Is l’Unilingue anglais back ?

C’est la question qui a mis en émoi une partie de la communauté anglophone montréalaise cette semaine, du moins la minorité de cette minorité qui écoute l’émission matinale Daybreak, à la radio de la CBC. Car, voyez-vous, on y a interviewé mardi matin Sherwin Tjia, torontois d’origine habitant dans le Mile End montréalais depuis huit ans et qui avoue ne pas parler, et ne pas vouloir apprendre, le français.

Sherwin Tjia. Unilingue assumé.

Pourquoi ? C’est trop difficile et il a autre chose à faire avec son temps et son énergie. Il est effectivement très actif, ayant écrit plusieurs romans et organisant des événements dont un type dont l’existence m’avait échappé, des Strip Spelling Bees (concours d’épellation avec effeuillage).

Le chroniqueur politique de la Gazette, le très bilingue Don MacPherson, était furieux contre Daybreak pour avoir fait l’entrevue et laissé entendre qu’il s’agissait là d’une « tendance »: des Montréalais unilingues anglos, venus d’ailleurs, et assumant leur unilinguisme. On peut lire ici l’échange de gazouillis qui atteste de sa mauvaise humeur.

La question est bonne: épiphénomène ou tendance ? Je vous lancerai un défi à ce sujet en fin de billet.

Mais la journaliste Émilie Dubreuil, maintenant à l’émission Enquête, avait déclaré y voir une tendance dans un article publié en 2009 dans la revue Urbania (et repris ici). Elle écrit avoir découvert, dans le Mile End multi-ethnique où elle habite:

une nouvelle ethnie toute blanche : le Canadien anglais. Mais attention, pas n’importe quelle sorte : l’alter mondialiste/écolo/ conscientisé/ artiste/et curieux de tout…sauf de la société québécoise. Il y a quelques années déjà que j’étudie cette ethnie avec attention et je m’étonne encore de l’incontournable : «Sorry, I dont speak french» prononcés par des êtres aussi scolarisés qui disent avoir choisi de vivre à Montréal, P.Q. parce que la ville vibre distinctement de Toronto, Halifax, Calgary ou Vancouver.

Tentons d’imaginer les étincelles qui fusent lors q’une Émilie Dubreuil rencontre un Sherwin Tija lors d’un souper. Ou plutôt non. Mettons simplement en parallèle le récit que Dubreuil fait d’une de ces rencontres avec celui que Tjia en fait.

Une amie m’invite à une fête, chez Amy, une cinéaste torontoise qui vit à Montréal depuis sept ou huit années. Elle vient de réaliser un documentaire sur les femmes lesbiennes en Afrique noire. Devant ses amis, elle est fière de dire qu’elle a dû apprendre le swahili pour entrer en contact avec les gens du pays.

Impressionnée, je lui demande en français si l’apprentissage du swahili a été ardu, elle me répond : «Sorry?» avec l’air perplexe de celle à qui on adresse la parole dans une langue inconnue. Je lui repose la question en anglais avant de m’étonner : «You’ve been living here for seven years and dont speak french?!» complètement incrédule devant cette curiosité linguistique paradoxale. Elle me répond, sans saisir à quel point sa réponse est ironique : « French… It’s really hard for me!»

Débute alors une conversation animée. La plupart des convives vivent au Québec depuis plusieurs années et ne parlent pas un christ de mot de français ! Le fait que je veuille comprendre pourquoi, s’ils ne peuvent communiquer avec 85 % de la population, ils sont venus s’installer ici, les exaspère.

Rapidement, l’un d’entre eux s’énerve : «les francophones sont racistes, nous avons le droit de parler anglais ici etc.» Manifestement, ça le dérange d’être confronté à un manque de curiosité intellectuelle qu’il refuse d’admettre. Le type est musicien, a fait le tour du monde, mange de la bouffe indienne et, pourtant, l’ethnie et la langue Québécoise ne l’intéresse absolument pas.

Vous avez vu comment l’utilisation du sacre exprime remarquablement la montée de colère dans ce témoignage. Passons au récit que fait Tjia de ce type de situation dans une entrevue donnée ce mercredi au site OpenFile:

I’ve been to parties and met Francophones and they say, « You don’t speak French? How long have you been here? » They ask that question with an agenda. They aren’t really interested in how long I’ve been here. […] the agenda isn’t subtle – they want to be able to come to some kind of conclusion about you, and by extension, tell you how you should be.

In their mind, there’s some kind of Language Statute of Limitations. If I’ve been in Quebec longer than like, two years, and don’t know French – that’s too long. In their opinion, everyone in Quebec should be bilingual, or working towards it. At these parties, they say to me, « You should learn, » almost like a threat.

Lorsqu’il dit « a statute of limitations », cela signifie un délai fixe. Je parie que l’immense majorité de mes lecteurs francophones trouvent le délai indiqué excellent: deux ans.

Mais, puisque nous sommes à Montréal, rien n’est simple. Voici trois illustrations de notre complexité linguistico/politique:

1) Sur le site de Daybreak, les commentaires les plus populaires suivant l’entrevue sont d’anglophones qui l’incitent à apprendre le français. On trouve même un immigrant qui affirme trouver de plus en plus de ces unilingues et s’en plaint.

2) Dans son entrevue à OpenFile, Tjia affirme qu’il est plutôt favorable à l’indépendance du Québec.

3) Dans son excellent texte d’Urbania, Émilie Dubreuil raconte la réaction outrée des… francophones qui l’accusent d’être « pas fine » avec les unilingues. Comme dans cette anecdote:

Émilie Dubreuil. "You have wonderful eyes, when you are PMS!"

dans un café, rue St Viateur, un type me drague. Il me déclare, en anglais, que j’ai des yeux magnifiques et qu’il aimerait beaucoup m’inviter à souper. Le gars vient d’Halifax, vit à Montréal depuis cinq ans et suit actuellement des cours de chinois… But guess what? Il ne parle pas français! «French is a very difficult», me dit-il.

Je lui renvoie alors que le jour où il sera capable de me demander mon numéro en français, je considèrerai son invitation. Il me répond dégoûté que je ne suis qu’une hystérique : «I guess you are P.M.S right now…» se lève et part. Mon amie Nadia, francophone, demeure interdite devant mon intransigeance et me sermonne : «Voyons t’es ben pas fine ! »

Émilie promet de continuer le combat. Il nous en faut un million comme elle.

——

Lors de la publication de ce billet, j’ai demandé aux internautes de raconter des cas où ils ont été, personnellement, confrontés à un unilinguisme assumé de Montréalais venus d’anglophonie depuis plusieurs années et déterminés à le rester.

Plus de 100 ont répondu et j’ai choisi la crème des témoignages dans:

Les unilingues existent, les internautes les ont rencontrés !

Bonne lecture, ou bon ajout d’anecdotes…

Les commentaires sont fermés.

Dans le département universitaire où je travaille comme chercheur postdoctoral, des chercheurs anglophones discutent fréquemment entre eux… en français. N’est-ce pas une petite lueur d’espoir?

Bien oui, il y en a plein de ces gens obtus, dont un que je fréquente depuis plusieurs années de façon épisodique étant donné son impossibilité à subir une conversation en Français (après 25 ans ici, me semble…).
Je lui parle en Français, il en comprend le tiers…je me fatigue et je « switche ».

Tiens, tiens, serions-nous en présence d’une vague de Néo-Rhodésiens? Il y a fort à parier que certains ploucs (que je ne nommerai pas) s’en réjouiront…

Je suis devenu souverainiste en 1966, à mon premier voyage à Montréal. Je n’ai jamais été capable d’aimer cette ville et le fait de m’être fait répondre en anglais à mon premier voyage m’a marqué pour la vie.

Bravo à Emilie.

Oui, je suis confronté souvent à ces unilingues anglais qui vivent à Montréal. En tant qu’étudiant dans un centre de recherche de McGill, je rencontre souvent des étudiants étrangers qui sont à Montréal depuis 2, 3, 4 ans, sans parler un traître mot de français.

Les vérificateurs du Fonds québécois de recherche en société et culture, qui fournit la majeure partie des fonds au centre, ont fait une réunion avec les étudiants du centre en question. Ils ont débuté en posant des questions en français. À part les Québécois, personne ne répondait car la plupart des étudiants ne comprenaient absolument rien. Belle image pour un centre qui s’intéresse à la société et la culture !

Je me suis déjà fait dire par une étudiante sud-coréenne de ce centre qu’elle détestait le français, que c’était à nous de s’adapter à elle, et que si une personne inconnue ne lui avait pas cédé une place dans une salle de concert, c’était parce que c’était une Québécoise raciste envers les Asiatiques, même si cette «raciste» ne lui avait rien dit !

Heureusement, d’autres étudiants essaient d’apprendre le français. Or, le pire, c’est que les Québécois s’obstinent à leur parler anglais dès que l’un d’eux est de bonne volonté et s’essaie au français. Dès qu’il trébuche, le Québécois passe à l’anglais. Je suis le rare francophone de la place – je suis Acadien – qui incite ces gens de bonne volonté à travailler leur français, même s’il est laborieux.

Ces Québécois sont à la source du problème. En passant à l’anglais tout de suite, ils montrent à ces anglos que le français n’est pas important. En parlant toujours anglais avec eux, ces Québécois confortent ces anglos dans le préjugé xénophobe que la langue et la culture québécoises sont rétrogrades, inutiles, vulgaires. Bref, la culture et la langue québécoises pour ces Québécois, ce n’est pas important, sauf pour parler des sacres ! Mais quelle image cela donne à ces étudiants !

Encore là, il faudrait arrêter de montrer les Québécois comme des gros bûcherons mal dégrossis dans notre propre culture populaire. Le Québécois moyen est incroyablement plus raffiné qu’il veut l’admettre en public. Mais le Québécois – l’homme surtout – est contraint de jouer au mononcle. Il voudrait en privé aller dans des épiceries fines, louer des films d’auteur ou aller écouter de la musique classique, mais n’ose pas, préférant parler de hockey en sacrant aux trois mots, parce qu’être Québécois, c’est ça !

Cela explique peut-être ces Québécois collabos «L’Anglais-c’est-ben-mailleur», qui paradoxalement sont plus bûcherons que le Québécois bien dans sa peau ! Cela n’excuse pas ces unilingues anglos pseudo-internationalistes, croyant avoir la langue et la culture supérieure car c’est la langue «internationale» et «moderne», et qui pestent pourtant contre tout ce qui leur demande un effort d’adaptation à ce qui leur est étranger.

Aujourd’hui, dans un quartier favorisé de Montréal, un joggeur dans l’âge mûr courrait dans la rue en sens inverse. Comme il joggait face à ma voiture, j’ai arrêté et je lui ai dit que c’était dangereux et qu’il valait mieux prendre le trottoir. Il m’a répondu: « Shut up ». Je n’ai pas répondu comme je l’aurait fait à un anglo m’insultant par « Speak white » puisqu’il était noir. Mais, allons-nous continuer à se faire traiter de la sorte?
Découragée.

Cher M. Lisée,

bien que très intéressante toute cette révolte, je me questionne.

Je crois que tant que ces individus unilingues pourront se débrouiller en anglais dans notre métropole, il y aura toujours cette communauté inintéressée et désabusée de la francophonie. En effet, ces anglophones ont ici l’opportunité d’étudier en anglais, ils peuvent vivre dans un véritable ghetto où la population ne s’exprime que dans cette langue, ils peuvent travailler et même obtenir les service dans leur langage! Et ça, c’est en plus de la population bilingue qui embarque dans cet engrenage: demandez l’heure en anglais et on vous répondra dans la même langue, la même chose pour des indications! Ainsi, si rien ne change, cette communauté anglo-canadienne-montréalaise ne pourra que prendre de l’ampleur.

Dans un autre ordre d’idées, je suis allé en Saskatchewan cet été et je peux vous assurer que mon anglais est tout à fait médiocre! Par contre, je n’ai jamais osé demander des services, l’heure ou bien des indications en français… Je fût par contre bien surprise de la réaction des résidents: Souvent, ils me disaient « Ohh! You are french! » pour ensuite se mettre à faire tout les efforts du monde pour me servir dans ma langue. Je leur répondait que cela était très gentil de leur part, mais que je voulais apprendre l’anglais et qu’ils ne m’aidaient pas comme ça!

Tout ça porte à réflexion; on se plaint… mais que faisons-nous pour que ça change? Émilie Dubreuil est vraiment inspirante et nous donne des moyens concrets. Comme vous le dîtes si bien: « Il nous en faut un million comme elle. »

Les derniers temps que j’habitais à Montréal, j’ai remarqué une tendance au centre-ville dans les magasins de ne parler qu’en anglais. Si je demandais d’ëtre servie en français, on me regardais comme une véritaBLE EMMERDEUSE. j’AI DÉJÀ FAIT UNE PLAINTE à LA DIRECTION DU MAGASIN uRBAN pLANET DE CE FAIT ET ON N’A MÊME PAS PRIS LA PEINE DE ME RÉPONDRE. iNUTILE DE DIRE QUE JE BOYCOTE CE MAGASIN QUI DE PLUS NE RESPECTE PAS LA LOI 101 SUR L,AFFICHAGE. sI LES COMMERÇANTS recevaient systématiquement des amendes dans ces cas là, croyez-moi, ils se conformeraient à la loi ou iraient faire des affaires ailleurs. Alors, boycottons les!

Cher JF: Super blogue tres songe et revelateur. Le scenario inverse d’unilingues francais ne pourrait pas se produire. Et si c’etait le cas, ces uniligues anglais pseudo-montrealais et pseudo-quebecois seraient les premiers a monter aux barricades et a scander sur tous les toits que les francophones sont ignorants et intransigeants.Le monde ressort tellement grandi dans son ouverture et son apprentissage lingistiques et culturels. C’est la qu’on s’eloigne de la xenophobie. Poursuivez le super boulot. DM

Montréal est une ville BILINGUE et l’a toujours été!

Ceux qui sont pas content ont juste à déménager à Québec ou en banlieue!

Séparons Montréal du Reste du Québec.

Montréal: une île, une province 😛

Mon fils travaille dans une entreprise de jeu video à Montréal. Il me racontait qu’un de ses collègues arrivé d’Écosse au Québec depuis deux ans refuse d’apprendre le français sous prétexte que c’est trop difficile.
Les réunions où il est présent se passent donc en anglais pour l’accomoder.

D’ailleurs les réunions se passent généralement en anglais dans cette entreprise. Même si par exemple quatorze francophones sont présents,il suffit qu’une personne qu’elle soit anglaise chinoise ou hongroise etc…ne parle pas français pour que la réunion se déroule en anglais.

C’est ça la situation du français langue de travail dans plusieurs entreprises de Montréal…

Été 2010, je veux faire évaluer mon duplex par un agent immobilier. À trois maisons de chez moi (Ahuntsic, Montréal), un autre duplex est à vendre par ReMax. J’appelle cet agent : il ne parle pas un mot de français, pas même «bonjour». Incrédule?

Quand j’ai finalement mis ma maison en vente, j’ai tenu des statistiques des visiteurs. 20 visites: 10 francophones, 10 anglophones dont 2 autres agents (que celui de remax) ne parlant pas français, zéro mot.

Quand comme vendeur, vous pouvez vous permettre de séduire sans français à Ahuntsic, vous pouvez vous le permettre sur toute l’île…

Daniel St-Pierre :
« Je lui parle en Français, il en comprend le tiers…je me fatigue et je “switche”. »

Il est si intéressant, ce type ?

Perso, je suis patient. Je n’hésite pas à expliquer les mots que j’utilise, je dis quelques mots anglais s’il le faut, mais il n’est pas question que je me mette à faire des phrases complètes en anglais au Québec à quelqu’un qui vit au Québec. Pas question.

La raison pour laquelle l’unilingue revient si fort, c’est en partie à cause des immigrants qui peuvent vivre en anglais ici. Ils sont très peu dérangés et pour eux être obligés d’apprendre le français, c’est une perte de temps. Mais ils veulent profiter de tout ce que leur offre le Québec, mais sans nous respecter, nous qui les accueillons. Très inquiétante l’attitude des jeunes–universitaires pour la plupart– avec qui je parle. Bon nombre d’entre eux n’y voient aucun danger face à la menace grandissante.Mais oui, il faut respecter les immigrants,les anglophones sinon nous sommes des racistes,des pas fins. L’unilingue est de retour avec en plus une attitude plus méprisante que jamais. Au train où vont les choses, c’est nous qui devrons nous justifier de ne pas s’adresser à eux en anglais. D’autre part, combien d’entre-nous faisons comme Emilie pour protester. Honnêtement je le fais, mais pour plusieurs c’est une cause désespérée, inutile. Ouf ! cossa donne ?

Étant marié à une anglophone qui se débrouille en français et qui travaille dans un milieu anglophone à Montréal, j’ai fait la connaissance de beaucoup plus d’anglophones au cours des dernières années que pendant toute ma vie auparavant, et je peux dire que je ne connais PERSONNE qui refuse d’essayer de parler ou de comprendre le français.

Le « genus » interviewé à Daybreak est cependant différent: des anglophones venus à Montréal entre 2000 et 2006 parce que la ville avait un fort rayonnement culturel « hip » (appelons ça le phénomène Arcade Fire/GYBE). Ils ne sont pas venus ici pour goûter notre culture, ils sont venus former un groupe ou lancer un projet artistique tout en étudiant à McGill sur le bras de papa. Ce type n’est pas retourné vivre à Toronto ou à Victoria pour la même raison qu’il n’apprend pas le français: par paresse.

Ce que vous racontez est un peut ce que j’appellerai en rigolant le syndrome du beurre ou l’argent du beurre, tous veulent les avantages mais pas les désavantages. Beaucoup de citoyens venu d’ailleurs aime la ville et lorsqu’il décide de s’y installer et bien c’est dans le but de profiter de tout ce dont la ville as a offrir. Certain apprennent le français et d’autre pas, mais ce n’est certainement pas par la force que nous parviendrons à les inciter, je crois qu’il faut faire en sorte qu’ils aient le goût de le faire par eux même et avec enthousiasme. L’épouse de mon amis de longue date est américaine et viens du Connecticut, elle est ici depuis environ 25 ans et parle très bien le français, à l’occasion lorsque je la rencontre j’ai l’habitude de lui parler en anglais par politesse et ou par respect, mais à chaque fois elle me répond en français. Finalement le problème viens peut-être de nous ? Rendons nous intéressant, et ils apprendrons, beaucoup le font. Il me fait toujours plaisir de baragouiner quelque mots d’espagnole lorsque je vais en voyage que ce soit à Cuba ou au Mexique et à chaque fois on me traite avec tout les égards, et c’est plaisant, de plus ça m’incite à apprendre d’avantage. Nous sommes un groupe d’amis, certains parle français d’autre pas, mais lors de nos souper il y a beaucoup d’ambiance et nous nous amusons tous en dégustant de bon plat et de bonne bouteille de vin, cette ambiance fait en sorte que mes amis anglo, ont tous développé le goût et l’intérêt d’apprendre notre langue, car ils font partie de la gang eux aussi et croyez moi ça fonctionne. Allez soyons subtile et ils apprendrons, ce n’est pas en agissant comme des intello, puriste et nationaliste ou avec arrogance que nous allons faire avancer la cause du français. Cordialement un Québécois mais citoyen du monde.

J`ai habité Kingston Ontario environ huit années et j`ai connu des francophe qui refusaient d`apprendre l`anglais. C`est quoi votre point au juste ?

C’est ce que s’était dit Lorrd Durham, repris par nos propres fédéraleux apostats : «On va les avoir à l’usure !»

Montréal?

Grand manque de respect sur la rive sud.

Même sur la rive sud dans les dépanneurs où le français est la langue, les propriétaires depuis plusieurs années ne parlent pas français.

Dernièrement ma blonde à vu une femme qui voulait avoir un paquet de cigarettes dans un dépanneur à St Hubert. Sa lui a pris 5 ou 7 minutes pour l’avoir.

Sa aurait été plus facile en Asie.

Une connaissance à moi, un programme analyste, est né ici de parents immagrants. Père dominicain, mère chinoise. Il a grandi à Pierrefonds. Il ne parle pas français. Ses parents non plus, d’ailleurs. Devant la difficulté de se trouver du travail il y a quelques années, il me dit: « Maybe I should learn a new language ». Il voulait dire programming language, bien sûr. Je lui ai répondu immédiatement: « That’s right, you should learn French ». Jamais vu un gars aussi bouché de toute ma vie!

Dans mon cas, je note une grosse amélioration parmi ma clientèle depuis une quinzaine d’années. Les anglos qui sont encore incapables de faire une phrase au complet en français sont en général des octogénaires. Les jeunes de 25 à 50 ans parlent soit un français passable ou sont parfaitement bilingues.

Par contre, je constate malheureusement que trop de mes compatriotes francophones discutent en anglais avec des anglos ou des canadiens d’autres ethnies alors même qu’ils sont tous parfaitement bilingues (français – anglais) sans compter la langue d’origine (portugais, créole etc).

Il y a aussi la nouvelle mode chez les jeunes francophones qui semblent s’amuser et se trouver cool de parler anglais alors qu’ils sont tous francophones!

Pour le moment des anglos endurcis comme vous le mentionnez dans votre article, je n’en ai pas côtoyé depuis longtemps.

Bonsoir,

Il faut bien le dire, le Golden Mile End est tout un monde en soi ! Tout en côtoyant l’Université McGill avec tous ses étudiants de toutes origines qui, pour la plupart d’entre eux, sont fortement impliqués dans différentes causes qui n’intéressent pas du tout les pures laines du Québec. Et nous pouvons effectivement le constater sitôt à l’Ouest de la rue St Urbain au Nord de la rue Sherbrooke. Toute cette foule bigarrée tout en étant fortement politisée carbure à des années lumières sur tout ce qui touche la Planète et les atermoiements des nationalistes québécois sont du menu fretin pour eux.

Serait ce l’effet pervers de cette Loi 101 qui, pour tout être libre en soi est un repoussoir car, pour tout individu autre qu’un nationaliste québécois, cette loi brime les droits individuels et la liberté d’être tout en étant discriminatoire pour ceux qui ont fait le choix personnel de ne pas vouloir s’identifier aux pures laine.

Ayant habité tout près pendant 45 ans et ce, depuis le milieu des années 1960 en fréquentant le Black Cat et Swiss Hut tout en allant manger très souvent à La Bodega sur Park Avenue, les seuls québécois de l’époque traversant la rue St Laurent vers l’Ouest se rendaient à la Taverne Henri Richard, le frère de l’autre pour se mettre dans l’ambiance de la Sainte Flanelle et essayer à tout le moins de voir une vedette de hockey connu qui oserait aller prendre une draft à la Taverne. Pas étonnant que déjà, il y avait tout un monde entre l’universalité du Golden Mile et des québécois pure laine tricoté serré avec le CH sur le coeur !

En outre, ce quartier vers l’Est était mitoyen avec Montréal Centre où nous pouvions être témoins du fanatisme exacerbé de beaucoup de nationalistes québécois. Combien de fois ai-je entendu dans l’espace public, soit des milliers de fois des anglophones se faire apostropher sur la rue parce que ceux ci se parlaient entre eux en anglais à grands coups de tabar…… ? Et de se la fermer car vous êtes au Québec icitte…..

En terminant, serait ce au tour de certains anglophones de vivre enfin le Retour du Refoulé, ayant subi sans mots dire bien des affronts depuis plusieurs années tout en se la fermant, le tout pour ne pas faire d’agitation dans le bocal ? Au plaisir, John Bull.

Lors du référendum de juin dernier à propos de l’agrandissement d’un lieu de culte situé sur la rue Hutchison (zonée strictement résidentielle), un groupe de résidents s’est porté à la défense des dévots bilingues (yiddish et anglais!)en se proclamant «Amis de la rue Hutchison». Il est intéressant de noter que pour un Thérien ou un Karabineris, ce groupe du Plateau Mont-Royal est constitué presqu’exclusivement de Marshy, Harvey, Norris, Feig, Pollack, Cooper, Feldman, Kirk, Leve, Kasirer, Daley, Rogers, Stevens, Blackmore, Conlin, Smith, Silberman, Katz, Malbranck, Keesal, Milo, Stoker Leighton, Moser, Boro, Dolgin, Keesal, Louder, Ones, Gregor-Pearse, de Boer, Danger, Morgenstern, Jenny, McKenna et Hornby. Bref, ils devraient plutôt se qualifier de «Friends of Hutchison Street».
Comment s’expliquer cette polarisation? Faut-il y voir une solidarité linguistique avec ces religieux réputés pour leur aversion à l’égard du français? Tous ces «progressistes» qui prêchent la démocratie, l’égalité des sexes, la défense des animaux et la non-discrimination à l’égard des homosexuels semblent manifestement préférer appuyer des théocrates sectaires plutôt que leurs voisins francophones qu’ils qualifient tout de go de racistes et d’antisémites. À moins qu’il ne s’agisse que d’une triste coïncidence. Vraiment?

Il y a dix ans en Floride, je prends un traversier vers les Bahamas. L’employée qui s’occupe de mes billets me demande mon passeport et, voyant qu’il est canadien, me glisse qu’elle est Canadienne elle aussi. La conversation a lieu en anglais. Je lui demande d’où elle vient exactement. Elle me répond fièrement qu’elle vient de Montréal, où elle est née. Je lui réplique alors, avec le visage réjoui, qu’alors elle est Québécoise et que moi aussi. Son visage se rembrunit, comme si je l’avais insultée. Elle me répond sèchement : « No, I’m from Montreal. I am not a Quebecker! »
Inutile de dire qu’elle ne parlait pas un mot de français et qu’elle n’a jamais répondu à mes protestations souriantes et courtoises (faites en français) à l’effet que si elle était née à Montréal, alors elle était Québécoise. Depuis, j’ai maintes fois constaté que, contrairement aux anglophones de Québec, les anglophones de Montréal REFUSENT de se définir comme Québécois.

L’intransigeance anglaise a toujours été dans l’Ouest-de-l’Île de Montréal. Que cela soit un entraîneur de football refusant ou étant incapable d’enseigner le football en français à une groupe de jeune comprenant des Français et des allophones allant à l’école française, ou que cela soit des commerçants qui refusent, qui ne savent pas ou qui attendent trois ou quatre échanges pour passer au français. Je remarque cependant une recrudescence depuis 5 ans. Vivre à Montréal ou dans ses banlieues est devenu intolérable. Montréal est une machine à assimiler les francophones. Il est temps que la loi 101 soit rétablie à ce qu’elle était au début et qu’elle s’applique à tous les milieux de travail, peu importe le nombre d’employés et aussi de la garderie au doctorat.

@John Bull

» Et nous pouvons effectivement le constater sitôt à l’Ouest de la rue St Urbain » Après St vous ne mettez pas de . (comme St.Louis) ni de – (comme St-Jean-sur-Richelieu). Êtes-vous juste pas décidé ou plutôt à cheval et à vapeur ?

@John Smith
http://translate.google.ca/?hl=fr&tab=wT

Je travaille dans un magasin à grande surface d’un secteur francophone de la ville.

50% des clients qui passent à ma caisse ne parlent pas un foutu mot français. Et il en passe énormément de clients à ma caisse.

Et c’est sans compter le 10% qui savent parler français, mais qui refuse malgré que la personne en avant de lui s’enfarge dans son anglais.

Les anglophones et les allophones de Montréal manquent totalement de respect envers le Québec et c’est inacceptable.

Bonjour M. Lisée,

En réponse à votre invitation de témoignage, je voudrais étayer le mien.

De deux choses l’une,

a) j’ai un ami américain qui s’est installé ici à Montréal il y a environ 5 ans. Au tout début, je lui ai signifié qu’il était important d’apprendre le français s’il désirait demeurer au Québec à moyen ou long terme. Il n’a pas semblé en faire grand cas.

Puis, il s’est fait une copine québécoise. Je me suis dit qu’à partir de ce moment-là, ça serait réglé. Mais malheureusement, tout n’est pas aussi simple, car sa conjointe sait parler anglais. Encore aujourd’hui, donc, après 5 ans à Montréal comprenant 2 ans en couple avec une Québécoise, mon ami américain est toujours incapable d’avoir une conversation fonctionnelle en français. Il a cependant fait de grands efforts dans la dernière année et semble s’améliorer, donc il faut garder espoir…

L’autre (qui est moins en lien avec votre question, puisque concerne davantage les immigrants),

b) Pratiquant les arts martiaux depuis quelques années, j’ai été élève à Montréal dans plusieurs gyms de boxe et, récemment, dans un gym sur le plateau (avenue Mont-Royal), qui est censé être un quartier francophone.

Premièrement, il arrive de tomber sur des entraîneurs qui ne savent pas un mot de français. Je suis même tombé sur le propriétaire d’un gym qui ne communique qu’en anglais et espagnol!

Deuxièmement, quand l’entraîneur parle français, il suffit qu’il y ait un élève anglophone dans la salle pour que l’on passe à l’anglais.

Il m’apparaît donc que les Québécois ont aussi une part à faire en ce qui a trait à l’anglicisation de Montréal. C’est sans doute au nom de la soi-disant ouverture à l’Autre qu’on adopte ce genre d’attitude. Mais on oublie trop souvent que, dans un continent anglophone à environ 98%, l’Autre, c’est nous, la minorité francophone.

Dans cette optique, il n’est pas trop demandé aux Montrealers – et ce serait une belle preuve d’ouverture sur le monde de leur part – de mettre en application les notions de français qu’ils sont censés avoir apprises dans leurs cours de « français langue seconde ».

Ma fille demeure à Brassard, quartier 10/30. Beaucoup de ses voisins sont d’origine chinoise et ne parlent pas français. En partant ces gens ne me respectent pas car pour eux, je n’existe pas. La langue française ce n’est pas important. Et ils vont très bien gagner leur vie sans parler français. Personne ne les dérange.

Simplement pour le plaisir, tentez l’expérience inverse dans n’importe laquelle des autres provinces canadiennes.

Vous ne durerez pas 6 mois…

Toute la mauvaise foi crasse des canadiens-anglais du RduC exprimée dans toute sa splendeur!

Je fais la différence entre les canadiens-anglais du RduC et les anglo-québécois «de souche» (et bien oui, malheureusement, dans l’obligation d’user de ces épithètes) car ces derniers n’ont absolument rien à voir avec l’étroitesse d’esprit, le nombrilisme patriotique fondu dans l’unilinguisme anglophone (ou devrais-je dire francophobe?) et le repli sur soi des autres.

Mais, les anglo-québécois «de souche» semblent demeurés muets dans le RduC.

Dans la balance du pouvoir de persuasion de la majorité, il y a trop de Sherwin Tjia et de David Smith, et pas assez de Don MacPherson.

L’attitude de tous ces gens qui nous proviennent directement de la Béotie devrait nous sensibiliser au fait de la fragilité de la langue française dans le contexte canadien.

À moins que nous désirions renier les derniers 250 ans d’histoire et de survit de la langue française en Amérique.

Ma position a toujours été à l’effet que plus l’on possède de langue le mieux c’est. Je sais, ce n’est pas donné à tous de posséder plusieurs langues, mais Ô Canada, lorsqu’une personne vise des fonctions élevées, l’anglais et le français devraient être de mise.

La langue française est tout de même plus répandue que le swahili (Organisation Internationale de la Francophonie 56 États membres, Commonwealth 54 États membres).

Apprendre le swahili ou le chinois plus facile que d’apprendre le français. N’importe quoi!!!

Tout d’abord, le chinois, ça n’existe pas. Vous pouvez apprendre le mandarin, le cantonais ou tout autre dialecte de la république populaire de Chine, mais pas le chinois. De plus, une langue à diphtongue dans un alphabète complètement différent, plus facile à apprendre que le français pour un anglophone… vous voulez rire?

Lorsque quelqu’un m’aborde en anglais à Montréal, j’en suis rendu à lui demander d’où il vient, s’il est étranger je suis des plus courtois (au-delà de ce que j’apprécie comme accueil dans des pays étrangers). Lorsqu’il est canadien, je l’envoi paître en lui servant un : «Deeply sorry, but I don’t speak the dumbest language on earth».

@ Martin #14
Tu l’as dit, bouffi! Montréal est bilingue! (pas unilingue anglophone)

Il y a des gens qui vivent uniquement au Canada, même au Québec. Ils ont raison. Tant que le Québec sera une province du Canada, ils seront dominants.

Je pense que les artistes auxquels on réfère sont venus à Montréal parce qu’ils étaient rejetés et incompris par les masses dans leur province ou état d’origine. Ils tirent donc une fierté à vivre en vase clos et à ne pas s’intégrer à la majorité, que ce soit ici ou ailleurs. Ne pas apprendre le français n’est donc qu’un moyen parmi tant d’autres d’exprimer leur différence et leur »cooleté » face au reste de la population. Ces gens seront toujours des marginaux et je vois donc mal comment ils menacent vraiment le français à Montréal.

Ils ne réflétent aucunement la vraie communauté anglophone du Québec concentrée dans le West Island qui fait des efforts tout de même considérable pour s’intégrer. Les jeunes anglos nés au Québec parlent le français, souvent de façon excellente. Et je ne pense pas que cela risque de changer dans l’avenir.

Pour ce qui est des immigrants, il s’agit d’un tout autre débat. En Suède aussi les gens se plaignent que les immigrants parlent d’abord l’anglais, alors il faut d’abord cesser de voir dans la situation montréalaise un reflet d’un supposé colonialisme canadien. Beaucoup d’immigrants de première génération continueraient à utiliser l’anglais dans un Québec souverain, simplement car c’est la seule autre langue qu’ils ont appris dans leur pays d’origine.

Le vrai défi de l’avenir, c’est l’intégration à long terme des enfants de la Loi 101, des fils et filles d’immigrants qui parlent un excellent français mais qui fréquentent les cégeps anglophones et les universités McGill et Concordia, souvent car ils n’ont pu sur l’ile de Montréal s’intégrer à des cercles sociaux de jeunes francophones de souche, qui sont eux isolés à Mascouche, Deux-Montagnes et Ste-Julie.

N’importe quelle couleur à condition que ce soit noir. Voilà comment on peut décrire le phantasme hégémonique de l’AANB. Voilà ou en sont les humains, entre choir ce qui est bien et finir avec ce qui cause moins d’angoisses.

Pourquoi apprendre le français? les valeurs, vibrer comme ces ostie de québécois qui se crachent eux-même sur la gueule quand vient le temps d’imposer leurs langues. De toute façon, ces descendants du traité de la Grande Paix de 1701, finissent toujours par se pousser toujours plus loin dans le bois. Qui veut se joindre à eux?

Fuck off, happy canadian apartheid occupation

On devrait exiger des instituions d’enseignement anglophone que leur étudiant parle ou apprenent un minimum de français, comme ça on ferais fuire les francophobes et attirerait les francophiles.

Vivant à Vancouver. Depuis quelque années on m’approche de façon anecdotique, par des connaissances anglophone qui m’exprime leur grand désir de visiter plus que jamais cette superbe ville qui est Montréal, mais ce qui plus fréquament fini la conversation avec moi plus que rien d’autre est ce désire en eux d’absolument visiter non pas la ville et la majorité de ses habitants. Mais, de visite ce « merveilleux » petit quartier « branché » oû tu n’a pas à parler français et que « Arcade Fire » demeure ou demeurait?????

Je suis canadian anglais et viens de Toronto. Je suis très étonné de lire qu’il y a encore des gens venant du Canada anglais qui pensent dans cette manière…et l’idée que ce monsieur-là apprendre le chinois mais pas le français car il le trouve trop difficile indique qu’il est peut-être totalement fou!!! Pour un anglophone, le français est beaucoup plus facile à apprendre que le chinois qui est une langue avec aucun lien historique ou syntaxique avec l’anglais!!

Je ne connais pas la situation à Montréal, mais je souhaite que mes amis au Québec sachent que ces gens-là ne me représentent pas du tout.

Amicalement,

James

J’ai travaillé le temps d’un été entre mes deux sessions à l’université pour une épicerie à rabais qui fournit les dépanneurs et les restaurants dans le Plateau et le Mile-End. La très grande majorité des gens qui n’avaient pas le français comme langue maternelle m’abordaient en anglais et une bonne proportion d’entre eux ne comprenait rien au français. Ce sont des commerçants qui résident dans le quartier. Les francophones, nous sommes traités comme des hystériques par les commerçants qui ne sont pas capables de dire 2$25 en français. Il faut appliquer la loi 101 pour vrai avec des sanctions monétaires, non pas par des publicités incitatives inutiles et l’appliquer la loi au Cégep! C’est de plus en plus difficile, voire impossible de vivre en français sur Montréal.

Attachez vos ceintures parce que c’est loin d’être fini, la résistance à l’anglicisation venant de 98 % d’Anglophones sera éternelle au Québec…minimum.

L’autre jour, j’ai eu à faire avec un serrurier pour une petite urgence. Le monsieur était Montréalais de naissance et unilingue. Il était toutefois capable de baragouiner quelques mots et d’énoncer quelques idées générales. Le monsieur était un peu désolé de cet handicap. Il me racontait qu’il est né à une époque, les années 50, où vivre dans le West Island n’obligeait pas la connaissance du français. Il se consolait en se disant que tous ses enfants étaient parfaitement bilingues et que sa femme était francophone.

Évidemment, il ne s’agit pas d’un universitaire, d’un professionnel ou d’un artiste. Il s’agissait d’un petit travailleur à qui, dans son enfance, on aurait jamais exigé la connaissance du français. Je ne pouvais être choqué même si je me disais: « Ouin, après 60 ans, il aurait peut-être pu prendre des cours ».

Souvent, dans les services, je suis coincé entre mes convictions nationalistes, mon amabilité et mon désir de contracter un bien ou un service sans me faire emmerder.

Je prends aussi l’exemple de mon proprio de dépanneur du coin. Il m’accueille avec une « Bonjoû », me montre le prix de la transaction, sans doute incapable de le dire en français, et clôt avec un « Bôn’ joû’néé, mêêci ». Manifestement, il ne parle pas français. Mais il m’accueille avec les quelques mots qu’il connaît de ma langue. Que faire? Jouer l’intransigeant et exiger de lui qu’il soit complètement fonctionnel en français? Le boycotter et aller à l’autre dépanneur à côté, d’une grande bannière où je suis mal servi 3 fois sur 4 même si on me sert en français? Le conscientiser sur l’importance qu’il prenne des cours de français à 40-50 ans?

Mais sortons dans les rues. Non?

Je pense que si personne d’autre ne se manifeste je vais aller manifester tout seul avec ma pancarte, « français » écrit en majuscules, pour dire que je suis chez moi et que j’ai le droit de la parler ma langue naïve. Et de l’exiger tout le temps, partout.

Centre-ville? En face du magasin de la Baie d’Hudson? Quelqu’un?

En ce me concerne, si je pense que la personne qui me parle en anglais est un touriste, je lui répond en anglais si je pense que c’est une personne qui vit ici je lui parle en français et s’il ne comprend rien, tant pis.

J’ai eu récemment des installateurs ontariens de Bell canada, qui installaient le fil pour « FIBE ». Ils étaient dans ma cours alors je leur demande ce qu’ils faisaient là, ils étaient incapable de me comprendre … j’ai fait une exception pour eux je les ai niaisé en faignant ne pas les comprendre…

Je dois quand même avouer que j’ai tiré un avantage des locaux qui ne parle qu’anglais quand j’ai travaillé à Westmount, c’est grâce à eux que je parles maintenant anglais. Quand on les instrumentalise, ils me vont.

Pour ce qui est de l’anecdote, je vendais des caméras et une cliente unilingue anglophone se lamentait que lors d’un voyage en Allemagne, elle s’était acheté une caméra. Voyant que son manuel n’était qu’en allemand, elle en demanda un en anglais: « they looked at me like if I was from Mars ». Elle n’avait pas un bon publique pour sa complainte. Je lui ai répondu je peux même pas avoir un manuel en français ici dans mon pays… Certains anglos s’imagine vraiment que leur langue est la seule qui existe et c’est nous qui se faisons traiter d’ethnocentristes.

De mon côté, je réside à Québec, mais je vous fait tout de même état d’une situation qui n’en est que plus troublante compte tenu du fait que ma ville soit turbo-majoritairement francophone.

Je travaillais l’an passé dans un établissement hôtellier dont je tairai le nom, et l’un de mes collègues de travail de 34 ans qui vivait au Québec depuis plus de dix ans et qui avait une conjointe francophone (… vous devinez la suite) ne parlait pas français.

Personnellement, j’y vois un manque de curiosité intellectuelle et ce genre de comportement m’irrite, mais soit. Le vrai problème, si vous voulez mon avis, c’était que dès que Monsieur était dans les parages, TOUS LES EMPLOYÉS se mettaient à parler anglais (avec lui et entre eux s’il souhaitait participer à la conversation). Bien que cela n’excuserait pas la chose, il importe de mentionner que l’anglophone en question n’était ni le supérieur, ni l’égal de ces autres employés d’un point de vue hiérarchique; il occupait un poste similaire au mien alors que je travaillais en tant qu’employée étudiante (alors soyons francs : au plus bas des échelons).

Pour excuser cet à-plat-ventrisme, l’on m’expliquait alors deux choses :

1) Que ’’cela n’était pas grave puisqu’ils pouvaient pratiquer leur anglais’’, alors que la clientèle était déjà à 80% anglophone et que la grande majorité du travail devait de toute manière se faire dans la langue de Shakespeare (sans mentionner qu’une très bonne maîtrise de cette langue était déjà requise afin d’être engagé(e) par l’établissement).

2) Qu’en fait, ’’ledit employé parlait un peu français, donc qu’il n’y avait pas de quoi être choqué’’. Mais s’il parlait effectivement français… POURQUOI donc tous les employés se voyaient-ils dans l’obligation de l’aborder en anglais? Ma curiosité étant piquée, je décidai de ne lui adresser la parole qu’en français à l’avenir, ce que je fus d’ailleurs la seule à faire. Constat : au-delà du traditionnel ‘’Bonjour, ça va? Oui et toi?’’ qui lui permettait de sauver la face de l’établissement devant les clients, avec qui il n’entretenait d’ailleurs pas de conversation plus poussée en raison de ses fonctions de voiturier, il ne saisissait pas une bribe de ce que je pouvais lui raconter.

Le plus frustrant n’était donc pas l’unilingue lui-même, mais les Québécois qui l’entouraient et la manière qu’ils avaient d’excuser non seulement la paresse intellectuelle dudit anglophone, mais surtout leur à-plat-ventrisme…

« C’est sans doute au nom de la soi-disant ouverture à l’Autre qu’on adopte ce genre d’attitude. »

En fait c’est souvent une excuse pour justifier un réflexe de colonisé. Le phénomène est connu et loin d’être typique aux Québécois. Il a été observé chez tous les peuples soumis depuis assez longtemps par un « colonisateur ».

J’ai récemment sollicité deux entrevues pour une émission que j’anime sur les ondes de CKRL 89,1. J’y fait le tour de la blogosphère de Québec et ses environs. Les personnes que j’ai contactées tiennent chacune un blogue ici à Québec, où elles vivent depuis plusieurs années. Devinez quoi? Dans les deux cas elles m’ont avoué ne pas parler français. Je crois que mediamaniaque a raison : plusieurs anglophones [et pas seulement à Montréal] vivent au Québec comme si nous étions une minorité. Si elles devaient utiliser le français pour survivre (acheter leur nourriture, vêtements, à la banque, etc.) elles l’apprendraient rapidement. Guess what?

La plupart des Québécois anglophones que je connais parlent bien français et sont très au courant de l’importance de maîtriser le français pour se trouver un bon emploi à Montréal et au Québec en général. Ceux qui ne sont pas intéressés par la langue de la majorité et ne font pas d’efforts pour la pratiquer sont également ceux qui se plaignent des mesures visant à promouvoir le français. Ceux qui ont fait l’effort de bien apprendre le français, ce qui est plutôt à leur portée en habitant ici, ne sont généralement pas offusqués devant les mesures en place comme la loi 101. D’ailleurs, tous les enfants de la loi 101 que j’ai rencontré sont d’accord pour dire que la scolarisation en français a été une bonne chose pour eux, qui sont aujourd’hui pour la plupart bilingues et très souvent trilingues. Ceux qui se plaignent du soi-disant non respect des anglophones sont les unilingues anglophones.

Au cours de mes années d’étude dans une université anglophones de Montréal, j’ai rencontré beaucoup de Canadiens anglais qui ne connaissaient pas un traitre mot de français, parfois après 5, voire 10 ans à Montréal. Par contre, et comme l’écrit Émilie Dubreuil, certains d’entre eux étudiaient l’espagnol, l’allemand ou le russe à l’université. Il n’y a rien de mal à apprendre ces langues, mais quand on habite dans un endroit francophone, pourquoi ne pas apprendre le français? Il y a des gens qui payent des milliers de dollars pour venir passer quelques semaines ou quelques mois en immersion française au Québec. Eux, sont ici et n’en profitent même pas. Par contre, ils sont prêts à dépenser des milliers de dollars pour aller apprendre l’espagnol en Amérique latine… C’est à n’y rien comprendre. Ou s’agit-il d’une forme sournoise de racisme? Ce sont toutefois eux qui sont les principaux perdants, se fermant volontairement l’accès à la culture, aux livres, à la musique, aux films, au théâtre en français et surtout à la grande majorité de leurs concitoyens. Et aussi à tous ces pays où on peut voyager en français. Apprendre une langue ne comporte que des avantages. Tant pis pour ceux qui n’en profitent pas et réduisent leur monde.

Bravo à Émilie Dubreuil. C’est avec ces articles sur les avancés de l’anglais à Montréal que les Québécois prennent ou prendront conscience de la menace d’assimilation.

Évident que si un jour on perd Montréal le reste suivra. Aussi 50,000 immigrants par année c’est beaucoup trop pour une province soumis aux lois d’une nation Anglaise.

Il faut que ce soit clair :je viens vivre au Québec et je dois apprendre le français sinon il y a l’Ontario ou l’ouest et c’est l’Anglais.

Tout serait tellement plus simple si le Québec était un pays mais bon pour l’instant c’est le bordel…

Une anecdote : j’étais inscrite dans un cours de courte-pointe à Calgary avec ma copine Herta, qui ce soir-là avait la grippe. Je me suis donc assise à côté d’une jeune femme qui était seule dans son coin. Après quelques phrases je me suis vite aperçue qu’elle était francophone et parlait très peu l’anglais. Nous avons donc jasé en français, rit un peu…

Survint la pause-café.

Au retour, le prof de courte-pointe s’adressa à nous, devant la classe, pour nous dire que le groupe s’était réuni, à notre insu, et qu’elles exigeaient que nous cessions de parler ‘that language’. Ma compagne avait des larmes aux yeux. J’ai carrément refusé, les invitant à appeler la police si le fait que je parle français était criminel à leurs yeux. Dieu merci qu’elles ne le firent pas, parce que je m’étais aussi déjà fait dire par un policier albertain qui m’avait interpellé sur la route « I hate your people » – je savais que je courrais le risque de me retrouver au poste ! Mais j’ai tenu bon : je me suis assise avec la jeune francophone tout le reste de la session, et nous avons parlé français. Je ne me suis fait aucune amie anglo dans ce groupe !

L’animosité entre les deux groupes linguistiques au Canada est bien réelle, et n’est pas à sens unique. Mon mari Irlandais qui parle bien le français mais avec un gros accent s’est fait demandé « tu viens d’où toué, comment ça se fait que tu parles de même » plus d’une fois au Québec

Pour Québec ,une solution serait peut-être l’éducation et la transformation de la culture de la mentalité psycologique provinciale afin de gérer
la question linguistique et crise financière.Une leçon à tirer de la révolution Chinoise.Le Québec à adopter le régime démocratique.

Un autre cas qui me revient (ou ne me revient pas, plutôt!):
Au dépanneur du coin (Viel et Bois-de-Boulogne, Ahuntsic), les proprios sont d’origine chinoise. Ils sont là depuis au moins 8-10 ans. L’homme parle un français très correct et s’adresse toujours aux clients en français. Sa femme, par contre: rien à faire. Pas un seul mot, ni « bonjour », ni « merci » (mots que je suis convaincu qu’elle connait fort bien!). Pourquoi cet entêtement? Chaque fois, je persiste et ne lui parle qu’en français, espérant enclencher le mouvement…Je devrais vraiment lui demander une fois pour toute! Pourquoi? L’espoir, c’est le fils, résolument francophone et qui fréquente l’ETS.

FAIT VÉCU :

Je viens d’une sombre ex-banlieue de la Ville de Québec. Je suis né dans les années 60. Mes voisins immédiats étaient un couple de canadiens anglais sans enfants tout à fait normaux. Le monsieur parlait un français d’ouvrier avec un charmant accent, il était même capable d’émettre quelques sacres bien sentis, assumés et crédibles par-dessus le marché. Quand à son épouse, elle est déménagée suite au décès de son mari dans les années 90 pour retourner vivre avec les gens de sa famille en Ontario. En plus de 30 années de vie dans une banlieue de la Ville de Québec, cette dame n’a jamais prononcé un seul mot de français. Elle a réussie à vivre uniquement en anglais pendant tout ce temps dans ce que d’aucuns considèrent comme une ville homogène francophone et xénophobe.

Cette dame a été mon premier contacte avec la langue de Shakespeare et cette attitude condescendante et de mépris à l’égard des francophones. Par son intransigeance et son refus assumé d’apprendre la langue de Molière, elle ne le sait probablement pas, mais elle a grandement contribué à mon apprentissage et à mon ouverture sur d’autres cultures et d’autres langues (elle a forgé mon oreille dès mon tout jeune âge à d’autres sons. Chance que je n’aurais pas eu si elle n’avait pas été ma voisine de bungalow). Dommage qu’elle n’ait pas su ou voulu elle aussi profiter de ce qui aurait pu être un véritable échange de connaissance et de croissance personnelle.

Comme quoi, les deux solitudes, ça ne date pas d’hier…

En lisant l’article et les commentaires, je suis stupéfait, moi qui croyais qu’on avait fait un bout de chemin côté linguistique et que fédéralistes ou séparatistes on en étaient venus à penser que le débat était derrière nous, ne soulevant plus les passions.
Mais non, on se réveille trente, quarante ans plus tard avec les mêmes attitudes de colonisé qui se plie aux règles du colonisateur. Comme j’ai lu ici, pour un anglophone on peut apprendre le swahili, le chinois mais jamais tomber aussi bas que d’apprendre la langue des Québécois, comme si c’était une langue de basse classe.
Il y a de ces anglophones, mais il y a aussi les autres qui ont fait des efforts, il faut aussi le reconnaître et qui nous prouvent qu’apprendre une autre langue ne rend pas stupide pour un anglophone. Je ne voudrais plus me passer des talents en « français » des Jim Corcoran, Judy Richard, Nanette Workman et autres qui me font tripper quand ils me parlent dans ma langue.
Regardons aussi, Québécois francophones, dans notre cour arrière pour voir si nous ne sommes pas trop souvent les artisans de notre propre minorisation linguistique. Quand on se tasse devant un interlocuteur unilingue et qu’on s’empresse à lui parler en anglais, ce n’est pas de l’accommodement, c’est être bonnasse. On croit toujours au Québec pour une grande majorité de francophones que de parler anglais c’est l’assurance d’un avancement social et économique. Or, dans les Maritimes on parles presque exclusivement anglais et leur économie n’est guère plus florissante pour autant, ainsi que celle de bien des endroits aux États-Unis.Mais nous on continue à croire qu’anglais est synonyme de prospérité.
J’ai régulièrement remarqué que dans nos média, émissions francophones de télé, venant de la « métropole » surtout, on nous gave d’expressions anglaises, on truffe ses conversations de mots à la mode,en anglais, comme si le français n’en n’avait pas. Quand j’écoute Mirador, et bien d’autres émissions,j’ai le poil dressé sur le corps à chaque fois qu’un franco ne peut parler correctement sa langue en nous lançant des mots anglais pour nous montrer sa « petite » supériorité de parvenu. Notre milieu des affaires, notre milieu du divertissement, aussi, sont assez paresseux à utiliser correctement le français. On y attache, nous-même une valeur d’ouverture, de modernisme, de statut social, de plaisir plus élevé à la langue du colonisateur qu’à la nôtre. Que voulez-vous quand on se sent inférieur, on cache ses défauts!
Et qu’attendent les média, radio, télé pour engager des commentateurs qui parlent un français correct, évitant les anglicismes, les mots faussement empruntés, les faux-amis, les tournures de phrases qui n’ont rien à voir avec le français. J’en ai ras le bol des « tu sais pas quoi? », « c’est la chose que chte parle, » « moi, qu’est-ce que je préfère… », « Bon matin, » « ça c’est quelque chose que je veux faire… », « qu’est-ce qui arrive avec toi, » « c’est le gars que j’ai parlé avec. »
Bref, on a tout un ménage à effectuer nous aussi si on veut que les choses changent. C’est en se respectant qu’on sera respecté, par autrement.

Regarder seulement les annonceurs en bas de cette page , sur 5 annonces seulement une est francaise.
La survis du francais au Quebec passe par l application de la loi 101 ORIGINAL

Aaaaaaaa!!! Pas vrai?!?! C’est pas vrai, pincez-moi, dites-moi que je rêve?

Il y aurait, dans un quartier de Montréal au nom bien pure laine de « Mile End » un individu, de race incertaine, mais de langue shakespearienne, qui refuserait de génufléer à l’autel de la Frenchitude? Mais qu’est-ce que nous allons devenir, collectivement, nous? Qu’est-ce qu’on attend pour déporter cet impur en Abitibi avant qu’il ne contamine les autres têtes carrées plus polies, dociles et soumises?

Je me sens menacé, et je souille mes sous-vêtements d’horreur à l’idée que mes potentiels descendants peut-être à venir auront peut-être à composer avec telle horreur… Imaginez un peu ça. Ils vivraient alors une horreur pire que celles de mes propres ancêtres qui — après leur arrivée ici en 1656, n’ont eu qu’à peine un siècle et quatre ans de douceur de vivre bucolique dans la seule langue (qui venait tout juste de devenir celle) de Molière (et qui était à qui avant, au fait?).

Imaginez tous mes puavres ancêtres, sans exception, qui ont à peine réussi à continuer à baragouiner un franchouillais abâtardisé, because sans le sabre au clair bien affûté de la loi 101 pour remplacer leur fierté linguistique inexistante!

Merci. Oui, merci M. Lisée de veiller au grain pour nous; de nous dénoncer ainsi en chaire de vils individus qui poussent l’impolitesse à ne pas vouloir se conformer à votre expectative ethnique. Quand vous suggérerez qu’on couse au revers des vêtements des ces malappris des petits Union Jack afin qu’on puisse les identifier sans peine au coin de la rue, et ainsi leur refuser de monter dans l’autobus ou une pinte de lait au dépanneur, je vous applaudirai encore.

Comment va Pauline?

Je trouve l’article vraiment très intéressant! Surtout la portion suivante:
I’ve been to parties and met Francophones and they say, “You don’t speak French? How long have you been here?” They ask that question with an agenda. They aren’t really interested in how long I’ve been here. […] the agenda isn’t subtle – they want to be able to come to some kind of conclusion about you, and by extension, tell you how you should be.

In their mind, there’s some kind of Language Statute of Limitations. If I’ve been in Quebec longer than like, two years, and don’t know French – that’s too long. In their opinion, everyone in Quebec should be bilingual, or working towards it. At these parties, they say to me, “You should learn,” almost like a threat.

En tant que Francophone ayant vécu à Toronto, on nous pose la même question! De plus on nous impose de parler anglais… alors pourquoi que cela devrait être différent ici?

J’ai étudié à Concordia à la maîtrise et sur les trois Montréalais d’origine que nous étions, l’un venait du West Island, « born and raise », mais ne savait pas placé un mot de français! Pourquoi lui ai-je demandé? Mais c’est qu’on parle qu’anglais dans son coin de l’île, pourquoi se fatiguer à apprendre le français?

Toutefois, à l’époque, il n’arrivait pas à trouver mieux comme emploi qu’emballeur dans une épicerie car il ne parlait pas français.

Le phénomène de l’anglicisation n’est pas seulement montréalais. En effet, lorsque je suis arrivé à Laval dans les années 80, celle ville était française à 90 %…aujourd’hui, c’est autour de 60%
Si vous allez au Centre d’achat, Carrefour Laval, vous constaterez une anglicisation fulgurante.
ZZZZZZZZZZZZZZZZZZZZpourquoi continuons-nous à dormir au gaz de schiste?

@ Mme King #53

Ayant habité en BC 2 ans et 4 ans en Alta, j’ai déjà maintes fois vécu la même expérience. On a toujours l’impression qu’il s’agit de cas isolés, de crétins provinciaux mais il existe, dans ce pays, une forme de racisme socialement accepté.

Alors qu’en Europe (et partout ailleurs je dirais), parler une autre langue est vue comme une chance, une richesse, ici au Canada, le Français est méprisé.

Et c’est vraiment dommage.

Les impressions donnent du fil à retordre lorsque vient le temps de nuancer. Pour ma part, il me semble n’avoir jamais autant entendu parler en anglais depuis des années et, ce, à la grandeur de Montréal. Or, j’ai de la famille anglophone, j’ai étudié et vécu en anglais, mais cela ne m’a pas empêché de d’en venir à la conclusion que nous, les citoyens (et clients), devons faire en sorte que le français demeure (ou devienne) bel et bien la langue de service.

Pour l’anecdote, au niveau du service, il m’est arrivé souvent de croiser des employés qui ne disent même pas « merci », et certains qui laissent savoir qu’ils n’essaieront même pas. Mais récemment, ce qui m’a le plus heurté est lorsque je commandais à un restaurant auquel je ne ferai pas de promotion, et que l’employé m’a dit que je n’avais pas besoin de parler français avec lui, qu’il vivait depuis longtemps à Montréal et que le français était inutile et que c’était stupide de l’apprendre, que ça ne servait à rien. Il a en tout cas perdu un client.

Je travaille dans un milieu montréalais anglophone – étant une division de l’université McGill – et où la majorité de mes collègues ont fait des études graduées. Une de mes collègues, anglophone d’origine mais née à Montréal, qui parle très bien le Français par ailleurs lorsque confrontée à un unilingue francophone, se refuse à entamer la conversation en Français si ce n’est pas strictement requis, et ce avec qui que ce soit, incluant son conjoint franco.
D’ailleurs, lors d’un récent « happy hour » pour reprendre ses termes, où nous avions invité des collègues potentiels venus de l’extérieur de la province pour une entrevue, elle a expliqué en longueur, et bien souriante, comment il était possible de vivre à Montréal pendant des années sans apprendre un traître mot de Français et – le pire selon moi – sans avoir à s’exposer à la culture francophone, musique, arts et cinéma inclus…

Article très intéressant. Pour ce qui est de mon expérience, j’ai fais des études partielle en enseignement du français langue seconde.
Lors de stage, je trouvais que les étudiants avaient un niveau de compréhension du français des plus bas. Les notions les plus simples semblaient une montagne a surmonter pour eux. C’est alors qu’un des élèves me dit que ses parents se foutent qu’il parlent français ou pas, eux sont unilingue anglophone et sont bien heureux de même. Même si son fils avait 15% en français, ça serait aussi banal que de dire qu’il fait soleil dehors. Je me suis dis qu’un élève comme ça, ça arrive, mais quand 90% des autres élèves m’ont dit que c’était pareil chez eux….
Et je n’était pas dans le West Island non plus là, c’est en banlieue de Montréal

Et pour répondre à Mr Tija, ce n’est pas du racisme que de s’étonner du manque de volonté de quelqu’un d’apprendre la langue de la majorité locale. Mon plus grand plaisir lorsque je vais à l’étranger est d’apprendre quelque mots (et plus si le temps le permet) de la langue locale afin d’échanger avec les habitants de la place et de m’imprégner de leur culture. Le racisme dans ce cas tient bien plus du réflexe isolationniste le poussant à refuser de comprendre la culture locale…

la mienne se passe dans une réunion de c.a. en quelques part sur york street toronto ontario canada dans le milieu des années 90,il y a quelques membres du québec et les autres sont tous du roc ,on demande a tout le monde de se présenter dans la langue de leur choix ,un des membre de l’ontario pour jouer au plus fin commence sa présentation par ceci; my name is j.brown b.r.o.w.n,i’m white from head to toe and i hate french canadian,éclat de rire presque général,au moment même ou le plus jeune des membres du québec prend la parole et dit simplement,my name is benoit chevarie and i,m also white from head to toe ,except for my ass witch is bronw b.r.o.w.n. brown.bref on a bien rigoler.

Voici mon expérience: je suis récemment retraitée mais j’ai travaillé durant plus de 18 ans dans un Service de renseignements gouvernemental et ce, au téléphone. Comme je suis bilingue, je me faisais un plaisir de répondre aux clients anglophones qui me disaient qu’ils ne parlaient pas français… jusqu’à ce que « j’allume » (malheureusement à peine 1 an avant ma retraite). Je me suis dit que si tant de gens ne parlaient pas français, c’est parce qu’ils le pouvaient (comme dit le Dr. Phil) (because it works for them). Si personne ne leur répondrait en anglais… Donc, lorsqu’on me demandait de répondre en anglais, je répliquais que je ne pouvais pas le faire mais que je pouvais faire le message à quelqu’un qui les rappellerait… Plus de la moitié se mettait à me parler en français, en s’excusant de leur accent ou du fait qu’ils cherchaient leurs mots, mais la plupart du temps de façon très compréhensible. Peut-être 15% d’entre eux fermait la ligne furieusement ou me traitait de Fucking bitch ou autres mots bien choisis… Conclusion: avec les anglophones, utilisons le « Tough love »! Ils n’en seront que plus fiers d’eux-même par la suite ou ils déménageront à Toronto…

J’étudie à McGill depuis 5 ans. Ce qui me surprend le plus c’est que les étudiants étrangers – Américains, Européens, Asiatiques, etc. – sont beaucoup plus portés à apprendre le français que les Canadiens-Anglais. J’ai rencontré des étudiants provenant du ROC qui ont passé 5-6 ans à Montréal à faire un doctorat et ne parlent aucun mot français alors que des Américains et Européens y parviennent après 1-2 ans!!!
Avoir au moins 1-2 cours de français devrait être une obligation pour tous les étudiants non-québécois à McGill…

Quand on tolère des unilingues dans nos institutions publiques et para-publiques, quand un certain Smith, qui habite Montréal depuis 11 ans, impose sa langue aux employés de la CDPQ, n’ayant pas été foutu d’apprendre le français et que nous, comme les colonisés que nous sommes, laissons faire, plutôt que d’exiger qu’on le remercie tout simplement, peut-on se surprendre du mépris dans lequel certains anglophones et anglophiles tiennent notre langue et notre culture ?

À chaque fois que nous consentons à parler anglais avec des résidents du Québec, nous les confortons dans ce mépris et nous nous méprisons nous-mêmes.

Je pense que finalement nous avons honte d’être francophones, nous avons honte de la Loi 101 et cette mentalité de loosers linguistiques et culturels, nous la traînons comme un boulet depuis fort longtemps.

Nous sommes une majorité qui se comporte en minorité, comme on dit, celui qui se fait ver de terre peut-il se plaindre d’être écrasé.

Ce Tjia et ses semblables sont des petits cons méprisants et nous encourageons leur comportement. Nous n’avons que nous à blâmer et les francophones qui fréquentent ce genre d’imbéciles sont encore plus cons qu’eux.

Cette quasi-déification de l’anglais qu’on retrouve chez de nombreux francophones, le plaisir qu’ils éprouvent à louanger l’anglais et à dévaloriser le français tel qu’il se parle au Québec, comme s’il s’agissait d’un patois vulgaire et honteux, leur propension à mépriser les manifestations et réalisations culturelles québécoises et leur évidente satisfaction relativement à l’anglicisation galopante de Montréal, ne sont qu’une manifestation particulièrement répugnante d’une négation de soi-même et d’un auto-racisme latent qui sont le propre des peuples colonisés.

Ces cocus contents sont malheureusement en nombre au Québec et leur stupide mentalité de carpettes devrait être considérée comme une honte nationale.

Je me suis approprié le français du Québec et la culture du Québec, j’en suis fière, comme je le suis de tous ceux qui portent et transmettent depuis des siècles ce français et cette culture française d’Amérique qui n’ont d’équivalent nulle part sur la planète.

Ceux qui font profession de les mépriser n’ont ni racines, ni identité, ils préfèrent adopter celles des autres, trop stupides pour réaliser tout ce qu’ils perdent au change, à commencer par leur âme.

J’habite dans le « West Island » et l’unilinguisme anglophone a même gravement touché des francos.

Par exemple, il m’est souvent arrivé de servir des « Cadiu »(Cadieux), ou des Tremblay anglophones. Tellement unilingue qu’ils veulent tous leurs documents en anglais. Rupture avec leur culture ou une véritable assimilation? À vous de juger.

Des anecdotes, je pourrais vous en donner mille !

Depuis mes premiers boulots en manufacture et ensuite comme émondeur, jusqu’à un autre plus récent sur un chantier de SNC, en passant par des fêtes avec des copains de mon coloc, étudiant à Concordia. Tous ces cas où la présence d’un seul, ou de quelques unilingues anglos, faisait en sorte que la majorité de francos devaient passer à l’anglais. Et dans les cas où les francos retournaient spontanément au français, on entendait soudainement : « Sorry, would you mind speaking English ? I can’t understand anymore ! »
Sur le chantier de SNC, il s’agissait d’un seul ingénieur, sur 12, « born and raised in Westmount », qui faisait en sorte que toutes les réunions avaient lieu en anglais… Et je me rappelle particulièrement d’une fête, où une seule fille, à Montréal depuis 12 ans, insistait pour que tout le monde parle anglais puisqu’elle y était; au grand dam de ma copine, qui ne comprenait que très peu cette langue !!!
Ma copine d’ailleurs, qui me relatait des colloques interuniversitaires, UdeM, McGill, Concordia. Les conférenciers devaient présenter en anglais. Mais souvent les débats glissaient vers le français… On entendait dès lors des « English please ! » dans la salle, de la part d’étudiants de McGill frustrés.
Et sans compter mon boulot actuel dans une école bilingue du centre-ville — je répète, une école bilingue —, où certains profs ne parlent pas un mot de français. Un jour, le fils d’une d’entre elles, élèves à cette école, remis une composition pour sa classe de français, dont le thème était : « Pourquoi apprendre le français est inutile ».
Ou tient encore, ces étudiants de McGill, où j’ai étudié quelques sessions, originaires de Montréal mais unilingues anglos. Et même deux de mes profs là-bas, qui me firent savoir que « j’avais le droit » de remettre mes travaux en français « mais… » Mais qu’ils ne seraient pas capables de les corriger.
Ou encore ce spectacle au Green Room, dans le Mile End. Le chanteur du groupe Chinatown présentait ses chansons en français. Encore un « English ! » depuis la salle. (Le chanteur de répondre : « Ha, c’est vrai, vous êtes toutes des anglos icitte ! »… Et de continuer à parler en français.)

Et enfin, le cas peut-être le plus agressif. Dans un bar où je travaillais. Un jeune homme, originaire du Nouveau Brunswick, ici depuis 3 ans. Nous avions débuté la conversation en anglais, moi pensant qu’il arrivait à peine au Québec. Le type était un peu saoul et agressif. (J’étais à jeun.) Réalisant qu’il était ici depuis des années, je passe au français. Il m’ordonne de repasser à l’anglais. Je lui dit d’accord, mais que dès lors je le traiterais en touriste. Il me répond qu’il n’est pas un touriste, puisqu’il est ici depuis 3 ans. Je lui dit que, peu importe la durée de son séjour, s’il s’interdit de connaitre la culture et les gens en n’apprenant pas la langue, il est un touriste. Il se met carrément à hurler : « Speak English, you fascist ! ».

@ Mme King #53
@ M. Lange #63

Plusieurs pourraient ici raconter une anecdote semblable aux vôtres dans l’ouest canadien.
Mon fils y a vécu quelques années et dans son groupe de travail, il y avait une personne du Nouveau-Brunswick, anglophone. Or quand les Québécois franco parlaient le français entre eux, sans lui parler dans le dos, cette anglo du NB qui ne comprenait rien de rien du français et pensait qu’on manigançait dans son dos. Je vous le donne en mille sur la fin de cette histoire.
1- l’anglo du NB a porté plainte auprès de la direction,
2- la direction a formellement interdit, sous peine de perte d’emploi, d’utiliser le français pour « quelque raison que ce soit. »

Et voilà on peut en rajouter une autre.
Revenant de l’ouest américain il y a quelques années, nous nous sommes arrêtés au duty free du côté américain, question de faire quelques provisions. La préposée en nous entendant parler français, s’est empressée de nous dire « bonjour » « comment ça va », « excusez ma français, j’aime votre langue ». On parlait avec une américaine! On traverse la frontière et à notre arrivée au poste canadien pour nous rapporter à Sault-Sainte-Marie, le préposé a littéralement refusé toute communication en français, même si on avait affaire à une institution fédérale de notre beau Canada bilingue. On ne voulait pas de trouble avec le douanier et on s’est plié à sa règle, sachant qu’il avait le pouvoir de nous niaiser pour longtemps.

@ David
Quand vous dites : « – le pire selon moi – sans avoir à s’exposer à la culture francophone, musique, arts et cinéma inclus… », c’est bien ce que je déplore le plus aussi. À chaque fois que je parle à un anglo-montréalais qui n’a jamais entendu parler des Colocs, de Michel Tramblay, d’Yvon DesChamps, de Richard DesJardins, n’a jamais vu un seul film québécois, ou regardé une émission de télé en français…

La principale source du problème est le nombre sans cesse grandissant d’étudiants étrangers de McGill et les pseudos intellos du ROC qui envahissent le quartier.
Les commerces de quartier situés sur la rue St-Laurent ont étés remplacés par des débits de boisson afin de satisfaire cette nouvelle clientèle.
Les fins de semaines, il n’est pas rare de voir 10 voitures de police parquées au coin de St-Laurent et Prince-Arthur afin de tenter de calmer ces abrutis qui se foutent de tout puisque avec leur ethnocentrisme ils se croient au dessus de nos lois, coutumes et culture.
Comme , il ne reste qu’environ 5% de vrais anglophones d’origine , il est temps que le gouvernement mette ses culottes en francisant McGill ou leur coupe les vivres.

Maintenant , ce n’est plus les sorry, i don’t speak french que vous entendrez au centre ville de Montréal, mais les what ? speak english ! d’un ton autoritaire avec un regard méprisant envers un peuple qui subi quotidiennement l’agression des envahisseurs qui tentent de l’assimiler depuis des centaines d’années.

Contrairement a ce que certains pensent, j’ai vu plus d’américains qui se débrouillent en français que ces racistes du ROC.
Pour les américains pouvoir parler un peu ou couramment français sont pour eux une fierté de parler une langue qu’ils estiment.
Alors que pour les autres , c’est perçu comme une faiblesse envers le peuple conquis.

C’est quand tu entends « Speak english, you’re racist » et je ne sais pas quoi de plus, je n’y comprends rien! Si tu ne parles pas leurs langues, c’est simple, t’es raciste. C’est vraiment ridicule de voir comment ce mot est devenu n’importe quoi. C’est facile avec un québécois t’as juste à lui dire raciste pour qu’il fasse le beau. Mais la question que je me pose c’est : comment appelez-vous un nazi ou un fasciste? C,est comme la fois au centre Bell quand Bono c’est adressé à la foule en français et c’est fait hué…

@Linda hart

Excellent commentaire!

Vous êtes sans doute une fière descendante des Hart de Trois-Rivières. Merci de vous être appropriée notre langue et notre culture au point de mieux les défendre que beaucoup d’entre nous.

Merci pour cette tribune, sur ce sujet monsieur Lisée, ça aide à défouler un peu.
Est-ce que c’est seulement moi ou quelqu’un d’autre peut-il corroborer le fait que peut-être chez beaucoup d’anglos, ils n’ont pas la capacité intellectuelle d’apprendre une autre langue. Il leur manque peut-être un « chip »(puce) pour apprendre des cultures qu’ils côtoient.
Mon propos est peut-être savonneux, mais quand j’ai lu hier sur CBC ce qu’on peut écrire sur les Québécois, Jacques Parizeau, j’ai perdu mes illusions et n’ai aucunement l’intention de mettre des gants blancs avec des gens qui refusent qu’on existe. Et, pire, je pourrais leur écrire en anglais, ce qui les provoquerait encore plus j’imagine, un nègre blanc qui parle leur langue et peut les engueuler in English.

@Linda Hart

Je partage tout à fait votre opinion, que vous exprimez d’une manière fort élégante d’ailleurs. Bravo!

Fascinant les réponses! Je savais que le problème était sérieux, mais c’est pire que je pensais.
M. Lisée, vous pourriez en faire un livre tellemen y,a du stock là-dedans

Est-ce qu’un jour la communauté anglo-québécoise cessera d’être la cible des articles accusateurs de ce genre? Les anglos-québécois constituent une tranche de plus en plus petite de la population, mais pourtant ça ne prend toujours que quelques anecdotes pour déclencher une nouvelle vague de démonisation envers nous qui sommes, pourtant, une des communautés les plus bilingues du Canada.

Je n’approuve pas des anglos qui n’apprennent pas le français, mais je peux TOUT À FAIT compatir avec le dégoût de M. Tija envers l’hostilité que lui réserve un bon nombre des « défenseurs » de la langue française. C’est le genre d’attitude qui ne met pas en valeur la culture québécoise et ne donne pas le goût d’apprendre le français à personne.

J’ai plusieurs membre de ma famille et de mes amis qui parlent couramment le Vietnamien, le Cantonnais et le Mandarin. Plusieurs de ceux-ci sont d’origines chinoises et vietnamiennes. Nous sommes ouverts à toutes les cultures du monde.

Nous avons accueillis ces gens venant de pays étrangers et nous les avons aidé à s’établir chez nous. Nous les avons accueillis comme nos propres frères et sœurs. Nous les avons mêmes mariés. Et, quand je vois ce genre d’individus, ce méprisant Sherwin Tjia, venir ici chez nous lancez à pleine figure leurs mépris de notre langue et de notre propre culture, cela me fait vomir!

En plus, les gens dont vous faites référence viennent ici pour notre l’originalité de notre vie urbaine, qui découle de notre culture francophone en passant, et ils ne sont pas assez ouverts pour parler notre langue. Il n’y qu’une seule raison : ils sont racistes, les pires, ils nous méprisent dans notre propre maison.

Une question : Les gens peuvent nous traiter de raciste et nous on doit se taire ?

Il faut dire que nos bons amis anglos, nous fons depuis toujours et de façon hypocrite, une belle réputation. Nous revoilà au niveau des années 50. Tant que le Québec sera à l’intérieur de ce foutu pays du Canada, nous serons en danger d’assimilation.

Réglons une fois pour toute cette situation inacceptable, fessons l’indépendance du Québec ça presse, CRISSSS…!

Et ce petit bonhomme de Sherwin Tjia dehors à grand coup de pied au cul!

J’ai souvent échangé avec des Franco Ontariens.Or, un bon nombre d’entre eux pensent que le Québec ostracise « la minorité » anglo québécoise.Re: loi 101.

Le plus comique: certains Acadiens du New Brunswick qui se targuent d’un New Brunswick bilingue. Il suffit d’aller s’y promener pour se rendre compte que c’est une fumisterie monumentale..Certains Acadiens, aussi, nous trouvent très durs pour notre « minorité ». Le nouveau vérificateur général unilingue à Ottawa était vérificateur au New Brunswick « bilingue ».

Je suis un francophone qui parle français à la maison, mais quand je vais m’acheter des babioles ou me chercher un café, je commande en anglais.

Et souvent, on me baragouine les prix, on me considère avec révérence. Dans une ville majoritairement francophone (à 98% selon les dernières données!), l’Homme Anglais est une créature qui peut sauver des vies.

Monsieur,

Ces gens s’établissent à Montréal parce qu’ils ont la certitude que le Canada est un pays anglo-saxon.Voilà la réalité que les Québécois refusent de voir hélas

Personnelement, je ne me sers pratiquement plus de mon francais. J’habite pret de la frontiere et j’ai plus de contact sur le coté américain que sur le coté du québec, j’écoute rarement la télé en français et ma maniere de penser me rapproche plus des anglophones que des francophones. Je epux tres bien comprendre ceux qui ne voit auvune utilité a apprendre le francais. j’entend déja les heut cris que certain vont pousser mais pour moi, une langue est purement un moyen de communication.

Plusieurs dizaines de fois par jour, je vois sur mon mur facebook des « horreurs » grammaticales, des simples accords de l’adjectif qualificatif aux structure de phrase incompréhensible.

Il nous arrive à tous de faire un ou plusieurs faux pas. En soi, ce n’est pas ça qui est grave. Ce qui est grave, j’oserais même dire catastrophique, c’est de voir ces gens qui disent ouvertement que ça ne vaut pas la peine de faire un effort.

Lorsque j’ai rappellé à une « amie » la règle d’accord de l’adjectif qualificatif, elle m’a ouvertement répondu qu’elle ne ferait pas d’effort pour mieux maîtriser la langue. Je lui ai alors suggéré de faire apprendre l,anglais à son fils, que le français ne lui serait probablement pas utile.

Yvon

Le gros problèmes selon moi, ce sont nous les Québécois(es) et Canadien(ne)s qui ne veulent absolument pas apprendre la langue d’une nation par esprit malheureusement de colonisateur. Je parles bien-sur un peu du Français, mais surtout de toutes ces langues et dialectes autochtones. Ces langues encore parlées aujourd’hui (de moins en moins) par les premières nations et les Inuits. Personne ne s’intéresse à ces langues au Québec. Donc quand j’entends une personne me dire qu’une ou un anglais(e) doit parler français, je lui demande amicalement combien de dialecte autochtone il ou elle parle ou maitrise au moins quelques phrases. Loin de moi de pensé que je suis un modèle en la question. Je crois tout de même que tout est question de perception… Et que celui qui croit posséder la vérité doit se rappeler que tout peut être déraisonné.

Le bain de vapeur des hommes, au YMCA du Parc, en plein coeur du Mile End, est un laboratoire à suggérer aux anthropologues en herbe.
C’est un lieu propice aux confidences plus ou moins intimistes entre copains ou citoyens du quartier. On y parle le grec, le chinois, l’espagnol, l’arabe et bien sûr l’anglais. Mais pas le français… Enfin, sauf quand des Français de France s’y trouvent réunis! Parce que les Québécois de souche adoptent systématiquement l’anglais. Il y a deux semaines, j’ai même vu un compatriote de souche demander à deux Français… de se taire!

Je vous suggère simplement d’aller voir le cinéma Banque Scotia au centre-ville de Montréal. Aucun film en français, rien. Que des représentations en langue anglaise.

Aucune possibilité d’intégration. Sommes-nous immigrant chez nous?

Mais où va notre belle langue?

@ Raman et David

Et sans doute que le petit «génie du cinéma» Tierny reviendra nous dire prochainement que ça manque d’anglos dans les films Québécois…

Dans un bar en Alberta, constatant que je parle français, une fille un peu émêchée m’aborde en me disant qu’elle adore le français, que le parisian french est si beau. Et elle s’étend en longueur sur le pourquoi et le comment elle ne peut pas supporter le français québécois.

Et je suis, vous l’aurez deviné, québécois et je parle avec le bel accent québécois, ce qui semble avoir échappé à cette spécialiste de la linguistique.

(Adorant le parisian french, elle aurait sans doute apprécié un « casse-toi la meuf. »…)

Michel

@ Linda Hart :
novembre 25, 2011 à 15:14

Très beau texte!

« Je pense que finalement nous avons honte d’être francophones… »

Les Québécois sont aussi surtout très fier de montrer qu’ils savent parler anglais.

Une bonne connaissance qui à travaillé chez GM pendant la guerre et dans le nord de l’Ontario m’a dit « Une fois qu’ils ont (les Québécois) appris l’anglais, ils aiment mieux ça que de parler français. »

C’est devenu un réflexe de montrer que l’on est fiers de montrer que nous savons tellement on a pensé et pense encore que nous sommes des petits pains, et en manque de reconnaissance.

Je ne suis pas étonné de cette attitude ou comportement des anglocanadiens, affichant ouvertement leur mépris pour la langue française. Mépris basé sur sur des préjugés qui n’ont rien à voir avec la réalité.

Lorsqu’Hydro-Québec était en passe d’acheter Hydro-New-Brunswick, dès le premier jour, je savais que cela n’arriverait jamais.

J’ai vécu et travaillé à Winnipeg durant 4 ans. Après huit mois à tourner en rond, j’ai compris instinctivement que, si je devais survivre dans cet environnement, je devais mettre les pieds à terre, prendre des décisions et agir en défendant mes droits. Je parlais français si je rencontrais un franco-manitobain. Je me suis fait dire de parler anglais (speak white). Je n’ai jamais plié.

Les anglos chialaient contre la loi 101 du Québec. Je leur demandais s’ils avaient vécu au Québec et s’ils savaient comment vivait la minorité anglophone du Québec. Ils ne savaient rien et ils n’étaient pas capable d’argumenter. Je leur répondais que s’ils ne savaient rien du Québec, ils étaient mieux de la fermer.

Curieusement, c’est à partir de ce moment-là que les anglophones m’ont respecté. Cela je l’avais appris de mon père qui avait été un franco-américain durant une dizaine d’année dans sa jeunesse. Ce respect est demeuré tant et aussi longtemps que j’ai travaillé à Winnipeg.

Curieusement, j’en ai tiré une leçon de vie. Si nous en tant que francophones, on trop « moumounes », trop bonnasses avec eux, ils vont vous dédaignez, ils vont dédaignez tous les francophones du Canada.

Curieusement, si nous on ne s’affirme pas dans notre langue de façon déterminée, sans compromis, et non négociable, si on ne se respecte pas en tant que minorité francophone au Canada, ne comptez pas sur eux pour vous respecter dans votre langue et votre identité. On ne peut pas leur demander de nous respecter si on ne se respecte pas soi-même.

Alors, Québécois et Franco-canadiens, levons-nous debout, mettons-nous les deux pieds bien ancrés dans la réalité, défions-les et devenons des craneurs, fiers de nos origines, fiers de notre langue et fiers de nos racines. Le respect viendra.

@ Sebastien (no 84)

Quel courage de parler ainsi le français à la maison (MDR) et l’anglais lorsque vous sortez… N’est-ce pas la définition même d’un «faux jeton»! On peut certes critiquer les anglos qui refusent de s’intéresser à notre culture, mais que dire de ces innommables Québécois de votre espèce qui, par réflexe d’infériorité ou de colonisé ou, pire, par pur esprit d’opportunisme, par pur instinct du profiteur, se mettent à s’exprimer en anglais dès qu’ils se trouvent en public? Comme l’aurait dit mon père avant moi : «Ils mériteraient une bonne rangée de coup de pieds au c…!»

Extraits de http://grandslabours.blogspot.com/2010/08/aveuglement-volontaire-et-alienation.html

« Devant la peur d’être rejeté par un groupe dominant ou agresseur possédant le pouvoir et l’argent, un grand nombre de personnes, vont trouver plus confortable de modifier leur façon de voir les choses. Le sujet se met à penser de façon entièrement conforme au groupe dominant. La personne cesse de se poser des questions, de lutter, et se soumet. C’est le mécanisme de l’identification à l’agresseur, qui est décrit en psychanalyse. On retrouve ce mécanisme dans le Syndrome de Stockholm. »

et
@Pierre K (no86 => incidemment, le «K» serait-il là pour «Karl»?) qui écrit :

«Personnelement, je ne me sers pratiquement plus de mon francais. J’habite pret de la frontiere et j’ai plus de contact sur le coté américain que sur le coté du québec, j’écoute rarement la télé en français et ma maniere de penser me rapproche plus des anglophones que des francophones. Je epux tres bien comprendre ceux qui ne voit auvune utilité a apprendre le francais. j’entend déja les heut cris que certain vont pousser mais pour moi, une langue est purement un moyen de communication.»

Votre pragmatisme est à toute épreuve semble-t-il, mais qu’il doit donc être triste de ne voir dans la langue qu’un outil pour dire pipi, caca… sans aucune perspective culturelle, sans jamais se rendre compte que la langue est aussi ce qui façonne notre façon de voir le monde et d’y réagir.

Autre citation (ibidem):

«« L’aliénation culturelle est en marche. Elle consiste à amener les natifs non anglophones (au moins 92% de l’humanité) à penser dans une langue qui n’est pas la leur (en l’occurrence l’anglais, la langue de « l’Empire »). L’aliénation, c’est l’état d’un individu devenu ou rendu inapte à se connaître lui-même.
L’aliénation le prive de ses racines, de son passé, de la mémoire et du patrimoine culturels de l’entité à laquelle il appartient. Faire en sorte que l’individu devienne comme étranger à lui-même et tombe dans un état de dépendance, c’est lui offrir deux chaises et l’inviter à s’asseoir entre les deux. L’aliénation hypothèque son avenir et plus encore celui des générations qui, trop tard, découvriront un bien triste héritage après la disparition des coupables. »

C’est dommage de constater cela en cette époque de mondialisation, multiculturalisme et rapprochement général des peuples. J’ose croire qu’il s’agit d’une minorité, mais il est inquiétant que celle-ci soit éduquée et ouverte sur le monde mais pas sur la culture qu’ils côtoient au quotidien. Nous, québécois, avons notre part de responsabilité dans tout ça. Nous débattons toujours sur la langue en mode confrontation ce qui incite les anglos à lever leur bouclier. Il serait plus constructif que notre système scolaire exige le bilinguisme pour tous pour graduer du secondaire. En montrant ainsi l’exemple et en préparant mieux notre jeunesse, la plupart des problèmes disparaîtraient après une génération. Inspirons-nous des meilleurs, les Hollandais en l’occurrence, puisque nous sommes un îlot francophone dans un océan anglophone à un jet de pierre (ou un + sur la télécommande) de la culture la pus envahissante de la planète.

La première image qui me vient à l’esprit est celle du film « Le Temps des bouffons » de Pierre Falardeau.

C’est de qui arrive avec la perte d’influence du Québec dans le reste du Canada depuis que les conservateurs sont au pouvoir. Pire encore, selon les sondages nous allons porter au pouvoir un individu qui a mis de côté non seulement la question nationale mais aussi la question linguistique. Nous sommes vraiment mal partie.

@ André Allaire # 20,

Parfaitement d’accord avec votre commentaire.

Votre approche est de loin celle qui devrait tout naturellement être utilisée par tous.

Il faut carrément mettre notre »mentalité d’assiégés » de côté et nous efforcer de communiquer à partir de notre coeur. Avec une telle attitude de bienveillance et de solide confiance en soi nous avons de fortes chances de parler au coeur de nos interloculeurs.

Je conseille avec insistrance à tous les québécois francophones de s’inspirer de cette approche caractérisée par la joie de vivre; autant les bilingues (français/anglais) que les unilingues francophones.

Claude Pelletier
https://profiles.google.com/claudepell#claudepell/about

@Gilles Jean : Mais où avez-vous pêché ça sur les Acadiens ? «Le plus comique: certains Acadiens du New Brunswick qui se targuent d’un New Brunswick bilingue.»

Ça n’a rien de comique, c’est ce qu’est le Nouveau-Brunswick officiellement. Officieusement, c’est une autre histoire, et c’est pour cela qu’il existe des organismes comme la Société de l’Acadie du Nouveau-Brunswick pour faire le chien de garde.

«Il suffit d’aller s’y promener pour se rendre compte que c’est une fumisterie monumentale.» Vous êtes allés où? Fredericton ? Moncton ? Sûrement pas à Edmunston (qui est presque exclusivement francophone, contrairement à ce que le nom suggère), la Péninsule acadienne ou même Bouctouche, presque à côté de Moncton !

«Certains Acadiens, aussi, nous trouvent très durs pour notre “minorité”». Ça parait que vous ne connaissez pas grand chose de l’Acadie. Vous avez pris trois mollassons et leur avez plaqué votre opinion dans votre texte. La plupart des Acadiens de la Péninsule vous auraient rabroué. Non, ceux-ci trouveraient que la loi 101 est essentielle, comme la loi sur le bilinguisme du Nouveau-Brunswick.

Justement, si les Québécois mollassons traitaient les Acadiens avec plus d’égards, le français s’en porterait mieux au Québec ! En effet, plein d’Acadiens instruits immigrent au Québec pour le travail. Il y en aurait plus si le Québec encourageait le fait français en Acadie. Ils pourraient même contrebalancer le poids démographique de ces Anglo-Philistins unilingues.

@ Deshayes,

Je comprends ton expérience au Manitoba. J’ai travaillé dans l’Ouest pendant plusieurs années. Je ne dirais pas toutefois qu’être franchement affirmatif en rapport avec le français est toujours un gage de succès, même si c’est la seule façon de fonctionner. J’étais là en 1995 et dans les restaurants j’entendais régulièrement le gag de la « Separatist soup » (soupe aux pois). Les exemples de ce genre foisonnaient et il n’y avait rien à faire. Pourtant il y a eu cette manifestation « On vous aime » au centre-ville de Montréal, juste avant le vote… Cherchez l’erreur!

À Robert M. (no.95)

Je vis dans une ville de langue française (Saint-Hyacinthe), et je prends plaisir à aller me commander un beigne en anglais, et je n’arrive pas à me faire comprendre. Cela est très différent de la situation d’un francophone de Montréal qui va se commander un beigne en français, mais n’y parvient pas. Qui plus est, un jour, nous n’aurons plus à parler autre chose que la langue des machines pour avoir nos beignes.

À tout prendre je finis par trouver ça intéresaant. Si ça continue, bientôt on va pouvoir se parler entre nous sans qu’ils comprennent un mot de ce qu’on dit.

Et gain supplémentaire, ils ne seront plus capables de continuer de prétendre que nous formons un seul peuple.

J’ai le sentiment que ça va faciliter les choses pour que nous puissions passwer à l’action et faire l’Indépendance.

Intéressant finalement. Très intéressant… Est-ce que cet enfermement culturel, ce repli sur soi et ce plongeon dans la monoculture progresse assez rapidement pour que je puisse bénéficier des avantages que cela comporte ?

Arrêtons de chialer et faisons comme Émilie, tenons-nous debout.

Les preuves de francophobies sont abondantes et en progression.

Le Canada n’est pas une terre fertile pour le français, le taux d’assimilation hors Québec étant de 9%.

Ceux qui veulent que le français perdure se doivent être en faveur de la souveraineté, afin d’être cohérent avec eux-mêmes.

Et le projet de souveraineté se doit d’être plus centriste que gogoche pour pouvoir être écouté.

C’est sûr que l’unilinguisme anglais revient à Montréal. Je suis un Québécois de souche, mais j’ai passé une bonne partie de mon enfance à Los Angeles. Dans la maison, nous devions parler uniquement en français, car ma mère rêvait de revenir un jour au Québec (où j’habite aujourd’hui). Les immigrants qui s’établissent ici en ignorant la langue d’usage agissent ainsi uniquement à cause de notre honte de soi. L’ignorance a le mépris facile! Mais les ignorants sont-ils toujours responsables de leur ignorance?

Quiconque a visité la vile dans les dernières années sait très bien comment les choses s’y passent: la plupart des anglos sont bilingues, mais ont rarement besoin d’utiliser le français dans leur vie quotidienne étant donné qu’on leur parle anglais plus des trois quarts du temps; les immigrants qui ne parlent pas le français à la perfection apprennent à vivre ici en anglais puisque c’est la seule langue dans laquelle on communique avec eux; nombre de francophones se font une fierté de « sortir » leur anglais le plus souvent possible, pensant que ça fait d’eux des gens plus ouverts, plus branchés, etc. Bref, nous faisons tout pour que notre ville s’anglicise, mais nous entrons en crise aussitôt qu’on met en évidence le phénomène. Nous perdons de vue l’essentiel: Montréal est une ville francophone depuis ses origines; y parler notre langue n’est pas une provocation, c’est simplement dans l’ordre des choses.

Montréal a beaucoup changé. Je travaille avec le publique dans le quartier latin depuis 10 ans. C`est à tous les jours que je me fais aborder par des unilingues anglais qui baragouinent quelques mots de français à peine. Si nos impôts servent à financer des services et des emplois anglophones, pourquoi les nouveaux arrivants essayeraient-ils d`apprendre le français ? On en attends 50 000 par année pour les 5 prochaines années. Et beaucoup d`entre eux semblent aimer notre ville et notre système…

Il faut garder en tête tout de même que c’est une minorité des anglophones. Les anglos bilingues en sont aussi outré que nous.

Mais cette sempiternelle bataille linguistique m’exaspère. Elle est encore revenue sur le devant de la scène… Même si je préfère la droite j’ai voté Layton car il était le seul à mes yeux pouvant atténuer la question linguistique. (he oui, j’ai fait passer l’accommodement anglo-franco avant l’axe politique) Au lieu de ça on a les provocations conservatrices sur la langue et la réaction du Québec qui suit… et c’est reparti. Ah m3rde!!

Nos blueneck me sont aussi insupportable que leur redneck. Je suis né francophone pur laine de souche fléché mais ça m’écœure tellement que j’ai le goût de partir du Québec. Alors pour un anglophone je ne comprend pas leur motivation, surtout s’ils sont unilingue. Ils doivent vraiment, mais vraiment aimer la vie ici ou bien ils sont complètement stupides.

Je comprend absolument pas ça. Des anglos unilingues qui se bornent à être rejets.

Bonjour,

Afin d’amener un autre son de cloche dans cet incessant gazouillis d’alouettes en colère, nous nous devons de préciser tout en se posant la question combien de fois en une journée de nos compatriotes anglophones se sont fait agresser verbalement dans l’espace public par des nationalistes québécois dans le passé parce que ceux ci dans l’horreur suprême ont osé s’exprimer dans leur langue maternelle entre eux ?

Tout en l’ayant entendu et vu de mes propres yeux vu ! La ferveur nationaliste étant à la baisse, cela est moins courant aujourd’hui sûrement, ce que j’espère.

Enfin, avec le recul, est ce qu’un nationaliste québécois est capable de vivre en harmonie dans une métropole cosmopolite comme Montréal en étant bien à l’intérieur de soi ? Malheureusement, n’ayant jamais eu la preuve du contraire, je me permets d’en douter….. Au plaisir, John Bull.

Rien de nouveau sous le ciel à l’ouest de Descarie!!
À Côte St Luc, St Laurent, Dorval et le reste de l’ouest de l’Île, on trouve plein de ces gens nés ici, mais unilingue anglais, ou pire le connaisse mais ne veulent pas le parler au Québec, mais bien à Paris !!!
La constatation depuis mon arrivée au Québec en 1970, est qu’à Montréal vivre uniquement en anglais est très possible et en plus la plupart des francophone un peu ouvert sur le monde connaissent l’anglais…
J’ai travailler toute ma vie pour des compagnie de l’ouest de Montréal, à Dorval ou St Laurent et sans un cours d’anglais accéléré du COFI en arrivant, je ne serais pas à mon niveau de vie actuelle… Mes cours de perfectionnement se donnait à Chicago, Rochester ou Toronto…
J’ai une amie dont le beau fils américain à trouver une place directement en arrivant, 2 semaines, dans sa spécialité et bien payé, à Dorval… Ses compagnons de travail sont des francophones bilingues….
Je doute qu’un français arrivant au Québec puisse avoir une place dans sa spécialité sur 2 semaines…. Pas d’expérience canadienne … LOL

Le Québec de Montréal ouest est pas l’autre Québec, en fait la fusion de Montréal devrait se refaire en deux ville, Montréal Ouest et Est…
A ce que j’ai entendu en me promenant, le plateau à l’Est de St Laurent , s’anglicise aussi à la vitesse V prime… Il est temps de limiter les dégâts en étant conscient de la réalité tout simplement…

Nous sommes en train de perdre notre pays, le Québec. 400 ans d’essouchage, de défrichage et de développement pour en arriver là ?

Le français, en Amérique depuis 400 ans. Le français, qui a été parlé dans toute l’Amérique du Nord par nos ancêtres. Le français, de plus en plus menacé dans notre pays le Québec.

Avec une immigration galopante dont une trop grande proportion n’arrive pas à s’intégrer à la majorité francophone du Québec, on assiste actuellement à un ethnocide, à un génocide culturel, facilité par notre bonnasserie proverbiale.

Si, et seulement si on a besoin d’immigrants, ce qui n’est pas prouvé, on devrait aller les chercher dans des pays aux cultures et traditions plus près des nôtres, comme par exemple les Européens de souche latine ou encore de Sud-Américains.

Plus de 50% des allophones vont au cégep et à l’université en anglais, et commencent ainsi leur vie sociale et adulte en anglais : la meilleure recette pour qu’ils restent anglophones le reste de leurs jours ! Alors, avec 55 000 nouveaux immigrants par année, proportionnellement plus que tout autre pays qui n’est même pas menacé de survie, la tendance est très inquiétante pour le peuple québécois.

Alors que la population anglophone du Québec est de moins de 10 % de la population totale, les collèges et universités anglophones du Québec reçoivent 26 % des subventions gouvernementales du Québec.

OUI à un moratoire immédiat de l’immigration, jusqu’à ce qu’on se soit assuré de l’intégration et de la la francisation des immigrants qui sont déjà ici.

OUI au Cégep en français.

NON au surfinancement du réseau anglophone au TRIPLE de : leur pourcentage de population.

Qu’on se le dise : « Au Québec, c’est en français que ça se passe. »

Le déclin du français, surtout à Montréal, a deux causes majeures :
1- une immigration non contrôlée et non intégrée à la majorité
2- le laxisme du gouvernement et des francophones quant au respect et à la primauté du français.

Il y a un parti au Québec qui s’accommode très bien de cela, le parti libéral qui a été élu par seulement 33% de la population et qui va chercher la majorité de son appui électoral chez les anglophones et les allophones. C’est démocratique, mais c’est suicidaire pour le Québec français.

Avec l’approche jovialiste et naïve du gouvernement libéral, la grenouille dans l’eau qui chauffe va-t-elle continuer à sommeiller dans la marmite jusqu’à ce qu’elle soit totalement cuite?

D’autre part, avant d’accepter les futurs immigrants ne connaissant pas le français, on devrait les informer qu’ils devraient apprendre le français dès leur arrivée au Québec en allant séjourner au moins trois mois dans une région francophone du Québec, i.e. en région, par exemple en Beauce, en Mauricie, au Lac St-Jean, etc., pour y suivre des cours de français et y être en immersion française dans des familles ou des centres communautaires.

Cette mesure aurait de grands avantages :
1.- franciser les immigrants
2.- leur faire connaître la culture québécoise
3.- revitaliser les régions par l’activité académique et économique résultante
4.- faciliter l’établissement des immigrants dans des régions qui disent manquer de main d’oeuvre, contrairement à la région métropolitaine où une large part des immigrants sont sans emploi.

Pour les immigrants déjà sur place et ne connaissant pas le français, on pourrait favoriser la même mesure.

Il y a ici chez certains anglophones un mépris réel pour le français. Racisme? Mentalité de colonisateur? Paresse?

Voilà une attitude bien différente de celle que j’ai observée à San Francisco, où des centaines de parents anglophones envoient leurs enfants dans des écoles privées francophones au coût annuel, tenez-vous bien, de 22 000 $US par année.

Mon expérience la plus mémorable concerne un ami qui ne parlait pas un traitre mot de français. Un soir, nous étions sortis tard et avions décidé de rentrer en taxi. Bob — c’est son nom — donne des instructions au chauffeur en anglais seulement. Le chauffeur se tourne pour dire qu’il n’a pas trop compris, de répéter. Bob l’engueule en anglais, fäché qu’une personne ose conduire un taxi à Montréal sans pouvoir comprendre parfaitement l’anglais.

J’ai dit au cheuffeur, en français: Monsieur, arrêtez au coin, moi je débarque. Ils ont continué le trajet sans moi.

The End.

assez c est assez arretons de se mettre a genoux
devant les anglophonnes mettons nos cullotte
prenons les mesure qu,il nous faut.
c ‘est sur que ca n ‘est pas jean charrets et le parti liberal qui va regler ca.

2006, aéroport reconnu pour l’incongruité de son nom, service à la clientèle d’une cie aérienne well connue:

« I told my cousin not to worry about that, you can live all your life in Quebec without speaking french. »

Je ne pus qu’acquiescer; il avait désormais raison. Comme en 1975.

2007, même lieu, même milieu.
Toto: un jeune dandy, trilingue,fils d’immigré européen, issu de Saint-Léonard;

Amour-de-Dieu: une jeune Palestinienne polyglotte, enseignante de son état mais en attente d’une permanence

Téléphone
Amour-de-Dieu– Est-ce que Toto est près de toi ?
SW — Oui, il est à côté, je te le passe.
Toto– Yeah
Amour-de-Dieu –………….. ?
Toto– Why are you talkin french to me ?
Amour-de-Dieu –………………..!
Toto– Snap out of it !
Amour-de-Dieu –……………!?!!
Toto– Snap out of it !
Amour-de-Dieu–…………….
Toto– No, I did’nt see it but I’ll call you back.

Il est évident que la situation n’est toujours pas celle d’avant la loi 101. Cependant le virage est sensible et l’indifférence menace. Il fut un temps à l’aéroport où il était interdit de parler français entre employés des comptoirs de certaines lignes aériennes. Où on forcait la formation en anglais; même si le formateur et les étudiants étaient TOUS francophones.

Attention, les choses peuvent se détériorer rapidement si l’alanguissement perdure.

@ Robert M.
« …le mécanisme de l’identification à l’agresseur… »
Excellent commentaire. Ce phénomène m’a toujours intrigué chez plusieurs de nos compatriotes et je n’arrive toujours pas à comprendre complètement. Mais disons que cette explication est une intéressante hypothèse.

Je suis ce que l’on pourrait appeler un Québécois parfaitement bilingue, je suis née à Montréal d’un père Québécois et d’une mère Ontarienne, et j’ai vécu au Manitoba, et au Québec. Je me considère comme un Canadien-Français et non un Québécois parce que je trouve que c’est ce qui représente le plus ma personnalité et ma façon de voir les choses et la culture.

Ceci étant dit, je croit que ce fléau (et je le crois sincèrement) qu’est l’unilingue anglais est plutôt une tendance qu’un phénomène éphémère. Il est de plus en plus difficile dans l’Ouest de l’Île ainsi que dans le centre-ville et les zones environnantes de Montréal de se faire servir en français. Dans plus de 50% des cas, lorsque l’on passe à la caisse dans un magasin ou au restaurant, c’est en anglais que l’on se fait répondre et lorsque l’on demande de se faire parler en français la personne nous baragouine un français si épouvantable qu’on a envie de laisser tomber. « Donnons la chance au coureur! ». C’est vrai que si la personne est ici depuis moins de 5 ans, son massacre de la langue de Molière est passable considérant le fait qu’elle est difficile à maîtriser (la preuve, les résultats de l’Épreuve Uniforme de Français parlent d’eux-mêmes). En haut de ce délai, je crois que c’est absolument ridicule qu’une personne venant d’ailleurs au Canada ne connaisse pas le français, et ce, peut importe son excuse! Vivre au Québec, c’est vivre en français, c’est la culture d’un peuple et sa fierté, c’est donc une question de respect que de s’adapter et d’apprendre le Français. Si c’est même unilingue anglais allaient vivre en France, sous le prétexte de vouloir voir le monde, ils apprendraient le français, alors pourquoi ne pas le faire au Québec?!?

En tant que anglophone du Mile End, ce qui me rassure énormément dans cet histoire, c’est que la vaste majorité des commentateurs anglophones partagent mon dégoût pour les propos énoncés sur les ondes du CBC. J’avais honte lorsqu’une connaissance francophone m’a dit « William, je suis heureuse que tu n’es pas anglo du Mile End comme ça. » Être unilingue, c’est une chose ; annoncer sa fierté de l’être pour provoquer une réaction politique, c’est toute une autre. Cette personne ne représente pas la communauté anglophone du Québec, de Montréal ou du Mile End.

Je suis anglophone, j’habite aux Etats-Unis, et je trouve que nous (tous les anglophones) avons la tendance d`être si arrogants. Au Canada, on doit avoir honte de n`avoir pas la capacité de parler le français! Personnellement, j`adore cette langue, même si je la parle et écrit avec des fautes. Pendant ma derniere visite au Québec, j`avais parlé exclusivement en…français.

L’unilingue est un être limité culturellement. Point. Chacun sait ce qu’il fait dans sa vie, juste qu’il est bon de pouvoir choisir. Je parle quatre langues, j’aime le français, mais ce que je n’aime pas c’est l’impérialisme, l’agression et l’intolérance. J’aimerais bien de parler la langue, les langues d’ici. Mais oû? Et lesquelles? Le cree, l’inuit, l’algonquin? Par respect. Les autres langues? Oui. Par curiosité. Pour faire le jeux aux amis du pouvoir? Non, merci. Liberté, Égalité, Fraternité.

@ Pélo,

En fait, les anglos partent avec plusieurs handicaps lorsque vient le temps d’apprendre une autre langue. D’une part, beaucoup sont convaincus qu’ils n’en ont simplement pas besoin, et que l’anglais est en voie de devenir la seule langue sur la planète. (J’écoutais deux de mes élèves se dire exactement ça dans le couloir de l’école, il y a 2 semaines.)
(Je ne dis pas que tous pensent ainsi. Et je ne démonise pas. Je suis certain qu’il y a 2000 ans, les Romains en pensaient autant du Latin…)

Mais même lorsqu’ils veulent bien apprendre, ils se butent à un problème de taille : ils apprennent très peu la grammaire de leur propre langue. Depuis plusieurs années, l’anglais s’enseigne beaucoup selon l’approche appelée « Whole language theory », et qui postule qu’apprendre plus que la grammaire de base est une perte de temps. Mieux vaut lire et écrire : apprendre en pratiquant.
Je me suis aperçu de ça lorsque, pour la première fois, j’ai voulu enseigner les participes passés dans une classe de francisation de secondaire 1. À mes élèves qui semblaient très confus, j’ai mentionnée que les « past participles » existent aussi en anglais. Personne n’en avait jamais entendu parler !

Cette approche se justifie en anglais. La grammaire y est simple, et c’est plutôt la construction de phrases complexes et précises qui y est ardue (l’inverse du français). Mais certainement pas en français, avec toutes les déclinaisons, les conjugaisons, les mots qui changent de place dans la phrase selon qu’ils sont des noms ou pronoms… Et surtout, ça n’aide personne à comprendre une seconde langue, car ils ont peu de notions de leur mécanique profonde.

Je crois que dans l’exemple donné par Émilie Dubreuil, ce qui est le plus choquant est la réaction de son amie – qui considère qu’avoir des principes en ce qui concerne la langue française, c’est être « pas fine ». Je me fais souvent reprocher mon intransigeance, pas par des unilingues anglophones, mais bien par des francophones dont l’indulgence n’a semble-t-il pas de limites.

M. Lisée, vous nous demandez si nous avons remarqué une augmentation de ces cas d’unilingues anglais… Pour ma part, c’est plutôt l’inverse. J’en ai côtoyé quelques uns, bien sûr (surtout des étudiants américains à McGill et des employés de compagnies de jeux vidéos), mais ça demeure anecdotique. Je crois que ces exemples extrêmes nous dissimulent le véritable problème, qui est celui de la place grandissante que les francophones ACCORDENT de plein gré à l’anglais, au quotidien, et ce au mépris du statut précaire du français à Montréal. Je travaille dans un commerce où se côtoient anglos et francos, les anglos maîtrisant le français et aimant le parler. Que se passe-t-il? Les employés francophones initient les conversations en anglais avec les employés anglophones, soit disant parce qu’ils aiment parler anglais et veulent améliorer leur maîtrise de cette langue. Résultat: on entend de l’anglais dans le commerce, toute la journée. Et si on s’oppose à cette situation, on se fait naturellement traiter d’intolérant. Le problème est dans cette schizophrénie, et son ampleur est assez effarante.

@ Michel Patrice (message 93)

Drôle : j’ai eu exactement la même expérience que vous ! Sauf que l’albertaine en question était ici, rencontrée dans une fête chez un ami. Elle m’a expliqué en long et en large comment elle avait hâte de venir au Québec, qu’elle s’imaginait comme un petit Paris. Et comment elle fut déçue de notre manque de culture, de classe, et de notre français.

Je me demande si c’est la même fille… 🙂

J’ai une fille qui habite Chicago et y enseigne le français au privé. Son conjoint cherche de la documentation en anglais pour développer sa compréhension du mouvement nationaliste souverainiste péquiste.

Rien, nada, pouette.

Aurions-nous manqué des occasions de nous faire comprendre?

@Raman
J’ajouterais qu’en plus de la difficulté inhérente à l’apprentissage du français et du fait que l’anglais est devenu l’esperanto qu’on espérait il n’y a encore pas si longtemps, l’attitude des Québécois devant cette dynamique peut très bien leur servir d’alibi.

Les tenants du « pourquoi faire simple quant on peut faire compliqué » sont rares chez les nouveaux venus et il existe un très grand nombre d’apprentissages qui apparaîtront plus urgents que celui d’une langue qui, en plus d’être difficile à maîtriser, ne s’impose pas comme une nécessité absolue. Alors, même chez les anglos et allos de bonne volonté, on remet ça à plus tard.

Autre conséquence de la lointaine conquête: on est du « ben bon monde »; je dirais même, un peu avachis. Dommage mais c’est comme ça.

J’ai travaillé pour une dame anglophone qui vit au Québec depuis 30 ans et qui ne s’est jamais donné la peine d’apprendre le français. Au travail, je lui parlais anglais, mais à l’extérieur du travail, « bizzarement » je deviens immédiatement unilingue francophone pour tous les anglophones que je rencontre y compris ma cliente!!! Ne sommes nous pas dans une province francophone?

Et comment! D’ailleurs l’article d’Emilie Dubreuil en témoigait éloquemment! J’habite le mile-end depuis trente ans et j’ai vu la situation se dégrager a vitesse grand V! Il n’y a d’ailleurs qu’a se promener dans les rue,st-viateur,fairmount,st-urbain,etc ou encore aller au club social,chez latina ou autres boutiques pour voir partout sur poteaux et babillards,les affiches unilingues anglaises.Sans parler du retour en force des moutons,canadiens-français serviles et bons b’wannas!

@ Emile Shadehor (#126)

Deux blogueurs en sont venus à la même conclusion que vous, et ont décidé de bloguer sur la souveraineté en anglais. Il s’agit des blogues « Angry French Guy » et de « Chronicles of a pure laine ». Les deux sont très intéressants. (Le premier a cessé ses activités depuis quelques temps, mais on peut toujours, aux dernières nouvelles, consulter ses articles.)

Pour le conjoint de votre fille, je vous recommande surtout le texte d’une conférence de Michel Seymour, philosophe constitutionnaliste et membre des Intellectuels pour la souveraineté. Je le fais souvent lire à des anglophones qui ne comprennent pas « what does Quebec want ? ».
Voici le lien : http://pages.infinit.net/mseymour/apage/cambridge.html

Pour contrer l’arrogance des anglophones unilingues du Québec et pour bien faire passer le message, il n’y a qu’un moyen : refuser de parler anglais au Québec. Même à Westmount. Ne pas même répondre «I don’t speak english», ce qui est contradictoire, mais : «Je ne parle pas anglais.»
Radical? Peut-être, mais c’est le seul moyen de les remettre à leur place, qui est une place minoritaire dans le seul État non anglophone en Amérique du Nord, ce qu’ils semblent incapables de comprendre.
Tout cette question serait réglée depuis longtemps si on avait dit oui en 1995…

Il y a beaucoup de gens qui viennent à Montréal (étudiants, professionnels, etc.) qui tombent amoureux de cette ville magnifique, et veulent rester ici. Mais ils ne sont pas capables d’apprendre le français. Ils n’ont pas d’aptitude pour l’apprentissage d’une nouvelle langue. Zéro. (D’ailleurs, je connais plein de québécois, super-branchés et intelligents, qui n’ont jamais réussi à parler anglais. Ils veulent l’apprendre, mais ne sont vraiment pas capables.) Il y a des gens comme ça. D’après moi, ça fait partie de la diversité de cette ville. La plupart des montréalais sont bilingues (ou trilingues). On peut encourager les unilingues à faire une effort, parce que le bilinguisme est très enrichissant, mais on ne peut pas les forcer de vivre autrement.

Quand j etais adolescent j’avais un emploi apres l’ecole a centreville et les gens me parlaient normalement en anglais, ma langue. Mais desfois ca m’est arriver que certains me parlaient en francais seulement et je me sentais un peu frustre car je ne maitrisait pas trop cette langue malgre avoir pris ca plusieurs annees en ecole. Mais eventuellement j’ai appris a apprecier le fait que ce douleur valait beaucoup et j’ai ameliorer mon francais. Alors je retourne le faveur en ce moment en faisant la meme chose a tous les francophones que je rencontrent. Meme si certains n’aiment pas trop en ce moment, la chance de parler, apprendre et pratique cette langue anglais, tellement utile et necessaire dans le monde, est une chose qu’ils vont apprecier eventuellement aussi.

@ 2Denis Desjardins

Il y a un moyen très efficace je dirais ultra efficace.

Un anglos (Généralement pas de souche) s’adresse a vous en anglais ou vous réponds en anglais:

De Késé que vous dites Monsieur?

Il dit autre chose en anglais et persiste:

Vous vous tournez vers votre amis et vous lui dites: Tu comprends tu ski dit toé? Non ch’comprends pas.

Alors s’il ne comprend pas le français il baisse les bras, mais dans la plus part des cas ils comprennent, même si c’est très peu et sait lui que vous comprenez probablement l’anglais. Ouch!

Vu qu’il comprend il sera très mal à l’aise et n’osera pas répondre pour ne pas s’enfoncer davantage.

Soyez sûr que la fois d’en suite il s’en rappellera.

Ce sont les Québécois qui ont le gros bout du bâton, mais ils le retourne toujours aux autres, c’est à dire contre eux.

Pour ma part je constate la présence d’un maquis anglophone qui, coûte que coûte, lutte pour la prise de contrôle du noyau de « Montreal ».

Aidé par une politique d’immigration provinciale autant que par les fleurons du « fédéralisme à tout prix », on remarque dans des publicités telles: « Mon écoles publiques anglaises au Québec » , de la phalange Robert Libman, et « Change Montreal », en bannière de 25m sur la façade de du Royal Vic, des exemples d’une offensive à peine voilée du célèbre message de Marc Lalonde: si le Québec peut se séparer du Canada, Montréal peut se séparer du Québec; allègrement repris par ‘ti-pet.

CTV, avec son: » What’s Nous, CTV News » et Bell avec son service Fibe son des tendances du Bonjour-Hi, bâtardisation d’une identité qui part à la dérive.

La ceinture flèchée pinée dans le fond d’un magasin d’aéroport entre les raquettes de babiche et les assiettes de polices montées est le lègue à nos descendants.

@ Youlle (# 136):

J’ai assisté au genre de mélodrame provoqué que vous suggérez ici mais dans un théâtre québécois où une spectatrice a gueulé contre l’acteur québécois alors sur la scène qui, pour les besoins et la crédibilité du tableau de la pièce devait s’exprimer en Anglais.

Gros malaise (pour die le moins!) dans l’assistance composée à 99.9% de Québécois francophones qui, eux, ne se sentaient pas menacés par la scène.

On a vite compris que la spectatrice qui se sentait inutilement « fragilisée dans son idendité » n’avait rien compris de la pièce et qu’elle était aveuglée par son fanatisme.

Comme vous quoi…

@ 138François 1 :
novembre 29, 2011 à 12:09
« @ Youlle (# 136):

J’ai assisté au genre de mélodrame provoqué que vous suggérez ici… »

Encore une fois vous n’avez rien compris, mais rien.

À moins que…

Comment croire quelqu’un qui apprend une langue dans un autre alphabet et qui dit trop difficile d’en apprendre une où tout son voisinage peut l’aider et qui a le même alphabet.

J’ai la réponse : on le croit pas! C’est un cave.

Je suis un immigrant de seconde vague. Je suis arrivé au Québec après le coup d’état du 11 septembre 1973 au Chili.
Je suis retourné vive dans mon pays d’origine durant 6 ans…pour finalement revenir, une deuxième fois, vivre au Québec.
Mes voyages m’ont fait connaitre plusieurs pays et je comprend et parle aujourd’hui 5 langues y compris l’anglais.
Avec tous le respect que j’ai pour mes concitoyens de toutes provenances, je vous dirai TROIS choses.

Les Anglophones anglais (ça veut dire d’Angleterre), les canadiens anglais (oui, oui y compris vous les québécois anglophones), les Australiens, les États-uniens d’Amérique, et plusieurs autres pays de l’anglophonie, ont pour la plupart cette caractéristique d’être unilingues. Pas parce qu’ils sont ignorant, ni niais, bien au contraire, ils sont parmi les plus éduqués et instruits de la planète, mais simplement parce que le nouvel Espéranto (cette langue inventé qu’on a voulu enseigner pour unir les nations), est justement LEUR langue, l’anglais. Il y a donc une caractéristique pénétrante, particulière à cette langue.

Numero DOS, les francophones québécois dit de souche, (terme avec lequel je n’ai aucun problème sachant très bien que toutes les tribus amérindiennes étaient bien sûr ici avant tous, et que l’arrivée des européens et ensuite les même de souche) qui on continué le colonialisme bien appris de leurs grands parents…NE SONT PAS FIERS de leur langue ..LE FRANÇAIS. Si vous saviez avec quelle admiration on nous écoute lorsqu’on s’exprime en français en Argentine, au Brésil et même au Mexique…!!! Soyez fier de la langue de Molière et faites-la vôtre, cette langue de Leclerc.

Tercio, pour la plupart des immigrants allophones, il est clair, sont exposés à cet Espéranto, ils vont donc le parler. Ils vont aussi bien sûr parler ou essayer de parler l’autre langue moins pénétrante qu’est ici le français. Mais si cette autre langue en est une mal parlée, mal écrite et bafoué dans les contextes professionnels comme gouvernementaux ainsi même qu’à l’école, comment voulez-vous qu’un immigrant sois pris d’affection, de passion voire FIERTÉ pour cette langue si elle n’y est pas dans sa population dites de SOUCHE.
Je prends donc un moment pour vous dire: soyez fiers de vous, soyez fiers de votre langue, soyez fier de votre culture. Vous êtes de ceux qui ont eu la chance d’y goûter, de savourer, de la rire et de la pleurer…de la vivre.

La fierté n’est pas inné, elle est un sentiment résultant.
Elle fleuri au bout de maints efforts qui, sans garanties mais en tout doutes, ont porté fruits et procurés un bien mérité, mais aussi temporaire, succès. Votre passé a fait ces efforts et vous avez amplement le droit de ressentir cette fierté.
Je ne suis pas né ici, mais je suis fier de de mon pays d’origine qui a malheureusement été brassé par les mitrailleuses, les tanks et la torture; malgré tout, je suis fier d’être Chilien, de parler la langue de Neruda, le castillan, et d’avoir connu dans cet exil, cet autre pays…MON autre pays, le Québec.

J’enseigne le francais, et des autres enseignants parlent et écrivent en francais avec beaucoup d’erreurs. On nous a dit aujourd’hui que des erreurs ne sont pas graves, que c’est la communication qui compte. Alors, oui, je suis en accord avec vous, que l’anglais unilangue est de retour. Tout mon éducation en francais a très peu de valeur ici en Ontario. Voila ce qu’on nous dit en 2011.