Jane Philpott replonge les libéraux dans la tourmente

«Je crois que l’ancienne procureure générale a des éléments à ajouter. Il y a des enjeux qui me tracassent moi aussi et que je ne suis pas libre de partager», affirme notamment l’ancienne présidente du Conseil du trésor, Jane Philpott.

Photo : La Presse canadienne

OTTAWA — L’ancienne présidente du Conseil du trésor, Jane Philpott, est sortie de son mutisme. Et elle l’a fait pour signaler qu’il y avait encore beaucoup de choses à raconter sur ce qui s’est passé dans l’affaire SNC-Lavalin.

La députée libérale y est allée de cette déclaration qui plonge les libéraux encore davantage dans l’embarras dans une longue entrevue qu’elle a accordée au magazine «Maclean’s». Elle y affirme «qu’il y a encore beaucoup de choses qui devraient être dites à propos de cette histoire».

«Je crois que l’ancienne procureure générale a des éléments à ajouter. Il y a des enjeux qui me tracassent moi aussi et que je ne suis pas libre de partager», a-t-elle exprimé.

Jane Philpott a démissionné du cabinet le 4 mars dernier parce qu’elle était en désaccord avec la façon dont le gouvernement a traité le dossier SNC-Lavalin, plus tôt ce mois-ci. Elle l’a fait environ trois semaines après la démission de son amie, l’ex-ministre Jody Wilson-Raybould.

Au fil de l’entretien qu’elle a accordé au magazine anglophone, elle soutient d’ailleurs trouver «insultant» que l’on invoque l’amitié la liant à l’ancienne ministre pour expliquer son départ du conseil des ministres, comme l’a fait son ex-collègue ministre Bill Morneau.

«Je ne prends pas de décisions sur des politiques — et assurément pas sur des questions de principe — en me basant sur l’amitié. J’ai pris la décision très difficile de quitter parce que ma conscience me le dictait», a-t-elle tranché.

La publication de cet article a eu l’effet d’une bombe sur la colline, alors que les députés fédéraux étaient toujours engagés dans un véritable marathon de votes jeudi matin à la Chambre des communes.

Les conservateurs sont à l’origine de cette tactique d’obstruction. Ils y ont eu recours pour punir les libéraux d’avoir voté contre leur motion, déposée mercredi, qui demandait au premier ministre de lever complètement le secret professionnel qui lie l’ex-ministre Wilson-Raybould.

L’opposition a inscrit 257 votes au feuilleton et donné en début de soirée, mercredi, le coup d’envoi à une séance ininterrompue de votes qui pourrait durer de 35 à 40 heures.

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La parution du témoignage de Jane Philpott a fourni de nouvelles munitions aux partis d’opposition.

«Je pense que les Canadiens et les Canadiennes ont le droit de savoir toute la vérité dans ce dossier-là, et vous pouvez être assurés que le Parti conservateur ne lâchera pas le morceau», a prévenu le député conservateur Alain Rayes dans le foyer des Communes.

Il a plaidé que les libéraux n’avaient qu’à accéder à la demande de l’opposition de laisser témoigner une seconde fois Jody Wilson-Raybould pour que cesse cette manoeuvre dilatoire qui durait depuis plus de 17 heures sans interruption au moment de publier ces lignes, à 11 h.

Le député bloquiste Rhéal Fortin a exprimé toute son exaspération peu après.

«Justin Trudeau, il doit entendre raison, là! C’est fini, là. Il doit, un moment donné, prendre ses responsabilités. Il a agi en amateur depuis le début, depuis l’automne dernier là-dedans», s’est-il exclamé en point de presse.

«Il doit rendre des comptes; qu’il laisse témoigner Jody Wilson-Raybould, qu’il laisse témoigner, Mme Philpott qu’on en finisse avec cette histoire-là», a-t-il tranché.

Le chef néo-démocrate Jagmeet Singh a réclamé la même chose et réitéré la demande de la tenue d’une enquête publique sur l’affaire SNC-Lavalin. «Les Canadiens méritent de connaître la vérité avant l’élection», a-t-il plaidé.

Trudeau minimise

En conférence de presse à Mississauga, en Ontario, le premier ministre Justin Trudeau a plaidé que lever le secret professionnel qui liait le gouvernement à l’ancienne procureure générale pour la période où celle-ci a dit avoir subi des pressions suffisait.

Car les faits allégués ne concernent pas la période ayant suivi la rétrogradation de Jody Wilson-Raybould au ministère des Anciens Combattants, a argué Justin Trudeau. «L’enjeu, c’est la pression. Et elle a pu parler librement de cela», a-t-il déclaré.

Il faisait référence au témoignage livré par l’ex-ministre devant le comité permanent de la justice et des droits de la personne, le 27 février dernier. À l’issue de l’exercice, Mme Wilson-Raybould avait toutefois souligné qu’elle avait plus à dire.

Le premier ministre a par ailleurs maintenu que la présence de ses ministres démissionnaires au sein du caucus libéral montrait à quel point le parti était ouvert à la «diversité», et que sur les grands enjeux, les députés libéraux étaient sur la même longueur d’onde.

Ils s’entendent notamment sur le fait qu’ils voient d’un bien mauvais oeil Andrew Scheer être élu premier ministre, a-t-il lancé.

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10 commentaires
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-Agir de telle sorte que la vérité ne sort pas est une forme d’obstruction de la justice.
-Tout ce que font les libéraux semblent indiquer qu’ils sont coupables.

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non il y a des limites a vouloir une vérité que tu veux qu’elle soit, moi si j’étais Trudeau le problème était déjà étalé alors il faut mettre un point final, ça n’aura pas de fin, si Jane Philpott ne veut pas se rallié au groupe avec une promesse qu’elle n’a pas tenue = dehors la traite et visage à deux faces en ce moment tu travailles pour Scheer

Jane Philpott
Jody Wilson-Raybould
Celina.Caesar-Chavanne
Catherine Fournier
Est-ce que les femmes en politique ont de la misère à jouer en équipe?

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Je pense plutôt qu’elles ont des principes et n’hésitent pas à se tenir debout. Au risque de choquer l’ordre établie…

Je m’explique mal les insistances des deux ministres (Jodi et Jane) à vouloir détruire la réputation du parti libéral, j’irais même jusqu’à parler d’obsession.
Je suis très féministe mais j’avoue que de semblables agissements me dérangent énormément. Pourquoi laisser traîner ce fichu dossier ad vitam aeternam ?? Quel est leur agenda caché ?? Personne dans l’équipe libérale n’a commis de fraudes !! Pourquoi jouer le jeu des conservateurs si elles disent vouloir rester dans l’équipe libérale ?? Si j’étais Justin Trudeau, je les aurait déjà mis à la porte du caucus.
Une chose est certaine, ces deux femmes manquent de jugement !! Malheureusement, c’est la qualité essentielle de tout bon politicien. Elles veulent jouer le jeu seule, en excluant leurs confrères libéraux de leurs décisions et de leurs actions.
Sauf que je ne comprends pas quel est leur objectif. Quelqu’un pourrait-il m’expliquer SVP ??

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Peut-être cherchent-elles à préserver les Libéraux d’une gangrène.. Ça semble être Trudeau ici qui laisse les choses se prolonger. Comment pouvez-vous dire que personne chez les Libéraux n’a fait quoi que ce soit d’irréprochable?! Pour ce qui est du manque de jugement, le votre semble se faire sur très peu de données..

La question principale était de savoir si les pressions du PM et de son équipe étaient excessives et dépassaient le niveau de discussions habituelles au conseil des ministres. Or, cette question a été vidée en partie, i.e. avant la rétrogradation de la ministre, qui, selon son témoignage suivait la menace « voilée » du greffier du Conseil privé, M. Wernick. Le PM nie que ce soit le cas et que Mme Wilson Raybould aurait refusé le poste de ministre des Services aux autochtones. Mme Wilson Raybould ne peut pas en parler car ça vient après sa rétrogradation et le secret n’est pas levé. Nous n’avons que la version de M. Trudeau. Nous n’avons pas non plus la version de la PG sur les raisons qui l’ont poussé à ne pas plier aux pressions du PM et de son bureau au sujet de la décision des procureurs de la couronne car le secret n’a pas été levé. C’est le nœud du problème: pourquoi la PG a refusé de donner la directive à la DPP? Le public, surtout les électeurs, a le droit de savoir. Était-ce parce que la décision aurait été illégale en vertu de la loi ou n’est-ce qu’un entêtement de la PG? Pas de réponse.

Quant à Mme Philpott, elle n’a pas été libérée du secret et on ne peut que spéculer sur les motifs entourant sa démission. Certainement qu’elle a quelque chose à dire mais pour le moment, on dirait que le PM et son entourage ne veulent surtout pas la laisser parler… Que sait-elle des pressions exercées sur sa collègue à la Justice? Est-elle au courant d’une tentative de « cover up » par le PM et son personnel du Conseil privé? Que s’est-il passé au Conseil des ministres pour la pousser à démissionner?

Plus on en apprend, plus ça sent mauvais. Hier le président de SNC-L a même dit qu’il n’a jamais mentionné au gouvernement qu’une condamnation criminelle entraînerait la perte de 9 000 emplois au Canada pour sa compagnie… D’où sort cette affirmation que le PM utilise pour justifier son intervention auprès de l’ex-PG? Est-ce vrai? Y a-t-il d’autres moyens que d’interférer avec une poursuite criminelle pour exempter SNC-L de la directive gouvernementale de l’interdiction de faire affaire avec une compagnie condamnée pour des crimes graves? La compagnie plaide l’innocence, alors pourquoi la faire avouer un crime qu’elle dit n’avoir pas commis? Pourquoi ne pas laisser la justice suivre son cours?

Si le PM et son gouvernement était transparent et crevait l’abcès en laissant les deux ex-ministres témoigner, cette affaire serait terminée très rapidement et on pourrait passer à autre chose. Malheureusement, leur attitude nourrit la paranoïa de l’opposition et donne beaucoup de crédibilité à la thèse qu’ils ont mal agi et qu’ils veulent étouffer l’affaire à tout prix. Dans ce cas, on peut penser que l’affaire va traîner pendant des mois et est susceptible de causer aux libéraux un tort irréparable aux élections qui s’en viennent rapidement.

De ce dossier me vient ce constat tirer de Tocqueville «La démocratie en Amérique».

La démocratie peut devenir une vraie tyrannie de la majorité, principalement en ce qui concerne la liberté de pensée. On a coutume de lier invariablement démocratie et liberté de pensée. Pour Tocqueville, ce n’est pas nécessairement le cas.

Il remarque que dans une monarchie, le roi peut certes interdire à certains écrits de circuler librement. Mais il ne peut empêcher ses sujets de penser, en eux-mêmes, ce qu’ils souhaitent. Tandis que dans une démocratie, la majorité exerce également une emprise sur les moeurs et les opinions : on est poussé, en notre propre for intérieur, à penser comme les autres : un roi n’a qu’une puissance matérielle qui agit sur les actions et ne saurait atteindre les volontés, mais la majorité est revêtue d’une force toute à la fois matérielle et morale, qui agit sur la volonté autant que sur les actions, et qui empêche en même temps le fait et le désir de faire.

Tocqueville résume cela ainsi : en Amérique, la majorité trace un cercle formidable autour de la pensée. Si l’écrivain, le journaliste, le philosophe en sortent, ils sont en butte à des persécutions.

L’auteur remarque que le despotisme s’est ainsi perfectionné : auparavant, il frappait les corps pour essayer d’atteindre l’âme, à présent, il laisse le corps et va droit à l’âme.

Voici comment procède ce despotisme subtil, inscrit au cœur de la démocratie : le maître n’y dit plus : vous penserez comme moi, ou vous mourrez ; il dit : vous êtes libres de ne point penser comme moi ; votre vie, vos biens, tout vous reste ; mais de ce jour, vous êtes un étranger parmi nous. Vous garderez vos privilèges à la cité, mais ils vous deviendront inutiles […] Quand vous vous approcherez de vos semblables, ils vous fuiront comme un être impur.

Aucun écrivain ne peut échapper à cette obligation d’encenser ses concitoyens. La majorité vit donc dans une perpétuelle adoration d’elle-même. C’est une généralisation de « l’esprit de cour » à laquelle on assiste dans une démocratie, celui-ci pénétrant les différentes classes sociales.

Cette tyrannie de la majorité peut ainsi amener à une uniformisation des esprits : on croirait au premier abord qu’en Amérique, les esprits ont tous été formés sur le même modèle.

https://www.les-philosophes.fr/tocqueville/de-la-democratie-en-amerique/site-vente-livres.html

La démocratie favorise, chez les historiens, certaines conceptions. Ils n’attribuent plus, comme dans une aristocratie, la cause des événements aux décisions des grands hommes, mais à de grands phénomènes généraux, providentiels ; ceux-ci déterminent le cours du monde sans qu’aucune volonté particulière n’y puisse rien faire.

M. de la Fayette remarquait dans ses Mémoires que cette conception déterministe procure de grandes consolations aux hommes politiques médiocres, car elle leur fournit toujours une excuse en cas d’échec politique.

Tocqueville considère pour sa part que si une partie des événements est due à des faits très généraux, une autre est due à des causes particulières.

Qu’attendent nos politiciens pour consulter ces philosophes du passé et ceux du présent pour être ne mesure de mieux gouverner ou du moins mettre les chances de leur côté. On peut toujours en rêve, cela permet encore d’avancer dans cette boue opaque qui représente notre quotidien, comme ces nids de poules qui sont la norme depuis des lustres pour nos infrastructures bien subventionnées avec nos taxes et impôts.

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Matière à réflexion pour le PM qui aspire à demeurer au pouvoir l’Automne prochain et ses ministres démis ou démissionnaire.

L’évidence n’est pas toujours la vérité.

Notre vie est une longue quête de la vérité.

La vie n’est qu’une façon de voir les choses.

Les grandes vérités ont toujours été simples.

La vérité d’aujourd’hui n’est pas celle de demain.

La vérité ne se mesure pas en termes de bonheur.

Si la vérité blesse, c’est n’est pas la faute de la vérité.

Ce qui est vérité pour l’un peut être erreur pour l’autre.

Il n’y a qu’une seule vérité, mais elle a plusieurs facettes.

La vérité est comme le soleil, elle est vitale et énergisante.

Toute vérité devient fausse dès lors que l’on s’en contente.

Je dis la vérité parce que c’est la chose la plus facile à retenir.

Le courage, c’est de continuer malgré tout à chercher la vérité.

Méfiez-vous des demi-vérités, il peut s’agir de la mauvaise demie.

Le défaut de la vérité, c’est qu’elle n’est pas vraisemblable parfois.

La vérité est unique, mais il y a de nombreuses façons d’y parvenir.

Un énoncé peut être vrai même s’il est au plus point nuisible pour tous.

Le temps est le meilleur allié de la vérité. Tout finit toujours par se savoir.

Si mille personnes croient en une stupidité, c’est quand même une stupidité.

La vérité ne blesse pas par elle-même, elle fait mal car elle brise une illusion.

La vérité la plus difficile à écouter est celle qu’on a le plus besoin d’entendre.

Lorsque la fausseté est agréable, elle est souvent plus respectée que la vérité.

La vérité est utile à celui qui la reçoit, mais une épreuve pour celui qui l’énonce.

Vivez une vie intense, car c’est elle qui chaque jour vous approchera de la vérité.

Ce n’est pas parce qu’on ne veut pas regarder la vérité en face qu’elle n’existe pas.

Prenez votre courage à deux mains et affronter la vérité : soyez brave et téméraire.

Chaque vérité reconnue est une autre porte déverrouillée qui nous aide à cheminer.

Parfois, tu vois la vérité. Mais puisque tu aimes le mensonge, tu continues à y croire.

Il ne faut jamais s’excuser de montrer ses sentiments puisque la vérité vient du coeur.

Vous êtes dans le vrai si vous obéissez à ce qu’il y a de plus pur et de plus élevé en vous.

La voie la plus sûre pour découvrir la vérité est de ne plus résister à ce qu’elle représente.

La vérité et la justice sont souveraines, car elles seules assurent la grandeur de nos gestes.

Plus une vérité est l’objet de débats animés, plus elle fait son chemin dans l’esprit de l’humanité.

Beaucoup de vérités, auxquelles nous tenons, dépendent avant tout de notre propre façon de voir les choses.

Je passe mon temps à me retrancher derrière des vérités qui ne sont que des mensonges qui m’empêchent d’avancer.

Quand le mensonge prend l’ascenseur, la vérité prend l’escalier. Elle met plus de temps mais elle finit toujours par arriver.

La souffrance intense constante ou répété fréquemment, nous dépouille de nos convictions pour laisser émerger la vérité.

Parfois, certaines vérités peuvent faire plus de mal qu’autre chose. Il y a des boîtes de pandore qu’il vaut mieux ne pas ouvrir.

On m’a dit ; « Tu trouveras la vérité en chemin ”. J’ai demandé ; « Où est le cheminnbsp;? » On m’a répondu ; « Mais c’est toi le chemin.

Quand les faits sont exposés dans la clarté et l’honnêteté, la vérité n’est plus un souci. Les paroles de vérité sont limpides et sans vernis.

La vérité est que vous êtes responsable de ce que vous pensez, parce que c’est seulement à ce niveau que vous pouvez exercer vos choix.

Ce n’est pas tant la connaissance de la vérité qui nous est nécessaire, c’est la découverte de la voix intérieure qui nous permettra d’en faire l’expérience.

Les philosophes et les poètes sont du même avis sur une vérité fondamentale ; l’amour finit toujours par l’emporter… Ce n’est qu’une question de temps…

L’esprit critique me paraît essentiel car il est un antidote au conditionnement et à tous les préceptes qu’on nous inculque dès l’enfance comme des vérités.

Trouver sa vérité un est cheminement. Elle émerge progressivement. L’important n’est pas d’avoir mis plus ou moins de temps que d’autres, mais de l’avoir trouvée.

Toutes les vérités doivent être adaptées à chaque cas et à chaque application La grande difficulté dans l’adoption d’une vérité, est de déloger la fausseté qui occupait sa place avant.

Certaines vérités, que l’on juge absolues, sont le résultat d’un manque de connaissance ou d’un manque d’ouverture qui nous empêche de voir autre chose que ce que nous voulons bien voir.

Tant que nous sommes secoués par des tempêtes intérieures on ne peut entendre la voix de la sagesse. Il faut que les passions s’apaisent, à ce moment notre jugement s’améliore et nous pouvons nous approcher de la vérité.

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