gratuis. Les enfants peuvent s’amuser gratuitment avec leur amis et si il veulent profiter de toute les possibilités qu’offre le jeu, payer un abonnement mensuel sans avoir a acheter tout a la pièce, ce qui créerait une plus grande pression sur le porte-feuilles des parents.

A un point, c’est la responsabilité des parent d’imposer des limite, mais pour cela, il doivent être bien informée.

Mr. Lisée comme toujours votre présent article est très éducatif et pertinent, je vous en remercie. Vous présenter très bien un des problèmes qu’apporte l’internet dans la société. Il serait intéressant de relire un autre de vos exellents papiers qui s’intitulait, Nouvelle frontière du mensonge, que j’ai faite lire a mes enfants. Avec pingouins on voit bien comment l’internet et les techniques de mise en marché sont devenue une force incontrolable, souvent immoralle. Dans ce cas-ci ce n’est plus du marketing c’est l’utilisation abusive de la de la psychologie sur nos jeunes. Pour quelques grosses entreprises, quand vient le temps de faire de l’argent tout est permis, mème la rançon. On ne fait plus de l’argent en travaillant, on la fait en extorquant, par la force, la menace ou la ruse.
Bonne journée.

Cette invention d’endoctrinement des enfants dans un monde fictif aseptisé existe depuis longtemps dans l’ultra capitalisme matérialiste au Japon . Ils adoptent des poupées ou des robots à nourrir .
Cette formule sectaire de consommation affective prive les enfants de la véritable réalité universelle qui sans être toujours agréable à l’avantage d’être vraie et incontournable .
La publicité auprès des enfants s’adressant au portefeuille des parents est inacceptable .
Appenons à nos enfants que la souris Mickey n’existe pas plus que le Père Noël et que le monstre de Lockness .

Parfaitement d’accord avec Colette et Jonathan.

Club Penguin est le fruit d’une PME de Kelowna en Colombie-Britannique. Après deux années d’existence ses propriétaires l’ont vendu à Disney pour $350 millions à condition que l’entreprise et ses employés demeurent sur place. C’est un exemple parfait du modèle économique que le Québec devrait suivre. Si on règlemente contre ce site, quel message envoie-t-on aux investisseurs d’ici et d’ailleurs?

C’est aux parents d’éduquer et de surveiller leurs enfants au lieu de regarder la tv. Ma fille a passé un an ou deux sur Club Penguin (fort pratique pour rester en contact avec une copine qui avait déménagé en Europe). Elle a maintenant 14 ans et ne s’en porte pas plus mal (passée à d’autres choses et pas du tout accro d’Internet par rapport à la moyenne). Son abonnement avait été une récompense pour un bon bulletin.

Notez que Club Penguin comprend un grand nombre de mécanismes assurant la confidentialité et la sécurité des enfants.

Ceux qui le critiquent devraient le visiter un peu et se renseigner afin de savoir de quoi ils/elles parlent.

(Et 6$ par mois? 20 cents par jour?… M’enfin!)

Le pire c’est qu’au Carnaval de Québec qui vient de se terminer il y avait un nouveau « participant commanditaire » Disney! Avec quoi? Une tente remplis de sculpture de…. Pingnois! Et pour entrer dans cette « exposition de sculpture sur glace» (lire tente de promotion) il fallait avoir acheté l’effigie du carnaval! Il faut payer pour emmener nos enfants se faire lobotomiser par la plus grande multinationale d’affaire pour enfants du monde! Wow! Mais a Québec on est habitué, depuis plusieurs années, au festival d’été la scène pour enfants c’est la scène McDonald avec un beau spectacle du célèbre clown…. youppi

J’ai de la misère a comprendre que la « solution » serait de restreindre la durée de jeu gratuit.

Le problème ne semble pas être le jeu lui-même, mais le fait qu’une partie de ce jeu soit accessible gratuitement et ce, pour tout le temps? Suis-je le seul a trouver que ceci, la partie gratuite du jeu, ne soit pas quelque chose de mauvais?

Votre enfant a eu beaucoup de plaisir à jouer à un jeu (du moins la section gratuite) que ces gens ont créé, et ce gratuitement. Vous en connaissez beaucoup, des jeux gratuits et de cette qualité, pour enfants, qui vont vous offrir une section complète gratuitement sans limite de temps d’usage?

Bon, on peut rationaliser que la section gratuite du jeu n’est qu’un publicité, mais c’est très réducteur. Oui, bien sur, la partie gratuite est là pour vendre le service complet, mais il y a plus: le jeu qui est joué (et apprécié). Ça ressemble sans doute plus a un échantillon qu’à un bête message publicitaire. La partie gratuite du jeu n’a-t-elle aucune valeur en soi?

Le modèle d’affaire de ce jeu est celui du « freemium », et la partie gratuite constitue en effet une sorte de publicité. Mais il s’agit aussi d’un service de qualité et qui est gratuit. Je ne connais pas beaucoup le club des pingouins, et il est possible que les suggestions pour acheter la version complète (payante) soient plus sournoises que d’autres, que ça soit mal fait ou simplement aggressif. C’est certain qu’il y a là possibilité d’abus, mais je ne pense pas qu’on devrait tout retirer parce qu’il existe une partie payante à ce jeu.

Ce modèle d’affaire est de plus en plus courant sur internet. On ne paye pas pour un produit, mais pour un service (d’où les paiements réguliers), et dans ce cas, on paie pour de meilleurs services, un accès privilégié. C’est le modèle d’affaire, et s’il s’approche un peu de l’auto-publicité (la section gratuite faisant naturellement de la publicité pour la section payante), je ne crois pas que la loi québécoise sur le sujet aient été pensée pour gérer ce genre de cas.

On est ici dans une zone grise. Ce n’est pas seulement une publicité, et il est certainement possible de tirer du plaisir du jeu gratuit dans avoir a débourser d’argent.

Au final, le problème est réellement que les enfants s’attachent (trop?) à leurs pingouins, et qu’ils en veulent plus et plus. Je ne crois pas que l’enfant qui pleure pour avoir perdu son iglou dans un jeu virtuel soit tellement différent de celui qui pleure pour ne pas avoir ses Frosted Flakes le matin, de celui qui est jaloux que le voisin ait un plus beau « big wheel », de celui qui veut une crème glacée parce qu’il a vu un autre en train d’en manger, ou de celui qui « souffre » parce que tous ses amis ont une boite à lunch Transformers (ou quelque-chose du genre).

À ce que je saches, les enfants n’ont pas de carte de crédit, et le parent qui paye pour ce jeu devrait bien se renseigner sur ce qu’il achète à son enfant – et ce qui arrive quand on arrête de payer. Là aussi, il est possible de

Ce modèle d’affaire est de plus en plus courant, et il n’est pas mauvais en soi. Aussi bien que les enfants (et leurs parents) apprennent cette réalité et comment l’affronter. Il faut savoir dire non à ses enfants, et ne pas céder devant toutes leurs demandes. Mon dieu, je ne sens vieux tout d’un coup de dire ça. Eh bien oui, parce que mes parents agissaient comme ça quand j’étais enfant, et ce, bien avant que l’internet et le club des pingouins n’existe.

En attendant, si vous voyez un problème avec ce modèle d’affaire, n’attendez pas que le gouvernement prenne action et utilisez votre autorité de père. Vous pouvez décider que ce jeu, ce modèle d’affaire n’est pas acceptable pour vos enfants et leur en interdire l’accès.

Pensez-vous vraiment que votre fils sera moins peiné de perdre son pingouin si c’est le gouvernement (à la requête de papa) qui met un terme à la portion gratuite du jeu?

M. Lisée et les lecteurs de ce blogue, si vous utiliser un produit de contrôle parentale sur l’ordinateur, pourquoi ne pas partager votre opinion sur ce site avec lui. S’il a une grande demande des parents pour exclure ce site auprès de leurs enfants, ceux-ci vont créer une catégorie qui va permettre au parent d’exclure les MMO online pour enfant qui rançonnent les parents.

À mon avis pas mal plus efficace que n’importe lequelle législation.

Rémi.Net

Je suis plutôt d’accord avec l’analyse de Marc-O. Il n’y a rien de mal à ce genre de jeu tant que le parent est capable de dire « NON » au moment où l’enfant vient en pleurant demander de l’argent à papa et maman pour renouveler parce que les items du pingouin ne sont plus là. Ça permet d’apprendre les priorités et à gérer son budget : tu gagnes tant en argent de poche, et tu dois décider si tu aime assez ton pingouin pour renouveler toi-même ton abonnement ou bien si tu préfère t’acheter un sous-marin subway à ta prochaine sortie avec tes amis.

Honnêtement, il en faudrait plus des jeux du genre (avec des parents capable de dire NON). On aurait peut-être moins de problème avec nos finances publiques actuellement si la majorité des électeurs aurait compris, enfant, qu’il faut faire des choix au moment de dépenser son argent. Tu veux des tarifs d’hydro-électricité vraiment pas cher et un excellent système de santé, mais tu n’as pas assez d’argent pour les deux? Il faut que tu choisisse. Lequel est le plus important? On ne peut pas tout avoir pour rien.

@François Premier #7
« Typique des irresponsables gauchistes-interventionistes: Le gouvernement doit s’en occuper… Et le jugement que sont censés avoir les parents, qu’en faites-vous? »

= = =

Toujours aussi incapable de voir plus loin que le boutte de son nez, le François…

Et de un, ce ne sont pas tous les parents qui sont capables de discernement, ou qui possèdent quelque compétence en psychologie ou en droit…

À ce compte-là, pourquoi ne pas abolir les feux de circulation et les panneaux « Cédez le passage » ou « traverse d’écolier »? On est tous capables d’auto-discipline, après tout, n’est-ce pas?

Et de deux, pour avoir divorcé des milliers de parents de jeunes enfants, je sais quelle pression subit la mère quand le p’tit lui dit: papa, lui, il est gentil, il m’a abonné. Mais toi, t’es méchante, et je veux toujours rester chez papa…

Ou inversement, bien sûr.

Science-fiction, me direz-vous? Cela confirmerait votre ignorance de ce qui se passe dans les chaumières…

@ Warren Peace (guerre et paix):

Cela se passe comme ça dans VOTRE chaumière? C’est VOTRE problème, pas celui du gouvernement québécois.

Faites preuve de discernement et éduquez vous-même votre progéniture. C’est pas le rôle de l’État déjà passablement tentaculaire d’aller dire quoi faire aux parents dans LEUR chaumière.Il suffit d’utiliser le gros bons sens et d’appliquer un minimum de psycholigie et d’autorité. Si vous en êtes incapable, de l’aide existe déjà!

Ultimement on ne peut demander a l’état d’éduquer nos enfants, alors le controle parentale c’est notre affaire. Pas facile vous direz j’en convient mais tout ce que nos enfants ne peuvent faire à la maison parce qu’on leur interdit les jeux en ligne (bel hameçon pour les crosseurs de tout accabit) en ayant a l’oeil les ordinateurs et autres interfaces pouvant se connecter à l’internet même si on se fait traiter de dépasser il ne faut pas plier sous cette pression et maintenir le controle. Idem pour les cellulaires, permettre les intéreactions avec les amis cinnus et approuvés pour les autres le téléphone de la maison uniquement. Ce n’est pas un monde facile. J’entendais des jeunes filles dire que les bars ne sont plus sécuritaires, même les serveurs accepte de généreux pourboires pour mettre des stupéfiants dans les consommations… des filles principalement. Elles se retrouvent abusées, violées, volées. La sécurité des jeunes est de plus en plus compromise. Alors il ne faut pas craindre d’être traité de sévère par les enfants de toutes façon génétiquement ils ne sont pas conscien du danger (pas avant 22-23ans). Assumons les responsabilités qui nous reviennent plus tard ils comprendront mieux nos choix. Même s’ils ne sont pas d’accord en expliquant le pourquoi on prend des décisions par amour pour eux, ils finissent toujours par entendre des histoires qui nous donnent raison. Vous verrez ils s’empresseront de vous les rapporter.

@François premier
» Cela se passe comme ça dans VOTRE chaumière? C’est VOTRE problème, pas celui du gouvernement québécois.

Faites preuve de discernement et éduquez vous-même votre progéniture. »

= = =

Pas fort entre les deux oreilles, le Franswa…

Primo, ma progéniture à moi est déjà éduquée depuis longtemps, et c’est maintenant au tour de mes enfants d’élever leurs poussins.

Secundo, mon commentaire précédent était celui d’un ancien plaideur qui a divorcé des milliers de parents (je l’ai pourtant écrit mais il y a certains Franswas qui savent pas lire!) et qui sait, par expérience, quelles armes font partie de l’arsenal des parents pour « acheter » l’affection de leurs enfants. Et vice-versa…

Connaissances acquises dans l’exercice de mon art. Pas dans l’exercice de mon métier de père ou de grand-père… Je précise pour les ceusses qui ne savent pas lire.

Tel que déjà mentionné, je considère vos injures comme l’expression de votre ignorance de ce qui se passe dans moult chaumières.

Comme je le mentionnais plus tôt, les psychologues et travailleurs sociaux sont bien au fait du problème. Les avocats itou. Voilà pourquoi je sais…

@François premier
» Cela se passe comme ça dans VOTRE chaumière? C’est VOTRE problème, pas celui du gouvernement québécois.
Faites preuve de discernement et éduquez vous-même votre progéniture. »

= = =

Primo, ma progéniture à moi a été éduquée AVANT Internet et des années-lumières AVANT les ti-pingouins de Disney.

Bref, mon commentaire transcende ma situation personnelle; vous semblez incapable de le comprendre, ce dont, à vrai dire, je ne suis guère surpris.

= = =

Secundo, mon commentaire précédent se voulait informatif et, aussi bien à titre d’ancien plaideur que de grand-père, je croyais pouvoir profiter de cette occasion pour exposer un problème fréquent et suggérer une manière de le contourner.

Ça vous a échappé. Évidemment…

= = =

Si je comprends bien votre raisonnement tordu, vous êtes donc favorable à la publicité destinée aux enfants? Publicité conçue par des centaines de spécialistes en marketing et en psychologie, à l’assaut de cerveaux d’enfants, mal outillés pour résister au message…

Les parents sont-ils capables de décoder les intentions malveillantes de ces concepteurs? Non. Parce qu’on fait tout pour les cacher.

La preuve que c’est efficace, c’est que ce grand esprit que vous êtes s’y est laissé prendre…

À tous ceux qui prétendent que ça se passe dans notre chaumière et qu’on est responsable, je suis d’accord évidemment, sauf que dans les écoles primaires, les enfants ont accès à Club Pingouin et d’autres jeux du même genre.

Sur le Conseil d’Établissement, de l’école de mes enfants, j’avais tenté l’an dernier de faire bloquer ce site sans succès. Le reportage de la facture m’aura permis de finalement obtenir un blocage pour l’ensemble des écoles (primaires?) de la CSMB.

La politique d’accès à l’internet de la CSMB sera à l’ordre du jour du prochain conseil, car je crois que les enfants ne devraient simplement pas avoir d’accès ludique à l’internet à l’école. c’est le « combat » que nous allons mener pendant les prochains mois!

Ensuite, ça sera les logiciels libres qui permettraient de faire des millions de dollars d’économies et des utilisateurs de l’informatique plus avisés, mais c’est un autre débat…

Suivez-moi sur http://twitter.com/opensmooth

@ Warren:

Je suis contre l’opression règlementaire tentaculaire et pour la LIBERTÉ d’expression et par défénition, en faveur de la responsabilisation des gens, y inclut les parents.

Je suis d’une générarion qui a, selon vos valeurs, « miraculeusement survécu » aux publicités ouvertes aux enfants et dont les parents n’ont pas fait faillite en leur obéissant servilement. Ils savaient dire « NON » lorsque c’était le temps et se sentaient responsables des valeurs qu’ils leur inculquaient. Ils n’avaient pas abdiqué devant l’État, EUX!

Que ferez-vous après avoir restreint la liberté d’annoncer des produits? Cacher les logos McDonald? Toys ‘R Us? Cheerios? Barbie? Éliminer les panneaux publicitaires? Les annonces dans les journaux? Policier Internet comme en Chine, Corée du Nord et Cuba? Épier les conversations téléphoniques?

Où vous arrêterez-vous Warren?

Non, je ne suis vraiment pas d’acore. Les personnes qui on créés Club Penguin on besoin d’un salaire! Et en plus, j’ai 5 enfants qui joue chacun a club penguin, et ils sont très heureux. Ma grande fille (10 ans) trouve que c’est comme une deuxième vie. Mon plus jeune (2 ans) adore les belles couleurs et les animaux de compagnie dans se jeu. Se jeu est formidable et il devrais en avoir plus d’un. J’en ai marre ses jeu québécois qui sont fait par le gouvernement ou rapidement. Il n’y a vraiment pas de discrimination: Je n’ai pas de voiture, je souffre de discrimination?
Depuis se reportage, je n’écoute plus la facture.

Non mais, lachez donc francois premier!
Il ah raison! Le gouvernement fait tout! On pays trop de taxe, par votre faute! on ah le plus haut t’au de gens pas scolarisé (et vous êtes dedans).

C’est sur que c’est plate quand on est pas member,pourquoi disney ou la fabrique elimine pas le member.