Jacques Chirac accusé

 Chirac ciblé. (Photo Wikicommons)
Chirac ciblé. (Photo Wikicommons)

Il avait tout trafiqué pour que ça n’arrive jamais. Mais une juge d’instruction — cette race très française d’enquêteurs/procureurs que Nicolas Sarkozy veut faire disparaître — en a décidé autrement.

Mais ce vendredi, pour la première fois dans l’histoire de la Ve république, un ancien président est renvoyé devant le tribunal pour « abus de confiance » et « détournement de fonds publics ». Il aurait commis ces actes alors qu’il était maire de Paris, en inventant des emplois fictifs pour y caser des amis du régime et du parti. Aussi inculpés: le petit-fils de de Gaulle, l’ancien secrétaire général de Force Ouvrière Marc Blondel, et plusieurs autres.Au pouvoir, Chirac a tiré toutes les ficelles pour nommer à des postes-clé à la justice des personnes soucieuses de fermer le dossier. Mais la juge d’instruction Xavière Simeoni, en fin de mandat, a décidé de partir avec un grand coup.

Intéressant: les magistrats qui ont d’abord voulu fermer le dossier ont conclu qu’il y avait bien eu des irrégularités, mais que les faits étaient prescrits. Les autres, non-prescrits, trop difficiles à prouver. Ce n’est pas l’avis de la juge Simeoni. Ce sera maintenant au tribunal de juger.

Pour plus d’infos, voir le texte du Monde.

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5 commentaires
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Vive la France ! Ce n’est pas ici qu’on verrait une poursuite contre un PM pour fraude ou abus de pouvoir, oh non !
Nos politiciens sont à l’abri !

Je ne veux pas vous décevoir monsieur Lisée, mais moi, c’est Chrétien que j’aimerais voir derrière les barreaux pour sa turpitude dans le scandale des commandites…

La révolution française avait libéré la France de la monarchie, qui se donnait tous les droits. La république s’est doté de lois, afin d’établir la justice. C’est donc dire qu’un certain président s’est senti au-dessus des lois, au même titre qu’un roi. Dans les deux cas, deux humains égaux devant la mort … La fin du dernier roi de France fut abobinable, mais Monsieur Chirac s’en sortira sans l’ombre d’une égratignure …

Triple punition ? – C »est pas beau de voler dans le porte-monnaie de maman. Mais, le battage médiatique, et le poids de la vindicte des faux-culs de tous les partis politiques qui tous, SANS EXCEPTION, pratiquent le financement au noir, ce sont déjà des punitions. Chirac, c’est un voyou, mais un voyou sympathique. De toutes façons, un petit voyou à côté d’innombrables hommes politiques qui l’ont précédé. Pour l’argent, comparé à Mazarin, c’est un gamin. Pendant 14 an, l’État a (très, très bien) entretenu la deuxième moitié de la famille de Mitterrand (François), on ne lui a pas retiré son auréole pour autant. Chirac n’a pas été un aussi épouvantable président que sa situation actuelle voudrait le montrer. Par exemple, il a été très bien contre la guerre absurde déclenchée en Irak, Nul n’est parfait. Rappel, le Raibow Warrior ou les « écoutes commandées par l’Élysées » (c’est un peu plus sérieux) ce n’était pas lui. Et puis, n’oublions pas que l’accusation qui l’a amené en correctionnelle a été portée par le maire de Paris actuel, (le socialiste) Bernard Delanoë. Il serait intéressant d’ailleurs de savoir si le premier actuel magistrat de Paris n’use pas quelques fois des deniers de la ville pour quelques (petits) extra privés? (Restaurants, voyages, taxis, cadeaux, menus frais pour maintes personnes). Officiellement Sarkozy freine la poursuite. Des instructions ont été données au Parquet de ne pas poursuivre. Mais, il n’est pas certain que, dans un coin caché de l’Élysée, le président ne se félicite pas (cette fois) de l’indépendance institutionnelle de la magistrature et de la séparation des pouvoirs. À ses yeux, Chirac est, sinon le commanditaire de Clearstream, du moins son boute-feu. Villepin, c’est du pipeau comme ils disent là-bas. Situation cornélienne, Chirac est regretté à la tête de l’État par près de 80 (quatre-vingts) pour cent des Françaises et des hommes qui les accompagnent. On peut parier que finalement, Chirac sortira blanchi de l’affaire. Au maximum grondé par la Cour. Une majorité de Français (et de leurs compagnes) (Parenthèse, je suis pour la féminisation des noms et des fonctions, mais il faut faire un effort pour ne pas mettre de (e) à la fin de tous les mots), donc, une majorité de gens de ce pays là-bas, aiment bien de temps en temps, violer, violer le mot est peut-être un peu fort mais il s’applique bien à cette tendance culturelle, violer donc, mais un peu seulement, la loi et les règlements pour en tirer quelques profits personnels.